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06

05

2008

Fichier "Base Elèves" : le CIRBE tente d'informer les parents d'élèves, l'Inspection Académique de l'Isère tente de les rassurer

base eleves grenoble S'il y a bien un dossier que je suis depuis quelques mois en diagonal depuis que j'ai goûté aux joies de la paternité et qui m'interpelle en raison des récentes agitations qu'il suscite au sein de la communauté Grenobloise, c'est bien celui du logiciel "Base Elèves 1er degré".

Base Elèves est une application informatique de gestion mise en place progressivement depuis 2005 par le Ministère de l'Education nationale dans les départements Français. Un logiciel qui selon une note distribuée fin avril [1] par l'Inspection Académique de l'Isère à l'ensemble des parents d'élèves des écoles maternelles et élémentaires du département, est destiné à suivre le parcours scolaire des élèves, aider les directeurs d'écoles dans la gestion des dossiers élèves, faciliter le suivi en temps réel des effectifs et produire accessoirement des statistiques précises sur le plan national.

Progressivement mis en place depuis 2004 dans certains départements, Base Elèves sera généralisé d'ici la fin de l'année dans tous les départements. En Isère, certains directeurs d'écoles ont déjà commencé à saisir le minimum de renseignements obligatoires demandés dont la grande majorité est conservée sur une période... de 15 ans. A l'échelon national, ils sont consultables et ne sont plus nominatifs : la clé principale est un identifiant. Dans l'académie, les mairies et les inspections peuvent les consulter.


Un dispositif discrètement mis en place


Peu de parents d'élèves ont actuellement entendu parler de ce dispositif dont l'intérêt ne suscite guère l'enthousiasme des médias traditionnels. Pourtant, son application fait grand bruit notamment au sein de l'agglomération : quelques élus tentent de parler du dossier, de nombreux collectifs font leur apparition pour dénoncer la mise en place et la finalité du système.

Similaire aux outils existants depuis de nombreuses années pour la gestion des collèges et lycées (logiciel BEA, SCONET ...), l'application base de données "Base Elèves 1er degré" contient des champs principaux saisis par les directeurs d'écoles qui ont l'obligation de renseigner une fiche de renseignement... pour chaque élève scolarisé du public et du privé... dès la première année de maternelle.

La saisie des renseignements s'effectue par Intranet sécurisé. Soulignons au passage que la sécurité du système n'était pas du tout fiable au début de sa mise en place [2]. En principe, chaque directeur a reçu une formation par son académie lui permettant de renseigner les fiches des élèves. A présent, celui-ci se voit remettre une "clé OTP" (mot de passe sécurisé jetable et valide durant la durée de la connexion).


Des champs obligatoires, facultatifs, visibles, non visibles...


Acte 1 : principaux champs obligatoires :

un identifiant unique de 18 chiffres réservé à l'EN dont la construction permet d'éviter une connexion éventuelle avec tout autre fichier informatique existant ou à venir [3], des renseignements obligatoires (nom, prénom, sexe, date et lieu de naissance, adresse de résidence avec noms, prénoms et adresse des responsables légaux, type de rattachement avec l'enfant, attribution de l'autorité parentale).

Acte 2 : renseignements saisis uniquement par le directeur d'école :

situation familiale, email, téléphones, professions des parents, CSP, coordonnées des personnes à appeler en cas d'urgence, autorisation ou non de transmission de coordonnées aux associations parents, de la photo de l'élève, assurance de l'enfant, date d'inscription mairie et d'admission, obtention de dérogation, date de radiation de l'école, écoles précédemment fréquentées, cycle, niveau, classe, langues apprises de l'année passée et en cours, absentéisme signalé, validation des piliers du socle de compétences et acquisitions de compétences diverses, projet personnalisé de réussite éducative, activité périscolaire, maintien ou passage à l'issu du cycle...

Acte 3 : renseignements que le directeur ne peut saisir qu'avec l'accord des parents d'élèves :

Besoins éducatifs particuliers dont projet d'accueil personnalisé, service d'aide pédagogique à domicile, modalités de scolarisation, matériel adapté, projet personnalisé de scolarisation, réseau d'aide pour enfants en difficulté et type d'enseignement...

Sous la pression médiatique, au fil du temps, certains champs à renseigner sont devenus facultatifs alors qu'ils étaient obligatoires, d'autres, devenus invisibles au fil des consultations.


Inquiétude chronique et polémique récurrente autour du dispositif


Depuis début 2008, l'Isère est l'un des départements les plus mobilisés contre Base Elèves. Le CIRBE, Collectif Isérois pour le Retrait de Base Élèves qui dispose d'un blog très actif sur le sujet, entend mener de nombreuses actions sur le terrain en tentant d'informer les parents d'élèves et autres responsables locaux sur la dangerosité légitime et supposée du dispositif. Kit complet "Non à Base Elèves", réunions programmées, tracts, documents, lettres types, formulaires, comptes-rendus... permettent au collectif d'informer les parents d'élèves sur le terrain de l'Education nationale.

Selon l'une de ses responsables, rencontrée au cours d'une réunion d'information du CIRBE ce samedi 2 mai 2008, le collectif touche près de 406 écoles sur les 1013 du premier degré que compte le département de l'Isère. A peine une vingtaine de personnes sont venues écouter l'oratrice : le sujet peine à mobiliser. A ses côtés, une représentante d'une association de parents d'élèves d'une école et un seul élu à s'être déplacé tôt ce samedi matin pour écouter et échanger avec le public : Philippe de Longevialle, nouvel Adjoint à l'urbanisme de la ville de Grenoble.

De son côté, le Conseil municipal de Grenoble a manifesté son opposition à la mise en œuvre du dispositif le 25 juin 2007, réaffirmée le 4 avril 2008 par l'émission d'un vœu réclamant tout simplement l’abandon du fichier Base Elèves.

Au passage, notons simplement que la note de l'Inspecteur d'académie de l'Isère (IA) stipule que "les mairies en charge de l'inscription des élèves ont accès aux seuls renseignements d'état civil, de la classe fréquentée, des activités périscolaires et des informations relatives à l'existence d'une assurance ou à la possession d'attestations (...) Aucune information relative à l'absentéisme n'est communicable via ce fichier à la mairie (...) Le Recteur et le Ministre n'ont accès qu'aux données statistiques donc anonymes (...) Aucune connexion entre académies n'est possible (...) Ce fichier n'est partageable avec aucune autre administration (...) Il n'existe donc pas de fichier national de Base Elèves".

En d'autres termes, une bonne partie de ces informations sont déjà connues de la mairie (la mairie gère les dossiers d'inscription des élèves avec ces champs principaux, le directeur d'école procède à la répartition des classes et fait des pointages réguliers avec la mairie au moment des inscriptions).

L'IA ajoute "Aucun suivi psychologique, aucune information médicale ne sont renseignés dans le fichier (...) Aucune information concernant la nationalité de l'élève n'est saisie dans ce logiciel".

Par ailleurs, selon un avis de la CNIL du 22 juin 2007 (3 jours avant l'avis du Conseil municipal), "les parents ne peuvent s'opposer à ce dispositif concernant leur enfant, l'inscription scolaire étant obligatoire". Bien entendu, un parent peut demander à vérifier les infos contenues dans Base Elèves concernant son enfant... et le droit de rectifier celles-ci au besoin (loi du 6 janvier 1978), mais comme chacun le sait...personne ou presque n'utilise ce droit.


Le CIRBE tente d'alerter l'opinion... à sa manière...


Quand on s'amuse à comparer la liste des champs de la base de données Base Elèves signalés par l'IA avec ceux mentionnés dans le kit complet "Anti Base Elève" fourni par le CIRBE, on reste perplexe et surpris par la différence des annonces.

Premier exemple : l'IA mentionne l'existence du champ "Assurance" (case à cocher, oui ou non). Le CIRBE parle de champs "Compagnie" et "N° de police d'assurance".

Deuxième exemple : le CIRBE signale l'existence de champs de type "Maîtrise des techniques usuelles de l'information et de communication", "Possession d'une culture humaniste", "Autonomie et l'esprit d'initiative" mais également "Lieu de travail : dénomination et coordonnées" des parents, "Poste" occupé... etc.

...informations nullement clairement mentionnées dans le document de l'IA. Il semblerait que le CIRBE extrapole certains champs afin de dramatiser et d'assombrir la situation auprès des parents d'élèves : à moins que ce soit l'IA qui n'est pas tout dit...


Quelle société voulons-nous pour nos enfants ?


L'Education nationale cherche à communiquer en justifiant l'intérêt du dispositif et en minimisant l'impact soulevé par des opposants de plus en plus nombreux à dénoncer le manque d'information au préalable auprès du public concerné.

Ces derniers dénoncent un système qui est une formidable atteinte à la vie privé. Un dispositif pernicieux lié aux rapports d'expertise collective de l'INSERM en 2005 intitulé "Troubles des conduites chez l'enfant et l'adolescent" et Bénisti en 2004 sur la "Prévention de la délinquance".

"Une base de données élèves contenant la fiche d'un enfant qui ne donne pas, ni de procure sa vie" ajoute un parent d'élèves lors de la réunion d'information. Les parents témoignent en faisant part de leur angoisse liée à la notion de partage nominatif, à la diffusion possible de données sensibles ou médicales, à une éventuelle portabilité des informations saisies dans Base Elèves d'une administration à une autre.

Philippe de Longevialle exprime son désarroi "Ce fichier pose un problème de société (...) Pour l'instant à Grenoble , il y a une prise de conscience mais il faut que le débat remonte au niveau national (...) Dans tout ça, ce qui est gênant, c'est la confusion des objectifs (...) On ne sait pour l'instant ni trop comment, ni trop pourquoi cela peut t'il servir à l'Etat en dehors des statistiques".

A contrario, d'autres parents s'étonnent du positionnement alarmiste des intervenants et dénoncent l'attitude du CIRBE qui, selon eux, n'expose aucune contre-proposition constructive au dispositif obligatoire en cours de généralisation.

Parmi eux, certains signalent que chacun est fiché depuis bien longtemps dans notre société, que la plupart des données à saisir dans Base Elèves sont déjà inscrites sur d'autres fichiers appartenant à des entités commerciales ou administratives. D'autres estiment que Base Elèves est le moyen d'harmoniser et de mieux contrôler une grande partie de ces données dispersées dans plusieurs fichiers structurellement hétérogènes... et qu'il faut vivre avec son temps.

A Grenoble, malgré un certain silence qui l'entoure, le dossier reste éminemment sensible... en toute circonstance.

Notes

[1] bien tardivement

[2] révélation du Canard Enchaîné du 27/06/07

[3] selon l'IA


05

12

2007

Manifestation des étudiants et lycéens contre l'Etat, les institutions et la Loi Pécresse LRU à Grenoble

pecresse grenoble Mardi 4 décembre 2007 au matin, j'avais un rendez-vous à Europole. Vers 10h30, je décide de rentrer à pieds, direction le centre ville de Grenoble.

Avenue Alsace-Lorraine , je tombe sur une manifestation rassemblant une majorité de lycéens et lycéennes et une proportion moindre d'étudiants.

A vue d'oeil, ils sont près de 500 jeunes à défiler en provenance du campus universitaire et de lycées de l'agglomération.


Une manifestation affichant des slogans incisifs et particuliers


Une manifestation plutôt calme, encadrée par la Police et peu silencieuse. En début de cortège, je découvre avec étonnement les deux principaux slogans suivants [1] : "Tous unis contre l'Etat et ses flics" puis "Votre démocratie est une imposture". En milieu de rassemblement, on peut également lire sur une banderole "Lycée Bergès en lutte".

Parmi les chants de revendication des manifestants, on peut entendre "Aux ar-mes, nous sommes les lycéens, aux ar-mes, en guerre contre Pécresse".

Intrigué par les motifs de revendication, je m'approche d'une manifestante distribuant des tracts.

Le premier est intitulé "Pour l'intensification et la convergence des luttes !" dont voici un extrait "L'Etat est la cible, toujours. Les syndicats et organisations de gauche sont à la ramasse et ne cherche qu'à calmer le jeu (...) les rapports sociaux capitalistes font que la plupart des individus dans ce monde ont une vie de merde (...) Preuve permanente que l'Etat nous met un max de pression mais on lâchera pas l'affaire (...) Et qu'on ne vienne pas nous parler d'aller voter ! (...)".

Le second est un guide "Conseils juridiques et pratiques - dans des contextes de manifestation ou de confrontation avec les forces de l'ordre" recommandant quelques précautions à prendre notamment en cas d'interpellations ou de suivi au commissariat.


Un étudiant déterminé, aux multiples revendications


Je décide d'en savoir plus et m'oriente vers un manifestant pour l'interviewer. Je tombe sur un étudiant en Master 2 "Recherche Math Appliqué", Master 1 "Informatique".

En toute simplicité et avec détermination, ce dernier m'explique qu'il s'agit d'une manifestation contre les violences policières dont sont victimes les étudiants grévistes à la fac de Grenoble et du débrayage de lycéens contre la Loi Pécresse LRU, Loi sur l'autonomie des universités.

En vidéo, la manifestation et l'interview :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Les revendications de l'étudiant sont nombreuses. Dans l'ordre, abrogation et retrait de la loi Pécresse LRU (le texte), atteinte au Service Public de l'enseignement supérieur, au droit du travail, à la santé pour tous, lutte pour une cohésion collective, atteinte à l'éducation, à l'énergie, au pouvoir d'achat...

Quelques propos tenus "Actuellement, les priorités du gouvernement ne sont pas pour l'éducation (...) Le problème est qu'il faut attendre les décrets d'applications, une fois signés et mis en place, nous n'aurons plus aucun contrôle sur ce qui se passe à l'Université (...) Ce qui me fait le plus peur, c'est une entrée de financements privés avec un droit de contrôle et de regard sur les enseignements et la recherche (...) fondamentale".

L'étudiant explique qu'il est "dans un branche, surtout sur Grenoble, au débouché professionnel large" et pense aux autres étudiants notamment en Sciences Humaines "qui eux, n'auront pas cette chance" puisque selon lui, les entreprises privées viendront financer en premier "les sciences" (prenant exemple sur les nanotechnologies).


Une situation confuse de part et d'autre


Entre les AG étudiantes et lycéennes, les manifestations répétées déclarées ou non à la Préfecture de l'Isère, les multiples interventions des forces de l'ordre, les revendications parfois disparates des syndicats, les communiqués de l'intersyndicale des Universités de Grenoble, la démission de Bruno Julliard, le point de vue divergeant des enseignants et maîtres de conférence, les nombreuses interpellations, le comportement des étudiants bloqueurs, anti-bloqueurs et non grévistes, les occupations de lieux sur le campus ou le geste d'Olivier Ihl, directeur de l' IEP Grenoble...

... quelques soient les engagements, notre bord dans ce conflit et nos affinités politiques, la situation actuelle est assez alarmante et il est difficile d'y voir clair.

Notes

[1] voir ma photo


01

03

2007

Nos enfants seront fatigués cette année à l'école...

Etonnante discussion à laquelle je participe de temps en temps avec des parents d'élèves ou professeurs des écoles en allant chercher mes enfants à la sortie des classes. Discussion également entendue la semaine dernière entre deux hôtesses d'accueil à Carrefour Meylan en faisant quelques courses.

Nous sommes au milieu de l'année scolaire 2007 et de nombreuses personnes se plaignent du rythme scolaire de leurs enfants.

Jugez plutôt le calendrier scolaire de nos enfants fixés par l'Education nationale (notre inventif mammouth) pour la zone A de Grenoble :

- de la rentrée aux vacances de la Toussaint, 7 semaines de travail,
- de la Toussaint aux vacances de Noël, 7 semaines,
- des vacances de Noël aux vacances d'hiver, 5 semaines,
- des vacances d'hiver aux vacances de Pâques, 5 semaines,
- des vacances de Pâques aux vacances d'été 2007, 11 semaines !

J'imagine le tableau en fin de parcours : des élèves fatigués, des profs se plaignant, des parents d'élèves supportant le poids des semaines sans un repos prolongé de leurs bambins avant les "grandes vacances" 2007.

Je me demande si l'Education nationale pense vraiment à nos enfants, à son personnel enseignant... ou s'emploie t'elle à fixer un calendrier scolaire par zones, liée aux contraintes et retombées économiques des vacanciers ? Ce n'est pas sérieux !


14

07

2006

Rectorat de Grenoble : 2 ans de travaux de mise en sécurité... non finalisés

Le Rectorat de Grenoble a engagé des travaux de mise en securité dont le PC date du 22 juillet 2004.

La mise en conformité et l'engagement des travaux à été décidée il y a deux ans, pratiquement jour pour jour. En me renseignant un peu, j'ai appris que les travaux devait débuter en mai 2005 pour se terminer en 2007 (sans plus de précision).

Le Maître d'ouvrage n'est autre que le Rectorat. Pas moins de 21 sociétés sont engagées dans cette mise en conformité pour la sécurité. Le problème, c'est que les travaux n'ont pas l'air d'avancer. Un barrière protège une grande partie du batiment. La place centrale interieure du Rectorat n'évolue pas dans le sens des travaux. Des feuillets au format A4 indique la direction de l'accueil et de la réception avec du scotch sur les grilles de protection. Une partie des bureaux du rez-de-chaussée sont partiellement condamnés.

En apparence, les travaux n'évoluent pas. Tout ceci n'est pas très sérieux.


13

07

2006

le "Bac CPE" : 91% de reussite dans l'Académie de Grenoble

30 307 candidats au Bac se sont présentés cette année dans l'Académie de Grenoble. Et 91% ont obtenu le fameux diplôme dans notre région. De quoi se poser quelques questions.

Entre les professeurs qui déplorent les conséquences à court terme liées à ce taux très élevé de réussite, les correcteurs de l'épreuve qui nient avoir reçu des directives de rattrapage de dizaines de points et ceux qui avouent ouvertement les faits, rien de va plus. Les évènements liés au CPE coïncident étroitement avec les résultats obtenus.

Le Bac n'est qu'une porte ouverte menant à d'autres études. Avec un tel taux de réussite, les universités vont devoir gérer l'arrivée en masse d'étudiants en premier cycle. Une partie des dépenses compensant les pertes financières et dommages liés aux évènements du CPE vont être prélevées sur les budgets d'investissements universitaires initialement prévus pour les trois prochaines années. Certains experts estiment qu'il sera nécessaire de tripler les droits d'entrée en université dans quelques années. D'autres, favorables à l'augmentation d'obtention de bourses selon le mérite.

J'ai maintes fois vu de très bons élèves ayant des facilités scolaires rater leur bac du premier coup alors même que leur dossier scolaire était honoré toute l'année. Ces derniers avaient sous-estimé l'effort et l'énergie à produire sur une période courte et très condensée d'examen. Le bac est un marathon. Je suis pour sa préservation et pour un contrôle continu sur deux ans dont la répartition serait la suivante : 3 ou 4 jours d'épreuves de bac pour toutes les matières (50% de la note finale) et deux ans de contrôle continu de la première à la terminale (50% de la note finale).

Actuellement, l'Education Nationale ne va pas dans ce sens. Selon les sections, la classe de "première" décharge les épreuves d'examens de la "terminale". Je n'ai jamais considéré qu'obtenir son bac est lié à la chance, comme le mentionnent parfois certains lycéens entre eux. Mais avec 91% de réussite, celui ou celle qui malheureusement ne l'a pas pas obtenu... ...n'a pas de chance... !


24

05

2006

Des parents s'tonnent de voir les services techniques de Grenoble installer un banc en "granit" dans une cole

En accompagnant mon fils ? l'cole la semaine dernire, j'ai t surpris de voir un nombre lev de techniciens (7) du service technique de la ville de Grenoble en train d'installer un banc "massif" ? quelques centimetres de la cour d'une cole primaire.

Certains parents, intrigus, s'interrogaient ce matin l? , sur les caractristiques du banc. Un banc de type "granit", "massif," plant ? 1 mtre de la cour de l'cole Bizanet en face du Muse contemporain.

Les discussions se portrent sur son utilit, son aspect et surtout, le risque probable de voir un enfant glisser ou se faire mal sur ce banc, pouss ventuellement par un copain ou une copine (par exemple). Pourquoi un tel banc ? cet endroit, si proche de la cour de l'cole ? Pourquoi une telle robustesse cot matriau.

J'imagine le pire l'hiver prochain !


24

04

2006

Anti-CPE Grenoble : consquences ? court et moyen terme pour les lves

La crise du CPE qui a vu ? la fois les tudiants, les lycens et collgiens dfils avec vigueur, surtout ? Grenoble, commence ? inquiter les institutions scolaires en ce dbut de fin d'anne.

Depuis quelques jours, on constate une forte demande de cours particuliers destins ? rattraper les retards pris sur les programmes scolaires durant les vnements. Parfois 6 semaines de retard dans certains cursus scolaires. Avec galement une grande interrogation sur les prochaines chances d'examens (partiels en juin, juillet, septembre, octobre, date du Bac ?). Priodes de rattrapage mises ? profit durant les vacances de Pques. En attendant, les tablissements privs sont pris d'assault.

La situation est loin d'tre claire et saine dans l'agglomration.

(Source : France Info)


20

04

2006

Je ne vois jamais personne travaillant au Rectorat de Grenoble

Il m'arrive de temps en temps de passer devant le grand batment du Rectorat de Grenoble (Acadmie de Grenoble). J'y passe au moins 3 fois par mois, souvent ? partir de 16h30 (fin d'cole de mon fils).

Si vous connaissez ce lieu, vous remarquerez que ce batment est entour de vitres transparentes tentes, laissant la possibilit ? n'importe quels passants de voir les agents du Rectorat et la vie dans les bureaux.

Force est de constater que je ne vois jamais personne ? l'heure indique. Que doit-on considerer ? votre avis ?


15

04

2006

CPE Grenoble : la galerie des amphis ? l'UPMF bloque, l'IEP Grenoble reprend les cours

L'Institut d'Etudes Politiques (IEP Grenoble) qui avait vot mercredi pour une poursuite du mouvement gnral de susprension provisoire des cours, vient de voter une nouvelle fois. Cette fois-ci, ? main leve, les tudiants ont dcid la reprise des cours. Cette suspension va permettre ? l'IEP et ? ses 1200 tudiants de reprendre la scolarit.

D'autre part, la fameuse "galerie des amphis" (+ de photos) reste bloque. Malgrs la ngociation propose par Claude Courlet, le Prsident de l'UPMF, une poigne d'tudiants continuent partiellement l'occupation des lieux.

Ma photo : galerie tague, ordinateurs sous bache dans un tat...

La situation risque en dbut de semaine prochaine, de se compliquer. Affaire ? suivre...


11

04

2006

Anti-CPE Grenoble : la revendication continue

Aprs l'annonce faite par le Premier Ministre, concernant le CPE et le retrait de l'article 8 sur la Loi "Egalit des Chances", une partie des mouvements et des blocages continuent avec une certaine fermet dans la rgion.

Les mdias relatent une poursuite du blocage concernant 5 tablissements en France, totalement bloqus dont Montpellier III, Rennes II, Toulouse II et Grenoble II et III. Ce lundi 10, une manifestaiton "anti-blocage" a eu lieu ? l'UPMF. Une nouvelle AG sur le Campus doit avoir lieu mercredi 12 avril.

Une nouvelle manifestation est maintenu au dpart de la Gare de Grenoble, ? partir de 10h. Elle mane notamment du Collectif Lycen Indpendant Grenoblois. D'autres tudiants souhaitant gelement revendiquer ? prsent la suppression du CNE, une revision totale de la loi "Egalit des chances", ou faire basculer le gouvernement.

maj ? 13h52 : on comptait entre 1000 et 2000 manifestants ce matin ? Grenoble (source : France Info)

Quel est votre avis ? prsent sur la situation ?


03

04

2006

L'UPMF organise un sondage lectronique sur le CPE et la reprise des cours...

DU 3 au 6 avril, l'UPMF organise un sondage lectronique auprs de l'ensemble de ses tudiants, concernant le CPE (Contrat premire embauche) et plus gnralement la reprise des cours...

Les deux questions sont simples :

  • - Etes-vous favorable au CPE ?
  • - Etes-vous favorable ? la reprise des enseignements ?

L'universit prcise que ce sondage n'a qu'une valeur indicative et qu'il est compltement anonyme (ce qui semble "dlicat", puisque l'accs au sondage passe par une identification nominative sur un bureau virtuel)...

Nul doute que nous serons attentifs aux rsultats du vote...


03

04

2006

CPE et anti-CPE Grenoble : quelques liens pertinents concernant la ville et la rgion

Voici quelques liens pertinents dcouverts sur la toile. Sites internet, forum temporaire, blogs, galeries photos, vidos, espace de discussion et de commentaires...

> CPE Grenoble, anti-blocage


Libert38

sos facs bloques

halte au blocage


> Anti-CPE Grenoble, pour le blocage


grenoble anti cpe

grenoble anti cpe forum

Indy

lyceens


> espace mdias


stopcpe38 vidos

chlions pack vidos

Indy photos et vidos

amphis galerie photos


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