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03

2008

Municipales Cantonales 2008 : Michel Destot réélu à la Mairie de Grenoble, la gauche remporte les trois cantons Grenoblois

michel destot grenoble Dimanche 16 mars 2008, sur les coups de 19h30, je décide de me rendre à la mairie de Grenoble pour suivre en direct l'arrivée des premières estimations et résultats du second tour des cantonales et municipales 2008.

Arrivée en salle de presse, un PC Extranet est mis à ma disposition [1] par le service informatique de la ville de Grenoble. Tout au long de cette soirée, je me sers de mon Médiaphone pour livebloguer quelques photos et microbloguer quelques informations supplémentaires. L'ensemble des estimations et résultats centralisés par l'Intranet de la ville de Grenoble était automatiquement porté sur le micro-site GreBlog spécialement conçu pour l'occasion afin d'éviter une saturation du serveur GreBlog comme ce fut le cas dimanche dernier lors du premier tour.

Je ne crois pas que l'on puisse faire mieux en terme de rapidité de publication des résultats concernant Grenoble qui plus est... sur la toile. Vous étiez très très nombreux [2] à vous connecter durant la soirée électorale sur GreBlog MonGrenoble pour suivre pas à pas l'arrivée des tendances, estimations, informations, photos et résultats.

Une fois de plus, je tiens particulièrement à vous remercier pour votre fidélité.


Michel Destot exprime sa joie


Arrivé aux alentours de 21h 45 en salle presse à la mairie de Grenoble, dans une ambiance électrique tenue en haleine par l'attente des derniers résultats, Michel Destot apporte un premier témoignage en revenant sur le score des écologistes. "Ils ont réussi un score qui agglomère les voix d'extrême gauche avec les voix qu'ils avaient fait au premier tour (...) Je lis dans ce vote aussi un vote de protestation notamment sur la Rocade Nord (...) Ce sera à nous à être suffisamment pédago pour pouvoir expliquer, expliquer, expliquer ce que doit être cette Rocade Nord" déclare le maire de la ville.

A ses côtés, notons l'enthousiasme de Geneviève Fioraso, d'Alain Pilaud et la relative discrétion de participation de Bernard Betto sur la vidéo.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



L'ensemble des résultats définitifs sur Grenoble


Ci-dessous, les résultats définitifs de soirée de second tour des municipales et cantonales sur Grenoble (cantons 2,4 et 5) :

Cliquer sur l'un des onglets en bas de tableau pour obtenir les feuilles de résultats.




Les gagnants des municipales à Grenoble


Michel Destot est réélu pour un troisième mandat à la mairie de Grenoble.

Mais les grands "gagnants" de cette élection sur Grenoble sont à coup sûr l'abstention... et la liste "Grenoble Solidarité en actes" conduite par Maryvonne Boileau.

Durant la soirée électorale, on pouvait aisément observer de nombreux visages crispés à la lecture des premiers résultats de la liste écologiste. Voici ce qu'on pouvait noter au cours des discussions : "Non mais tu as vu, ils font déjà plus de 20 et il reste encore 60 bureaux (...) A tous les coups, c'est l'histoire de la Rocade (...) Tu vas voir, Destot passera pas les 50 et à peine 45 sièges".

Au final, la liste "Grenoble, l'avenir ensemble" conduite par Michel Destot obtient 44 sièges au Conseil municipal, 9 pour la liste "Grenoble, c'est vous !" conduite par Fabien de Sans Nicolas, 6 pour la liste "Ecologie et Solidarité en actes" conduite par Maryvonne Boileau.


Les gagnants des cantonales à Grenoble


Cette année, les électeurs Grenoblois étaient conviés au renouvellement des cantons 2, 4 et 5.

En début de soirée sur le canton 2, les deux premiers bureaux de vote indiquaient une percée de Charles Descours face à Alain Pilaud. Tenu par la droite, ce canton paraissait maintenir sa couleur politique habituelle. Mais au fur et à mesure, la tendance s'inversait, tenant en haleine l'ensemble des invités, et la victoire d'Alain Pilaud, actuel Adjoint aux sports et à l'animation était acquise en fin de soirée.

A chaque instant, le duel tant attendu se portait sur le canton 4. Même ambiance à l'arrivée des premiers résultats des bureaux de vote sur ce territoire. En fin de parcours, Max Micoud perdait son siège à l'assemblée départementale de... 32 voix d'écart en faveur de Jacques Chiron, actuel Adjoint aux déplacements et espaces publics.

Concernant le canton 5, Christine Crifo confortait son avance dans une triangulaire serrée avec plus de 1356 voix d'écart face à Alain Bonnet. Avec plus de 28% des voix, les Verts sont la deuxième force politique sur le grand territoire de la presqu’île scientifique.

Au final, la majorité au Conseil Général de l'Isère se renforce à gauche (37 sièges) ne perdant qu'un seul canton tout en reprenant cinq territoires à la droite (21 sièges).

Notes

[1] je tiens une nouvelle fois à les remercier

[2] jusqu'à plus de 275 connectés en même temps vers 21h45 et encore 24 aux alentours de 00h15


14

03

2008

Grenoble Municipales 2008 : Bernard Laporte apporte son soutien à Fabien de Sans Nicolas

de sans nicolas laporte Jeudi 13 mars 2008, je me suis rendu à la Maison des associations de Grenoble où avait lieu l'une des dernières grandes réunions publiques de campagne de la liste "Grenoble c'est vous !" conduite par Fabien de Sans Nicolas.

Dans une ambiance festive et très animée, plus de 300 personnes sont venues soutenir le jeune candidat à la Mairie de Grenoble avant la dernière ligne droite du second tour des municipales 2008. La salle était pleine à craquer et des sympathisants sont restés dans le couloir. De nombreuses personnalités et élus locaux de l'UMP avaient fait le déplacement.


Une étoile montante


Parmi elles, Bernard Laporte [1], Secrétaire d'État chargé des Sports et ancien entraîneur du XV de France, venu encourager Fabien de Sans Nicolas et ses colistiers.

Avant de faire son entrée dans la grande salle, le Secrétaire d'État explique les raisons de son soutien au chef de file "Fabien de Sans Nicolas est un espoir de la politique, il a du talent, il a envie que ça bouge". Evoquant le score du candidat au premier tour, Bernard Laporte souligne "Un match n'est jamais perdu (...) il livre son premier combat, il a tout l'avenir devant lui, il est une étoile montante (...) Il est ambitieux et il aime sa ville".

En vidéo, l'ambiance du meeting et extraits de discours de Max Micoud, FDSN et Bernard Laporte :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Alliances et mobilisation


Concernant la liste "Grenoble, l'avenir ensemble" conduite par l'actuel maire de Grenoble, Fabien de Sans Nicolas souligne "Avec une très forte abstention au premier tour, il faut impérativement se mobiliser pour le second (...) Un autre Grenoble est possible (...) Grenoble risque de devenir ingouvernable avec la majorité qui est proposée par Michel Destot (...) Une majorité encore plus hétéroclite nous est proposée avec 4 ou 5 groupes, avec une plus grande instabilité et ça deviendra encore plus ingouvernable".

Le jeune candidat évoque sa différence avec l'actuel maire de Grenoble "Nous avons fait des alliances avec des personnalités qui sont venues autour d'un projet d'avenir et non pas dans le but de conserver le pouvoir (...) C'est une démarche de conquête autour d'un projet et non pas une démarche de refus que le pouvoir soit partagé".


Une alliance avec les Verts ?


A la question d'une éventuelle alliance avec les Verts pour le second tour, Fabien de Sans Nicolas explique sur un ton ironique "Non mais attendez... l'écologie n'appartient pas à un parti politique (...) Je veux faire de l'écologie loin de tous les dogmes, loin de toutes les idéologies (...) l'écologie appartient à cette nouvelle génération, à tous".

Revenant sur sa vision de la mairie de Grenoble et de la ville, FDSN souligne "Grenoble a besoins d'un maire à plein temps, ça veut dire refuser le cumul des mandats mais il y a surtout, le cumul des fonctions (...) Aujourd'hui, ce qui importe au élus à la tête des différentes structures locales, c'est de cumuler les fonctions au détriments des grand projets (...) avec l'embauche de 350 cadres en l'espace de 13 ans et malheureusement une revendication commune avec la nôtre puisque la CGT dit à Michel Destot depuis longtemps qu'il n'y a pas assez de monde sur le terrain et trop de cadres à la ville de Grenoble (...) Vous avez vu tous les projets, aucun n'a été maîtrisé en terme de coût (...) Nous proposons d'autres dispositifs pour une nouvelle solidarité réelle et non pas virtuelle parce que je n'accepte pas qu'il y ait des Grenoblois à part entière et des Grenoblois entièrement à part".


Un match à disputer


A son tour, Bernard Laporte prend la parole et "J'ai vécu à Grenoble pendant un an entre 1986 et 1987 et il faisait froid quand je m'entraînais au stade Bachelard (...) A cette époque là, quand je disais que je vivais à Grenoble, c'était quelque chose et l'on pouvait faire le malin... comme lorsqu'on vient du sud ouest comme moi (...) Maintenant, Grenoble n'a plus la notoriété qu'elle avait".

Le Secrétaire d'Etat chargé des Sports fait un parallèle avec le match de Cardiff lors de la précédente Coupe du Monde de rugby en soulignant qu'il ne faut jamais s'avouer vaincu pendant la mi-temps d'un match important.

En fin de meeting, devant une salle continuellement surchauffée, le Ministre reconnaît avec humour qu'il n'a jamais gagné à Grenoble lorsqu'il jouait au rugby.

Notes

[1] portant de longues chaussures pointues à la mode


12

03

2008

Grenoble Municipales 2008 : accord politique, nouvelle composition de liste et triangulaire en vue

destot motte Mardi 11 mars 2008, je me suis rendu à la permanence de campagne du candidat Michel Destot pour une conférence de presse destinée à sceller un accord politique entre les deux chefs de file des listes "Grenoble, l'avenir ensemble" et "Grenoble Objectif Citoyenneté".

L'accord politique tacite entériné entre Michel Destot (PS) et Jean-Philippe Motte (mouvement GO) s'est concrétisé lundi soir après quelques discussions de principe portant essentiellement sur des orientations politiques compatibles tout en soulignant certains points de divergence récurrents entre les deux hommes (notamment le cumul des mandats).

Go Citoyenneté s'engage donc à poursuivre et à renforcer ses actions pour un troisième mandat si Michel Destot est réélu dimanche prochain.


Analyse et engagement


En introduction, le candidat PS revient sur la faible mobilisation des électeurs lors du premier tour des municipales à Grenoble et analyse une partie des résultats du scrutin. "La participation a été faible dans les quartiers populaires, elle ne peut nous satisfaire (...) Nous avons là en terme d'exigence démocratique tous, des efforts considérables à faire (...) La droite a fait un score historiquement bas, la liste que je conduis a fait un score évidemment très élevé permettant d'envisager une belle victoire".

Le maire de Grenoble revient sur la fusion des deux listes après le premier tour. "C'est véritablement un vrai plaisir et une sorte de consécration des efforts engagés (...) C'est la conclusion du rassemblement de gauche et de progrès que j'ai souhaité (...) J'ai proposé à Jean-Philippe Motte d'être en 3ème position sur la liste et il a accepté".

En vidéo, extraits de la conférence de presse des deux chefs de file :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Michel Destot rappelle les cinq priorités de son engagement : la solidarité sociale et le logement, l'emploi, l'exigence écologique, le cadre de vie et l'embellissement urbain, l'intercommunalité et la multiculturalité.

Jean-Philippe Motte se penche sur le résultat de sa liste au premier tour "A certains égards, le chiffre de 6.61% n'est pas énorme, reconnaissons-le (...) Nous aurions souhaité un chiffre plus important". Le leader de Go Citoyenneté revient sur les conditions de l'accord passé avec Michel Destot "Nous souhaitions avoir 6 élus dans la majorité nouvelle qui se constitue (...) disons simplement que nous en avons 5 plus 1 (...) le 6ème de GO est en 47ème position". Sur un ton plaisant, celui-ci ajoute dans la foulée "il faut donc absolument que l'on fasse 53% pour qu'il soit dans le coup".


La question du partage des responsabilités


Les deux chefs de file reviennent conjointement sur le cumul des mandats et le partage des responsabilités au niveau du fonctionnement du Conseil municipal.

"Nous avons demandé que les personnes issues de la droite classique qui sont revenus au sein de l'équipe de Michel Destot au premier tour soient... dans le paysage... mais qu'elles n'aient pas de responsabilités significatives dans le mandat qui s'ouvre" souligne Jean-Philippe Motte.

"Le non cumul des mandats, c'est un objectif que nous partageons (...) le problème c'est qu'il faut l'inscrire dans la Loi parce qu'on défavorise complètement la collectivité qu'on représente si malheureusement dans le système de la cinquième République on a pas cet aspect double (...) Beaucoup de dossiers Grenoblois on pu avancer parce que j'avais une représentation à Paris" explique le maire de Grenoble.

Geneviève Fioraso, député de la première circonscription de l'Isère, en seconde position sur la liste "Grenoble l'avenir ensemble" ne souhaite pas occuper le poste de première adjointe à la Mairie de Grenoble en cas de victoire du candidat Michel Destot.


Interrogation chez GO Citoyenneté


Fin 2007, le maire de Grenoble souhaitait l'entrée du mouvement GO Citoyenneté sur sa liste de rassemblement. L'un des points clés de résistance du mouvement portait sur le nombre de places "offertes" (6) sur la liste "Grenoble, l'avenir ensemble". Mi-janvier 2008, GO décidait de se présenter seul au premier tour. Après négociation, tout en tenant compte du score de 6.61% obtenu, le mouvement fusionne lors du second et obtient le même nombre de place (5 + 1).

"Au départ, les conditions n'étaient pas réunies pour que nous soyons reconnus comme deuxième groupe de la majorité nouvelle (...) Je ne dis pas que nous avons gagné expressément sur ce plan du groupe politique mais nous avons retrouvé une sorte de fondement démocratique (...) ça nous donne une énergie nouvelle" déclare Jean-Philippe Motte.

Mais depuis peu, quelques dissensions apparaissent au sein du mouvement sur des choix d'orientation et la conduite qui a été tenue.


Une triangulaire tant attendue pour la liste "Ecologie et solidarité en actes"


Dès l'annonce des résultats dimanche dernier à la mairie de Grenoble, avec une mine radieuse, Maryvonne Boileau et Olivier Bertrand me faisaient part en coulisse de leur joie et de leurs attentes à l'annonce des résultats du premier tour.

"Notre score de 15.56% démontre que l'écologie et la solidarité sont vraiment au coeur des préoccupations des Grenoblois (...) Les écolos sont toujours là et le seront toujours d'ailleurs ici à Grenoble (...) Maintenant, on va pouvoir peser" déclarait Olivier Bertrand.

Dès dimanche soir, Maryvonne Boileau annonçait la possibilité de se maintenir et partir dans une triangulaire. Une réunion "informelle" a eu lieu entre les Verts et le maire de Grenoble. Ce dernier déclare les avoir contacté pour discuter des éventuelles options lundi soir. "Ça n'a pas donné de suite parce qu'ils avaient déjà décidé de partir en triangulaire" souligne Michel Destot.


Dans les prochaines heures, les discussions vont donc s'enchaîner sur les choix de missions, attributions et engagements précis en terme de délégations concernant les colistiers. Nul doute qu'il risque d'y avoir quelques surprises en la matière... dans les prochains jours.

En pièce jointe, la nouvelle composition de liste "Grenoble, l'avenir ensemble" déposée à la Préfecture.


09

03

2008

Grenoble Municipales Cantonales 2008 : soirée de 1er tour

vote grenoble Dimanche 9 mars 2008 à 19h35, vous étiez 42 à vous connecter en temps réel sur GreBlog MonGrenoble.

A 20h10, vous étiez 78.

A 20h38, 124.

Plus tard dans la soirée, vous étiez près de 242 lecteurs internautes en train d'attendre l'arrivée des premières estimations du premier tour des cantonales et des municipales.

Quelques instants plus tard, le serveur sur lequel GreBlog MonGrenoble est hébergé était "saturé" en raison d'un nombre encore plus élevé de tentatives d'accès sur le blog.

Durant cette période d'inaccessibilité temporaire, je continuais tranquillement de mon côté à saisir en temps réel sur une feuille de calcul en ligne l'ensemble des résultats en provenance du central d'annonce des résultats de chaque bureau de vote et de la salle de presse de la Mairie de Grenoble. En plus de mon matériel (Pc portable, médiaphone...), le service informatique de la ville avait mis à ma disposition un poste de saisie dédié [1].

Dimanche prochain, je prendrais de nouvelles dispositions afin de continuer à vous permettre de suivre en live les résultats des seconds tours des cantonales et municipales à Grenoble.

Malgré ce problème technique de dernière minute durant cette soirée de premier tour, fort de ce succès inattendu lié aux nombreuses tentatives de connexion, je tiens à vous remercier pour votre fidélité.

Cantonales Grenoble 2 : taux de participation à 20h : 51.58%
Cantonales Grenoble 4: taux de participation à 20h : 52.04 %
Cantonales Grenoble 5 : taux de participation à 20h : 53.13%


Cliquez sur l'un des onglets pour visualiser les résultats Municipales | Cantonales en bas de tableau



En comparaison avec la précédente enquête réalisée sur GreBlog


Premières réactions à chaud :

la proximité du résultat obtenu par la liste conduite par Michel Destot avec celui de l'enquête GreBlog (40.43%, résultat définitif obtenu : 42.73), le pourcentage élevé de la liste conduite par Maryvonne Boileau issu de l'enquête GreBlog (23.95%) qui pressentait l'obtention d'un résultat définitif assez conséquent (15.56%).

Phase 3 des municipales 2008 sur Grenoble (février > mars 2007), avant 1er tour :

Si le premier tour de l'élection municipale à Grenoble avait lieu aujourd'hui, pour qui voteriez-vous :

1056 personnes ont voté

40.43% : Liste M. Destot (PS, PC, PRG, MODEM, Soc. Civ...)
22.15% : Liste F. de Sans Nicolas (UMP, Centre, PR, Soc. Civ...)
23.95% : Liste M. Boileau (LES VERTS, ADES, Alternatifs...)
10.93% : Liste J.P. Motte (GO Citoyenneté)
0.66% : Liste C. Brun (Lutte Ouvrière)
2.55% : Liste M. Kafaï (LCR)
0.09% : Liste J.P. Doujon (Ouvrière et laïque...)

Notes

[1] en photo


06

03

2008

Grenoble Municipales 2008 : dernières impressions de campagne avant le premier tour

vote municipale Il reste quatre jours avant que les Grenoblois se mettent en quête de retrouver leur carte d'électeur pour exprimer leurs intentions, opinions et choix politiques dans le cadre des élections municipales et cantonales.

Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, les premières entrevues de courtoisie et de circonstance faisant suite au décryptage des résultats des précédentes élections législatives entre des responsables politiques locaux ont débuté dès la fin du mois d'août 2007.


Retour sur les premières phases de campagne


Les premières "esquisses" de campagne ont vu le jour dès le début du mois d'octobre 2007 pour se prolonger en novembre et se concrétiser officieusement en décembre par l'adoption des stratégies de campagne et la rédaction de feuilles de route à tenir. La période du mois de janvier et février est celle des organisations en interne et du casse-tête politique lié aux opportunités de regroupement des forces politiques, à la difficulté de présenter un programme et de valider les noms des colistiers sur les différentes listes.

En marge de l'ensemble des préparatifs, les Grenoblois s'intéressent finalement peu aux rouages de la campagne.

Comme à l'accoutumée, les citoyens attendent sagement le relais des médias qui continuent, dans la plus grande tradition, à déployer l'ensemble des dispositifs et les principaux enjeux de ces élections. En parallèle, ils doivent désormais compter sur une production d'information en provenance des blogs ou sites tenus par de nombreuses personnalités politiques, par les fédérations ou permanents qui trouvent au passage le moyen et l'opportunité de maîtriser le message délivré.


Les Grenoblois aiment la politique


Une fois la campagne activée et lancée, l'engouement des Grenoblois pour la politique est surprenant.

Je ne compte plus le nombre de fois où, dans les méandres d'une conversation soutenue, des voisins, parents d'élèves, étudiants ou personnes âgées ont ouvertement exprimé leurs idées, dressé globalement un bilan, porté un regard sur un projet local tout en prenant soin de maquiller partiellement ou grossièrement leur appartenance ou leurs sympathies politiques.

La manière de s'exprimer a changé : le Grenoblois aime tendre une perche à son interlocuteur pour l'inviter à deviner et découvrir ses intentions en la matière.

Pour autant, cette façon d'exprimer ouvertement ses idées cache une difficulté à s'engager au niveau local sur le terrain politique.

Alors qu'ils sont les champions de l'engagement dans les milieux associatifs, force est de constater que les Français sont souvent réticents à le faire au sein des structures politiques souvent considérées comme la vitrine décalée du pouvoir, des petits arrangements ou simple "panier de crabes".

Par expérience et par tradition dans la vallée, le Grenoblois tient à sa liberté d'expression politique, se méfie des rouages partisans et par dessus tout n'aime pas qu'un "non Grenoblois" juge sa ville en lui rappelant le marquage indélébile des "années Carignon".


La responsabilité des médias


Le déploiement des cantonales n'intéresse guère les grands médias nationaux.

Les médias locaux traditionnels portent la responsabilité de couvrir et faire découvrir les coulisses de campagne des municipales aux électeurs dans la mesure où ils doivent tenir compte de leurs intérêts. Si le grand public n'est pas intéressé par ces échéances, la couverture médiatique locale sera moindre ou allégée. Du coup, les grands médias nationaux n'ont aucun intérêt à relayer une élection municipale sans véritable enjeux majeurs.

Et pourtant, de l'avis de nombreuses rédactions nationales, plus portées à rédiger des dossiers représentatifs sur la tenue de l'élection Grenobloise, la campagne des municipales sur Grenoble n'a pas décollé.

D'un autre coté, peu de blogs personnels ont cherché à porter leur attention sur les rouages des municipales sur le terrain alors qu'ils avaient amplement réussi à donner de la voix et à construire sur la toile la campagne des dernières élections présidentielles de 2007. Il est en effet plus aisé de publier une opinion construite à partir d'une information largement médiatisée sur le plan national que de chercher à relayer ou produire une information locale. Certains experts bien connus de la blogosphère s'inquiètent par ailleurs de ce manque d'expression personnelle dans une dimension hyperlocale. Et ils ont raison de le souligner.


Points de convergence dans les programmes


Après une lecture alléchante des programmes présentés aux Grenoblois dans le cadre de ces municipales, je me suis amusé à trouver des propositions communes sur lesquelles les principales listes seraient susceptibles de s'accorder. A ma connaissance, il en existe deux.

Apparemment, tout le monde s'accorde sur la nécessite d'une part, de requalification les berges de l'Isère et d'autre part, sur le déploiement d'un système de transport en mode doux de type VELIB ou VELOV à Grenoble.

Même si les moyens de mise en œuvre peuvent diverger sur un plan purement politique, on peut donc s'attendre à ce que la prochaine équipe municipale concrétise la mise en place de ces deux projets lors de son prochain mandat... sans trop de difficultés.


Une campagne des municipales belle et bien animée


Pour finir, la campagne des municipales 2008 à Grenoble, c'est également... pêle-mêle :

le vandalisme d'une permanence de campagne d'un candidat aux municipales, la destruction partielle du local professionnel d'un candidat sur les cantonales, le refus de colistiers de serrer la main à d'autres sur une même liste et à maintes reprises, un tract diffamatoire acerbe distribué dans les quartiers sud à l'encontre d'une personnalité de premier plan ces derniers jours, un adjoint qui ne parle pratiquement plus à son maire depuis des mois, un ancien ministre venu soutenir un candidat et qui arrive en mini cooper hyper branchée avant de faire son entrée dans un bar du centre-ville, une engueulade et des mots peu recommandables échangés en pleine rue entre un colistier et un chef de file, deux colistiers sur une même liste municipale qui s'affrontent localement aux cantonales, les propos acerbes d'une personnalité à l'encontre d'une liste publiés dans un article et qui décide de la rejoindre quelques jours après en tant que colistier, la diffusion d'un tract d'un colistier à l'encontre d'une liste adverse qui, exclu de son parti durant la campagne continue de mentionner les références de sa formation et son appartenance à son ancien parti...

Je préfère m'arrêter là : la liste est encore longue...

... et il est vrai qu'on ne s'ennuie pas lorsqu'on tente de couvrir à sa manière une campagne très intéressante sur tous points de vue !

J'ai retrouvé dans mes papiers ma carte d'électeur. Je compte bien naturellement m'en servir et encourage tout le monde à faire de même dimanche prochain.

Comme à l'accoutumée, à la veille du scrutin, les enquêtes d'opinion et dépôts de contributions seront temporairement suspendus sur GreBlog MonGrenoble.

Dimanche soir, équipé d'un médiaphone et d'un portable, j'aurai certainement l'opportunité de faire des allers-retours entre la Mairie et la Préfecture pour publier en live les premières estimations des résultats sur ce blog.


03

03

2008

Grenoble Municipales 2008 : quand l'un des principaux candidats d'une grande ville de France colle lui-même ses affiches électorales

affiche municipale Samedi 1er mars 2008, sur les coups de 17h, je prends mon véhicule personnel pour aller faire quelques courses en famille dans un grand centre commerciale au sud de Grenoble.

Je décide d'emprunter le boulevard Jean Pain au niveau du stade des Alpes, de passer devant la mairie de Grenoble et de prendre la direction des boulevards. En cette fin d'après-midi, la circulation est assez fluide. De loin, au niveau du complexe cinéma Nef Chavant, le feu passe au rouge. Je ralentis progressivement mon allure et me positionne derrière un premier groupe de véhicules.

En attendant que le feu passe au vert, je profite de quelques instants pour trier quelques CD musicaux. Brièvement, je me retourne et observe de loin deux individus positionnés devant un panneau "affichage libre" de la ville de Grenoble siégeant sur le trottoir du boulevard.

Faisant face au panneau, l'un deux est un homme de grande taille, le dos courbé en direction du sol, tenant un large pinceau dans une main et un sceau rempli de colle dans l'autre. A coté de lui, une autre personne vêtue de noir, aide ce premier à coller une affiche de campagne électorale.

J'ai pris le temps de prendre cette photo en baissant rapidement la vitre passager avant.

L'homme qui est en train de coller une affiche de campagne des municipales... à 66 ans.

Il s'agit de Jean-Philippe Motte, Sociologue, Adjoint au Conseil municipal de Grenoble en charge de la Coordination des secteurs et Politique de la ville et... actuel candidat et numéro 1 de la liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" (GO) à la mairie de Grenoble.

L'homme vêtu de noir n'est autre que Gilles Escala, 59 ans, Responsable associatif, 5ème colistier sur sa liste.


Un acte peu banal dans une grande ville de 155 000 habitants


De nos jours, il est plutôt rare d'observer dans une grande ville un candidat à la mairie de Grenoble, chef de file d'une formation actuellement créditée d'environ 7 ou 10% des voix selon certains sondages [1], en train de coller lui-même l'affiche électorale officielle de son mouvement politique.

Par principe, ce sont habituellement de jeunes sympathisants ou militants qui s'occupent de cette tache en période électorale.

Notons au passage que le candidat était en train de coller l'affiche de son mouvement GO Citoyenneté sur celle préalablement collée de la liste "Grenoble, l'avenir ensemble" conduite par l'actuel maire, Michel Destot.


Le mérite et la volonté


La campagne des municipales réservent toujours quelques surprises.

Il me semble opportun de relever le mérite et la volonté du candidat âgé de 66 ans, dans son agissement. Doit-on pour autant supposer un éventuel manque de moyen, d'organisation ou de main d'œuvre au sein de son mouvement et dans l'organisation de sa campagne d'affichage ? S'agit-il au fond d'un acte isolé, volontaire, personnel ?

En parallèle, à titre d'exemple et pour ne citer qu'eux, a t'ont déjà vu Michel Destot ou Fabien de Sans Nicolas placarder personnellement l'affiche de leur liste respective sur un panneau en ville ?

Rien n'est moins sur :-)

Notes

[1] données proches de l'opinion des lecteurs, colonne de gauche


28

02

2008

Grenoble Municipales 2008 : analyse des affiches de campagne de Jean-Philippe Motte et Maryvonne Boileau

municipales 2008 grenoble Après une première tournée des principaux bureaux de vote les plus proches de mon domicile, je continue mes observations sur le terrain.

Il reste une dizaine de jours avant le premier tour des cantonales et des municipales 2008 à Grenoble. Les colleurs d'affiches ne se bousculent toujours pas pour présenter les différents candidats en lice sur les présentoirs. La superposition d'affiches les unes sur les autres a commencé.

Les premières affiches de postulant commencent à être déchirées. La tête de certains candidats est parfois arrachée de son support : c'est notamment le cas pour Michel Destot dont le nombre d'affiches placardées est pour le moment supérieure à celui de son principal challenger, Fabien de Sans Nicolas.

En attendant, continuons notre analyse des affiches d'autres candidats :


Maryvonne Boileau, Ecologie et Solidarité en actes !


Mots-clés : mixité sociale, solidarité, écologie, équipe, simplicité, mise en pratique, leader.

L'image :

Le décor posé est relativement austère. Sous la forme de vignettes, seuls les 22 premiers colistiers sont présentés sous la forme d'un diaporama dispersé dans un milieu à la fois naturel et urbain. Le focus s'effectue principalement sur la candidate présentée comme la conductrice du mouvement rassemblé. Au premier plan, celle-ci est prédécoupée sur un double fond uni garantissant une présentation lisible et soutenue en mettant en avant le positionnement de la femme, leader. Le foulard porté par la candidate marque sa génération. L'absence de symboliques liées traditionnellement au mouvement écologiste (décor naturel, environnement, prise de conscience...) fait désormais place à la notion d'équipe. Sur fond rouge, les logos des principales formations et associations rappellent leur appartenance idéologique à gauche.

Le message :

Le message se veut simple, clair et directe : surmonter et dépasser le cap des idées et de la réflexion. La candidate affiche le souhait de passer de la rhétorique à la pratique sur le terrain en exposant une "équipe de gouvernance" en place. Seule la couleur verte prépondérante rappelle l'attachement du mouvement aux questions environnementales.

La candidate rassemble sur le critère d'appartenance à un mouvement politique et non sur la compétence des personnes.

Point fort : la simplicité et la clarté du message : un nom, un slogan, une photo.
Point faible : le manque de contraste avec les éléments naturels permettant d'accompagner le message de la candidate


Jean-Philippe Motte, une équipe de gauche en dialogue avec les Grenoblois


Mots-clés : rassemblement, génération, mixité sociale, équipe, dialogue, partage, solidarité.

L'image :

Le décor est urbain. Bien que le candidat s'affiche en médaillon pour marquer la conduite d'un rassemblement, la volonté du mouvement de démontrer la fusion entre le candidat et son équipe est de rigueur. Celle-ci se confond avec le candidat. La communication est volontairement dispersée sur un seul et même plan. Aucune dualité symbolique ou profondeur de champs n'est affichée, ce qui ne permet pas de faire ressortir une accroche en priorité. Les pistes de communication sont trop nombreuses. Chacune se veut l'égale de l'autre et la notion d'égalité de principe entre les composantes est très présente : de l'affichage du site web du mouvement aux noms des 59 colistiers, en passant par une double lecture d'accroches et de photos.

Le message :

La place du texte reste prépondérante par rapport à l'image véhiculée de rassemblement du mouvement, du chef de file. La profusion d'informations diverses souligne l'intérêt de se faire connaître à tout prix auprès des électeurs potentiels. Le souci constant de démarcation envers d'autres listes de gauche est omniprésent. Le mouvement insiste sur la notion de valeur et cherche à rappeler quelques fondamentales politiques : équipe, dialogue, projet, citoyenneté.

Le candidat rassemble à la fois sur le critère d'appartenance à un mouvement politique et sur la compétence des personnes.

Point fort : faire tenir l'ensemble des éléments sur un même format
Point faible : éléments confinés et dispersés, manque de clarté et de visibilité


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02

2008

Grenoble Municipales 2008 : analyse des affiches de campagne de Michel Destot et Fabien de Sans Nicolas

municipales 2008 grenoble Depuis quelques jours, les panneaux d'affichages électoraux font progressivement leur (re)apparition devant les principaux bureaux de vote de la ville. Si certains éditorialistes de la presse nationale signalent que la campagne des municipales à Grenoble ne décolle pas, force est de constater en parallèle que de nombreux panneaux sont encore vierges. A 13 jours de l'échéance locale, les colleurs d'affiches ne se bousculent pas pour présenter les différents candidats aux cantonales et aux municipales.

Ces derniers jours, je me suis tranquillement amusé à photographier les premières affiches électorales actuellement placardées sur des panneaux d'affichages électoraux ou libres de la ville de Grenoble. Le moins qu'on puisse observer est le différentiel d'image et de communication entre les challengers sur leurs affiches de campagne respectives.

Commençons par une analyse des affiches de ces deux premiers candidats :


Grenoble, l'avenir ensemble avec Michel Destot


Mots-clés : lumière, clarté, mobilité, dynamisme, proximité, rassemblement, leader, conducteur, élan personnel.

L'image :

L'actuel maire, de nouveau candidat à la mairie de Grenoble, s'affiche parmi les Grenoblois dans un décor urbain ensoleillé. La dualité entre le premier et le second plan est très marquée. L'affiche dégage une empreinte de mixité et de proximité avec les habitants inscrits en arrière plan. Au premier plan, la référence au candidat leader, meneur, est soutenue. Bien que tournant partiellement le dos à ses concitoyens, il les invite à le suivre, tel un chemin à prendre sous sa direction. La mobilité du candidat éveille son dynamisme et son envie d'aller de l'avant à la rencontre de son électorat. Eclairé de dos par les rayons du soleil, l'homme est révélé par la clarté de la lumière, reflétant une stature d'icône [1], indiquant à ses concitoyens une volonté évidente de l'accompagner.

Le message :

Peu de mots : le discours est clair. Il se veut lisible, de près comme de loin. L'accroche principale se veut directe et objective. L'absence de sigles ou symboles politiques évoque la nécessité de rassembler au delà des idéologies partisanes. Seul le nom "Grenoble" est soutenu par une barre colorée reflétant les principales couleurs des composantes politiques de sa liste. Alors que certaines personnalités de droite ont rejoint le chef de file, la couleur bleue est pourtant absente de ce dégradé : de toute évidence, le candidat indique qu'il choisi de préserver son appartenance politique par le soutien d'un rassemblement à gauche.

Le candidat rassemble sur le critère d'appartenance à un mouvement politique et non sur la compétence des personnes.

Point fort : la notion d'élan et de mobilité
Point faible : la présence soutenue d'un seul homme


Fabien de Sans Nicolas, Grenoble, c'est vous !


Mots-clés : lumière, clarté, nature, immensité, mixité homme femme, génération, travail en équipe, rassemblement.

L'image :

Le décor naturel et ensoleillé de la région est choisi en arrière plan pour véhiculer l'image d'un candidat placé au coeur de Grenoble et de sa région. Stature immobile, placé sous le signe de la représentation et de la sérénité, accompagné au premier plan des deux principales personnalités de sa liste, le jeune challenger marque avant tout sa volonté de travailler en équipe. La notion de gouvernance partagée est mise en avant avec le souci d'une identification et d'une représentativité diversifiée envers les Grenoblois. La mise en avant du statut des colistiers souligne le portage de compétences professionnelles des personnes inscrites dans cette gouvernance affichée et rapprochée auprès des électeurs. La tête du candidat est elle-même placée au centre d'un "V" de circonstance produit par le détachement de deux montagnes, symbolisant la venue d'un nouveau leader [2].

Le message :

Peu de mots : trois noms et une accroche principale qui se veut directe et objective. Le discours se veut lisible de près comme de loin. La volonté de rassemblement se focalise sur les noms des principales personnalités désireuses de se faire connaître. Les sigles ou symboles politiques sont absents de l'affiche. Le vert et le orange sont employés pour appuyer cette perte de marquages politiques traditionnels et susciter l'ouverture. Le format de l'affiche en paysage appuie l'idée de gouvernance horizontale élargie pour valoriser l'étendue du rassemblement.

Le candidat rassemble sur le critère de la compétence des personnes et non sur l'appartenance à un mouvement politique.

Point fort : la dimension de gouvernance partagée
Point faible : la rigidité des éléments présentés

Notes

[1] petite connotation religieuse :-)

[2] cela me rappelle une connotation religieuse dans le film "Da Vinci Code" :-)


14

02

2008

Grenoble Municipales 2008 : la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" expose son projet pour Grenoble 2008-2014

les verts grenoble Mardi 12 février 2008, je me suis rendu à la permanence de campagne des Verts, de l'ADES et des Alternatifs réunis sur la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" conduite par Maryvonne Boileau dans le cadre de l'élection municipale de 2008 à Grenoble.

Exposé sous la forme d'un document de 41 pages [1], les Verts présentaient leur "Projet pour Grenoble, une ville à taille humaine, soutenable, solidaire et conviviale" autour d'un café, dans une ambiance habituellement décontractée [2].

Un document qui, dès la première lecture et un premier survol, dépasse le cadre d'un programme généraliste de campagne. S'appuyant sur l'existant tout en dressant un bilan de Grenoble, il s'apparente à un rapport détaillé rempli de suggestions, de solutions et de propositions chiffrées.


Maryvonne Boileau introduit le programme des Ecologistes


Maryvonne Boileau, chef de file de la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" expose ses premières intentions.

"Nous voulons construire et agir dans une ville écologique et nous souhaitons tout orienter pour que nos modes de vie aillent vers plus de solidarité en améliorant l'environnement (...) Modestement, notre rôle est de laisser une planète vivable à nos futures générations (...) Pour nous, Grenoble ne peut pas être dissociée de l'agglomération" souligne-t-elle.


Une ville "soutenable", à taille humaine


Maryvonne Boileau déclare "Il nous faut de vraies alternatives à la politique de déplacement actuelle (...) La Rocade Nord pour nous, c'est chimérique (...) Nous le savons, les études le démontrent, ça ne permettra pas d'améliorer les déplacements dans la ville, ou peut être un tout petit peu dans l'hypercentre Grenoblois (...) Il nous faut diminuer notre empreinte écologique dans toutes les politiques publiques qui pourront être menées (...) Il faut agir sur la politique des déchets, de tri, faire des économies d'énergie dans les bâtiments publics et continuer les aides à la réhabilitations dans les copropriétés publiques ...et privées (...) Les bâtiments sont pour 40% de taux de pollution dans la ville".


Une ville "solidaire"


La candidate fait un tour d'horizon en matière de solidarité. "La solidarité pour nous a encore un sens (...) La crise sociale s'accroît pour ceux qui sont touchés et les filets de sécurité, c'est la puissance publique qui peut les apporter (...) Nous savons que l'Etat va se désengager (...) Il nous faut soutenir l'ouverture des places en crèche, une politique des logements sociaux de qualité mais non essentiellement réservée aux catégories sociales très défavorisées (...) Nous proposons la tenue d"un "Forum sanitaire et social" chaque année pour répondre à toutes ces questions avec les Grenoblois" avance-t-elle.

Sur la question de la jeunesse, Christine Garnier ajoute "Il faut une alimentation scolaire équilibrée et de qualité pour nos enfants (...) Il y a 25% d'enfants obèses en CM2 dans certains quartiers de Grenoble (...) Notre objectif est d'arriver à passer en tout Bio local d'ici la fin du mandat (...) C'est possible sans faire beaucoup plus cher, il y a des villes qui l'ont fait et c'est créateur d'emplois".

Les Verts signalent qu'il faut tout faire pour éviter les délocalisations d'entreprises. Selon eux, ils convient de renforcer les services publics nécessairement "créateurs de richesse", d'améliorer l'aide aux personnes âgées et de permettre à tous d'accéder à l'ensemble des équipements culturels de la ville.

Au passage, Olivier Bertrand signale que "93% des Grenoblois ne fréquentent pas la MC2 (...) le Summum est sous dimensionné, le Palais des Sports ne répond plus à la demande et le Stade des Alpes n'est pas réellement fait pour accueillir des spectacles (...) En plus, le dossier du cinéma Le Méliès n'est toujours pas réglé sur le quartier de Bonne (...) Sur l'Agglo, on a un véritable problème, on a énormément de salles de taille équivalente (...) En réalité, chaque maire veut sa salle et il manque à la communauté la compétence culturelle pour avoir une vision coordonnée".


Une ville "conviviale"


Les Verts souhaitent développer une "vraie démarche participative", notamment sur la question du budget en amenant le débat publique. "Ce n'est pas un chèque en blanc qu'on signe tous les six ans" souligne Maryvonne Boileau. Les écologistes proposent que les Grenoblois puissent saisir le Conseil municipal pour ouvrir un débat à partir de 2500 signatures sous la forme d'une pétition.

En matière de sécurité, les Verts souhaitent avant tout faire de la prévention. Ils regrettent l'absence de la Police de proximité. Raymond Avriller ajoute avec un brin de nostalgie [3] "Il y a aussi surtout le travail de prévention contre la corruption qui nécessite d'éviter des arrangements entre gauche - droite et le reste pour essayer de défendre l'intérêt général".

La conseillère municipale déléguée au logement social et présidente d'Actis explique que bon nombre de propositions sont "réalistes et innovantes (...) demandant une gestion des budgets extrêmement rigoureuse pour pouvoir passer aux actes". En matière d'économie budgétaire, Gilles Kuntz ajoute "Il va falloir assainir la situation de l'association du Palais des Sports (...) une association qui reçoit 1,5 millions d'euros chaque année de la ville de Grenoble et qui n'a pas d'adhérents, c'est assez étonnant".

Raymond Avriller profite de l'occasion pour lancer son nouveau slogan à l'assistance en jouant sur les mots "Il faut savoir que... voter Boileau, voter Ecolo, c'est faire des économies par dizaines de millions d'euros (...) Voter Boileau, voter Ecolo, c'est éviter de nouveaux impôts (...) Voter Boileau, voter Ecolo, c'est éviter un nouvel impôt Métro".

Concernant le programme écologiste, Olivier Bertrand souligne à son tour "On a des idées mais on a pas la science infuse et surtout, on regarde ce qui se passe dans d'autres villes en Europe et on essaye d'appliquer ce qui se fait ailleurs pour Grenoble (...) On a une bonne vision de l'économie et des marchés publics (...) Notre objectif est que Grenoble devienne la première ville écologique de France, une ville verte".


Un appel aux citoyens Grenoblois


Dans le même élan, Maryvonne Boileau affirme "Il est plus que nécessaire que le maire de Grenoble soit à temps plein dans une ville de plus de 100 000 habitants". Elle part du principe que la ville de Grenoble doit "rester de gauche et écologiste".

A ce propos, une pétition en ligne vient de voir le jour : Bruno Détrie, Olivier Bertrand, Jean Caune et Cecil Guitart sont à l'initiative du lancement d'un "appel aux citoyens Grenoblois" sur www.pourgrenoble.org. Ce dernier a pour "objectif de donner à l’élection municipale un sens fondé sur un projet politique et non sur une allégeance à une personne". En une semaine, près de 180 Grenoblois ont signé cette pétition qui tente d'analyser l'attitude politique de Michel Destot dans le cadre de l'élection municipale de 2008.

En attendant, les écologistes proposent aux Grenoblois d'écouter leurs "mesures phares" en podcasts audio et de découvrir une présentation individuelle des colistiers en vidéo sur leur site de campagne. Leur projet est désormais téléchargeable. Par ailleurs, les Verts assurent que la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" sera définitivement complétée et présentée dans les prochains jours.

Notes

[1] présenté sur papier recyclé :-)

[2] lire mon billet à ce sujet

[3] l'assistance rigole


11

02

2008

Grenoble Municipales 2008 : Fabien de Sans Nicolas et ses colistiers présentent leur "Contrat d'avenir"

fdsn grenoble 2008 Samedi 9 février 2008, je me suis rendu à la permanence de campagne de Fabien de Sans Nicolas, chef de file de la liste "Grenoble c'est vous !" et candidat aux élections municipales de 2008 à Grenoble.

Durant près de deux heures, accompagné de personnalités et de ses colistiers, le jeune candidat à la mairie de Grenoble présente les grandes lignes de son programme en proposant aux Grenoblois un "Contrat d'avenir".

En complément des habituels tracts de campagne sur le terrain, son équipe commence à distribuer aux habitants de la commune un document synthétisant les 133 propositions issues du programme du candidat sous la forme d'un journal de 8 pages tiré à près de 87 000 exemplaires.


Fabien de Sans Nicolas introduit son "Contrat d'avenir" pour Grenoble


D'une voix forte, d'un ton déterminé et incisif, Fabien de Sans Nicolas entame la session de présentation des grandes lignes du programme de son équipe par une introduction plutôt offensive.

"Ce projet, ce Contrat d'avenir est cohérent, novateur et transparent, conduit par une nouvelle équipe composée de 50% de personnalités issues de la société civile, 25% de droite et 25% de gauche et du centre (...) Il n'y a pas de combinaison politique et cette équipe ne regarde pas dans le rétroviseur, elle avance et travaille au services des Grenoblois" déclare en introduction le jeune candidat.

A propos de la relation entre la municipalité et ses habitants, celui-ci témoigne "Je précise que depuis ces dernières années, le constat est plus que criant, Grenoble s'est développée au détriment des Grenoblois (...) Notre projet prône une nouvelle gouvernance moderne, c'est tout simplement respecter et écouter impérativement les Grenoblois (...) Aujourd'hui, c'est projet contre bilan (...) Je tiens à souligner que la solidarité n'est l'apanage de personne... elle ne se construit pas avec des mots mais avec la force de l'action (...) Une gouvernance transparente, c'est aussi respecter les Grenoblois dans la gestion des coûts, dans la gestion quotidienne (...) Grenoble est une ville très endettée, une dette de 2500 euros par habitant, une dette qui a explosé, supérieure à 62% à celle de Montpellier et c'est plus du double de la moyenne nationale".


Les colistiers exposent les grandes lignes de leur programme


Matthieu Chamussy

Matthieu Chamussy évoque la question du désenclavement, des transports et de l'accès à la ville. "Ca fait plus de 4500 jours que Michel Destot dit oui à la Rocade Nord, virgule... demain (...) Nous, nous la ferons". Le 5ème colistier évoque la nécessité de finaliser l'autoroute A51 pour ouvrir Grenoble vers le sud. Il mentionne l'accélération du calendrier du dossier permettant de disposer d'une vraie ligne de TGV entre Grenoble et Lyon. Il insiste sur le développement de la ligne E du tram (le Fontanil - Echirolles - Pont de Claix) et F (Grésivaudan - Grenoble) dès le prochain mandat.

Concernant les déplacements, il envisage une politique des parkings relais plus performante et une augmentation des capacités de stationnements et de parkings en ouvrage en ville. Il prône un meilleur partage de la voirie afin selon lui "de ne plus opposer les conducteurs aux cyclistes (...) On a besoin de pistes cyclables et non de bandes cyclables à Grenoble". Enfin, il souhaite l'arrivée d'un système de type VELIB ou VELOV "trois fois moins cher pour le cycliste à l'année que le système actuel de la Métro".

Pascale Modelski

Pascale Modelski introduit les questions d'urbanisme et d'environnement. "Grenoble détient un triste record national, moins de 2m2 d'espace vert par habitant". Elle entend réviser le PLU avec les communes voisines en matière d'urbanisme pour répartir équitablement les constructions, notamment au regard des logements sociaux. Pour la 2ème colistière, l'application des normes HQE devra être la règle pour les nouveaux permis de construire avec une redéfinition des critères du bâti tout en prônant une politique d'ouverture et de renaissance du quartier Villeneuve.

En matière d'environnement : préservation des zones vertes et gratuité des transports en commun lors des pics de pollution par un signalement sur les trams et les bus. Mise en place d'une flotte de véhicules pour les entreprises et les collectivités. Aménagement du Drac et des berges de l'Isère en lieu de promenade.

En matière de logement, elle témoigne "l'ambition d'une mixité sociale s'est transformée en quartier sensible à la suite d'une politique d'attribution des logements sociaux qui a concentré les difficultés et la création de secteurs pauvres dans le même quartier". Elle soutient la réhabilitation des logements, la collocation, l'initiation d'une politique d'attribution et de mutation des logements sociaux, l'accession à la propriété qui, selon elle "permettra d'entrainer une responsabilité civique accrue des propriétaires (...) Nous souhaitons que 15 à 25% du parc social soit mis à la disposition des locataires pour devenir propriétaires".

Henri Baile

Henri Baile présente quelques mesures sur l'emploi et l'économie. "Nous n'avons pas le droit de considérer que Grenoble est uniquement un pôle tertiaire, de recherche et d'ingénierie" affirme l'ancien postulant à la mairie de Grenoble. Il évoque la création de pépinières et d'"Hôtels d'entreprises" pour les jeunes entrepreneurs. Il souligne la mise en place de "l'école de la deuxième chance pour ceux qui sont sortis du système et souhaitent y revenir". Concernant le commerce, il souligne la nécessité du principe du micro crédit et souhaite qu'il y ait un "Maire Adjoint spécialement dévolu pour écouter et discuter avec les commerçants de la ville".

Marie Vallier-Savine et Catherine de Thé

Sur le plan de la politique familiale et la petite enfance, Marie Vallier-Savine, 26ème colistière, préconise le déploiement de l'aide intergénérationnelle, le développement de domiciles collectifs dans le cadre de l'interdépendance afin d'éviter le cloisonnement des personnes. Catherine de Thé parle du soutient de la garde des jeunes enfants en évoquant le principe d'une "Allocation municipale de garde jeune enfant". La 18ème colistière soutient la création du "Contrat municipal étudiant" et le "Service civique de permis de conduire" permettant à un jeune de s'engager et de s'investir lui-même dans un service d'aide à la personne en échange d'une aide financière de la municipalité afin notamment de "casser le système pernicieux de l'assistanat" selon ses mots.

Eric Hattab

En matière de sécurité, Eric Hattab revient sur son appartenance politique en déclarant "J'ai vécu 15 ans au Village Olympique et vous savez, je suis de gauche (...) Si il y a bien une chose que j'ai compris, c'est la certitude qu'il ne faut pas compter sur les socialistes pour régler les problèmes de sécurité". Le 11ème colistier soulève la nécessité d'instaurer le principe de la vidéo-protection, la création d'un "Service de médiateurs de nuit" pour préserver le calme aux abords des bars et établissements de nuit. Une mesure pouvant s'intégrer dans le cadre du "Contrat municipal étudiant". Il préconise la mise en place "d'Observateurs de cadre de vie" ayant pour but la vérification et la localisation de points de nuisance en ville. Il mentionne "La tolérance zéro" concernant les nuisances visuelles, notamment les tags et graffitis.

Ahmed Lahcine

A son tour, Ahmed Lahcine souligne l'intérêt des créer une "Maison des initiatives locales" et la nécessité d'ouvrir de nombreuses infrastructures et équipements collectifs tard le soir afin de permettre à de nombreux jeunes de pratiquer des activités périscolaires attractives, culturelles et sportives.

Olivier Roux

Olivier Roux souhaite favoriser l'accueil des chercheurs étrangers par des mesures incitatives "tout en accompagnant le projet GIANT en consultant les Grenoblois". Il soumet le besoin de relancer le tourisme d'affaires en mentionnant l'opportunité d'ouvrir un nouveau Palais des Congrès à Grenoble.

En matière d'éducation, le 3ème colistier propose le lancement d'un "Plan informatique" et aux enseignants du primaire d'assurer un soutien scolaire, une aide aux devoirs pour les enfants en difficulté dans le cadre d'une contractualisation.

Bernadette Cadoux

Bernadette Cadoux souligne la nécessité de revaloriser le patrimoine culturelle de Grenoble . "Il nous faut un vrai plan lumière (...) Il nous faut aussi concrètement réhabiliter la Tour Perret (...) Il est grand temps de créer une annexe de l'Office du Tourisme près de la Gare et de proposer de nombreux parcours découverte de notre patrimoine". La 4ème colistière mentionne la préservation et la réhabilitation de l'ancienne Patinoire Olympique et de la piscine Jean Bron. Elle soutient la création d'une grand salle de concert de type "Zénith" et envisage d'associer les commerçants aux différentes manifestations culturelles.

Nicolas Pinel

En matière de démocratie locale, Nicolas Pinel souhaite mutualiser certains coûts, renforcer le contrôle de gestion des dépenses, créer un "Conseil Economique et Social de Grenoble" permettant d'associer les acteurs locaux aux grandes décisions, ouvrir une rubrique "expression libre" pour les associations d'habitants dans le journal municipal et la reconnaissance de l'emploi du "Référendum d'initiative citoyenne".


En guise de conclusion, Fabien de Sans Nicolas résume les grandes lignes de son "Contrat d'avenir" en s'adressant directement à son auditoire et en s'interrogeant "Pourquoi ce qui a été annoncé depuis 13 ans n'a pas été totalement fait ? (...) La gouvernance est un point essentiel (...) Cette fois-ci, il faut développer Grenoble avec les Grenoblois".

En sortie de déclaration, dans une ambiance décontractée, j'étais amusé de constater que certains colistiers mentionnaient qu'ils n'avaient pas eu le temps de détailler certaines mesures de leur programme avec plus de précision. Le journal [1] de 8 pages est téléchargeable depuis peu sur le site du candidat.

Notes

[1] les photos du journal sont un peu ternes


01

02

2008

Interview de GreBlog MonGrenoble pour France 2 et France 3 dans le cadre des élections municipales 2008 à Grenoble

france2 greblog grenoble Depuis fin décembre, le groupe France Télévision a choisi de porter un regard sur certains acteurs présents sur la toile dans le cadre de son dossier relatif aux élections municipales de 2008 en France.

Anne Brigaudeau, journaliste pour France 2, s'intéresse de prêt aux blogueurs locaux faisant régulièrement parler d'eux sur le plan national en dehors de leurs ancrages, actions et présences respectives au niveau local.

Les deux chaînes de télévision publique France 2 et France 3 ont fait le choix de sélectionner et de mettre en avant une demi-douzaine de blogueurs s'investissant sur le terrain de la campagne des municipales de 2008.

Des blogueurs populaires, connus, ayant choisi de créer un webzine d'information locale, de se présenter à l'élection ou de suivre de prêt la campagne des municipales de 2008.

Parmi eux : le Bondy Blog à Neully, GreBlog MonGrenoble à Grenoble... ainsi que d'autres blogueurs reconnus, que j'ai eu l'opportunité de rencontrer à maintes reprises.

Christophe, Christophe Ginisty à Issy-les-Moulineaux.
Franck, Montbouge à Montrouge.
L'association MSE, à Saint-Egrève
Christophe, MonPuteaux à Puteaux.
Gérard, la Piquouse de rappel à Chartres.
Bruno, Blog2Roubaix à Roubaix, récemment de passage à Grenoble.

Du côté du petit écran, après les interviews de GreBlog MonGrenoble sur les plateaux de TéléGrenoble, France 3 Rhône-Alpes et les reportages locaux sur place de France 3 Grenoble et de M6, découvrez sur le site de France 2 ou de France 3 un portrait effectué par la journaliste de France 2 et une interview du blog local de Grenoble et ses alentours [1].

A lire ici :

elections.france2.fr/municipales/2008/sur-le-net/

ou ici :

elections.france3.fr/municipales/2008/sur-le-net/.

Notes

[1] quelques petites coquilles amusantes : greblog.com, ... :-)


28

01

2008

Election municipale à Grenoble : la permanence de campagne du candidat UMP Fabien de Sans Nicolas vandalisée

permanence municipale fabien de sans nicolas Dans la nuit de dimanche au lundi 28 janvier 2008, la permanence de campagne du candidat UMP à l'élection municipale à Grenoble a été vandalisée.

Arrivé sur place vers 10h20 ce lundi matin [1], quelques instants avant la venue des principaux médias locaux, je découvre l'étendue des dégâts et prend une photo [2].

La grande devanture de la permanence a littéralement été prise pour cible. Les deux vitrines épaisses et imposantes du local de campagne ont été brisées par une barrière métallique de couleur verte. Une barrière épaisse et lourde, dont la provenance reste à déterminer. Une barrière qui servirait habituellement aux stationnements des cycles ou à délimiter le passage [3].

Entouré d'une partie de son équipe, Fabien de Sans Nicolas est arrivé sur place pour constater les dégâts.


Fabien de Sans Nicolas condamne cet acte de vandalisme et d'intimidation


Interrogé sur cet acte et abasourdi, Fabien de Sans Nicolas déclare "Je ne peux que condamner ses agissements en cette période électorale agitée (...) Ce genre de comportement est à bannir (...) C'est purement un acte de vandalisme et d'intimidation (...) Je condamne fermement cet acte certainement politique (...) Je condamne ce genre de dégradation qui ne fait pas honneur à notre démocratie (...) Cet incident n'altère pas notre volonté (...) Rien de nous empêchera d'aller de l'avant".

A son tour, Max Micoud signale "Ce qui vient d'arriver n'est pas neutre (...) C'est honteux, c'est un comportement de voyou".

Revenant sur la campagne engagée, Fabien de Sans Nicolas souligne "Ceci valide d'un certain côté une partie de mon programme en matière de vidéo protection (...) J'insiste, vidéo protection et non vidéo surveillance, dans le respect des libertés de chacun (...) La prochaine équipe municipale devra prendre des mesures allant dans ce sens".

Le candidat UMP a prévenu le Préfet de l'Isère et vient de porter plainte au sujet de la dégradation. "Cela démontre un certain sectarisme de toute manière (...) Nous n'accusons personne en particulier" souligne le chef de file de la liste "Grenoble, c'est vous !".

En quittant les lieux, les techniciens étaient déjà à pied d'oeuvre pour détruire le reste des vitrines, sécuriser et protéger le local avec de grands panneaux en bois. Le bruit et la projection des éclats de verre étaient impressionnants. Nombreux sont les passants qui étaient interloqués et choqués. La plupart d'entre eux manifestaient leur désapprobation et leur sympathie à l'égard des personnes de la permanence.

Maj : 28/01/08, 17h02 :

Dans un communiqué de presse, Michel Destot déclare : "Je viens d'apprendre que la permanence de campagne du candidat UMP aux élections municipales avait fait l'objet de dégradations. Je condamne ces actes avec la plus grande fermeté. En tant que Maire, j'en appelle au calme et à la sérénité indispensables au déroulement démocratique de la campagne des municipales."

Maj : 28/01/08, 19h07 :

Dans un communiqué de presse, Philippe de Longevialle déclare : "J'ai appris les dégradations survenues à la permanence du candidat de l'UMP Fabien de SANS NICOLAS aux élections municipales de Grenoble. Je condamne fermement ce type d'acte inadmissible, malheureusement trop fréquent à Grenoble, et qui démontre que pour certains le débat politique ne s'inscrit pas dans une démocratie respectueuse de chacun. Malgré les divergences politiques par ailleurs, je fais part à F. de SANS NICOLAS de ma solidarité face aux violences aux bâtiments ou aux personnes, qui ne peuvent être que le fait d'excités irresponsables. Je souhaite pour Grenoble une campagne de haut niveau et apaisée, qui porte sur les enjeux et l'avenir de Grenoble, et qui évite les débordements et attaques personnelles. Il reste peu de temps pour engager un vrai débat projet contre projet,afin que chaque grenoblois choisisse en conscience et en toute connaissance des enjeux."

Notes

[1] j'avais un créneau

[2] photo prise avant la destruction finale opérée par les techniciens

[3] posée sur le trottoir


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