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Culture contient actuellement 59 billets

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22

06

2010

Fête de la Musique 2010 à Grenoble - 39 groupes ou "artistes" en vidéo

fete de la musique grenoble Lundi 21 juin 2010, la 29ème Fête de la Musique était à l'honneur dans l'hexagone et dans plus de 115 pays. Chaque année, dans les quartiers de la capitale des Alpes, tous les musiciens, groupes et "artistes" qui le désirent ont l'occasion d'exprimer leur "talent" dans les rues et parcs de la ville, de 18h30 jusqu'à environ 1h30 du matin.

Comme à l'accoutumée, la Municipalité de Grenoble a mis en place un système permettant d’optimiser et d'encadrer la programmation de groupes amateurs et semi-professionnels en partenariat étroit avec divers médias et associations locales. En principe, pour pouvoir jouer, chaque formation musicale est tenue de se déclarer au début du printemps afin de pouvoir candidater et bénéficier d’un emplacement ou accéder à un podium équipé de matériel son et lumière. Il y a donc au départ, une forme de sélection.

Mais la Municipalité ne contrôle pas tout. Certains groupent refuse cette forme de "segmentation géographique" musicale (sur une dizaine de pôles) et s’installent là où le vent les mène, refusant de s’identifier au nom du principe de la liberté de mouvement et d'expression libre sur l’espace public.


Ambiance générale dans les quartiers de Grenoble


Visiblement au niveau local, la Fête de la Musique [1] a attiré un petit peu moins de curieux et d'habitants dans les rues de Grenoble cette année (notamment par rapport à l'an passé).

Est-ce l'effet Coupe du Monde de football qui a influé sur l'envie de sortir en ville ? Pas si sûr...

"Nous, on préfère sortir ailleurs et aller dans des villages paisibles des alentours pour éviter la cohue et les problèmes avec les enfants (...) Si c'est pour marcher sur des bouts de verre ou recevoir un gobelet de bière sur la tête comme l'an dernier, non merci (...) Mais c'est que du bruit en ville, sauf peut-être à la Bastille où il y a du Jazz d'après le programme (...) Ben nous, on fait un simple tour et puis on rentre (...) De toute façon, c'est la même chose chaque année, ça picole, ça pue le chichon ou les merguez (...) En ce moment, c'est dangereux, vous avez vu dans la presse toutes ces bandes qui donnent des coups de couteau en ville ?".

Pêle-mêle, telles sont les réactions de voisins, ami(e)s ou seniors que j'ai pu entendre ici et là dans mon entourage en amont de la prestation artistique et musicale.

Manifestement, certains habitants sont de moins en moins rassurés par le climat qui règne en ville, n'ont plus de plaisir à déambuler dans les quartiers et sont victimes d'une certaine lassitude à l'égard de l'évènement. D'autres au contraire se font une joie d'aller à la rencontre des cultures, des personnes et offrent au public ce qu'il désire entendre et découvrir musicalement.


Fête de la Musique ou "faites du bruit" : à vous de juger en vidéo


Cette année, j'ai décidé de faire des kilomètres et de prendre un VTC (5h sur mon vélo) pour me rendre rapidement dans les différents quartiers de la ville afin de pouvoir couvrir un maximum de prestations musicales.

Ma vidéo : un concentré, un medley ou un pot-pourri musical de l'édition 2010 de la Fête de la Musique à Grenoble.

On commence par "Jésus, tu es souverain...", suivi par un groupe de Black-Metal et d'autres groupes écléctiques... et on termine une nouvelle fois par le refrain de cette chorale religieuse qui est resté "gravé" dans ma tête durant toute la soirée.

Enjoy !


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus

39 groupes ou "artistes" se produisant dans tous les coins de la ville.

Notes

[1] ma photo : drap noir "La défaite de la musik" accroché sur un camion de musiciens


21

06

2010

Un nouveau FlashMob sur les pas du Madison à Grenoble : vidéo

flashmob madison grenoble Samedi 19 juin 2010, centre-ville de Grenoble, peu après 17h.

Une demi-douzaine de personnes stationnées près des abords de la fontaine centrale de la place Victor Hugo se préparent à effectuer un drôle de numéro devant quelques passants visiblement séduits au premier abord par leur déguisement.

Ces individus déguisés en Village People s'apprêtent à déambuler et à danser sur la voie publique sur le rythme d'une danse "en ligne" bien connue des jeunes des années 60 et inventée par Al Brown et les Tunetoppers : le Madison.

Certains sont bien habillés et d'autres moins au moment où la température extérieure diminue sensiblement en cette fin d'après-midi de printemps. Que cela ne tienne.

Malgré le froid, le groupe en question reste motivé par l'ambition de pouvoir réaliser un nouveau FlashMob "à thème" en plein centre de Grenoble (Lire mes articles sur les précédent FlashMob en ville).


Un week-end d’enterrement de vie de garçon


Ce FlashMob fut principalement propulsé à partir d'un évènement FaceBook.

Voici le scénario de celui-ci tel qu'il est proposé sur le plus grand réseau social en ligne du monde.

"Un jeune homme va se marier, ses amis lui organise un week-end d’enterrement de vie de garçon et décident que Grenoble en sera le théâtre. Entre activités, discothèques, déguisements et franches rigolades il y aura des gages. L’un de ces gages sera de faire danser le Madison au futur marié sur la Place Victor Hugo. Il devra lors de ce gage inviter le plus de personnes possible à l’accompagner sur cette danse bien connue. Il sera durant tout ce week-end accompagné de nous ses amis (déguisés en Village People), lui déguisé avec un maillot de bain féminin une pièce et probablement une perruque."

Les participants devaient suivre également le programme suivant :

"L’idée est que ce flashmob doit être une surprise pour lui et pour les passants qui ne sont pas au courant. Pour cela les participants devront au maximum se fondre dans le paysage et ne pas donner l’impression d’attendre le moment fatidique, dans les rues à coté avant notre arrivée par exemple. Les Village People et la danseuse arrivent sur la place et commencent à mettre en œuvre le gage. Musique !! la danseuse et les Village Peoples dansent et ils invitent quelques passants….".


Le FlashMob "Madison" à Grenoble en vidéo


Ci-dessous, pour le fun, voici ma vidéo du FlashMob "Madison" place Victor Hugo à Grenoble.

Au menu : quelques secondes de préparation des principaux intervenants. Le signal de lancement du FlashMob. Les participants de plus en plus nombreux à suivre la "parade". Et une démonstration finale des "Village People".

Enjoy !


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus

Un peu de fraîcheur et de chaleur humaine en plein "footoir" et crise des bleus pendant la Coupe du Monde de football...


18

06

2010

Les Etats Généraux du Renouveau à Grenoble, Alpexpo, J+3 : live

etats generaux du renouveau A l’initiative conjointe de Libération et du Nouvel Observateur, en partenariat avec la Ville de Grenoble, de nombreuses associations, fondations et organisations non gouvernementale, Grenoble accueille les 18, 19 et 20 juin 2010 "Les États Généraux du renouveau" à l'Alpexpo.

Ce 3ème opus est un nouveau rassemblement, un nouvel appel à la mobilisation citoyenne pour "inventer une société de fraternité".

"Ancrer la démocratie dans les territoires", "Quels financements pour quelle retraite", "Presse : on casse tout et on recommence", "Humilier pour punir : le cas de la fouille intégrale": quelques exemples de thèmes parmi tant d'autres sur lesquels de nombreuses personnalités pourront s'appuyer pour débattre ensemble avec le public.

A ce jour, près de 7000 personnes se sont inscrites pour assister à ces "États Généraux du renouveau" à Grenoble.

Le programme en ligne.


Un résumé des points forts


Comme d'habitude [1], suivez ci-dessous et en direct, une sélection de petites phrases ou déclarations de personnalités, de points forts soulevés au cours de certains ateliers et débats.

Couverture des premiers débats suivants :

>> "Pourquoi le renouveau est-il nécessaire ?" (Destot, Delevoye, Armanet, Joffrin, Voynet)

>> "Ancrer la démocratie dans les territoires" (Queyranne, Pellissard, Worms)

>> "Quels financements pour quelle retraite ?" (Peyrlevade, Mallot)

>> "Presse : on casse tout et on recommence ?" (Kahn, Peyrade, Joffrin)

>> "France dans le monde: fin des faux-semblants ? (Védrine, Joffrin)"



Un panel de photos prises sur place


Ci-dessous, visualisez les dernières photos prises de l'ambiance, des débats ou des personnalités sur place (SlideShow) :

Notes

[1] muni d'une accréditation presse


11

06

2010

Les 12ème Rencontres de la Démocratie locale à Grenoble. A la recherche d'une nouvelle dimension participative

adels grenoble A l'occasion de ses 50 ans, l'Association pour la Démocratie et l'Education locale et Sociale (ADELS) qui publie notamment chaque mois le magazine Territoires [1] organisait les 12ème Rencontres de la Démocratie locale à Grenoble les 28 et 29 mai 2010.

Avec le soutien administratif, logistique et financier de la ville de Grenoble, de la Métro, des villes de Echirolles, Eybens, Fontaine, Seyssins, du département de l’Isère et de la Région Rhône-Alpes, ces rencontres ont permis de réunir des citoyens, des élus, des responsables de services, des militants associatifs, des membres d’instances participatives et des experts pour venir témoigner, partager, échanger des réflexions autour du thème de "La démocratie hors les murs".

Le principal objectif de ces rencontres était d'ouvrir le débat sur les démarches participatives locales trop souvent "enfermées dans des institutions, des procédures, des logiques ou des façons de faire qui excluent plus souvent qu’elles agrègent" selon l'ADELS.


Un BarCamp "TIC et démocratie locale"


Près de 1800 personnes venues de toute la France et parfois de l'étranger ont pu assister à des conférences thématiques, exposer leurs projets d'avenir dans des forums, témoigner d'une analyse ou livrer leur expérience dans le cadre d'ateliers ouverts aux inscrits.

Un BarCamp [2] "TIC et démocratie locale" [3] était organisé par Villes-Internet et Blog2Roubaix.

Invité en tant qu'intervenant par les organisateurs à promouvoir un sujet, j'ai choisi de présenter [4] brièvement une expérience web locale réussie (celle de GreBlog) et d'expliquer en détail quels sont les facteurs et principaux éléments à prendre en considération avant de se lancer dans le déploiement d'une plateforme web d'expression locale (typologie, veille, cible, maintenance, objectif, moyens, identification, responsabilité légale, production éditoriale, relations avec le monde politique et les médias etc.).

Devant une soixantaine de personnes à l'écoute prêtes à débattre sur le sujet, des sociologues, des chargés de mission, des responsables de communication de collectivités territoriales (de La Metro par exemple), des webmestres institutionnels, des directeurs de publication, des animateurs TIC, des blogueurs, des acteurs du monde associatif et des élus (parmi eux, Gildas Laeron, Conseiller municipal TIC de Grenoble).


A la recherche d'une nouvelle dimension locale "participative"


Le débat qui a suivi en séance (et en coulisse) est révélateur des attentes du public en matière d'exercice de démocratie locale participative sur le web. Nombreux sont celles et ceux qui ont du mal à orienter leur pratique et leur désir d'engagements au regard de certains critères exhaustifs dont ils ne maitrisent pas toujours les tenants et les aboutissants.

Un premier constat s'impose.

Parmi les acteurs, beaucoup s'interrogent sur la nature même de leurs objectifs de positionnement, sur l'opportunité de déployer ou non une plateforme web locale participative, sur leur capacité à animer une forme de démocratie représentative par la participation citoyenne.

Dans le contexte d'une démocratie locale ouverte, possible et acceptée, la plupart rêvent de pouvoir développer un espace d'échange collaboratif fonctionnel et/ou de propulser un réseau social participatif par le biais d'Internet.

Que ce soit un outil d'expression locale d'éducation populaire autour des pratiques et des valeurs citoyennes. Un outil "alternatif" permettant de véhiculer principalement des idées. Un outil "complémentaire" dont l'une des finalités rudimentaires est de pouvoir produire et publier une information ou du contenu local en toute liberté. Un outil pour construire exclusivement des échanges et entamer des amorces de dialogue avec la population. Un outil communicant destiné à router ou valoriser du contenu local institutionnel. Un outil servant à défricher des polémiques et relayer des problématiques locales ayant pour seul but d'interpeller directement ou indirectement les politiques...


Une évaluation des opportunités de déploiement difficile à mener


Le problème, c'est qu'une majorité des acteurs sociaux présents ont généralement du mal à évaluer au départ l'engagement qu'ils doivent fournir pour mener à bien le déploiement de leur projet.

Un manque d'élaboration, de rigueur et de perspectives évaluées dans leur cahier des charges (lorsqu'il y en a un !). Un manque de recul, d'analyses objectives portées sur l'existant et la présence éventuelles d'autres plateformes web locales du même type pour éventuellement élaborer un partenariat. Une difficulté à définir une ligne éditoriale. Une Incapacité parfois à cibler le type de public, à fidéliser ou "canaliser" une catégorie de lecteurs-internautes susceptibles de promouvoir certains contenus d'informations publiées en dehors du contexte éditorial.


Passer le cap de la barrière technique


Un second constat s'impose.

Au coeur des débats, un paradoxe (re)fait surface.

Il est surprenant de constater qu'un grand nombre de participants qui envisage de lancer une plateforme locale participative se heurtent par nature à des critères et facteurs purement techniques.

Une partie considère à tord qu'il est avant tout primordial d'une part de déterminer techniquement le choix d'une plateforme web avant de s'engager plus en avant dans l'aventure. D'autre part, qu'il faut impérativement avoir une culture "geek" ou assimilée et être doté de compétences techniques fortes pour concevoir, réaliser ou déployer un site web répondant à leur besoin de démocratie participative en ligne.

Force est de constater qu'une majorité d'entre eux n'a jamais véritablement pris le temps (un temps précieux) pour effectuer une veille (comparative, technique) pour trouver des solutions intermédiaires et adéquates. L'objectif étant d'évaluer au mieux un cahier des charges avec l'aide d'un prestataire de service et d'effacer en priorité leurs préoccupations "techniques" dans la mesure du possible.

La crédibilité d'un support passe par la qualité intrinsèque de ses contenus. La technique n'est pas une fin en soi.


Entre engagement, frilosité et résignation


Un troisième constat s'impose.

Une forme de résignation latente plane au dessus de leur tête. Et c'est peut-être en soi l'élément le plus déterminant et le plus surprenant.

La grande majorité des participants restent persuadés que le politique est au coeur de l'engrenage médiatique, au coeur des rouages et des décisions qui peuvent contraindre ou altérer l'émergence d'une participation démocratique au niveau local.

"Nous, on voudrait lancer un site participatif où tous les habitants de notre secteur pourraient s'exprimer (...) On a contacté la Mairie pour leur expliquer notre projet et elle nous a refusé une petite subvention pour démarrer". "De toute façon, dès qu'on commence à parler d'un truc qui ne plaît pas aux élus du coin, qu'ils soient de droite ou de gauche, on se fait pourrir et on nous demande de corriger le tir sur nos blogs". "Le citoyen ne va même plus voter de toute façon (...) Les politiques ne viennent même pas voir comment les autres vivent (...) Comment voulez-vous qu'on arrive à se parler normalement, à se comprendre, à changer les choses si on doit refuser d'en parler chez nous sur notre site web de proximité?" pouvait-on entendre ici et là à lors du BarCamp à titre d'exemple parmi les participants.

Chacun paraît camper sur ses positions, tel un renoncement ou une privation de liberté d'expression jusque là détenue soi-disant par les pouvoirs locaux, politiques ou médiatiques. Un pessimisme ambiant et une forme de fatalisme inhérent par la force des choses.

C'est assez consternant.

Il existe pourtant des moyens de les faire réagir et de susciter leur attention à l'égard de leurs concitoyens par le biais d'Internet. C'est ce que j'ai tenté d'expliquer à l'assistance et à d'autres participants en aparté.


Le grand paradoxe


La situation peut paraître paradoxale.

Nous avons donc d'un côté des habitants, des citoyens, des associations et d'autres entités morales qui souhaitent croiser, fédérer des pratiques de démocratie locale et des expériences participatives sur le terrain. Des acteurs bénévoles ou professionnels qui souhaitent s'exprimer sur des sujets qu'ils maîtrisent au quotidien à l'échelle d'un secteur, d'une commune et qui ont du mal à dialoguer ou se faire entendre auprès des pouvoirs publics. Ces derniers ayant trop souvent tendance à se désintéresser de leurs projets de démocratie locale, préférant imprudemment les reprendre parfois à leur compte dans l'arène politique.

De l'autre, nous observons que cette "masse d'initiatives de citoyenneté" intrigue de plus en plus les institutionnels et les politiques, interpelle les modes d'organisation des services locaux. Ces derniers ayant trop souvent tendance à se satisfaire de leurs propres initiatives de démocratie locale sans toutefois consulter en amont leurs concitoyens sur la pertinence de leur démarche. C'est une forme de consultation sans concertation préalable qui entraîne parfois un rejet de la population pour ce genre d'initiative non partagée.

Notes

[1] j'étais également chroniqueur pour ce mensuel durant les élections municipales de 2008

[2] "non-conférence" ouverte qui prend la forme d'ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous apporter ou produire quelque chose

[3] Technologies de l'Information et de la Communication

[4] photo: Bruno Lestienne - Le Blog2Roubaix


14

04

2010

Les "vins naturels" débarquent à Grenoble.

vin au vert grenoble "Comment se fait-il que j'ai pu payer des vins classiques une fortune dans le passé et que je me retrouve maintenant à goûter du vin naturel ? (...) Aujourd'hui, c'est pas le vin qu'on paye, c'est le château ou l'étiquette".

C'est en ces termes directs et précis que Jean-Marie Mouron exprime son désarroi et tout l'intérêt qu'il porte sur le vouloir et le savoir autour du "vin naturel".

Cet amoureux du bon vin, fin connaisseur des techniques employées pour le produire a travaillé plus de 25 ans à Paris dans la restauration. Une période durant laquelle il côtoie chez Constant un grand sommelier qui lui ouvre progressivement les portes de l'univers du vin naturel. Depuis 15 ans, il s'efforce de promouvoir et défendre avec audace et passion les vertus intrinsèques de cette qualité de vin encore méconnue du grand public.

Il y a quelques mois, l'homme franchit le pas et décide d'ouvrir la première cave et le premier comptoir, bar à vins ou bistrot entièrement dédié aux vins naturels sur Grenoble.

"Le Vin au Vert" est situé 3 rue des Clercs, dans une rue piétonne du centre-ville en direction de la place Notre-Dame.


Le vin, celui que vous pensiez connaître...


En matière de vin, comme beaucoup, j'ai mes repères, mes références, mes préférences. Je dois dire que je ne suis pas très connaisseur.

Mais là, après avoir découvert et gouté quelques perles ou grands noms de vins naturels, autant vous dire que je suis resté scotché sur place.

Prenons par exemple un "Quartz" de 2004, cuvée Claude Courtois (une denrée rare selon le caviste) ou un autre Sauvignon, un "Plume d'Ange", même millésime.

Impossible pour moi de vous les décrire en bouche. Pour comprendre, il ne suffit pas d'avoir du nez. Il suffit de les goûter, de les sentir, de se les représenter. Le genre de vin qui pourrait remettre en question vos principes, votre érudition autour des vins "classiques". Ceux que vous consommez habituellement. Ceux que vous pensez connaître depuis toujours. Ceux que vous recommandez systématiquement à votre entourage...


Origine du vin naturel


Considéré au départ comme un effet de mode, le succès grandissant de ces vins naturels a été responsable d’un changement d'attitude des vignerons conventionnels pour des pratiques plus naturelles. C’est le nombre de petits vignerons indépendants en France associé au nombre de cavistes indépendants à Paris qui ont permis au mouvement de prendre racine.

En réalité, le vin naturel a toujours existé, avant même que certains vignerons décident de privilégier certaines méthodes pour le produire il y a quelques décennies. On dit que celui-ci fut propulsé par Jules Chauvet, négociant-éleveur de vin installé dans le Beaujolais, au début des années 60. Depuis une vingtaine d'années, l'intérêt croissant pour les vins naturels ne cesse de grandir.

Globalement, toute l’industrie du vin en France s’amenuise. A commencer par une baisse de sa consommation dans l'hexagone. Sans compter les nombreux soupçons qui alimentent régulièrement la presse à l'encontre des filières "classiques" de production.

A contrario, la vente de vins naturels est en constante augmentation même si celle-ci reste encore confidentiels. La France reste leader à la fois dans la production et la consommation de ces vins "natures". Le Japon par ailleurs en consomme de plus en plus...


Caractéristiques du vin naturel


Pour certains, le vin naturel n’existe pas puisque sans transformation il n’y a pas de vin. Les raisins sont naturels, pas le vin. Le vin naturel est naturel dans le sens où il a pour objectif la naturalité, et dans l’idée qu’il est plus naturel que d’autres types de vin.

Au passage, rappelons que le vin "Bio" n'existe pas ou que l'expression "vin biologique" n'est pas adaptée.

L'expression "vin naturel" souligne avant tout la manière de produire ce vin.

Avant tout, le vin naturel est un vin produit en petites quantités par des producteurs indépendants sur des vignobles à faible rendement à partir de raisins biologiques vendangés à la main (sans sucre ajouté, sans levures étrangères au terroir, sans correction d'acidité, sans micro-oxygénation ou osmose inverse).

La plupart des vins naturels ne sont ni filtrés ni collés. Un vin naturel ne contient pas plus de 10 mg/l de soufre pour le rouge, 25 mg/l de soufre pour le blanc. Si du dioxyde de soufre est ajouté dans le vin, il le sera uniquement en quantités infimes à la mise en bouteille. Et encore...

Le vin naturel est donc difficile à réaliser. Il est différent chaque année. Pour en produire, chaque vigneron est donc amené à faire des compromis.

"Il suffit pas de vouloir faire du vin, il suffit d'acquérir avant tout le savoir (...) C'est simple, un vigneron qui choisit de faire du vin naturel passe trois fois plus de temps dans sa vigne que celui qui n'en fait pas (...) Déjà, toute la différence est là au départ (...) C'est des tas d'essais pour arriver à en faire" explique avec soin Jean-Marie Mouron.

En moyenne, le prix d'un bouteille de vin naturel oscille... entre 8€ et 15€.


A la rencontre des vins naturels à la Bastille ce week-end


"On vend de plus en plus de vins naturels à des gens qui ne les connaissent pas vis à vis des professionnels du vin qui ont envie d'en acheter (...) Bizarrement, c'est à Paris que le vin naturel prend de l'ampleur auprès des restaurateurs (...) J'ai de plus en plus de contact avec de grands restaurants sur Grenoble qui veulent faire des découvertes" souligne le nouveau caviste Grenoblois.

Dans un autre registre, le "Vin au Vert" se propose également de promouvoir des vins locaux, du Dauphiné, de l'Isère, "ceux qui sont les plus intéressants et les mieux fait possible" ajoute Jean-Marie Mouron.

Et pour sa 3ème édition, le salon des vins naturels de l'agglomération revient à Grenoble ce week-end.

Organisé par des amateurs, pour les amateurs, il regroupera plus de 20 viticulteurs de toute la France qui vous feront découvrir et partager leurs vins natures, leur philosophie. Pain, charcuterie, fromage, chocolat et macarons accompagneront vos dégustations.

Le salon se déroulera le week-end du 17 et 18 avril 2010 de 10h à 18-19h dans la salle voûtée en pierres de tailles du Fort de la Bastille, accessible directement en téléphérique (entrée seule : 5€ verre de dégustation offert / entrée + aller-retour en téléphérique : 8€ verre de dégustation offert / vente de vin sur place).

Il fait beau. C'est donc le moment d'en profiter.


Pour en savoir plus sur le salon : Le salon des vins natures à Grenoble et les vignerons présents - Liste de viticulteurs - Les autres salons et évènements

Pour en savoir plus sur le caviste Grenoblois : Le "Vin au Vert", également sur FaceBook.


22

09

2009

Nouvelles modalités pour la distribution des subventions accordées aux associations socioculturelles à Grenoble

grenoble subvention association Après plus d'un an de concertation avec les principaux acteurs socioculturels de la commune, la Ville de Grenoble vient de présenter ses nouvelles modalités de financement accordées aux associations socioculturelles pour les trois prochaines années (2010-2012).

Un reconventionnement qui s'inscrit désormais dans la nouvelle politique éducative de la ville, en l'occurence, dans le Projet Educatif Grenoblois (PEG) chargé de structurer toute l'action éducative avec ses différents partenariats (Education nationale, parents et associations concernées - lire mon précédent article sur le sujet).

Selon Paul Bron, Adjoint à l'Education de la Ville de Grenoble, cette nouvelle démarche d'aide, de financement et de subventionnement a pour objectif d'apporter plus d'équité dans la distribution des subventions. Une meilleure lisibilité sur les nouveaux modes de calcul et un meilleur équilibre "budgétaire" pour les associations concernées.


3 objectifs, 6 axes et un nouveau dispositif


"La ville a choisi de reconventionner avec les associations (...) Ce qui n'est pas forcement le cas de certaines communes en France (...) Ensuite, on a choisi que ce soit à budget constant et on ne va pas dans des réductions (...) On a le même budget qu'en 2009, soit 5,315 M€ par an qui est consacré à ce reconventionnement sur trois ans et il n'y aura pas de coupe (...) La nouveauté aussi, c'est qu'on va répartir cette enveloppe de façon différente à partir de nouveaux objectifs et critères de répartition fixés par la ville" explique Paul Bron avec une certaine précaution en conférence de presse.

Dans le domaine socioculturel, ces nouveaux objectifs tournent autour de 6 axes.

En ligne de mire : la prise en compte du public essentiellement adolescent.

"Une tranche d'âge qui fuit un peu les associations" selon Hélène Vincent, Adjointe à la Jeunesse. Une offre d'accueil pendant les temps périscolaires. Une volonté d'assurer la qualité des contenus éducatifs "et surtout avec quels intervenants elle doit se faire" ajoute la jeune Adjointe. Favoriser l'accessibilité permettant notamment d'améliorer la fréquentation. Développer les offres de séjour pendant les petites et grandes vacances. Enfin, développer la participation du public, des usagers et des parents au sein des associations socioculturelles "pour qu'elles soient mieux considérées de l'intérieur, pas municipalisées" ajoute Hélène Vincent.


Nouvelles modalités de financement, nouveau mode de calcul


"Jusqu'à présent, il y avait une subvention annuelle de fonctionnement qui avait une part de variable très importante constituée de nombreux dispositifs (...) Aujourd'hui, on veut clarifier ce mode de financement (...) On veut mutualiser les moyens qui ne doivent pas mettre en péril la qualité, ni l'accès pour se donner des marges de manoeuvre et de financement sur des choix, des priorités et pour être plus juste" souligne l'Adjointe à la jeunesse.

Pour élaborer ce nouveau système de conventionnement, la Ville de Grenoble a mené pendant 12 mois un travail commun avec les 21 principales associations concernées (MJC, Maison pour Tous, de l'Enfance et autres associations socioculturelles...) dans les domaines de l'extrascolaire, du periscolaire et des loisirs.

Le nouveau conventionnement s'appuyer sur une première subvention annuelle "fixe" ou "consolidée" pendant 3 ans qui tient compte de la structure, de l'envergure de l'association et de la qualité de ses activités.

Une seconde subvention sera liée à la "fréquentation" des associations (principalement basée sur le nombre "d'heures/enfants" rapporté à la CAF dans leurs activités).

La Ville souhaite garder des marges de manoeuvre.

Elle decide de réguler à la baisse de 5% le montant de toutes les subventions attribuées aux 21 structures... sur la subvention fixe. Ce qui lui permet d'obtenir une enveloppe "redistribuable" sur deux axes : l'évolution de la "fréquentation" des structures associatives et un "appel à projet thematique" géré conjointement par la ville et les associations.

"On a donc des associations qui se retrouvent à la baisse et d'autres à la hausse (...) Une redistribution qui nous paraît beaucoup plus égalitaire (...) Avant, le conventionnement se faisait essentiellement autour du projet des associations et du contenu qu'elles proposaient (...) La ville ne s'y reconnaissait pas forcement" explique Paul Bron.

Désormais, le système de conventionnement sera lié aux projets des associations élaborés en commun avec la municipalité.


Rapprochement et mutualisation


Des projets prenant en compte les besoins, critères et orientations de la ville. "Avec nous, beaucoup d'associations ont apprécié de retravailler sur leur projets associatifs et leurs actions (...) Quelque part, la relation de partenariat est plus claire (...) même si cela pouvait en apparence les contraindre" précise Hélène Vincent.

Et parmi ces nouveaux critères et indicateurs spécifiques à la fois quantitatifs et qualitatifs pris en compte dans le cadre d'une évaluation à terme des structures associatives, notons leur capacité d'appel sur des projets thématiques, l'accueil, la participation du public et des familles, l'ouverture horaire en fonction de certaines tranches d'ages et autres critères d'accessibilité.

Cette nouvelle politique de subventionnement des associations socioculturelles pour les trois prochaines années (2010-2012) devrait être enterinée lors du Conseil municipal de novembre ou décembre.

Reste à savoir quelles sont les associations qui bénéficieront d'une augmentation ou d'une diminution de subvention dans les mois à venir. Il leur reste quelques semaines pour paufiner et "retravailler" leur projet associatif. Pour des questions de fonctionnement et de communication politique, la ville de Grenoble se refuse pour le moment d'indiquer la moindre variation en terme d'allocation de subvention.

Objectifs affichés : mutualisation des structures, des coûts et/ou des moyens par des alliances, de nouvelles directions.

Affaire à suivre...


28

07

2009

Vercors, fête du Bleu 2009 à Saint-Nizier. Une dégustation de vins et de mets avec Marc Veyrat : vidéo

marc veyrat Pour ceux qui sont déjà revenus de vacances d'été ou qui sont sur le point de partir dans les prochains jours et qui apprécient largement la nature, le goût de l'authentique et des bonnes choses, il y avait un seul endroit où il fallait se rendre le week-end du 25 et 26 juillet 2009 dans la région.

A la fête du Bleu dans le Vercors.

La 9ème édition "Du pré à l'assiette" de la fête du Bleu du Vercors - Sassenage - à Saint-Nizier-du-Moucherotte, parrainée cette année par Marc Veyrat, autodidacte, premier grand chef cuisinier mondialement connu de l'histoire de la gastronomie à avoir obtenu la note de 20/20 (Gault-Millau) et 3 étoiles (guide Michelin) pour ses deux restaurants.


Découverte des produits du territoire et divertissement pour tous


Durant ces deux jours d'activités festives intenses (7h-23h), le Parc Naturel Régional du Vercors accueille la filière lait à travers son AOC fromagère, le Bleu du Vercors-Sassenage.

La fête du Bleu est une manifestation rurale éclectique fédérant un grand nombre de communes des plateaux du Vercors.

Au menu :

Découverte de la richesse du patrimoine et des activités économiques, sociales et environnementales de la région du Vercors. Promotion des saveurs locales, de la terre et des semences. Apprendre à bien planter ses légumes et les ramasser. Appréhender les métiers de l'agriculture "classiques" et "biologiques" en étudiant ses avantages et ses contraintes juridiques et économiques. S'initier à la cuisine du terroir au travers de nombreux ateliers. Apprendre à promouvoir ses recettes et produits naturels auprès de la clientèle. Apprécier de nouveaux modes de consommation et différencier les réseaux de producteurs. Boire du lait de vache à peine sorti de l'animal (bar à lait à volonté). Goûter à l'excellente "Bière du Vercors" (au caractère plus simple et plus doux que la "Mandrin", bière de Grenoble). Assister à un concours de races bovines, une démonstration de gavage de canards, une traite en public et une fabrication de fromage, confitures, fromages. Observer, nourrir ou caresser des chevaux, brebis, veaux, cailles, lapins et autres animaux de la ferme qui font le plaisir des grands et des petits...

La liste est trop longue.


Une vitrine naturelle au pied des sommets


La fête du Bleu est une manifestation surprenante par sa diversité.

Des concerts de musique gratuits qui se suivent pour le grand public. Des espaces de restauration et de dégustation. Des projections de documentaires sur les thèmes de la nature et de l'environnement. Un stand pédagogique pour rappeler comment optimiser le tri de ses déchets. Un véhicule cycle-auto (voir ma vidéo) circulant au cœur de la manifestation et du village de Saint-Nizier. De très nombreux ateliers le plus souvent gratuits pour les enfants (tyrolienne, mur d'escalade, espaces de découverte d'animaux ou de création de cerfs-volants, VTT, tour de poneys accompagnés...) sans oublier une halte-garderie pour permettre aux plus grands de s'aventurer sur le site... en toute décontraction.

Côté organisation, une myriade de partenaires officiels, de participants et d'associations venus étoffer cette 9ème édition de la "fête du Bleu" du Vercors-Sassenage.

Des dizaines de bénévoles, jeunes, agriculteurs, retraités du plateau. Des navettes gratuites permettaient aux visiteurs de monter par la route de Seyssins-Seyssinet à titre d'exemple. Des forces de l'Ordre présentes sur le bitume pour aiguiller les conducteurs vers deux énormes aires de stationnement dans les champs environnants.

Plus de 5000 m2 de chapiteaux et une grande "tente commerciale" sous laquelle le public venu nombreux (+ de 18000 personnes) ne peut quitter les lieux sans avoir au moins acheté quelques produits fermiers de qualité, du fromage, du Bleu, de la confiture de lait, du pain bio, des terrines...

Et comme d'habitude dans ce genre de manifestation et comice agricole, les "repères" de jeunes fermiers et d'exploitants agricoles agglutinés autour des stands improvisés de Pastis, Ricard et autres boissons alcoolisées étaient visibles... de loin et de tous.


Goût, saveur et dégustation avec Annie Crouzet et Marc Veyrat


Marc Veyrat fut le parrain de la 9ème édition "du pré à l'Assiette" de la fête du Bleu du Vercors - Sassenage.

Au côté d'un jeune restaurateur étoilé et en compagnie d'Annie Crouzet, ambassadrice du vin, Maître sommelier et 4ème nez mondial, le grand chef cuisinier a offert au public intéressé un moment particulier de dégustation "Accord, mets et vins" autour des produits du Vercors sous un chapiteau "Atelier cuisine".

Irrité par la malbouffe, Marc Veyrat élabore depuis quelques mois un nouveau concept et de nouvelles recettes avec une nouvelle équipe. Le chef se concentre sur un projet planétaire écologique et bio : les "Cozna Vera", épiceries Bio de grande qualité, Fast Food Bio pour certains ou... "comment manger sain pour pas cher avec des produits simples".

"Simplement, je pense que manger Bio aujourd'hui, il faut absolument le prendre en compte, c'est un acte de civisme (...) La sauvegarde de l'alimentaire et de la planète, ça passe passe par ce que l'on consomme (...) Si on consomme mieux, on injectera moins de saloperie dans la terre (...) Je vous en prie, s'il vous plaît, consommons dès que possible différemment (...) Quand on dit que l'alimentaire est cher, et bien je dis que l'alimentaire ce n'est pas cher (...) C'est une preuve d'amour, de partage" explique Marc Veyrat durant le temps de la dégustation.


Ma vidéo : ambiance très festive sur cycle-auto, aperçu générale de la manifestation, atelier enfants et extrait du discours improvisée de Marc Veyrat.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Après avoir goûté des vins sublimes servis frais par des experts et des mets d'une saveur exquise, inutile de dire que vous sortez de cet atelier pédagogique avec une envie irrésistible d'arrêter d'acheter un peu n'importe quoi pour garnir chaque jour une assiette.

Vivement la 10ème édition.


23

06

2009

Fête de la Musique 2009 à Grenoble : faites de la musique ou fête du bruit : vidéo

fete musique grenoble Chaque année depuis maintenant 28 ans le 21 juin, [1], tous les styles musicaux sont à l’honneur et s’expriment dans le cadre de la Fête de la Musique organisée dans toute la France et dans plus de 110 pays à travers le monde.

La fête de la Musique créée à l’initiative du Ministère de la Culture est devenue un évènement populaire incontournable et continue de gagner en popularité et exemplarité au fil des ans.

Il offre l’occasion aux musiciens amateurs de se produire assez facilement bénévolement et d’apporter ainsi leur contribution aux festivités. Sans oublier l’apport des professionnels venus "rééquilibrer" l’ensemble des prestations musicales de qualité proposées dans la rue ou au sein de certains établissements.


Déclaration, candidature… et liberté d’expression


Depuis quelques années, la Municipalité de Grenoble a mis en place un système permettant d’optimiser l’organisation de la programmation de groupes amateurs et semi-professionnels en partenariat étroit avec diverses associations locales.

En principe, pour pouvoir jouer, chaque formation musicale se produisant bénévolement est tenue de se déclarer dès fin mars début avril auprès de l’institution et/ou de candidater afin de pouvoir bénéficier d’un emplacement, d’un podium équipé de matériel son et lumière.

Il y a donc une forme de sélection. Mais la Municipalité ne contrôle pas tout.

Certains groupent s’installent là où le vent les mène, refusant de s’identifier au nom du principe de la liberté de mouvement et de l’expression libre sur l’espace public.

Même constatation au niveau des "marchands ambulants" et vendeurs de boissons, de sandwichs et merguez à la sauvette. Des emplacements autorisés, ciblés, leur permettent de vendre leurs produits à consommer sur place, parfois volontairement placés loin des scènes musicales habitulelles [2].

Près des podiums, à l’inverse, des vendeurs anonymes prennent position et ont compris qu’ils devaient se rapprocher des spectateurs pour leur proposer quelques choses à vendre. Placés discrètement sous un arbre, derrière un angle de rue ou près d’un passage escarpés, ces derniers mettent en place leur dispositif.

Et ca marche.

Sacs de "discounter" remplis de boissons en tous genres achetées la veille, ils sont là, prêts à vous proposer une canette tiède fraîche pour seulement... 2€. Il est coutume d’engranger quelques bénéfices le temps d’une soirée…

D’autres au contraire, le plus souvent des professionnels de la boisson, n’ont aucun scrupule à vous proposer un verre en plastique de 25cl de bière à la pression pour… 2.5 ou 3€.

Sur un plan légal, on se demande qui arnaque le plus l’autre... ou les autres dans l’histoire…


Étalement des prestations sur trois jours


A Grenoble, la fête de la Musique a été programmée sur trois jours.

En étalant la programmation intégrant plusieurs temps forts, les lieux de prestations, les emplacements et scènes musicales par thématique, la Ville de Grenoble en partenariat avec les associations locales a choisi à la fois d’étendre, d’ouvrir son territoire musicalet de le concentrer.

Vous êtes fan de musique Electro, de Rap ou de BreakBeat ? Il fallait vous rendre le samedi 20 juin à partir de 19h gratuitement au sommet de la Bastille. Avec vos enfants, vous souhaitiez vous initier à la pratique d’un instrument de musique ? Il fallait se déplacer le même jour l’après-midi dans l’une des deux bibliothèques référencées. Vous aimez le Hard Rock, le Glam, Heavy ou le BlackMetal [3] ? Il fallait se placer dimanche 21 juin de 18h30 à 20h30 devant le podium dédié pour ce genre musical situé place Docteur Martin.

Cette répartition des thématiques musicales par secteur obligent les Grenoblois à sélectionner un parcours et des lieux de prestations par catégorie répartis sur plusieurs demi-journées selon leurs affinités musicales.

Un bon moyen de faciliter l’organisation de la logistique et de la programmation, mais également... de contenir les foules et les accès.

Cette démarche programmée ne favorise pas la mixité des lieux, des thématiques et cultures musicales et les ambiances hétéroclites. Au lieu de favoriser le rassemblement panaché de personnes, elle les disperse, les obligeant instinctivement à choisir en amont entre telle ou telle musique en fonction des centres d'intérêts musicaux de chacun.

Il est loin le temps où chacun parcourait la ville en déambulant tranquillement, d'une rue à l'autre, quartier par quartier en toute décontraction, à la recherche de l’essentiel, de l'inconnue musicale, d’une formation étonnante ou surprenante par son jeu de scène inattendu.

Désormais, mise à part quelques exceptions au coin d’une ruelle ou d'une avenue, on choisit principalement son style, son type de groupe, son lieu après avoir eu connaissance de la programmation des festivités à partir d’un dépliant... très détaillé.

Rien de bien réjouissant... à part le fait de se réjouir d’avoir eu l'opportunité de sélectionner en amont un ensemble musical en fonction de ses gouts musicaux.

Au bout du compte, en volume, on découvre beaucoup moins d’artistes sur le bitume.


Faites de la musique ou fête du bruit


Après avoir parcouru une bonne partie de la ville de Grenoble ce dimanche 21 juin 2009, voici un petit aperçu de l'ambiance dans les rues du centre-ville.

Ma vidéo : ambiance générale dans les rues du centre-ville de Grenoble, séquences, mix+medley d'une quinzaine de groupes ou formations musicales :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Fête de la Musique,
faites de la musique
fête du bruit..?

A vous de juger.

Notes

[1] premier jour de l'été

[2] ex : rue Montorge

[3] musique apparemment très appréciée par Philippe de Longevialle, Adjoint à l’Urbanisme, rencontré sur place…


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