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22

09

2008

2ème Forum Libération à Grenoble : ambiance et impressions de fin

forum liberation grenoble Cette année une fois encore, je me suis organisé pour me rendre au 2ème Forum Libération à la MC2.

Comme l’an passé, lors de la première édition, j’ai pu obtenir un « pass » me permettant d’accéder à tout moment à tous les débats afin de choisir ceux qui, à priori, suscitaient mon intérêt et retenaient toute mon attention [1].

Contrairement à l'an passé, la seconde édition du Forum Libération fut marquée par une impressionnante fluidité en matière de déplacement au sein de la MC2. A première vue, en entrant dans le complexe culturel de la ville de Grenoble, on pouvait s'attendre à ce qu'il y ait moins de monde cette année. Erreur.

Dès les premiers regards, pratiquement aucune file d'attente à l'entrée des salles, même au moment où, en raison de l'arrivée de personnalités très attendues, on pouvait s'attendre à quelques débordements. Cette année, le public a choisi d'arriver tôt, occupant et remplissant rapidement les différentes salles alors même que l'arrivée tardive de certains orateurs décalait d'autant le bon déroulement de certains débats.


Assouplissement de l'accès au Forum MC2 Libération


Contrairement à l'an passé, l'accès au Forum Libération fut... assoupli.

Le déploiement des forces de l'ordre fut cette année... plutôt discret. L'objectif étant de ne pas réitérer les erreurs du passé, notamment en matière de filtrage des personnes à l'entrée de la MC2.

Bien présent, le service de sécurité contrôlait avec tact et minutie les entrants, public et personnels accrédités.

De mon côté, je portais un sac avec à l'intérieur, une pochette, un carnet de note, quelques feuilles volatiles, des clés, un PC portable, un appareil photo numérique, quelques cartes mémoires, un médiaphone et son trépied nomade.

Le premier jour, l’un des agents de la sécurité découvre une pomme dans mon sac. Je suis naturellement autorisé à entrer dans le complexe culturel... mais sans la pomme (objet identifié comme dangereux, selon la sécurité... direction…poubelle : à méditer). Même indication pour les possesseurs éventuels de bouteille d’eau plastique ou verre, trousse d'étudiant contenant des ciseaux…


Le Forum Libération : une opportunité pour s'informer


A mon sens, le Forum Libération est une formidable opportunité pour venir se divertir, s’informer, rencontrer des élus et responsables locaux, des journalistes, des personnalités et acteurs de premier plan reconnus pour leur expertise et leur regard aiguisé sur le plan national et international.

Pour certains, le Forum Libération n’est qu’une parodie de démocratie participative. Un lieu de « bla bla » sans fin, dont l'une des finalités est d’instrumentaliser les masses ou de colorier une page médiatique.

Pour d’autres, Le Forum Libération entrouvre les consciences, développe et encourage la réflexion, balaye les idées reçues, soulève les contradictions, révèle les oppositions ou conforte les certitudes de chacun à l’écoute des nombreux intervenants et débatteurs.

Je fais partie de cette dernière catégorie.


Le Forum Libération : une agora populaire locale


Durant trois jours, le public à la liberté de choisir les thèmes et débats qui lui tiennent à cœur. Dans les couloirs, dans les artères du complexe culturel, les gens dialoguent entre eux, entretiennent et continuent des conversations, confrontent à chaud leurs idées, récusent ou partagent ouvertement le discours ou les petites phrases des débatteurs.

Le Forum répond aux attentes des Grenoblois. Il devient une agora populaire locale.

Selon le journal Libération cette année, ils étaient près de 20 000 à se déplacer, soit 5 000 participants de plus par rapport à la première édition en 2007.

Cette année, le programme des débats fut sujet à des modifications de dernières minutes : absence de certains intervenants au dernier moment, changement d'horaires ou de salles. Ces légères perturbations n'ont pas empêché le public de prendre possession des lieux et du plaisir à "venir concocter" son parcours initiatique.

Parallèlement, j'ai été surpris par le nombre de personnes adossées au rayon librairie : visiblement, beaucoup se sont penchées sur les ouvrages des intervenants pour parfaire leur connaissance sur des thèmes abordés en séance.

En majorité, les nouvelles consignes furent respectées : le public a pu davantage s'exprimer et interpeller les débatteurs. Les temps de parole ont été beaucoup plus nombreux, ce qui permettait à la fois d'équilibrer ou d'accentuer la participation lors de débats houleux. Et il y en a eu...


Quelques reproches et réactions


Face au succès rencontré l'an passé et cette année, le Forum Libération devrait perdurer et continuer d'exister à Grenoble du moins, en 2009 (lire mon précédent billet sur la présentation et les objectifs de ce forum).

Malgré tout, il est souhaitable à certains égard de revoir et repenser un peu l'organisation.

Nombreuses sont les personnes qui sont restées longuement devant les panneaux d'affichages en train de se demander quels débats étaient susceptibles de les intéresser sur une même tranche horaire.

L'hésitation et la frustration du public était perseptible. Difficile de choisir ou de sélectionner un débat parmi les six proposés quand on découvre au même moment les interventions de François Hollande, Nathalie Kosciusko-Morizet, Martin Hirsch, Didier Migaud, Eric Woerth ou Alain Lipietz sur une même grille horaire et dans des salles différentes.

Sur trois jours, le nombre de débats est trop élevé. La répartition et la synchronisation des débats est à mon sens, à revoir. De plus, les deux heures de pause entre le matin et l'après midi (13h >15h) n'incitent pas toujours le public à rester sur place l'après-midi. Aucun débat en soirée pour ceux qui ne peuvent y assister en journée pour raison professionnel.

Il manque à cet évènement la mise en place d'ateliers à thème ou de lieux permettant d'accueillir un public à la recherche d'explications ou de démonstrations en rapport avec les sujets débattus. Des endroits plus confinés, où l'on aurait le temps de découvrir l'autre, de discuter avec des spécialistes. Des stands d'initiation à la géopolitique par exemple, d'animation... sans oublier peut être, un petit coin garderie d'enfants, le temps pour un couple, d'apprécier un débat...

En attendant, la MC2 est un lieu adéquate pour accueillir... la 3ème édition du Forum Libération en 2009. Et je dis tout simplement... vivement l'année prochaine.

Notes

[1] je remercie Libération, MC2 et la Ville de Grenoble


11

07

2008

GreBlog MonGrenoble dans Le Monde : "Des médias au plus près des villes et des quartiers"

greblog le monde grenoble lemonde Mercredi 9 juillet 2008, le journal Le Monde publiait un article au sujet des "médias hyper locaux" [1].

Sous le titre "Des médias au plus près des villes et des quartiers", l'article tente d'expliquer les principaux objectifs et profils de ces nouveaux médias de proximité. Il relève quatre exemples de plateformes de publication d'informations locales en France.

Parmi elles, il souligne notamment le fonctionnement de GreBlog MonGrenoble.


Des médias d'un genre nouveau


Charlotte Richard, du journal Le Monde explique : "les médias hyper locaux s'attachent à l'information qui n'intéresse pas les médias traditionnels. Ils couvrent l'actualité d'une ville, voire d'un quartier. Leur credo : la proximité et la gratuité des infos. Leur milieu, l'Internet. Du blog participatif à la Web télévision adossée à un titre de presse, ces médias d'un genre nouveau revêtent des formes et des desseins variés."

Plateforme de publication participative et d'expression locale, quotidien en ligne cherchant à créer du lien social, web tv participative associée à un journal papier... les sensibilités et facettes peuvent être différentes mais l'envie de communiquer au niveau de la ville et de ses quartiers est objectivement la même.

- GreBlog, un blog consacré à la ville de Grenoble, fonctionne lui aussi sur le modèle des plates-formes participatives. Lancé en 2006, GreBlog est "un blog local, citoyen et collaboratif". Chaque internaute grenoblois est un contributeur potentiel. L'objectif étant de "relayer l'information locale sur Internet" - souligne la journaliste [2].


Lisibilité et connaissance du territoire numérique


Mais globalement, depuis quelques années, l'expression locale en ligne est plutôt modeste, voire inexistante dans certains secteurs, dans certaines villes. L'essor de l'information locale se fait à petit pas ou parfois trop subitement, dans la mesure où il est impératif de combler un retard ou un vide. A priori, sans forcement connaître le "territoire numérique local" et s'appuyer sur lui pour réussir à s'implanter.

En d'autres termes, la lisibilité de l'information hyper locale et l'analyse du territoire numérique est primordiale.

Pour reprendre les propos énoncés dans l'article du Monde, cette lisibilité permet d'attirer et de séduire des annonceurs potentiels : leur arrivée permet éventuellement d'affiner la perspective de nouveaux modèles économiques.

Dans le cadre de GreBlog, à de nombreuses reprises, j'ai été sollicité dans ce sens... et dans tous les sens. A l'avenir, il se pourrait bien que GreBlog MonGrenoble tienne compte de cette réflexion.

Lire l'article complet sur lemonde.fr | dans le journal "Le Monde" du 09/07/08, en page 27.

Notes

[1] Merci à B.F pour son bulletin

[2] Merci à la journaliste Charlotte Richard


21

05

2008

GreBlog invité à debattre avec des journalistes à l'Université Lyon 2 sur le thème "La presse écrite et son évolution"

table ronde lyon2 Jeudi 15 mai 2008, j'étais invité en tant qu'intervenant à participer à une table ronde organisée par des étudiants en 2ème année de licence Science Politique à l'Université Lumière Lyon 2.

Préparée depuis des semaines par les étudiants, le thème de cette table ronde ouverte au public portait sur "La presse écrite et son évolution". Un débat dont la finalité était d'informer ces derniers sur l'évolution du métier de journaliste à travers la notion de presse écrite et les nouvelles opportunités de production et de publication de contenu.

Parmi les intervenants venus relater leur expérience et apporter leur contribution sur le sujet, Jacques Eloi (Rédacteur en Chef du Service des Sports du Progrès) , Olivier Bertrand (Correspondant de Libération à Lyon), Alexandre Buisine (Délégué Régional du Syndicat National des Journalistes), Raphaël Ruffier (Rédacteur en Chef de Lyon Capitale) et GreBlog MonGrenoble.


Evocation du métier de journaliste dans la presse écrite


En début de séance, les étudiants découvrent le parcours professionnel des journalistes présents. Premier point, la plupart n'ont pas intégré une école de journalisme pour devenir journaliste. "J'anime une équipe de 17 journalistes à Lyon, de 34 journalistes pour le titre Progrès sur le sport (...) je me suis formé sur le tas pour en arriver là (...) le journalisme a ceci de merveilleux pour être une activité intellectuelle permettant de s'épanouir sans avoir forcement suivi un cursus universitaire extraordinaire" souligne Jacques Eloi.

Olivier Bertrand évoque au départ son attirance du métier pour l'écriture et exprime un changement de cap. "Je suis resté dans ce métier parce que j'ai très vite compris que la principale qualité n'était pas l'écriture mais d'être compris, d'avoir la capacité d'aller chercher les informations, à les vérifier et à ne pas trop se tromper (...) Çà oblige en permanence, comme toi avec ton blog, et comme nous tous, à comprendre des situations, à découvrir énormément de chose, à côtoyer beaucoup de gens, à passer du temps à découvrir le fonctionnement de cette société et c'est la curiosité pour l'essentiel". "Ce qui me plaît, c'est cette adrénaline, le fait de devoir rendre la copie en cinq minutes" ajoute le Rédacteur en Chef du Service des Sports du Progrès. Pour le correspondant de Libération, il est indispensable qu'un journaliste lise les journaux quotidiennement pour s'informer.


Evolution du métier de journaliste dans la presse écrite


Raphaël Ruffier rappelle une des constantes de la profession. "En 15 ans, le nombre de métiers entre le journaliste et le lecteur s'est considérablement réduit (...) Tous ces métiers se sont simplifiés, se sont informatisés, les coûts de fabrication ont été également réduits (...) ça arrive maintenant avec le blogueur, où il n'y a plus personne entre lui et son lecteur, même maintenant dans certains journaux". Face à cette réduction, Jacques Eloi rappelle qu'au Progrès il n'y a pas de correcteur "Chez nous, je ne peux pas admettre malgré tout qu'un journaliste écrive son papier et qu'il puisse partir sans qu'il y ait eu derrière un autre regard ou une autre lecture". Olivier Bertrand ajoute "Plus on raccourcie la chaîne entre le lecteur et le journaliste, plus on perd des emplois, plus on réduit les niveaux de lecture, on perd énormément en niveau de vérification de l'information".

Alexandre Buisine, Délégué Régional du SNJ, revient sur la notion de presse écrite. A demi-mot, il estime pour sa part que l'exercice du métier de journaliste diverge en fonction du support de diffusion choisi et évoque les différences de formats et de modes d'expression. "La notion d'écriture n'est pas du tout la même entre la radio, la télévision et l'Internet (...) On peut pas dire que c'est superficiel mais c'est pas le support papier et sur le papier, on a une autre façon de concevoir la presse et l'exercice du métier". Pas convaincu par cette opinion, Raphaël Ruffier estime que "le tuyau" n'est pas plus important que le contenu et qu'il existe une réelle qualité de contenu sur de nombreux supports. "Sur le papier, les choses sont figés, on ne peut plus revenir sur le contenu (…) avec Internet, on est dans une logique de flux, en permanence, il faut alimenter, ça nous amène sur un métier complètement différent où on demande à des journalistes de tous faire" argumente le correspondant de Libération.


Les difficultés et enjeux de la presse écrite


En France, la courbe des quotidiens nationaux ou régionaux baisse depuis de nombreuses années. Les journalistes présents évoquent ce constat lié à des raisons à la fois historique, structurelle, culturelle et de distribution dans notre pays.

Le prix d'un journal est important aux yeux du lecteur. Quand un journal se met à gagner un peu d'argent, l'un des intervenant estime qu'il faudrait apprendre à baisser le prix du journal pour tenter de reconquérir des lecteurs. Un prix acceptable sur lequel les lecteurs ne se posent plus la question sur la qualité du contenu du journal sachant que peu d'entres eux lisent entièrement un quotidien. Pour le Rédacteur en Chef de Lyon Capitale, la pluralité des titres en vente sur le territoire (près de 2000 en distribution) tue progressivement les grands nationaux. "En Irlande, tout se concentre sur les mêmes titres, ce qui fait qu'on achète un pavé avec à l'intérieur, un Libé, un Télérama, un féminin, un hippique, un news, ce qui leur permet d'avoir des rédactions plus importantes et des rentabilités plus fortes" estime Raphaël Ruffier.

Historiquement, le fondateur d'un journal imprime sa marque, souhaite passer des messages, créer de la valeur ajoutée en terme de contenu. Le rachat d'un journal par un industriel n'est pas systématiquement synonyme de rentabilité puisqu'il s'agit surtout d'image et d'influence. Dans ces circonstance, un journal tente simplement de ne pas perdre l'essentiel de ces ingrédients une fois porté sur le web.

L'un des objectifs actuels de la presse traditionnelle est d'occuper le terrain de la concurrence, du marché publicitaire sur le web, d'affirmer ou de conforter son image auprès de nouveaux lecteurs sur la toile. Un objectif affiché pour de nombreux "gratuits". L'attrait commerciale devient intéressant à partir du moment ou ses sites portés sont très lus et très visités, ce qui est loin d'être le cas pour de nombreux quotidiens ou hebdomadaires en ligne. La stratégie amène parfois la presse écrite à perdre substantiellement une part de qualité de son contenu.


La volonté de défendre ses prérogatives, sa marque et son territoire


Faire valoir la plus-value d'une équipe rédactionnelle forte sur des supports différents est l'un des buts recherchés de la profession et des rédactions. A quelques exceptions près, l'économie traditionnelle de la presse écrite n'est plus viable. "Le Net est certainement l'endroit où l'on va pouvoir réinventer une économie (...) En attendant, le Net est en train de nous cannibaliser (...) Le gros enjeu pour le journaliste est de savoir quelle qualité de contenu on va pouvoir maintenir sur le web (...) Le piège, moins de journalistes, moins de temps, moins bien payés (...) Si nous on vient sur la toile, c'est pour faire le même métier" déclare le journaliste de Libération.

Ce climat relativement tendu et ses interrogations sur l'avenir incitent les journalistes à rappeler de manière récurrente avec un brin de nostalgie les fondamentaux de leur métier sur lesquels ils s'appuient pour justifier de la crédibilité, de la véracité et de la pertinence de leur production de contenu d'information.

De mon côté, lorsque je suis sur le terrain pour GreBlog, je tends mon médiaphone à l'interlocuteur pour l'enregistrer ou noter ses propos, lui pose des questions au même titre que le journaliste qui prend également des notes sur son calepin, le journaliste de radio qui "fait un son" ou le reporter TV qui pose son trépied pour supporter sa caméra en action. De retour à sa rédaction, le journaliste synthétise, recoupe et vérifient d'autres informations qui viennent au besoin compléter son sujet, le traite jusqu'à la publication autorisée par sa rédaction. De retour chez moi, il me semble que je fais la même chose, hormis le fait que je cumule seul toutes ces tâches et que je n'ai pas de personnel de rédaction au dessus de moi.

Dans ces circonstances, en dehors du support de diffusion, seul le type, la manière de traiter l'information ou le rythme choisi pour la produire est différent.

Pourtant, le journaliste a souvent le besoin d'exprimer déontologiquement sa différence avec le blogueur local. Défendre sa profession et son métier et une bonne chose : marquer régulièrement une distance avec les blogueurs locaux n'est pas une solution en soi.

Les uns exercent un métier, les autres une passion. Les uns ont parfois peur de perdre leur job à l'avenir, les autres montent des projets qui les motivent, animent des communautés, rêvent parfois d'être rémunéré pour ce qu'ils entreprennent et se projettent aisément dans l'avenir.

Avec l'évolution des nouvelles technologies, les nouvelles méthodes de publication de contenu et l'affirmation des difficultés chroniques évoquées qui malheureusement, rongent les entrailles de ce très beau métier qu'est le journalisme... viendra bien un jour où les uns comprendront que les médias traditionnels et les créateurs de contenus, de journaux en ligne participatifs ou de carnets de bord locaux ne sont pas antagonistes.

La presse écrite est indispensable. Elle ne doit pas disparaitre, bien au contraire. Seulement de nos jours, le journalisme traditionnelle à toute sa place, mais seulement... sa place !

Nous sommes tout simplement complémentaires. Reste à le faire comprendre.


01

03

2008

GreBlog MonGrenoble à la une des fiches pratiques "Politique et Communication" de la lettre du Cadre Territorial

greblog territorial Fin 2007, j'ai eu l'opportunité d'être interviewé par un collaborateur de la Lettre du Cadre Territorial.

La Lettre du Cadre Territorial est un magazine qui s'adresse aux administrations, aux professionnels de la communication territoriale.

Le bimensuel de 120 pages est à destination notamment des Directeurs Généraux des Services, des Directeurs de Cabinet du maire, des Chefs de Service Communication et autres cadres et responsables de la fonction publique dans l'hexagone.

Dans son numéro 95 de janvier 2008, GreBlog MonGrenoble est à la une des "Fiches pratiques - Politique et Communication" de la Lettre du Cadre Territorial. Un mensuel de 5 fiches pratiques à destination des professionnels de la communication territoriale et les emplois de cabinet.

L'auteur de l'article dresse un portrait de GreBlog MonGrenoble. A sa manière, il relate le chemin parcouru par le blog local de Grenoble depuis deux ans, souligne son positionnement d'observateur de la vie locale et son rôle durant la campagne des élections municipales de 2008.

Lire le portrait et l'interview de GreBlog MonGrenoble, téléchargeable gratuitement sur le portail web [1] des professionnels territoriaux - territorial.fr -

Notes

[1] la photo est bizarrement "floutée" sur le document en ligne, pas dans le magazine :-)


06

10

2007

GreBlog MonGrenoble dans le Dauphiné Libéré

greblog dauphine libere Frédérique Verhaegue est journaliste à la rédaction du Dauphiné Libéré, avenue Alsace Lorraine. Elle souhaite porter un regard sur le phénomène des blogs au niveau local. Elle ne cache pas son intérêt pour ces nouvelles plateformes d'expression et de publication participative.

La journaliste entame ses recherches et commence par surfer sur la toile pour y trouver matière. Elle découvre un blog qui la touche et l'interpelle : "Trièves au centre", le blog d'Olivier Dodinot, candidat suppléant du Mouvement Démocrate sur la 4ème circonscription de l'Isère. Elle décide de rencontrer son auteur, dont le blog fut initialement crée et taillé pour la campagne des législatives. Depuis, ce dernier a su prendre ses marques et ses couleurs, relayer un regard pertinent sur le Trièves et s'ouvrir sur d'autres horizons. "L'occasion de donner d'autres points de vue, de créer du lien (...) Trièves au centre a reçu 5800 visiteurs en trois mois", selon son auteur...


Une rencontre d'échanges sur la blogosphère locale et nationale


Frédérique Verhaegue souhaite étayer ses propos. Elle prend son téléphone et m'invite à venir à la rédaction du Dauphiné Libéré. Durant plus d'une heure, nous parlons de la blogosphère locale et des réseaux sociaux partagés en ligne [1]. Quelques chiffres, quelques clés pour appréhender et apprécier le phénomène des blogs. Quelques exemples de blogs pertinents "à thème" au niveau local. Quelques évocations des besoins d'expression et d'échange du citoyen ou du politique sur la toile.


Un focus sur GreBlog MonGrenoble


Notre discussion se poursuit et se concentre sur GreBlog MonGrenoble. Tout à tour, nous abordons les différents aspects du blog. Opportunités de lancement de la plateforme, manière d'appréhender la vie locale, moyens mis à disposition pour bloguer, évolutions avancées et autorégulation de la plateforme, rapports avec les lecteurs, contributeurs, journalistes, médias ou personnalités publiques...

Merci Frédérique :-)

Article du Dauphiné Libéré "Blogs à part" du 27/09/07, page 8, pleine page, en annexe ci-dessous.

Notes

[1] Lire également la rubrique "GreBlog et les médias"


29

09

2007

Monopoly : Grenoble derrière Montcuq

jeux grenoble Depuis une quinzaine de jours, j'ai reçu pas moins de sept courriels ou sollicitations (via greblog/contact) m'invitant à relayer sur GreBlog le concours actuellement organisé par Hasbro au sujet de son produit phare, le Monopoly.

Sur la version française de son site Internet, le principal leader mondial de l'édition du jeux propose de mettre à jour la version Française du Monopoly en rebaptisant les 22 cases du jeux avec des noms de villes à la place des rues de la capitale.

Une initiative intéressante qui permet de révéler, parallèlement à l'aspect commercial et la réussite de ce marketing viral, l'enthousiasme et l'amour des français pour leur ville


Un buzz sur la toile alimenté par une campagne promotionnelle


La campagne promotionnelle est largement diffusée sur les principaux supports médiatiques : presse nationale, affiche locale, télévision et surtout... Internet. Le site web de la marque propose aux internautes de choisir les villes devant figurer sur le plateau de jeux. Chacun à la possibilité de voter pour une ville faisant actuellement partie du classement en cours ou d'utiliser un joker pour soumettre une nouvelle proposition. Une fois par jour, Il est possible de voter pour la commune de son choix.


Montcuq largement en tête du classement


Montcuq, ville de 1263 habitants située dans le Lot, popularisée dans les années 1970 grâce à un sketch de Pierre Bonte avec Daniel Prévost pour l'émission satirique Le Petit Rapporteur, est pour le moment largement en tête du classement avec près de 52000 votes depuis le 20 septembre 2007. Le 12 septembre, un montcuquois appelle à voter pour sa commune... et le buzz s'est répandu sur la toile. Le bouche à oreille n'est pas étranger au décès de Jacques Martin.

Grenoble est pour le moment "hors plateau" et ne figure pas dans le classement des 22 cases du jeux. La ville se classe actuellement en 26ème position, avec... seulement 5400 votes !

GreBlog MonGrenoble vous invite de suite, à voter chaque jour pour la capitale des Alpes en cliquant ici.


17

09

2007

TéléGrenoble, en phase de transition, fait sa rentrée sur la TNT

telegrenoble tnt La semaine dernière, j'ai rencontré Thibault Leduc, Pauline Alleau et Jérémie Joubert respectivement rédacteur en chef et présentateur, journaliste et chargé de production de la chaîne locale TéleGrenoble.

Alors que beaucoup pensaient que les soubresauts de la chaîne en fin de première saison l'entraîneraient dans sa chute, TéléGrenoble fait sa rentrée et entame déjà sa 3ème saison. Il me semblait intéressant et pertinent d'en savoir plus sur le fonctionnement et la grille des programmes de la chaîne.

Jérémie Joubert [1] est chargé de production auprès de la rédaction de Télégrenoble. Au quotidien, cet "homme de l'ombre" est le bras droit de Thibault Leduc. Il l'assiste au quotidien notamment sur les plateaux mobiles. Il supervise les rouages de production et s'emploie à négocier en amont avec les partenaires de la chaîne dans le cadre de ses déplacements.


TéléGrenoble arrive sur la TNT locale


TéléGrenoble ne pouvait pas rêver mieux que d'émettre dès à présent sur la TNT en cette rentrée 2007/2008.

En effet, la chaîne a obtenu plus tôt que prévu une autorisation du CSA de diffusion sur le bouquet locale de Télévision Numérique Terrestre. Depuis le 15 septembre, il vous est possible de la regarder sur le canal 20 de votre téléviseur. Il suffit de lancer une nouvelle mémorisation automatique de son décodeur TNT pour retrouver TéléGrenoble en qualité numérique. Et La qualité de l'image est au rendez-vous !

En région, le canal 20 est réservé aux locales et TéléGrenoble est l'une des toutes premières chaînes locales privées à diffuser ses programmes sur la TNT.


Un changement de cap et une période de réflexion pour TéléGrenoble


Du côté de son fonctionnement, la chaîne est actuellement en période de "gestation", de "transition", en phase "hors saison".

TéléGrenoble et Paru Vendu déménagent progressivement dans de nouveaux locaux situés au Rondot Rondeau. La chaîne a besoin de se redéployer, de changer ses méthodes de fonctionnement, d'accroître son périmètre et potentiel professionnel. Un nouveau studio "fixe" est en cours de montage et va permettre à la locale de produire d'autres émissions et de décupler ses capacités techniques.

TéléGrenoble se donne également de nouveaux objectifs en matière de programmation. Un grille remaniée, moins de déplacements pour les directs, plus de synergie en matière de production. Ainsi, le plateau mobile habituel se déplacera uniquement pour les évènements de grande importance. "Pour nous, la saison 3 de TéléGrenoble commencera vraiment en décembre janvier 2008" affirme Jérémie.

Signe et témoin de grands changements au sein de la locale, Pauline Alleau signale au conditionnel "Il est probable que TéléGrenoble change de nom dans les mois à venir". De son côté, Thibault Leduc se réjouit de l'arrivée de la chaîne sur la TNT. "Avec son arrivée sur la TNT, TéléGrenoble est susceptible de drainer près de 100 000 nouveaux téléspectateurs dans le voironnais" ajoute le rédacteur en chef.

Hormis la qualité indéniable du son et de l'image, la TNT est aussi le moyen de "refidèliser" un certain nombre de téléspectateurs qui, à force de zapper en avant et en arrière, trouveront une nouvelle opportunité de regarder TéléGrenoble sans changer de bouquet.

Notes

[1] l'homme aux nouvelles lunettes de premier de la classe... non, je plaisante :-)


10

09

2007

Forum Libération. Trois jours de débats, d'expression et d'échanges à Grenoble

forum liberation mc2 Le journal Libération organise en partenariat avec la MC2, la Ville de Grenoble, le Conseil général de l'Isère, le conseil régional Rhône Alpes et la Bifurk un grand forum de débats, d'expression et d'échanges avec de nombreuses personnalités de premier plan les 13,14 et 15 septembre 2007.

Durant 3 jours, des invités de marque ont la possibilité de débattre à la MC2 sur un sujet précis durant 90 mn. Le public a la possibilité de poser des questions en fin de confrontation. En parallèle de l'évènement, La Bifurk propose un espace de discussion libre, des tables rondes, ateliers de discussion, stands associatifs, projections et concerts.

Des invités de marque prêts à débattre de sujets pertinents

Quelques exemples de confrontations et débats attendus entre personnalités : Rachida Dati - André Vallini, "La justice est-elle juste ?" | Laurent Fabius - Alain Finkielkraut, "La reconstruction de la gauche ?" | Jean-Pierre Raffarin - François Chérèque, "La retraite à 80 ans ?" ... En tout, une cinquantaine d'orateurs prêts à donner leur opinion.

Quelques détails signalés lors de la conférence de presse

"Né à l'issu de l'élection présidentielle 2007, nous avons souhaité organiser un grand débat et accepter que les gens pensent différemment en s'inspirant du forum de Porto-Allègre et de son expérience démocratique sur place" déclare Max Armanet, directeur du développement de Libération. Ce dernier pose les jalons du forum et ajoute "Dans Libération [1], l'information n'est pas lisse et polissée, certains de nos collaborateurs sont très à gauche, d'autres moins et nous nous réjouissons que d'autres ne pensent pas comme nous (...) Nous sentons que quelque chose bouge dans ce pays (...) Finalement, qu'est-ce que le sarkozysme et cette mécanique politique ?".

L'idée d'un grand forum a germé dans les locaux de Libération à la fin du premier semestre 2007. "L'opération s'est monté cet été en très peu de temps et il a fallu inviter et réunir des personnalités déjà très occupées en cette rentrée (...) Par analyse, média plus politique égale parisianisme. Pour échapper à cette équation et prendre de l'oxygène, nous avons donc choisi Grenoble et la MC2 (...) Nous ne voulions pas d'un lieu anonyme, la politique, c'est en lien avec la culture" affirme Max Armanet. "Nous attendons environ 3000 personnes par tranche horaire, réparties dans les différentes salle de la maison" ajoute Michel Orier, directeur de la MC2.

Le journal Libération publiera un article rédigé par les intervenants le jour de leur confrontation. Les débats seront diffusés et podcastés en audio sur le site Libération. TéléGrenoble dispose de plusieurs caméras pour filmer une dizaine de débats diffusés dans les semaines à venir sur la chaîne locale de Grenoble .

Quelques questions posées concernant les débatteurs

Lors de la conférence de presse, les opposants à la tenue du forum Libération ont indiqué leur désapprobation sur l'utilité, la conduite et l'attitude supposée des instances publics envers l'évènement et l'association La Bifurk.

De mon côté, en dehors de toute polémique, je suis intervenu pour poser des questions liées à la participation des intervenants et notamment celle de Ségolène Royal :


L'inscription au Forum Libération est gratuite (inscription ici).

Mise à jour du billet : En annexe, téléchargez ci-dessous :

  1. la grille horaire des débats.
  2. le planning des diffusions de débats sur TéléGrenoble.

Notes

[1] Libération avait fait un article (ici) sur GreBlog MonGrenoble en janvier 2007


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