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07

10

2008

Conseil municipal extraordinaire pour la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018 : ambiance et petites phrases

jo 2018 grenoble Lundi 6 octobre 2008, la Ville de Grenoble tenait un Conseil municipal extraordinaire à la Halle Clémenceau afin de délibérer et d'entériner la candidature de Grenoble à l'organisation des XXIIIe Jeux Olympiques et paralympiques d'Hiver de 2018 (lire mon précédent billet sur le sujet).

Cette séance exceptionnelle s'est déroulée en présence notamment d'invités de marque, tels que David Smétanine , médaillé olympique, Jacques Guillot, Président de l'Association des stations de l'Isère, Gilles Dumolard, Président de la CCI de Grenoble, Géo Perli, Président du COLJOG, Guy Margotton, Président du CDOS, Didier Rambaud, Vice-Président du CG38, Didier Migaud, Président de la Métro.


Objectifs affichés : sensibiliser le public, les médias et le comité Olympique


L'objectif principal de cette séance "délocalisée" était d'attirer l'attention des médias et des instances du CNOSF sur la capacité des collectivités à s'engager dans le processus de candidature aux JO et de révéler la réelle motivation cohésion des acteurs sur le dossier.

L'objectif secondaire était de sensibiliser le public Grenoblois sur la teneur du dispositif de candidature, de lui permettre d'assister en direct à la délibération [1] et d'écouter les discours des différentes orateurs et chefs de file des formations et groupes politiques locaux.

Habituellement à la mairie, le Conseil municipal de Grenoble n'attire pas le public. A peine plus d'une vingtaine ou une trentaine de curieux : souvent, toujours les mêmes, en grande majorité des seniors. Cette séance exceptionnelle a attiré plus de 600 personnes à la Halle Clémenceau. Une variable significative, quand on sait que la Mairie a cherché à communiquer sur l'événement que très récemment.


Ambiance à la Halle Clémenceau


A 19h25, à pied et à vive allure, le maire de Grenoble traverse seul le parc Paul Mistral et rejoint ses collèges de groupe. A l'entrée de la Halle, le service d'ordre laisse entrer le public sous un oeil vigilant. A l'extérieur, les opposants au principe de la candidature sont nombreux et organisés pour distribuer des tracts au public.

A l'intérieur de l'ancienne patinoire de Grenoble , la salle du Conseil se présente en "triangle". Un écran géant projette les images du Conseil. Au sommet et au centre, le maire et ses proches collaborateurs. De chaque côté, les membres du Conseil sont répartis par groupe. En face et en frontal, une grande table réservée aux médias. Je rejoins le pôle presse.

A 19h42, un opposant réussi à se faufiler avec entrain sur la scène, interpelle de vive voix les premiers élus qu'il rencontre et commence à leur distribuer des tracts tout azimut. Le service d'ordre intervient en douceur. Sur le coup, l'individu se met à jeter en l'air sa collection de tracts. Sitôt, il est maîtrisé par les agents qui l'évacue immédiatement du plateau central. Le public siffle... ou applaudit.

La séance débute. Il est environ 19h50.


Le principe de la candidature


En 2007, les villes d'Annecy, Gap et Grenoble se réunissait au sein de l'association "La montagne pour 2018" présidée par Pierre Mazeaud pour tenter de propulser une candidature française unique aux JO de 2018 et de "calmer le jeu" entre les villes concurrentes (voir quelques villes candidates).

Le 24 septembre 2008, le CNOSF a officiellement acté le principe d'un appel pour une candidature française aux Jeux Olympiques d'Hiver de 2018. Le 29, le projet de délibération en séance était soumis à la Conférence des Présidents.

Le temps est précieux. La dynamique est portée par le temps. Le temps, c'est de l'argent...

Pour Michel Destot, député maire de Grenoble, "La candidature est issue de trois constats (...) celui de l'attachement des Grenoblois à l'histoire olympique de notre ville (...) celui de l'adéquation entre les valeurs de l'olympisme et l'identité même de Grenoble (...) celui de l'exceptionnelle opportunité pour faciliter le développement de notre région et répondre plus rapidement aux grands défis que sont la crise du logement et le désenclavement de Grenoble et de son agglomération (...) Les soutiens de Département de l'Isère et de Grenoble Alpes Métropole sont acquis (...) des stations de montage, des maires, des sportifs, des entreprises avec la création de l'association Pro JO Grenoble 2018 [2] à l'initiative de la CCI de Grenoble".

Le slogan : "Grenoble 2018, l'Isère Olympique".


Discours des intervenants en séance...


Tour à tour, les différents élus, porteurs et opposants issus des différents groupes politiques s'expriment avant de passer au vote final. Durant les exposés, une partie du public s'agite, n'hésitant pas à couper la parole des orateurs à maintes reprises.

Michel Destot intervient : "Qu'on soit pour ou contre, je vous demande de respecter les orateurs". La majorité du public applaudi.

Stéphane Sieberg, Adjoint au Developpement durable et aux Jeux Olympiques expose les atouts de la candidature de Grenoble. "Notre candidature est la meilleure (...) Nous bénéficions de la ferveur olympique de 1968 (...) d'un site extraordinaire (...) d'une densité exceptionnelle de notre tissu économique".

David Smétanine , médaillé paralympique de Pékin 2008, très ému par la solennité du dispositif, ajoute "Le message est simple, on a perdu la candidature des JO de 2012, on doit présenter celle de 2018 (...) Vous n'imaginez pas à quel point le pari en vaut la peine".

Gilles Dumollard, Président de la CCI clarifie la situation "C'est un bon en avant de 20 ans (...) Ne croyez pas ce qu'on peut entendre (...) Je ne m'associe pas à Michel Destot pour avoir un accord sur la Rocade Nord (...) La candidature aux JO dépasse tous les clivages politiques".

Fabien de Sans Nicolas, nouveau Secrétaire national de l'UMP chargé de l'Animation explique sa position. "Notre devoir d'élu est d'assurer en permanence une vigilance citoyenne et démocratique (...) Ces jeux sont justement un moyen pour nous de faire aboutir nos idées qui sont parfois,disons-le, caricaturées ou dévoyées par ceux là même qui se les réapproprie au gré des opportunités politiques (...) Je souhaite qu'il soit ceux de la maîtrise des coûts sans augmentation de la fiscalité locale (...) Il n'est pas question d'assommer encore plus les Grenoblois (...) Peut-être pourrions-nous demander aux Grenoblois de se prononcer par un référendum local".

Matthieu Chamussy, Président du groupe Majorité Présidentielle au Conseil municipal ajoute "Le CNOSF veut un dossier de candidature qui s'inscrive dans une démarche de développement durable et d'aménagement du territoire (...) Nous voulons faire de cette obligation une ambition (...) Nous n'accepterons pas - d'impôts JO -".

Gwendoline Delbos-Corfield, membre du groupe Ecologie et Solidarité argumente "L'envie de créer un événement fédérateur et durable est très séduisant (...) Il n'y a pas besoin de payer pour sa candidature, ni d'attendre le résultat d'un concours de lobbying (...) Nous n'avons pas d'informations pour délibérer, ni de budget, ne de dossiers sur les équipements et sites olympiques (...) Munich annonce qu'ils ont un budget de 35 M€ pour cette candidature (...) On trouve le chiffre de 24M€ à se répartir entre les 4 collectivités locales (...) On parle aussi de 20M€ avec la moitié venant du privé. C'est inquiétant ce flou sur l'argent, à l'heure d'une crise financière grave (...) Sur les 30 villes mondiales qui seront sélectionnées, quelles sont sérieusement les chances de Grenoble ?"

A son tour, Philippe de Longevialle, Président du MODEM en Isère expose son point de vue et répond "On peut être contre les JO mais Je trouve que 20 M€ pour un évènement aussi exceptionnel, ce n'est pas grand chose (...) On peut parler de la fonte des glaces dans les Alpes, je ne vois pas en quoi les JO y participe (...) Grenoble est l'olympisme (...) La ferveur populaire fera la différence, ce sont des Jeux qui nous transcence, qui nous ressemble, qui nous rassemble (...) Plus vite, plus haut, plus fort (...) des Jeux plus près, tout prêt, ici à Grenoble, tous ensemble".

D'autres orateurs sont venus exprimer leur inquiétude, compléter ou soutenir l'idée de candidature. Pêle-mêle, Pascale Modelski (UMP SC), Hakim Sabri (ADES), Stéphane Gemmani (MODEM), Patrice Voir (PC), Abderrahmane Djellal (PS), Georges Lachcar (RDG), Hakima Necib (GO)...


... et quelques petites phrases du public


Durant les exposés des personnalités, certaines personnes du public n'ont pas hésité à couper la parole aux orateurs dans le but de contrecarrer certaines propositions ou revendiquer leur totale désapprobation au sujet de la candidature de Grenoble pour les JO de 2018.

Extraits, tout azimut :

"Et qui c'est qui va payer ? Toujours les mêmes comme d'habitude Monsieur Destot (...) Grenoble, c'est pas la Silicon Valley, votre truc, c'est un scandale et c'est dans vos rêves (...) Et les impôts et les taxes alors, vous allez voir, ça va quadrupler comme en 68 (...) Vaut mieux que les Grenoblois ouvrent bien grand leurs oreilles parce que ça va leur retomber dessus tout bas (...) Allez... arrêtez vos discours, vous êtes tous des guignols vous tous assis"


22h03 : vote d'un amendement sur la notion de "projet fédérateur" lié au soutien des collectivités : adopté.

22h04 : vote du Conseil sur le dépôt de la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques et Paralympiques d'Hiver de 2018 auprès du Conseil national olympique et sportif français. Autorisation du Maire de Grenoble à engager toute démarche relative à ce dépôt de candidature...

... 53 voix pour, 6 contre : adopté.

Fin de séance.

Notes

[1] également retransmis sur TéléGrenoble

[2] jamais vu un weblogo aussi nul :-)


08

07

2008

Un élu de la municipalité de Grenoble publie son bulletin d'indemnité sur Internet

elu_grenoble Lorsque nous rencontrons une "vieille" connaissance dans la rue que nous n'avons pas vu depuis un certain temps, les premiers échangent s'orientent respectivement sur... la pluie et le beau temps... la situation de la famille et des enfants et surtout... le boulot :

"Et ton boulot alors... comment ça va..? Ça se passe bien ? Tu fais quoi et t'es où maintenant ? (...) Ah oui, je vois, tu as bien fait de changer (...) Tu sais les patrons, moi je connais (...) Alors, si ça gagne mieux, profites-en bien..."

(Sous-entendu, sourire crispé, il a une meilleure situation que moi, ben mince alors, je pensais pas qu'il pouvait...)

Questions récurrentes qui en agacent plus d'un, que le confort professionnel ou la rémunération soient ou non au rendez-vous.


En France, la question de la rémunération est taboue


Contrairement à la culture anglo-saxonne, il est toujours difficile de parler de ses revenus à autrui dans notre pays. Le sujet est relativement banni. Quand je suis allé aux États-Unis et en Angleterre , je me suis rendu compte que les gens avaient plutôt tendance à apprécier la rémunération d'une personne en fonction de ses capacités et sa réussite professionnelle. Sur place, le sujet est accessible : mérite et réussite, chose effective, chose due.

En France, quand une personne signale à une autre qu'elle a un job (une seule activité, un employeur), tout va bien. Mais lorsque qu'elle argumente le fait d'avoir plusieurs activités professionnelles, il arrive que la situation soit parfois mal comprise, voire... suspecte.


Le courage et la transparence d'un élu


Certains choisissent de s'affranchir du contexte et de surpasser les usages.

Chose plutôt très rare de nos jours, un élu local a décidé de publier en toute transparence sur son blog des informations relatives à ses indemnités et ce qu'il perçoit dans le cadre de sa mission à la Mairie de Grenoble.

Jeune élu siégeant à la municipalité de Grenoble depuis environ 4 mois, Stéphane Gemmani est Conseiller municipal délégué à l'Accessibilité, à la Prévention et à la préconisation sociale. Il fait partie d'un groupe de 6 élu(e)s (MODEM) dans la majorité municipale conduite par Michel Destot (PS), député-maire de Grenoble .

Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'élu a choisi la clarté, de jouer la carte de l'objectivité et de repousser certaines limites.

Sur son blog, il s'en explique de la façon suivante : "Face à un certain discrédit fortuitement entretenus vis à vis des responsables politiques (de toutes tendances) je considère qu'il est indispensable d'être totalement transparent sur tout ce qui concerne le financement des campagnes électorales et les indemnités que perçoivent les élus dans l'exercice de leur mandat (...) En ce qui me concerne, les choses sont claires (...) Chaque mois, j'éditerais mon bulletin d'indemnité, et vous tiendrez au courant de mes finances par soucis de transparence".

Notons que c'est l'élu qui décide de publier ses bulletins d'indemnité dans l'exercice de son mandat en direction du grand public. A l'inverse, obtenir le bulletin d'un élu auprès de la collectivité n'est pas une mince affaire : initialement, la requête est souvent mal perçue et l'obtention n'est pas considérée. En Conseil municipal, le maire communique aux minima les "fourchettes" d'indemnités prévues pour les attributions en début de mandat.

Ainsi, l'élu a perçu [1] en avril 2008 la somme net de 1089 euros sur une base de 151 heures en tant qu'"Elu Municipal EM - Conseiller municipal délégué". En mai, 1181 euros. En juin, 850 euros.


L'image et le statut de l'élu(e)


Difficile de faire mieux... en matière de transparence.

Ce qui paraît logique, normal est naturel pour l'élu, c'est de communiquer chaque mois une indemnité... en provenance de l'argent public.

Le geste de l'élu n'est pas anodin.

Entre les commissions, les délégations et détachements, les attributions et autres prérogatives, il faut savoir que de nombreux élus ne sont pas toujours indemnisés à juste titre pour l'ensemble des missions et travaux effectués. Certains ne comptent plus les heures passées pour préparer une courte réunion entérinant une simple décision. D'autres siègent dans des lieux ou commissions dans lesquelles ils ne perçoivent aucune indemnité. Avec parfois toutes les difficultés qui s'imposent, d'autres décident en marge de continuer d'exercer leur principale activité professionnelle.

A mon sens, il y a deux types d'élus : ceux qui ont la possibilité de choisir les missions qui "rapportent" (jusqu'à un certain "plafond" d'indemnité cumulée) et ceux qui choisissent celles qui les intéressent en priorité et par vocation en dehors de tout schéma "pécunier" exigeant.

Une chose est quasi certaine : en matière de rétribution et d'attribution, le statut de l'élu n'est pas très claire.

A commencer par le manque flagrant de communication sur l'ensemble de ses prérogatives, ses indemnités et avantages perçus vis à vis de la population. Elle a tendance à considérer qu'il vit dans dans une bulle financière, une forme de caste où un système de cooptation est de rigueur, où les uns aident et soutiennent les autres, où les passe-droits sont communs. Dans ces conditions, on comprend qu'il est difficile de publier ses indemnités alors même que dans quelques pays d'Europe du nord, la publication fait partie des usages. Et bizarrement, il y a moins de problèmes qu'en France sur le sujet.

En parallèle et pour aller plus loin, il serait souhaitable que l'élu siégeant à la municipalité de Grenoble liste brièvement les missions pour lesquelles il est rétribué (et aussi celles où il ne l'est pas) afin de mieux informer les électeurs et citoyens sur ce qu'il fait : gage complémentaire de reconnaissance, gage supplémentaire de représentation et d'engagement citoyen.

"Vous m'avez élu... désormais, je vous représente... voici donc mes attributions... et les indemnités perçues correspondantes... avec votre argent".

Difficile de faire plus simple ? Et pourtant...

Elu(e)s à la mairie de Grenoble, à la Métro, au Conseil général de l'Isère et consorts...

.... à qui le tour ?

Notes

[1] cliquez sur le montant pour voir le bulletin


26

03

2008

Le nouveau Conseil municipal de Grenoble

conseil municipal grenoble Vendredi 21 mars 2008 à 17h, je me suis rendu à la Mairie de Grenoble pour suivre l'installation du nouveau Conseil municipal de Grenoble.

A 17h, la salle du Conseil municipal est comble. Seuls les journalistes ou apparentés passent encore la porte. Je dois parlementer afin d'accéder à la salle mais au nom de GreBlog, on finit par me faire entrer. Le public lui, est dirigé vers la salle des cérémonies équipée pour l'occasion d'un écran géant permettant une retransmission en direct de la séance.

Avec tout juste dix minutes de retard, la première séance du Conseil municipal de Grenoble peut commencer. C'est l'appel. Un à un, les Conseillers répondent présent. Pas un ne manque pour ce premier Conseil. Après la nomination du Secrétaire de séance, l'appel à candidature est lancé.

Et curieusement, c'est le silence...


L'élection du Maire de Grenoble


Quelques "réactions de surprise" s'échappent avant que Geneviève Fioraso ne prenne la parole pour proposer la candidature de Michel Destot au fauteuil de premier Magistrat de la ville de Grenoble. Puis, c'est au tour de l'opposition de proposer la candidature de Fabien de Sans Nicolas.

Chacun des Conseillers municipaux est amené à inscrire le nom de son candidat sur papier blanc, avant de le glisser dans l'urne qui circule parmi eux. Chaque liste a nommé un scrutateur pour participer au dépouillement et les résultats reflètent l'exacte composition du Conseil Municipal : 44 voix pour Michel Destot, 9 voix pour Fabien de Sans Nicolas et 6 voix pour Maryvonne Boileau. Faisant suite au vote, tout le monde se lève pour applaudir Michel Destot, à l'exception des Conseillers de l'opposition et de la liste écologiste.

Celui-ci entame son discours par un vibrant hommage à ses parents récemment décédés. Il poursuit son discours en évoquant son bilan, ses réalisations et ses fiertés avant d'enchainer sur ses vœux pour la ville, sa vision de l'avenir et son souhait de voir Grenoble à nouveau ville olympique 50 ans après sa précédente expérience.

Son discours est ponctué de plusieurs hommages à des proches venus le soutenir dans la tribune. En guise de conclusion, Michel Destot engage tous les Conseillers municipaux à œuvrer avec lui pour le rayonnement de la ville.

En vidéo, extraits du discours introductif de Michel Destot, prises de position de Fabien de Sans Nicolas et de Maryvonne Boileau au nom de l'opposition :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


La nomination des Adjoints à la ville de Grenoble


La séance se poursuit par la nomination des Adjoints.

Une liste de 22 personnes est présentée, élue avec 44 voix pour et 6 voix contre.

Le Maire de Grenoble révèle au public et à l'assistance les responsabilités et attributions des Adjoints avant de laisser la parole aux deux autres chefs de file de l'opposition. Fabien de Sans Nicolas, qui semble résigné, affirme son positionnement en soulignant la "force de proposition" de l'opposition au détriment d'une logique purement partisane.

Maryvonne Boileau, plus remontée et incisive, fustige une majorité qui "fait le grand écart", composée à la fois de sensibilités de gauche... comme de droite. Elle se positionne en "minorité de gauche et écologiste représentant 22,5% des électeurs" tout en soulignant avec regret la prédominance du pouvoir du Maire institué par les règles institutionnelles.

Michel Destot choisit de ne pas répondre à cette diatribe, préférant poursuivre la cérémonie par la remise des écharpes aux Adjoints. Puis il lève la séance en annonçant l'ordre du jour de la suivante [1] avant d'inviter les nouveaux Conseillers municipaux à se rendre à l'extérieur pour la traditionnelle photo du Conseil municipal.

Au final, en sortie de séance du nouveau Conseil municipal, par son côté traditionnel et son formalisme, on reste partiellement dubitatif et sur sa faim en ayant l'impression de n'avoir vu que la face émergente de l'iceberg. On est en droit de s'interroger sur les différents rouages et nombreuses tractations qui s'opèrent tout simplement... dans l'ombre du Conseil municipal.


Liste des Adjoints et leurs attributions


1. Jérôme SAFAR (PS) : Finances, Contrôle de gestion, Prévention, Sécurité
2. Marie José SALAT (PS) : Personnel & Secteur 1
3. Philippe DE LONGEVIALLE (MODEM) : Urbanisme
4. Florence HANFF (GO) : Politiques intergénérationnelles & Personnes âgées
5. Marie France MONERY (PC) : Patrimoine municipal
6. Alain PILAUD (PS) : Animation & Secteur 2
7. Geneviève FIORASO (PS) : Economie, Université, Recherche
8. Monique VUILLAT (SC): Logement, Habitat
9. Jacques CHIRON (PS) : Déplacements, Embellissement de la ville
10. Eliane BARACETTI (SC) : Culture
11. Patrice VOIR (PC) : Santé
12. Marie-Claude NEPI (MODEM) : Secteur 3
13. Paul BRON (GO) : Education
14. Georges LACHCAR (SC) : Tourisme et Promotion de la ville
15. Olivier NOBLECOURT (PS) : Action sociale & familiale, CCAS
16. Abderrhamane DJELLAL (PS) : Insertion, Formation professionnelle
17. Sylvie DRULHON (SC) : Sports & Secteur 5
18. Laure MASSON (PS) : Démocratie locale, Coordination des secteurs
19. Bernard BETTO (D) : Europe
20. Hélène VINCENT (PS) : Jeunesse & Secteur 6
21. Stéphane SIEBERT (PS) : Développement durable & Jeux Olympiques
22. Béatrice DOUTRIAUX (MODEM) : Administration générale

Notes

[1] la désignation des délégations et des représentants au sein des différents organismes liés à la Municipalité


12

06

2007

Que se passe t'il au service de la Vie Scolaire à la mairie de Grenoble ?

Grenoble est une ville où les moyens alloués à la Petite Enfance, aux modes de garde, lieux d'accueil et équipements scolaires sont au rendez-vous. Nombreuses sont les villes qui nous envient en la matière. Mon dernier fils rentre en maternelle en septembre 2007. Les inscriptions sont ouvertes depuis février- mars et se terminaient normalement le 28 mai 2007. Je l'ai donc inscrit à l'école fin avril.

Pour inscrire son enfant, la démarche est la suivante : les parents d'élèves doivent retirer un dossier d'inscription de préférence à l'antenne-mairie de votre secteur, le remplir, puis le rendre et le déposer, accompagné des justificatifs demandés, au même endroit. Après quelques semaines (tout de même), les parents reçoivent à leur domicile un certificat d'inscription en trois exemplaires, à remettre obligatoirement à la direction de l'école pour procéder à son admission. Un exemplaire pour la direction, pour la restauration scolaire si besoin et pour la famille.

Entre le traitement des dossiers et la réception du certificat, le service de la Vie Scolaire et les directions des écoles opèrent des pointages : pré-comptabilisation des inscriptions, tendance des effectifs, transfert ou radiation d'établissement (le terme de radiation est osé dans l'administration).

De nombreux parents s'étonnent dans mon quartier de n'avoir toujours pas reçu le fameux certificat d'inscription envoyé par le service administratif à leur domicile. Du coup, les parents discutent entre eux "Dites-moi, vous avez reçu le vôtre...? Non... et vous... moi oui ! Ah bon..? (...) Et vous êtes allé voir la directrice ? (...) Oui, pour lui indiquer qu'on a rien reçu encore et lui signaler qu'on a bien fait notre inscription dans cette école, donc elle le note quand même en attendant (...) elle attend de mettre son tampon sur les exemplaires qu'on doit lui remettre et qu'on a pas reçu encore...".

J'ai appelé par téléphone le service de la Vie Scolaire. Je suis tombé sur un charmant Monsieur, compétent, aimable et sérieux, qui a bien voulu corriger une erreur informatique sur le certificat d'inscription de mon fils.

Mais voilà, d'après mes renseignements, certains parents attendent leur certificat depuis près de 2 mois !

Le service de la Vie Scolaire est probablement débordé. La mairie ou le service n'ont apparemment pas bien géré en amont le flux des demandes qui, naturellement comme chaque année, arrivent en nombre dès la mi-avril ! Ouvrir la date d'inscription en février-mars ne sert finalement pas à grand chose. Le service s'occuperait également... ...de demandes et dossiers de dérogations !

On se retrouve dans la situation suivante : la prise en charge supplémentaire d'une partie des demandes par les directions d'établissements, des appels téléphoniques en antenne-mairie redirigés en mairie, des parents inquiets, un service de Vie Scolaire dépassé par sa mission et ses prérogatives.

La clé du problème se trouve dans l'un des points suivants : manque d'effectif, de soutien, de logistique, d'organisation ou de coordination.


10

05

2007

Alain Carignon se porte candidat à la mairie de Grenoble pour les prochaines municipales 2008

Depuis ce matin, c'est le sujet du jour à Grenoble au sein de mes relations et mon entourage. Au café, au boulot, dans mon immeuble, au parc en promenant les enfants... les gens en parlent, ruminent, informent d'autres personnes, n'hésitent pas à donner une opinion.

La presse nationale n'a guère le temps de publier l'information sur papier et les sites Internet relayent l'entretien du président de l'UMP Isère accordé au Dauphiné Libéré et paru ce mercredi 9 mai 2007.

Alain Carignon (ancien maire de Grenoble, ex-président du Conseil Général de l'Isère, ancien ministre de l'Environnement, de la Communication, député de l'Isère, député Européen, reconnu coupable de "corruption et abus de biens sociaux", condamné à 29 mois de prison) annonce sa candidature aux municipales de 2008 à Grenoble.

De nouveau candidat, investi par la commission nationale de l'UMP en vue des législatives sur la 1ère circonscription de l'Isère, Alain Carignon, 55 ans, profite de l'élan porté par l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidentielle 2007 pour également tenter de reconquérir la mairie de Grenoble en mars 2008.

Michel Destot, actuel député-maire de Grenoble et candidat PS sur la 3ème circonscription a également signalé qu'il souhaitait se représenter pour un troisième mandat à la mairie de Grenoble. Ce dernier ayant récemment renouvelé les noms de domaines "www.grenoble2008.com" et "www.grenoble2008.net" en son nom jusqu'au 14 mars 2008 !

Alain Carignon déclare dans le DL "Mon devoir, ce n'est pas seulement de gagner l'élection législative dans la 1ère circonscription, c'est aussi de conduire le combat aux élections municipales (...) De nombreux Grenoblois disent que la ville n'aurait pas le visage qu'elle a aujourd'hui sans mon action (...) il y a eu une tache. J'ai payé (...) Je souhaite laver cette tache".

Que penser de ces déclarations ? Que doit-on considérer ?

Autour de moi, les questions et affirmations des gens fusent :

"Avec ce qu'il a fait à Grenoble, comment peut-il encore oser se représenter ? (...) Il a droit à une seconde chance comme tout le monde ! (...) Il veut se venger de toute façon de ceux qui l'ont conduit en prison (...) Il a été condamné et il a pris aussi pour les autres (...) Pensez-vous donc, après sa prison, il doit être maintenant plus blanc que certains qui n'ont pas encore été condamnés et qui sont aux responsabilités, c'est tous les mêmes (...) Ben c'est simple, sa tactique, c'est de déranger ses proches et ses adversaires pour qu'on parle de lui... Ca lui ouvre des portes ! (...) J'arrive pas à comprendre. Il est toujours là après ce qu'il a fait, non mais quand même ! Je vous jure ! (...) Il surfe sur la vague Sarkozy, il en profite... c'est pour continuer à tenir son parti comme pour Ségolène depuis dimanche soir (...) Ca vous étonne sa candidature ? Pas moi... fallait s'y attendre un jour où l'autre...".


30

04

2007

Avril 2007 : Conseil Municipal de Grenoble mouvementé

Quand le temps me le permet, j'aime me rendre au Conseil Municipal de Grenoble pour écouter les débats, appréhender les propositions et délibérations de la ville, constater les votes et observer l'attitude des conseillers. Très peu de citoyens s'y rendent et c'est bien dommage : certains débats intéressants prennent le pas sur la complexité des travaux et projets évoqués.

Arrivé à 20h ce lundi 23 avril 2007, j'observe qu'Annie Deschamps, première adjointe à la mairie de Grenoble, conduit les débats. Côté ambiance, peu de concentration et d'écoute lors de prises de parole. Certains conseillers lisent le journal, d'autres discutent, se retournent et chuchotent en permanence. En plein débat, d'autres prennent vivement la parole, coupant l'élan de l'orateur...

Vers 20h30, Michel Destot rentre un court instant dans la salle pour une intervention. L'assitance redevient étonnamment studieuse et silencieuse. Au bout de 5 mn, le maire de Grenoble s'en va, laissant Annie Deschamps reconduire de nouveau les débats. Puis, l'opposition (groupe UMP) demande avec vivacité et insistance une suspension de séance... accordée. En se levant, deux membres du Conseil ont bien faillit en arriver aux mains.

Mais que s'est-il passé ?

L'ordre du jour du Conseil Municipal portait entre autre sur le vote du budget annexe de stationnement (vote technique sur la bonne exécution du compte administratif 2006 et vote politique affirmant ou non les options et choix retenus). Avant mon arrivée, un premier vote a eu lieu sur ce budget.

Traditionnellement, certains groupes de la majorité municipale (PS) votent contre (groupe ADES, les Verts) ou s'abstiennent (groupe PC). Mais ce lundi, les propositions du groupe PC sur les tarifs de stationnement "résidents" n'ont pas été prises en compte. Le groupe PC a voté... contre !

Le Conseil Municipal de Grenoble a rejeté la délibération, mettant en difficulté sa majorité.

Plus tard, la décision de revoter sur le même texte (ou un texte similaire) fut demandée par la majorité au moment où Michel Destot revenait dans la salle du Conseil Municipal. Celle fois-ci, le groupe PC semblait avoir changé d'avis, préférant... s'abstenir ! Le groupe UMP demanda que ce nouveau vote soit "nominatif", afin de comptabiliser avec précision les voix des Conseillers absents (pouvoir de délégation) et présents dans chaque groupe.

En audio, un court extrait mouvementé de la séance publique du Conseil Municipal. Parmi les intervenants : Michel Vannier, Annie Deschamps, Matthieu Chamussy, Raymond Avrillier, Bernard Betto, Jean-philippe Motte, Jacques Thiar, Alain Pilaud

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur : Chrys, 8mn 24s.

Ce genre d'évènement plutôt rare fait ressortir les difficultés que peut rencontrer la majorité d'un Conseil Municipal associée à des groupes n'ayant pas toujours les mêmes intérêts et valeurs sur le plan politique. L'excitation des résultats électoraux du moment, les enjeux politiques latents et la proximité relative des prochaines municipales 2008 sont peut être les vecteurs de ce qui s'est déroulé ce lundi.


05

03

2007

Conseils Consultatifs et démarches participatives en débat à Grenoble

La mairie de Grenoble organisait ce samedi 3 mars 2007 une rencontre citoyenne sur les thèmes des comités, conseils consultatifs de secteurs (CCS) et expériences de démarches participatives citoyennes. La ville souhaitait accompagner et évaluer certains dispositifs de démocratie participative. Grenoble est l'une des villes pionnières en la matière.

J'ai souhaité m'y rendre sur inscription. Une fois sur place, j'ai eu la surprise de constater que mon témoignage était attendu dans les débats, notamment dans le cadre de l'atelier 3 : "Des méthodes et outils innovants pour dynamiser la démocratie locale" avec une projection inattendue de GreBlog dans la salle du Conseil Municipal de Grenoble.

Après l'introduction de Jean-Philippe Motte (adjoint chargé de la coordination des secteurs), une table ronde dressa le bilan des divers conseils et comités. Différents membres de CCS s’exprimèrent en marquant les points forts et faibles de leur organisation.Michel Destot conclut la matinée.

Quelques points forts mentionnés :

Une composition des conseils par les habitants des quartiers et des unions de quartier, un intérêt pour les projets d'aménagements urbain, une liberté d'action en interne, des liens privilégiés avec les instances municipales et les services, notamment avec les élus...

Quelques points faibles relevés :

Manque de saisines de la municipalité auprès des CCS, faible représentativité citoyenne, manque de communication sur l'action des CCS auprès de la collectivité et entre les membres, manque de visibilité concernant les locaux d'accueil, étroitesse des budgets alloués, travaux des CCS chevauchant parfois ceux des unions de quartier (UQ) bien implantées depuis des années, manque de jeunes dans les instances représentatives...

Quelques interventions remarquées de membres de CSS :

"La ville, c'est le point faible" (CCS 3), "Il faut que la ville présente plus souvent ses intentions et projets auprès des CCS afin qu'on puisse travailler de concert et prendre les projets à bras le corps" (CCS 1), "Certaines plénières ne sont pas accessibles au public, il faut que ça change" (CCS 6).

Il m'a semblé intéressant que la municipalité de Grenoble, organise ce débat citoyen autour des CCS et comités. En dehors des collectivités, combien de citoyens connaissent leur existence, leur fonctionnement, leurs prérogatives ou leur site web d'information ? Qui a déjà participé à la plénière d'un CCS ? En dehors du tissu associatif, doit-on en priorité s'adresser à la Mairie, à un CCS ou une union de quartier pour soulever une question locale ?


19

02

2007

Centre ville de Grenoble : un escargot expose son livre d'or

Depuis quelques temps, la municipalité de Grenoble communique sur un programme de requalification et d'extension du centre-ville. "Coeur de ville, Coeur d'agglo" est un vaste plan de réaménagement des espaces et cadres de vie, de revalorisation du patrimoine en centre-ville pour les années à venir. Lire mon précédent billet.

Quatre "totems" permettent au grenoblois de découvrir les principaux attraits de ce programme ambitieux en centre ville. Place Félix Poulat se dresse "l'escargot", lieu principal d'exposition et de présentation des objectifs du programme... aux réalisations pour les années 2007-2017. Je m'y suis rendu deux fois. J'ai pu constater la curiosité des passants... et leurs intérrogations !

Je trouve cette initiative intéressante : les grenoblois ont a leur disposition des hôtesses d'accueil pour tout renseignement (ne pas s'amuser à leur poser des questions trop "pointus"... elles sont larguées), des visuels explicites, des brochures calibrées. Un livre d'or est mis à la disposition du public. Et là... changement de ton et d'appréciation concernant la ville et son programme de requalification et d'extension du centre !

Lors de mes deux passages à "l'escargot", le livre d'or s'est peu à peu transformé en cahier de doléances.

Voici quelques extraits citoyens :

"M. Chiron explique que pour aménager les quais, il faut détruire les quais de La Tronche avec la Rocade Nord ! Il vaudrait mieux développer les transports périurbains (...) A quand l'arrêt de la folie des grandeurs Mr le Maire, grand Notable de Grenoble, à quand l'arrêt de la dette de Grenoble, pauvre contribuable que je suis ! Ce n'est plus Gratianopolis, c'est plutôt Gratianofolie ! (...) Parc Paul Mistral, avez-vous pensé aux automobilistes ? On ne peut plus stationner (...) Les modes de transport doux, c'est bien mais faudrait commencer par donner l'exemple, tous les jours rue de la République entre 3 et 10 voitures se garent "sans parcmètre" et un macaron "Ville de Grenoble", la ville se gare gratuitement toute la journée (...) les places de crèche, ça manque aussi (...) Pourquoi parler de végétalisation avec ce qui est fait au parc Paul Mistral et qui continue sur les rives de l'Isère..."

Voici les thèmes les plus abordés et/ou critiqués :

La coupe des arbres en ville et l'environnement, le stade d'agglomération et le GF38, le parc Paul Mistral, les quais de l'Isère, les problèmes de circulation et de stationnement à Grenoble, la rocade Nord, le coût des transports, les ravalements de façades et d'immeubles, le prix de l'immobilier et les loyers, la qualité des pistes cyclables, le résultat de l'enquête en amont sur la consultation publique, les impôts locaux et la prise en compte du contribuable...

La plume citoyenne se révèle tonique, explicite, surprenante et corrosive.

Près de 80% des mentions sont des critiques envers la municipalité : sa gestion, ses choix, ses projets, sa politique actuelle... Une fois de plus, on retrouve les opinions et arguments qui alimenteront la campagne municipale 2008 à Grenoble !


15

01

2007

Voeux de Michel Destot à la presse et aux médias audiovisuels : ambiance

Le Député-Maire de Grenoble, Michel Destot, a invité jeudi 11 janvier 2007 les médias audiovisuels et la presse à un déjeuner à l'occasion de sa présentation des voeux 2007 et des évènements 2006 pour la ville de Grenoble.

N'étant pas journaliste, je me réjouis d'avoir été invité à ce déjeuner à l'Hotel Plazza Alpexpo. En entrée, le "mille-feuille de lieu au basilic" était excellent ! :-)

Présentant ses voeux aux médias, Michel Destot a ouvert le déjeuner par un long discours sur les enjeux locaux, nationaux et internationaux rappelant son profond attachement à la ville de Grenoble : ses attentes et objectifs pour 2007 et les années à venir. Le Maire a évoqué les trois grands défis qui nous attendent : la délocalisation, les rapports nord-sud et les changements climatiques. Concernant ce dernier sujet sur le plan économique et politique, Michel Destot déclare : "Il faut découpler la croissance économique et la consommation énergétique (...) Il faut redéfinir la notion de P.I.B".

Au cours du tour de table, de nombreux sujets ont été abordés : la Rocade Nord, le site de la Bastille, le réaménagement des quais, le cinéma, l'implantation du Wifi en ville (ce fut ma question au Maire), l'influence des promoteurs immobilier dans le PLU, le pont provisoire...

Le premier magistrat de la ville a souhaité également connaître les intentions des journalistes sur leurs manières d'appréhender professionnellement les élections présidentielles de 2007.

L'un d'eux a notamment déclaré : "Le vrai défit, c'est de rendre la politique intéressante (...) La chute d'audience est là (...) J'aimerai qu'il y ai un plus de fond en politique, de courage et moins de langue de bois (...) Messieurs les politiques, essayez d'être intéressants (...) Les médias ne pourront pas tout faire pour vous (...) Un journaliste n'est pas un porteur de micro...".

Michel Destot a répondu : "Vous poussez beaucoup les hommes politiques, non pas à faire simple, mais à faire simpliste (...) Une dérive de la classe politique depuis ces 15 dernières années qui consiste à tellement simplifier nos messages qu'on en finit par être caricaturaux (...) Au point de ne plus être politique et ne plus pouvoir faire la synthèse sur des sujets évoqués (...), surtout quand vous nous signalez qu'on a que 20 secondes pour répondre aux questions sur la Rocade Nord de Grenoble...". Ce débat sur le rapport entre journalistes et politiques m'a paru intéressant. Il est vrai que chacun doit faire un effort en la matière.

Ces voeux ont été l'occasion de présenter les sujets qui attendent les grenoblois et surtout, les conditions dans lesquelles les prochaines échéances électorales vont se dérouler. Même si le sujet n'est pas à l'ordre du jour, quelque chose me dit que de nombreux invités ont du à ce déjeuner se poser la question de l'éventuelle candidature de Michel Destot pour un 3ème mandat à la Mairie de Grenoble !


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