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19

09

2009

Flash Mob "Domino Day" à Grenoble : vidéo

domino day grenoble flash mob Vendredi 18 septembre 2009 à 18h44, environ 70 personnes, pour la plupart des jeunes et adolescents se sont une nouvelle fois retrouvées pour participer ensemble et en simultané à un Flash Mob "Domino Day" à Grenoble.

S’appuyant principalement sur un groupe dédié sur le réseau social FaceBook à partir duquel les nombreux participants ont pu s'inscrire pour obtenir les directives de l’organisateur, cette nouvelle opération de synchronisation humaine s’est déroulée au sein du centre commercial Grand' Place (Grenoble).

L’initiateur du précédent "Flash Mob" qui avait déjà eu lieu en septembre 2008 ne voulait pas prendre le risque d’annuler cette nouvelle formule pour cause de mauvais temps en extérieur.


Organisation et préparatifs


Environ un quart d'heure avant le départ de ce Flash Mob "Domino Day" Grenoblois [1], les premiers participants ont commencé à se rassembler devant l’enseigne H&M située près d'une entrée de la zone commerciale.

Intrigué par ce premier regroupement inattendu de personnes, de jeunes, de djeun’s des agents du service de sécurité du centre commercial se sont rapprochés de l'organisateur. Ce dernier a du "negocier" la possibilité de réaliser sans heurt cette synchronisation.

Je fus l’un des premiers arrivés sur place pour prendre des photos et quelques séquences vidéos des préparatifs et de l’évènement. Il m’a fallu parlementer avec l’un des responsables du centre commercial pour obtenir l’autorisation de filmer. Une "concession" obtenue en partie après avoir signalé à l'intéressé que d’autres médias locaux étaient également susceptibles de couvrir ce "Domino Day".

Chacun a pu réaliser son petit reportage sur place…


Une synchronisation de "dominos humains"


Les participants qui le souhaitaient devaient porter initialement des vêtements aux couleurs du domino, le noir et le blanc. D’autres sont venus habillés de toutes les couleurs, portant parfois des perruques colorées pour embellir l'ambiance et l'atmosphère.

Pour réussir cette synchronisation, l’organisateur a veillé au départ à ce que chaque membre placé en file indienne soit espacé de 30 ou 50 cm. Sur FaceBook, celui-ci précisait dans ses dernières directives qu’il était conseillé de s’entraîner en amont pour réaliser la figure synchronisée.

Le "Domino Day" a duré une poignée de secondes.

Chacun devant soigneusement tomber progressivement sur le participant placé devant lui. A l'arrivée, ils ont formé un coeur sur la place du centre commercial Grand'Place devant des passants et consommateurs surpris et interloqués par cette parade humaine.

Ma vidéo : séance de rassemblement, préparatif, interviews et impressions de participants, séquence "complète" du "Flash Mob – Domino Day" à Grenoble.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Au final, les participants se sont congratulés et ont réalisé une "hola" avant d'applaudir leur "exploit".

Avis aux amateurs de sensations plus ou moins fortes...

Notes

[1] lire mon précédent article


13

09

2009

Facebook Party Grenoble : première Freeze et Expérience MP3 nationale : vidéo

facebook fbk party grenoble Samedi 12 septembre à 17h très précise, une soixantaine de personnes pour la plupart ne se connaissant pas physiquement en dehors du premier réseautage social de la planète (FaceBook : 272 603 740 membres dans le monde à ce jour dont 11 957 300 en France) se sont reunies place Grenette à Grenoble pour participer ensemble à une expérience relayée en simultané dans plus de 34 villes en France.

Il s'agissait de l'une des premières "Freeze et Expérience MP3" principalement lancées sous la forme d'un défi au niveau national à partir du réseau social FaceBook.

Un évènement à la fois local et national soigneusement préparé de longue date par les organisateurs de cette folle opération de synchronisation depuis le printemps 2009 (voir le teasing vidéo).


Accepter de se retrouver et de suivre des directives


Le principe d'une Freeze FaceBook Party est simple.

Chaque participant accepte de rejoindre un panel de personnes inscrites dans un groupe FaceBook relatif à l'évènement.

Avant d'aller à la rencontre d'autres personnes d'autres inconnus, chacun accepte dans un premier temps de régler à la seconde près sa montre, son lecteur MP3 ou l'horloge de son téléphone mobile sur celle des organisateurs et créateurs du site FaceBook Party. Ces derniers ayant préalablement communiqué aux participants la date, l'heure et le lieu exact de la fameuse rencontre.

Dans un second temps, les membres acceptent de télécharger et d'embarquer sur leurs appareils nomades et numériques un fichier MP3 contenant les principales directives sélectionnées par les organisateurs, à suivre à la lettre le moment venu (17h et 1sec...).


Un peu plus d'une soixantaine de Grenoblois ont joué le jeu


Le rassemblement avait lieu ce samedi 12 septembre 2009, place Grenette à Grenoble.

A 17h pile, chaque participant muni de son matériel d'écoute (mobile, Ipod, NetBook...) déclenche la lecture du fichier MP3 "national". En temps réel, chacun écoute pas à pas les instructions contenues dans le fichier numérique. Durant 11 minutes, l'ensemble du groupe les execute devant des passants intrigués par la gesticulation et la synchronisation des individus.

Au programme durant les 9 premières minutes, tout en enchainement : gymnastique commune permettant de se reconnaître et de vivre l'instant magique en communauté, un bonjour spontané entre membres et inconnus, une danse "spéciale" improvisée pour les adeptes de la Chenille et de la Macarena...

Au bout de 7 minutes, les participants doivent "se freezer" (Freeze général, "glaciation" sur place des participants sur le bitume. Plus personne ne bouge. Chacun devant rester parfaitement immobile dans une position choisie... pendant 2 minutes et 10 secondes exactement.

En fin de synchronisation générale, les participants "se lachent", se dispersent, crient ensemble comme pour se soulager, pour libérer une angoisse ou faire part au public de leur joie d'avoir participer en commun à l'opération.


Une opération ludique... qui se veut utile


Au niveau national, des vidéastes, photographes et agents FaceBook (FBK Party) ont choisi de couvrir l'opération [1].

En parallèle, les organisateurs ont souhaité qu'une association soit partenaire de cette mobilisation.

Ces derniers ont choisi "SOS Villages d'Enfants", une association chargée d'accueillir des frères et soeurs orphelins, abandonnés ou dont la situation familiale perturbée nécessite un placement de longue durée. L'objectif est de leur redonner le bonheur de grandir ensemble dans la chaleur et la sécurité d'une vie familiale.

Ma vidéo : ambiance dans le centre-ville ce samedi après-midi, séquences de la première Freeze et Expérience MP3 nationale à Grenoble, interview et réaction de participants...


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Se regrouper, pour exister...


Ce genre d'opération est née au Etats-Unis où depuis déjà plusieurs années, les rencontres de ce type sont courantes. Le phénomène n'est pas nouveau.

Dans plusieurs villes et grandes capitales du monde, des "Flash Mob" (manifestation éclair) ont déjà été organisées sur ce modèle.

Plusieurs "Flash Mob" ont eu lieu à Grenoble (ex : un Freeze, le 18 septembre 2008 - un autre, devant... et dans la Fnac du centre-ville il y a environ deux ans...).

Objectif : regrouper un maximun de personnes ayant les mêmes affinités, partageant la même envie de se rencontrer, de surprendre, de choquer, d'attirer l'attention du public présent et de communiquer sur un thème de société.

Histoire de prouver également à quelques detracteurs qu'Internet n'est pas exclusivement le "temple du virtuel" mais un formidable outil de communication, de rapprochement et de partage d'intérêts communs. Histoire d'inscrire une part de plenitude, de joie de vivre, "si ce n'est peut-être d'une part de prendre la place d'une mauvaise nouvelle dans un journal" comme le soulignait l'un des précédents organisateurs de Flash Mob l'an passé... sur son FaceBook. Histoire de "graver ce petit évènement (...) dans les mémoires de certains d'entre nous et dans celles des disques durs de Youtube et Dailymotion" comme l'explique également l'un des organisateurs d'un prochain Flash Mob "Domino Day" qui aura lieu vraisemblablement dans les rues de Grenoble le 18 septembre 2009 à partir de 18h.

Au final, sur les 1196 participants "virtuels" qui se sont inscrits sur le groupe FBK Party de Grenoble pour signaler leur participation à cette opération ce samedi 12 septembre 2009... seul 5% se sont finalement réellement déplacés sur les lieux..."dans le monde réel".

Vu le peu d'inscrits présents en fin de mobilisation, la déception de quelques membres du groupe FaceBook pouvaient se lire sur certains visages. Pour certains, la météo n'était pas au rendez-vous. D'autres seraient arrivés bien en retard...

Avis aux amateurs...

Notes

[1] GreBlog


08

07

2009

La Ville de Grenoble expérimente un dispositif nocturne pour prévenir la tranquilité des habitants du centre-ville. En attendant la vidéo surveillance...

grenoble pilaud Il y a quelques jours, la Ville de Grenoble relançait son opération d'été "La Belle Estivale 2009" pour toutes celles et ceux qui souhaitent profiter de la saison et vivre des instants de détente en famille ou entre ami(e)s (lire mon précédent article).

En parallèle, pour prévenir la tranquillité des habitants du centre-ville de Grenoble et les conduites à risque des jeunes, la municipalité a décidé d'expérimenter un nouveau dispositif nocturne en partenariat avec la Mutuelle des Etudiants, coordonné avec Police national, la Police municipale, les services municipaux et les associations de terrain travaillant dans les domaines de la délinquance, de la prévention et de l'urgence sociale.

Ce dispositif se nomme "Tranquil' Eté".

"Pour nous, l'été n'est pas simplement une affaire d'encadrement, d'organisation ou de multiplication des animations (...) Nous sommes tous préoccupés par les problèmes de nuisances nocturnes (...) La Ville à elle seule ne peut suffire à régler tous les problèmes notamment qui relèvent de l'ordre public (...) Notre volonté est d'aller vers les jeunes" souligne Michel Destot, Député-Maire de Grenoble lors de la conférence de presse de présentation du dispositif au 12ème étage de la Mairie de Grenoble [1].


Un pari sur l'intelligence collective et l'individu


La Ville de Grenoble souhaite "traiter" en priorité la question des nuisances dans l'hypercentre de Grenoble. Sans attendre, à travers ce nouveau dispositif, elle envisage d'améliorer la coordination et la présence des différents acteurs "humains" susceptibles de sensibiliser les plus jeunes sur le terrain. Notamment ceux qui se réunissent en fin de journée ou durant la nuit, pour "faire la fête".

"Aujourd'hui, des jeunes posent de multiples soucis de santé publique au sens large (...) Les conduites addictives liées à l'alcool, parfois aux produits stupéfiants, les nuisances sonores, qu'il s'agisse de percussions, de musiques amplifiées, les agressions plus ou moins graves dont souvent les premières victimes sont les jeunes filles et les personnes les plus faibles (...) SDF qui nous font remonter des agressions (...) Sans vouloir le fermer ni le bunkeriser à partir d'une certaine heure de la nuit, le centre-ville aspire à un minimum de tranquillité pour les riverains qui ouvrent plus facilement le soir les fenêtres en été" explique Jérôme Safar, 1er Adjoint chargé des Finances, délégué à la Prévention et à la Santé.

Présence, prévention, faciliter le "vivre ensemble", réfléchir aux conditions d'une fête réussie... devient le mot d'ordre de la Municipalité durant la période estivale. Elle confie à La Mutuelle Des Etudiants (LMDE) le soin de former des équipes mobiles et de sensibiliser les jeunes sur les risques et dommages collatéraux liés aux conduites à risque en centre-ville, d'un point de vue individuel et collectif.


Tranquil' Eté : une approche expérimentale par ses pairs


Pour Jérôme Safar, "il est toujours plus facile pour un jeune de s'exprimer lorsqu'il est en face d'un autre jeune qui serait repéré comme étant quelqu'un qui a une conduite à risque" pour discuter, échanger... et recueillir auprès de ce dernier des informations.

Le nouveau dispositif est opérationnel durant le mois de juillet 2009. Il devrait reprendre et se prolonger du 1er septembre au 31 octobre. Il s'appuie sur une expérimentation actuellement en cours depuis le mois de mars dans la Ville de Rennes.

Une quinzaine de soirées ont été "ciblées" durant lesquelles une dizaine de jeunes dotés d'une expérience en prévention (en équipe, 2 à 4 binômes composés d'une fille, d'un garçon avec 1 responsable d'équipe sur le terrain) identifiés par un tee-shirt bleu [2] "Grenoble - Tranquil'Eté" sont habilités à déambuler dans un périmètre délimité de 18h30 à 23h entre le secteur Notre-Dame et le Jardin de Ville.

Moyenne d'âge des étudiants formées et salariés pour cette mission : entre 22 et 25 ans.

grenoble safar "La solution d'approche, d'accompagnement et de sensibilisation par des jeunes qui vont s'adresser à leur semblable nous semble une bonne idée pour essayer de qualifier un peu les choses auprès d'eux et aborder les questions de prise de risque individuel et collectif (...) Les binômes font passer des messages et récoltent des données (...) Il n'ont pas pour mission d'intervenir directement mais sont habilités si nécessaire à communiquer aux autorités d'éventuels débuts de débordement" explique Laurent Berthet, Directeur délégué de la Mutuelle des Etudiants.

Pour Hélène Vincent, Adjointe à la Jeunesse, ce dispositif s'intègre parfaitement dans la démarche du projet "Jeunesse" de la Ville de Grenoble. "Nous sommes bien dans le cadre de la responsabilisation des jeunes (...) Face au conflit intergénérationnel, la question est de savoir qui est le mieux à même de leur parler dans le cadre d'une animation d'hyper-proximité tout en restant dans une démarche globale".

Pour Eléonore Perrier, Conseillère municipale déléguée à la Sécurité civile et la Lutte contre les nuisances, "On ne va pas s'intéresser à ceux qui boivent plus que d'autres ni aux causes (...) L'intérêt, c'est le vivre ensemble tout en faisant prendre conscience que certains espaces publics ne sont pas réservés à ceux qui font la fête (...) Avec ce dispositif de dialogue, on est dans l'humain, pas dans le matériel".

Selon Jérôme Safar, le "coût net" du dispositif pour la Ville de Grenoble, sans compter les aides publics éventuelles à venir est de 30 000 euros.


Charte de qualité de la vie nocturne et... vidéo surveillance


Près d'un an après son annonce, la "Charte de qualité de la vie nocturne" élaborée en partenariat avec les Unions de quartier, commerçants et autres partenaires associés n'est toujours pas définitivement finalisée, ni adoptée [3].

Face à ce retard, la Ville de Grenoble souhaite "traiter" en priorité la question des nuisances au Jardin de Ville et dans ses environs avant la signature de cette fameuse Charte (un jour, peut-être...) auprès de la Préfecture de l'Isère.

A l'automne, le dispositif "Tranquil' Eté" sera évalué par le cabinet ELC2 pour observer la démarche et dresser avec les habitants un bilan précis de cette expérimentation. "Ça nous permettra aussi de décider définitivement si oui ou non on ferme le Jardin de Ville" - la nuit - explique Michel Destot.

Lors du dernier Conseil municipal, la question de la vidéo-surveillance à une nouvelle fois été évoquée... pour être étudiée.

Trois secteurs de la ville sont préalablement ciblés dans le cadre d'une vidéo-surveillance éventuelle : la Capuche (problématique de sécurité), le Village Olympique (protection des bâtiments et parking) et le Jardin de Ville (offre alternative de surveillance).

Chose étonnante, notons au passage que la Ville de Grenoble ne prévoit pas de reconduire ce dispositif expérimental... durant le mois d'août.

Notes

[1] vue, panorama splendide sur Grenoble

[2] Alain Pilaud, Adjoint à l'Animation, présente vaillamment le tee-shirt porté par les jeunes sélectionnés dans le cadre du dispositif

[3] déjà évoquée en mars-avril dernier


23

03

2009

Nuisances et insécurité : Faut-il fermer le parc du Jardin de Ville de Grenoble... la nuit ?

jardin de ville grenoble Le "vivre ensemble" est-il devenu l'un des thèmes de prédilection et l'une des préoccupations majeures des Grenoblois ?

A en croire les nombreuses interventions et inquiétudes régulièrement soulevées de manière chronique par les habitants lors de réunions publiques, de concertation ou de quartier, on est en mesure de le penser.

Régulièrement, les habitants évoquent une dégradation des conditions de vie dans le centre ville de Grenoble. Nuisances sonores, graffitis, boîtes aux lettres malmenées, urines, incivilités gratuites envers les personnes. Nombreux sont les habitants qui s'interrogent sur les mesures prises ou à prendre par les acteurs publics concernés pour palier aux divers problèmes qu'ils rencontrent au quotidien.

Entre les actes isolés et autres constatations croissantes mentionnées par les habitants, le thème de l'insécurité rejaillit de manière récurrente.

En parallèle, certains se demandent d'ailleurs si le centre ville de Grenoble est un lieu de vie... ou de loisirs.


Evocation de moyens pour lutter contre l'insécurité


Récemment, lors d'une réunion de présentation générale des orientations du budget 2009 déclinée sur le secteur 2 [1], Jérôme Safar, Adjoint aux Finances, chargé des questions portant sur les nuisances et l'insécurité en ville répondait ouvertement aux préoccupations des habitants.

En matière de sécurité le soir, la réponse de la ville est compliquée puisque qu'elle n'intervient généralement pas au delà de 22h... 22h30.

"La réponse de la Ville ne suffira pas (...) Aujourd'hui, vous avez autant de policiers nationaux qu'en 1997 sur la circonscription de Police de Grenoble, Gières, Saint-Martin le Vinoux, Saint-Martin d'Hères, Echirolles (...) Je sais que quand vous appelez le 17 le soir, soit vous n'avez pas de réponse, soit les équipages de Police national ne viennent pas ou viennent trop tard (...) Aujourd'hui, en moyenne, il y a deux équipages qui tournent chaque soir sur tout ce territoire" explique Jérôme Safar.

L'Adjoint aux Finances va plus loin. Il évoque une incivilité croissante envers les employés municipaux chargés de "remettre en ordre" la ville au petit matin. Celui-ci s'interroge sur l'éventualité de disposer d'une "Police permanente" en ville.

"Il y a quelques mois, l'éventualité d'avoir une Police présente tout le temps n'était pas pour la Ville de Grenoble quelque chose que je favorisais et j'en suis aujourd'hui à me poser la question si nous n'aurons pas à palier à terme à un désengagement" souligne l'élu.

L'idée de renforcer les patrouilles en faisant appel à des entreprises privées de sécurité n'est pas à l'ordre du jour. "Sincèrement, je ne pense pas connaître un seul élu au Conseil municipal qui accepterait de s'engager sur cette voie là, toutes tendances confondues" signale le 1er Adjoint.


Quelques constatations de la Ville de Grenoble


La plupart des habitants du centre-ville de Grenoble se plaignent des nuisances sonores qui surviennent principalement au moment de la sortie des établissements de nuit (bar, restaurant, discothèque...) vers 1h du matin. Pour tenter de diluer le flot des nuisances, certains évoquent la nécessité de réguler fluidifier les sorties au delà de cet horaire (avant 3h du matin).

Selon Jérôme Safar, la Ville de Grenoble a récemment constaté une baisse des agressions graves. Par ailleurs, elle témoigne d'une augmentation des incivilités et petites agressions courantes sur les personnes.

Quand aux agressions qui surviennent dans le tramway, elles auraient fortement diminué ces derniers temps. "On a mis des caméras dans les bus et les trams (...) Je suis affirmatif, on a pu retrouver systématiquement 99% des agresseurs, souvent les mêmes d'ailleurs, grâce à nos dispositifs" explique Jacques Chiron, Adjoint aux Déplacements et à l'Embellissement de la ville.


La question de la fermeture du Jardin de Ville


Au niveau du secteur 2, l'un des sujets qui préoccupent riverains et habitants porte sur la fermeture prochaine et programmée éventuelle du Jardin de Ville... la nuit.

En mai 2009, le dossier sera ouvert et mis sur la table.

Pour tenter de faire face aux nuisances qui surviennent principalement la nuit dans le parc du Jardin de Ville, la ville de Grenoble évoquent quatre "scénarios" possibles.

Une fermeture totale du Jardin de Ville la nuit. Problème : cet espace est un lieu de passage régulier et de transit pour de nombreux Grenoblois. Une fermeture complète déporterait le problème des dégradations nuisances sonores rencontrées sur cette partie du secteur... ailleurs.

Une fermeture partielle des accès au niveau de la roseraie (jardin fleuri). Elle ne doit pas empêcher le passage des personnes d'une rue commerçante à une autre, notamment entre la place de Gordes et la rue Montorge.

Une fermeture plus importante "autour" de la roseraie (limitation d'accès) pourrait toutefois être envisagée.

La dernière option évoquée consiste à ne pas fermer l'accès au jardin de Ville et de conserver les accès en l'état. Un scénario toutefois peu envisagé à terme par la Ville. Il induirait necessairement un déploiement et un renforcement "de moyens humains et une réaction de la Police nationale que nous ne sommes pas en mesure, nous, Ville de Grenoble, de vous promettre" souligne Jérôme Safar.


Engager une réflexion commune


Depuis deux ans, une réflexion s'est engagée avec les professionnels de la nuit, les Conseils consultatifs de secteur et les associations de riverains pour la rédaction d'une "Charte de la tranquillité publique". A court terme, la ville souhaite que la Préfecture de Police soit signataire de ce document.

La question de l'organisation de l'espace publique est au cœur des préoccupations des habitants du centre-ville.

D'un côté, il faut trouver des parades pour tenter de gêner le moins possible les riverains des alentours. De l'autre, il est nécessaire d'assurer une circulation optimale des habitants pour qu'ils puissent venir consommer, se divertir... et y vivre.

Au delà de cette charte, au delà de la "réactivation en douceur" des Conseils consultatifs de secteur, souhaitons que la Ville de Grenoble puisse prochainement répondre de manière constructive aux préoccupations des habitants et riverains concernés par ces nuisances chroniques en centre-ville.

Quasiment à chaque réunion publique, un habitant signale un sentiment croissant d'insécurité et interpelle les responsables publiques. Parmi les évocations, celles des moyens sur le terrain et la coordination des dispositifs de la Police Nationale et le la Police Municipale.

L'incivilité, l'insécurité ou les nuisances dans leur ensemble, pourraient bien être au cœur des préoccupations des Grenoblois lors des prochaines échéances électorales... au niveau local.

Notes

[1] centre-ville de Grenoble, Notre-Dame, Championnet, Foch, Aigle, Libération, Mutualité, Préfecture, Saint-Laurent, Ile Verte


14

04

2008

Lancement de l'OFIPOPU à Grenoble : Observatoire des Finances et des Politiques Publiques

ofipopu grenoble Jeudi 10 avril 2008, je me suis rendu à la Boutique Citoyenne de Grenoble.

Habituellement animée par Vincent Comparat, chargé de conseiller gratuitement les personnes physiques et morales à la recherche de renseignements sur l'action publique, politique et locale, la Boutique Citoyenne [1] organisait une conférence de presse [2] pour évoquer le lancement de l'OFIPOPU, l'Observatoire des Finances et des Politiques Publiques à Grenoble.

Raymond Avriller (ADES) était également présent pour soutenir la création de cet observatoire et souligner l'importance de l'initiative dans la région.

Partant des articles 13, 14 et 15 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 donnant notamment le droit de demander des comptes à tout agent public de son administration, l'OFIPOPU se constitue en association de fait et se dote d'un Conseil d'orientation composé d'une dizaine de personnes.


Fonctionnement


Le fonctionnement de cette nouvelle entité repose sur le bénévolat et l'organisation d'un réseau de correspondants sur le terrain. Afin de garantir son indépendance, l'OFIPOPU n'envisage pas de demande de subvention. Le groupe entend rendre compte de ses travaux en publiant plusieurs bilans annuels auprès du grand public : un premier en début d'année axé sur la communication des budgets prévisionnels, un second à la rentrée relevant les comptes administratifs des collectivités.

l'OFIPOPU [3] se donne quelques mois pour porter notamment l'ensemble de ses travaux sur Internet [4].

Dans un premier temps, l'observatoire à l'intention d'envoyer des courriers aux organismes publics afin de pouvoir collecter des informations financières. Le cas échéant, les demandes de renseignements non obtenues seront portées à la connaissance du public.

Dans un second temps, celui-ci propose de rendre accessible au public des documents officiels sous une forme synthétique accompagnés si besoin, de commentaires, de copies ou d'extraits de documents scannés. Une publication d'éléments calibrée sur le modèle de la DGCL ou sur la présentation de données ministérielles.

Dans un troisième temps, celui-ci entend répondre aux questions posées par le grand public, les associations, élus ou responsables sur un sujet en particulier et ce, en dehors de toute prérogative de nature politique.


Missions et objectifs


En lançant son initiative, l'OFIPOPU souhaite porter un premier regard sur les comptes publics depuis 2001 calqué sur le modèle de l'Observatoire de la Dépense Communal piloté par le CLUQ qui proposait dans les années 90 d'analyser la gestion des collectivités entre 1983 et 1995.

Pour l'heure, la mission de ce groupe se limite à l'examen des finances locales et des services publics locaux de la ville de Grenoble, de la Métro, du CG38, de la région Rhône Alpes et d'autres collectivités rattachées.

Les premiers objectifs de l'OFIPOPU :

porter des informations financières synthétiques aux habitants, élus ou associations ; vérifier la portabilité et l'accès à ses informations en provenance des collectivités ; comparer les promesses électorales aux actes et aux délibérations des organismes ; former si nécessaire les citoyens aux rouages des services publics et des collectivités ; alerter les habitants en cas de dépenses onéreuses ou de dérives financières...

Les premieres préoccupations de l'OFIPOPU :

vérifier et évaluer l'accès aux informations financières sur les sites Internet publics ; relever les méthodes et les moyens d'accès aux informations ; mesurer l'évolution de la fiscalité locale ou réaliser des expertises de situation ; comparer à titre indicatif la situation financière d'une ville par rapport à une autre...


Publier et synthétiser des informations parfois difficiles à obtenir...


Vincent Comparat, directeur de publication du journal de l'ADES souligne "Nous souhaitons donner une liberté d'appréciation des données financières au public (...) On se limitera uniquement à donner des infos tout en effectuant une analyse pluraliste des données accessibles à tous (...) Il y a beaucoup d'éléments à publier qui ne le sont pas ou ne le sont jamais alors que légalement, de nombreuses collectivités devraient les donner de leur propre chef sans qu'on leur demande (...) En priorité, on va surtout surveiller de très près la Métro, c'est l'une des collectivités les plus fragiles, le Conseil général n'a pas de dette à proprement parlé, la Région est en train de s'endetter normalement et la ville de Grenoble est stable et plutôt saine pour le moment".

Raymond Avriller explique à son tour "On a une assez grande confiance dans les chiffres fournis par les services (...) On ne veut pas que notre initiative devienne un moyen permettant à la population de réclamer moins d'impôts par exemple (...) Une chose essentielle aussi, on va aussi publier les vrais tarifs des services publics parfois difficilement accessibles aux usagers (...) Qui connaît vraiment les tarifs des transports, du SMTC et de la SEMITAG, du chauffage urbain, de GEG, d'EDF, de la restauration scolaire, de l'eau, de l'assainissement et des stationnements ? (...) On s'appuiera sur les Service de Contrôle de Gestion (...) On s'occupera aussi de relever la fiscalité mixte et on préviendra si nécessaire l'arrivée de nouveaux impôts".


Le site de la ville de Grenoble distinguée pour sa transparence


Juste au moment où le site web de la Ville de Grenoble se voit distinguer pour la seconde fois pour sa transparence en matière de communication budgétaire sur les 490 collectivités locales examinées (lire l'étude), l'OFIPOPU se donne pour mission en parallèle de renforcer l'accès aux données financières en toute indépendance. Selon l'observatoire, il reste encore des efforts pour expliquer clairement certaines délibérations du Conseil municipal.

Partant du simple Collectif en passant par les Associations et Unions de quartier puis les Comités les regroupant, les Conseils consultatifs de secteur, la Mairie, la Communauté de communes, le Département en passant par son Conseil général et la Préfecture, la Région, l'Etat et l'Europe...

...difficile pour le citoyen d'y voir clair, d'agir, de s'orienter et de s'intercaler dans ces rouages.

Reste à engager ce dernier dans une phase d'approche de lecture des informations financières en provenance des collectivités et à l'intéresser davantage à la chose publique dans un système qu'il considère de plus en plus complexe et opaque dans lequel il ne trouve plus sa place... depuis longtemps.

En annexe, ci-dessous à télécharger, l'un des premiers documents et tableau de l'OFIPOPU : l'évolution de la fiscalité locale à Grenoble entre 2001 et 2007.

Extraits du document de l'OFIPOPU sur le sujet : "De novembre 2001 à novembre 2007, la taxe d’habitation a augmenté de 15,6 %. L’inflation n’a été que de 11% durant la même période" - "D’octobre 2001 à octobre 2007, la taxe foncière a augmenté de 24,6 %. L’inflation n’a été que de 10 % durant cette période" - "Au total, ces deux impôts ont augmenté de 20,4 % sur la période, soit le double de l’augmentation des prix".

Notes

[1] lire mon précédent billet sur le sujet

[2] étonné, peu de journalistes présents...

[3] La Boutique Citoyenne, 12 rue Voltaire à Grenoble

[4] probablement en ligne dès l'été 2008


15

12

2007

Les 2èmes Rencontres nationales du blog d'expression locale à Alençon

expression locale Vendredi 7 décembre 2007, je me suis rendu à Alençon [1] (Orne, Basse-Normandie).

Membre de jury au côté de blogueurs et professionnels reconnus (voir la liste) au sein de la blogosphère locale francophone , j'étais invité cette année à remettre le prix du meilleur blog d'expression locale 2007 décerné distinctement dans plusieurs catégories dans le cadre des "2èmes Rencontres nationales du blog d'expression locale".

En 2006 [2], les 1ère Rencontres nationales du "blog citoyen" [3] récompensait GreBlog MonGrenoble dans la catégorie "blog sur la vie locale".


Les gagnants du concours 2007


La moisson 2007 récompense les blogs d'expression locale dans les catégories suivantes :

Catégorie vie locale : La Piquouse de rappel

La Piquouse de rappel est un blog incisif, au contenu émoussé, percutant et aéré, ayant une réelle implantation locale, proposant de nombreux services web ajoutés et communautaires associés [4]. Ce blog dispose d'une véritable assise locale en matière de contribution et de participation citoyenne. Un blog non consensuel qui n'avait pas vraiment de concurrent sérieux pour le déloger de sa catégorie.

Catégorie culture : Aubusson

Voici un blog facile à lire, affichant clairement ses intentions : faire découvrir ou redécouvrir une ville en s'appuyant sur son passé, son patrimoine et sa culture. Une écriture agréable et transparente. Un blog doté d'une certaine authenticité qui séduit par sa connotation hyperlocale.

Catégorie Economie locale : Le journal d’une vigneronne

Un blog charmant, en marge des présentations professionnelles habituellement publiées dans le domaine de la vigne. Son auteur invite le lecteur à se promener sur une colline, à la découverte du vin, de la vigne, de la cave et de la faune. Le plaisir de la découverte des produits régionaux et de la culture est au rendez-vous. Un blog à déguster sans modération.

Catégorie tourisme : Beaurevoir, la maison spa

Ce blog suscite l'évasion et l'envie de voyager. Voici un établissement touristique qui propose via son blog de dévoiler les charmes de l'hébergement local en minimisant sa promotion marketing. Un blog plus affûté qu'une brochure commerciale dans le domaine du tourisme. Son auteur souhaite créer une relation interactive avec sa clientèle et susciter son intérêt en allant à la rencontre de la culture locale.

Catégorie social et santé : Après la rue

Une présentation sobre, une bonne lisibilité des contenus, une intégration pertinente d'éléments multimédias, des textes mesurés et des interviews alléchantes sur le sujet de la réinsertion sociale. Une recherche du vécu, complétée par des rencontres sur le terrain. Un blog agréable à lire, qui témoigne du social, du quotidien des gens en difficulté, avec transparence et réalisme, sans tomber dans le prosélystisme.


Des rencontres interactives entre acteurs de la blogosphère locale francophone


Ces rencontres sont destinées à favoriser les échanges entre blogueurs locaux et acteurs de la blogosphère francophone. Les internautes et membres de jury désignent, relèvent et promeuvent un panel de blogs pour leur qualité rédactionnelle au quotidien et la richesse des contenus publiés.

De nombreux ateliers permettent au public d'apprendre à bloguer, de perfectionner ses usages ou de découvrir de nombreux services web interactifs. Une conférence-débat permet au public d'interagir avec les membres du jury sur de nombreux sujets.

blog alencon expression locale Développer l'Internet local, pourquoi ? Comment ? Le phénomène des blogs locaux peut-il contribuer à faire évoluer la vie, l'information et la démocratie locale ? S'agit-il d'une mode, d'un phénomène de fond qui accélère le renouvellement des pratiques politiques, journalistiques et le "vivre ensemble" ? Quelles relations entre la presse locale et les blogueurs locaux ? Comment créer et animer une Web TV locale ? Vivre de son blog local, est-ce possible ? Faire face aux problèmes juridiques et aux intimidations ...

Avec Hubert Guillaud - Le Romanais, l'un des pionniers en matière de blogging local en France, nous avons tous deux choisi d'animer l'atelier-débat "Comment animer sa communauté électronique ?".[5]

Nous avons abordé le traitement de l'information hyperlocale, envisagé son essor et ses contraintes, démontré les opportunités d'expression locale fédératrices de contenus d'information tout en mettant l'accent sur les supports technologiques et services web innovants permettant d'animer une communauté électronique.


La participation au concours de blogs Isèrois


Quelques blogueurs Isérois ont souhaité se présenter au concours 2007 et je m'en rejouis !

Signalons le blog de Cédric Augier, le blog de Philippe de Longevialle, le blog MSE, le blog Canal Fontaine ou le blog de Stéphane Gemmani.

Loin derrière devant les autres blogs isérois qui n'ont pas réussi à soulever l'enthousiasme des internautes par leur vote, le blog du Fontainois à Pékin a été plébiscité par ces derniers, le classant dans les 5 premiers de sa catégorie (vie locale). Bien qu'il n'ai pas été porté par la quasi unanimité des membres du jury, celui-ci a toutefois choisi de le récompenser en lui attribuant une mention spéciale. Un grand bravo à Olivier Leclouerec avec qui j'ai pu m'entretenir en direct de Chine [6] pour le féliciter quelques instants après la remise des prix.


Quelques remarques et observations


A la lecture des nombreux blogs d'expression locale, le constat est mitigé.

Bloguer local signifie prendre le risque de s'exposer, d'être vu, apprécié, décrié, reconnu ou jugé. Partant de ce postulat, Je reste toutefois étonné par le peu de contributions déposées sur l'ensemble des blogs d'expression locale inscrits au concours. La participation, l'appel au débat citoyen, la dynamique de l'échange, le partage d'opinions et la volonté de continuer des conversations sont malheureusement relayés au second plan. Même caché derrière un pseudonyme, le citoyen a du mal à exposer et à partager ses idées sur une plateforme de discussion qui n'est pas la sienne.

Autre constat, les blogs d'expression locale sont trop homogènes en terme de présentation, structure et mise en page. Leur interface graphique est médiocre et laisse parfois à désirer. Ils manquent d'esthétisme et d'originalité, à la fois sur le plan graphique et visuel tandis que l'emploi d'éléments médias pour agrémenter, relever ou valoriser leur contenu n'est pas au rendez-vous.

En guise de conclusion, je vous invite à lire cette publication récente de Courrier Cadres à propos de la blogosphère locale, de GreBlog et des 2èmes Rencontres nationales du blog d'expression locale.

Notes

[1] 15 heures de train A/R

[2] une première en France

[3] les Rencontres ont simplement changé d'appellation

[4] similaire à GreBlog

[5] en photo

[6] par Skype


25

05

2007

L'association Démocratie Ecologie Solidarité (ADES) ouvre une "boutique citoyenne" à Grenoble

Une innovation intéressante vient de voir le jour à Grenoble. Elle risque d'intéresser bon nombre de citoyens.

L'association Démocratie Ecologie Solidarité (groupe ADES : Verts et Alternatifs, 18 élus au Conseil Municipal de Grenoble groupés avec Go Citoyenneté au sein de la majorité PS) ouvre une "boutique citoyenne".

Au 12 rue Voltaire à Grenoble, la "boutique citoyenne" conseille gratuitement les personnes physiques et morales cherchant des renseignements sur l'action publique, politique et locale. Parmi les thèmes citoyens abordés et les usages expliqués au grand public : impôts locaux, tarifications, règlementations, budget d'une commune, permis de construire, restauration municipale, enquête publique, fonctionnement du service public et des collectivités publiques au niveau local et national...

Cette innovation sociale se base sur l'article 15 des "Droits de l'homme et du citoyen" stipulant que la Société a le droit de demander des comptes à tout agent public de son administration. La "boutique citoyenne" est tenue par un membre bénévole que l'on peut contacter ici pour plus de renseignement. Il aurait été préférable de la nommer "Proxitoyen", "Point Info Citoyen", "Espace Citoyen", ou "Point Vert" :-) ... par exemple).

La période est propice à la création d'initiatives citoyennes. La volonté de conseiller, transmettre ou communiquer une information pratique auprès du public n'a jamais été aussi forte par le temps qui court. De nouvelles associations, groupes ou collectifs se déploient et proposent d'aborder différents thèmes : analyse de la gestion des comptes publics, défense des intérêts des commerçants, conseil aux habitants face à la spéculation immobilière, protection des espaces verts, promotion de projets d'habitats sociaux...

Nul doute que d'autres initiatives connexes verront le jour durant la période menant aux élections municipales de 2008 à Grenoble !


15

03

2007

Lancement de Peuplade à Grenoble et 1er apéro Peuplade Grenoble

En janvier 2007, j'apprenais que la municipalité de Grenoble avait l'intention de signer un partenariat avec Peuplade.fr. Chose faite depuis quelques jours puisque la ville commence à déployer quelques affiches en ville en communiquant sur le thème "Construire ensemble une nouvelle vie de quartier (...) peuplade.fr, le premier site de quartier".

Pour ma part, je note qu'il existe d'autres plateformes existantes : citons par exemple, Wholivesnearyou, Convillial, Kestendi, Monpatelin.

Avec Peuplade Grenoble lancé le 7 mars 2007, la ville de Grenoble [1] accueille pour la première fois en province le concept Peuplade. Elle souhaite "développer des dispositifs innovants (...) favoriser l’implication des habitants dans la vie de la cité (...) renforcer des liens sociaux et stimuler la vie collective et sociale (...) un dispositif qui s’inscrit dans le cadre des orientations politique de la municipalité". Celle-ci ayant choisi de développer progressivement l'animation sociale de terrain en premier lieu sur l'avenue Jeanne d'Arc plutôt que dans l'un des quartiers sud de la ville.

En dehors du discours politique, intéressons-nous à Peuplade : avec 54000 utilisateurs, Peuplade [2] est le réseau social de proximité le plus implanté en France. Né à Paris en 2003, Peuplade est un espace virtuel permettant d'établir des rencontres de proximité dans l'espace réel en se donnant pour mission d'offrir aux habitants l'envie et les moyens de vivre ensemble dans un climat de confiance et de liberté. Un concept intéressant puisqu'il favorise les rencontres citoyennes, valorise l'esprit d'initiative et la création collective en lançant des "peuplades".

Une semaine après son lancement avait lieu le premier apéro Peuplade Grenoble : 22 participants inscrits. Le mardi 13 mars, nous étions 40. Parmi nous, Nathan Stern, 33 ans, sociologue, concepteur de Peuplade, venu de Paris pour présenter la plateforme et Blandine, chargée de déployer le concept sur Grenoble. J'ai eu l'occasion d'échanger longuement avec lui sur la technologie Peuplade et améliorations à apporter, la synergie sur le terrain, moyens, objectifs déclarés et intérêts respectifs avec la municipalité.

Permettre la prise de contact intergénérationnelle et l'échange de services sur le web entre habitants dans une logique de proximité est une bonne chose. Comme je l'avais signalé directement à Michel Destot en janvier dernier, la municipalité de Grenoble doit maintenant accompagner le principe et se positionner en "acteur" pour déployer plus de moyens publics d'accès à la toile et permettre notamment à ceux qui ne dispose pas d'Internet ...entre autre... de se connecter !

Notes

[1] La municipalité annonce 80 000 inscrits sur son site : le chiffre exact est 54 000 :-)

[2] Pour s'inscrire gratuitement sur Peuplade Grenoble, c'est ici


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