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01

2008

Grenoble Municipales 2008 : le dilemme du MODEM

philippe de longevial modem grenoble Il y a quelques semaines, je rédigeais l'un de mes premiers billets concernant les élections municipales de 2008.

En fin de note, je mentionnais notamment le fait que, contrairement à ce que beaucoup pouvaient penser, la campagne des municipales 2008 à Grenoble serait beaucoup plus ouverte et imprévisible que prévu.

Au fil de mes rencontres avec les candidats et certains de leurs colistiers désignés ou susceptibles de l'être très prochainement, il s'avère que les prochains jours seront cruciaux pour l'ensemble des formations politiques sur le plan décisionnel.

En sous-mains, de nombreuses tractations ont lieu. Elles relèvent les points de convergence et de divergence entre les principaux candidats. Elles soulèvent les ralliements, les mains tendues, les séparations, les transfuges et les nombreuses hésitations concernant les décisions et directions politiques à prendre... à tenir. La place des personnalités sur les listes est un véritable "casse-tête" pour de nombreuses formations politiques.


Le MODEM s'interroge sur la direction à prendre... à tenir


Au MODEM 38, les principales personnalités, sympathisants et adhérents du nouveau "parti" officiellement créé le 1er décembre 2007 s'interrogent sur la direction à prendre, à un mois et demi des prochaines échéances locales et à quelques jours de la troisième phase [1] de campagne des municipales de 2008 à Grenoble. Les jeux sont ouverts mais ne sont pas faits. De nombreuses discussions ont lieu et les différents votes lors des réunions internes permettent d'éclairer et de soulever les points de vue de chacun.

Au sein du mouvement, la question est de savoir si la liste "Grenoble Démocrates" conduite par Philippe de Longevialle, président du MODEM 38, doit se présenter seule et autonome à l'élection municipale... ou rejoindre dès le premier tour, celle de Michel Destot, candidat PS et chef de file de la liste "Grenoble 2008".

Il y a quelques jours, le candidat UMP Fabien de Sans Nicolas annonçait l'arrivée sur sa liste de Nicolas Pinel, candidat MODEM sur la 3ème circonscription de l'Isère lors des dernières législatives et candidat du Mouvement Démocrates aux prochaines cantonales sur le canton 4. Sur son blog, Nicolas Pinel exprime son désaccord avec Philippe de Longevialle qui selon lui, souhaite "rejoindre Michel Destot dès le premier tour".

Dans les jours à venir, le MODEM en Isère devra prendre l'une de ses décisions les plus importante de son histoire : voler de ses propres ailes en maintenant la présentation autonome de sa liste au premier tour, établir éventuellement certainement un accord au second avec Michel Destot... ou choisir de s'allier avec ce dernier dès le premier tour.

Interrogé sur le sujet, Stéphane Gemmani, candidat MODEM sur le canton 5, qui vient tout juste de publier ses engagements de campagne sur son blog, me confiait récemment "Pour le moment, on réfléchit et on discute tous ensemble au MODEM (...) Quelque soit la décision que nous prendrons, si nous devons faire alliance avec quiconque, il faudra que l'accord politique soit solide et respecté".


Le comportement des électeurs "du centre"


Pour certains, le Mouvement Démocrate incarne cette "troisième force politique" tant attendue sur le plan national notamment depuis le bon score de François Bayrou lors des dernières présidentielles de 2007 et le score tout à fait honorable du MODEM 38 lors des dernières législatives. En terme de crédibilité, beaucoup souhaitent que le mouvement se construise sur ses bases nouvelles et novatrices en se présentant seul pour marquer ses positions, assumer ses prérogatives et jouer carte sur table le face à face avec les autres formations dès le premier tour des municipales de 2008.

Pour d'autres, le Mouvement Démocrate se doit de trouver sa place en s'appuyant naturellement sur d'autres formations politiques et en passant notamment des accords de principe en amont ou respectant le rythme des engagements de chacun. En terme de crédibilité, beaucoup souhaitent le conduire en le mettant à l'épreuve des responsabilités en faisant alliance avec ces instances politiques dès que l'occasion peut se présenter.

Reste à savoir comment l'électeur "du centre" venant d'horizons divers, dont le profil est plutôt hétéroclite, va réagir et se comporter devant les urnes face à ces hypothèses de rapprochement envisagées sur Grenoble.

Notes

[1] disons... après la publication des noms inscrits sur les différentes listes


18

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : le mouvement GO Citoyenneté présente sa liste et ses orientations

go citoyennete Mercredi 9 janvier 2007, je me suis rendu à la Cour des Miracles, place Paul Vallier où avait lieu une présentation officielle de la liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" et ses candidats dans le cadre des municipales de 2008 à Grenoble.

Autour d'un apéritif convivial, le "mouvement politique local Grenoblois" présentait ses principales orientations et ses premières propositions de programme devant plus de 150 personnes réunies pour l'occasion.

GO Citoyenneté est une formation ancrée dans une gauche pluraliste, agissant pour consolider la citoyenneté et la démocratie, notamment participative, à Grenoble. Avec ses 7 élus, elle est présente au sein de la majorité municipale conduite par Michel Destot et ce, depuis 1995. En 2001, le mouvement avait fait cause commune avec les Verts et l'ADES sur une liste obtenant près de 20% des voix dès le premier tour des municipales de 2001 à Grenoble.


Jean-Philippe Motte, tête de liste "GO Citoyenneté


Jean-Philippe Motte, [1] Adjoint à la maire de Grenoble, en charge de la coordination des secteurs et de la politique de la ville, présente au public les premières personnalités de sa liste [2] et signale les premières ligne d'orientations du mouvement.

Dans une première introduction, le candidat déclare "Il faut porter à l'échelle de la ville et du Grand Grenoble des lignes de force qui rassemblent, qui fédèrent les valeurs de solidarité sociale, de diversité culturelle, d'hospitalité, de laïcité et d'innovation sociale et politique (...) On a des montées incontestables de précarité, de pauvreté (...) On a des responsables nationaux complètement à côté de la plaque (...) On ne peut pas au plan local, remédier à l'insuffisance des politiques publiques sur le plan national mais il est possible de développer des actions si nous étions en responsabilité".


Quelques propositions de campagne évoquées


Sur sa lancée, le candidat dévoile quelques propositions du mouvement au public.

GO Citoyenneté propose la mise en place de budgets participatifs de secteurs soumis aux débats des Conseils Consultatifs de Secteur (6 CCS à Grenoble, 200 000 euros par secteur, pour les travaux de proximité, pour les actions sociales, éducatives, sportives et culturelles).

Le mouvement préconise la création de lieux ouverts le soir et les jours fériés pour faciliter les échanges et les rencontres entre citoyens, mais aussi la possibilité d'offrir un "Service civique volontaire" au Grenoblois de 18 à 25 ans d'une durée de 6 à 9 mois pour les aider à participer à un projet collectif.

D'autres propositions sont évoquées en direction des générations. Concernant la jeunesse, "50 000 étudiants, 50 000 tuteurs ?" se base sur la mobilité des étudiants pour accompagner les enfants et adolescents dans leur parcours, leur apprentissage éducatif et citoyen. Dans cette continuité, une autre proposition est émise sur la volonté de solliciter les personnes âgées dans des fonctions de transmissions intergénérationnelles.


Convergences et divergences


Pour Jean-Philippe Motte, le bilan du mandat municipal qui s'achève est positif.

Une réunion publique du mouvement a eu lieu le 14 janvier 2007 avec l'équipe qui se rassemble autour du maire de Grenoble pour évaluer les possibilités de rapprochement. Mais le mouvement se réserve le droit d'éclairer les convergences ou divergences de propositions et de projets avec l'équipe de Michel Destot. Certaines interrogations continuent d'être soulevées par GO Citoyenneté vis à vis de ses partenaires, notamment sur la question du cumul des mandats et les méthodologies employées en matière de démocratie participative [3].

Se sentant la force de partir seule pour les municipales 2008, GO Citoyenneté souhaite à présent voler de ses propres ailes. Il est possible que GO Citoyenneté s'associe avec le PS dès le premier tour ou envisage une alliance pour le second tour des municipales 2008 à Grenoble. Le mouvement décidera le 22 janvier 2007 de son action et d'une éventuelle alliance pour les municipales de 2008 à Grenoble. En attendant, il multiplie les réunions publiques à la rencontre des habitants.


Amalgame et identité


La liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" souhaite idéologiquement se démarquer de l'appareillage politique actuel du PS qui selon elle, au niveau local, a oublié un grand nombre de valeurs de gauche traditionnelle qui ont fait la renommée politique de Grenoble. La formation se sent l'héritière du mouvement des Groupes d'Action Municipales (GAM) initié à l'époque par l'ancien maire de Grenoble, Hubert Dubedout.

GO Citoyenneté a parfois du mal à affirmer son identité, entre démarcation et union avec la gauche. Pour beaucoup, il semblerait qu'un amalgame soit fait avec le PS et la liste "Grenoble 2008" conduite par Michel Destot.

Il en ressort, après une discussion avec des membres du mouvement, que ce dernier serait pour beaucoup, une simple émanation logique de la gauche municipale.

Notes

[1] en arrière plan, au centre, sur ma photo

[2] voir la photo

[3] l'un des principaux chevaux de bataille de GO


16

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : Fabien de Sans Nicolas présente sa liste et ses voeux au Grenoblois

fabien de sans nicolas grenoble Lundi 14 janvier 2007, je me suis rendu à la cérémonie des voeux de Fabien de Sans Nicolas, candidat UMP à l'élection municipale de 2008 à Grenoble. Arrivé vers 20h, je prend une accréditation et suis convié à rejoindre le pôle presse. Dans un dossier, je découvre les noms des 59 personnes qui partage et portent le projet du candidat.

Quelques instants plus tard, Fabien de Sans Nicolas s'adresse aux journalistes et Michel Barnier [1], Vice-président du Parti Populaire Européen, Conseiller politique de Nicolas Sarkozy et candidat aux élections européennes de 2009 fait son entrée. Le Ministre de l'Agriculture et de la Pêche est venu soutenir la tête de liste UMP à Grenoble.

Plus de 700 personnes se sont données rendez-vous à Alpes Congrès Grenoble, Alpexpo, pour découvrir chacun des 59 colistiers inscrits sur la liste "Grenoble c'est vous !" portée par un candidat qui annonce ses premières propositions tout en tenant un discours tonique notamment en seconde partie de soirée.

En premier lieu, Max Micoud, en dernière position de la liste, inaugure la soirée en faisant un "passage de témoin" avec FDSN. Le doyen de la liste rappelle qu'en 2001, il a perdu la mairie de Grenoble de quelques centaines de voix face à Michel Destot et qu'il n'a toujours pas digéré cet épisode.

Puis, tour à tour, d'autres personnalités apportent leur soutien dont Nathalie Béranger puis Dominique Perben, candidat UMP à la mairie de Lyon , témoigne en vidéo sur un écran géant.


Présentation de la liste de Fabien de Sans Nicolas


30 hommes, 29 femmes, 17 candidats de moins de 40 ans dont 11 de moins de 35 ans composent la liste "Grenoble c'est vous !". Une liste plutôt ouverte, qui rassemble et réunit des personnes de sensibilités différentes.

Moins de la moitié de cette liste (46%) compte dans ses rangs des adhérents de l'UMP.

15 candidats n'appartiennent à aucune formation politique et sont issus de la société civile. Des personnalités du centre et du MODEM (Marguerite Bon, Nicolas Pinel, Jo Trillat...), du Parti Radical de Gauche (Ahmed Lahcine), du PS (Marie Vallier-Savine), du Parti Radical, de la formation "gauche moderne" (Eric Hattab), du CNI, du Forum des Républicains Sociaux... composent la liste.

  • Billet maj le18/01 : En annexe, document. La liste du candidat avec les noms et professions des colistiers.

Notons également qu'Alain Carignon [2] ne fait pas parti de la liste, que Bernard Betto [3] ne rejoint plus le candidat UMP et que Nicolas Pinel fait partie de la liste.

Parti tard dans la campagne des élections municipales à Grenoble, le candidat UMP est donc l'un des premiers à publier la composition de sa liste.


Ambiance, interview de Fabien de Sans Nicolas et Michel Barnier


Ci-dessous, ma vidéo et dans l'ordre : l'arrivée de Michel Barnier , l'interview du Ministre, son regard sur Grenoble et le candidat UMP aux municipales de 2008 à Grenoble. Puis, l'interview de Fabien de Sans Nicolas, sa vision pour Grenoble , la présentation de sa liste et l'évocation de la venue de Nicolas Sarkozy à Grenoble. Enfin, l'ambiance de la salle au moment de la clôture de la réunion publique sur une musique techno-pop avec des ballons.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Ci-dessous en audio, une grande partie du discours public du candidat UMP :

Notes

[1] sur la photo

[2] voir le résultat du sondage GreBlog à ce sujet

[3] va t'il rejoindre la liste "Grenoble2008" conduite par Michel Destot ?


14

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : Maryvonne Boileau, tête de liste "Ecologie Solidarité en actes"

verts grenoble Mardi 8 janvier 2007, dans le cadre des municipales 2008 à Grenoble, je me suis rendu à la permanence du groupe des élu(e)s écologistes, militants et citoyens du groupe ADES, des Verts et des Alternatifs réunis ensemble sur la liste "Grenoble 2008 - 2014, Ecologie et Solidarité en actes" [1].

A cette occasion, Denis Baupin, fondateur de l'association Agir Pour l'Environnement, vice-président du Syndicat des Transports d'Ile-de-France, président du comité de promotion du vélo, Conseiller général et Adjoint au maire de Paris chargé des transports, tête de liste des Verts pour les municipales 2008 à Paris, est venu apporter son soutien à la liste grenobloise [2].

Dans une ambiance détendue, "entre copains" [3], les Verts ont présenté leur objectifs de campagne.



Denis Baupin soutient les écologistes Grenoblois


En premier lieu, le chef de file des Verts pour les municipales 2008 à Paris signale que les Verts Grenoblois et Parisiens connaissent les mêmes difficultés. "On essaye de trouver des compromis pour avancer, ce qui se fait à Grenoble est un bon exemple de ces rapports de force (...) les partis majoritaires ont du mal à accepter la diversité et le pluralisme politique (...) Les écologistes Grenoblois sont connus comme ceux de Paris pour avoir été parmi les plus turbulents".

Sur le front des idées, Denis Baupin estime que "si on écoutait certains, tout le monde serait écolo (...) pendant des années, nous étions des doux rêveurs et des catastrophistes et maintenant ils se revendiquent comme tel (...) il vaut mieux de méfier des contrefaçons (...) les copains à Grenoble font des choses extrêmement importantes (...) En ce début du 21ème siècle, il ne faut pas se contenter de simples changements de surface mais d'un changement structurel (...) Il faut aller encore plus loin en dépassant par exemple le sujet emblématique de la Rocade Nord".


Maryvonne Boileau, désignée tête de liste "Ecologie et Solidarité en actes"


Lors de ce point presse, les Verts annoncent les 6 premiers noms de la liste "Ecologie et Solidarité en actes" pour 2008. Maryvonne Boileau, Conseillère municipale au logement social, présidente d'Actis est désignée chef de file.

Olivier Bertrand, Conseiller général du canton 1 de Grenoble est le second de la liste. Viennent ensuite Gwendoline Delbos-Corfield, Marina Girod de l'Ain, Gilles Kuntz, Hakim Sabri. Pierre Kermen et Raymond Avriller sont présents "plus loin" sur la liste. Tous deux, ayant préféré "encadrer" la liste, faire un "passage d'équipe" en laissant la place à d'autres personnalités.


Objectif de campagne et satisfaction des Verts


Maryvonne Boileau estime que les écologistes ont fait la preuve de résistance en traitant le dossier de la remunicipalisation de l'eau il y a quelques années. "C'est faire des politiques sociales quand on fait des politiques écologiques et publiques (...) Etre politique, ce n'est pas simplement ajouter des priorités les une derrière les autres, c'est au moment des contradictions que ce font actuellement les décisions politiques (...) c'est là où les écologistes ont une démarche qui n'a rien à voir avec celle de nos partenaires (...) la différence, c'est la rupture sur les pratiques pour donner le goût à la politique publique et et là, les partis traditionnels ont vraiment du mal" signale tour à tour le rassemblement des Verts.

En matière de transport, la candidate argumente "la Rocade, c'est 30 km de tram, vous imaginez (...) nous ne souhaitons pas faire campagne uniquement pour ou contre la Rocade Nord, mais sur l'écologie politique, le social, la santé et tout ce qui concerne les Grenoblois".

Le rassemblement affiche clairement sa sérénité au sujet des municipales 2008 à Grenoble.

Olivier Bertrand déclare "Là, pour cette année, on fait réellement une campagne pour gagner la mairie de Grenoble, je sais que ça paraît présomptueux, mais il y a un contexte politique différent, on a une base solide, même si on est plus avec Go Citoyenneté (...) On pense réellement être en tête de la gauche au 1er tour".

Pierre Kermen ajoute avec un brin d'humour "En fin de compte, on est une liste socialiste et écologiste, voilà".


L'écart avec la municipalité actuelle


Les écologistes témoignent de leur désarroi avec la majorité municipale actuelle. "La question du Stade des Alpes à été la rupture démocratique, une facture, une fracture sur le mode de décisions et qui s'est poursuivie sur les grands enjeux, les aides économiques, la question sociale, le logement, les technologies (...) Il y a un fossé qui s'est crée pour cette gauche qui oublie ce point centrale sur lequel elle s'est appuyée, le social" déclare Marina Girod de l'Ain.

Pierre Kermen signale "Aujourd'hui, il a une culture municipale écolo (...) Notre dynamique, c'est toujours notre idéal mais depuis quelques années, on a une expérience et une évaluation concrète".

Raymond Avriller ajoute "Nous ne sommes pas totalitaires, nous sommes utiles (...) On porte le débat et on prend nos responsabilités (...) Qu'est-ce que serait le débat politique à Grenoble si nous n'étions pas là ?".


Durant les semaines à venir, la liste "Ecologie Solidarité en actes" prévoit sur son agenda des évènements festifs, des réunions d'appartements, des rencontres dans la rue, une distribution de tracts, une nouvelle illustrée "Grenoble 2038", un comité de soutien et au moins une réunion publique par semaine pour aller à la rencontre des Grenoblois.

Notes

[1] Je vais raccourcir, en parlant des "Verts" tout au long du billet :-)

[2] photo : au centre, mes bras croisés

[3] Raymond Avriller et Denis Baupin signalent qu'ils se nomment ainsi, entre groupes...


07

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : Fabien de Sans Nicolas s'adresse aux commerçants Grenoblois

fabien de sans nicolas grenoble Vendredi 4 janvier 2007, je suis allé à la rencontre de Fabien de Sans Nicolas, président du mouvement des jeunes de l'UMP au niveau national, proche et protégé de Nicolas Sarkozy, candidat UMP aux municipales de 2008 à Grenoble.

Le chef de file de la liste "Grenoble, c'est vous !" organisait une réunion publique à l'école Wesford avec les commerçants Grenoblois afin d'échanger et évoquer la situation du commerce à Grenoble.

Sans lecture de note et en toute décontraction, le jeune candidat UMP, entouré notamment de Matthieu Chamussy, Pascale Modelski, Bernard Betto, Hervé Storny et d'autres personnalités, s'est présenté devant une soixantaine de personnes en se prêtant au jeu des questions - réponses ouvertes avec la profession.


Le cercle vertueux transport, tourisme, patrimoine, culture, propreté


En début de séance, FDSN annonce la couleur aux commerçants Grenoblois en matière de transport. "La municipalité actuelle a une approche assez idéologique (...) il fallait opposer les voitures aux transports en commun (...) aujourd'hui, il faut continuer de développer les transports en commun et il faut également augmenter la capacité de stationnement des véhicules en ville (...) Dans certaines parties du centre-ville, c'est 25 à 40% de perte de CA pour certains commerçants (...) Pour la rue de Strasbourg, tous les commerçants me l'ont confirmé, le fait d'avoir déplacé un arrêt de tram a réduit le CA de la rue (...) Il faut une véritable concertation à priori avec les commerçants".

Sur sa lancée, le candidat UMP évoque le tourisme et le manque de lumière. "Le tourisme se porte mal à Grenoble , il n'y a pas que la montagne (...) Le tourisme, c'est aussi la valorisation de notre patrimoine (...) La politique de lumière n'est pas acceptable pour une ville comme la nôtre (...) Les Grenoblois ne prennent plus plaisir".

Un membre de son équipe de campagne glisse une anecdote. "Le 30 décembre, j'étais dans ma voiture et j'écoutais la radio qui annonçait l'arrivée de milliers de vacanciers à Grenoble (...) je suis allé à la gare, il était 18h (...) pas une illumination, pas un arbre de Noël, pas un mot pour accueillir les vacanciers, pas un panneau pour annoncer par exemple l'expo du Musée (...) rien ne les incitent à visiter Grenoble (...) en revanche, il y a une grande banderole à la gare de Grenoble... c'est celle d'IKEA (...) Comment voulez-vous que les touristes aient envie de revenir à Grenoble, je vous le demande".

Certains commerçants interpellent Fabien de Sans Nicolas au sujet de la propreté dans les rues du centre et de certains quartiers. Le candidat déclare "La propreté n'est pas à la hauteur de ce que l'on peut attendre (...) Grenoble est une ville sale, tout le monde le dit (...) Il faudra que cette ville soit exemplaire sur la question de la propreté (...) Il faudra revoir le passage des services". Prenant exemple sur les quais, FDSN ajoute "Le quartier Saint-Laurent est gris (...) il va falloir trouver une vraie cohérence entre les sorties, la voie sur berge, les piétons, les terrasses sur l'extérieur pour faire revenir les gens (...) c'est un quartier historique, il faut le revitaliser car il a complètement été laissé à l'abandon".


L'insécurité à Grenoble


Fabien de Sans Nicolas évoque la difficulté de la municipalité à parler de l'insécurité. "Je pense sincèrement qu'on a une municipalité qui refuse de parler du sujet considérant que ça n'est pas toujours de sa compétence, à tord ou à raison, que c'est de la responsabilité du gouvernement ou des uns des autres (...) Nous proposerons la mise en place de la vidéo protection, sur étude, comme le font beaucoup de maires différents (...) C'est une mesure importante (...) On peut en parler de manière équilibrée".


Dégradation et environnement à Grenoble


Au moment où un certain nombre de commerçants se plaignent des nombreux tags sur leur devanture et en centre-ville, le candidat UMP déclare vouloir créer des "brigades de l'environnement" composées d'une partie de la Police Municipale pour effectuer des vérifications (notamment pollution sonore), et d'une partie du personnel communal affrétée au nettoyage. Il souhaite que des conventions avec les co-propriétés puissent être signées afin que la mairie puisse intervenir directement dans certains lieux privés.


L'administration et le "temps réel" des Grenoblois


Fabien de Sans Nicolas est favorable à l'ouverture des services de la mairie à des heures convenables "Les services doivent être ouverts à ceux qui commencent tôt ou qui travaillent tard et qui ont besoin de s'y rendre (...) le temps réel des Grenoblois n'est pas celui de l'administration (...) Il faut trouver des moyens de convenance et être en capacité de leur répondre, au moins une fois par semaine si nécessaire".

En fin de séance, d'autres personnalités témoignent et apportent leurs contributions au débat. Un premier intervenant déclare "A Grenoble, quand on parle Culture, on parle MC2 et on oublie le reste (...) mais comment faire venir et revenir les gens ?" Un autre signale que la capacité hôtelière à Grenoble est insuffisante, que le Palais des Congrès est obsolète et que la ville ne répond plus au tourisme d'affaires [1].


Hors réunion, Fabien de Sans Nicolas m'informe que son équipe a pris soin de préparer sa campagne durant les dernières semaines de 2007 afin de se lancer activement dans la bataille : nouvelle permanence, nouveaux noms de domaines et site web, tracts, cartons, flyers, lettres aux grenoblois... Pas moins de deux ou trois réunions par semaine avec les habitants sont planifiées dans l'agenda du candidat jusqu'à l'échéance.

Le candidat UMP pour les municipales 2008 à Grenoble me signale également qu'il présentera le 14 janvier 2007 sa liste de campagne "Grenoble c'est vous !".

Notes

[1] 100 000 congressistes par an à Grenoble, 1.1 million à Lille


18

12

2007

Grenoble Municipales 2008 : Hervé Gerbi engage sa campagne sur le thème de la compétence et de l'alternative

herve gerbi municipales Samedi 15 décembre 2007 je me suis rendu à la permanence de campagne d’Hervé Gerbi.

Ce jeune avocat, médiateur, enseignant, qui dirige son propre cabinet, est candidat aux municipales 2008 à Grenoble, tête de liste de "L’Energie du changement".

Dans un ambiance détendue, Hervé Gerbi inaugure sa nouvelle permanence de campagne et reçoit ses soutiens et collaborateurs de campagne, militants de tous bords et sympathisants.


Inauguration de la permanence de campagne


Au dehors de la permanence, quelques passants curieux et intrigués par ce rassemblement prennent lecture de la profession de foi du candidat et choisissent d’entrer dans sa permanence. Celle-ci est pleine : pour son allocution, Hervé Gerbi est obligé de monter sur une chaise pour se faire une place afin qu'il puisse prononcer son discours de campagne devant l’assistance.

Le candidat a récemment choisi de se mettre en congé de l'UMP ou il occupait la vice-présidence en charge de l'Emploi et des affaires sociales et n’a pas souhaité rejoindre la liste conduite par Fabien de Sans Nicolas, tête de liste désignée sur Grenoble par les instances de l’UMP. Hervé Gerbi souhaite mener campagne sur les valeurs de l’éthique politique, de compétence, le partage de la connaissance et des responsabilités… et la détermination dans le partage.


La vision et le souhait du candidat au niveau local


Il dresse un portrait et une vision de Grenoble "Ce que je souhaite pour ma ville, c’est que nous rattrapions un retard que nous avons pris (…) Les Grenoblois ne viennent plus s’installer à Grenoble par ce que c’est une ville embouteillée, c’est une ville qui est chère, c’est une ville ou l’on a focalisé un type unique d’entreprise (…) C’est une campagne de cœur que j’ai envie d’ouvrir avec tous les Grenoblois, ça va bien évidemment à l’opposé de tout ce qui nous est aujourd’hui proposé".

Le candidat de "L’Energie du changement" évoque le nouveau projet du Conseil Général de l’Isère en commençant par une boutade qui fait sourire l’assistance "J’ai eu l’occasion d’aborder avec les commerçants et les Grenoblois le projet GIANT (…) GIANT, ce n’est pas le menu XL du McDo [1] mais c’est un autre menu que l’on nous propose dans les années 2025 (…) Qu’on ne s’y trompe pas, l’ambition est bonne, encore faut-il qu’on ne brouille pas les pistes et qu’on y associe la concertation des Grenoblois".

Hervé Gerbi prend place dans cette campagne et souligne "Nous avons un nouvel espace politique (…) d’un côté, Michel Destot, 40 ans de vie politique, 30 ans de Conseil municipal (…) le bilan, on est pas là pour le juger, ce n’est pas l’espérance qu’avait portée Hubert Dubedout en son temps (…) de l’autre, une liste marquée par une idéologie, des méthodes et vous savez, les marquages, on ne s’en défait pas du jour au lendemain si on ne décide pas de tourner la page".

Après avoir lancer il y a quelques semaines "Grenoble 2008 : L’agenda ", un livre qui parle des Grenoblois et qui accompagne son projet, le candidat annonce l’organisation de réunions publiques dès janvier 2008 et le soutien de personnalités politiques de l’UMP, du PS, en provenance d’horizons divers et principalement issues de la société civile. "Nous sommes sur une liste de société civile de compétence (…) La première surprise viendra de la constitution de notre liste et au deuxième tour, nous prendrons toutes les compétences qui souhaiterons nous rejoindre sur des valeurs communes partagées" ajoute la tête de liste de "L'Energie du changement".

Concernant le fonctionnement des instances municipales, Hervé Gerbi souhaite que les Conseils municipaux soient plus ouverts. "Je souhaite qu’on puisse y aborder des sujets de prospectives qui soient publics et éventuellement décentralisés pour alimenter les discussions avec les Grenoblois (…) Je ne veux plus de ces longs conseils municipaux où l’on vote sur un catalogue (…) Je suis un farouche partisan de la démocratie participative (…) Je dirige un cabinet et comme toutes les entreprises, une fois par an, je fais un bilan (...) Je souhaite également que nous puissions dresser chaque année le bilan de la municipalité".

Hervé Gerbi propose un "Grenelle de l’environnement Grenoblois" fédérant tous les acteurs concernés, échelonné sur plusieurs mois. "La question de l’environnement à Grenoble est dramatique parce qu’on oppose les uns et les autres (…) Ils faut trouver le moyen de contractualiser entre les Grenoblois la façon dont on veut vivre (…) Si on demande en matière d’environnement des efforts aux Grenoblois, il faut être en mesure de récompenser ces efforts,... fiscalité, services,... on a des leviers" souligne t'il.


Ouvrir un nouvel espace politique


Prenant référence sur la lignée des nombreux avocats devenus maires de Grenoble "qui ont su se mobiliser pour passer de la défense des plus pauvres à la défense de tous les citoyens", Hervé Gerbi souhaite incarner l’alternative, l’éthique et l’honnêteté politique en marge des rouages politiques traditionnelles.

En vidéo, mon interview d’Hervé Gerbi lors de l’inauguration de sa permanence de campagne.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Avec la nouvelle règle des 10% permettant le maintien d’un candidat au second tour, le faible score des Verts et de la droite traditionnelle lors des dernières échéances électorales de 2007 sur Grenoble, l’impact du Modem sur le plan local, Hervé Gerbi souhaite à sa façon ouvrir un nouvel espace politique et prendre place dans l’arène.

Dans cette perspective, reste à déterminer comment les Grenoblois vont se prononcer autour du label, de la marque UMP lors des prochaines municipales de 2008 à Grenoble. Entre ceux qui soutiendront le rassemblement du candidat Fabien de Sans Nicolas, ceux qui seront séduits par la démarche d’Hervé Gerbi, ceux qui rejoindront Philippe de Longevialle ou tout simplement ceux qui n’adhèrent pas plus aux idées et projets de la municipalité en place... désormais, les cartes sont redistribuées.

A présent, il semblerait que la campagne des municipales 2008 sur Grenoble soit ... beaucoup plus ouverte que prévu.

Notes

[1] étonnante allusion à mon précédent billet


03

12

2007

Grenoble Municipales 2008 : deuxième débat participatif de campagne de Michel Destot

debat participatif destot Lundi 26 novembre 2007, je décide de me rendre à la Maison du Tourisme de Grenoble pour suivre le second des six débats participatifs prévus durant la première phase de campagne de Michel Destot, actuel député-maire de la ville et de nouveau candidat aux municipales de 2008 à Grenoble.

Plutôt fatigué, les traits tirés, probablement en raison de ses engagements au quotidien, Michel Destot entre dans une salle pleine prête à débattre sur le thème "Ville à vivre, embellissement et rénovation du centre ville et des quartiers".

En introduction, une présentation du clip de campagne du maire est proposée au public.


Un débat participatif parfaitement cadré


En début de séance, un journaliste animateur prend la parole et explique le principe de fonctionnement du débat participatif. Il signale que chacun à la possibilité de s'exprimer en prenant le micro mobile pour intervenir sur un sujet prédéfini entrant dans le cadre du déroulement de la soirée.

Sur le moment, je suis surpris par la démarche. La personne assise près de moi l'est également. Le public présent n'est pas autorisé à poser directement ou indirectement des questions au maire de Grenoble. Seules les interventions, remarques, situations vécues ou suggestions... sont admises.

Durant la soirée, après une courte intervention en introduction, Michel Destot reste à l'écart, ne participe pas oralement au débat, écoute attentivement les participants et prend note des remarques du public avec assiduité. L'animateur est chargé d'introduire et de présenter les premiers intervenants choisis au préalable afin de lancer le "débat" et inciter dans un second temps le public à "débattre".

Un débat "participatif" essentiellement destiné à recueillir les remarques des habitants, à faire intervenir des spécialistes et professionnels sur le sujet évoqué, permettant de préparer une argumentation et une partie du programme municipal du candidat. En fin de séance, le maire de Grenoble prend la parole, conclut le débat en s'appuyant sur les principales remarques et suggestions des habitants. Fin des "échanges".


Quelques remarques et suggestions soulevées par le public


L'un des premiers intervenants s'exprime sur le quartier Mistral. "Il faut absolument faire rentrer de l'économie et du commerce dans le cadre de votre projet de rénovation du quartier Mistral, déjà, il est difficile d'y rentrer, alors pour en ressortir...". Autre remarque associée : "Il ne suffit pas de raser un quartier pour en refaire un, ça c'est facile, il faut s'attaquer à des quartiers existants et mettre le paquet et ça, c'est moins facile à faire".

Une autre personne suggère de rénover la place Saint-Bruno en proposant de la rendre partiellement piétonne et fait remarquer dans la foulée les difficultés de circulation et de stationnement ai sein du quartier animé. Un architecte met l'accent sur la beauté de la ville : "Grenoble à la singularité de ne pas avoir un patrimoine monumental (...) il y a un endroit magique sur lequel il faudra porter une attention particulière, ce sont les berges naturelles de l'Isère, l'une des composantes importantes de l'extension du centre-ville".

Une retraitée témoigne de son étonnement en matière de transport public et pose néanmoins une question : "Quand on va au quartier Vigny Musset, on prend par exemple le tram pour s'y rendre, mais après, on fait comment pour rentrer chez soi lorsqu'on quitter le quartier et qu'il n'y a plus de liaison dans les transports après 20h30 ?".

Un habitant du quartier "rive droite" signale que depuis une dizaine d'années, rien n'a été fait dans le quartier Saint Laurent et sur l'Esplanade. "Je suis absolument catastrophé et persuadé que tant que le problème de la circulation ne sera pas réglé, on ne pourra rien faire (...) Rue Saint Laurent, on a fait depuis 40 ans une réhabilitation des logements, mais sans qu'il y ait un seul garage de plus, et une seule possibilité de stationnement, sans qu'il y ait de bâtiments publics, poste, annexe de la mairie... et la rue SaintLaurent est une rue morte".

Un autre intervenant signale que "Grenoble s'est bien réveillée (...) Je vais être franc, je ne suis pas socialiste (...) mais je me souviens lors de votre premier mandat Monsieur Destot que rien ne bougeait et qu'un jour j'irai bien à la Bastille comme l'avais fait à l'époque les ouvriers d'Alsthom, mettre un grand panneau "Dormez Grenoblois, dormez braves gens, Michel veille sur vous ! (...) et puis le deuxième mandat est arrivé et on a enfin vu arriver des grues un peu partout à Grenoble".

Poursuivant son résonnement, cette personne amène l'enthousiasme et les applaudissements du public en déclarant "Très franchement, dans une ville entourée de montagne, quand on arrive à Grenoble, il n'y a pas de lumière sur les immeubles, la porte de France, la Mairie et les principaux bâtiments de la ville (...) Monsieur le maire, je pose quand même la question, il y a t'il un ingénieur lumière pour la ville de Grenoble ?".


Le maire entend répondre à certaines préoccupations légitimes


En fin de soirée, Michel Destot se lève, conclut et tente de répondre à certaines préoccupations. "Le 1er mandat, on aurait rien fait ? (...) Mais on n'a pas pu faire tout ce qu'on voulait ! (...) On a du s'occuper des comptes, des dossiers, des projets (...) il fallait incarner la rupture avec l'ancien maire (...) Le second mandat, c'est l'impulsion (...) L'une de nos priorités, c'est l'attractivité des entreprises et la rénovation".

Ce débat "participatif" montre que les Grenoblois ont évolué dans leur vision et le rapport qu'il entretiennent avec leur ville. En amenant leurs contributions, ils ne cherchent plus exclusivement à préserver, défendre ou "cultiver leur jardin". Ils font part d'une réflexion plus large, plus ouverte et sont davantage préoccupés par les liaisons "intermodales" et "interquartiers" qu'ils traversent chaque jour.

Il est dommageable que le maire de Grenoble n'ai pas choisi de répondre directement aux questions, remarques ou préocupations des habitants. Ces derniers n'attendent pas forcément d'entrer dans le cadre aseptisé d'un échange quasi unidirectionnel avec le premier magistrat de la ville. En politique, ils sont davantage surpris, étonnés ou séduits par le jeu de la confrontation et de l'intéraction bidirectionnelle.


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2007

Municipales 2008 : soirée de lancement de campagne de Michel Destot, Grenoble2008

destot grenoble 2008 Dans le cadre des municipales 2008 à Grenoble, je continue mon petit tour habituel sur le terrain quand le temps me le permet et prends plaisir à rencontrer, à discuter avec de nombreuses personnalités politiques de la région et leurs proches.

Vendredi 16 novembre 2007, j'étais invité à la soirée de lancement de campagne de Michel Destot. Le député-maire de Grenoble présentait Grenoble2008, sa démarche de campagne municipale et dévoilait un clip vidéo devant des centaines de sympathisants et militants (plus de 500 il me semble) invités aux Casemates de la Bastille.

Muni d'une invitation presse et d'un billet aller-retour pour l'occasion, je monte par les bulles de la Bastille. Vu d'en haut, le regard plongeant sur Grenoble et son agglomération est toujours aussi superbe, prenant et impressionnant.

Arrivé sur les lieux vers 20h, des centaines de convives sont invités dans un premier temps à visionner le clip de campagne du maire de Grenoble pour les municipales 2008, présentant chronologiquement un bilan global des réalisations vu par des personnalités, responsables et habitants.


Le clip de campagne


Projeté sur plusieurs écrans de différentes tailles, le clip suscite quelques réactions amusantes dans une foule compacte et dense. "Il y a plein de gens que je ne connais pas la dessus, tu les connais peut-être toi ? (...) Bon, il y a un buffet là bas, on y va ? (...) Ca montre en tout cas la diversité, c'est plutôt bien (...) la vidéo est pas mal mais on ne voit pas Michel dessus, vous l'avez vu vous ?".

Un clip vidéo de campagne bien monté, assez bien ficelé, qui se veut apaisant et rassurant, axé sur les valeurs de stabilité, de pérennité et de lien social, mais qui pêche un peu par son manque de dynamique et de dynamisme sur la représentativité extérieure de la ville. Un clip long à charger et qui, par sa longueur et sa cible, n'est pas optimisé pour être entièrement vu et consultable sur le web. Il aurait fallu raccourcir et couper le clip de campagne en deux parties : une première, de type "réalisations de la municipalité, projets pour la ville" avec marqueurs et sous-titrages des lieux, et une deuxième, "interview, ce que pensent les grenoblois" pour supporter et valoriser la première.


Le discours de campagne


En fin de diffusion, Michel Destot monte sur le podium et prononce son discours d'ouverture de campagne pour les municipales 2008 à Grenoble.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Le discours s'appuie sur de nombreux exemples de réalisation tout en listant de nombreux projets à venir. Il s'apparente à un bout de programme du candidat. Il se veut ouvert, volontaire, marqué globalement par une volonté de renouvellement.

Quelques extraits :

"Vous avez senti l'odeur de la poudre, dans quatre mois, le renouvellement du conseil municipal de Grenoble (...) C'est le temps du bilan, du projet, d'une belle campagne (...) Je suis enthousiasme, déterminé (...) Cette principale fierté, c'est que nous ayons reussi à mettre en mouvement l'ensemble de la population (...) C'est cette ville de Grenoble que l'on cite en référence, cela, nous le devons à nous tous (...) Ca me fait chaud au coeur et j'en suis fier (...) Mais c'est insuffisant, il faut faire plus, pour gagner, il faut aussi un bon projet, une bonne équipe, une bonne campagne, du souffle et du désir (...) Les deux questions les plus difficiles pour notre agglomération, c'est le défi de l'habitat, nous ne pouvons accepter qu'il y ait encore plus de 10 000 demandes de logements non satisfaites (...) c'est aussi celui du désenclavement, il n'y a pas d'avenir pour Grenoble si le désenclavement notamment ferroviaire n'est pas mis en oeuvre (...) il faut une volonté politique farouche, nous l'avons ! (...) Nous pouvons accélérer la résolution de ces deux problèmes si nous obtenons la candidature de Grenoble pour les J.O de 2018 (...) Je ne serais pas le maire d'une ville où les membres de sa majorité s'adonnent aux procès d'intention, aux attaques de personnes, aux conflits médiatico-financiers (...) J'ai donné, et pour moi c'est fini, il faut qu'ils l'entendent tous".


Une question se pose


En définitive, au moment d'aller voter en mars 2008, les Grenoblois qui soutiennent l'actuel maire de Grenoble devront répondre à une question politique qui prend toute son importance en ce début de campagne.

Attendent-ils de Michel Destot, de nouveau candidat et actuel maire de Grenoble depuis 13 ans, ... le changement... ou la continuité ?

Difficile de trancher.

D'autant plus que la notion de renouvellement voulu par le maire de Grenoble doit nécessairement s'intercaller entre ses deux attentes afin que sa campagne prenne un sens auprès des Grenoblois !


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2007

Municipales 2008 : lancement de la liste Grenoble Démocrates pour le MODEM

grenoble democrates modem Vendredi 9 novembre 2007, les militants et sympathisants du MODEM de la région grenobloise avaient rendez-vous à l'ambiance Café, rue des Alliés, pour le lancement de la liste "Grenoble Démocrates".

A cet occasion, j'étais invité à la conférence de presse de la formation afin de recueillir quelques informations pertinentes sur les rouages de la campagne du MODEM.

Dans une ambiance musicale, cool et détendue, entouré de ses acolytes, Philippe de Longevialle, tête de liste "Grenoble Démocrates" pour les municipales 2008 à Grenoble, présentait le fil conducteur et les axes de sa campagne.


La carte de l'ouverture et du renouveau politique à Grenoble


Celui-ci souhaite un renouveau politique et un changement de cap à Grenoble en déclarant notamment "Nous souhaitons que les Grenoblois fassent un vrai choix (...) Nous avons l'opportunité de présenter aux municipales une liste Démocrates qui à sa place sur Grenoble, une opportunité qui, à ma connaissance, ne s'était pas présenté depuis 1971"déclare la tête de liste de l'UDF -MODEM sur Grenoble.

Le président du MODEM 38 dresse avec inquiétude un portrait politique de la région. "Nous voulons changer les pratiques politiques sur Grenoble, celles qui symbolisent le passé (...) On a finalement une majorité qui contrôle tout, l'agglomération, le département, la région (...) On sait depuis un moment qu'il n'y a pas plus de vraies discussions, tout est déjà ficelé, les débats sont confisqués, les dossiers sont déjà arrêtés (...) Il y a un déficit certain".

Philippe de Longevialle distingue la manière dont certains grands dossiers sont traités au coeur de l'agglomération grenoblois et fait un parallèle avec le manque de dynamisme économique en centre-ville. "La ville ne répond pas aux besoins quotidiens des Grenoblois (...) L'urbanisme Grenoblois est en train d'échapper à ses initiateurs (...) Le petit commerce Grenoblois est en train de péricliter, le centre-ville se déshumanise petit à petit (...) Concernant le projet de Rocade Nord et le stade des Alpes, on assiste à une faillite totale au niveau de la méthode, sans compter les problèmes de stationnement en ville où le choix du tracé du tram C".


La campagne du MODEM pour les municipales 2008 à Grenoble


Avec respectivement 19,31% et 10,35% des voix au 1er tour de la dernière présidentielle et aux législatives sur la 1ère circonscription, le MODEM affiche sa satisfaction. "Nous sommes bien présents, notre électorat existe toujours et la liste Grenoble Démocrates à sa place sur Grenoble" affirme Philippe de Longevialle.

En parallèle, la tête de liste du centre confirme avoir rencontré et discuté avec tous les groupes politiques de la ville au sujet des municipales de 2008. "Pour le moment, il n'y a pas d'alliance acquise, il n'y a pas d'alliance négociée, le jeu est ouvert (...) Au second tour des municipales, il peut tout se passer, nous restons ouverts (...) il n'est pas exclu que l'on se maintienne au second tour si nous faisons plus de 10% des voix" explique le responsable du MODEM.

La formation compte 200 adhérents sur Grenoble , environ 1000 en Isère et 70 000 au niveau national. 6 groupes de travail sont mis en place pour préparer le projet municipal avant la fin 2007. "Grenoble Démocrates" souhaite aller à la rencontre des Grenoblois dans les 22 quartiers de la ville. 18 réunions de quartiers sont dès à présents planifiées jusqu'à la fin 2007. Selon son responsable, la liste officielle du MODEM pour les municipales à Grenoble sera présentée fin janvier début février 2008 aux habitants.

Courtisé à droite comme à gauche depuis dès mois par les acteurs de la politique grenoblois, le MODEM est entré dans la course aux sollicitations et compte bien être présent dans le jeu politique local et faire pencher la balance lors des prochaines municipales, notamment à Grenoble.

Sans prétention, le sondage GreBlog en cours sur les municipales à Grenoble [1] ... le démontre.


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2007

Geneviève Fioraso inaugure sa permanence parlementaire

fioraso permanence Vendredi 9 novembre 2007, j'étais invité à une conférence de presse à l'occasion de l'inauguration de la permanence parlementaire de Geneviève Fioraso, députée de la 1ère circonscription de l'Isère .

Arrivée en Clio bleue [1] au local de sa "nouvelle" permanence située au 7 rue Voltaire à Grenoble , Geneviève Fioraso souhaite faire le point sur les quatre premiers mois de son activité parlementaire à l'Assemblée nationale et en circonscription.


Une permanence parlementaire très "hype"


Arrivé sur place, je découvre un local immense d'une superficie d'environ 115 m2. Une déco moderne, très "hype", tendance 70 revisitée, murs blancs, couleurs orange, bordeaux, pastels. Des tables laquées, du matériel informatique flambant neuf. Un local repris tel quel coté déco, qui précédemment, était une boutique de vente d'objets d'art.

Coté organisation, la députée de l'Isère s'est entourée de trois collaborateurs à mi-temps. Deux permanents sur Grenoble, un à Paris. "Je cherchais un local dans la circonscription qui soit proche du tram pour que l'on puisse y venir facilement (...) Je n'ai pas besoin de chauffeur pour me déplacer (...) Je préfère mettre le paquet sur des collaborateurs compétents issus de sensibilités différentes, certains sont proches de DSK, d'autres, de Fabius, j'aime bien mélanger les genres" souligne l'Adjointe à la mairie de Grenoble.


Un point sur son activité parlementaire


Geneviève Fioraso monte à Paris les mardis et mercredis. Elle consacre le reste de son temps à suivre ses dossiers à la mairie de Grenoble, à la Métro, Minatec et sur le terrain. La députée est membre de la commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire, membre de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques.

"J'ai une circonscription très urbaine que je dois conforter (...) j'ai choisi de me concentrer sur les dossiers que je connais, c'est à dire l'emploi, l'innovation, l'économie, le logement et l'environnement et les pôles energétiques" affirme t'elle. Concernant le dernier point, elle ajoute "Le Grenelle de l'environnement, c'est une très bonne chose, Borloo a sû tirer son épingle du jeu en réussissant à réunir autant d'acteurs sur un même sujet".

Par ailleurs, Geneviève Fioraso, ocupant a place 568 dans l'hémicycle [2] déclare être surpris par le rythme de travail des parlementaires. "Les projets de loi tombent trop vite, on a à peine le temps de travailler les dossiers et on bâcle le boulot des parlementaires". Elle affiche néanmoins sa déception et constate le manque d'intérëts des parlementaires sur les questions économiques "A droite comme à gauche, beaucoup d'élus à l'Assemblée ont une méconnaissance de l'économie, beaucoup sont assez loin de la réalité (...) Je ne vois personne proposer des solutions concrètes dans le domaine de la croissance et de l'investissement".


"Je ne suis pas candidate aux municipales"


La députée considère l'importance de sa charge de travail à l'Assemblée nationale. Elle prend à coeur son nouveau mandat et envisage de revoir une partie de ses attributions. "Après les municipales de 2008, je vais certainement dégager du temps et réaménager mes missions au niveau local (...) j'ai un boulot passionnant, c'est chouette d'être députée" ajoute t'elle.

Concernant les prochaines municipales et une éventuelle candidature dans la région, Geneviève Fioraso déclare "Je veux simplement faire taire les rumeurs (...) je ne suis pas candidate ou tête de liste aux municipales, ni à Meylan , ni ailleurs (...) Si Michel [3] me le demande, je ferai parti de sa liste (...) Je suis beaucoup plus à l'aise dans les dossiers et dans les contacts (...) pour être Maire, il faut aimer le protocole, c'est un métier différent (...) on passe plus de temps à fédérer les équipes et on passe moins de temps sur les dossiers qu'on aime dans son champs d'intervention (...) J'ai besoin de rencontrer des syndicalistes, des chefs d'entreprises, des apporteurs de projets chaque semaine, sinon, ça me manque".

Au delà des choix et des ambitions, en dehors du contexte des prochaines échéances électorales à venir, on peut naturellement s'interroger : quelle personnalité politique au sein de la majorité municipale est la meilleure pour succéder un jour à Michel Destot. En tant que femme, Geneviève Fioraso aura certainement une nouvelle carte à jouer... dans les années à venir.

Notes

[1] oubliant un instant de régler l'horodateur, chose faite ensuite :-)

[2] voir sa fiche

[3] Michel Destot


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2007

Municipales 2008 : L'UMP accorde son investiture à Fabien de Sans Nicolas sur Grenoble

fabien de sans nicolas grenoble Depuis quelques semaines, les candidats UMP à la candidature pour les municipales de 2008 à Grenoble font l'objet d'une attention particulière au sein des milieux politiques grenoblois.

Le retrait de candidature d'Alain Carignon, actuel président de l'UMP Isère le 3 octobre dernier (lire le billet) laisse une porte ouverte aux convoitises politiques et permet à d'autres postulants d'annoncer clairement leurs intentions.

Fin stratège politique, l'actuel président de l'UMP Isère reste un acteur privilégié de la situation au niveau local.


Quatre candidats à la candidature


Il y a environ un an, Henri Baile déclarait son intention d'être le candidat de l'alternance à la Mairie de Grenoble. Il y a quelques semaines, le Président de l'association "Grenoble Avenir Action Projet", proche d'Alain Carignon à réitéré son intention de se porter candidat sur Grenoble. Dans le même temps, Hervé Gerbi, initiateur de "Grenoble 2008, L'Agenda" et tête de liste de "L'énergie du changement" réussissait à se démarquer d'Alain Carignon, à prendre place au niveau local et dans l'entourage de nombreux militants de l'UMP 38.

Mais depuis quelques temps, des rumeurs alimentaient une possible candidature de Fabien de Sans Nicolas , président du mouvement des Jeunes Populaires (président des jeunes de l'UMP au niveau national). En juin dernier, celui-ci, opposé à André Vallini lors des dernières législatives sur la 9ème circonscription de l'Isère, obtenait respectivement au premier et second tour un score de 37.03% et 40.27%.

Contrairement aux deux autres prétendants déclarés, ce dernier, pressenti pour être le candidat tête de liste UMP sur Grenoble , annonçait tardivement le souhait de rentrer dans la course le 4 novembre dernier. Coïncidence ou non, je remarque depuis quelques temps une maintenance du site web officiel de Fabien de Sans Nicolas, laissant partiellement préjuger d'une volonté de se lancer dans la course.


Fabien de Sans Nicolas, investi par l'UMP pour les municipales à Grenoble


Sans attendre le 15 novembre 2007, date préalablement choisie par l'UMP pour annoncer officiellement la désignation du candidat qui défendra les couleurs de l'UMP sur Grenoble, la Commission Nationale d'Investiture annonce ce vendredi 9 novembre en fin de matinée dans un communiqué en ligne (ici et ici) qu'elle accorde son investiture à Fabien de Sans Nicolas sur Grenoble.

Le président des jeunes de l'UMP n'est pas un inconnu. Nombreux sont ceux qui ont pu le découvrir dans les médias durant la campagne présidentielle au côté du Chef de l'Etat.

Michel Destot, député-maire de Grenoble, candidat PS pour un 3ème mandat, connaît désormais son principal challenger. Le Maire de la ville va donc affronter un candidat qui n'a pas la moitié de son âge. Né à Grenoble, FDSN à 30 ans. Proche d'Alain Carignon, il est soutenu par Nicolas Sarkozy.

Sans oublier les candidatures déclarées issus d'autres formations politiques, notamment celle de Philippe de Longevialle pour le Modem, la campagne des municipales 2008 à Grenoble va pouvoir concrètement démarrer.

Avec ses quatre précédentes candidatures à la candidature dont un désistement, la vigilance et l'assise du président du mouvement en Isère, l'UMP 38 va devoir se rassembler pour les municipales autour d'un candidat partiellement inattendu qui devra faire preuve d'une grande clarté et agilité pour parvenir à estomper les conflits et divisions internes au sein de son parti au niveau local.

Si Fabien de Sans Nicolas y parvient, nul doute que la campagne engagée par le maire sortant risque de prendre une nouvelle direction.

Elu avec seulement 51% des voix au second tour des municipales de 2001, disposant actuellement d'une majorité municipale fragile, soumise à des convergences de crispations internes et externes, le maire actuel va devoir s'appliquer à rassembler ses troupes, être contraint de défaire partiellement le schéma actuel de sa majorité en ouvrant la porte à d'autres courants et personnalités.

Quatre mois nous séparent du 1er tour des municipales de 2008.

Une campagne élection ... n'est jamais gagnée d'avance...


¤ ¤ ¤ Nouveau sondage en ligne : donnez votre avis


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2007

Grenoble 2008 : Michel Destot lance sa campagne des municipales sur le web

destot municipales grenoble Jeudi 18 octobre 2007, au lendemain de sa désignation officielle par les militants [1] comme tête de liste PS pour les municipales de 2008, je suis convié au point presse de Michel Destot annonçant l'ouverture de son site de campagne "grenoble2008".

Le premier magistrat de la ville présente à la presse son site de campagne, évoque son bilan et dresse un portrait de la situation politique grenobloise à la veille des municipales 2008. Sans aucune retenue particulière, il répond à mes questions et à celles des journalistes. Ces derniers souhaitent également obtenir des informations sur le passage éventuel d'accords politiques ou connaître le nom des premiers prétendants inscrits sur la prochaine liste conduite par Michel Destot.

A l'aise, détendu, taquin et plutôt sûr de lui, le maire de Grenoble conduit son point presse avec agilité, employant parfois... quelques expressions inattendues.


Le site de campagne Grenoble 2008


Je précisais dans un récent billet qu'Internet n'avait pas "fait" l'élection présidentielle mais avait "fait" la campagne présidentielle et combien il est primordial de nos jours de se positionner sur le web. En plus de son blog, Michel Destot entend être actif sur la toile. "C'est une campagne que je souhaite mener fortement sur le web, notamment avec de la vidéo, des chats (...) les sites, c'est une source d'échanges de qualité, il faut avoir une certaine exigence, cela demande un certain professionnalisme et surtout une certaine expérience, mais là, je parle devant un pro... [2]" déclare t'il.

Au niveau local,son équipe web de campagne va s'appuyer sur les conseils de Benoît Thieulin [3], directeur de la net campagne de Ségolène Royal.


L'esprit de campagne et les intentions du candidat


Le maire désire mener une campagne active "celle du débat sur les enjeux de Grenoble dans les 10 ans qui viennent (...) Je tiens à ce qu'il y est un temps d'échange, d'écoute, de proximité". Conformément aux instances du PS, Michel Destot devait officialiser sa candidature avant le 15 octobre 2007. Il entend pleinement profiter du temps restant jusqu'aux municipales de 2008 pour faire de la démocratie participative et organiser 6 débats participatifs. Prenant le pas sur les journaliste, il ajoute "Alors on me dit, ça y est, il n'est plus DSK, il est Ségolène Royal (...) je suis surtout démocrate".

Le maire entend ne pas répéter les erreurs de campagne de l'ancienne candidate en matière de démocratie participative. Il désire s'appuyer sur les attentes et propositions des grenoblois relevées lors des différents échanges avec les habitants, à la fois sur le terrain et sur le web. En janvier 2008, une synthèse des confrontations permettra de "soutenir" le programme du candidat avant de présenter une liste pour les municipales.

"Ma liste sera marquée par la compétence, par le renouvellement et par la diversité (...) j'entends que tout ceux qui veulent se rassembler sur mes orientations économiques, sociales et environnementales puissent s'y retrouver (...) je ne veux plus de comportements ou les attaques de personnes, ou les désaccords finissent sur les contentieux devant les tribunaux (...) ce ne sera plus ma tasse de thé". Actuellement, le candidat est sollicité par environ 400 personnes désireuses de faire partie de sa liste municipale. Il entend faire un tri, la mener à sa guise et compte bien l'ouvrir à des représentants de l'Union Européenne.

En réponse à un journaliste, Michel Destot souhaite clarifier la situation en revenant sur certains comportements dans le passé au sein de la majorité municipale. "Les gens qui seront dans mon équipe seront des gens qui accepteront une discipline normale (...) le respect de règles (...) il faut qu'à l'extérieur, il y ait une visibilité qui soit celle à la fois du respect des identités de chacun et un minimum de diversité, mais pas le bordel... [4]".

Le maire de Grenoble dresse un portrait exhaustif de son bilan, faisant une "short list' des nombreux projets aboutis, en cours d'élaboration ou à venir. Pragmatique, il confie "On ne peut pas tout faire en même temps (...) je n'ai pas le souvenir d'avoir abandonner un seul quartier, un seul projet grenoblois".

En attendant, Michel Destot souhaite rester vigilant sur le positionnement des différentes candidatures du côté de l'UMP, en attendant de connaître notamment son principal challenger à droite. A propos d'Alain Carignon , il souligne "Je pense qu'il n'est toujours pas absent de la scène politique départemental de l'UMP, que je sache, il en est toujours le Président de l'UMP 38".

De part et d'autres, la campagne des municipales 2008 est belle et bien lançée...

Notes

[1] désignée par une ecrasante majorité

[2] :-)

[3] très sympa, avec qui j'ai pu discuter au forum MC2 Libération

[4] franc-parler, mot pour mot :-)


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2007

Michel Destot déclare sa candidature aux municipales 2008 sur Grenoble

destot municipale En avril 2007, je rédigeais une chronique sur les préparatifs de campagnes pour les municipales de 2008 pour le magazine "Territoires", le mensuel de la démocratie locale.

J'écrivais entre autre "De nombreuses personnalités politiques se lancent dans la course au dépôt de noms de domaines afin d'obtenir le fameux sésame www.maville2008.com (...) C'est le cas de Michel Destot, député-maire de Grenoble et blogueur, qui vient de renouveler le nom de domaine www.grenoble2008.com" [1].

Depuis longtemps, Michel Destot préparait le terrain des municipales sur la toile.

Le 1er octobre 2007, je rédigeais un billet sur GreBlog suite à une petite phrase du maire prononcée lors du dernier Conseil municipal et posait une question : le maire de Grenoble laisse t'il volontairement planer le doute sur son éventuelle intention de se représenter pour un troisième mandat municipal à la tête de la Mairie de Grenoble ? J'indiquais que la candidature de Michel Destot pour un troisième mandat municipal était un secret de polichinelle, un non évènement pour tous.


Michel Destot déclare sa candidature aux municipales 2008 sur son blog


Depuis quelques jours, j'observe avec étonnement une production inhabituelle de publication de billets sur le blog du maire de Grenoble. Envie d'écrire pour se préparer à reprendre les rennes d'une campagne électorale ? Envie de coller à la réalité du terrain par l'exercice d'une touche personnelle ? Envie de plaire, de communiquer, de préparer l'annonce de sa candidature ?

Ce jeudi 11 octobre 2007 à 17h50 [2], Michel Destot décide de publier sur son blog un billet dans lequel il annonce sa candidature aux prochaines élections municipales de Grenoble. Des dizaines de commentaires d'encouragement, pour la plupart de militants, ont déjà été publiés.

"Candidat, je le suis parce que de nombreuses et de belles choses ont été faites (...) Candidat, je le suis parce que je sais aussi, mieux que quiconque, qu'il reste beaucoup à faire (...) C’est sur ce blog que j’ai souhaité faire cette annonce". Personnellement, en tant que blogueur et en toute simplicité, je ne peux que me réjouir de constater qu'une personnalité politique ait choisi d'annoncer en ligne sa candidature sur son carnet de bord.

Cette candidature était largement attendue par tous. Le maire de Grenoble a choisi la simplicité : une simplicité qui assoit d'autant plus sa présence au sein de l'échiquier politique grenoblois et lui assure une certaine tranquillité d'esprit vis à vis des prochaines échéances électorales. Mais attention, les jeux ne sont pas faits.


Après la candidature, le programme, le projet...


Dans les fédérations et les permanences, les cartes commencent à être distribuées. Les formations politiques sont au travail et les premières têtes de liste font leur apparition [3].

Lors de mes rencontres dans l'agglomération avec toutes catégories de personnes d'affinités politiques différentes, il en résulte que le bilan actuel du Maire de Grenoble reste mitigé. J'entends beaucoup de personne me signaler "Vous savez, Destot... on le suit depuis le début mais là, je ne sais pas si je vais voter pour lui cette fois-ci sur ce coup là". Ce genre de réaction montre d'une part, l'attachement important des habitants à la personnalité du maire de Grenoble, aux différents projets réalisés et d'autre part, une inquiétude, l'hésitation d'un renouvellement de confiance [4] envers le premier magistrat de la ville.

Soyons pragmatique. A ce jour, personne ne peut réellement prendre le relais du maire dans sa majorité. Reste à savoir qui, en face, sera son principal challenger après le retrait d'Alain Carignon, président de l'UMP Isère.

Pour réussir à se faire réélire, au regard des témoignages de la population et autres déclarations de satisfaction, Michel Destot doit présenter en 2008 un programme cohérent et limpide aux yeux des habitants. Il est contraint de jouer l'ouverture politique.

Notes

[1] Site de campagne du maire : les noms de domaines suivants ont été déposés : grenoble2008.org .net . com .fr .info ... reste les .tv .mobi de libres :-)

[2] heure relevée par flux Rss

[3] A lire prochainement sur GreBlog

[4] Voir le sondage GreBlog en cours sur le sujet


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