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26

05

2010

Tableau comparatif : des surprises dans le classement des Députés de l'Isère les plus actifs depuis 2007

deputes isere 38 Depuis 2 ans, le site d'information Lesinfos.com dirigé par le journaliste et animateur de télévision Bernard de La Villardière publie le palmarès des 577 députés "selon leur degré d'activité au Parlement"... des plus actifs au moins présents.

"En cumulant les interventions en séance et en commissions, on obtient un indicateur assez précis de la participation des députés aux travaux législatifs (...) Critère imparfait sans doute, mais tout de même représentatif d’un certain degré d’investissement dans les travaux au Palais-Bourbon" souligne la rédaction du journal en ligne.

Au niveau local, il me semblait intéressant de relever le degré d'implication de nos députés en Isère en s'appuyant à la fois sur les données issues du classement et d'autres puisées directement sur le web de l'Assemblée nationale.


En chiffres, les travaux parlementaires de nos députés de l'Isère


Le classement du journal tient principalement compte des données communiquées sur le site de l'Assemblée nationale relatives aux travaux parlementaires, aux interventions en séances publiques et en commissions, aux rapports et avis écrits, aux propositions de loi des 577 députés de l'hexagone entre juin 2007 et début mai 2010.

En raison de la récente nomination de Didier Migaud à la tête de la Cour des comptes, seuls 8 députés (sur les 9 circonscriptions) de l'Isère ont été pris en compte dans le classement du journal. Mon article réintroduit les travaux parlementaires de l'ancien député de la 4ème circonscription jusqu'au 23 février 2010, date de son départ.

Ci-dessous, voici donc dans mon tableau en ligne une extraction des données relatives aux travaux parlementaires des 9 députés de l'Isère.

Et il y a des surprises... et en même temps, des confirmations !




Deux bonnes surprises...


Première surprise :

La démission de l'ancien député de l'Isère Didier Migaud (sur la 4ème circonscription du département) n'a pas chamboulé le haut du classement des députés "les plus actifs" du pays. En début d'année, son départ pour la Cour des comptes a permis à Patrick Ollier (député UMP des Hauts-de-Seine) de monter d'un cran au plus haut niveau dans le classement.

Rapporté à l'ensemble de ses travaux parlementaires avant son récent départ, Didier Migaud reste le député français "le plus actif" de l'Assemblée nationale depuis 2007.

Autres bonnes surprises :

François Brottes, député de la 5ème circonscription de l'Isère est aujourd'hui le deuxième député "le plus actif" de l'hexagone. Il monte de 4 places dans le palmarès par rapport à celui publié l'an passé.

Tous deux sont intervenus régulièrement et de très nombreuses fois en séance publique et en commission. A l'inverse, depuis le début de l'actuel mandat législatif, ils n'ont pas cherché à être des auteurs prolifiques de propositions de loi à l'Assemblée.

Deux députés (PS) au top du classement départemental et national en moyenne entre juin 2007 et début 2010.

En Isère, c'est Jacques Rémiller (UMP) qui l'emporte très largement dans cette catégorie. A ce jour, 3ème au classement des députés les plus actifs en Isère, il est l'auteur de 13 propositions de loi. Même sur le plan national, le député est l'un des "plus actifs" en la matière. En moyenne, les 8 autres députés du département n'ont déposé qu'une seule proposition dont ils sont les auteurs.

En Isère, Jacques Rémiller (UMP) est donc celui qui participe le plus aux travaux parlementaires de manière "équilibrée" (et certainement celui qui publie le plus d'information liée à sa vie parlementaire sur son blog. D'ailleurs, les deux vont de paire. 27 interventions en séance, 70 en commissions, 8 rapports et avis et 13 propositions de loi à son actif depuis 2007. Au niveau de l'équilibre des travaux, il est suivi de près par son collègue Georges Colombier (UMP).

Deux députés (UMP) qui participent le plus en Isère de façon régulière et équilibrée aux différents travaux parlementaires.


...une bonne cote, une présence remarquée...


En milieu de classement, nous avons Michel Issindou (PS), Georges Colombier (UMP) et Geneviève Fioraso (PS) respectivement 4ème, 5ème et 6ème en Isère.

Georges Colombier est député de l'Isère depuis 1986 sur la 7ème circonscription. Cet ancien Vice-Président du Conseil général de l'Isère réélu en 2007 dès le 1er tour des législatives est un habitué des travaux parlementaires. Depuis 2008-2009, il est entré dans le classement des 200 députés Français "les plus actifs".

5ème député "le plus actif" du département, il rejoint également son collègue Jacques Remiller (UMP) au niveau de la régularité dans ses interventions, rapports et autres propositions de loi dont il est l'auteur.

Moins habitués aux rapports et avis proposés/déposés à l'Assemblée nationale, les "jeunes" parlementaires Michel Issindou (PS) et Geneviève Fioraso (PS) restent tout de même "assez actifs" au niveau des interventions en séance parlementaire et en commission. Deux députés Isèrois qui, en moins de 2 ans ont pris visiblement toute la mesure de leur travail à mi-mandat. Notamment Geneviève Fioraso, connue pour être une boulimique de travail [1] et qui m'a toujours confié qu'elle adorait son "nouveau boulot de députée" à l'Assemblée.

Michel Issindou (PS) est pratiquement monté de 100 places dans le classement depuis 2009. Geneviève Fioraso (PS) est positionnée à la même place (171ème) depuis cette date.

Deux "jeunes" députés (PS) directement entrés dans le top 200 depuis 2008-2009.


...et de moins bonnes surprises


Dans le peloton de queue des députés "les moins actifs" en Isère, nous avons André Vallini (PS), Alain Moine-Bressand (UMP) et... Michel Destot (PS) respectivement classés en 7ème, 8ème et 9ème position.

Les trois députés, pourtant bien positionnés au milieu du classement national entre la 359ème et la 428ème place sur 577 sont classés loin derrière les 6 premiers députés du département (placés dans le top 200 national).

Avec un total de 33 interventions depuis 2007, André Vallini (PS) intervient deux fois plus en commission qu'en séance parlementaire. Pressenti pour devenir Garde des Sceaux si la gauche revient au pouvoir en 2012, il est l'auteur d'une seule proposition de loi.

Plus régulier dans l'ensemble de ses travaux, auteur de 4 propositions de loi, de 5 rapports et avis, Alain Moine-Bressand (UMP) n'est intervenu que 29 fois en séance et en commission.

Quant à Michel Destot (PS), il est le député "le moins actif" en Isère d'après le palmarès.

428ème du classement national avec un total de 7 interventions en séance et 16 en commission, 1 rapport et avis et aucune proposition de loi dont il est l'auteur, le député-maire de Grenoble a reculé de 37 places dans la liste entre 2009 et 2010.


Les députés de l'Isère restent en majorité "actifs"


Au final, la majorité des députés de l'Isère sont des "bosseurs".

Nous av(i)ons deux députés très très actifs classés dans le top 3 national (au regard du classement, certains pourraient même regretter le départ de Didier Migaud à la Cour des comptes).

Nous avons 6 députés Isérois sur 9 dans la liste des 200 députés les plus actifs de l'hexagone.

Et nous avons 1 député "de moins en moins actif" situé dans la dernière tranche, le dernier 1/4 du classement national.

Bien entendu, le palmarès ne prend pas en compte d'autres éléments ou indices liés à d'autres missions ou taches parlementaires. Mais il reste tout de même révélateur des travaux parlementaires engagés, publiés, dirigés par leur(s) auteur(s) respectif(s).


En savoir + : le classement 2010 et 2009 (inversé) des députés

Notes

[1] dans le bon sens du terme


11

05

2010

Grenoble : le groupe MoDem cherche activement à se reconstruire

modem grenoble Il y a tout juste 3 ans, le 10 mai 2007, le Mouvement Démocrate naissait pour tenter de rassembler les démocrates sur un axe central et un positionnement politique indépendant durant la présidentielle de 2007.

Récemment victime de mauvais scores électoraux, le MoDem n'échappent pas à ses dissensions au niveau local.

Groupes MoDem ou Mouvement Démocrate (sans S) présidé par Morad Bachir Cherif, Grenoble Démocrate (sans S) dirigé par Philippe de Longevialle. Et dans un autre registre, le groupe Démocrates Européens (avec un S) emmené par Bernard Betto...

Ces groupes politiques locaux ont pourtant trois points communs.

Le premier : tous sont des composantes actuelles de la majorité municipale, associées au groupe PS, PRG, MRC, Société Civile et apparentés. Le second : ils ont la particularité d'être issus d'un éclatement, d'une scission, de dissidences internes ou de divisions de groupe. Le troisième : ils s'affirment tous comme "démocrates".

Leur objectif : communiquer sur les valeurs qui les animent, peser, compter politiquement au sein d'une majorité municipale constituée de composantes hétéroclites.

Leur préoccupation : incarner une continuité politique, continuer à être visible sur l'échiquier grenoblois.

Leur problème : se construire et/ou se reconstruire une nouvelle identité, tourner la page et (ré)émerger sur un plan politique purement local.

En apparence, difficile d'y voir clair pour le citoyen lambda. Quelques regards et explications s'imposent.


Il y a Démocrates... et Démocrates


Rappelons que le leader naturel de la principale formation centriste du département s'est "volontairement débranché du MoDem" le 4 février 2010 (lire en référence mon précédent article sur le sujet).

Depuis cette fameuse "affaire de Longevialle" survenue quelques jours avant le premier tour des élections Régionales de 2010, rappelons que le MoDem a éclaté à Grenoble.

D'un côté, nous avons le groupe "MoDem" - Mouvement Démocrate - composé de 3 élus : Stéphane Gemmani, Conseiller municipal délégué à l'Accessibilité, la Prévention et préconisation sociale. Béatrice Doutriaux, Adjointe en charge de l'Administration générale. Son attachée de groupe, Anne Saoudi. Et son Président, Morad Bachir Chérif, Conseiller municipal délégué à la Culture scientifique et technique, également Vice-Président à la Métro.

De l'autre, nous avons dorénavant le groupe "Grenoble Démocrate" également composé de 3 élus : Camille Plet, Conseillère municipale déléguée à l'Evaluation des politiques municipales. L'une des plus jeunes élues de France, Vice-Présidente de l'AJEF. Marie-Claire Népi, Adjointe du Secteur 3. Et son président, Philippe de Longevialle, Adjoint à l'Urbanisme, démissionnaire et ex-leader du MoDem 38.

La situation est pour le moins cocasse : 2 membres du MoDem dans un groupe dirigé par un ex-leader départemental du Mouvement Démocrate. Un site web grenobledemocrate.fr portant le nom de l'autre groupe, contrôlé et géré par le groupe MoDem. Un autre web en stand-by "Grenoble démocrates" (avec un S cette fois).

C'est bon, vous suivez ?


Le groupe MoDem dans la majorité municipale


Loin d'être hostile aux propositions portées par la majorité municipale, le groupe MoDem reconnaît bien volontiers "avoir perdu au change" en n'ayant pu appuyer davantage sa vision politique sur certains projets. L'empreinte du MoDem n'étant également pas assez forte et son contenu politique peu visible au sein de la majorité municipale.

"Pour des questions liées à une loyauté de majorité, on a du remettre un peu nos convictions sous le drap (...) On a parfois mis plus de sentiments que de pragmatisme politique" souligne Stéphane Gemmani.

Le groupe espérait notamment pouvoir porter plus de débats sur les variantes du projet de Rocade Nord, intervenir et peser davantage pour une meilleure harmonisation de la ville en matière d'urbanisme. Et sur ce dernier point, il s'interroge sur un risque de densification liée aux nouvelles constructions dans le cadre du projet de l'Esplanade.

Le groupe entretient même de bons rapports avec le PC et GO Citoyenneté mais n'envisage pas de former un groupe commun avec ce "mouvement trop associatif (…) pas assez politique sur le plan national" selon Morad Bachir Chérif.


Une volonté de tourner la page...


Le groupe indique que les premières divergences de points de vue avec Philippe de Longevialle remontent aux élections Européennes et se sont nettement accélérées durant la préparation des échéances régionales.

"Nous ne sommes plus sur les mêmes définitions que Philippe de Longevialle (...) Il pensait qu'il incarnait à lui seul à la fois le Mouvement, le parti, les idées etc. (…) Nous, nous sommes restés au MoDem, nous incarnons toujours ses valeurs et on s'inscrit toujours dans sa ligne politique nationale (...) C'est une façon de tourner la page avec lui (...) de rester loyal et fidèle à la majorité municipale et sur l'engagement politique que nous avons pris en 2008" tient à préciser Morad Bachir Cherif lors de la première conférence de presse du groupe MoDem qui s'est tenue ce lundi 10 mai à la Mairie de Grenoble.

"L'UDF était un parti de notable, le MoDem est un parti de militants (...) On a toujours voulu un fonctionnement démocratique (...) que les militants participent beaucoup plus à la vie municipale (...) qu'on ne tourne pas autour d'un seul homme mais qu'on élargisse ensemble nos actions" expliquent avec soin Stéphane Gemmani.

Une chose est sûre : le groupe MoDem ne supporte plus que les médias continuent de s'appuyer sur "l'affaire de Longevialle" pour suivre ses engagements et son évolution politique. C'est bon là (…) Maintenant, il faut que vous passiez à autre chose souligne avec un réel agacement Béatrice Doutriaux.


...et de se donner les moyens pour fonctionner autrement


Désormais, le groupe MoDem entend faire parler de lui, être présent à tous les débats politiques qui engagent son projet.

Il souhaite se (re)positionner et se reconstruire.

Pour y parvenir, ses membres s'appuient sur différentes commissions et groupes de travail organisés en interne avec le concours des militants. Ces derniers seront également amenés à s'impliquer davantage dans le travail de délibération municipale "pour apporter un plus dans la réflexion".

Une lettre d'information publiée régulièrement verra bientôt le jour ainsi que le nouveau site web du groupe dont le nom je le rappelle, est celui de l'autre.

Aujourd'hui, le MoDem 38 est présidé par Michèle Cedrin, Conseillère municipale à Vienne et compte environ 500 militants dans le département.


Dans un autre registre, il y a quelques semaines, j'étais étonné de constater que la Mairie n'avait toujours pas mis à jour la liste des nouveaux groupes politiques présents au Conseil municipal sur le site de la Ville de Grenoble. Après avoir mentionné le problème à plusieurs reprises à différents élus et autres personnes concernées, je constate depuis peu que la liste des groupes est... enfin actualisée.

A ce jour, nous avons donc 59 élus, 9 groupes, sans compter les composantes associées.

Belle segmentation pour gouverner au niveau local !


27

04

2010

Des élus de la majorité municipale de Grenoble reconnaissent ouvertement leurs erreurs et leur faiblesse

municipale grenoble elus Il y a quelques jours, les élus du groupe PS-PRG-MRC et société civile de la majorité municipale de Grenoble organisaient un petit déjeuner presse pour faire un nouveau point sur les dossiers de l'actualité municipale.

Rappelons que l'objectif de ces échanges est de présenter le travail des élus du groupe [1], de communiquer sur leurs intentions politiques, de présenter les projets réalisés, en cours ou à venir pour la Ville de Grenoble.

Autres points abordés : relever et souligner les points de convergences ou de divergences politiques entre les autres groupes de la majorité et/ou de l'opposition municipale.

Au sein de la municipalité de Grenoble, certains groupes jouent le jeu. D'autres non, ou jamais. Il serait de bon ton qu'ils puissent également convoquer la presse à échéance régulière sur ce modèle pour témoigner de leur actualité, de leur "vitalité"... ou de leur existence politique !


"On a vraiment besoin d'expliquer ce que nous faisons"


En introduction, avant même d'aborder différents sujets concernant la Ville de Grenoble autour du thème de "La ville pour tous", la discussion s'est tournée vers la capacité de la majorité municipale à communiquer sur ses projets.

Le moins qu'on puisse dire c'est que le Président du groupe PS Abderrahmane Djellal, Adjoint à l'Insertion et la Formation Professionnelle s'efforce de mesurer ses propos lorsque un sujet devient sensible ou qu'il y a matière à présenter ou rassembler les troupes.

L'adjoint déclare qu'une poignée d'élus de la majorité municipale (sans les nommer) sont parfois en décalage avec la réalité de la vie quotidienne dans le cadre de leurs attributions. Certains ne cherchent pas à être en phase avec les habitants et ne font tout simplement pas assez de terrain.

"Je les bouscule parfois à faire presque du porte à porte pour aller expliquer ce que nous faisons (...) Rien ne vaut le terrain, le dialogue direct (...) Le collectif est important (...) L'individualisme, tout ceux qui jouent à ça reprennent ça en boomerang rapidement et ça vaut pour tout le monde" explique avec discernement le Président du groupe en direction de sa majorité.

Pour Hélène Vincent, Adjointe à la Jeunesse, le plus difficile est de valoriser le quotidien au bout de deux ans de mandat. Celle-ci reconnaît l'importance primordiale et la nécessité de s'attacher aux "petits détails", aux petits projets soulevés par les habitants, les acteurs et professionnels pour envisager la consolidation pérenne de partenariats sur le terrain.

"Je fais pas du terrain pour faire du terrain (...) C'est pas uniquement pour faire passer quelque chose, c'est aussi pour nous, pour en retirer quelque chose, pour sentir la problématique des gens" explique de son côté Sylvie Druhon, Adjointe aux Sports au moment où je mentionnais avec insistance le fait que les habitants savent parfaitement faire la différence entre un élu qui vient sur commande et un élu qui vient spontanément les rencontrer sur place.

"On n'est pas hors-sol, on vie aussi dans les quartiers (...) Les gens sont étonnés quand on prend les transports en commun ou qu'on va chercher notre pain (...) C'est vrai qu'on a tendance à vivre dans notre quotidien et nos projets (...) Je suis surpris souvent de voir que les habitants ne retiennent un peu que les grands projets (...) Les plus petits sont les moins reconnus et cela reste un problème" ajoute Pascal Garcia, Conseiller à la Gestion urbaine de proximité.


Une communication, des échanges plus difficiles avec la Ville de Grenoble ?


Le groupe de la majorité municipale considère que les solidarités de territoire étaient bien plus fortes auparavant et que l'individualisme gagne progressivement du terrain dans les cercles collectifs. Il y a quelques années, l'engagement associatif, militant était davantage orienté vers les gens pour tenter de répondre au mieux à leurs problématiques quotidiennes. D'une certaine façon, les habitants avaient moins recours à la collectivité pour les résoudre.

Aujourd'hui, selon le groupe PS, c'est un peu l'inverse qui se produit. Bon nombre d'associations se créent pour lutter contre un objectif fixé par une entité, pour défendre à tout prix une cause particulière ou s'élever directement contre une collectivité.

"Aujourd'hui, le moindre soucis qu'on a dans n'importe quel quartier de la ville, automatiquement, la réponse doit venir de la ville (...) A l'époque, on s'investissait par adhésion pour son quartier (...) Il y avait une vraie entraide avec les associations (...) Aujourd'hui, on le fait pour être contre quelque chose, pour s'opposer au stade, à Minatec, au machin..." rétorque avec une certaine lassitude et inquiétude Abde Djellal.

Élu depuis le 1er mandat de Michel Destot en 1995, celui-ci ne semble évidemment guère disposer à remettre en question la politique générale de sa majorité pour expliquer en partie ces changements d'attitude et cette récente évolution. Il regrette par ailleurs l'attention que peuvent porter les médias sur des sujets qui les intéressent.


"On doit changer notre façon de communiquer"


Au nom du groupe PS, Abde Djellal reconnaît un déficit en matière de communication sur des objectifs politiques fixés et des priorités à tenir.

Il admet un manque de pédagogie de la Ville de Grenoble en direction de ses habitants notamment lorsqu'il s'agit pour elle d'expliquer les tenants et aboutissants d'un projet.

"On doit changer notre façon de communiquer (...) La manière qu'on a de communiquer les uns les autres, là il y a vraiment des changements à faire (...) Il y a des mots que nous on peut comprendre et saisir (...) Pour moi, quand on fait de la politique, rien ne doit être technique" souligne le Président du groupe PS et associés.

Il est vrai que lorsque des projets se nomment "Facteur 4", "dispositif Mur/Mur", "PEG", que l'on découvre des "FISAC", "ZPPAUP" dans la communication municipale ou que l'on tombe sur des publications et des contenus du type "Reproduction du protocole d’évaluation expérimenté", "Dépasser la dichotomie domicile-établissement d’hébergement" dans le Plan d'action 2009-2014 du CCAS... on est en droit de supposer que cette technicité verbale creuse naturellement un écart, un fossé entre élus et habitants en matière de communication.


Michel Destot, en ligne de mire


Hélène Vincent estime que la majorité municipale est positionnée dans un rôle de composition lorsqu'elle tente de réunir autour d'elle (parfois avec difficulté) les acteurs concernés par un sujet pour faire valoir un projet, faire passer des idées. "On a besoin d'avoir une vision, un horizon à 10 ans pour se positionner (...) On prend parfois plus de coups que de remerciements mais bon, c'est comme ça" explique Abde Djellal.

En parallèle, l'adjoint déclare également suivre avec une certaine attention ce que dit ou déclare l'opposition municipale. Notamment en direction du groupe des Verts, de l'ADES et des Alternatifs.

Toutefois, il semble préoccupé par l'évolution des attaques politiques portées à sa majorité.

Selon lui, une partie de l'opposition chercherait de plus en plus à atteindre directement et personnellement Michel Destot pour lui faire endosser toute la responsabilité politique du groupe. Un changement de tactique politique qu'il a vu notamment grandir depuis la fin du dernier mandat du Député-Maire de Grenoble.

Il semblerait que les relations "de travail" se soient apaisées entre le groupe des Verts de l'opposition et la majorité municipale socialiste depuis la fin des élections régionales. Il est amusant de souligner qu'Abde Djellal prend un soin particulier à qualifier à plusieurs reprises une partie de l'ancienne majorité passée dans l'opposition "nos amis les Verts" dans son discours.


Le groupe PS-PRG-MRC et société civile de la majorité municipale de Grenoble reconnaît ouvertement ses faiblesses et des lacunes en matière de communication.

Le moyen pour lui d'essayer de rassembler davantage ses troupes en dissociant ceux qui jouent le jeu collectif et ceux qui auraient tendance à privilégier leur intérêts personnels en politique.

Une manière de décloisonner la fonction politique de ses rouages traditionnels. Une manière habile de signaler également à la presse qu'il maîtrise la situation.

La tendance n'est-elle pas à l'ouverture ?

A vous de juger...

Notes

[1] alternance de personnalités politiques


24

03

2010

Résultats du 1er et 2ème tour des Régionales 2010 sur Grenoble : l'analyse fine d'un artisan-politologue Grenoblois

regionales grenoble Emmanuel Saint-Bonnet est un homme de terrain intéressé par la politique, passionné par la sociologie et l'histoire électorale depuis fort longtemps.

Ce journaliste bon vivant, ouvert et combatif, passionné de démocratie qui vient tout juste de quitter ses fonctions au sein du Dauphiné Libéré se définit comme un Artisan-Politologue.

En partenariat avec GreBlog MonGrenoble, il nous livre une analyse politique fine et pertinente, à la fois historique et approfondie des résultats des élections Régionales de 2010 sur la ville de Grenoble, "loin de la langue de bois des grands leaders d'opinions" comme il aime le souligner.


Un Artisan-Politologue, passionné de géopolitique


Emmanuel Saint-Bonnet consacre une grande partie de son temps à dessiner une carte politique de la France en s'appuyant sur les résultats des élections de ces dernières décennies. A travers l'histoire et l'actualité politique du pays, il dresse depuis des années un atlas électoral de tous les échelons administratifs : communes, cantons, circonscriptions législatives, départements et régions.

Son site web AtlasPol est le résultat d'un travail de fond, enrichi de sources, de données parfois surprenantes et actualisées au quotidien. Il est l'un des rares sites Internet en France qui résume et analyse la géopolitique de chaque région et département, les tendances, compositions et couleurs politiques des échelons associés à une chronologie de personnalités politiques.

En parallèle, cet analyste politique, spécialiste du redécoupage électoral Marleix anime Les Artisans-Politologues sur la toile. Un blog qui dissèque régulièrement les mécanismes couramment utilisés divisant le territoire en circonscriptions. Avec d'autres artisans, Il relaie régulièrement des résultats, nous fait part de ses analyses objectives et nous explique les enjeux géopolitiques tout en nous livrant quelques cocasseries sur le plan local.

Emmanuel Saint-Bonnet a choisi GreBlog MonGrenoble pour illustrer son analyse des résultats du scrutin.


Régionales 2010 : une analyse au lendemain du 1er tour sur Grenoble


Pour commencer, un rappel de sa contribution déposée au lendemain du 1er tour des Régionales 2010 :

"Ces résultats sur la commune de Grenoble prouvent, s'il en était besoin, le réel enracinement d'Europe-Ecologie dans la ville.

Après le score surprise des Européennes de 2009 (29,04 %), la liste de Philippe Meirieu obtient 26,51 %. Un retrait d'un peu plus de deux points et demi mais de seulement moins de mille voix, compte tenu de l'abstention tout de même moindre qu'en juin 2009. Des électeurs qui se sont soit abstenus, soit ont regagné le giron du PS. Celui-ci, avec 27,6 %, reconquiert une première place "naturelle", et du même coup, près de 3000 suffrages!

Des réserves qu'il a du puiser chez les abstentionnistes de juin 2009, du côté, on l'a vu, des écologistes, mais peut-être aussi du MoDem, qui subit une érosion de plus de mille bulletins.

Enfin, n'oublions pas les éventuels transferts venant de l'UMP, les enquêtes d'opinion ayant démontré que certains électeurs de droite étaient satisfaits du bilan de leur région. La majorité n'ayant perdu qu'environ 700 voix depuis juin 2009, ceux-ci ont du cependant rester minimes.

Le grand gagnant en voix reste le FN, qui fait plus que doubler son résultat."


Régionales 2010 : une analyse au lendemain du 2ème tour sur Grenoble


"Pas une voix n'a manqué à la liste PS-PRG-MRC-EE-FG de Jean-Jack Queyranne lors de ce second tour des élections régionales à Grenoble.

Les reports semblent avoir parfaitement fonctionné. Les trois listes fusionnées pouvaient compter sur au moins 66 % des exprimés et environ 22 800 voix, sans compter le MoDem, elles en obtiennent 25 014. Soit 64,85 % des exprimés. Une baisse en pourcentage due au regain de participation, l'abstention étant passée entre ces deux tours de 57,69 à 52,37 %, soit très exactement 4413 inscrits supplémentaires s'étant déplacés aux urnes, dont 4008 exprimés.

Pas une voix du premier tour n'a donc manqué à Jean-Jack Queyranne, mais la liste de droite a davantage mobilisé les abstentionnistes.

Avec des réserves quasi-nulles, Françoise Grossetête parvient à passer de 6699 bulletins au premier tour à 9757 lors de ce second.

Chez ces nouveaux votants, on doit compter très peu d'électeurs du Front national, puisque Bruno Gollnisch, avec des réserves théoriquement plus basses, se maintient bien, passant de 3069 à 3802 voix.

Même en examinant les résultats du premier tour du MoDem (1545 voix), dont les électeurs ont du quasiment tous se partager entre droite, gauche et abstention, et la liste Spartacus (410 suffrages), qui a du se répartir, globalement, entre droite, FN et abstention, le compte n'y est pas.

D'autant plus que les bulletins blancs et nuls ont eux aussi augmenté entre ces deux tours, de 586 à 1009. Un quasi-doublement logique avec la baisse de l'offre politique, et sans doute due en partie à une fraction de cet électorat. Les reports de Spartacus (mais également du NPA et de LO), considéré comme un mouvement hors du système, et du MoDem, qui en est éloigné, sont donc très difficilement mesurables.

Cependant, on peut affirmer, sans trop de risques, qu'environ la moitié des suffrages exprimés supplémentaires de ce second tour ont choisi la liste Grossetête. Un renfort appréciable pour la droite, qui se retrouve tout de même à l'un des niveaux les plus bas enregistrés à Grenoble depuis des décennies.

Lors du second tour des régionales de 2004, la liste Comparini avait attiré 15 302 électeurs, soit 32,37 % des exprimés.

Dimanche soir, avec ses 9757 suffrages, François Grossetête atteint les 25,30 % des exprimés. Un résultat encore plus mauvais que celui de Fabien de Sans Nicolas aux municipales, qui, avec 12 877 bulletins et 29,50 % (mais en l'absence toutefois du FN), était considéré comme une contre-performance historique.

Certes, gauche et Verts se trouvent en retrait du second tour de ces municipales (30 778 voix et 70,50 % des exprimés sur deux listes), mais, compte tenu du différentiel de participation (61,96 % en 2004), ils retrouvent à peu près leur niveau des précédentes régionales (27 600 voix). Même chose pour le FN, qui avait obtenu au second tour 4368 voix en 2004.

En conclusion, on pourrait donc dire que Grenoble, toutes proportions gardées, a voté (et non-voté) comme le reste du pays: l'abstention a fortement handicapé la droite, et le regain de mobilisation au second tour lui a profité, mais bien insuffisamment pour lui éviter la défaite."

Emmanuel Saint-Bonnet


22

03

2010

Régionales 2010, soirée électorale : les résultats définitifs du 2ème tour sur Grenoble et en région Rhône-Alpes. Communiqués et analyses.

regionales 2010 grenoble Article maj le 22/03/10 à 19h27.

Dimanche 21 mars 2010 dès 12h, GreBlog.net reconduisait son dispositif électoral [1] mis en place dès le 1er tour des Régionales 2010 afin de vous permettre de suivre pas à pas les toutes premières estimations.

Dans un premier temps, une diffusion des premiers taux de participation publiés à 12h, 17h et 20h au niveau national par le Ministère de l'intérieur.

Dans un second temps, quelques variations et tendances au fil de la journée en continu.

Dans un troisième temps, l'arrivée des premières estimations chiffrées en temps réel concernant la Ville de Grenoble en direct de la Mairie à partir de 19h30 et ce, jusqu'à 23h.


Les résultats du 2ème tour sur Grenoble et sur Rhône-Alpes


Ci-dessous, les résultats du 1er et du 2ème tour comparés, sur Grenoble et sur Rhône-Alpes.

En bas de tableau, 2 feuilles, 2 onglets : résultats sur Grenoble | sur Rhône-Alpes.



La liste conduite par Jean-Jack Queyranne obtient 100 sièges. Celle conduite par Françoise Grossetête, 40. Celle conduite par Bruno Gollnisch, 17.


Les réactions officielles des personnalités


Communiqué de Michel Destot, Député-Maire de Grenoble :

A Grenoble, Jean-Jack Queyranne réalise son meilleur résultat des grandes villes de Rhône-Alpes.

Je tiens à saluer la belle victoire des forces de progrès en France et en Rhône-Alpes.

C'est une chance pour Rhône-Alpes, pour amplifier notre action de développement économique, solidaire et durable, au service de nos concitoyens et de nos territoires, pour renforcer aussi les liens entre nos collectivités.

Dans cette élection, le département de l'Isère a apporté un concours essentiel aux listes de Jean-Jack Queyranne, les plaçant en tête des huit départements rhônalpins, avec 27,3 % des voix au premier tour et 55% au deuxième tour.

La ville de Grenoble elle-même, avec près de 65% ce dimanche 21 mars, arrive en tête des huit grandes villes de Rhône-Alpes et dans les tous premiers rangs en France.

Ce second tour manifeste par ailleurs une augmentation de la participation même si celle-ci n'atteint malheureusement pas les 50%. Il nous reste à cet égard beaucoup à faire pour nos concitoyens les plus touchés par la crise et pour renforcer la cohésion sociale.


Communiqué de l’ADES, Association pour la Démocratie, l’Ecologie et la Solidarité :

Elections régionales, les résultats du 2ème tour à Grenoble sont sans surprise.

Avec une participation plus forte : 47 % au lieu de 42,3 % soit 4000 votants de plus, ce qui est significatif, les résultats indiquent qu’il n’y a pas de changement dans les rapports de force du 1er tour.

Au 1er tour l’ensemble des forces de gauche qui ont fait l’union (PS, Europe Ecologie, Front de Gauche) faisait 62,2 %, au deuxième tour la liste d’union de la gauche et des écologistes fait 64,84 % soit un très bon report de voix et même une progression.

La droite atteint 25,3 % des exprimés soit la somme de l’UMP, des divers droite et du Modem du 1er tour et le FN fait 1 point de plus qu’au 1er tour. La sanction contre la politique gouvernementale est donc confirmée.

Une analyse plus fine, bureaux de vote par bureaux de vote, examinera dans le détail les reports de voix et l’apport des nouveaux électeurs entre les deux tours.

Les leçons du 1er tour restent : le PS n’est pas majoritaire dans la gauche à Grenoble et l’opération d’ouverture à droite des municipales n’est pas validée par les électeurs de gauche.

L’ADES accentuera son travail de propositions politiques alternatives de gauche et écologiste et poursuivra sa dénonciation de la dérive droitière du maire et de sa majorité municipale.


Communiqué de Richard Cazenave, Chargé de mission Le Chêne :

Régionales 2010: Mauvais au national, les résultats sont desastreux en Isère et calamiteux à Grenoble pour l’UMP

En 2004 François Fillon avait parlé d'un 21 avril à l'envers; que dire en 2010 alors que le total gauche, à 56%, progresse de 6% par rapport à 2004! Pour la droite parlementaire c'est le score le plus bas depuis le début de la V ème République!...

En Isère l'U.M.P rassemble moins d'un électeur sur trois. A Grenoble c'est désormais un électeur sur quatre, alors que le candidat Sarkozy a receuilli 47% aux Présidentielles 2007.

Crise, récession, enjeu régional peu lisible, les causes ne manquent pas pour tirer vers le bas la participation en général et le soutien au gouvernement en particulier, les élections intermédiaires étant généralement difficiles pour le pouvoir en place.

Mais là, le message des urnes va bien au delà des clichés traditionnels. Et, comme on aurait tort de croire que les Français par ce vote créditent la gauche d'une capacité à mieux faire que le gouvernement en place, quels enseignements tirer?

Un enseignement national:

L'organisation politique de la droite et du centre est à revoir. Il ne faut pas confondre unité et uniformité; il faut une offre plus diversifiée, incarnant mieux les courants et traditions gaullistes, libéraux et centristes. Je ne doute pas que des voix s'élèveront...

Un enseignement régional:

L'étiquette politique n'est pas un argument suffisant pour revendiquer l'honneur de diriger une Région comme Rhône Alpes.

Un enseignement isérois et grenoblois:

Avec des résultats pire que jamais, l'U.M.P isèroise et grenobloise va t elle enfin comprendre que l'on ne peut gagner sans travailler, sans s'ouvrir aux autres, sans porter un projet capable de fédérer les énergies et de provoquer l'élan Indispensable à toute victoire?


Communiqué de Geneviève Fioraso, Députée de l'Isère :

Une victoire sans précédent des listes de la gauche rassemblée

Tout d'abord, je me réjouis des résultats historiques des forces de gauche et écologistes qui donnent aux nouveaux conseillers régionaux une responsabilité particulière : celle de répondre aux préoccupations de justice, de solidarité, de défense et d'accès à l'emploi qu'ont voulu exprimer les Français par ce vote qui sanctionne la majorité présidentielle et adresse un sérieux avertissement à Nicolas Sarkozy. Je souhaite que ce message des électeurs soit entendu et qu'il en soit tenu compte pour reconsidérer les réformes prévues dans les mois à venir.

Je voudrais naturellement féliciter Jean-Jack Queyranne pour sa réélection et les 22 conseillers régionaux Isérois qui ont été élus ce dimanche avec un score incontestable et en progression pour la gauche et les écologistes. Notre région, la deuxième de France, va pouvoir poursuivre et amplifier son projet en faveur d'un développement solidaire, ambitieux et durable, ouvert sur le monde, sur le progrès scientifique et social et respectueux de l'environnement.

Dans la première circonscription de l'Isère, la liste menée par Jean-Jack Queyranne est en tête dans tous les cantons et réalise le score historique de 56,18 %. Dans le canton 1 de Grenoble, la majorité présidentielle a recueilli à peine 25 % tandis que la liste de gauche et écologiste obtenait 65% des suffrages. C'est une évolution très nette de cette circonscription dont les habitants ont montré leur soutien à la liste progressiste que j'ai soutenue. Même si l'abstention importante doit modérer des interprétations trop optimistes, les résultats de ce scrutin régional sont tout à fait encourageants pour la gauche et les écologistes. Cela doit nous pousser à approfondir un projet solidaire, plus juste socialement, dynamique pour la création d'emplois et durable pour préserver l'environnement.

Notes

[1] greblog.net/elections - micro-site web dédié afin d'éviter une surcharge habituelle de consultations côté serveur


15

03

2010

Régionales 2010, soirée électorale : les résultats définitifs du 1er tour sur Grenoble et en région Rhône-Alpes. Premières analyses

regionales 2010 grenoble - Article maj le 15/03 et le 20/03 -

Dimanche 14 mars 2010 à partir de 10h du matin, GreBlog.net choisissait de mettre en place un dispositif décalé "spécial élections" sur greblog.net/elections (un micro-site web [1] dédié) afin de vous permettre de suivre pas à pas les toutes premières estimations.

Dans un premier temps, une diffusion des premiers taux de participation publiée à 12h, 17h et 20h au niveau national par le Ministère de l'intérieur.

Dans un second temps, quelques "objets" astucieusement glissés dans un fil d'informations en continu.

Dans un troisième temps, l'arrivée des premières estimations chiffrées en temps réel concernant la Ville de Grenoble, en direct de la Mairie à partir de 20h et ce, jusqu'à 23h20.


Les résultats du 1er tour sur Grenoble et sur Rhône-Alpes


Ci-dessous, les résultats définitifs du 1er tour, sur Grenoble et sur Rhône-Alpes.

En bas de tableau, 2 feuilles, 2 onglets : résultats sur Grenoble | sur Rhône-Alpes.




Premières analyses des résultats


Juste quelques comparaisons intéressantes :

La liste "Une région d'avance" conduite par Jean-Jack Queyranne actuel Président de la région Rhône-Alpes fait 2 points de mieux sur Grenoble par rapport à son score régional.

La liste "Aujourd'hui et demain, ensemble pour Rhône-Alpes" de la majorité présidentielle conduite par Françoise Grossetête creuse un écart de plus de 7 points par rapport à son résultat obtenu au niveau régional.

A l'inverse, la liste "Europe Ecologie Rhône-Alpes autrement et maintenant" conduite par Philippe Meirieu obtient un score très élevé sur Grenoble avec plus de 8 points de différence par rapport à celui obtenu au niveau de la région.

La liste "Front National pour Rhône-Alpes et nos provinces" conduite par Bruno Gollnisch réalise un score supérieur de 5 points au niveau régional par rapport à son résultat sur Grenoble.

La liste "Rhône-Alpes Démocrates" conduite par Azouz Begag obtient sensiblement le même score sur Grenoble et en région Rhône-Alpes.

Les listes "Ensemble pour les régions à gauche" et "Anticapitalistes Tout changer, rien lâcher" passent la barre des 10% sur Grenoble, soit 2 points de plus par rapport à leurs résultats respectifs obtenus en Rhône-Alpes.


Ce que l'on peut dire


La première surprise vient du Front National qui réalise un score plutôt élevé par rapport aux dernières estimations propulsées par les sondages avant le 1er tour des Régionales 2010. En passant la barre des 10%, une partie de la flotte du paquebot devrait se maintenir dans une douzaine de régions pour le 2ème tour et couper l'herbe de la majorité présidentielle.

La seconde vient des écologistes. Globalement, jamais ils n'ont réalisé un score aussi élevé sur Grenoble. Seulement 1 point d'écart avec les socialistes. Un exemple : dans le canton 2 de Grenoble, le bureau de vote de la "Porte de France" a comptabilisé le score de 40,19% pour Europe Ecologie. En devenant la 3ème force politique du pays, Europe Ecologie a gagné l'un de ses paris : balayer, étrangler le MoDem pour "jouer à armes égales" avec le PS au niveau local. Au niveau électoral, Grenoble pourrait prochainement devenir la grande ville la plus "verte" de France. Un fort score dont le Maire de Grenoble devrait tenir compte lors des prochaines échéances. Reste à savoir au niveau régional comment le rassemblement des socialistes et des écologistes va pouvoir s'opérer. Les premiers doivent nécessairement tenir compte du score des seconds pour "gouverner" la région et tenter de rassembler. Les seconds estiment qu'il n'y a aucun mal à "gouverner" avec les premiers malgré les fortes divergences et différences de points de vue qui les animent. A priori, sans trop de difficultés, les écologistes vont pouvoir faire monter les enchères avant le 2ème tour.

La troisième vient du Modem. Un score en dessous de 5% à la fois sur Grenoble et sur le plan régional. Un mouvement asphyxié par les récentes divergences hyperlocales, marginalisé par un score bas, balayé par une vague verte qui n'attendait qu'une élection de ce calibre pour prendre pied et s'imposer. Le Modem n'a pas su trouver le ton juste pour mobiliser les électeurs.

La quatrième vient de la majorité présidentielle. Sur Grenoble, la droite traditionnelle a souvent pour habitude de faire 10 points de moins par rapport à son score relatif au niveau national. Cette fois-ci, elle se tasse, dégringole et ne passe pas la barre des 20% en ville alors qu'elle devance d'un tout petit point les socialistes et arrive en tête du 1er tour au niveau régional. Ne disposant pas de "réserves" de voix à part entière, face aux invectives du Front National, la majorité présidentielle ne peut compter que sur les abstentionnistes du 1er tour pour tenter de remobiliser ses troupes. Pour y parvenir, elle va jouer la carte de l'impossible entente initiale entre ses concurrents et souligner la division récurrente entre les socialistes et les écologistes.

La cinquième vient des forces arrières de la gauche. Le NPA, le Front de gauche et associés n'entendent pas baisser les bras et laisser les socialistes discuter seuls avec les écologistes pour rassembler au second tour. Ensemble, elles passent tout de même la barre des 10% sur Grenoble. Une progression estimée, plus ou moins attendue pour un Front de gauche qui, âgé d'un peu plus d'un an, se paye le luxe d'obtenir un score similaire et comparable à celui du MoDem quelques mois après sa création.

La sixième n'est peut-être pas une surprise. Le score des socialistes était attendu. En s'appuyant sur le bilan de sa région, Jean-Jack Queyranne a réussi à fédérer et (re)mobiliser bon nombre d'électeurs de gauche qui avaient perdu leur marque... et leur foi. La constitution de listes communes pour le second tour notamment avec les écologistes risque de prendre une toute autre tournure. Au niveau local, le PS a l'habitude de négocier avec ses "partenaires-adversaires" en présentant une position hégémonique de circonstance avant toute négociation.

Affaire à suivre pour l'ensemble des qualifiés au second tour...


Revue de web : GreBlog sur France Info !


Ce matin, en prenant mon petit café, j'ai eu la surprise d'entendre le chroniqueur et journaliste David Abiker [2] relayer la manière dont j'ai utilisé le réseautage social "Twitter" pour annoncer de Grenoble les premières estimations des résultats sur le Net en employant un langage "très particulier" mélangeant des objets, des noms communs...

Ecouter la Chronique "Le bruit du Net" de David.

Je vous laisse deviner !

maj le 20/03 : on me signale également que l'émission "L'édition spéciale" sur Canal+ a relayé cette information dans sa chronique du lundi 15 mars [3].

On se retrouve dimanche prochain pour la suite des résultats du second tour des Régionales 2010 sur Rhône-Alpes, sur Grenoble... et en direct.

Notes

[1] Afin d'éviter une surcharge habituelle de consultations côté serveur web

[2] qui m'avait interviewé il y a quelques années sur le "blog de Grenoble"

[3] merci G-b :-)


12

03

2010

Régionales 2010 en Rhône-Alpes pour les Nuls, les newbies et les abstentionnistes.

regionales 2010 Juste avant d'aller voter ce dimanche 14 mars 2010 [1], j'ai décidé d'en remettre une couche et d'accentuer la visibilité de ces élections régionales en région Rhône-Alpes principalement en direction des lecteurs internautes qui ont la chance de pouvoir voter et de...

...ceux qui n'ont que faire de la politique, ceux qui pensent en être éloignés, ceux qui ont le don de marteler que la politique ne change rien dans leur vie, ceux qui ne font pas l'effort de comprendre ou qui sous-estiment les principales prérogatives de la région, ceux qui ont déjà décidé de s'abstenir d'aller voter, ceux qui ont toujours une bonne excuse pour ne pas se déplacer le jour du scrutin, ceux qui n'osent pas déclarer à leur entourage qu'ils n'iront pas voter, ceux qui estiment être au dessus des autres, de la politique et qui pensent que "ça fait bien de dire à autrui qu'on n'est pas allé voter", ceux qui mélangent un peu tout, les enjeux politiques nationaux, locaux et régionaux...

La liste peut être encore plus longue... alors mieux vaut entrer directement dans le vif du sujet.

Il suffit parfois d'un clic de souris, d'un lien pertinent inséré dans cet article pour mieux comprendre ces élections.

Et pourquoi pas... changer d'avis !


Elections Régionales 2010 en Rhône-Alpes, quelques chiffres pour comprendre


La région Rhône-Alpes est la deuxième région économique de France.

C'est 43 698 Km2 de superficie, 8 départements, 6 millions d'habitants, 137 habitants par Km2 en densité, 25 arrondissements, 335 cantons, 2 879 communes [2].

L’élection des Conseillers régionaux de la région Rhône-Alpes a lieu les dimanches 14 mars et 21 mars 2010 (si un second tour est nécessaire !).

Les dernières élections régionales ont eu lieu il y a 6 ans, les 21 et 28 mars 2004.

Par décret, les électeurs sont convoqués [3] 5 semaines avant la date du 1er tour de scrutin pour renouveler l'ensemble des Conseillers régionaux qui seront élus cette-fois-ci pour 4 ans et non 6 ans ! (en raison principalement de la réforme des collectivités territoriales à venir et du chevauchement du renouvèlement des Conseillers régionaux et des Conseillers généraux la même année, en 2014 [4].

Il y a 8 sections départementales puisqu'il y a 8 départements en région Rhône-Alpes.

Pour chaque liste, le nombre de sièges à pourvoir est calculé puis réparti entre les sections départementales en fonction du nombre de suffrages obtenus dans chacune d'elles.

Cette fois-ci, face aux électeurs, 1551 candidats au poste de Conseiller régional Rhône-Alpes se répartissent sur 9 listes.

L'effectif du Conseil régional Rhône-Alpes est fixé à 157.

Mais le total des candidats par section départementale est fixé à 173 !

Au cas où un ou plusieurs Conseillers ne pourraient exercer leur fonction, il est initialement prévu que chaque section départementale présente 2 candidats supplémentaires.

Au total en Isère, nous obtenons 31 candidats pour la section départementale.

Une fois les listes déposées, il n'est pas possible de modifier, ajouter, supprimer ou remanier l'ordre de présentation des noms des candidats inscrits (voir la liste officielle des candidats en Rhône-Alpes).

Initialement, les candidats avaient jusqu'au 15 février 2010 à 12h pour se déclarer pour le 1er tour. Ils auront jusqu'au 16 mars 2010 pour le faire pour le second tour.

Entre les deux tours, le titre et l'ordre de présentation des candidats peuvent être modifiés ainsi que le premier des candidats ou tête de liste notamment en cas de fusion de liste.

C'est bon, vous suivez ? Alors on continue...


Elections Régionales 2010 en Rhône-Alpes, le mode de désignation


Le mode de désignation repose sur un scrutin de liste à deux tours.

Le dimanche 14 mars 2010 dès le premier tour, si une liste obtient plus de 50% des suffrages exprimés (soit la majorité du premier coup, ça m'étonnerait mais bon...), elle obtient directement 1/4 quart des sièges à pourvoir. Du coup, les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu au minimum 5 % des suffrages exprimés.

Si aucune liste présentée n’obtient cette utopique majorité des suffrages exprimés au premier tour, on revote la semaine suivante.

Le dimanche 21 mars 2010 lors du second tour, les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au 1er tour peuvent se maintenir en lice et choisir de fusionner avec les listes ayant obtenu au minimum 5 % des suffrages exprimés.

Au final, la liste qui arrive en tête obtient 1/4 des sièges au Conseil régional. Les autres sièges restants sont répartis à la représentation proportionnelle entre les listes ayant obtenu au minimum 5 % des suffrages exprimés ce jour là.

La parité est exigée au niveau des listes de candidats. Un homme, une femme et/ou inversement... "en alternance".


Elections Régionales 2010 en Rhône-Alpes, la campagne électorale


A partir du dimanche 28 février 2010 à minuit, la campagne électorale pour le 1er tour peut commencer. Elle se termine le samedi 13 mars 2010 à minuit.

A partir du dimanche 14 mars 2010 à minuit, la campagne électorale pour le 2ème tour peut (re)commencer. Elle se termine le samedi 20 mars 2010 à minuit.


Les Conseillers régionaux en Rhône-Alpes, ils font quoi au juste ?


"Ben... ils sont tous Vices-Présidents de quelque chose et ils font rien...".

Non, je déconne... Bien au contraire !

Voici un aperçu global de l'ensemble des compétences de la région Rhône-Alpes. Et quand on y regarde de plus près, on s'aperçoit très rapidement que les attributions et compétences du Conseil régional sont au coeur de nos usages et de notre vie quotidienne !

Aménagement du territoire

La région s'occupe du développement durable de son territoire, de la protection de l'environnement, du progrès social, de développement économique...

Les Transports Collectifs Régionaux

Aménagement des gares, investissement dans les transports collectifs tels que les trains, les TER, bus et autres moyens de déplacement connexes dont elle a la charge...

L'emploi et le développement économique

Les mesures stratégiques visant à déployer des pôles de compétitivité. Les politiques de développement permettant de regrouper, aider, soutenir les entreprises (notamment les PME-PMI). La mise en place de dispositifs permettant de propulser des initiatives dans les économies régionales...

La formation professionnelle, l'apprentissage, les lycées

L'entretien, la construction, le financement, les budgets de fonctionnement, les matériels des établissements de formation et d'apprentissage tels que les lycées publics et privés d’enseignement général, professionnel, technologique, agricole...

Les mesures d'accès à l'emploi et aux changement professionnels. Le financement des formations continues. Le développement des modes de validation de compétences professionnelles...

Voir tous les pouvoirs des collectivités territoriales.


Les Conseillers régionaux en Rhône-Alpes, ils sont payés combien ?


Les Conseillers régionaux perçoivent des "indemnités" [5].

Depuis 2008, l'indemnité maximale du Président du Conseil régional est fixée à 5441,10€/mois.

Les indemnités des Conseillers régionaux varient en fonction... du nombre d'habitants. Et pour plus de 3 millions d'habitants, c'est 2626,74€/mois.


Des sites web pertinents qui traitent des élections Régionales 2010


Vous avez tout compris ?

Alors pour aller encore plus loin, voici quelques liens web sélectionnés pour étoffer votre culture publique et politique sur le sujet :

NetPolitique - Election politique - Délits d'Opinion - CEVIPOF - Admi.net - Elections régionales 2010

Et pour en savoir encore plus au niveau régional, voici un très bon condensé de la NetCampagne des élections Régionales de 2010 en Rhône-Alpes :

Les artisans-Politologues (excellente initiative locale) pour mieux comprendre la sociologie et l'histoire électorale des territoires et des redécoupages en France.

Points d'actu, Lyon dans lequel GreBlog est le seul "blog local citoyen" (+ article) cité qui suit ces régionales 2010 pour le département de l'Isère [6].


Voilà !

En espérant que ces quelques informations complémentaires ont pu vous éclairer sur les rouages et les enjeux de cette élection.

Dans une certaine "mesure", on dit toujours que les abstentionnistes ne devraient pas se plaindre du résultat de ces élections car ils ont décidé de ne pas se déplacer pour aller voter. Personnellement, comme vous l'aurez compris, j'encourage tous les électeurs, lecteurs et internautes à aller voter !

Rendez-vous dimanche 14 mars à partir de 18h-20h sur GreBlog.net pour suivre comme d'habitude l'arrivée des résultats au niveau local... et en direct [7] !

En espérant que mon serveur web tienne le coup et ne saute pas comme d'habitude des vos premières requêtes.

Notes

[1] parce que j'y tiens, parce que c'est un droit, un devoir et un mode d'expression précieux...

[2] via Wikipedia

[3] dès le 5 février 2010

[4] via BM Lyon

[5] lire la circulaire indemnités de 2008

[6] c'est plutôt marrant

[7] dans la mesure du possible


05

03

2010

Régionales 2010 : les inquiétudes de Bernard Soulage, tête de liste PS en Isère

bernard soulage grenoble Mercredi 3 mars 2010, la liste de rassemblement "Une région d'avance" conduite par Jean-Jack Queyranne et soutenue par le PS, le Parti radical de gauche, le Mouvement républicain et citoyen et des personnalités du mouvement écologiste organisait une réunion publique à la Maison des associations de Grenoble dans le cadre de la campagne des Régionales 2010.

Environ 1/3 des colistiers de la liste iséroise conduite par Bernard Soulage, tête de liste en Isère, actuel Vice-Président délégué aux Transports de la région Rhône-Alpes ont fait le déplacement pour aller à la rencontre des Grenoblois.

Michel Destot, Député-Maire de Grenoble et Geneviève Fioraso, Député de la 1ère circonscription accompagnaient les candidats.


Une réunion publique plutôt fade et sans saveur


Bien qu'un sentiment de relative désorganisation en interne anime ma curiosité depuis le début de la campagne du PS dans l'agglo, les adhérents, élus et personnalités bien présents sur le terrain ces derniers jours ont cherché à communiquer sur les thèmes "Rhône-Alpes : ecorégion", sur l'emploi, la santé ou les transports. Objectifs : tenter de (re)mobiliser les électeurs et convaincre les nombreux abstentionnistes.

Et visiblement, en dehors des militants ou responsables de secteur, peu de Grenoblois ont fait l'effort [1] de se déplacer [2]. A l'heure du rendez-vous, 20h30, à peine une vingtaine de personnes étaient présentes dans la grande salle. Il a fallu attendre péniblement qu'elle se remplisse pour débuter la réunion publique devant environ 140-150 personnes... colistiers compris.

Une heure assez tardive pour attirer le citoyen électeur. Un démarrage à partir de 19h30 aurait été plus raisonnable et judicieux.

En seconde partie de soirée, le public a pu poser quelques questions "routinières" aux colistiers concernant l'accessibilité, les ascenseurs, l'eternelle dilemme concernant la liaison ferroviaire Lyon - Grenoble ou le Lyon-Turin, la part du culturel et du photovoltaïque au niveau local et régional...

Pas de quoi emballer ou enthousiasmer les candidats de la liste. La plupart semblaient fatigués. Face au public, certains "checkaient" leur mail ou leur SMS sur leur mobile durant la réunion...

Drôle d'ambiance pour une soirée de campagne électorale.


Une campagne pour les Régionales axée sur le bilan, liée à l'actualité


"On a choisi de mettre cette campagne sous les feux de l'actualité (...) et sur ce que nous avons déjà développé et porté pour la région" souligne en introduction Jérôme Safar, 1er Adjoint à la Mairie de Grenoble, en 7ème position sur la liste Isèroise.

Il s'agit de renforcer les politiques de formation générale, professionnelle et d'insertion au niveau de la région. L'emploi durable et non délocalisable reste une priorité. A ce titre, l'équipe souhaite porter à 5% l'effort budgétaire pour la recherche et l'innovation (120M€/an) en direction des PME-PMI. La région amène 85M€ dans le cadre du plan Campus. Une somme presque équivalente à celle de l'engagement de l'Etat.

Parmi les propositions évoquées au niveau des transports, pas plus de 2€ le trajet quotidien pour un déplacement domicile-travail pour les abonnés TER "salariés". Une plus grande autonomie pour les jeunes avec la carte M'ra étendue aux étudiants boursiers de 1ère année. Un "Pass contraception"...

Comme à l'accoutumée, le maire de Grenoble évoque le rôle de la région dans le domaine du développement durable et souligne le regard positif porté par Jean-Louis Borloo concernant les initiatives grenobloises déployées sur le terrain en la matière.

Période électorale oblige, il profite de l'occasion pour tacler la liste Europe Ecologie en période de crise économique. "Tout ceux qui nous ont prôné la décroissance et bien on l'a la décroissance et on en voit les conséquences (...) On ne peut pas avoir une politique qui ne soit pas globale" rappelle le 1er magistrat de la Ville de Grenoble.


Une satisfaction de rigueur, à tous les niveaux


Sans modération, Geneviève Fioraso qui assure actuellement la Présidence par intérim de la Métro depuis la nomination de Didier Migaud à la Cour des Comptes dresse un bilan très positif de la politique économique actuelle menée en région Rhône-Alpes.

"Dans ce premier mandat pour la gauche et les progressistes, le bilan offert est une vraie réussite (...) Je voudrais dire à quel point on a vraiment bien travaillé avec les Vices-Présidents (...) La valorisation se fait dans toutes les compétences (...) A Grenoble, on est très fier d'Eco-quartier, Eco-cité, on est la ville de France qui utilise le plus les énergies renouvelables" argumente la Députée qui ne manque pas de souligner toutes les récompenses obtenues par la Ville de Grenoble et l'arrivée prochaine d'une seconde centrale à bois au niveau local.


"L'affaire" Smetanine


Le regard luisant, Bernard soulage évoque avec sensibilité la candidature de David Smetanine [3].

"On a pensé à David (...) avec l'accord de Jean-Jack (...) C'est quelqu'un qui a un parcours formidable et qui va nous apporter quelque chose (...) On a besoin de gens comme ça (...) On gagne quand on sait écouter les différences".

Alors que chez certains militants PS en Rhône-Alpes, on continue de s'interroger sur les choix "politico-people" de Jean-Jack Queyranne concernant les positions éligibles des champions olympiques Gwendal Pezerat et David Smetanine respectivement placés en 7ème et 3ème place dans le Rhône et en l'Isère.

Ce dernier, soucieux de présenter son parcours sportif et professionnel est longuement revenu sur son engagement politique.

"La question des transports forcément, j'y suis sensible en tant que personne handicapée (...) Je fais parti de commissions sportives, de l'IPC (...) Je me déplace de nombreuses fois, peut-être plus que la plupart d'entre vous et j'ai envie d'être traité comme toute personne (...) En menant une carrière sportive de haut niveau, j'ai aujourd'hui une compétence à apporter (...) Sur cette liste, j'ai une position tout à fait honorable et cela lui donne une certaine crédibilité (...) Oui j'ai des médailles d'or mais des médailles d'or qui sont une expérience, une expertise au service de notre population (...) Et j'ai des choses à dire" explique avec soin le sportif qui s'entraîne en ce moment... pour le championnat de France handisport.


Une inquiétude grandissante


Contrairement à d'autres personnalités qui pour la plupart estiment que la région est gagnée d'avance en s'appuyant globalement sur le bilan régional de Jean-Jack Queyranne, Geneviève Fioraso livre son sentiment et sa méfiance envers les médias.

"On entend tellement dire dans les médias que c'est gagné d'avance pour les socialistes que je pense que c'est très démobilisateur (...) Ce n'est jamais évident surtout dans une période de crise avec une espèce de résignation (...) et une intoxication par des sondages qui nous donneraient gagnants".

Quant à Bernard Soulage, il rappelle que c'est la première fois qu'une élection régionale a lieu "sans qu'il y ait une autre élection avec", ce qui selon l'intéressé, expliquerait en partie le problème inhérent de mobilisation pour ce type de désignation.

Dans son intervention, la tête de liste Isèroise a tendance à politiser l'échéance du 14 et 21 mars. Il ne manque pas de revenir sur le débat national sur les retraites tout en rappelant que ces élections régionales doivent "montrer le chemin de 2010 à 2012".

"Si nous ne sommes pas en tête dès le premier tour, on dira que c'est encore une victoire pour l'UMP (...) L'UMP va se balader en disant nous avons gagné et tout le monde, même les médias, va répéter, ils ont gagné" explique en clôture la tête de liste Isèroise.


Les rendez-vous du jeudi


Jeudi 18 février 2010, la liste de la majorité présidentielle (lire mon article) rassemblait plus de 500 personnes à l'Alpexpo - Espace Pelvoux dans une salle étroite. Jeudi 4 mars 2010, la liste Europe Ecologie (lire mon article) réussissait à rassembler plus de 1000 personnes à la Halle Clémenceau dans le cadre de la campagne pour les Régionales 2010 en Rhône-Alpes.

Jeudi 11 mars 2010, la liste "Une région d'avance" emmenée par Jean-Jack Queyranne propose un grand meeting de rassemblement à l'Alpexpo, Grenoble. Souhaitons qu'il y ait plus d'animation et effervescence que ce mercredi soir.

Donnons-leur tous rendez-vous le soir du 14 mars pour en juger.

Notes

[1] le match de foot France - Espagne n'explique pas tout

[2] idem côté presse locale

[3] en survêtement sur ma photo


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