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Economie contient actuellement 17 billets

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04

01

2008

Grenoble n'attire pas les enseignes de marques de luxe et de prestige

luxe grenoble Entre Noël et le jour de l'An, je me suis fais accoster en ville, juste en sortant de la Fnac, par un couple d'allemand d'une soixantaine d'années très certainement en vacances d'hiver dans notre région, tout a fait charmant, à l'allure svelte et bronzée.

Habillée d'un beau manteau de fourrure pour Madame, d'une belle parka de marque pour Monsieur, nous entamons une petite discussion en Anglais. Avec le sourire d'une première rencontre, ce dernier me demande "...Ja ... please, where can i find ... a ... Gucci store... you know ?... here... Grenoble". N'ayant pas immédiatement saisi la prononciation de la marque de luxe sur le moment, je lui signale qu'à ma connaissance, il n'en existe pas dans les alentours et lui propose alors de se rendre aux Galeries Lafayette un peu plus loin. L'homme me répond "Nein (...) no... not good !" en grimaçant. Légèrement embarrassé, le couple me remercie avec le sourire, et passe son chemin.

Au fond, cet épisode est assez intéressant et instructif en la matière. En cette période de fin d'année, cette recherche d'une boutique de luxe ne m'a pas étonné.


Marque de luxe, marque de prestige


A mon sens, une marque de luxe se définie comme la marque d'une création dont la genèse fait référence à l'art ou l'artisanat, au sur-mesure. Souvent difficile d'accès, réservée à une clientèle bien déterminée, une marque de luxe tend vers la notion d'unicité. Loin des grandes multinationales et d'une production destinée au grand public, il semble que la marque de luxe soit destinée à être distribuée en petite quantité pour en augmenter la rareté. En d'autre terme, un produit de marque de luxe peut apparaître inutile, confidentiel ou très personnel.

Contrairement au luxe, la marque de prestige est destinée au plus grand nombre. Son territoire de conception et de production compte beaucoup pour celui qui la revendique. La marque de prestige est plus importante que le produit en lui-même. Celui qui la porte ou l'obtient s'identifie à elle, tout en cherchant à véhiculer un code social permettant d'affirmer vis à vis d'autrui son appartenance à un groupe ou à une entité. Au final, du fait qu'il soit souvent produit en grande quantité, un objet de marque de prestige nous apparaît très utile, peu confidentiel et peu personnel.


Grenoble n'attire pas les enseignes de marques de luxe et de prestige


Nous savons que différents styles d'enseignes et de magasins se côtoient à Grenoble, notamment en centre-ville. Mais quand on observe à la loupe l'éventail des choix de produits en vente proposés par les commerçants, on s'aperçoit très vite que Grenoble, à l'instar d'autres grandes villes de province, dispose de très peu d'enseignes de marques de luxe... ou de prestige.

Pourtant, la Capitale des Alpes, 12ème agglomération de France et son aire urbain de 553 000 habitants, au carrefour de l'Italie , de la Suisse , 2ème agglomération en Rhône-Alpes est censée être bien placée et positionnée pour répondre... aux besoins de ce genre de clientèle. Sans compter l'attirance de Grenoble pour ses nombreux pôles d'innovations et technologiques, son bien-être et son style de vie qui permettent d'attirer chaque année de hauts cadres ou d'ingénieurs, révélant parfois une clientèle huppée qui cherche à parâitre et à se distinguer du grand public...

Force est de constater que les commerçants installés à Grenoblois proposent des produits de marques de luxe ou de prestige dans de nombreux points de vente mais que le nombre d'enseignes ou de boutiques estampillées d'une seule marque est ridicule, voire... rédhibitoire.

Boutique "Hugo Boss" (prestige - 5 place Victor Hugo), "Chevignon" (prestige - 1, rue de Bonne), "Lacoste" [1] (luxe - 2 place Léon Martin)... Quick Silver (prestige - 2 rue millet), Cinna, Roche-Bobois, Aigle... ...mais encore ?

ll suffit de demander aux Grenoblois s'ils arrivent facilement à identifier sur le vif d'autres enseignes à part entière sur Grenoble (des "stores", et non des points de vente ou distributeurs) dont la marque est mondialement connue... A l'évidence, l'identification n'est pas si aisée en ville.

Boutiques "Store"... Nike, Addidas, Nokia Care, Dior, Kenzo, Louis Vuitton, Tag Heuer, Mugler, Sisley, Rabanne, Mont Blanc, Tissot, Audemars, YSL, Mazet, Bretz, Bose, Dupond, Chanel, Gaultier, Valentino, Killy, ...

...absentes, pour la plupart, de Grenoble.


Chercher des réponses


Alors pourquoi Grenoble, - ou la ville de Grenoble - n'attire pas ces "stores" ?

Grenoble ne serait-elle pas tout simplement mal desservie en la matière, coincée entre Lyon, Montpellier, Nice, Cannes ou Annecy ? Serait-elle victime de sa proximité avec ces communes ? Et pourtant, toutes ces villes on une ou plusieurs rues accueillant principalement des boutiques de luxe et de prestige et il suffit parfois qu'une ou deux s'installent pour que d'autres s'y collent après quelques années.

Loin de penser à l'étroitesse du centre-ville, Grenoble ne dispose d'aucun "quartier chic commerçant" regroupant des boutiques de luxe et/ou de prestige. Sur une autre grille de lecture, des villes comme Romans (38) ont su donner un crédit supplémentaire ou complémentaire à leur territoire en choisissant d'accueillir il y a quelques années le concept "Marques Avenue". On peut aller jusqu'à se demander si Grenoble "dispose" des bonnes CSP [2] prêtes à dépenser leur argent dans ces boutiques.

Dans un autre registre, plus aucun Grenoblois ne monte à Lyon pour acheter ses meubles chez Ikea et la présence manifeste et accrue de boutiques de luxe et de prestige à Grenoble confèrerait à la ville une image supplémentaire qui irait de paire avec son dynamisme économique, au moment ou celle-ci est soucieuse de jouer depuis des années et avec justesse, la carte de la mixité sociale, du commerce, des activités et de l'habitat.

Il faut un peu de tout, pour faire un monde...

Notes

[1] photo : lacoste.com

[2] catégories sociaux professionnelles


24

12

2007

Marché de Noël et illuminations de fin d'année à Grenoble

Au moment où beaucoup de Grenoblois considèrent en cette période préélectorale que la ville de Grenoble ne met pas assez en valeur et en lumière son patrimoine, ses monuments, son coeur de ville et se demandent parfois "s'il existe un ingénieur lumière pour la ville de Grenoble ?" (lire le billet), force est de constater que Noël est une période propice pour tenter d'améliorer ce contexte et de corriger le tir.

Depuis le 1er décembre 2007, le centre-ville de Grenoble vit au rythme des illuminations de fêtes de fin d'année et du marché de noël. Un moment privilégié pour tous les Grenoblois mais aussi la mairie, Grenoble Tourisme et Congrès (Office du tourisme) et ses partenaires pour mettre en valeur le coeur de Grenoble.


Illuminations de fin d'année à Grenoble


En 2006, je déplorais le manque de simplicité de la ville de Grenoble et la volonté de véhiculer une symbolique culturelle et artistique complexe et décalée en matière d'illumination et de jeux de lumière. Il y a un an, on pouvait lire dans "Les nouvelles de Grenoble" cette justification partiellement incompréhensible : "A l'aval cascades englacées de la passerelle, des glaçons accrochés aux branches des arbres de la place de la Cymaise, le quai scintille de myriades de gouttelettes d'azur, de menu reflets évanescents de mouvants courant sur la nuit de l'Isère...".

En matière de teintes, de gaieté et de couleurs vives, la ville jouait la carte de la discrétion et de l'intimité [1].

En 2007, la ville de Grenoble s'illumine en choisissant un éclairage plus émoussé, reposant sur des couleurs simples à identifier, beaucoup plus vives et multicolores, dont la simplicité des teintes témoignent d'une meilleure convivialité. Cette année, de nouveaux éclairages font leur apparition sur certaines places et carrefours de Grenoble, notamment de nouvelles décorations sur des arbres. De plus, la ville apporte son soutien à des associations de commerçants afin d'embellir et d'accentuer l'éclairage de certaines rues piétonnes.

Globalement, il semblerait que des efforts soient entrepris en matière développement durable en envisageant de diminuer la consommation électrique de certains éclairages sur différentes zones : en 2005, 470 000 kw/h étaient dépensés pour environ 300 heures d'illumination. Pour 2007, la ville prévoie de consommer 250 000 Kw/h et de dépasser le cap des 300 heures notamment par un changement d'équipements et d'ampoules moins gourmandes [2] en dépense d'énergie.

Fin avril 2007, je relevais dans un précédent billet la présence d'ampoules électriques accrochées à un cordon, trempées par le jaillissement d'eau récurrent de la fontaine de la place Grenette. Elles furent enlevées cinq jours plus tard.

Souhaitons que la ville de Grenoble fasse un effort cette année pour enlever les équipements d'illumination temporairement accrochés qui n'ont plus besoin de s'y trouver après les festivités. Finalement, il s'agit aussi d'un critère de développement durable.


Le marché de Noël à Grenoble


marche de noel Grenoble Au cours du mois de décembre, je me suis promené plusieurs fois au marché de Noël de la place Victor Hugo et Grenette.

Le décallage est flagrant. D'un côté, la place Grenette n'expose que des chalets en bois traditionnels tenus par des commerçants qui peinent à vendre et promouvoir leurs produits artisanaux : une place très peu animée, essentiellement commerciale, en marge d'un manège enchanté. De l'autre, la place Victor Hugo, beaucoup plus attrayante et animée, qui fait la joie des promeneurs de tous âges.

Cette année, les choses ont évolué place Victor Hugo. Les vilaines oeuvres présentées l'an passé par l'école ARIES font place à un charmant village occupé certains jours de la semaine par le Père Noël [3] qui ne vous prend pas quelques euros pour permettre à vos enfants d'être photographié à ses côtés . Les lutins ont fait place à d'autres personnages sympathiques déambulants pour la plus grande joie des enfants. Comme chaque année, la sono du podium est toujours aussi mal réglée. Le vin chaud et les chocolats sont toujours aussi délicieux chez des commerçants qui ont beaucoup plus le sourire que ceux de la place Grenette.

Hier, j'en ai profité pour discuter avec l'un des sympathiques responsables de Grenoble Tourisme et Congrès, chargé de la logistique sur Victor Hugo. Ce dernier m'informe que l'accueil et la sécurité des promeneurs ont été améliorées et que les opérations logistiques entre les acteurs sur site (pompier, police,...) ont été renforcées cette année. A contrario, il m'explique que globalement, le ramassage des déchets n'est pas optimal et pose quelques problèmes à l'organisation.

Du 1er au 24 décembre 2007, la location d'une tente blanche pour un commerçant est d'environ 1700 euros. Celle d'un chalet avoisine les 4600 euros. La location prend en compte les services et les équipements adéquates liés au confort de l'exposant. Il y en a 63, et en moyenne, 70% d'entre eux renouvellent leur location d'une année à l'autre. Je vous laisse compter...


Quelques remarques complémentaires


En dehors de l'aspect locatif et mercantile, je m'interroge sur l'utilité du marché de Noël de la place Grenette. Il serait plus pertinent de proposer aux Grenoblois de patiner de nouveau sur la glace (mini-patinoire), de profiter d'un vrai podium d'animation ou de proposer des sculptures sur glaces, une initiation au ski sur de la neige artificielle ou tout autre exemple d'animations connexes.

Cette année, les illuminations sont plus en adéquation avec les festivités. Le marché de Noël est plus relevé et le calendrier des animations est plus étoffé que l'an passé. La ville a certainement fait plus d'effort pour éclairer certaines rues piétonnes. Notons au passage qu'il y a quelques mois, certains collectifs de commerçants du centre-ville se plaignaient d'une baisse de leur CA et revendiquaient un certain ras le bol auprès de la mairie... en matière de déplacement et de stationnement.

Rien d'étonnant à constater, à la veille d'élections locales majeures que le budget alloué, la parade, l'intendance et la logistique sont bien évidemment.. ...au rendez-vous.

En attendant, je vous souhaite à tous de passer d'excellentes fêtes de Noël !

Notes

[1] beurk...

[2] dont le prix est à prendre en compte, bien évidemment

[3] mes enfants ont adoré


30

11

2007

Lampe allumée en ville, à n'importe quelle heure de la journée, qui paye ?

ecole allumée Il y a un an, je signalais dans un billet que la ville de Grenoble n'était pas l'une des villes de France les plus remarquables en matière d'illumination et d'éclairage tout au long de l'année.

Force est de constater que la commune ne jouie pas d'un embellissement lumineux réfléchi et approprié, notamment en liaison avec son patrimoine. L'arrivée des fêtes de Noël n'est qu'un vecteur d'illumination temporaire pour une ville qui a bien besoin d'être illuminée par un ensemble de jeux de lumière.

En parallèle de cette constatation, le sujet de l'éclairage public et privé à Grenoble m'interpelle depuis un petit moment.

Volontairement, je décide de donner un titre évocateur à ce billet qui correspond à l'une de mes photos prises en ville il y a quelques temps, rue Hébert à Grenoble , à proximité d'une école. Apparemment, Je constate que je ne suis pas le seul à m'insurger contre le gaspillage d'énergie.

En cette fin d'automne, la lumière du jour diminue rapidement en fin de journée dans la vallée. De nombreuses boutiques sont obligées d'allumer leur intérieur pour recevoir leurs clients dans de bonnes conditions.


Des lieux allumés en permanence la nuit


Je ne compte plus le nombre de fois où, durant mes promenades en ville, le soir, sortant tard d'une conférence, d'un débat ou de chez des amis je comptabilise les nombreuses devantures commerciales allumées en permanence à une heure où les Grenoblois sont à deux doigts d'aller se coucher. Souvent, ces dernière sont allumées pour indiquer une éventuel présence ou activité humaine ou tout simplement pour achalander le passant.

Même constatation concernant quelques lieux emblématiques de la ville. Lorsqu'il m'arrive de circuler ou de marcher le long du boulevard Jean Pain . Plusieurs bureaux ou salles en mairie restent partiellement éclairés à mi-hauteur du bâtiment. Ce fût le cas il y a deux semaines et lundi dernier vers 23h35.

A Grenoble, certaines ruelles très étroites restent également éclairées en permanence toute la nuit alors qu'il n'y a jamais personne qui s'y aventure. Juste en face de chez moi, il y en a une, près du gymnase : le faisceau de lumière projeté n'éclaire que le mur où il est positionné.

Du côté des établissements publics, la palme revient certainement aux écoles primaires et secondaires. Il n'est pas rare que le personnel d'entretien oublie certains soirs d'éteindre les lumières des classes et des toilettes des enfants. Je n'ai qu'à fermer le soir les volets de ma chambre pour juger de la situation.


Des lieux éclairés en permanence le jour


lumiere en ville Il arrive parfois que certains lieux restent éclairés en plein jour pour une raison que j'ignore.

Comme nous pouvons le voir sur ma photo, deux gros spots de lumière éclairent en plein jour la cour et l'entrée de la salle Olivier Messiaen , rue du Vieux Temple à Grenoble. Il s'agit-il probablement d'un problème de synchronisation de la cellule du capteur entre les variations de lumière du jour et de la nuit.

A moins qu'une personne ait simplement oublié d'appuyer sur l'interrupteur pour éteindre une fois de plus la lumière.

Toutefois, J'en doute.


Deux poids, deux mesures


A l'heure où chacun tente de se mobiliser à sa manière pour lutter plus ou moins contre le gaspillage d'énergie, de s'impliquer dans le processus des discussions prometteuses issues du "Grenelle de l'environnement", on peut aisément s'interroger sur l'ampleur de ce gaspillage d'énergie au quotidien.

Malheureusement, j'ai bien peur que les efforts accomplis par une minorité de la population en matière de gain et de maîtrise de consommation d'énergie ne soient qu'une simple compensation du gaspillage récurrent d'une fraction de la population qui manquent de visibilité et de bon sens dans son quotidien personnel et professionnel.


24

10

2007

Le plan de montage d'IKEA dans l'espace public grenoblois

ikea grenoble Mercredi 17 octobre 2007, je prenais deux heures de mon temps pour faire un vidéoblog reportage sur l'inauguration d'Ikea Grenoble, à Saint-Martin d'Hères (lire le billet, voir la vidéo).

Vendredi 19 octobre vers 17h, je décide de déambuler au centre-ville de Grenoble et me dirige en direction de la place Victor Hugo pour acheter un petit cadeau à mes deux fils. En me promenant, j'observe au loin une sorte de "boule de Noël" géante [1] sur la place Grenette . Je m'approche de l'objet et découvre une publicité commerciale IKEA plutôt imposante. Au centre de la sphère, un moteur ventile des objets animés et symboles représentatifs de la tradition suédoise, façonnés IKEA.

Environ 200 mètres plus loin, je découvre un second ballon publicitaire IKEA près de l'Eglise Saint-Louis.


Des publicités ciblées, placées dans des lieux de prédilection


Le moins qu'on puisse dire, c'est que de nombreux enfants sont attirés par ces animations. Ils incitent leurs parents à les amener devant la publicité "IKEA Saint-Martin d'Hères, bienvenue en Suède".

La publicité IKEA cible les enfants et atteint son objectif.

Samedi 20 octobre, en fin d'après-midi, je prends mon véhicule et propose à mes enfants de jouer avec eux au sommet de la Bastille afin de prendre un peu l'air. Arrivé au niveau supérieur de l'embarcadère des bulles de Grenoble, mon fils aîné [2] m'interpelle et me dit "Eh, regarde là papa, les bulles... elles sont toutes jaunes comme le M du MacDo et c'est écrit comme sur le ballon jaune que tu m'as rapporté hier du gros magasin de l'autoroute". A cet instant, je n'avais pas encore remarqué la pose des adhésifs publicitaires des lettres du mot IKEA sur chacune des bulles [3]du téléphérique de la Bastille.

La publicité IKEA cible les visiteurs et atteint son objectif.


L'espace public grenoblois temporairement "privatisé" ?


On peut s'interroger sur ce "plan de montage" d'IKEA au sein de l'espace public de la ville de Grenoble.

Au moment où je rédige ce billet, je n'ai pu obtenir de plus amples informations sur la décision d'autoriser ce genre de publicité en ville en provenance d'une multinationale détaillant de mobilier. Qui a eu l'idée de décorer les bulles de Grenoble ? Qui est l'instigateur de cette démarche publicitaire ? Qui a sollicité qui ? Quels sont les principaux bénéficiaires de l'opération de séduction commerciale ? Ce genre de publicité sur la voie publique est-elle une atteinte à l'image collective de la ville ?

Par ailleurs, il me semble que l'image internationale du groupe IKEA suffit en elle-même à entraîner le déplacement de milliers d'habitants du grand Grenoble jusqu'aux portes de l'enseigne. Depuis longtemps, ces derniers sont préparés à la venue d'IKEA dans notre région. Au fond, le groupe ayant fait un chiffre d'affaires de 15,2 milliards d'euros en 2006 n'a pas véritablement besoin d'exposer ce genre de publicité en ville et il est fort à parier que ce "plan de montage" marketing d'IKEA ne soit pas du goût de tout le monde.

Notes

[1] voir la photo

[2] bon anniversaire, 5 ans, ce mercredi

[3] voir la photo


17

10

2007

Ouverture et inauguration IKEA à Grenoble, Saint-Martin d'Hères

ikea grenoble Mercredi 17 octobre 2007, je décide de prendre 2 heures de mon temps pour me rendre à l'inauguration du nouveau magasin IKEA à Saint-Martin d'Hères.

Je prends la ligne de bus n°21, direction Gières. Je descends à l'arrêt "Galochère". Il est 8h45. Impossible de rejoindre directement IKEA à pied. La Police municipale verrouille les différents axes situés derrière le magasin. Elle m'indique qu'il est préférable de contourner le magasin LAPEYRE [1].

Il est donc fortement recommander de prendre la ligne de bus n°41, arrêt "Porte du Grésivaudan" puis d'emprunter la passerelle menant directement à IKEA.


Un service de sécurité renforcé, un accueil festif pour les visiteurs


Les membres du service de sécurité orientent les véhicules des clients venus visiter l'enseigne. A l'entrée, la police est présente. A l'extérieur, le stationnement est déjà plein. Au sous-sol, une longue file de véhicules commence à remplir le parking au sous-sol de l'enseigne.

Arrivée à l'entrée du magasin, des prospectus et premières offres alléchantes vous sont proposées. Les principaux responsables sont là. Le café est offert. Les clowns font la joie des enfants. Les clients reçoivent des confettis de couleur dans les cheveux. Ils remplissent les formulaires privilèges, de jeux, de cadeaux à gagner. Un plan des lieux, des ballons, des drapeaux suédois sont proposés aux clients du magasin. Dans le grand hall d'entrée, de charmantes hôtesses [2] vous accueillent avec le sourire. Les visiteurs apprécient le déroulement des festivités avant de monter au premier étape et suivre l'itinéraire principal de visite IKEA.


La visite peut commencer


Premières impressions à chaud : les visiteurs prennent leur temps, ne se bousculent pas et flânent dans les allées. Certains sont déjà assis autour d'une table, ouvre consciencieusement le catalogue IKEA et prennent les premières mesures de tables de salon, canapés, meubles et accessoires. Plus loin, d'autres se couchent sur les lits, demandent des conseils aux hôtesses d'accueil, appellent leur enfants cachés derrières les présentoirs. Certains membres du personnel sont déguisés en "troll" et saluent de vive voix les visiteurs. Du personnel du service "Infirmerie" se déplace en permanence, portant au dos un sac d'accessoires de soins en cas de malaise.

En vidéo, une petite visite commentée :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus

La signalétique est de rigueur. Au lieu de suivre l'itinéraire fléché habituel au sol, il est préférable de suivre les indications de déplacements situées en hauteur. Contrairement à IKEA Lyon, une charmante hôtesse me confirme [3] que le magasin IKEA Saint-Martin d'Hères est plus ouvert : il est aisé de se déplacer d'un "pôle" à un autre en empruntant des passages de couloir. Le risque de se perdre est accentué : au bout de 10 mn, je n'arrive plus à savoir où je me trouve. Heureusement, de nombreuses bornes indiquent des possibilités de déplacement.


Tout est fait pour "retenir" le client IKEA


Tout est fait pour optimiser sa venue en famille. Les parents peuvent inscrire leurs enfants au "Smaland", espace de jeux réservé aux enfants de 4 à 8 ans. Ces derniers enfilent un gilet numéroté et durant une heure, les enfants sont gardés par des surveillantes habilitées [4]. Pour les moins de 4 ans, il existe des chariots spécialement conçus pour les accueillir. Des caddies de petites et grandes tailles sont à la disposition des visiteurs au "Libre-Service".

Des écrans de jeux tactiles offrent aux enfants la possibilité de jouer tout au long du parcours. Des bornes Intranet interactives permettent aux clients de demander conseil, de consulter ou découvrir des produits. L'espace "Cuisine" en est rempli. Un ascenseur peut contenir 33 personnes pour monter ou descendre entre les étages. Le vaste restaurant IKEA propose ses menus traditionnels habituels. A son opposé, un coin "Café" permet de se détendre.

Au premier niveau, l'espace "Libre Service" permet à tous de faire ses courses avec un caddie. Un immense "hangar" entrepose notamment sur trois étages les produits à retirer et à monter soi-même. En sortie, les caisses accueillent les clients. A ce niveau, une épicerie propose de nouveau des produits traditionnels suédois.


Au final


IKEA Grenoble est grand. Très grand.

A la lecture des plaques d'immatriculation des véhicules, beaucoup de personnes sont venues visiter IKEA. Le magasin attend 20 000 personnes pour cette journée d'ouverture. Le personnel est au rendez-vous pour conseiller les visiteurs. Chaque espace est parfaitement étudié pour achalander le client. Il est vivement recommandé de suivre avec soin la signalétique de déplacement au risque de se perdre.

J'ai pris ma carte IKEA Family. Aucune offre de réduction majeure n'est proposée. Le magasin n'a pas besoin de celà pour attirer de nombreux clients potentiels.

Déjà, côté Rocade Sud, des panneaux lumineux indiquent auX automobilistes "Rocade Sud - Trafic perturbé du 17 au 20 oct". Même message ce matin sur des panneaux en prenant le bus sur l'avenue Gabriel Peri à Saint-Martin d'Hères.

Le samedi, on imagine aisement le flot de véhicules emprunter la rocade pour se rendre chez IKEA et les éventuels difficultés rencontrées au niveau du "nouveau" rond point situé à l'entrée de l'enseigne menant sur la voie rapide, sur Belledonne ou sur Gières. Sans oublier que les deux arrêts de bus de la ligne 41 se situent... au niveau du rond point.

- Solem lucerna non ostenderent - Res ipsa loquitur -

Notes

[1] aucun client sur le parking LAPEYRE ce matin

[2] plutôt mignonnes, look suédois...

[3] Autres chiffres clés retenus : 28000 m2 de surface, 20000 m2 de vente, environ 300 employés, 400 places au resto, plus de 1500 places de parking, 20000 visiteurs attendus ce jour...

[4] Voir ma vidéo


23

07

2007

Court-Circuit : raccourcir le chemin du producteur au consomm’acteur, sur le modèle d'une AMAP

Alors qu’il cherchait à s’inscrire dans l’une des AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) de l’agglomération Grenobloise, Sylvain Prat s’est heurté à la difficulté de concilier des horaires de travail très variables avec celles, fixes, de livraison des AMAP.

Une difficulté ajoutée à celle des listes d’attente pour les inscriptions en AMAP qui l’a amené à effectuer le constat suivant : depuis leur création en 1991, seules 7 AMAP s’étaient développées sur l’agglomération (chiffres de mai 2007), faisant profiter 163 foyers de leur service de mise en relation directe des consommateurs avec un producteur de la région.

Sylvain a alors eu l’idée de créer le réseau Court-Circuit, un réseau de producteurs et de distributeurs, permettant, sur le principe des AMAP, de réduire les intermédiaires et les distances d’approvisionnement, tout en apportant de la souplesse et du choix aux consommateurs grâce à ses distributeurs volontaires.

Un premier réseau de produits alimentaires locaux de saison et de qualité, s’appuie sur une logistique alliant modernité et respect de l’environnement : les livraisons des producteurs chez des distributeurs indépendants sont optimisées et les consommateurs sont informés directement par email des livraisons, ce qui leur permet de s’approvisionner en produits extra frais. Les produits sont labellisés et les adhérents Court-Circuit bénéficient de tarifs préférentiels.

A terme, Sylvain Prat imagine volontiers d’étendre son réseau aux services en aidant les porteurs de projets « éco-raisonnés » à les concrétiser, avant d’exporter le principe de Court-Circuit à d’autres agglomérations.

Un tel réseau n’est pas facile à mettre sur pied mais Sylvain, qui s’est fixé comme conditions de lancement de constituer un réseau d’une douzaine de producteurs, 4 distributeurs et 100 adhérents, est confiant. "Grenoble est le terrain idéal pour la mise en place d’une initiative comme la mienne" confie-t-il "ici, même seule, une personne motivée peut arriver à mettre en place un réseau de distribution respectueux de l’environnement et des hommes".

Une initiative à encourager !

En vidéo, l'interview de Sylvain Prat, fondateur de Court-Circuit :


19

07

2007

TF1 va s'implanter à Grenoble

tf1 Non. La chaîne privée ne va pas prendre la place de la locale de M6 qui a malheureusement fermé ses portes fin 2006 (lire le billet)...

TF1 a tout simplement choisi Grenoble comme ville pilote pour le prochain magazine qu'elle va lancer.

Au terme d'un accord entre la chaîne de télévision, Artémis (groupe Pinault) et Recruit (leader japonais de la presse d'annonces), il a été décidé la création d'un magazine urbain gratuit lancé dans un premier temps à Grenoble et à Rennes à partir de la rentrée 2007. Une distribution de 100 000 exemplaires est envisagée.

Ce mensuel sera associé à un site Internet. Il devrait avoir pour activité principale la publication d'annonces informatives de commerçants avec des invitations et privilèges pour les consommateurs. Le projet est apparenté aux programmes de fidélisation et de "couponing" déjà bien implantés dans divers pays. Intégrant de la publicité, il sera essentiellement distribué dans les entreprises et les enseignes commerciales.

Après l'arrivée de Direct Soir, l'étude d'une implantation d'Economie Matin, il semble que les investisseurs aient pris conscience du marché grenoblois et de son potentiel.

Le nom du nouveau gratuit n'est pas encore officiellement annonçé.

20

04

2007

Club Business 38: un réseau virtuel qui devient réel !

club business 38 viadeo rencontre Après le Greblog Café, les réunions Peuplade dont nous vous avons parlé, de nouvelles réunions se mettent en place dans l'agglomération grenobloise.

S'appuyant sur le réseau Viadeo, le Club Business 38 existe depuis quelques mois sur Grenoble et permet à chacun de se rencontrer et ainsi d'étendre son réseau.

Ce dernier est la clé de voûte de nombreuses relations. Chaque réunion est bâtie autour d'un thème. Après une discussion autour de celui-ci, chacun a la possibilité de discuter avec chaque "membre" présent sans aucune barrière en toute simplicité dans une ambiance agréable. L'un des éléments primordial de ces rencontres étant l'échange de cartes de visite passant de mains en mains au gré des rencontres, plus intéressantes les unes que les autres....

La prochaine réunion aura lieu ce lundi 23 avril à 18h30 au Restaurant "La Toque" Rue Diderot à Grenoble. Trois consommations vous sont offertes pour 12.5 euros. Pour venir, il est nécessaire de s'inscrire via ce lien pour une bonne organisation de la soirée.

Vous trouverez ci-après au format audio, l'avis d'un participant lors de la seconde réunion Club Business 38 du 19 mars 2007.

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur : Weetabix, 47s.

22

02

2007

La ville de Grenoble choisit Agorastore pour vendre du matériel aux enchères

Alors qu'il y a quelques semaines le Palais des Sports de Grenoble mettait en vente l'affiche géante du concert annulé de James Brown sur le site de vente Ebay.fr, la ville de Grenoble a quand à elle préféré mettre aux enchères une partie de son matériel réformé en ligne sur une plateforme dédiée.

Après les communautés urbaines de Lille, Strasbourg, les mairies de Villeneuve d'Ascq, Tours, Lyon et le Conseil Général de l'Isère, c'est au tour de la Mairie de Grenoble d'organiser ses enchères pour tout public portant sur des véhicules, du mobilier urbain et... un objet d'art.

En ligne depuis le 1er février 2007, le site AgoraStore propose ce service. Pour le moment, seul les "motos" suscitent un intérêt à la vente.

La plateforme d'enchères est réduite à sa plus grande simplicité : l'internaute ne dispose d'aucune aide particulière apparente pour lui permettre d'utiliser promptement le service (il faut se rendre dans les conditions générales de vente pour l'obtenir ?!). L'internaute ne peut filtrer sa recherche de produits sans saisir de mot-clé. Le cas échéant, une grosse erreur "système" apparaît sur le site. Il aurait été souhaitable de pouvoir obtenir de plus amples informations sur les conditions d'usage de chaque produit. Dans quels services les véhicules ont-ils été amortis ? Où la pendule et ses candélabres ont-ils été précédemment exposés ? ...

Aucune synergie commune de vente dans la gestion des enchères : il aurait été intéressant d'obtenir une lisibilité sur les produits en vente sur d'autres plateformes connexes (notamment celle du CG38 par cohérence). Quand aux moyens de paiement, ils sont... peu explicites.

Je suis étonné que la ville de Grenoble ai fait le choix d'utiliser une plateforme de vente aux enchères sur la base d'un outil de développement propriétaire (ASP, Microsoft...) plutôt "simpliste" alors même que le site Internet de la ville de Grenoble (que j'apprécie) utilise Lutece, un moteur de portail CMS (Java, Open Source...).

Pour enchérir et découvrir le matériel en vente, c'est ici.


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