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02

2008

Grenoble Municipales 2008 : Fabien de Sans Nicolas et ses colistiers présentent leur "Contrat d'avenir"

fdsn grenoble 2008 Samedi 9 février 2008, je me suis rendu à la permanence de campagne de Fabien de Sans Nicolas, chef de file de la liste "Grenoble c'est vous !" et candidat aux élections municipales de 2008 à Grenoble.

Durant près de deux heures, accompagné de personnalités et de ses colistiers, le jeune candidat à la mairie de Grenoble présente les grandes lignes de son programme en proposant aux Grenoblois un "Contrat d'avenir".

En complément des habituels tracts de campagne sur le terrain, son équipe commence à distribuer aux habitants de la commune un document synthétisant les 133 propositions issues du programme du candidat sous la forme d'un journal de 8 pages tiré à près de 87 000 exemplaires.


Fabien de Sans Nicolas introduit son "Contrat d'avenir" pour Grenoble


D'une voix forte, d'un ton déterminé et incisif, Fabien de Sans Nicolas entame la session de présentation des grandes lignes du programme de son équipe par une introduction plutôt offensive.

"Ce projet, ce Contrat d'avenir est cohérent, novateur et transparent, conduit par une nouvelle équipe composée de 50% de personnalités issues de la société civile, 25% de droite et 25% de gauche et du centre (...) Il n'y a pas de combinaison politique et cette équipe ne regarde pas dans le rétroviseur, elle avance et travaille au services des Grenoblois" déclare en introduction le jeune candidat.

A propos de la relation entre la municipalité et ses habitants, celui-ci témoigne "Je précise que depuis ces dernières années, le constat est plus que criant, Grenoble s'est développée au détriment des Grenoblois (...) Notre projet prône une nouvelle gouvernance moderne, c'est tout simplement respecter et écouter impérativement les Grenoblois (...) Aujourd'hui, c'est projet contre bilan (...) Je tiens à souligner que la solidarité n'est l'apanage de personne... elle ne se construit pas avec des mots mais avec la force de l'action (...) Une gouvernance transparente, c'est aussi respecter les Grenoblois dans la gestion des coûts, dans la gestion quotidienne (...) Grenoble est une ville très endettée, une dette de 2500 euros par habitant, une dette qui a explosé, supérieure à 62% à celle de Montpellier et c'est plus du double de la moyenne nationale".


Les colistiers exposent les grandes lignes de leur programme


Matthieu Chamussy

Matthieu Chamussy évoque la question du désenclavement, des transports et de l'accès à la ville. "Ca fait plus de 4500 jours que Michel Destot dit oui à la Rocade Nord, virgule... demain (...) Nous, nous la ferons". Le 5ème colistier évoque la nécessité de finaliser l'autoroute A51 pour ouvrir Grenoble vers le sud. Il mentionne l'accélération du calendrier du dossier permettant de disposer d'une vraie ligne de TGV entre Grenoble et Lyon. Il insiste sur le développement de la ligne E du tram (le Fontanil - Echirolles - Pont de Claix) et F (Grésivaudan - Grenoble) dès le prochain mandat.

Concernant les déplacements, il envisage une politique des parkings relais plus performante et une augmentation des capacités de stationnements et de parkings en ouvrage en ville. Il prône un meilleur partage de la voirie afin selon lui "de ne plus opposer les conducteurs aux cyclistes (...) On a besoin de pistes cyclables et non de bandes cyclables à Grenoble". Enfin, il souhaite l'arrivée d'un système de type VELIB ou VELOV "trois fois moins cher pour le cycliste à l'année que le système actuel de la Métro".

Pascale Modelski

Pascale Modelski introduit les questions d'urbanisme et d'environnement. "Grenoble détient un triste record national, moins de 2m2 d'espace vert par habitant". Elle entend réviser le PLU avec les communes voisines en matière d'urbanisme pour répartir équitablement les constructions, notamment au regard des logements sociaux. Pour la 2ème colistière, l'application des normes HQE devra être la règle pour les nouveaux permis de construire avec une redéfinition des critères du bâti tout en prônant une politique d'ouverture et de renaissance du quartier Villeneuve.

En matière d'environnement : préservation des zones vertes et gratuité des transports en commun lors des pics de pollution par un signalement sur les trams et les bus. Mise en place d'une flotte de véhicules pour les entreprises et les collectivités. Aménagement du Drac et des berges de l'Isère en lieu de promenade.

En matière de logement, elle témoigne "l'ambition d'une mixité sociale s'est transformée en quartier sensible à la suite d'une politique d'attribution des logements sociaux qui a concentré les difficultés et la création de secteurs pauvres dans le même quartier". Elle soutient la réhabilitation des logements, la collocation, l'initiation d'une politique d'attribution et de mutation des logements sociaux, l'accession à la propriété qui, selon elle "permettra d'entrainer une responsabilité civique accrue des propriétaires (...) Nous souhaitons que 15 à 25% du parc social soit mis à la disposition des locataires pour devenir propriétaires".

Henri Baile

Henri Baile présente quelques mesures sur l'emploi et l'économie. "Nous n'avons pas le droit de considérer que Grenoble est uniquement un pôle tertiaire, de recherche et d'ingénierie" affirme l'ancien postulant à la mairie de Grenoble. Il évoque la création de pépinières et d'"Hôtels d'entreprises" pour les jeunes entrepreneurs. Il souligne la mise en place de "l'école de la deuxième chance pour ceux qui sont sortis du système et souhaitent y revenir". Concernant le commerce, il souligne la nécessité du principe du micro crédit et souhaite qu'il y ait un "Maire Adjoint spécialement dévolu pour écouter et discuter avec les commerçants de la ville".

Marie Vallier-Savine et Catherine de Thé

Sur le plan de la politique familiale et la petite enfance, Marie Vallier-Savine, 26ème colistière, préconise le déploiement de l'aide intergénérationnelle, le développement de domiciles collectifs dans le cadre de l'interdépendance afin d'éviter le cloisonnement des personnes. Catherine de Thé parle du soutient de la garde des jeunes enfants en évoquant le principe d'une "Allocation municipale de garde jeune enfant". La 18ème colistière soutient la création du "Contrat municipal étudiant" et le "Service civique de permis de conduire" permettant à un jeune de s'engager et de s'investir lui-même dans un service d'aide à la personne en échange d'une aide financière de la municipalité afin notamment de "casser le système pernicieux de l'assistanat" selon ses mots.

Eric Hattab

En matière de sécurité, Eric Hattab revient sur son appartenance politique en déclarant "J'ai vécu 15 ans au Village Olympique et vous savez, je suis de gauche (...) Si il y a bien une chose que j'ai compris, c'est la certitude qu'il ne faut pas compter sur les socialistes pour régler les problèmes de sécurité". Le 11ème colistier soulève la nécessité d'instaurer le principe de la vidéo-protection, la création d'un "Service de médiateurs de nuit" pour préserver le calme aux abords des bars et établissements de nuit. Une mesure pouvant s'intégrer dans le cadre du "Contrat municipal étudiant". Il préconise la mise en place "d'Observateurs de cadre de vie" ayant pour but la vérification et la localisation de points de nuisance en ville. Il mentionne "La tolérance zéro" concernant les nuisances visuelles, notamment les tags et graffitis.

Ahmed Lahcine

A son tour, Ahmed Lahcine souligne l'intérêt des créer une "Maison des initiatives locales" et la nécessité d'ouvrir de nombreuses infrastructures et équipements collectifs tard le soir afin de permettre à de nombreux jeunes de pratiquer des activités périscolaires attractives, culturelles et sportives.

Olivier Roux

Olivier Roux souhaite favoriser l'accueil des chercheurs étrangers par des mesures incitatives "tout en accompagnant le projet GIANT en consultant les Grenoblois". Il soumet le besoin de relancer le tourisme d'affaires en mentionnant l'opportunité d'ouvrir un nouveau Palais des Congrès à Grenoble.

En matière d'éducation, le 3ème colistier propose le lancement d'un "Plan informatique" et aux enseignants du primaire d'assurer un soutien scolaire, une aide aux devoirs pour les enfants en difficulté dans le cadre d'une contractualisation.

Bernadette Cadoux

Bernadette Cadoux souligne la nécessité de revaloriser le patrimoine culturelle de Grenoble . "Il nous faut un vrai plan lumière (...) Il nous faut aussi concrètement réhabiliter la Tour Perret (...) Il est grand temps de créer une annexe de l'Office du Tourisme près de la Gare et de proposer de nombreux parcours découverte de notre patrimoine". La 4ème colistière mentionne la préservation et la réhabilitation de l'ancienne Patinoire Olympique et de la piscine Jean Bron. Elle soutient la création d'une grand salle de concert de type "Zénith" et envisage d'associer les commerçants aux différentes manifestations culturelles.

Nicolas Pinel

En matière de démocratie locale, Nicolas Pinel souhaite mutualiser certains coûts, renforcer le contrôle de gestion des dépenses, créer un "Conseil Economique et Social de Grenoble" permettant d'associer les acteurs locaux aux grandes décisions, ouvrir une rubrique "expression libre" pour les associations d'habitants dans le journal municipal et la reconnaissance de l'emploi du "Référendum d'initiative citoyenne".


En guise de conclusion, Fabien de Sans Nicolas résume les grandes lignes de son "Contrat d'avenir" en s'adressant directement à son auditoire et en s'interrogeant "Pourquoi ce qui a été annoncé depuis 13 ans n'a pas été totalement fait ? (...) La gouvernance est un point essentiel (...) Cette fois-ci, il faut développer Grenoble avec les Grenoblois".

En sortie de déclaration, dans une ambiance décontractée, j'étais amusé de constater que certains colistiers mentionnaient qu'ils n'avaient pas eu le temps de détailler certaines mesures de leur programme avec plus de précision. Le journal [1] de 8 pages est téléchargeable depuis peu sur le site du candidat.

Notes

[1] les photos du journal sont un peu ternes


01

02

2008

Interview de GreBlog MonGrenoble pour France 2 et France 3 dans le cadre des élections municipales 2008 à Grenoble

france2 greblog grenoble Depuis fin décembre, le groupe France Télévision a choisi de porter un regard sur certains acteurs présents sur la toile dans le cadre de son dossier relatif aux élections municipales de 2008 en France.

Anne Brigaudeau, journaliste pour France 2, s'intéresse de prêt aux blogueurs locaux faisant régulièrement parler d'eux sur le plan national en dehors de leurs ancrages, actions et présences respectives au niveau local.

Les deux chaînes de télévision publique France 2 et France 3 ont fait le choix de sélectionner et de mettre en avant une demi-douzaine de blogueurs s'investissant sur le terrain de la campagne des municipales de 2008.

Des blogueurs populaires, connus, ayant choisi de créer un webzine d'information locale, de se présenter à l'élection ou de suivre de prêt la campagne des municipales de 2008.

Parmi eux : le Bondy Blog à Neully, GreBlog MonGrenoble à Grenoble... ainsi que d'autres blogueurs reconnus, que j'ai eu l'opportunité de rencontrer à maintes reprises.

Christophe, Christophe Ginisty à Issy-les-Moulineaux.
Franck, Montbouge à Montrouge.
L'association MSE, à Saint-Egrève
Christophe, MonPuteaux à Puteaux.
Gérard, la Piquouse de rappel à Chartres.
Bruno, Blog2Roubaix à Roubaix, récemment de passage à Grenoble.

Du côté du petit écran, après les interviews de GreBlog MonGrenoble sur les plateaux de TéléGrenoble, France 3 Rhône-Alpes et les reportages locaux sur place de France 3 Grenoble et de M6, découvrez sur le site de France 2 ou de France 3 un portrait effectué par la journaliste de France 2 et une interview du blog local de Grenoble et ses alentours [1].

A lire ici :

elections.france2.fr/municipales/2008/sur-le-net/

ou ici :

elections.france3.fr/municipales/2008/sur-le-net/.

Notes

[1] quelques petites coquilles amusantes : greblog.com, ... :-)


28

01

2008

Election municipale à Grenoble : la permanence de campagne du candidat UMP Fabien de Sans Nicolas vandalisée

permanence municipale fabien de sans nicolas Dans la nuit de dimanche au lundi 28 janvier 2008, la permanence de campagne du candidat UMP à l'élection municipale à Grenoble a été vandalisée.

Arrivé sur place vers 10h20 ce lundi matin [1], quelques instants avant la venue des principaux médias locaux, je découvre l'étendue des dégâts et prend une photo [2].

La grande devanture de la permanence a littéralement été prise pour cible. Les deux vitrines épaisses et imposantes du local de campagne ont été brisées par une barrière métallique de couleur verte. Une barrière épaisse et lourde, dont la provenance reste à déterminer. Une barrière qui servirait habituellement aux stationnements des cycles ou à délimiter le passage [3].

Entouré d'une partie de son équipe, Fabien de Sans Nicolas est arrivé sur place pour constater les dégâts.


Fabien de Sans Nicolas condamne cet acte de vandalisme et d'intimidation


Interrogé sur cet acte et abasourdi, Fabien de Sans Nicolas déclare "Je ne peux que condamner ses agissements en cette période électorale agitée (...) Ce genre de comportement est à bannir (...) C'est purement un acte de vandalisme et d'intimidation (...) Je condamne fermement cet acte certainement politique (...) Je condamne ce genre de dégradation qui ne fait pas honneur à notre démocratie (...) Cet incident n'altère pas notre volonté (...) Rien de nous empêchera d'aller de l'avant".

A son tour, Max Micoud signale "Ce qui vient d'arriver n'est pas neutre (...) C'est honteux, c'est un comportement de voyou".

Revenant sur la campagne engagée, Fabien de Sans Nicolas souligne "Ceci valide d'un certain côté une partie de mon programme en matière de vidéo protection (...) J'insiste, vidéo protection et non vidéo surveillance, dans le respect des libertés de chacun (...) La prochaine équipe municipale devra prendre des mesures allant dans ce sens".

Le candidat UMP a prévenu le Préfet de l'Isère et vient de porter plainte au sujet de la dégradation. "Cela démontre un certain sectarisme de toute manière (...) Nous n'accusons personne en particulier" souligne le chef de file de la liste "Grenoble, c'est vous !".

En quittant les lieux, les techniciens étaient déjà à pied d'oeuvre pour détruire le reste des vitrines, sécuriser et protéger le local avec de grands panneaux en bois. Le bruit et la projection des éclats de verre étaient impressionnants. Nombreux sont les passants qui étaient interloqués et choqués. La plupart d'entre eux manifestaient leur désapprobation et leur sympathie à l'égard des personnes de la permanence.

Maj : 28/01/08, 17h02 :

Dans un communiqué de presse, Michel Destot déclare : "Je viens d'apprendre que la permanence de campagne du candidat UMP aux élections municipales avait fait l'objet de dégradations. Je condamne ces actes avec la plus grande fermeté. En tant que Maire, j'en appelle au calme et à la sérénité indispensables au déroulement démocratique de la campagne des municipales."

Maj : 28/01/08, 19h07 :

Dans un communiqué de presse, Philippe de Longevialle déclare : "J'ai appris les dégradations survenues à la permanence du candidat de l'UMP Fabien de SANS NICOLAS aux élections municipales de Grenoble. Je condamne fermement ce type d'acte inadmissible, malheureusement trop fréquent à Grenoble, et qui démontre que pour certains le débat politique ne s'inscrit pas dans une démocratie respectueuse de chacun. Malgré les divergences politiques par ailleurs, je fais part à F. de SANS NICOLAS de ma solidarité face aux violences aux bâtiments ou aux personnes, qui ne peuvent être que le fait d'excités irresponsables. Je souhaite pour Grenoble une campagne de haut niveau et apaisée, qui porte sur les enjeux et l'avenir de Grenoble, et qui évite les débordements et attaques personnelles. Il reste peu de temps pour engager un vrai débat projet contre projet,afin que chaque grenoblois choisisse en conscience et en toute connaissance des enjeux."

Notes

[1] j'avais un créneau

[2] photo prise avant la destruction finale opérée par les techniciens

[3] posée sur le trottoir


28

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : Michel Destot présente la composition de sa liste aux médias

michel destot municipale 2008 grenoble Vendredi 25 janvier 2007 en milieu de journée, je reçois un courriel m'invitant à une conférence de presse ce samedi 26 à 16h30 à l'Hôtel Mercure à Grenoble.

Avec ce beau temps, je dois dire que le choix de l'horaire et de la date aurait pu dérouter certains journalistes qui, pour certains, avaient prévu initialement de faire du ski. Il n'en a rien été. Les toutes récentes déclarations et décisions prises par le mouvement GO Citoyenneté ce mardi 22 janvier de faire cavalier seul et celles du MODEM ce vendredi 25 de rejoindre officiellement la liste "Grenoble 2008" ont précipité les intentions du maire de Grenoble et de son équipe.


Une liste affichée, de rassemblement et d'ouverture


Comme il l'avait annoncé au mois de novembre dernier, Michel Destot a remis fin janvier la liste définitive de ses colistiers dans le cadre de l' élection municipale à Grenoble. Une liste très attendue (consulter en annexe), après l'annonce de celle du candidat UMP Fabien de Sans Nicolas au milieu du mois de janvier (consulter la sienne).

Arrivé dans la salle, je découvre le nouveau slogan de campagne du candidat : "Grenoble, l'avenir ensemble". Une accroche qui se démarque de celle du candidat UMP "Grenoble, c'est vous !". Je laisse le soin à chacun d'analyser chacune :-)

Michel Destot, député-maire de Grenoble, de nouveau candidat à sa propre succession, a choisi de composer une équipe de rassemblement, d'ouverture, basée sur trois critères.

La compétence "Vous jugerez vous-même à travers le profil et l'expérience" signale le candidat. Le renouvellement "Pour la première fois dans cette ville, sur la présentation de la liste, il y a 2/3 de nouveaux" ajoute t'il. La diversité "Vous jugerez aussi, en terme de quartier, d'âge, de population (...) et la parité, je n'en parle même plus" souligne le maire sortant.

Au niveau des formations politiques, 26 membres du PS, 7 du PC (Patrice Voir, chef de file), 2 du MRC (Eléonore Perrier, chef de file), 9 du MODEM (Philippe de Longevialle, chef de file), 1 des Verts (Eric Grasset), 1 du PRG (Serge Nocodie), des conseillers municipaux actuels de l'opposition (Bernard Betto, Jacques Thiar, Ariane Simiand) et une dizaine de personnalités de la société civile.

En vidéo, la conférence de presse du candidat :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Comme à son habitude, sur la conduite à tenir, le maire de Grenoble souligne et rappelle à l'ordre "Nous sommes 59 à nous battre ensemble pour Grenoble pour gagner (...) pour la gérer, dans la clarté et la loyauté (...) Nous avons passé un accord politique exigeant qui nécessite que nous soyons solidaires dans la gestion de cette ville (...) C'est une question d'honneur, d'efficacité (...) Nous partageons le même regard sur l'avenir, le projet".


L'annonce d'un programme de campagne


Michel Destot et son équipe prévoit de faire connaître leur programme de campagne d'ici une dizaine de jour.

L'actuel directeur de Cabinet du maire, Olivier Noblecourt [1] avec lequel j'ai pu m'entretenir un moment me signale qu'à partir de début février, la campagne se fera sur le terrain à raison de 2 ou 3 déplacements par jour en présence de Michel Destot et de personnalités de sa liste [2]. Le site de campagne "grenoble2008" continuera d'accompagner le candidat sous la bannière "Grenoble, l'avenir ensemble".


En annexe, document. La liste du candidat avec les noms et professions des colistiers.


En audio, le candidat répond aux questions des médias.

Quelques sujets abordés : exigence de liste, mise au point, place des colistiers, accords et désaccords, interventions de personnalités (Jacques Thiar, Bernard Betto, absence de Jean-Paul Giraud...), points de vue GO Citoyenneté, les Verts...



A la recherche de nouveaux ancrages, d'une nouvelle donne


Le candidat PS prend soin d'élargir sa base et manifeste son intérêt d'ouvrir "sans option" sa liste, notamment au centre gauche et à sa droite, à la recherche d'un nouvel ancrage politique. Michel Destot tente de recomposer sa majorité et d'asseoir une nouvelle donne politique auprès des Grenoblois.

Reste à savoir si les électeurs adhéreront à cette initiative de "changement dans la continuité" et cette volonté de "rassembler large", en dehors de ses prérogatives habituelles, en dehors des limites qu'il s'était précédemment fixé en 2001 avec des partenaires politiques classiques.

Certains soulignent avec perte l'absence de marquage à gauche du candidat et l'absence de la "rose" du PS sur ses affiches et tracts. Certains regrettent également cette élargissement, notamment le mouvement GO Citoyenneté qui n'a pas choisi de s'allier dès le premier tour mais le fera très certainement au second. Par ce marquage autonome, en cas de victoire pour un troisième mandat, on peut s'interroger sur le nombre de places restantes et disponible pour les autres formations habituellement proches de Michel Destot. L'une des grandes inconnues sera le score de la liste des Verts "Ecologie et Solidarité en acte".

D'autres au contraire, se réjouissent de cette ouverture qui, selon un proche du maire, a demandé plus d'un mois de travail et de négociation avec l'ensemble des composantes. De nouvelles marges de manoeuvre s'offrent à de nouvelles formations. Par ailleurs, le MODEM souhaite rester vigilant concernant l'alliance et l'accord politique passé. Les plus optimistes évoquent même la possibilité de voir le candidat PS gagner l'élection municipale à Grenoble... dès le premier tour. Sur cette éventualité, le maire sortant ne se cache point.

Notes

[1] positionné en 25ème place sur la liste

[2] présentes à tour de rôle, en petit comité


21

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : le dilemme du MODEM

philippe de longevial modem grenoble Il y a quelques semaines, je rédigeais l'un de mes premiers billets concernant les élections municipales de 2008.

En fin de note, je mentionnais notamment le fait que, contrairement à ce que beaucoup pouvaient penser, la campagne des municipales 2008 à Grenoble serait beaucoup plus ouverte et imprévisible que prévu.

Au fil de mes rencontres avec les candidats et certains de leurs colistiers désignés ou susceptibles de l'être très prochainement, il s'avère que les prochains jours seront cruciaux pour l'ensemble des formations politiques sur le plan décisionnel.

En sous-mains, de nombreuses tractations ont lieu. Elles relèvent les points de convergence et de divergence entre les principaux candidats. Elles soulèvent les ralliements, les mains tendues, les séparations, les transfuges et les nombreuses hésitations concernant les décisions et directions politiques à prendre... à tenir. La place des personnalités sur les listes est un véritable "casse-tête" pour de nombreuses formations politiques.


Le MODEM s'interroge sur la direction à prendre... à tenir


Au MODEM 38, les principales personnalités, sympathisants et adhérents du nouveau "parti" officiellement créé le 1er décembre 2007 s'interrogent sur la direction à prendre, à un mois et demi des prochaines échéances locales et à quelques jours de la troisième phase [1] de campagne des municipales de 2008 à Grenoble. Les jeux sont ouverts mais ne sont pas faits. De nombreuses discussions ont lieu et les différents votes lors des réunions internes permettent d'éclairer et de soulever les points de vue de chacun.

Au sein du mouvement, la question est de savoir si la liste "Grenoble Démocrates" conduite par Philippe de Longevialle, président du MODEM 38, doit se présenter seule et autonome à l'élection municipale... ou rejoindre dès le premier tour, celle de Michel Destot, candidat PS et chef de file de la liste "Grenoble 2008".

Il y a quelques jours, le candidat UMP Fabien de Sans Nicolas annonçait l'arrivée sur sa liste de Nicolas Pinel, candidat MODEM sur la 3ème circonscription de l'Isère lors des dernières législatives et candidat du Mouvement Démocrates aux prochaines cantonales sur le canton 4. Sur son blog, Nicolas Pinel exprime son désaccord avec Philippe de Longevialle qui selon lui, souhaite "rejoindre Michel Destot dès le premier tour".

Dans les jours à venir, le MODEM en Isère devra prendre l'une de ses décisions les plus importante de son histoire : voler de ses propres ailes en maintenant la présentation autonome de sa liste au premier tour, établir éventuellement certainement un accord au second avec Michel Destot... ou choisir de s'allier avec ce dernier dès le premier tour.

Interrogé sur le sujet, Stéphane Gemmani, candidat MODEM sur le canton 5, qui vient tout juste de publier ses engagements de campagne sur son blog, me confiait récemment "Pour le moment, on réfléchit et on discute tous ensemble au MODEM (...) Quelque soit la décision que nous prendrons, si nous devons faire alliance avec quiconque, il faudra que l'accord politique soit solide et respecté".


Le comportement des électeurs "du centre"


Pour certains, le Mouvement Démocrate incarne cette "troisième force politique" tant attendue sur le plan national notamment depuis le bon score de François Bayrou lors des dernières présidentielles de 2007 et le score tout à fait honorable du MODEM 38 lors des dernières législatives. En terme de crédibilité, beaucoup souhaitent que le mouvement se construise sur ses bases nouvelles et novatrices en se présentant seul pour marquer ses positions, assumer ses prérogatives et jouer carte sur table le face à face avec les autres formations dès le premier tour des municipales de 2008.

Pour d'autres, le Mouvement Démocrate se doit de trouver sa place en s'appuyant naturellement sur d'autres formations politiques et en passant notamment des accords de principe en amont ou respectant le rythme des engagements de chacun. En terme de crédibilité, beaucoup souhaitent le conduire en le mettant à l'épreuve des responsabilités en faisant alliance avec ces instances politiques dès que l'occasion peut se présenter.

Reste à savoir comment l'électeur "du centre" venant d'horizons divers, dont le profil est plutôt hétéroclite, va réagir et se comporter devant les urnes face à ces hypothèses de rapprochement envisagées sur Grenoble.

Notes

[1] disons... après la publication des noms inscrits sur les différentes listes


18

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : le mouvement GO Citoyenneté présente sa liste et ses orientations

go citoyennete Mercredi 9 janvier 2007, je me suis rendu à la Cour des Miracles, place Paul Vallier où avait lieu une présentation officielle de la liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" et ses candidats dans le cadre des municipales de 2008 à Grenoble.

Autour d'un apéritif convivial, le "mouvement politique local Grenoblois" présentait ses principales orientations et ses premières propositions de programme devant plus de 150 personnes réunies pour l'occasion.

GO Citoyenneté est une formation ancrée dans une gauche pluraliste, agissant pour consolider la citoyenneté et la démocratie, notamment participative, à Grenoble. Avec ses 7 élus, elle est présente au sein de la majorité municipale conduite par Michel Destot et ce, depuis 1995. En 2001, le mouvement avait fait cause commune avec les Verts et l'ADES sur une liste obtenant près de 20% des voix dès le premier tour des municipales de 2001 à Grenoble.


Jean-Philippe Motte, tête de liste "GO Citoyenneté


Jean-Philippe Motte, [1] Adjoint à la maire de Grenoble, en charge de la coordination des secteurs et de la politique de la ville, présente au public les premières personnalités de sa liste [2] et signale les premières ligne d'orientations du mouvement.

Dans une première introduction, le candidat déclare "Il faut porter à l'échelle de la ville et du Grand Grenoble des lignes de force qui rassemblent, qui fédèrent les valeurs de solidarité sociale, de diversité culturelle, d'hospitalité, de laïcité et d'innovation sociale et politique (...) On a des montées incontestables de précarité, de pauvreté (...) On a des responsables nationaux complètement à côté de la plaque (...) On ne peut pas au plan local, remédier à l'insuffisance des politiques publiques sur le plan national mais il est possible de développer des actions si nous étions en responsabilité".


Quelques propositions de campagne évoquées


Sur sa lancée, le candidat dévoile quelques propositions du mouvement au public.

GO Citoyenneté propose la mise en place de budgets participatifs de secteurs soumis aux débats des Conseils Consultatifs de Secteur (6 CCS à Grenoble, 200 000 euros par secteur, pour les travaux de proximité, pour les actions sociales, éducatives, sportives et culturelles).

Le mouvement préconise la création de lieux ouverts le soir et les jours fériés pour faciliter les échanges et les rencontres entre citoyens, mais aussi la possibilité d'offrir un "Service civique volontaire" au Grenoblois de 18 à 25 ans d'une durée de 6 à 9 mois pour les aider à participer à un projet collectif.

D'autres propositions sont évoquées en direction des générations. Concernant la jeunesse, "50 000 étudiants, 50 000 tuteurs ?" se base sur la mobilité des étudiants pour accompagner les enfants et adolescents dans leur parcours, leur apprentissage éducatif et citoyen. Dans cette continuité, une autre proposition est émise sur la volonté de solliciter les personnes âgées dans des fonctions de transmissions intergénérationnelles.


Convergences et divergences


Pour Jean-Philippe Motte, le bilan du mandat municipal qui s'achève est positif.

Une réunion publique du mouvement a eu lieu le 14 janvier 2007 avec l'équipe qui se rassemble autour du maire de Grenoble pour évaluer les possibilités de rapprochement. Mais le mouvement se réserve le droit d'éclairer les convergences ou divergences de propositions et de projets avec l'équipe de Michel Destot. Certaines interrogations continuent d'être soulevées par GO Citoyenneté vis à vis de ses partenaires, notamment sur la question du cumul des mandats et les méthodologies employées en matière de démocratie participative [3].

Se sentant la force de partir seule pour les municipales 2008, GO Citoyenneté souhaite à présent voler de ses propres ailes. Il est possible que GO Citoyenneté s'associe avec le PS dès le premier tour ou envisage une alliance pour le second tour des municipales 2008 à Grenoble. Le mouvement décidera le 22 janvier 2007 de son action et d'une éventuelle alliance pour les municipales de 2008 à Grenoble. En attendant, il multiplie les réunions publiques à la rencontre des habitants.


Amalgame et identité


La liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" souhaite idéologiquement se démarquer de l'appareillage politique actuel du PS qui selon elle, au niveau local, a oublié un grand nombre de valeurs de gauche traditionnelle qui ont fait la renommée politique de Grenoble. La formation se sent l'héritière du mouvement des Groupes d'Action Municipales (GAM) initié à l'époque par l'ancien maire de Grenoble, Hubert Dubedout.

GO Citoyenneté a parfois du mal à affirmer son identité, entre démarcation et union avec la gauche. Pour beaucoup, il semblerait qu'un amalgame soit fait avec le PS et la liste "Grenoble 2008" conduite par Michel Destot.

Il en ressort, après une discussion avec des membres du mouvement, que ce dernier serait pour beaucoup, une simple émanation logique de la gauche municipale.

Notes

[1] en arrière plan, au centre, sur ma photo

[2] voir la photo

[3] l'un des principaux chevaux de bataille de GO


16

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : Fabien de Sans Nicolas présente sa liste et ses voeux au Grenoblois

fabien de sans nicolas grenoble Lundi 14 janvier 2007, je me suis rendu à la cérémonie des voeux de Fabien de Sans Nicolas, candidat UMP à l'élection municipale de 2008 à Grenoble. Arrivé vers 20h, je prend une accréditation et suis convié à rejoindre le pôle presse. Dans un dossier, je découvre les noms des 59 personnes qui partage et portent le projet du candidat.

Quelques instants plus tard, Fabien de Sans Nicolas s'adresse aux journalistes et Michel Barnier [1], Vice-président du Parti Populaire Européen, Conseiller politique de Nicolas Sarkozy et candidat aux élections européennes de 2009 fait son entrée. Le Ministre de l'Agriculture et de la Pêche est venu soutenir la tête de liste UMP à Grenoble.

Plus de 700 personnes se sont données rendez-vous à Alpes Congrès Grenoble, Alpexpo, pour découvrir chacun des 59 colistiers inscrits sur la liste "Grenoble c'est vous !" portée par un candidat qui annonce ses premières propositions tout en tenant un discours tonique notamment en seconde partie de soirée.

En premier lieu, Max Micoud, en dernière position de la liste, inaugure la soirée en faisant un "passage de témoin" avec FDSN. Le doyen de la liste rappelle qu'en 2001, il a perdu la mairie de Grenoble de quelques centaines de voix face à Michel Destot et qu'il n'a toujours pas digéré cet épisode.

Puis, tour à tour, d'autres personnalités apportent leur soutien dont Nathalie Béranger puis Dominique Perben, candidat UMP à la mairie de Lyon , témoigne en vidéo sur un écran géant.


Présentation de la liste de Fabien de Sans Nicolas


30 hommes, 29 femmes, 17 candidats de moins de 40 ans dont 11 de moins de 35 ans composent la liste "Grenoble c'est vous !". Une liste plutôt ouverte, qui rassemble et réunit des personnes de sensibilités différentes.

Moins de la moitié de cette liste (46%) compte dans ses rangs des adhérents de l'UMP.

15 candidats n'appartiennent à aucune formation politique et sont issus de la société civile. Des personnalités du centre et du MODEM (Marguerite Bon, Nicolas Pinel, Jo Trillat...), du Parti Radical de Gauche (Ahmed Lahcine), du PS (Marie Vallier-Savine), du Parti Radical, de la formation "gauche moderne" (Eric Hattab), du CNI, du Forum des Républicains Sociaux... composent la liste.

  • Billet maj le18/01 : En annexe, document. La liste du candidat avec les noms et professions des colistiers.

Notons également qu'Alain Carignon [2] ne fait pas parti de la liste, que Bernard Betto [3] ne rejoint plus le candidat UMP et que Nicolas Pinel fait partie de la liste.

Parti tard dans la campagne des élections municipales à Grenoble, le candidat UMP est donc l'un des premiers à publier la composition de sa liste.


Ambiance, interview de Fabien de Sans Nicolas et Michel Barnier


Ci-dessous, ma vidéo et dans l'ordre : l'arrivée de Michel Barnier , l'interview du Ministre, son regard sur Grenoble et le candidat UMP aux municipales de 2008 à Grenoble. Puis, l'interview de Fabien de Sans Nicolas, sa vision pour Grenoble , la présentation de sa liste et l'évocation de la venue de Nicolas Sarkozy à Grenoble. Enfin, l'ambiance de la salle au moment de la clôture de la réunion publique sur une musique techno-pop avec des ballons.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Ci-dessous en audio, une grande partie du discours public du candidat UMP :

Notes

[1] sur la photo

[2] voir le résultat du sondage GreBlog à ce sujet

[3] va t'il rejoindre la liste "Grenoble2008" conduite par Michel Destot ?


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01

2008

Grenoble Municipales 2008 : Maryvonne Boileau, tête de liste "Ecologie Solidarité en actes"

verts grenoble Mardi 8 janvier 2007, dans le cadre des municipales 2008 à Grenoble, je me suis rendu à la permanence du groupe des élu(e)s écologistes, militants et citoyens du groupe ADES, des Verts et des Alternatifs réunis ensemble sur la liste "Grenoble 2008 - 2014, Ecologie et Solidarité en actes" [1].

A cette occasion, Denis Baupin, fondateur de l'association Agir Pour l'Environnement, vice-président du Syndicat des Transports d'Ile-de-France, président du comité de promotion du vélo, Conseiller général et Adjoint au maire de Paris chargé des transports, tête de liste des Verts pour les municipales 2008 à Paris, est venu apporter son soutien à la liste grenobloise [2].

Dans une ambiance détendue, "entre copains" [3], les Verts ont présenté leur objectifs de campagne.



Denis Baupin soutient les écologistes Grenoblois


En premier lieu, le chef de file des Verts pour les municipales 2008 à Paris signale que les Verts Grenoblois et Parisiens connaissent les mêmes difficultés. "On essaye de trouver des compromis pour avancer, ce qui se fait à Grenoble est un bon exemple de ces rapports de force (...) les partis majoritaires ont du mal à accepter la diversité et le pluralisme politique (...) Les écologistes Grenoblois sont connus comme ceux de Paris pour avoir été parmi les plus turbulents".

Sur le front des idées, Denis Baupin estime que "si on écoutait certains, tout le monde serait écolo (...) pendant des années, nous étions des doux rêveurs et des catastrophistes et maintenant ils se revendiquent comme tel (...) il vaut mieux de méfier des contrefaçons (...) les copains à Grenoble font des choses extrêmement importantes (...) En ce début du 21ème siècle, il ne faut pas se contenter de simples changements de surface mais d'un changement structurel (...) Il faut aller encore plus loin en dépassant par exemple le sujet emblématique de la Rocade Nord".


Maryvonne Boileau, désignée tête de liste "Ecologie et Solidarité en actes"


Lors de ce point presse, les Verts annoncent les 6 premiers noms de la liste "Ecologie et Solidarité en actes" pour 2008. Maryvonne Boileau, Conseillère municipale au logement social, présidente d'Actis est désignée chef de file.

Olivier Bertrand, Conseiller général du canton 1 de Grenoble est le second de la liste. Viennent ensuite Gwendoline Delbos-Corfield, Marina Girod de l'Ain, Gilles Kuntz, Hakim Sabri. Pierre Kermen et Raymond Avriller sont présents "plus loin" sur la liste. Tous deux, ayant préféré "encadrer" la liste, faire un "passage d'équipe" en laissant la place à d'autres personnalités.


Objectif de campagne et satisfaction des Verts


Maryvonne Boileau estime que les écologistes ont fait la preuve de résistance en traitant le dossier de la remunicipalisation de l'eau il y a quelques années. "C'est faire des politiques sociales quand on fait des politiques écologiques et publiques (...) Etre politique, ce n'est pas simplement ajouter des priorités les une derrière les autres, c'est au moment des contradictions que ce font actuellement les décisions politiques (...) c'est là où les écologistes ont une démarche qui n'a rien à voir avec celle de nos partenaires (...) la différence, c'est la rupture sur les pratiques pour donner le goût à la politique publique et et là, les partis traditionnels ont vraiment du mal" signale tour à tour le rassemblement des Verts.

En matière de transport, la candidate argumente "la Rocade, c'est 30 km de tram, vous imaginez (...) nous ne souhaitons pas faire campagne uniquement pour ou contre la Rocade Nord, mais sur l'écologie politique, le social, la santé et tout ce qui concerne les Grenoblois".

Le rassemblement affiche clairement sa sérénité au sujet des municipales 2008 à Grenoble.

Olivier Bertrand déclare "Là, pour cette année, on fait réellement une campagne pour gagner la mairie de Grenoble, je sais que ça paraît présomptueux, mais il y a un contexte politique différent, on a une base solide, même si on est plus avec Go Citoyenneté (...) On pense réellement être en tête de la gauche au 1er tour".

Pierre Kermen ajoute avec un brin d'humour "En fin de compte, on est une liste socialiste et écologiste, voilà".


L'écart avec la municipalité actuelle


Les écologistes témoignent de leur désarroi avec la majorité municipale actuelle. "La question du Stade des Alpes à été la rupture démocratique, une facture, une fracture sur le mode de décisions et qui s'est poursuivie sur les grands enjeux, les aides économiques, la question sociale, le logement, les technologies (...) Il y a un fossé qui s'est crée pour cette gauche qui oublie ce point centrale sur lequel elle s'est appuyée, le social" déclare Marina Girod de l'Ain.

Pierre Kermen signale "Aujourd'hui, il a une culture municipale écolo (...) Notre dynamique, c'est toujours notre idéal mais depuis quelques années, on a une expérience et une évaluation concrète".

Raymond Avriller ajoute "Nous ne sommes pas totalitaires, nous sommes utiles (...) On porte le débat et on prend nos responsabilités (...) Qu'est-ce que serait le débat politique à Grenoble si nous n'étions pas là ?".


Durant les semaines à venir, la liste "Ecologie Solidarité en actes" prévoit sur son agenda des évènements festifs, des réunions d'appartements, des rencontres dans la rue, une distribution de tracts, une nouvelle illustrée "Grenoble 2038", un comité de soutien et au moins une réunion publique par semaine pour aller à la rencontre des Grenoblois.

Notes

[1] Je vais raccourcir, en parlant des "Verts" tout au long du billet :-)

[2] photo : au centre, mes bras croisés

[3] Raymond Avriller et Denis Baupin signalent qu'ils se nomment ainsi, entre groupes...


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2008

Grenoble Municipales 2008 : Fabien de Sans Nicolas s'adresse aux commerçants Grenoblois

fabien de sans nicolas grenoble Vendredi 4 janvier 2007, je suis allé à la rencontre de Fabien de Sans Nicolas, président du mouvement des jeunes de l'UMP au niveau national, proche et protégé de Nicolas Sarkozy, candidat UMP aux municipales de 2008 à Grenoble.

Le chef de file de la liste "Grenoble, c'est vous !" organisait une réunion publique à l'école Wesford avec les commerçants Grenoblois afin d'échanger et évoquer la situation du commerce à Grenoble.

Sans lecture de note et en toute décontraction, le jeune candidat UMP, entouré notamment de Matthieu Chamussy, Pascale Modelski, Bernard Betto, Hervé Storny et d'autres personnalités, s'est présenté devant une soixantaine de personnes en se prêtant au jeu des questions - réponses ouvertes avec la profession.


Le cercle vertueux transport, tourisme, patrimoine, culture, propreté


En début de séance, FDSN annonce la couleur aux commerçants Grenoblois en matière de transport. "La municipalité actuelle a une approche assez idéologique (...) il fallait opposer les voitures aux transports en commun (...) aujourd'hui, il faut continuer de développer les transports en commun et il faut également augmenter la capacité de stationnement des véhicules en ville (...) Dans certaines parties du centre-ville, c'est 25 à 40% de perte de CA pour certains commerçants (...) Pour la rue de Strasbourg, tous les commerçants me l'ont confirmé, le fait d'avoir déplacé un arrêt de tram a réduit le CA de la rue (...) Il faut une véritable concertation à priori avec les commerçants".

Sur sa lancée, le candidat UMP évoque le tourisme et le manque de lumière. "Le tourisme se porte mal à Grenoble , il n'y a pas que la montagne (...) Le tourisme, c'est aussi la valorisation de notre patrimoine (...) La politique de lumière n'est pas acceptable pour une ville comme la nôtre (...) Les Grenoblois ne prennent plus plaisir".

Un membre de son équipe de campagne glisse une anecdote. "Le 30 décembre, j'étais dans ma voiture et j'écoutais la radio qui annonçait l'arrivée de milliers de vacanciers à Grenoble (...) je suis allé à la gare, il était 18h (...) pas une illumination, pas un arbre de Noël, pas un mot pour accueillir les vacanciers, pas un panneau pour annoncer par exemple l'expo du Musée (...) rien ne les incitent à visiter Grenoble (...) en revanche, il y a une grande banderole à la gare de Grenoble... c'est celle d'IKEA (...) Comment voulez-vous que les touristes aient envie de revenir à Grenoble, je vous le demande".

Certains commerçants interpellent Fabien de Sans Nicolas au sujet de la propreté dans les rues du centre et de certains quartiers. Le candidat déclare "La propreté n'est pas à la hauteur de ce que l'on peut attendre (...) Grenoble est une ville sale, tout le monde le dit (...) Il faudra que cette ville soit exemplaire sur la question de la propreté (...) Il faudra revoir le passage des services". Prenant exemple sur les quais, FDSN ajoute "Le quartier Saint-Laurent est gris (...) il va falloir trouver une vraie cohérence entre les sorties, la voie sur berge, les piétons, les terrasses sur l'extérieur pour faire revenir les gens (...) c'est un quartier historique, il faut le revitaliser car il a complètement été laissé à l'abandon".


L'insécurité à Grenoble


Fabien de Sans Nicolas évoque la difficulté de la municipalité à parler de l'insécurité. "Je pense sincèrement qu'on a une municipalité qui refuse de parler du sujet considérant que ça n'est pas toujours de sa compétence, à tord ou à raison, que c'est de la responsabilité du gouvernement ou des uns des autres (...) Nous proposerons la mise en place de la vidéo protection, sur étude, comme le font beaucoup de maires différents (...) C'est une mesure importante (...) On peut en parler de manière équilibrée".


Dégradation et environnement à Grenoble


Au moment où un certain nombre de commerçants se plaignent des nombreux tags sur leur devanture et en centre-ville, le candidat UMP déclare vouloir créer des "brigades de l'environnement" composées d'une partie de la Police Municipale pour effectuer des vérifications (notamment pollution sonore), et d'une partie du personnel communal affrétée au nettoyage. Il souhaite que des conventions avec les co-propriétés puissent être signées afin que la mairie puisse intervenir directement dans certains lieux privés.


L'administration et le "temps réel" des Grenoblois


Fabien de Sans Nicolas est favorable à l'ouverture des services de la mairie à des heures convenables "Les services doivent être ouverts à ceux qui commencent tôt ou qui travaillent tard et qui ont besoin de s'y rendre (...) le temps réel des Grenoblois n'est pas celui de l'administration (...) Il faut trouver des moyens de convenance et être en capacité de leur répondre, au moins une fois par semaine si nécessaire".

En fin de séance, d'autres personnalités témoignent et apportent leurs contributions au débat. Un premier intervenant déclare "A Grenoble, quand on parle Culture, on parle MC2 et on oublie le reste (...) mais comment faire venir et revenir les gens ?" Un autre signale que la capacité hôtelière à Grenoble est insuffisante, que le Palais des Congrès est obsolète et que la ville ne répond plus au tourisme d'affaires [1].


Hors réunion, Fabien de Sans Nicolas m'informe que son équipe a pris soin de préparer sa campagne durant les dernières semaines de 2007 afin de se lancer activement dans la bataille : nouvelle permanence, nouveaux noms de domaines et site web, tracts, cartons, flyers, lettres aux grenoblois... Pas moins de deux ou trois réunions par semaine avec les habitants sont planifiées dans l'agenda du candidat jusqu'à l'échéance.

Le candidat UMP pour les municipales 2008 à Grenoble me signale également qu'il présentera le 14 janvier 2007 sa liste de campagne "Grenoble c'est vous !".

Notes

[1] 100 000 congressistes par an à Grenoble, 1.1 million à Lille


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