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2008

Le Millésime, festival oenologique et musical de Grenoble, 14ème édition : interview

festival le millesime grenoble Amateurs, curieux ou néophytes, vous aimez le vin et souhaitez prendre plaisir à le découvrir ou le déguster ?

Mélomanes, passionnés ou oenophiles, vous souhaitez parfaire votre connaissance en la matière et rencontrer des vignerons, professionnels du vin ou sommeliers ?

Le festival oenologique et musical "Le Millésime" est fait pour vous.

Depuis 1995, la Ville de Grenoble accueille au mois d'octobre un village vigneron sur la place Victor Hugo. Ouvert à tous, il propose une synergie culturelle entre oenologie, musique et marché aux vins.


Le festival Le Millésime, oenologie, musique et marché aux vins


Le festival Le Millésime revendique "une approche culturelle du vin, cherchant à allier convivialité, plaisir et connaissance, un appel aux sens et à l'intelligence de chacun" en proposant une "découverte ludique de l'oenologie" dans un cadre urbain et musical.

Pour sa 14ème édition, Le Millésime fait le choix de mettre l'accent musical sur les compositeurs Jean-Sébastien Bach , Olivier Messiaen et les vins de Corse.

Durant 10 jours, chaque promeneur est invité à déambuler dans la ville pour y goûter les nectars de l'île de Beauté chez un restaurateurs. Chacun peut prend plaisir à écouter des concerts lors de soirées dédiées dans des lieux branchés de Grenoble, à rencontrer des professionnels, à s'initier à la dégustation dans le cadre d'ateliers commentés par des sommeliers renommés. Ou tout simplement écouter les conseils de vigneron et se procurer du vin Corse, de Blaye, Bordeaux, Bourgogne et d'autres régions... sans oublier de goûter de nombreux produits du terroir.

Le festival Le Millésime bat son plein. Près de 15000 curieux sont attendus à partir du 16 octobre 2008 et plus particulièrement du 23 au 26 octobre place Victor Hugo.

Cette année 2008 est toute particulière pour l'équipe du festival et la Ville de Grenoble puisque qu'elle s'est vue décerner à l'unanimité le prix René Renou, pour son approche culturelle et pédagogique du vin. Un prix crée par l'Association nationale des Elu du Vin (ANEV) et la Fédération Internationale des Journalistes et Ecrivains du Vin (FIJEV).


Ambiance et délectation


Contrairement à d'autres festivals où le vin est considéré comme un produit de vente ordinaire, où la plupart des professionnels se contentent indirectement de promouvoir leur domaine viticole et leurs bouteilles, Le Millésime s'affranchit de ces règles, compose et conjugue la culture, le plaisir en se mettant à l'écoute du plus grand nombre.

Sur le stand du festival, les amoureux du vin ont la possibilité d'obtenir un verre gravé leur permettant de déguster de nombreux vins en journée. Le temps de la découverte, les parents ont la possibilité de laisser leurs enfants peindre des bouteilles, déguster du vin quelques délices ou se maquiller un moment le week-end. Le Millésime se dote d'un espace multimédia qui permet à chacun de tester ses connaissances et de jouer entre amis.

Tout est fait pour que chacun prenne à son rythme la mesure du festival, tout en douceur, sans heurt ni sollicitation commerciale inconvenue.


Interview du Directeur du festival Le Millésime


Pour en savoir plus, j'ai souhaité me rendre sur Le Millésime.

Très occupé par la bonne tenue du festival et le déploiement de bouteilles de vins sur les stands, j'ai réussi à interviewer sur place, Alain Gatheron, Directeur du festival Le Millésime.

Interview vidéo, suivi d'une courte séquence musicale (assis sur un banc, un verre de vin à la main, le son d'une pianiste devant soi, prenant le pas sur le bruit de la ville... que demander de plus..? ).


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus




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07

2008

Morcheeba à Grenoble : une invitation au voyage

morcheeba grenoble En raison de la pluie qui est tombée toute la journée ce jeudi 3 juillet 2008, je ne sais pas si comme moi, vous avez hésité à venir écouter les groupes "Lightspeed Champion" et "Morcheeba" à Grenoble.

En milieu d'après-midi, les principaux organisateurs, notamment la ville de Grenoble et Cabaret Frappé ont du se décider à maintenir ou non les têtes d'affiche.

Par magie, il s'est arrêté de pleuvoir des cordes environ 1h avant le début du double concert gratuit et en plein air, à l'Anneau de vitesse de Grenoble.

Bien que Lightspeed Champion et Morcheeba ne reflètent pas véritablement mes goûts musicaux initiaux [1], je ne regrette absolument pas le déplacement... et les Grenoblois qui m'entouraient à 8 mètres de la scène, non plus.


Lightspeed Champion, une adhésion mitigée du public


Annoncé pour 20h30, le premier groupe Lightspeed Champion n'a pas laissé une trace indélébile sur le parvis de l'Anneau de vitesse. Le mélange musical du groupe américain, entre culture pop, folk, acoustique et rock n'a pas franchement retenu l'attention du public à partir de 21h.

Peu de spectateurs étaient attentifs à la musique produite par cette première partie de soirée. Une adhésion mitigée au rock effréné de Devonte Hynes, le leader "dandy" de Lightspeed Champion qui à mon sens, n'a pas suffisamment su capter l'attention du public et encourager les Grenoblois à le suivre.

Petit à petit, la ferveur commence à monter dans une foule compacte et dense. 30 000 personnes étaient attendues, en provenance également de Lyon, Saint-Etienne, Marseille... et d'autres horizons.

Les fans s'étaient déplacés pour écouter le groupe international et britannique des frères Godfrey : Morcheeba.


Morcheeba, une invitation au voyage


Après la prestation de Ligntspeed Champion et un changement de décor et de matériels, Morcheeba entre en scène à 22h25.

Durant 1h30 environ, le groupe initiateur d'un courant musical à part entière, emmène les Grenoblois dans un voyage musical, mélangeant trip pop, downtempo, rhythm and blues et pop rock.

Face à la scène, le son est magique, de bonne qualité (certainespersonnes m'ont signalé que le son n'était pas très bon en arrière). Autour de moi, les spectateurs se fixent, bougent leur corps et leur tête en fermant les yeux. Le voyage initiatique peut commencer.

Il ne suffit pas de connaître les tubes planétaires du groupe pour apprécier sa musique : il suffit simplement d'écouter et d'apprécier l'extraordinaire patchwork musical et d'admirer la technicité envoûtante des arrangements de ses membres.

Une chanteuse éclectique et entraînante, captant l'attention, s'adressant à la foule dans notre langue. Un guitariste perfectionniste, attentif aux réglages de ses pétales d'effets enivrants. Un bassiste chanteur concentré à la voix clair et limpide. Un DJ mixant des textures instrumentales d'ambiance. Un pianiste saxophoniste soutenant le rythme endiablé des compositions et un batteur rythmant l'interface musicale de Morcheeba.


En vidéo, un petit extrait du concert de Morcheeba à Grenoble :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Une bonne partie des dernières compositions du groupe fut jouée sur scène. Le dernier album de Morcheeba "Dive Deep" est une merveille : les arrangements et le son de l'album reste fidèle sur scène. Le public Grenoblois est touché par la fusion des styles : il écoute sans débordement. Il est vrai que la musique de Morcheeba n'est pas faite pour exciter physiquement la foule mais plutôt pour oublier ses soucis au quotidien.

Les fines gouttes de pluie n'ont pas entaché la venue de Lightspeed Champion et de Morcheeba à Grenoble. Le public était là, du jeune père de famille tenant sa fille sur ses épaules aux couples de seniors venus prendre du bon temps en passant par les fans du groupe ou les simples curieux comme moi, musicalement parlant.

Le Chef du service Communication de la ville de Grenoble m'avait confié il y a quelques temps sa grande satisfaction d'offrir aux Grenoblois le groupe internationale reconnu en tête d'affiche. Cette première date inaugurant la 10ème édition du Festival Cabaret Frappé est pour ma part, une réussite.

Du 21 au 31 juillet 2008, les Grenoblois auront l'occasion d'apprécier de nouveaux univers musicaux, d'autres groupes sur scène à Grenoble, des lectures intimistes et originales à la Roseraie, des jeux sous les arbres du Jardin de Ville, du cinéma en plein air... ...sans oublier un élément qui pour ma part a son importance : la possibilité de faire garder ses enfants sur place le soir, pendant que les parents savourent la programmation éclectique du festival.

Notes

[1] Morcheeba, quoique..


23

06

2008

Fête de la musique 2008 à Grenoble : les bonnes et mauvaises notes

fete musique grenoble Le 21 juin, la Fête de la musique bat son plein dans les rues de Grenoble et ses alentours. Groupes, chanteurs et musiciens accompagnent en musique le jour le plus long de l'année.

Comme d'habitude, j'ai décidé de m'y rendre. Cette fois-ci, entre 17h30 et 00h30. J'ai choisi d'élargir le périmètre de mes déplacements en me rendant sur plusieurs scènes où se produisaient différents "artistes" répartis au parc Paul Mistral, à la Bastille, dans les différentes artères du centre-ville etc.

Ci-dessous, 15 minutes de vidéo.

Plus d'une vingtaine de scènes et d'ambiances musicales filmées, allant de groupes marginaux au son inaudible, en passant par une Chorale, une très jeune guitariste Rock, du Gospel, du Rap, de la Techno, de la Pop française, de la musique des îles, du Reggae, un groupe fan de Jésus Christ, une formation très kitch, de la mousse ou des baignades citadines dans les bassins, un Grenoblois bourré,... et le meilleur pour la fin : une bonne reprise de "Antisocial" par un groupe de Heavy Métal sur un podium (côté décibel, mon Nokia N95 8Go a pris un coup...)


Les bonnes notes de l'édition 2008 de la Fête de la musique


Selon mes humbles observations, la Fête de la musique fut essentiellement marquée cette année par l'absence de vendeurs de frites, saucisses, kebab et autres "commerçants" déambulant en tous genres sur la voie publique. L'année 2008 ne sera pas marquée par les odeurs nauséabondes et pernicieuses des années précédentes. Une très bonne chose.

Les différents trams (notamment sur les lignes A et B) ont pu librement circuler à leur guise puisque certaines scènes ont été écartées des principales voies d'accès. Cette année, moins de scènes, plus de scènes réparties à Grenoble et ses alentours

A première vue, moins de dégradations "gratuites" ont été relevées en centre-ville. Moins de personnes fortement imbibées ou alcoolisées. Plus de forces de l'ordre visiblement groupées, circulant à pied sur quelques points sensibles (les parcs, les ruelles menant à d'autres places...) et en vélo..

Un petit fascicule noir distribué par la Ville de Grenoble, très bien fait, permettait de repérer avec clarté les différentes scènes musicales à Grenoble.


Les mauvaises notes de l'édition 2008 de la Fête de la musique


Selon mes humbles observations, l'édition 2008 de la Fête de la musique à Grenoble n'a pas rassemblé autant de monde que les années précédentes.

En cause, le beau temps ayant permis à certains de quitter la ville durant le week-end, le suivi des matchs de foot de l'Euro à domicile ou chez des amis, le ras le bol récurrent de nombreux Grenoblois qui considèrent cette fête comme un tas de bruit et le moment propice pour se lâcher en pleine rue. Bien entendu, je ne compte plus le nombre de fois où j'ai pu entendre autour de moi "Non, ce soir, j'y vais pas (...) De toute façon, la Fête de la musique, c'est devenu vraiment n'importe quoi (...) Chacun doit jouer à sa place et tout le monde joue mal (...) C'est nul, ça rime plus à rien (...) Dans les années 80, c'était tellement mieux...". Et j'en passe.

Plus les années passent et plus l'encadrement des artistes habilités à se produire est strict et draconien. Certains regrettent cet état de fait et soulignent par ailleurs le manque d'occasions pour se produire librement dans un lieu de son choix. Sans compter les patrons de bar qui profitent souvent de l'occasion pour ne pas s'obliger à rémunérer des groupes pour attirer la clientèle. Un simple prise de courant fournie faisant l'affaire...

Chose étonnante, cette gestion des espaces d'expression n'empêche pas la surexposition et la juxtaposition des sons ou styles musicaux. Pour preuve, face au Musée de Grenoble : une scène Rap avec une forte amplification et à quelques mètres de là, une chorale de Gospel accollée à un mur juste en face. Difficile d'apprécier une quarantaine de chanteurs à voix face à quatre rappeurs amplifiés de l'autre côté de la rue.

Pour finir, il semblait flotter une forme de résignation dans les rues de Grenoble  : mines joyeuses mais sans plus d'extase sur les visages, de nombreuses personnes assises en terrasse de bar "subissant" la musique.

Les scènes musicales les plus animées furent celles ayant produit le plus de "rythme" soutenu ou d'émotion artistique : scène Electro-Techno au parc Paul Mistral (nombreux jeunes et quadras en transe devant les amplis), scène Heavy Métal square Docteur Martin (excitation face au podium des tremplins de l'Isère), scène Gospel (ensemble vocal près du Musée de Grenoble) ou scène déambulante d'instrument et tambours (similaire à la compagnie bien connue du département La Batook).

Le reste...


En vidéo, un "medley" regroupant plus d'une vingtaine de groupes et scènes musicales, tous styles confondus et pour tous les goûts :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


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06

2008

Théâtre municipal de Grenoble : une foire d'empoigne pour prendre des billets pour la saison 2008 / 2009

theatre grenoble Chaque année, le Théâtre municipal de Grenoble tente de proposer au public une programmation culturelle et artistique alléchante.

Largement impliqué dans les enjeux politiques de la campagne des municipales 2008 durant laquelle, de nombreuses formations politiques se sont appuyées pour évoquer son devenir, ses difficultés, ses inquiétudes ou son particularisme "éloigné" vis à vis de la MC2 , le Théâtre municipal de Grenoble propose cette année de nombreux spectacles de qualité.

D'années en années, le programme culturel, théâtral et artistique s'étoffe. La présence de personnalités reconnues attirent bon nombre de Grenoblois au théâtre. Une bonne chose.


Un programme particulièrement alléchant au Théâtre de Grenoble


Le programme est fourni. La saison 2008 / 2009 s'avère particulièrement juteuse.

Concerts de Véronique Sanson, Jean-Philippe Bruttmann, Michel Fugain, Pep's, Yoanna, one man/woman show d'Anne Roumanoff, François-Xavier Demaison, représentations théâtrales en compagnie de Philippe Torreton, Eddy Mitchell, Evelyne Bouix, Vanessa Demouy, Thierry Lhermitte, Sylvie Testud, Bruno Solo, en passant par la comédie musicale "Fame" ou des chorégraphies de danse artistique.

Face aux perspectives annoncées, chacun peut être tenté de prendre des billets pour assister aux spectacles.

Mi mai 2008, je reçois par courrier le livret de présentation des spectacles proposés par le Théâtre municipal de Grenoble inaugurant la saison 2008 / 2009. En accompagnement, ce dernier stipule que l'ouverture de la billetterie au grand public est fixée le mardi 3 juin 2008. Elle est ouverte jusqu'au 28 juin 2008.

Désireux d'obtenir des places, je me rends au théâtre municipal. Notons au passage que les tarifs des représentations ne sont pas toujours à la portée du plus grand nombre. Le prix des places "plein tarif" varie de 10 à 50 euros avec un prix moyen se situant autour de 35 euros la place.


Restriction mis en place dès l'ouverture pour le grand public


Mardi 3 juin 2008. Dès les premières heures de la matinée, plus d'une centaine de personnes sont venues expressément faire la queue devant le Théâtre municipal de Grenoble pour obtenir des places. Profil des acheteurs potentiels : des retraités ou personnes âgées entre 50 et 70 ans ! Peu de jeunes ou actifs.

Mais voilà, la billetterie du théâtre avait prévu une stratégie pour le moins...très particulière : restreindre la possibilité d'obtenir des billets au guichet délivrés aux 70 premières personnes arrivées sur place le premier jour.

Dans un premier temps, chacune d'elles obtient un "numéro". Dans un second temps, munies du fameux sésame, celles-ci sont habilitées à consulter en aparté de la file d'attente sur un tableau d'affichage l'heure à laquelle elles pourront seulement dans un troisième temps revenir au théâtre pour pouvoir enfin... acheter leurs places officiellement qu'à partir de13h jusqu'à 18h le même jour (exemple : le numéro 34 doit se représenter au théâtre à 15h45).

Une procédure qui va engendrer une certaine cacophonie, quelques problèmes et générer une véritable foire d'empoigne entre les individus.


Procédure alambiquée, cacophonie et foire d'empoigne


Pour obtenir un "ticket", les premiers prétendants sont arrivés sur place tôt le matin. A 10h30, la queue continue progressivement de s'allonger. Plus d'une centaine de personnes attendent sur place. Certaines se relayent, apportent des chaises pour patienter et s'installent, vont prendre un café sur la place du Tribunal ou chercher une revue, puis reviennent dans la queue. [1] Vers 11h15, un membre du personnel du théâtre s'adresse à la foule et annonce qu'il va délivrer aux premières personnes présentes dans la file les 70 premiers numéros.

Il profite de cette occasion pour rappeler à la foule qu'il est également possible de commander ses billets par téléphone (saturé, très compliqué et difficile de joindre la billetterie, probablement le manque de moyen ou de personnel au niveau du standard), par courrier (plus de 300 demandes sont en cours de traitement par ordre d'arrivée), par Internet (la vente en ligne n'étant possible ce jour, qu'à partir de 13h). Dans ces conditions, il devient évident qu'il est malheureusement nécessaire... de se rendre su place.

Dans la matinée, un "cordon de séparation" est mis en place, afin de créer un groupe séparant les premières personnes habilitées à obtenir un numéro. Au sein de la longue file d'attente, certaines ont souhaité s'échauffer, tricher et contourner l'obstacle en voulant rejoindre le premier groupe. Des gens n'ont pas hésité à enlever le cordon pour passer avant de le remettre. Petit à petit, les personnes commencent à parler, à rouspéter, à s'énerver en s'offusquant du comportement des individus. Les premières insultes se font entendre de part et d'autres et au sein de la file d'attente (mieux vaut ne pas les citer, vous savez, toutes celles qui commencent généralement par un C avec variantes féminines...).


Une organisation déconcertante, peu banale


Durant une bonne partie de la matinée, de nombreuses personnes ont souhaité pourtant rester dans la queue afin d'obtenir éventuellement un numéro supplémentaire au cas où le personnel du théâtre municipal de Grenoble viendrait à changer de procédure sur le vif en fonction de l'ambiance et du comportement de la foule. Rien à faire.

J'étais la 75ème personne...

Dans la queue, une des personnes me fait part de son sentiment et m'explique "C'est au moins la troisième année que ça se passe de cette façon dès le premier jour (...) C'est le parcours du combattant, il faut en vouloir pour mériter d'avoir ses billets".

Totalement désabusé par la situation, l'ambiance houleuse, le style d'organisation déplorable globalement mis en place par le Théâtre municipal de Grenoble, je décide sans espoir de quitter les lieux sur les coups de 11h30.

De retour sur mon lieu de travail, je constate... que le site web du théâtre municipal de Grenoble [2] permet déjà de prendre et d'acheter des billets alors qu'un membre du personnel signalait précédemment qu'il n'était pas possible de le faire avant 13h. Immédiatement, je sors ma CB et passe commande par Internet : je ne reçois qu'un accusé de réception bancaire par email [3].

De quoi rester de marbre sur l'instant, tout en se demandant qui se fout de qui dans cette histoire [4].

Au moment où de nombreux spécialistes de la culture nous expliquent qu'il est souvent difficile d'amener les gens au théâtre, notamment en raison du prix, de son image ou caractère parfois "élitiste" réservé à un public averti, il est regrettable de constater un tel imbroglio. La méthode mise en place pour obtenir des billets sur place est à revoir. Gros problèmes de communication et d'organisation de la part du Théâtre municipal de Grenoble auprès du public Grenoblois.

Ce qui ne va pas arranger sa situation dans les méandres des discours politiques confondus des uns et des autres...

Notes

[1] photo : situation de camping en plein air

[2] aucune info pratique en ligne : cliquez ici pour en obtenir

[3] aucun accusé de réception ou facturette détaillant ma prise de commande

[4] trop fort : à l'heure où j'écris ce billet, l'achat en ligne n'est plus possible pour le moment


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04

2008

Cinéma Le Méliès à la Caserne de Bonne à Grenoble : le CNC refuse d'accorder son aide au financement du projet

melies bonne grenoble Jeudi 10 avril 2008, j'étais invité à une conférence de presse sur le projet de développement du cinéma associatif "Le Méliès".

Arrivé sur place, alors que je m'attendais à assister à une conférence de presse classique en présence des intervenants et des médias, je suis surpris par un dispositif invitant le public venu nombreux à entrer sur réservation dans la grande salle du petit théâtre de la MC2.

Le cinéma le Méliés est situé rue de Strasbourg à Grenoble. Sa capacité d'accueil est actuellement de 96 fauteuils répartis dans une seule salle de projection peu confortable.


Etat des lieux du cinéma à Grenoble


A Grenoble, les principaux "acteurs" cinématographiques de la ville sont [1] :

Europalace (Pathé, Gaumont, le Club - 66% des salles - 76% des fauteuils - 83% des entrées)
Adira (Nef, 6 Rex - 31% des salles - 22% des fauteuils - 14% des entrées)
le Méliès (associatif - 2% des salles - 1% des fauteuils - 2% des entrées).


Le modèle économique du cinéma Le Méliès en péril ?


Depuis 2004, pour des raisons essentiellement liées à son modèle économique actuel et à l'étroitesse des lieux, le Méliès souhaite s'agrandir et déménager sur la Caserne de Bonne au centre de Grenoble afin d'accueillir ses fidèles spectateurs dans de meilleures conditions d'ici à deux ans.

Le cinéma le Méliès voit grand : 524 fauteuils répartis dans 3 nouvelles salles munies de grands écrans (soit un nombre de places multiplié par 5.5 !).

Son directeur évoque la nécessité de s'agrandir et de déménager pour assurer l'avenir du cinéma.


Quelques grincements de dents à Grenoble


Depuis son lancement et la présentation du dossier, ce projet d'extension a été approuvé par la Commission Départementale d’Equipement Cinématographique. Autour de moi, de nombreuses personnes m'ont fait part de leur regret de ne pas voir tangiblement avancer ce dossier jusqu'à se demander si la Ville de Grenoble elle-même était encore en mesure de le porter et le soutenir avec ferveur et efficacité. A présent, il apparaît clairement que le projet d'extension est pleinement suivi par de nombreux élus de la Ville de Grenoble.

Pour que le projet puisse voir le jour, le dossier déposé par le Méliès prévoit une aide au financement de l'incontournable Centre National de la Cinématographie (CNC) en passant par sa Commission d'aide sélective à la création et à la modernisation des salles.


Le CNC refuse d'accorder son aide financière


Il y a quelques semaines, le CNC a transmis une notification qui fait état d'un "avis défavorable" sur le projet décidant de "ne pas accorder le bénéfice de cette aide". Une aide indispensable permettant le développement du Méliès qui avoisine tout de même... la somme de 400 000 euros.

Bruno Thivillier, directeur du cinéma le Méliès est amer : "Ça fait bientôt 5 ans qu'on travaille sur ce projet (...) On ne vit vraiment pas une époque formidable (...) Il y a comme un désintérêt, comme un espèce de mépris pour la singularité et l'audace qui peuvent exister dans les grandes villes (...) Aujourd'hui, les multiplexes y règnent en maître, ils ont un pouvoir d'empêcher tout autre initiative (...) On ne cherche pas à construire un multiplexe mais un lieu nouveau avec une identité, un espace bar, convivial et de formation pour les publics jeunes (...) On résonne en terme de complémentarité de proposition cinématographique sur la ville tout en gardant notre ligne éditoriale actuelle".

Par leur notification, les membres de la Commission du CNC estiment d'une part que le projet serait trop onéreux. D'autre part, elle tend à considérer qu'il existe suffisamment d'équipement Art et Essai à Grenoble [2].


Solutions des partenaires


Pour le département, Chritine Crifo, Conseillère générale du Canton 5 souligne "Pour aider le Méliès (...) André Vallini s'est engagé à aller au delà de ce que nous donnons actuellement au titre des aides aux équipements culturels". Pour le moment, l'engagement n'est pas précisé.

Jérôme Safar, 1er Adjoint de la Ville de Grenoble et ancien Adjoint à la culture explique qu'actuellement, l'aide régionale est adossée à l'avis favorable du CNC et que d'ici peu, la région sera prête à accompagner des projets culturels tels que celui du Méliès par des subventions après examens des dossiers. En d'autre terme, le CNC est contourné sur son flan.

Irrité par l'attitude du CNC, le 1er Adjoint explique "le vrai problème de ce dossier est qu'aujourd'hui, on essaye de faire en sorte que les élus locaux se sentent coupables de donner des subventions à des projets culturels et éducatifs aujourd'hui pour le cinéma, demain, pour d'autres actions culturelles (...) Je ne cache pas ma vraie colère devant une décision du CNC incompréhensible".

Jérome Safar ajoute "L'Etat choisi unilatéralement de se désengager, de ne pas venir (...) Nous avons été bien patient dans cette affaire (...) Nous n'avons développé aucun discours anti multiplexe (...) Aujourd'hui, il n'y a plus de parole du CNC mais celle du groupe des 13 [3] (...) Notre projet autour du Méliès est certes ambitieux mais il reste mesuré".

Pierre Kermen, ancien Adjoint écologiste à la Ville de Grenoble retorque que le projet a pris beaucoup de retard et qu'il peut encore être remis en cause expliquant que tous les élus n'ont pas tous défendu et porté le projet durant le dernier mandat. L'intervenant ajoute "Quand la ville et le CG38 ont décidé de faire MINATEC, en quelques semaines la décision a été prise (...) Pourquoi les choses ne vont pas si vite (...) Trop souvent, les sirènes des grands groupes sonnent aussi dans quelques oreilles de nos Adjoints de la ville de Grenoble."


Imbroglio politique ou pressions des grands groupes ?


Il va de soit que l'étendue du dossier et son suivi fut l'un des principaux sujets d'ordre culturel évoqués au cœur même des discussions durant les dernières élections municipales de 2008 à Grenoble.

D'un coté, les porteurs du projet ont du mal à comprendre la décision défavorable de la Commission du CNC au moment même où le directeur du Méliès évoque des pressions éventuelles des grands groupes de cinéma jusqu'à remette en cause l'existence même de la Commission nationale.

De l'autre, les porteurs tentent politiquement de se positionner en victime face au désengagement de l'Etat sur le dossier en expliquant modestement que le projet reste toutefois raisonnable et audacieux et que les critères et ratios pris en compte par le CNC sont dépassés ou obsolètes.

Ce projet n'est-il tout simplement pas trop ambitieux ?

N'ayant pas l'habitude de fréquenter le Club et le Méliès pour des raisons liées à la programmation des films et leur qualité très aléatoire, je préfère comme beaucoup de Grenoblois, me rendre au Pathé Chavant pour des raisons pratiques et de commodités.

Après réflexion, si l'agrandissement du Méliès s'accompagne d'un choix de films plus conséquent avec une régularité dans les horaires de projection, nul doute que l'étendue de sa future programmation attirera davantage mon regard sur l'offre "Art et Essai" et m'invitera à prendre place dans ce futur établissement.

Notes

[1] chiffres donnés par le directeur du Méliès

[2] Cinéma le Club, 5 salles - le Méliès, 1 salle, soit 6 salles Art et Essai à Grenoble

[3] rapport de la profession ayant pour objectif de "mieux comprendre les difficultés d’un certain cinéma en France..."


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04

2008

Lancement d'un nouveau Killer Urbain (Urban Killer) à Grenoble : 500 euros de récompense pour le gagnant

urban killer urbain Fort de son succès lors de sa première édition en 2007, inspiré des "killers" traditionnels ou "jeux des assassins, le Killer Urbain refait surface et s'étend en 2008 au sein de l'agglomération Grenobloise (lire le billet de l'édition 2007).

Dans quelques jours, près de 250 Grenoblois vont pouvoir s'affronter en temps réel à coup de jets, armés de pistolets à eau et à n'importe quel moment de la journée.

Cette année, au delà de l'indéniable prestige d'avoir survécu à une meute de tueurs, le dernier joueur en lice recevra 500€ de récompense et un lot surprise qu'il pourra montrer sans rougir. De nombreux lots sont également prévus pour les autres participants.


Le killer Urbain, jeu intrusif grandeur nature


Amateurs de sensations fortes, préparez-vous à connaître tour à tour, l’ivresse de la traque et les frissons du danger. Car si certains lieux et situations sont hors jeu pour des raisons de sécurité, le Killer Urbain ou UrbanKiller est une chasse à l'homme bon enfant dans laquelle les joueurs devront asperger "modérément" leur victime pour remplir leur contrat.

Le jeu dure 2 à 3 semaines non-stop et vous pouvez être éliminé à tout moment à quelques exceptions près, en dehors de votre lieu de travail ou chez vous.

Une fois inscrit, chaque joueur reçoit le règlement précis du jeu. Mais ce n'est que dans la soirée du dimanche 18 mai 2008, dans un lieu encore tenu secret, que les joueurs prendront connaissance de leur première cible. Ils auront une semaine et pas un jour de plus sous peine d'élimination pour l'asperger. S'ils arrivent à leurs fins, ils récupèreront le "contrat" de leur victime et repartiront en chasse immédiatement. Mais ils ne doivent pas oublier qu'ils sont à la fois chasseur et proie, tout peut donc s'arrêter pour chacun, à chaque instant.

Le "contrat" comporte la photo de la victime, son nom et coordonnées, l'adresse de son domicile et de son lieu de travail. Il vous faudra des trésors d'ingéniosité pour l'approcher et lui tendre une embuscade.


Pour jouer, pour s'inscrire et participer à l'évènement...


Les inscriptions sont ouvertes à présent sur le site www.urbankillers.org, actuellement en cours de lifting sur la toile pour l'occasion. Le nombre de place est limité.

L'inscription est de 30€ dont 5€ d'adhésion à l'association organisatrice et soumise à 2 conditions ; être majeur et résider dans la zone d'admissibilité afin d'éviter un trop grand dispersement des participants.

L'organisation offre aussi un mode de jeu en équipe (60€ pour 4 joueurs max), qui permettra aux joueurs de s'entraider pour piéger leur victime. En contrepartie, l'élimination du chef d'équipe entraînera la disqualification de l'équipe au complet.

L'évènement est organisé par l'association Imagine!, association créée en 2001ayant pour vocation la réalisation de courts métrages et la création d'évènements ludiques.


Pan... pan, t'es mort ?


Importé des États-Unis, après avoir rencontré un franc succès dans la capitale, le concept de "Killer Urbain" (Urban Killer) permet à tout le monde de vivre une aventure sur le terrain dans le respect des règles du jeu.

Il s'agit avant tout de pouvoir s'amuser, de faire la connaissance et de rencontrer des habitants de l'agglomération en cherchant joyeusement à s'entretuer avec plaisir "pour de faux" tout en gardant sur soi un "contrat" et des armes factices.

A une époque où la post-génération des enfants nés après 68 ont besoin de retrouver un brin de leur jeunesse en réapprivoisant l'usage des jeux vidéos d'antan, la mode "vintage", le disco ou les émissions de télévision d'époque, le Killer Urbain est une manière différente de s'amuser en extérieur tout en retrouvant l'usage de concepts ou jouets qui ont régulièrement fait partie de notre enfance.

L'enfant n'est-il pas le père de l'homme ?


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04

2008

Inquiétude de l'Association des Enfants du Tamil Nadu concernant la disparition de panneaux d'exposition "Les enfants de Gandhi"

tamil nadu gandhi Le 27 mars 2008, j'étais invité à l'inauguration de l'exposition "Les enfants de Gandhi" à l'initiative de l'association "Enfants du Tamil Nadu", en présence notamment de Michel Destot, Député Maire de Grenoble et d'Alain Pilaud, Adjoint à l'animation et du secteur 2.

Depuis le 18 mars dernier, les Grenoblois ont l'opportunité de découvrir en ville des photographies de visages de la jeunesse indienne soixante ans après la disparition du Mahatma Gandhi . Ces paysages et portraits honorent ainsi le "père de la Nation" indienne.

31 panneaux géants sont exposés à la lumière du jour entre les grilles de la Place de Gordes et celle du Jardin de Ville jusqu'au 28 avril 2008. Chacun est associé à une citation célèbre de Gandhi. Chacun représente l'un des enfants de l'orphelinat de Madurai résident dans une maison louée par l'association dont l'une des principales missions est de protéger ces orphelins. Ces derniers sont encadrés sur place par un personnel compétent leur procurant de l'affection tout en veillant à leur alimentation et leur éducation.

En vidéo, un joueur de Sitar devant un public venu nombreux inaugurer l'exposition devant la Maison de l'International, parvis des droits de l'homme.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Une première disparition de quatre panneaux photo d'exposition


Mais voilà, dans la nuit du 26 au 27, à la veille de l'inauguration de l'exposition, quatre panneaux photo ont disparu.

Ce jour là, évoquant le succès de l'opération en centre-ville et la disparition des photographies, Martine Amram, trésorière de l'association me confiait "Je ne comprends pas ce qui s'est passé (...) J'ose espérer qu'il s'agit d'une plaisanterie passagère ou bien peut-être que nous sommes simplement victimes de notre succès (...) Je ne devrais peut -être pas m'en faire mais c'est quand même un peu fort, la veille de l'inauguration en plus (...) Je souhaite simplement qu'ils nous reviennent et je me chargerai sans soucis de les raccrocher sans poser de problèmes".

Sur le moment, pour relativiser ce geste par une boutade passagère, j'indiquais à la trésorière en plaisantant qu'il s'agissait probablement d'un amateur éclairé, amoureux de la photographie qui a choisi de subtiliser sur un coup de tête quelques panneaux pour les accrocher dans son beau salon dans un bel appartement du quartier des Antiquaires (sic).

L'affaire ne faisait que commencer.


Une seconde disparition de panneaux photo d'exposition


Dans la nuit du 6 et 7 avril dernier, un cinquième panneau a été subtilisé [1].

Jointe par téléphone en début de semaine, Martine Amram me confiait d'un air offusqué "Franchement, ça ne me fait plus rigoler du tout, ça suffit (...) Maintenant, je parle de vol ni plus ni moins (...) En plus, l'un des panneaux a été tagué, je trouve cela inadmissible sur le plan artistique (...) Pour moi, c'est comme si on prenait un peu la vie d'un des enfants dont nous nous occupons (...) J'ai aussi prévenu l'équipe de Michel Destot qu'il fallait chercher en commun à renforcer ou sécuriser l'accrochage de panneaux pour d'autres manifestations de ce genre à l'avenir (...) C'est malheureux à dire mais s'il faut en arriver là...".

Une fois de plus, il est regrettable de constater un tel comportement. Il est vrai que l'événementiel ou l'exposition nouvelle ou temporaire d'un "mobilier urbain" attire systématique l'attention sur la voie publique.

Certains s'en approchent et prennent plaisir à observer, imaginer, contempler une nouveauté. A contrario, certains estiment que ce type de manifestation, même temporaire, les dérange au motif que la voie publique n'appartient pas à une entité mais à tout le monde. En tentant de subtiliser un objet, d'autres prennent plaisir à savourer leur exploit et leur capacité à pouvoir le faire.

Nous vivons une drôle d'époque.

Notes

[1] En médaillon sur ma photo, les 5 panneaux subtilisés


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03

2008

Bienvenue chez les Ch'tis : 4 mn 50 s pour remplir la salle 1 du Pathé Chavant

bienvenue_chtis Il y a quelques jours, sur les conseils avisés d'un voisin, poussé par le fantastique bouche à oreille entretenu, je décide d'aller voir le film "Bienvenue chez les Ch'tis" en milieu de deuxième semaine de sortie nationale au cinéma Pathé Grenoble Chavant.

Persuadé qu'il y aurait plus de monde en première partie de soirée à la séance de 20h, je m'organise pour m'y rendre un demi-heure avant le début de celle de la fin de l'après-midi.

Arrivé au multiplexe Chavant sur les coups de 17h20, je reste bouche bée en voyant une foule compacte faisant la queue entre l'extérieur et les caisses du cinéma afin d'obtenir une place. Fort du succès inattendu de ce film qui, a lui seul, occupe près de 64% du marché des entrées en cette fin de période hivernale, le multiplexe avait choisi de programmer "Bienvenue chez les Ch'tis" à une heure d'intervalle dans ses deux plus grandes salles.


Moins de cinq minutes pour remplir la grande salle du cinéma


Jamais je n'ai vu autant de monde se regrouper durant près de 40mn dans le couloir d'un cinéma, en train d'attendre patiemment l'ouverture des portes de la salle 1.

Jamais je n'ai vu une séance se remplir aussi vite. Jamais je n'ai vu autant de personnes discuter entre elles à voix haute et sans retenue dès l'entrée dans la salle.

Les gens venaient en groupe, accompagnés d'ami(e)s, de leurs enfants. La joie et la détente se lisaient sur les visages avant même le début de la projection. Dès leur entrée, avec entrain, les personnes descendaient et remontaient les rangées et allées dans le but de trouver rapidement un siège.

Comme la vidéo le montre, il a fallu à peine 4mn 50s pour remplir la grande salle du cinéma :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Comment expliquer un tel engouement pour ce film


"Bienvenue chez les Ch'tis" est un film à part, qui repose sur un mécanisme de scénario et de comédie déjà vu dans le passé mais qui à mon sens, est relativement unique dans les anales du cinéma Français.

En comparaison, des films comme "La grande vadrouille" réussissent toujours à nous faire rire en insistant sur une opposition systématique entre des personnages radicalement différents qui ont chacun la particularité d'être soit méchant, avare, agressif, moqueur d'un côté... et généreux, naïf, stupide, doux ou sensible de l'autre.

"Bienvenue chez les Ch'tis" à la particularité et l'originalité de reposer sur un scénario qui déroge au principe de cette opposition contrastée des personnages. Dans ce film, le scénario est marqué par la grande tendresse, la générosité, l'hospitalité avérée et l'affection des personnages. Chacun est différent, chacun est à sa place, chacun est au même niveau, ce qui confère au film une parfaite régularité dans la progression du scénario ou le jeu des acteurs.

Avec brio, ce film réussi là où d'autres ont échoué. Loin du formatage habituel des gestuels destinées à nous faire rire, on perçoit aisément la double implication et sincérité des acteurs et celle de leur personnage. Le coeur du scénario repose sur une utilisation intelligente de la langue et des traditions, loin de l'exploitation pompeuse des clichés traditionnels marquant chacune des régions Françaises. La particularité de l'accent régional du nord de la France devient l'égale de celui du sud.


Une image contrastée de la France et des Français


"Bienvenue chez les Ch'tis" renvoie une image contrastée de la France.

Derrière le phénoménal succès de ce film à petit budget qui totalise actuellement près de 13 millions d'entrées en trois semaines sur les 18 millions attendues se cache une réflexion qui nous amène à observer la France d'un autre œil.

Une France qui finalement, correspond aux attentes des Français, à la recherche de l'honnêteté, du respect, du partage, de l'amitié et des valeurs perdues au moment où l'on nous annonce dans les sondages que leur moral n'a jamais été aussi bas depuis des décennies...

Une France qui souhaite préserver ses marques, qui se complait dans ses coutumes, qui s'attache à ses habitudes au quotidien tout en entretenant ses particularités...

Une France d'en bas détachée de celle d'en haut et des sphères de sa capitale...

Une France partiellement repliée sur elle-même, qui se réfugie dans ses traditions, qui se plaît à travailler sur le modèle de ses clichés habituels dans le domaine des services publics...

En parallèle, on peut tout de même s'interroger sur la capacité des Français à s'inscrire dans l'engrenage des réformes voulues et engagées par les gouvernements successifs quelque soit leur couleur politique et leur capacité à accepter les changements dont le pays a besoin pour tenter de maintenir son équilibre et préserver son dynamisme.


04

02

2008

Grenoble n'attire pas les concerts de musique moderne d'artistes internationaux

concert grenoble Fin 2007, j'ai commencé à porter un regard sur l'ensemble des programmations musicales proposées par la ville de Grenoble et certaines communes avoisinantes.

Comme de nombreux Grenoblois, j'envisage d'assister en 2008 à certains concerts, de planifier quelques dates et de réserver quelques billets pour le plaisir.

Comme beaucoup de Grenoblois de ma génération, j'aime de temps en temps me rendre à un concert de musique classique ou de jazz pour la qualité musicale, le rythme, la justesse et la technicité artistique de ces ensembles musicaux. J'ai néanmoins tendance à privilégier la musique moderne de nombreux artistes de Variétés, Rock, Pop, Electro, Heavy... notamment les artistes internationaux.

En ce début d'année 2008, de nombreuses salles de concerts Grenobloises ont partiellement bouclé ou déjà finalisé leur programmation musicale pour la saison à venir. En observant le calendrier des concerts de musiques actuelles ou modernes qui nous est actuellement proposé pour 2008 dans la région Grenobloise, on ne peut qu'être surpris par la programmation.


La programmation d'artistes de chanson française largement privilégiée...


Si vous aimez particulièrement la chanson française ou francophone, vous devriez être ravi de constater que le nombre de concerts à venir de musiciens ou d'artistes se produisant ou chantant en Français... est largement conséquent.

Parmi les concerts d'artistes de musique moderne dans la chanson française, nous avons le choix à titre d'exemple : Chantal Goya (Le Summum, le 5 avril), Christophe Willem (Le Summum, 9 avril) [1], Christophe Maé (Le Summum, 18 mars), Sanseverino (MC2, 20 mars), Cali (Le Summum, 20 mars) [2], Yannick Noah (Palais des Sports, 14 mars), Jean-Louis Aubert (Grand Angle Voiron, 25 février), Calogéro (Palais de Sports, 23 mai), Lorie (Palais des Sports, 3 décembre), Dionysos (Le Summum, 21 mai), Mc Solaar (Grand Angle Voiron, 4 avril), Bernard Lavillier (Le Summum, 22 mai)...

Je m'arrête là. Parce que c'est presque tout pour toute l'année 2008.

Le passage des musiciens ou artistes de la scène française sont plus que privilégiés dans la région.


L'absence remarquée de concerts d'artistes internationaux


Si au contraire, vous n'aimez pas particulièrement la chanson française ou francophone mais des artistes de variétés Pop, Rock, Heavy Metal, Rap, Dance, Electro, Techno, Reggae, Musique du monde... vous serez certainement contraint de vous faire une raison. Mieux vaut rester chez vous ou décider de faire des dizaines et des dizaines de kilomètres, en voiture ou en train, pour vous rendre au concert d'un artiste reconnu sur le plan international.

Quand j'avais 18, 20... 25 ou 30 ans, je prenais un billet pour aller écouter de grands artistes mondialement reconnus de passage à Grenoble ou à proximité : The Police, Santana, The Cure, The Simple Minds, The Pink Floyd, Billy Idol, Joe Satriani, Van Halen, MSG, Phil Collins,.. etc.

L'an dernier, Deep Purple était passé au Palais des Sports de Grenoble et le concert prévu de James Brown a naturellement du être annulé en raison de son décès.

Malheureusement depuis quelques années, je constate qu'il n'y a pratiquement plus d'artistes internationaux de musique moderne qui passent à Grenoble et ce, quelque soit la salle de concert. Il suffit de visiter les sites web des principales salles de concert précédemment citées de la région pour s'en rendre compte.

Par ailleurs, on peut se demander s'il ne manque pas un grand "zénith" à Grenoble, comme il en existe à Paris, Montpellier, Nantes, Rouen, Lille... En attendant, une nouvelle salle "électro" pouvant accueillir environ mille personnes doit tenter de "réamplifier" la scène Grenobloise. A titre d'exemple, nombreuses sont les principales salles de concert qui n'accueillent plus depuis quelques années de grands groupes internationaux de Hard Rock ou Heavy Metal à Grenoble. Nombreux également sont les Grenoblois qui sont obligés de descendre à Marseille ou monter à Lyon pour découvrir sur scène des artistes Pop, Rock,... internationaux.

En ce début d'année, force est de constater que la programmation des concerts prévus en 2008 à Grenoble est loin d'être éclectique.

Notes

[1] ouhais, super... arff

[2] 2 artistes le même jour, il faudra choisir...


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