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2010

GEG - Gaz Electricité de Grenoble pense à notre belle sérénité

geg grenoble En début de semaine dernière, j'ai reçu dans ma boîte aux lettres postale [1] un courrier en bonne et due forme de la société d'économie mixte locale GEG - Gaz Electricité de Grenoble.

En principe, lorsque la relation entre le client particulier et cette entité est saine et que l'on reçoit chez soi une correspondance du distributeur et fournisseur de gaz et d'électricité de Grenoble, on se dit à priori qu'il s'agit tout bonnement en ce début d'année d'une facture annuelle ou d'un échéancier prévisionnel de mensualisation.

GEG est une société qui se définie comme "une entreprise originale dans le paysage électrique français" [2]. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le courrier reçu est tout aussi original que son émetteur.

Il ne s'agissait pas d'une facture ou d'un courrier de voeux de l'entreprise "verte" à ses fidèles clients pour la nouvelle année mais bel et bien d'une publicité commerciale pour le moins... surprenante.


"Sérénité Electrique" : l'assurance tranquillité de GEG


Une panne de courant arrive toujours au dernier moment... c'est bien connu.

La SEM au capital de 24,7M€ a "tout prévu pour simplifier la vie" des consommateurs comme elle tend à le souligner.

Voici le détail de la lettre d'une nouvelle campagne de prospection GEG auprès de sa clientèle particulier.

"Chère cliente, Cher client (...) Votre installation intérieure disjoncte toujours au mauvais moment ? (...) Pour savoir qui appeler en cas de panne électrique - défaillance de votre installation électrique intérieure - dans votre logement, GEG a créé pour vous le service Sérénité Electrique (...) C'est votre assurance tranquillité".

"Votre technicien se déplace chez vous dans l'heure qui suit votre appel, assure la mise en sécurité de votre installation et le rétablissement du courant dans votre logement (...) Grâce à votre abonnement, tous les déplacements sont gratuits ! (...) Profitez d'un numéro de téléphone dédié pour joindre votre technicien 24h/24 et 7j/7".

"Pour 2€ par mois : un seul appel et votre technicien s'occupe de tout (...) Profitez de 3 mois d'abonnement gratuit (...) Contactez-nous au 04.76.84.20.00 ou renvoyez le coupon ci-joint".

Sur la brochure qui accompagne le courrier publicitaire, il est mentionné que l'abonnement inclut également un prédiagnostic de votre installation par téléphone et l'intervention d'un technicien à votre domicile à n'importe qu'elle heure du jour et de la nuit y compris les jours fériés (selon des conditions générales disponibles comme par enchantement... sur simple demande) [3].

Quant au coupon réponse et d'abonnement, il est naturellement affranchi en mode T - lettre prioritaire -.


Votre disjoncteur... disjoncte t-il souvent ?


A partir du moment où le contrat d'abonnement électrique est initialement calibré pour permettre à l'ensemble des appareils domestiques électriques d'un foyer de fonctionner (ex : Domestique - Simple Tarif - 6Kva), pour quelles raisons une installation électrique intérieure serait-elle amenée à disjoncter régulièrement ou "disjoncterait-elle toujours au dernier moment" ?

Si l'on observe le tableau de bord de la qualité de fourniture de l'électricité du GRD (Gestionnaire de Réseau de Distribution : exploitation, entretien et développement des réseaux dans le "respect de la qualité et la sécurité"), on s'aperçoit que le temps de coupure annuel moyen par client hors incidents ne cesse de baisser chaque année. En 2008, il n'était que de 14mn/an en moyenne par client, soit environ 70sec/mois. Autant dire que la possibilité d'une coupure électrique volontaire est infime au domicile d'un particulier.

De plus, lors d'une éventuelle interruption électrique chez soi, il est souvent difficile de savoir sur l'instant s'il s'agit d'une coupure volontaire momentanée de l'opérateur ou d'un problème électrique isolé chez soi. De quoi s'interroger sur l'opportunité d'appeler ou non GEG en priorité dans l'un des cas précités.

En prenant un abonnement "Sérénité Electrique", nul doute que le client aura généralement le réflexe de considérer que l'entreprise qui compte environ 100 000 abonnés sera responsable de la moindre coupure ou du moindre dysfonctionnement en interne. "Je paye 2€/mois donc vous devez intervenir...".


Agir pour une mise en sécurité intérieure ?


Dans le coupon réponse, il est précisé "qu'à tout moment, un technicien GEG intervient à mon domicile sur simple appel de ma part, pour le rétablissement et la mise en sécurité de mon installation électrique intérieure".

Ce qui, sans aucune mention particulière détaillée, sous-entend que le technicien non seulement est chargé de rétablir l'électricité une fois sur place mais se doit également de sécuriser l'installation électrique à l'intérieur du domicile. Cette dernière mission laisse planer le doute sur la mission d'intervention du 6ème distributeur français d'électricité.

Doit-on comprendre que GEG, par l'intermédiaire de son technicien sur site, se doit de prendre entièrement à sa charge les frais de travaux éventuels, de pose, d'installation et/ou de remplacement d'équipements défectueux ou non conforme dans le cadre d'une mise en sécurité nécessaire d'une installation intérieure ?

A première vue, le coupon laisse supposer cette possibilité. Sans davantage d'explication complémentaire annotée, l'énoncé de l'offre reste équivoque.

"L'intervention de notre technicien s'arrête en amont du disjoncteur (...) Normalement, on ne va pas plus loin" m'expliquait un sympathique et jeune conseiller clientèle GEG joint par téléphone au numéro indiqué dans le courrier. Une réponse qui a le mérite de remettre les compteurs à zéro, c'est le cas de le dire...

La publicité de GEG serait-elle volontairement peu explicite et trompeuse, suffisamment ambigüe pour allécher le chaland ?


Votre téléphone est-il alimenté sur secteur ?


L'abonnement prévoit d'appeler un technicien GEG pour qu'il puisse intervenir rapidement. Autrefois, les téléphones fixes n'étaient pas branchés sur secteur. De nos jours, la très grande majorité des foyers disposent d'un téléphone fixe... fonctionnant sur le secteur 220v.

Comment peut-on appeler un technicien pour rétablir l'électricité via une ligne fixe (04.76...) alors que le téléphone fixe ne peut fonctionner en raison d'une coupure de courant ?

"Là, c'est vrai, il y a comme un problème (..) Vous avez trouvé je dirais...une faille (...) Disons que l'abonné à notre offre Sérénité Electrique doit se débrouiller pour nous appeler pour une intervention" me répond le conseiller qui reconnait un léger couac procédural dans les rouages de ce dispositif client-fournisseur.

Le cas échéant, il est toutefois possible d'utiliser un mobile pour contacter un technicien. Force et de constater par exemple que bon nombre de personnes âgées n'en disposent pas et sont attachées de longue date à leur téléphone fixe. Si l'on pousse le vice un peu plus loin, pour fonctionner, un mobile doit être alimenté... ou chargé via un adaptateur secteur. Dans la pratique, au moment d'un dysfonctionnement, appeler un numéro d'appel d'urgence dédié pour entrer en contact avec un technicien n'est peut être pas aussi simple que laisse le présager le contenu de l'offre.


Maintenant, si votre disjoncteur "disjoncte toujours au dernier moment", il est peut-être souhaitable de réviser votre contrat initial d'abonnement électrique avec GEG ou d'envisager une bonne fois pour toute l'intervention d'un tiers à votre domicile plutôt que de s'abonner à une offre aussi peu alléchante, à la limite de l'artifice ou de l'enfumage.

Notes

[1] entre le courrier classique, le courriel, l'office box... il est dorénavant utile de préciser

[2] sur son web

[3] Alors on se dit qu'en cas d'intervention, l'abonné ne payera pas des heures d'astreintes..."


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2009

Marché de Noël de Grenoble : un petit tour et puis s'en vont...

marche de noel grenoble Du 2 au 24 décembre 2009, le centre-ville de Grenoble accueille la 15ème édition du traditionnel Marché de Noël organisé par Grenoble Tourisme et Congrès (Office du Tourisme). Tous les jours de la semaine, de 10h à 20h et jusqu'à 22h les samedis 12 et 19 décembre, les curieux peuvent déambuler librement et gratuitement sur différentes zones d'exposition.

Place Victor Hugo, de nombreux exposants sous toile ou maison en bois présentent des produits aux visiteurs en accord avec la tradition et l'esprit des fêtes de fin d'année selon les organisateurs. Place Grenette, une vingtaine d'artisans et commerçants disposent de chalets en bois. Square Docteur Martin, le 4ème Marché de Noël du commerce équitable "Un baobab au village" organisé par le Collectif Grenoble Equitable propose un espace de sensibilisation et de vente de produits dédiés.

Artisanat, prêt-à-porter, gastronomie, restauration, déco intérieure et extérieure pour la maison, collectifs, associations caritatives et humanitaires diverses et variées ou entreprise/club privé [1] ...

tous, sont venus achalander ou attirer une certaine clientèle avec plus ou moins de réussite et de succès au coeur de ce village féérique et "commercial" de Noël.


Un programme d'animations assez alléchant


Durant trois semaines, Grenoble Tourisme et Congrès et ses nombreux partenaires proposent une multitude d'animations pour le plus grand plaisir des passants.

Atelier maquillage, expressions, livres "mécaniques", spectacles de clown, approches des lutins et rencontre avec le Père Noël pour les enfants [2]. Concerts de musique, chorales, spectacles, parades et déambulations, feux d'artifices, atelier du goût pour les plus grands.

Un assemblage éclectique ambitieux et plaisant qui va de pair avec le village et les fêtes de Noël.


Un Marché de Noël à Grenoble beaucoup trop dense


En comptant les commerçants "annexes" qui profitent du dispositif pour s'y coller, notamment ceux qui n'ont pu louer ou obtenir un chalet et ceux qui déambulent avec quelques produits d'appel à vendre, c'est près de 120-130 exposants qui sont installés et répartis sur les différents espaces.

En 2008, les organisateurs choisissaient d'accueillir environ 66 exposants sur la place Victor Hugo. Pour l'année 2009, si on se réfère à la brochure officielle du Marché de Noël, 72 emplacements ont été installés sur la même surface.

L'ajout de chalets supplémentaires densifie la zone, réduit l'espace de circulation et engendre d'autres effets pernicieux. Du coup, d'années en années, les organisateurs cherchent manifestement à fluidifier la circulation sur le Marché de Noël principalement sur la place Victor Hugo.

Bien qu'ils aient choisi progressivement d'ouvrir de nouvelles entrées aux quatre coins du square, force et de constater que le schéma de circulation des personnes est toujours aussi hasardeux, peu agréable et aisé.

En période de forte affluence (principalement le jeudi, vendredi, samedi et dimanche), les visiteurs ont vraiment du mal à circuler entre des allées de plus en plus étroites. En marchant, des personnes sont bousculées ou empiètent le pas à d'autres. Des poussettes ont des difficultés pour passer entre les câbles tendus, bordures des bassins, bornes, poubelles et autres mobiliers positionnés entre les artères. Des acheteurs ou clients potentiels ont manifestement du mal à parlementer ou tenir une conversation aisée avec les artisans commerçants devant certains chalets. Ajoutons le fait que beaucoup de visiteurs préfèrent emprunter les mêmes allées sur tapis rouge au lieu de marcher sur un sol humide, parfois boueux, avec des flaques d'eau. Ce qui naturellement, restreint d'autant plus les possibilités de circulation sur le site.

Une fois entrés, la majorité des visiteurs s'empressent de finir leur petit tour au Marché de Noël et ressortent assez rapidement sans poursuivre leur visite, sans volonté de s'attarder plus longuement.

Place Victor Hugo, ils sont nombreux à ressortir les mains vides, en particulier sans achat concluant. Ce n'est pas le cas de ceux qui viennent expressément chercher un semblant de réconfort auprès des ateliers ou comptoirs gastronomiques.


Gastronomie et restauration prennent l'avantage sur l'artisanat


Comme je le soulignais plus haut à demi-mot, des familles entières viennent passablement faire un tour au Marché de Noël (parce que c'est bien de dire aussi à son entourage qu'on y est allé au moins une fois...), observent les prix des produits, n'achètent absolument rien et au moment de sortir, se doivent quand même d'offrir à leurs enfants un ballon gonflable "Père Noël", une gaufre ou un tour de manège pour se donner bonne conscience... d'être venu consommer un peu sur place.

Les visiteurs sont de plus en plus nombreux à venir déguster uniquement des spécialités régionales, goûter des escargots préparés, du miel, des fromages ou tout simplement boire un excellent vin chaud entre ami(e)s [3]. L'essentiel des rencontres chaleureuses s'effectuent autour des plaisirs de la table, des produits gastronomiques à découvrir sur place... bien loin des produits manufacturés ou artisanaux fait main.

En définitive, ce sont les petites intentions gastronomiques des comptoirs et des restaurateurs qui font venir les visiteurs. Les associations, club, entreprises, décorateurs et artisans qui ont visiblement du mal à présenter ou vendre leurs produits se doivent de les remercier.


Achats faciles et prix hallucinants


Des exposants ont manifestement du mal à prendre en compte la dimension psychologique d'un prix visant à maximiser les ventes et les bénéfices de leurs produits. Certains affichent des prix hallucinants sur des produits qui ne correspondent pas à celui jugé acceptable par une tranche de la clientèle. surtout en période de crise.

Un petit chat sculpté en bois, de toute petite taille (genre d'objet artisanal à mettre sur sa cheminée) : 36€.
Un simple stylo bille plastique estampillé GF38 (via le catalogue produits du club au chalet) : 5€.
Un assortiment de 4 tasses (plutôt rudimentaire, couleur unie) : 48€...

A contrario, ce sont les petites intentions et les produits affichant un prix raisonnable qui l'emportent.

Une belle écharpe de saison, "made in France", à la mode (les acheteurs se pressent devant le chalet de la commerçante place Grenette) : seulement 5€.
Un tour de manège, une barba papa, un excellent verre de vin chaud ou une bonne crêpe "régionale" (les gens font souvent la queue pour en obtenir un ou une) : 2€ à 3,5€.
Un petit assortiment de variété de thés exotiques (genre petit ballotin à offrir) : 9€.

Les visiteurs ne sont pas dupes. Un petit tour et puis s'en vont...


Même s'il n'a pas la grandeur et la notoriété d'autres grandes villes en France dans lesquelles l'esprit de Noël est parfois plus audacieux et moins mercantile, le Marché de Noël de Grenoble reste très attractif et séduisant auprès de la population avec une programmation d'animations particulièrement éclectique.

Plus vendeurs, les comptoirs et restaurateurs ont le vent en poupe. Malgré tout, le marché de Noël ne doit pas non plus devenir un "marché gastronomique".

A Grenoble, ce sont les emplacements, l'organisation et la circulation des flux qu'il faut repenser.

La place Victor Hugo n'est pas extensible. En ajoutant davantage d'exposants et/ou de chalets en bois, les organisateurs cherchent visiblement à "récupérer du locatif" ou à "dépasser leur marge de location" auprès des exposants sur un espace de plus en plus confiné d'années en années. Paradoxalement, tant bien que mal, ils tentent de fluidifier la circulation les jours de forte affluence.

La place Felix Poulat par exemple, pourrait accueillir un grand et magnifique sapin de Noël en décembre autour duquel quelques chalets pourraient prendre place. Le jardin de Ville également...

Notes

[1] exemple : GF38, GEG...

[2] mes enfants se souviennent chaque année du Marché de Noël grâce aux peluches à taille humaine

[3] je recommande le vin chaud du chalet n°51, tartiflette de la "Montagnette"


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01

2008

Grenoble n'attire pas les enseignes de marques de luxe et de prestige

luxe grenoble Entre Noël et le jour de l'An, je me suis fais accoster en ville, juste en sortant de la Fnac, par un couple d'allemand d'une soixantaine d'années très certainement en vacances d'hiver dans notre région, tout a fait charmant, à l'allure svelte et bronzée.

Habillée d'un beau manteau de fourrure pour Madame, d'une belle parka de marque pour Monsieur, nous entamons une petite discussion en Anglais. Avec le sourire d'une première rencontre, ce dernier me demande "...Ja ... please, where can i find ... a ... Gucci store... you know ?... here... Grenoble". N'ayant pas immédiatement saisi la prononciation de la marque de luxe sur le moment, je lui signale qu'à ma connaissance, il n'en existe pas dans les alentours et lui propose alors de se rendre aux Galeries Lafayette un peu plus loin. L'homme me répond "Nein (...) no... not good !" en grimaçant. Légèrement embarrassé, le couple me remercie avec le sourire, et passe son chemin.

Au fond, cet épisode est assez intéressant et instructif en la matière. En cette période de fin d'année, cette recherche d'une boutique de luxe ne m'a pas étonné.


Marque de luxe, marque de prestige


A mon sens, une marque de luxe se définie comme la marque d'une création dont la genèse fait référence à l'art ou l'artisanat, au sur-mesure. Souvent difficile d'accès, réservée à une clientèle bien déterminée, une marque de luxe tend vers la notion d'unicité. Loin des grandes multinationales et d'une production destinée au grand public, il semble que la marque de luxe soit destinée à être distribuée en petite quantité pour en augmenter la rareté. En d'autre terme, un produit de marque de luxe peut apparaître inutile, confidentiel ou très personnel.

Contrairement au luxe, la marque de prestige est destinée au plus grand nombre. Son territoire de conception et de production compte beaucoup pour celui qui la revendique. La marque de prestige est plus importante que le produit en lui-même. Celui qui la porte ou l'obtient s'identifie à elle, tout en cherchant à véhiculer un code social permettant d'affirmer vis à vis d'autrui son appartenance à un groupe ou à une entité. Au final, du fait qu'il soit souvent produit en grande quantité, un objet de marque de prestige nous apparaît très utile, peu confidentiel et peu personnel.


Grenoble n'attire pas les enseignes de marques de luxe et de prestige


Nous savons que différents styles d'enseignes et de magasins se côtoient à Grenoble, notamment en centre-ville. Mais quand on observe à la loupe l'éventail des choix de produits en vente proposés par les commerçants, on s'aperçoit très vite que Grenoble, à l'instar d'autres grandes villes de province, dispose de très peu d'enseignes de marques de luxe... ou de prestige.

Pourtant, la Capitale des Alpes, 12ème agglomération de France et son aire urbain de 553 000 habitants, au carrefour de l'Italie , de la Suisse , 2ème agglomération en Rhône-Alpes est censée être bien placée et positionnée pour répondre... aux besoins de ce genre de clientèle. Sans compter l'attirance de Grenoble pour ses nombreux pôles d'innovations et technologiques, son bien-être et son style de vie qui permettent d'attirer chaque année de hauts cadres ou d'ingénieurs, révélant parfois une clientèle huppée qui cherche à parâitre et à se distinguer du grand public...

Force est de constater que les commerçants installés à Grenoblois proposent des produits de marques de luxe ou de prestige dans de nombreux points de vente mais que le nombre d'enseignes ou de boutiques estampillées d'une seule marque est ridicule, voire... rédhibitoire.

Boutique "Hugo Boss" (prestige - 5 place Victor Hugo), "Chevignon" (prestige - 1, rue de Bonne), "Lacoste" [1] (luxe - 2 place Léon Martin)... Quick Silver (prestige - 2 rue millet), Cinna, Roche-Bobois, Aigle... ...mais encore ?

ll suffit de demander aux Grenoblois s'ils arrivent facilement à identifier sur le vif d'autres enseignes à part entière sur Grenoble (des "stores", et non des points de vente ou distributeurs) dont la marque est mondialement connue... A l'évidence, l'identification n'est pas si aisée en ville.

Boutiques "Store"... Nike, Addidas, Nokia Care, Dior, Kenzo, Louis Vuitton, Tag Heuer, Mugler, Sisley, Rabanne, Mont Blanc, Tissot, Audemars, YSL, Mazet, Bretz, Bose, Dupond, Chanel, Gaultier, Valentino, Killy, ...

...absentes, pour la plupart, de Grenoble.


Chercher des réponses


Alors pourquoi Grenoble, - ou la ville de Grenoble - n'attire pas ces "stores" ?

Grenoble ne serait-elle pas tout simplement mal desservie en la matière, coincée entre Lyon, Montpellier, Nice, Cannes ou Annecy ? Serait-elle victime de sa proximité avec ces communes ? Et pourtant, toutes ces villes on une ou plusieurs rues accueillant principalement des boutiques de luxe et de prestige et il suffit parfois qu'une ou deux s'installent pour que d'autres s'y collent après quelques années.

Loin de penser à l'étroitesse du centre-ville, Grenoble ne dispose d'aucun "quartier chic commerçant" regroupant des boutiques de luxe et/ou de prestige. Sur une autre grille de lecture, des villes comme Romans (38) ont su donner un crédit supplémentaire ou complémentaire à leur territoire en choisissant d'accueillir il y a quelques années le concept "Marques Avenue". On peut aller jusqu'à se demander si Grenoble "dispose" des bonnes CSP [2] prêtes à dépenser leur argent dans ces boutiques.

Dans un autre registre, plus aucun Grenoblois ne monte à Lyon pour acheter ses meubles chez Ikea et la présence manifeste et accrue de boutiques de luxe et de prestige à Grenoble confèrerait à la ville une image supplémentaire qui irait de paire avec son dynamisme économique, au moment ou celle-ci est soucieuse de jouer depuis des années et avec justesse, la carte de la mixité sociale, du commerce, des activités et de l'habitat.

Il faut un peu de tout, pour faire un monde...

Notes

[1] photo : lacoste.com

[2] catégories sociaux professionnelles


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12

2007

Marché de Noël et illuminations de fin d'année à Grenoble

Au moment où beaucoup de Grenoblois considèrent en cette période préélectorale que la ville de Grenoble ne met pas assez en valeur et en lumière son patrimoine, ses monuments, son coeur de ville et se demandent parfois "s'il existe un ingénieur lumière pour la ville de Grenoble ?" (lire le billet), force est de constater que Noël est une période propice pour tenter d'améliorer ce contexte et de corriger le tir.

Depuis le 1er décembre 2007, le centre-ville de Grenoble vit au rythme des illuminations de fêtes de fin d'année et du marché de noël. Un moment privilégié pour tous les Grenoblois mais aussi la mairie, Grenoble Tourisme et Congrès (Office du tourisme) et ses partenaires pour mettre en valeur le coeur de Grenoble.


Illuminations de fin d'année à Grenoble


En 2006, je déplorais le manque de simplicité de la ville de Grenoble et la volonté de véhiculer une symbolique culturelle et artistique complexe et décalée en matière d'illumination et de jeux de lumière. Il y a un an, on pouvait lire dans "Les nouvelles de Grenoble" cette justification partiellement incompréhensible : "A l'aval cascades englacées de la passerelle, des glaçons accrochés aux branches des arbres de la place de la Cymaise, le quai scintille de myriades de gouttelettes d'azur, de menu reflets évanescents de mouvants courant sur la nuit de l'Isère...".

En matière de teintes, de gaieté et de couleurs vives, la ville jouait la carte de la discrétion et de l'intimité [1].

En 2007, la ville de Grenoble s'illumine en choisissant un éclairage plus émoussé, reposant sur des couleurs simples à identifier, beaucoup plus vives et multicolores, dont la simplicité des teintes témoignent d'une meilleure convivialité. Cette année, de nouveaux éclairages font leur apparition sur certaines places et carrefours de Grenoble, notamment de nouvelles décorations sur des arbres. De plus, la ville apporte son soutien à des associations de commerçants afin d'embellir et d'accentuer l'éclairage de certaines rues piétonnes.

Globalement, il semblerait que des efforts soient entrepris en matière développement durable en envisageant de diminuer la consommation électrique de certains éclairages sur différentes zones : en 2005, 470 000 kw/h étaient dépensés pour environ 300 heures d'illumination. Pour 2007, la ville prévoie de consommer 250 000 Kw/h et de dépasser le cap des 300 heures notamment par un changement d'équipements et d'ampoules moins gourmandes [2] en dépense d'énergie.

Fin avril 2007, je relevais dans un précédent billet la présence d'ampoules électriques accrochées à un cordon, trempées par le jaillissement d'eau récurrent de la fontaine de la place Grenette. Elles furent enlevées cinq jours plus tard.

Souhaitons que la ville de Grenoble fasse un effort cette année pour enlever les équipements d'illumination temporairement accrochés qui n'ont plus besoin de s'y trouver après les festivités. Finalement, il s'agit aussi d'un critère de développement durable.


Le marché de Noël à Grenoble


marche de noel Grenoble Au cours du mois de décembre, je me suis promené plusieurs fois au marché de Noël de la place Victor Hugo et Grenette.

Le décallage est flagrant. D'un côté, la place Grenette n'expose que des chalets en bois traditionnels tenus par des commerçants qui peinent à vendre et promouvoir leurs produits artisanaux : une place très peu animée, essentiellement commerciale, en marge d'un manège enchanté. De l'autre, la place Victor Hugo, beaucoup plus attrayante et animée, qui fait la joie des promeneurs de tous âges.

Cette année, les choses ont évolué place Victor Hugo. Les vilaines oeuvres présentées l'an passé par l'école ARIES font place à un charmant village occupé certains jours de la semaine par le Père Noël [3] qui ne vous prend pas quelques euros pour permettre à vos enfants d'être photographié à ses côtés . Les lutins ont fait place à d'autres personnages sympathiques déambulants pour la plus grande joie des enfants. Comme chaque année, la sono du podium est toujours aussi mal réglée. Le vin chaud et les chocolats sont toujours aussi délicieux chez des commerçants qui ont beaucoup plus le sourire que ceux de la place Grenette.

Hier, j'en ai profité pour discuter avec l'un des sympathiques responsables de Grenoble Tourisme et Congrès, chargé de la logistique sur Victor Hugo. Ce dernier m'informe que l'accueil et la sécurité des promeneurs ont été améliorées et que les opérations logistiques entre les acteurs sur site (pompier, police,...) ont été renforcées cette année. A contrario, il m'explique que globalement, le ramassage des déchets n'est pas optimal et pose quelques problèmes à l'organisation.

Du 1er au 24 décembre 2007, la location d'une tente blanche pour un commerçant est d'environ 1700 euros. Celle d'un chalet avoisine les 4600 euros. La location prend en compte les services et les équipements adéquates liés au confort de l'exposant. Il y en a 63, et en moyenne, 70% d'entre eux renouvellent leur location d'une année à l'autre. Je vous laisse compter...


Quelques remarques complémentaires


En dehors de l'aspect locatif et mercantile, je m'interroge sur l'utilité du marché de Noël de la place Grenette. Il serait plus pertinent de proposer aux Grenoblois de patiner de nouveau sur la glace (mini-patinoire), de profiter d'un vrai podium d'animation ou de proposer des sculptures sur glaces, une initiation au ski sur de la neige artificielle ou tout autre exemple d'animations connexes.

Cette année, les illuminations sont plus en adéquation avec les festivités. Le marché de Noël est plus relevé et le calendrier des animations est plus étoffé que l'an passé. La ville a certainement fait plus d'effort pour éclairer certaines rues piétonnes. Notons au passage qu'il y a quelques mois, certains collectifs de commerçants du centre-ville se plaignaient d'une baisse de leur CA et revendiquaient un certain ras le bol auprès de la mairie... en matière de déplacement et de stationnement.

Rien d'étonnant à constater, à la veille d'élections locales majeures que le budget alloué, la parade, l'intendance et la logistique sont bien évidemment.. ...au rendez-vous.

En attendant, je vous souhaite à tous de passer d'excellentes fêtes de Noël !

Notes

[1] beurk...

[2] dont le prix est à prendre en compte, bien évidemment

[3] mes enfants ont adoré


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11

2007

Lampe allumée en ville, à n'importe quelle heure de la journée, qui paye ?

ecole allumée Il y a un an, je signalais dans un billet que la ville de Grenoble n'était pas l'une des villes de France les plus remarquables en matière d'illumination et d'éclairage tout au long de l'année.

Force est de constater que la commune ne jouie pas d'un embellissement lumineux réfléchi et approprié, notamment en liaison avec son patrimoine. L'arrivée des fêtes de Noël n'est qu'un vecteur d'illumination temporaire pour une ville qui a bien besoin d'être illuminée par un ensemble de jeux de lumière.

En parallèle de cette constatation, le sujet de l'éclairage public et privé à Grenoble m'interpelle depuis un petit moment.

Volontairement, je décide de donner un titre évocateur à ce billet qui correspond à l'une de mes photos prises en ville il y a quelques temps, rue Hébert à Grenoble , à proximité d'une école. Apparemment, Je constate que je ne suis pas le seul à m'insurger contre le gaspillage d'énergie.

En cette fin d'automne, la lumière du jour diminue rapidement en fin de journée dans la vallée. De nombreuses boutiques sont obligées d'allumer leur intérieur pour recevoir leurs clients dans de bonnes conditions.


Des lieux allumés en permanence la nuit


Je ne compte plus le nombre de fois où, durant mes promenades en ville, le soir, sortant tard d'une conférence, d'un débat ou de chez des amis je comptabilise les nombreuses devantures commerciales allumées en permanence à une heure où les Grenoblois sont à deux doigts d'aller se coucher. Souvent, ces dernière sont allumées pour indiquer une éventuel présence ou activité humaine ou tout simplement pour achalander le passant.

Même constatation concernant quelques lieux emblématiques de la ville. Lorsqu'il m'arrive de circuler ou de marcher le long du boulevard Jean Pain . Plusieurs bureaux ou salles en mairie restent partiellement éclairés à mi-hauteur du bâtiment. Ce fût le cas il y a deux semaines et lundi dernier vers 23h35.

A Grenoble, certaines ruelles très étroites restent également éclairées en permanence toute la nuit alors qu'il n'y a jamais personne qui s'y aventure. Juste en face de chez moi, il y en a une, près du gymnase : le faisceau de lumière projeté n'éclaire que le mur où il est positionné.

Du côté des établissements publics, la palme revient certainement aux écoles primaires et secondaires. Il n'est pas rare que le personnel d'entretien oublie certains soirs d'éteindre les lumières des classes et des toilettes des enfants. Je n'ai qu'à fermer le soir les volets de ma chambre pour juger de la situation.


Des lieux éclairés en permanence le jour


lumiere en ville Il arrive parfois que certains lieux restent éclairés en plein jour pour une raison que j'ignore.

Comme nous pouvons le voir sur ma photo, deux gros spots de lumière éclairent en plein jour la cour et l'entrée de la salle Olivier Messiaen , rue du Vieux Temple à Grenoble. Il s'agit-il probablement d'un problème de synchronisation de la cellule du capteur entre les variations de lumière du jour et de la nuit.

A moins qu'une personne ait simplement oublié d'appuyer sur l'interrupteur pour éteindre une fois de plus la lumière.

Toutefois, J'en doute.


Deux poids, deux mesures


A l'heure où chacun tente de se mobiliser à sa manière pour lutter plus ou moins contre le gaspillage d'énergie, de s'impliquer dans le processus des discussions prometteuses issues du "Grenelle de l'environnement", on peut aisément s'interroger sur l'ampleur de ce gaspillage d'énergie au quotidien.

Malheureusement, j'ai bien peur que les efforts accomplis par une minorité de la population en matière de gain et de maîtrise de consommation d'énergie ne soient qu'une simple compensation du gaspillage récurrent d'une fraction de la population qui manquent de visibilité et de bon sens dans son quotidien personnel et professionnel.


24

10

2007

Le plan de montage d'IKEA dans l'espace public grenoblois

ikea grenoble Mercredi 17 octobre 2007, je prenais deux heures de mon temps pour faire un vidéoblog reportage sur l'inauguration d'Ikea Grenoble, à Saint-Martin d'Hères (lire le billet, voir la vidéo).

Vendredi 19 octobre vers 17h, je décide de déambuler au centre-ville de Grenoble et me dirige en direction de la place Victor Hugo pour acheter un petit cadeau à mes deux fils. En me promenant, j'observe au loin une sorte de "boule de Noël" géante [1] sur la place Grenette . Je m'approche de l'objet et découvre une publicité commerciale IKEA plutôt imposante. Au centre de la sphère, un moteur ventile des objets animés et symboles représentatifs de la tradition suédoise, façonnés IKEA.

Environ 200 mètres plus loin, je découvre un second ballon publicitaire IKEA près de l'Eglise Saint-Louis.


Des publicités ciblées, placées dans des lieux de prédilection


Le moins qu'on puisse dire, c'est que de nombreux enfants sont attirés par ces animations. Ils incitent leurs parents à les amener devant la publicité "IKEA Saint-Martin d'Hères, bienvenue en Suède".

La publicité IKEA cible les enfants et atteint son objectif.

Samedi 20 octobre, en fin d'après-midi, je prends mon véhicule et propose à mes enfants de jouer avec eux au sommet de la Bastille afin de prendre un peu l'air. Arrivé au niveau supérieur de l'embarcadère des bulles de Grenoble, mon fils aîné [2] m'interpelle et me dit "Eh, regarde là papa, les bulles... elles sont toutes jaunes comme le M du MacDo et c'est écrit comme sur le ballon jaune que tu m'as rapporté hier du gros magasin de l'autoroute". A cet instant, je n'avais pas encore remarqué la pose des adhésifs publicitaires des lettres du mot IKEA sur chacune des bulles [3]du téléphérique de la Bastille.

La publicité IKEA cible les visiteurs et atteint son objectif.


L'espace public grenoblois temporairement "privatisé" ?


On peut s'interroger sur ce "plan de montage" d'IKEA au sein de l'espace public de la ville de Grenoble.

Au moment où je rédige ce billet, je n'ai pu obtenir de plus amples informations sur la décision d'autoriser ce genre de publicité en ville en provenance d'une multinationale détaillant de mobilier. Qui a eu l'idée de décorer les bulles de Grenoble ? Qui est l'instigateur de cette démarche publicitaire ? Qui a sollicité qui ? Quels sont les principaux bénéficiaires de l'opération de séduction commerciale ? Ce genre de publicité sur la voie publique est-elle une atteinte à l'image collective de la ville ?

Par ailleurs, il me semble que l'image internationale du groupe IKEA suffit en elle-même à entraîner le déplacement de milliers d'habitants du grand Grenoble jusqu'aux portes de l'enseigne. Depuis longtemps, ces derniers sont préparés à la venue d'IKEA dans notre région. Au fond, le groupe ayant fait un chiffre d'affaires de 15,2 milliards d'euros en 2006 n'a pas véritablement besoin d'exposer ce genre de publicité en ville et il est fort à parier que ce "plan de montage" marketing d'IKEA ne soit pas du goût de tout le monde.

Notes

[1] voir la photo

[2] bon anniversaire, 5 ans, ce mercredi

[3] voir la photo


17

10

2007

Ouverture et inauguration IKEA à Grenoble, Saint-Martin d'Hères

ikea grenoble Mercredi 17 octobre 2007, je décide de prendre 2 heures de mon temps pour me rendre à l'inauguration du nouveau magasin IKEA à Saint-Martin d'Hères.

Je prends la ligne de bus n°21, direction Gières. Je descends à l'arrêt "Galochère". Il est 8h45. Impossible de rejoindre directement IKEA à pied. La Police municipale verrouille les différents axes situés derrière le magasin. Elle m'indique qu'il est préférable de contourner le magasin LAPEYRE [1].

Il est donc fortement recommander de prendre la ligne de bus n°41, arrêt "Porte du Grésivaudan" puis d'emprunter la passerelle menant directement à IKEA.


Un service de sécurité renforcé, un accueil festif pour les visiteurs


Les membres du service de sécurité orientent les véhicules des clients venus visiter l'enseigne. A l'entrée, la police est présente. A l'extérieur, le stationnement est déjà plein. Au sous-sol, une longue file de véhicules commence à remplir le parking au sous-sol de l'enseigne.

Arrivée à l'entrée du magasin, des prospectus et premières offres alléchantes vous sont proposées. Les principaux responsables sont là. Le café est offert. Les clowns font la joie des enfants. Les clients reçoivent des confettis de couleur dans les cheveux. Ils remplissent les formulaires privilèges, de jeux, de cadeaux à gagner. Un plan des lieux, des ballons, des drapeaux suédois sont proposés aux clients du magasin. Dans le grand hall d'entrée, de charmantes hôtesses [2] vous accueillent avec le sourire. Les visiteurs apprécient le déroulement des festivités avant de monter au premier étape et suivre l'itinéraire principal de visite IKEA.


La visite peut commencer


Premières impressions à chaud : les visiteurs prennent leur temps, ne se bousculent pas et flânent dans les allées. Certains sont déjà assis autour d'une table, ouvre consciencieusement le catalogue IKEA et prennent les premières mesures de tables de salon, canapés, meubles et accessoires. Plus loin, d'autres se couchent sur les lits, demandent des conseils aux hôtesses d'accueil, appellent leur enfants cachés derrières les présentoirs. Certains membres du personnel sont déguisés en "troll" et saluent de vive voix les visiteurs. Du personnel du service "Infirmerie" se déplace en permanence, portant au dos un sac d'accessoires de soins en cas de malaise.

En vidéo, une petite visite commentée :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus

La signalétique est de rigueur. Au lieu de suivre l'itinéraire fléché habituel au sol, il est préférable de suivre les indications de déplacements situées en hauteur. Contrairement à IKEA Lyon, une charmante hôtesse me confirme [3] que le magasin IKEA Saint-Martin d'Hères est plus ouvert : il est aisé de se déplacer d'un "pôle" à un autre en empruntant des passages de couloir. Le risque de se perdre est accentué : au bout de 10 mn, je n'arrive plus à savoir où je me trouve. Heureusement, de nombreuses bornes indiquent des possibilités de déplacement.


Tout est fait pour "retenir" le client IKEA


Tout est fait pour optimiser sa venue en famille. Les parents peuvent inscrire leurs enfants au "Smaland", espace de jeux réservé aux enfants de 4 à 8 ans. Ces derniers enfilent un gilet numéroté et durant une heure, les enfants sont gardés par des surveillantes habilitées [4]. Pour les moins de 4 ans, il existe des chariots spécialement conçus pour les accueillir. Des caddies de petites et grandes tailles sont à la disposition des visiteurs au "Libre-Service".

Des écrans de jeux tactiles offrent aux enfants la possibilité de jouer tout au long du parcours. Des bornes Intranet interactives permettent aux clients de demander conseil, de consulter ou découvrir des produits. L'espace "Cuisine" en est rempli. Un ascenseur peut contenir 33 personnes pour monter ou descendre entre les étages. Le vaste restaurant IKEA propose ses menus traditionnels habituels. A son opposé, un coin "Café" permet de se détendre.

Au premier niveau, l'espace "Libre Service" permet à tous de faire ses courses avec un caddie. Un immense "hangar" entrepose notamment sur trois étages les produits à retirer et à monter soi-même. En sortie, les caisses accueillent les clients. A ce niveau, une épicerie propose de nouveau des produits traditionnels suédois.


Au final


IKEA Grenoble est grand. Très grand.

A la lecture des plaques d'immatriculation des véhicules, beaucoup de personnes sont venues visiter IKEA. Le magasin attend 20 000 personnes pour cette journée d'ouverture. Le personnel est au rendez-vous pour conseiller les visiteurs. Chaque espace est parfaitement étudié pour achalander le client. Il est vivement recommandé de suivre avec soin la signalétique de déplacement au risque de se perdre.

J'ai pris ma carte IKEA Family. Aucune offre de réduction majeure n'est proposée. Le magasin n'a pas besoin de celà pour attirer de nombreux clients potentiels.

Déjà, côté Rocade Sud, des panneaux lumineux indiquent auX automobilistes "Rocade Sud - Trafic perturbé du 17 au 20 oct". Même message ce matin sur des panneaux en prenant le bus sur l'avenue Gabriel Peri à Saint-Martin d'Hères.

Le samedi, on imagine aisement le flot de véhicules emprunter la rocade pour se rendre chez IKEA et les éventuels difficultés rencontrées au niveau du "nouveau" rond point situé à l'entrée de l'enseigne menant sur la voie rapide, sur Belledonne ou sur Gières. Sans oublier que les deux arrêts de bus de la ligne 41 se situent... au niveau du rond point.

- Solem lucerna non ostenderent - Res ipsa loquitur -

Notes

[1] aucun client sur le parking LAPEYRE ce matin

[2] plutôt mignonnes, look suédois...

[3] Autres chiffres clés retenus : 28000 m2 de surface, 20000 m2 de vente, environ 300 employés, 400 places au resto, plus de 1500 places de parking, 20000 visiteurs attendus ce jour...

[4] Voir ma vidéo


23

07

2007

Court-Circuit : raccourcir le chemin du producteur au consomm’acteur, sur le modèle d'une AMAP

Alors qu’il cherchait à s’inscrire dans l’une des AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) de l’agglomération Grenobloise, Sylvain Prat s’est heurté à la difficulté de concilier des horaires de travail très variables avec celles, fixes, de livraison des AMAP.

Une difficulté ajoutée à celle des listes d’attente pour les inscriptions en AMAP qui l’a amené à effectuer le constat suivant : depuis leur création en 1991, seules 7 AMAP s’étaient développées sur l’agglomération (chiffres de mai 2007), faisant profiter 163 foyers de leur service de mise en relation directe des consommateurs avec un producteur de la région.

Sylvain a alors eu l’idée de créer le réseau Court-Circuit, un réseau de producteurs et de distributeurs, permettant, sur le principe des AMAP, de réduire les intermédiaires et les distances d’approvisionnement, tout en apportant de la souplesse et du choix aux consommateurs grâce à ses distributeurs volontaires.

Un premier réseau de produits alimentaires locaux de saison et de qualité, s’appuie sur une logistique alliant modernité et respect de l’environnement : les livraisons des producteurs chez des distributeurs indépendants sont optimisées et les consommateurs sont informés directement par email des livraisons, ce qui leur permet de s’approvisionner en produits extra frais. Les produits sont labellisés et les adhérents Court-Circuit bénéficient de tarifs préférentiels.

A terme, Sylvain Prat imagine volontiers d’étendre son réseau aux services en aidant les porteurs de projets « éco-raisonnés » à les concrétiser, avant d’exporter le principe de Court-Circuit à d’autres agglomérations.

Un tel réseau n’est pas facile à mettre sur pied mais Sylvain, qui s’est fixé comme conditions de lancement de constituer un réseau d’une douzaine de producteurs, 4 distributeurs et 100 adhérents, est confiant. "Grenoble est le terrain idéal pour la mise en place d’une initiative comme la mienne" confie-t-il "ici, même seule, une personne motivée peut arriver à mettre en place un réseau de distribution respectueux de l’environnement et des hommes".

Une initiative à encourager !

En vidéo, l'interview de Sylvain Prat, fondateur de Court-Circuit :


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