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2008

La délibération du SMTC portant sur le Plan de Déplacements Urbains (PDU 2007-2012) de l'Agglomération grenobloise... annulée

pdu grenoble Le 2 juillet 2007, le Syndicat Mixte des Transports en Commun de l'Agglomération Grenobloise (SMTC) adoptait le Plan de Déplacements Urbains (PDU 2007-2012).

Le PDU est un plan d'action qui fixe les grandes orientations pour les projets à réaliser en matière de déplacements dans l'Agglomération. A l'origine, il s'agit d'un document qui définit les principes de l'organisation des transports de personnes et de marchandises, de la circulation et du stationnement dans le périmètre des transports urbains.

En 2001, la loi sur l'Air puis par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) sont venues renforcer la cohérence de cet outil de pilotage qui s'impose à toute agglomération de plus de 100 000 habitants.


Rappel des objectifs du Plan de Déplacements Urbains (PDU)


Les principaux objectifs du PDU 2007-2012 sont cohérents. Il s'agit principalement d'améliorer l'accessibilité aux fonctions urbaines pour tous par une offre de transports alternatifs, d'inscrire une politique concertée d'aménagement du territoire, de favoriser la vitalité économique, commerciale et universitaire de la région grenobloise, d'améliorer la qualité de vie urbaine, de protéger l'environnement quotidien, la santé des habitants et d'instaurer un nouvel équilibre modal pour diminuer le trafic automobile.

En d'autres termes, le PDU [1] cherche à développer l'intermodalité, l'offre et les modes de transports en commun, la maîtrise de la circulation et du stationnement automobile. Il met en cohérence les politiques d'urbanisme et de transport des collectivités territoriales.


Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la délibération du PDU


Mais voilà...

En lecture du 20 novembre 2008, dans son article 1er, le Tribunal Administratif de Grenoble décide que "La délibération en date du 2 juillet 2007 par laquelle le SMTC a adopté le PDU pour la période 2007-2012 (...) est annulée".

Mais que s'est-il passé ?


Historique des faits


En septembre 2007, la FRAPNA, l'ADTC, Christine Garnier, Vincent Fristot, Raymond Avriller, Marie-Jeanne Grange et Vincent Comparat déposent un ensemble de requêtes et demandent au Tribunal Administratif de Grenoble (TA) d'annuler la délibération du SMTC pour l'adoption du PDU 2007-2012.

Par habitude dans ce genre d'affaire, le TA regarde en priorité "l'intérêt à agir" des requérants et en premier lieu les requêtes portant sur la forme. Après examen des 27 requêtes déposées par les plaignants, 26 ne sont pas retenues (moyen interne - attaque sur le fond du dossier) et une est retenue (moyen externe - attaque sur la forme du dossier).

Pour le TA, cette seule requête suffit... à annuler la délibération du PDU.


Procédure


Afin de pouvoir se prononcer avant de délibérer, un document de "note de synthèse" devait être jointe au dossier du PDU afin que les membres du Conseil syndical puissent se prononcer en connaissance de cause.

Selon le TA, la note de synthèse du SMTC stipulait la mention "Après avis favorable de la commission de développement et prospective, il sera proposé au comité syndical d'adopter le PDU de l'agglomération grenobloise pour la période 2007-2012 dont la délibération et le document du PDU sont annexés à la présente note de synthèse".

Dans sa décision, le TA mentionne "Si le SMTC soutient que le projet de délibération valait note de synthèse (...) il ressort (...) que ce projet n'a pas été remis au membres du comité syndical - avant - la séance du 2 juillet 2007".


L'avis d'un des requérants, Vincent Comparat


Pour GreBlog, Vincent Comparat, Directeur de publication du journal de l'ADES (des élus écologistes, les Verts, alternatifs...) explique :

"Sur ce genre de dossier, c'est toujours des problèmes de forme (...) En question déjà à l'époque du PDU 2000-2010, la consultation du Comité des usagers du SMTC dans son règlement intérieur (...) Le Tribunal Administratif rappelle que le PDU n'est pas un acte préparatoire mais un acte réglementaire (...) Le règlement ne vaut que pour l'avenir".

Vincent Comparat va plus loin : pour lui, le PDU n'existe plus.

"Pour résumer, le PDU n'existe plus puisque la décision d'adoption du PDU a été annulée (...) donc, le PDU n'a jamais été adopté et quelque part, on retombe dans l'ancien PDU qui lui aussi n'existe plus (...) C'est un peu pour ça que le SMTC va rapidement chercher à recoller les morceaux (...) Une délibération vaut pour l'avenir, on ne peut pas faire une délibération qui rattrape le passé et on peut également se demander maintenant si un PDU de 2007 peut être voté... en 2009".

Le plaignant estime que trop souvent les décisions sont déjà prises en amont par les porteurs du projet et qu'il est parfois "bon de faire vivre la démocratie sur la place publique" selon ses termes.


L'avis du Président du SMTC, Marc Baïetto


De son côté, Marc Baïetto, Vice-Président chargé des transports, des déplacements et de l’aménagement du territoire au Conseil Général de l'Isère (CG38), Président du Syndicat Mixte du Schéma Directeur (SCOT), Vice-Président de la communauté d’agglomération de Grenoble (METRO), Président du Centre de Gestion de la fonction publique territoriale de l’Isère (CNFPT), membre du CA des VFD et de la SEMITAG, Vice-président du forum mobilité d'Eurocités pour 2009, Président de Transcité, maire de la commune d'Eybens depuis 1983 et enfin... ...Président du Syndicat Mixte des Transports en Commun de l'agglomération Grenobloise (SMTC) explique lors de la dernière réunion publique du 24 novembre "Coeur de Ville, Coeur d'Agglo" à la mairie de Grenoble :

"Le PDU a été attaqué par 27 moyens, 26 portant sur le fond, le 27ème portant sur la forme (...) Sur le PDU lui même, au coeur, le Tribunal Administratif a débouté les plaignants (...) Par contre il a considéré que la note de synthèse que nous devons envoyer à l'ensemble des élus avant le vote ne correspondait pas à leurs attentes (...) On est là sur du formalisme (...) Laissez à penser que les 16 membres du Comité syndical du SMTC n'étaient pas informés de la nature des travaux que nous conduisions et n'avaient pas pris conscience de la totalité des enjeux, il y a là quelque chose pour le moins de surprenant".

Pour l'heure, Marc Baïetto souligne qu'il souhaite le plus rapidement possible soumettre une nouvelle délibération "en respectant le formalisme de la note de synthèse".

En s'en prenant à la partie adverse, le Président du SMTC ajoute "le PDU doit continuer à exister, c'est ma responsabilité (...) Je laisserai à ceux qui préfèrent mener des combats d'arrière garde les mener, pour ma part, développer les transports publics sur l'Agglomération".


La délibération annulée vaut-elle l'annulation du PDU 2007-2012 ? Pour le demandeur, c'est oui. Pour le défenseur, c'est non.

Est-il nécessaire de faire appel de la décision ? Faut-il conserver le PDU en l'état, le réviser ?

Quoi qu'il en soit, les enjeux sont importants et les options... peu nombreuses. Le porteur du plan devra rapidement prendre une nouvelle décision.

Notes

[1] télécharger le PDU 2007-2012 ici


05

09

2008

2ème Forum Libération à Grenoble "Un nouveau Monde". Le programme, les détails...

forum liberation grenoble - 20/09 : maj : annulation, débats, personnalités, horaires -


Jeudi 4 septembre, je me suis rendu à la conférence de presse de présentation du 2ème Forum Libération qui se tiendra pour la seconde fois à Grenoble (MC2) du 19 au 21 septembre 2008, et qui aura pour thème principal : "Un nouveau Monde : Mondialisation, Environnement, Europe".

Michel Orier, directeur de la MC2 et Max Armanet, directeur du développement du journal Libération ont tour à tour défini le positionnement de la seconde édition qui traitera des différentes crises qui se révèlent être un véritable défi mondial en abordant la crise environnementale, financière, alimentaire, énergétique, politique et autres...

Au cours des échanges [1], Max Armanet a préalablement annoncé une troisième session à Grenoble en 2009. "Nous restons en contact avec des gens que nous n'avons pas pu invité cette année et nous espérons qu'ils viendront l'an prochain" explique le directeur du développement de Libé.


Démarche, positionnement et objectifs du Forum Libération


La démarche, le positionnement et les objectifs restent sensiblement similaires à la première édition de 2007 [2].

"Notre volonté est de ne surtout pas faire le Forum Libération à Paris, on veut éviter le parisianisme (...) Nous voulons créer une dynamique pour tenter de casser les incertitudes ou conforter les certitudes des gens (...) Nous voulons que le Forum soit un atelier de création, de débats, à la fois sur le papier et sur le web (...) Libération n'est pas propriétaire des propos tenus durant les débats (...) On a aucune ambition encyclopédique et je rappelle que la formule reste unique en Europe (...) Libé pose des questions et invitent les gens qui n'ont pas les mêmes opinions et il faut se réjouir que des gens ne pensent pas comme nous (...) Mais il y a des personnes qu'on inviterait pas parce qu'elles sont sorties du jeu démocratique" signale Max Armanet.

Quand au thème plutôt "extensible" choisi cette année par l'équipe du journal, ce dernier revient sur la nécessité "d'emboîter" la question de la mondialisation, de l'environnement et de l'Europe pour décrypter les enjeux actuels et à venir. Sur la question, Max Armanet déclare "Traiter l'environnement, ce n'est pas un problème de jardinier, c'est un problème citoyen".


Libération et la crise de la presse


Pour entamer une première approche des "Etats généraux de la presse" proposés par Nicolas Sarkozy, destinés à trouver des solutions aux problèmes économiques du secteur (prévus avant décembre), Libération annonce la venue surprise d'Emmanuelle Mignon, ancienne directrice de cabinet du Président de la République et actuelle conseillère à l'Elysée, chargée de les organiser.

Le sujet de la presse reste animé. "A Libé, il reste 130 journalistes (...) Comme vous le savez, on a un positionnement de gauche (...) On vient de vivre une période mouvementée, notamment il y a 2 ans, maintenant, on est dans le mouvement (...) On essaye d'inventer ce que peut être un média, on continue constamment de se remettre en cause, en réinventant des formats (...) On est dans un potentiel génétique de rénovation (...) Des la fin septembre, on va monter en puissance sur le web" explique Max Armanet.


Organisation du Forum Libération


Le directeur de développement de Libération avoue qu'il aimerait à terme, organiser le Forum Libération et les débats avec ses lecteurs. Ce qui demande un travail conséquent en amont.

Une cinquantaine de débats se succéderont du vendredi 19 au dimanche 21 septembre 2008 à la MC2, en moyenne de 9h30 à 18h30. Les débats dureront 90 mn. Cette année, Libération et MC2 souhaitent dégager plus de temps (environ 30 mn) pour permettre au public de poser ses questions aux personnalités invitées à débattre dans les différentes salles du complexe culturel. A ce sujet, Max Armanet explique "L'an passé, on sait aperçu que le public avait beaucoup de choses à dire (...) Cette année, on a fait un plus gros travail de briefing auprès des modérateurs pour mener à bien les débats".

Cette année, de nouveaux partenaires font leur entrée, notamment de nouveaux acteurs locaux (Université, Science-po Grenoble...). Jéremie Joubert, Chargé de Promotion à TéléGrenoble, m'indique que la chaîne locale (qui par ailleurs, vient d'annoncer une nouvelle progression constante de son audience), sera le relais des chaînes thématiques LCP AN et ARTE pour une diffusion des débats en direct et en différé.

L'accès est libre au public. Il est nécessaire de réserver ses places auprès de la MC2 à partir du 9 septembre 2008, sur son site web ou directement sur place aux guichets, du mardi au vendredi de 12h30 à 19h, et le samedi de 14h à 19h. Attention, par expérience, l'an dernier, tout le monde n'a pas pu rentrer à sa guise (vigilance et vérification à l'entrée, sécurité, RG...).


Programme du Forum Libération et dernières minutes


Ci-dessous, la liste des personnalités, des horaires et des débats. Mise à jour régulière, au fur et à mesure.



Forum Libération - Vendredi 19 septembre 2008



10h00 - 11h00 :

Ouverture du Forum Libération 2

Laurent Joffrin, PDG de Libération.
Michel Orier, Directeur de la MC2 : Grenoble.
Max Armanet, Directeur du développement de Libération.
Jean-Louis Borloo, Ministre de l'Ecologie, du Developpement (à confirmer).
Daniel Cohn Bendit, Député du Parlement Européen.
Jack Lang, Député PS, ancien ministre de l’Education et de la Culture.



11h30 - 13h00



Trop de rigueur ou pas assez ?

Jean-Paul Fitoussi, Professeur d'économie à l'IEP de Paris, Président de l'OFCE.
Jean Peyrelevade, Vice-président du MoDem, ancien PDG du Crédit Lyonnais.

Démocratie sociale ou démocratie politique ?

Bernard Accoyer, Président de l'Assemblée Nationale, Député UMP.
François Chérèque, Secrétaire général de la CFDT.

La brevetabilité du vivant menace-t-elle l’agriculture ?

José Bové, Syndicaliste.
François Burgaud, Directeur. des relations extérieures du GNIS.

Une justice pour punir ou réinsérer ?

Rachida Dati, Garde des Sceaux.
Marylise Lebranchu, Ancien Garde des Sceaux.

Des états généraux de la presse pour quoi faire ?

Laurent Joffrin, PDG de Libération.
Emmanuelle Mignon, Conseillère de Nicolas Sarkozy à l’Elysée.



15h00 - 16h30



Envolée des prix mondiaux : choc ou menace ?

Jean-Louis Bianco, Député PS des Alpes de Haute-Provence.
Aurélie Trouvé, Co-présidente d’ATTAC.

A qui appartient la planète ?

Philippe Hugon, Dir. de recherche à l'IRIS.
Jean Michel Severino, Directeur de l'Agence Française de Développement.

Pour vivre mieux faut-il travailler plus ?

Xavier Bertrand, Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille...
Bernard Thibault, Secrétaire général de la CGT.

Le transport individuel est-il l'ennemi du transport collectif ?

Gérard Collomb, Sénateur-Maire PS de Lyon.
Guy Maugis, Président de Bosch France.

L'université peut-elle rattraper son retard ?

Michel Destot, Député-Maire PS de Grenoble.
Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

La défense européenne passe-t-elle par l'OTAN ?

Hervé Morin, Ministre de la Défense.
Paul Quilès, Ancien ministre de la Défense.



17h00 - 18h30



Education nationale : faut-il regretter le temps des blouses grises ?

François Dubet, Prof, Dir. d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales.
Jack Lang, Député PS du Pas-de-Calais, ancien ministre de l’éducation.

Des médicaments pour le sud: brevet ou la vie?

Robert Sebbag, Vice-président "Accès au Médicament" de Sanofi-Aventis.
German Velasquez, Directeur du programme d'accès aux médicaments (OMS).

La fin de la sociale démocratie ?

Piero Fassino, Homme politique italien, Secrétaire Général des Démocrates de Gauche.
Pierre Rosanvallon, Historien et intellectuel français. Membre du Collège de France.

Quelle place pour les services publics dans l'Union ?

Enrique Baron Crespo, Député européen du Parti Socialiste Espagnol.
Jean-Luc Bennhamias, Député européen au sein du groupe des verts.

De la Françafrique à la Chinafrique ?

Michel de Bonnecorse, Diplomate, ancien conseiller de Jacques Chirac.
Alain Hazoumé, Avocat congolo-béninois.



Forum Libération - Samedi 20 septembre 2008



9h30 - 11h00



Théâtre : pensée unique, festival unique ?

Renato Quaglia, Président du festival de théâtre de Naples.
Jean-Louis Martinelli, Directeur du Théâtre Nanterre-Amandiers.

L'écologie politique est-elle morte?

Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie.
Alain Lipietz, Economiste, député européen groupe des Verts.

Le RSA est-il bon pour l'emploi ?

Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités Actives.
Françoise Gri, Présidente Manpower France.

Le pluralisme est-il une force ?

Fausto Bertinotti, ancien président du Parlement Italien.
François Hollande, premier secrétaire du PS.

L’euro : un frein à la croissance ?

Eric Woerth, Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction Publique.
Didier Migaud, Président de la Commission des Finances de l'A.N, Député PS de l'Isère.

Les agrocarburants vont-ils affamer la planète?

Jean-Denis Crola, Oxfam France.
Philippe Tillous Borde, Dir. général de Sofiprotéol et Président de Diester Industrie.



11h30 - 13h00



La police peut-elle être proche des citoyens ?

Christian Estrosi, Député-maire UMP de Nice et Président du Conseil général des Alpes-Maritimes.
André Vallini, Député PS et Président du Conseil général de l'Isère.

Comment intéresser les peuples à l'Europe ?

Laurent Fabius, Ancien Premier ministre, député PS de Seine-Maritime.
Nicolas Schmit, Ministre délégué aux affaires étrangères du Luxembourg.

Quelle responsabilité environnementale pour l'entreprise ?

William Bourdon, Avocat.
Emmanuelle Henri Lanier.

Le sport est-il un langage international ?

Jean-Marie Fardeau, Secrétaire Général du Comité Catholique de lutte contre la Faim...
Arnaud Mourot, Président de Sport sans frontières et directeur d'Ashoka France.

Le sport est-il un langage international ?

Jean-Marie Fardeau, Secrétaire Général du Comité Catholique de lutte contre la Faim...
Arnaud Mourot, Président de Sport sans frontières et directeur d'Ashoka France.

Le tourisme : une malédiction pour le Sud ?

Emeric Fisset, Ecrivain-voyageur.
Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde.

Quelles solutions aux crises alimentaires ?

Sylvie Brunel, Prof. de géographie, ancienne présidente d'Action contre la Faim.
Jacques Diouf, Dir. général de la Food and Agriculture Organization of United Nations.



15h00 – 16h30



Quelles frontières pour l’Europe ?

Sylvie Goulard, Présidente du mouvement européen, chercheuse.
Ahmet Insel, Economiste, professeur à l'Université de Galatasarat (Turquie)

Réfugiés climatiques, vers un tsunami ?

Hélène Flautre, Députée européenne (Verts).
Philippe Boncour, Organisation Internationale des Migrations (OIM)

Le dév. durable passe-t-il par le local ou le national ? : - annulé -

Laurent Wauquiez, Secrétaire-d'Etat à l'Emploi, ancien porte-parole du gouvernement.
Jean-Jack Queyranne, Président du Conseil régional de Rhône-Alpes.

Le modèle chinois ?

Marie Holzman, Professeur, sinologue, Prés. de l'association Solidarité Chine.
André Chieng, Vice-président du comité France-Chine, Economiste.

Projection du film du BIUTIFUL CAUNTRI

Débat avec la réalisatrice.
Naples poubelle de la péninsule : c’est pas du cinoche !

Internet : une nouvelle solidarité ?

Jean Pouly, Secrétaire Général de l’Agence Mondiale de Solidarité Numérique.
Olivier Sagna, Maître de conférences à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Crises des subprimes: quelles régulations ?

Arnaud Montebourg, Député PS et Président du Conseil Général de Saône-et-Loire.
Jérôme Chartier, Député UMP du Val-d'Oise.



17h00 – 18h30



Immigration et intégration sont-elles conciliables ?

Fadela Amara Secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville.
Aminata Traoré, Ancienne ministre de la Culture et du Tourisme du Mali.

Vers une dictature verte ?

Corinne Lepage, co-fondatrice et vice-présidente du Mouvement démocrate.
Fabrice Flipo, Ingénieur et philosophe.

Les mégapoles sont-elles inéluctables en Europe ?

Philippe Estèbe, Professeur d'urbanisme à l'IEP de Paris, Directeur d'étude à Acadie.
Olivier Mongin, Ecrivain et essayiste, directeur de la revue Esprit.

Principe de précaution : garde-fou ou frein à la recherche
André Cicolella, Chercheur en évaluation des risques à l’Institut national de l'env....
Jean Marie Petat, Directeur environnement de BASF.

Réfugiés climatiques, vers un tsunami ?
Hélène Flautre, Députée européenne (Verts).
Philippe Boncour, Organisation Internationale des Migrations, responsable la div....



Forum Libération - Dimanche 21 septembre 2008



9h30 - 11h00

Un autre monde ? - nouveau débat -

Michel Destot, Maire de Grenoble, Député de l'Isère.
Edgar Morin, philosophe, sociologue.

Faut-il avoir peur de la Russie ?

Bernard Guetta, Journaliste.
Salomé Zourabichvili, Diplomate.

La religion du progrès

Michel Taubman, Journaliste.
Alain Gras, Sociologue.

À quoi sert le Grenelle de l’Environnement ?

Jean-Louis Borloo, Ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable...
Yves Cochet, Député (Verts) de Paris.



11h30 – 13h00



Entreprise verte : bluff ou réalité ?

Geneviève Ferrone, Directrice du développement durable chez Eiffage.
Julia Haake, Directrice des Partenariats et Entreprises chez WWF.

La crise financière commence-t-elle ou finit-elle ?

Olivier Pastré, Prof. d'économie à Paris VIII, Président de IM Bank (Tunis).
Liêm Hoang Ngoc, Economiste, membre du Conseil National du Parti Socialiste.

Nanotechnologies: faut-il avoir peur du petit ?

Jean-Pierre Dupuy, Professeur de philosophie et d'éthique à Stanford (Californie).
Louis Laurent, Spécialiste des nanotechnologies de l'ANR.

La diversité culturelle et la world culture.

Adeline Hazan, Maire de Reims.
Jean-Paul Goude, Artisan de l’image.

Entreprise verte : bluff ou réalité ?

Geneviève Ferone, Directrice du développement durable chez Véolia.
Julia Haake, Directrice des Partenariats et Entreprises chez WWF.

La voiture bon marché va-t-elle asphyxier la planète ?

Denis Baupin,, Adjoint (Verts) au maire de Paris, chargé du développement durable...
Bernard Jullien, Directeur du Gerpisa (think tank européen sur l’industrie auto).

L’eau : un bien commun ?

Alexandre Brailowsky, ingéniérie sociétale chez Suez Environnement.
Riccardo Petrella, Politologue et économiste, Prof. à l'Université Catholique de Louvain.



15h00 – 16h30



Pourquoi l'Europe a du mal avec le social ?

Sandro Gozi, Député italien, vice-président du parti démocratique italien.
Pierre Larrouturou, Economiste, délégué national Europe du PS

Est-ce possible de relocaliser l'économie ?

Emmanuel Faber, Directeur général délégué du groupe DANONE.
Geneviève Azam, Economiste, membre du conseil scientifique d'ATTAC.

Les catastrophes en guise de pédagogie ?

Jean-Pierre Dupuy, Professeur de philosophie à Stanford (Californie).
Albert Jacquart, Scientifique et essayiste.

Mondialisation : vers un repli identitaire

Enki Bilal, Dessinateur et scénariste de bande dessinée.
Patrick Viveret, Philosophe, essayiste, conseiller à la C.Comptes.

Environnement : des taxes pour éviter le pire ?

Jean-Marc Fédida, Avocat.
Pierre Radanne, Président de l’ADEME.



16h45 – 16h30



Séance de clôture

Laurent Joffrin, PDG de Libération.
Michel Orier, Directeur de la MC2.
Max Armanet, Directeur du développement de Libération.
Edgar Morin, Sociologue et philosophe.



Comme l'an dernier, à sa manière, GreBlog MonGrenoble vous fera vivre les débats, les réactions...

Notes

[1] moins d'agitations par rapport à l'an dernier

[2] lire mes comptes-rendus en direct


02

09

2008

Grenoble, vue par des touristes, des provinciaux, des européens... en vacances

grenoble en france Les vacances d'été 2008 s'achèvent presque pour tout le monde ou du moins, pour ceux qui ont eu l'opportunité la chance de partir cette année à la découverte d'autres horizons.

Ne nous cachons pas derrière les mots mais analysons plutôt l'effet les faits.

Cette année, les Français sont effectivement moins partis en vacances. Cette sensation fait place à une situation palpée sur le terrain. Une constatation d'autant plus évidente qu'elle témoigne des difficultés à aborder la rentrée scolaire pour de nombreuses personnes.

Plus de temps passé dans les magasins à éplucher les étiquettes. Vérification des prix à la pompe, restrictions des animations estivales. Le calcul l'emporte : c'est le porte-monnaie qui fut le fidèle compagnon de voyage du vacancier.


Le porte-monnaie, fidèle compagnon du vacancier


Les Français qui ont eu la chance décidé de partir cette année ont principalement privilégié l'hexagone. Par nécessité, des séjours plutôt courts, décalés ou écourtés dans le temps. Si possible, près de ses proches, dans sa famille, à seulement quelques centaines de kilomètres de chez soi ou dans sa région.

Un constat établi sur le terrain après avoir discuté avec de nombreux vacanciers ou professionnels du tourisme durant le rush estival.

Sur le terrain, l'hôtellerie et la restauration ont été partiellement boudées au profit des campings (bungalows toile, tentes, plutôt que mobile home...) et de la restauration rapide (sandwicheries rapides sur autoroute et aux abords des plages plutôt que carte de restaurants...).

Jamais, en cette période dite de "haute-saison", je n'ai vu autant d'emplacements vides et de locations vacantes dans les campings dans le Sud de la France (région Centre, Aquitaine...). Même constat dans les terres, à seulement une vingtaine de kilomètres des plages.

Dès la fin du printemps 2008, face à un climat social particulièrement tendu lié à la notion de "pouvoir d'achat" [1] au sein des ménages, j'appréhendais globalement la baisse de fréquentation touristique qui se profilait cette été.


Des vacances sans reservation


Cette année, nous avons opté pour une plus grande amplitude et liberté dans nos mouvements et déplacements [2].

Plus d'aléas, d'"itinérance" au jour le jour [3], de lieux à visiter, selon notre humeur et nos envies. Moins de contraintes sur le terrain . Aucune série de réservation systématique liée à l'hébergement ou à l'animation. Les enfants étant plus grands (4 et 6 ans), nous avons choisi avec ma femme le camping sous tente avec tout l'équipement sympa : réchaud, glacière électrique, smartphones [4], mini lecteur DVD, matelas, cerfs-volants, chaussures de randos, polaires...

Chose surprenante : alors qu'il est indispensable de réserver à l'avance une maison, un chalet, un mobile home ou tout autre location similaire en versant habituellement un acompte ou des arrhes, il a fallu parfois parlementer par téléphone avec des propriétaires de camping pour obtenir une place la veille de nos déplacements pour une ou plusieurs nuits sous tente. Alors même que tous les campings "visités" étaient loin d'être complets, force est de constater que l'objectif est de sous-tirer au maximum des frais de dossier annexes ou de réservation supposée auprès de la clientèle potentielle pour combler le manque à gagner au niveau du chiffre d'affaires de la saison. Une mesure commerciale pour ma part, difficile à admettre.

En famille, nous avons choisi de nous rendre dans le sud de la France.

La campagne (Saint Nectaire, les volcans du centre, l'Auvergne...). La mer (Hossegor, Saint-Jean-de-Luz, le pays Basque et l'Espagne...). La montagne (randos, Villard de Lans...).

Durant nos courts séjours, comme beaucoup, j'ai eu l'opportunité de discuter durant nos séjours avec quelques touristes, provinciaux et européens. Dès que l'occasion se présentait, je leur demandais comment voyaient-ils Grenoble, sous quel angle, et quelles représentations ou images gardaient-ils de notre ville, de notre région.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que Grenoble est vue sous des angles assez surprenants. De quoi réfléchir, de quoi s'inquiéter parfois face aux diverses réactions recueillies sur le terrain.

Morceaux choisis :


Grenoble, vue par les vacanciers ou habitants de tous horizons


Commençons par la destination la plus proche :

Villard-de-Lans, Isère, Alpes

En terrasse de café, sur la place de l'Ours du village, quelques réactions en provenance d'une discussion anodine.

Un Tourangeau (Tours) : "Ici, c'est beau, on respire bien mais il me semble que chez vous en bas à Grenoble, vous avez toujours beaucoup de pollution non..? (...) Vous avez une équipe pas mal en foot cette année je crois et un nouveau stade (...) Il n'y avait pas eu une histoire de fou avec des gars qui dormaient dans les arbres à la place de votre stade ? (...) Alors, il y a toujours des règlements de compte de truands à Grenoble ? Ca donne pas envie de venir sauf sur vos montagnes"

Un couple d'Anglais en location chalet : "Chez nous, en Angleterre , on a aucun sommet supérieur à 1000m (...) quand on est sur le balcon ici, on est déjà plus haut, c'est fantastique (...) Avant d'arriver, on croyais qu'on faisait du ski à Grenoble, mais en fait, il faut monter dans les montagnes, ce n'est donc pas une station de ski en bas comme on nous avait dit mais une grande ville de passage, il me semble".

Saint-Nectaire, Puy-de-Dôme, Auvergne

La boulangère en bas de l'Eglise : "Ah ben oui, chez vous, y a le ski, il fait froid tout le temps, y a pas beaucoup de soleil dans votre patelin (...) j'irai pas vivre chez vous moi, je suis bien ici (...) Nous, on a des volcans, des châteaux du Moyen-Age pas loin, un casino pour jouer et du bon fromage (...) Chez vous, y a de la noix hein c'est bien ça... mais vous en faites quoi, c'est quoi ce que vous mangez ?".

Un Montpelliérain (Montpellier) m'accompagnant dans la queue pour une animation au parc Vulcania : "C'est marrant parce que Grenoble pour moi, c'est pas une ville dite de culture, c'est une ville de labos, de chercheurs... vous devez pas trop faire la fête, je me trompe ? (...) C'est plutôt Montpellier la ville de culture en France, on a le soleil et la mer, on est des fêtards (...) Pour moi Grenoble, on y va pour le ski (...) Et vous, dites-moi ce qu'ils font les Grenoblois ? Ça bouge ou pas chez vous ?".

Marmande, Lot-et-Garonne, Aquitaine

Le propriétaire d'un camping : "Fait pas souvent beau chez vous à Grenoble (...) Paraît que y a plus de neige en station pour faire du ski avec le réchauffement climatique (...) Vous savez, mon truc c'est le vélo et je dis je dis chapeau à la Longo, c'est complètement fou ce qu'elle fait (...) Ma fille a passé 6 mois en stage là-bas à la fin de ses études, elle s'y plaisait bien mais y avait pas de boulot pour elle à Grenoble à la sortie d'après ce qu'elle m'a dit, elle cherchait un poste dans le social et le culturel, elle m'a dit que c'était verrouillé. Là, elle a trouvé un bon job à Toulouse ".

Hossegor, Landes, Aquitaine, Côte d'Argent

Un pizzaiolo dans son camion pizza ayant travaillé 5 ans comme pâtissier à Saint-Ismier : "Ah bonjour Grenoble, alors... c'est bon, il est enfin fini le nouveau tram des boulevards ? C'était la chianli tous ces travaux, fallait voir (...) C'est qui maintenant le Maire, c'est Carignon ou Destot ? Non je déconne (...) Celui là alors, c'est un requin moi je vous le dis, il a fait ce qui a voulu et vous vous rappelez l'histoire du nuage de Tchernobyl ? Bah, c'est du passé maintenant (...) Ça chauffe toujours ou pas à Teisseire ? C'est pas là qu'il y a eu des meutres y a pas longtemps ? (...) Par contre, le foot, là... ca y va, hein... le stade tout neuf et la montée de Grenoble en Ligue 1... doit y avoir des petites enveloppes qui circulent (...) Sur le coup, j'ai jamais compris pourquoi ils ont choisi de faire ce foutu stade en pleine ville ?".


Si on s'amuse à faire un petit bilan non exhaustif...

A Grenoble, il fait souvent froid, il y a bientôt plus de neige, on manque de spécialité gastronomique, on s'entretue de temps en temps, il doit toujours y avoir Alain Carignon, il n'y a que des chercheurs, pas beaucoup de culture... au final, on ne doit pas beaucoup s'éclater dans notre contrée. Un seul trait, un seul angle de vue revient sans cesse : le ski.

Quelles belles images, n'est-ce pas ?

Notes

[1] pour ma part, une notion tout à fait relative

[2] voir la carte, en photo

[3] merci au GPS sur mobile

[4] web, actu, micro-blogging...


19

03

2008

Interview de GreBlog pour Rue89 dans le cadre de la Netcampagne en France

greblog rue89 Il y a deux semaines, j'étais interviewé par un correspondant de presse du site web d'actualité Rue89, un journal en ligne en pleine expansion créé par d'anciens journalistes de Libération, dont la spécialité est la publication d'informations traitées à la fois par des journalistes, experts et internautes.

Mathieu Sentis, correspondant de presse pour Rue89 effectuait une enquête au sujet du désintéressement potentiel des électeurs vis à vis des sites des candidats sur la toile dans le cadre de la Netcampagne des municipales 2008 en France.

Partant d'un simple constat personnel, après avoir fait un tour général de la blogosphère durant la campagne, il relève le manque de participation, de débat sur Internet et la censure de nombreuses contributions d'internautes.


Les sites ou blogs de candidats analysés


Sous le titre évocateur "La Netcampagne officielle boudée par les internautes", l'auteur tend à démontrer qu'un grand nombre de blogs ou sites tenus par des personnalités politiques ou candidats en lice ne jouent pas le jeu de la transparence des échanges et de la participation.

"Le débat ne prend pas" explique le correspondant à propos du site bertranddelanoe.net : le nombre de contributions y est très faible. Le dépôt d'un commentaire encourageant est publié sur le blog de Christian Estrosi : une autre contribution déposée, plus critique, ne le sera jamais. Même expérience réalisée sur le site de Martine Aubry qui ne publiera pas un commentaire défavorable mais qui fournira tout de même une explication pour le moins hasardeuse.

A contrario, l'auteur souligne une vague d'expression participative qui jaillit sur de nombreux sites appartenant à de petits candidats qui disposent, en marge de l'intéressement des grands médias traditionnels, d'un canal idéal de discussion avec la population. "La participation mesurée des internautes sur des sites d’envergure est d’autant plus étrange que certains blogs de petites communes présentent le phénomène inverse" ajoute Rue89.


De la modération virtuelle à l'esprit participatif


"J'ai cherché à vous contacter parce que chez vous sur GreBlog, je suis étonné de voir que la discussion est très animée, que ce soit dans le cadre de la campagne ou non, surtout s'agissant d'une grande ville" m'avoue le correspondant en introduction de notre longue conversation par téléphone.

En début de mois dans un billet , je signalais également le peu d'intérêts des internautes pour la campagne des municipales sur le plan local et national.

Auprès de GreBlog, le correspondant de presse cherche à en savoir davantage :

"D'après-vous, comment se fait-il qu'un candidat choisisse de lancer son propre blog pour communiquer avec son électorat et paradoxalement, décide de censurer la plupart du temps les commentaires ? (...) Comment peut-on deviner s'il y a contrôle ou manipulation ? (...) Pourquoi la plupart, après avoir cherché à déposer un message chez les candidats viennent-ils chez vous après coup pour s'exprimer ? (...) Vous arrive t-il souvent d'en parler avec les candidats que vous rencontrez ? (...)".

Certaines réponses ont été publiées [1] dans l'enquête Rue89 (lire ici)


De l'esprit participatif à la modération virtuelle


Cet article, mettant en avant le blog local de Grenoble et les sites de personnalités politiques de premier plan, corrobore mes constatations.

Le positionnement d'un site ou blog d'un candidat reste délicat. Seules les options choisies par sa Netéquipe permettent à son électorat de trouver un intéressement particulier. Sans oublier la manière dont le site a été construit sur la toile et qui bien souvent, écarte l'internaute d'un quelconque intérêt à trouver matière.

Trop souvent, le candidat cherche à véhiculer une image de lui-même ou de son équipe qui correspond à celle déjà connue de ses fidèles, de ses sympathisants et parfois même, du grand public. Très peu de candidats optent pour une stratégie politique de communication en direction des indécis ou des opposants : nul doute que le débat pourrait avoir lieu et davantage s'enrichir en ces circonstances...

Notes

[1] TéléGrenoble a récemment choisi sur son antenne de relayer l'article Rue89 et l'interview GreBlog.


07

05

2007

Nicolas Sarkozy, royalement élu président de la République

Nicolas Sarkozy est le 6ème président de la 5ème République.

Elu avec plus de 53% des suffrages ce dimanche 6 mai lors du second tour, le candidat UMP a toujours été en tête des sondages face à Ségolène Royal depuis l'investiture de son parti le 14 janvier 2007. Ces derniers ne se sont pas trompés : dès 17h15 ce dimanche sur Internet, les premières estimations donnaient une large victoire au candidat UMP.

Concernant la ville de Grenoble, le Ministère de l'Intérieur a communiqué ce dimanche à 23h45 les premiers chiffres suivants (maj : 07/05/07, 7h15)

84 687 inscrits, 84,30 % de votants et 96,75 % se sont exprimés à Grenoble.

Grenoble (G), Isère (I), Rhône-Alpes (R), France (F)

  • Ségolène ROYAL : 58,05 (G) | 47,91 (I) | 43,69 (R) | 46,94 (F)
  • Nicolas SARKOZY : 41,95 (G) | 52,09 (I) | 56,31 (R) | 53,06 (F)

Ségolène Royal a fait une très belle campagne et a su incarner une nouvelle image : celle d'une femme libre, combative, déterminée, ouverte au dialogue. En revendiquant cette liberté, elle n'a toutefois pas su rassembler les siens ni suffisamment s'ouvrir aux électeurs du "centre" pour espérer l'emporter. Entre le débat radiotélévisé avec son challenger et le second tour, elle a démontré avec aisance une force de conviction, une pugnacité, une formidable détermination et une "densité" qui lui a manquée durant le reste de sa campagne. En choisissant de s'exprimer ce dimanche soir pour continuer à rassembler ses idées et son camp, elle s'engage de nouveau stratégiquement dans un "troisième tour" et une nouvelle "campagne" pour la rénovation de son parti.

Nicolas Sarkozy a fait une campagne sur une rythme régulier et a su rassembler pour gagner. A 52 ans, le nouveau président de la République a su décomplexer bon nombre d'électeurs et rénover idéologiquement son camp en portant tout comme sa rivale un projet ambitieux. Les Français ont choisi de suivre un acteur, un communiquant, un homme ayant démontré une capacité à donner des perspectives pour leur avenir. Tout comme Ségolène Royal et François Bayrou, Nicolas Sarkozy a mis en avant sa personnalité controversée. Il dispose désormais d'une assise politique confortable et d'une légitimité pour s'assurer prochainement d'une majorité qui lui permettra d'agir et lancer son programme.

Les Français ont finalement choisi de voter pour une personnalité et en second lieu pour un programme. La plus belle victoire est finalement celle de l'électorat qui s'est déplacé en masse et choisi l'arrivée au pouvoir de la génération des quinquagénaires. Une belle victoire pour la Démocratie, une victoire pour la France.


20

04

2007

Dimanche 22 avril 2007, premier tour de l'élection présidentielle, je voterai pour...

A seulement quelques dizaines d'heures du premier tour, je souhaite vous transmettre quelques impressions liées à l'évènement que nous allons vivre. Il s'agit pour moi d'un moment attendu, sensible et formidable que nous offre la Démocratie.

Plutôt satisfait de me rendre aux urnes tous les 5 ans au lieu de 7, je conçois l'élection présidentielle comme une chance pour tous de s'exprimer librement au plus haut niveau et de marquer sa détermination en joignant ses convictions politiques à son bulletin de vote. Un moment exceptionnel, propice aux partages de points de vue avec des personnes opposées à ses idées, le moyen d'échanger à travers les réseaux technologiques et sociaux, l'opportunité de se prononcer sur des projets ambitieux, de capter des sensibilités de tous bords...

L'aventure GreBlog MonGrenoble est une fenêtre ouverte (1 > tous), un réceptacle d'opinions (tous > 1).

Relayer un sujet, une actualité, s'intéresser à la vie locale, mentionner un intérêt, appréhender et sentir les confrontations, produire une information sur le terrain, lire et "se nourrir" quotidiennement de commentaires, donner un point de vue, rencontrer et côtoyer des personnalités, des citoyens de qualité considérés pour leur actions au regard de personnes physiques et morales...

Ses attraits et expériences diverses ont globalement contribué à moduler mes principales convictions politiques personnelles au fur et à mesure du temps. En quelques mois, mon opinion politique personnelle a glissé d'un cran au sein de l'échiquier politique en faveur d'un parti ou d'une personnalité sans toutefois naviguer d'un grand bon en avant au sein du clivage "gauche-droite" traditionnel.

Jamais je n'ai autant été pris par l'intérêt, les enjeux et les rouages de cette échéance. Elle ne ressemble à aucune autre et reste à mon sens la plus importante depuis 1981. Qu'on ne vienne plus m'informer que les français ne s'intéressent pas ou plus à la politique !

Jamais de n'ai vu un tel engouement : consommation médiatique, blogs, internet, information certifiée et désinformation, recherche de scoop, buzz, réseaux croisés, ciblage des discours sur les CSP et les communautés d'individus, réunions citoyennes, échanges et débats participatifs, repas familiaux politiquement mouvementés depuis Noël, convocation amusante de la maîtresse à l'école maternelle m'informant un soir en sortie de classe que mon fils de 4 ans 1/2 chantait à tu-tête dans la cour devant ses copains "Sarkozy-zi-zi,.. Ségolène-laine-laine", facilité d'expression au quotidien de mes voisins en matière d'expression politique, de la gardienne à propos des petites phrases du moment dans la campagne... ...du jamais vu !

Pour qui vais-je voter ?

Certainement pas pour un programme mais pour la personnalité la plus compétente pour représenter la France et les français, la plus ouverte d'esprit et la plus logique en matière de propositions collant à la réalité du terrain et du quotidien. Pour la personne la plus proche de ses concitoyens, pour celle qui envisage de travailler avec un premier Ministre qui acceptera sur proposition, de nommer des membres de gouvernement d'une nouvelle génération...

Dimanche, premier tour de la présidentielle 2007, je voterai à Grenoble pour... ...le (la) moins pire des candidat(e)s..!


18

04

2007

François Hollande à Grenoble, venu inaugurer le local de campagne de Geneviève Fioraso

Dans le cadre de la campagne législative 2007 à Grenoble, je me suis rendu à l'inauguration du nouveau local de campagne de Geneviève Fioraso, candidate PS sur la 1ère circonscription de l'Isère.

Un local d'une seule grande pièce, simplement aménagé, entièrement recouvert d'affiches de campagne de Ségolène Royal, accueillant rue Casimir Périer ce mardi 16 avril 2007 dès 18h30 à Grenoble, un peu plus de 200 personnes, entrant et sortant dans la rue, prenant un apéritif en attendant l'arrivée des responsables politiques de la région.

Parmi les personnalités présentes venues soutenir la candidate PS : André Vallini, Bernard Soulage, Michel Destot, Didier Migaud, Louis Mermaz, Philippe Torreton au côté de... François Hollande !

Avant son meeting au Summun devant près de 2000 personnes, François Hollande a tenu un discours de campagne argumenté, rassurant notamment les militants et sympathisants sur l'opportunité de porter sa femme compagne au second tour de l'élection présidentielle 2007. "Il n'est pas sûr... il n'est pas dit que notre candidate Ségolène Royal soit assurée le 22 avril au soir d'être au second tour (...) mais si je vous disais c'est sûr, je ne vous tiendrais pas un discours de la vérité... moi même, je ne le sais pas" a t'il déclaré.

Le premier secrétaire du Parti Socialiste, plutôt jovial et particulièrement boute-en-train, a surpris l'assistance par sa bonne humeur et à passer son temps à plaisanter avec le public tout en gardant une rigueur politique dans son discours. Une manière de confier au public ses sentiments à quelques jours du 1er tour et de libérer le stress lié à la campagne.

Au niveau local, François Hollande recentre ses propos sur la 1ère circonscription. "C'est vrai qu'elle a un caractère un peu particulier cette circonscription (...) elle a pour nous une valeur symbolique (...) ils s'y sont mis à deux pour essayer de battre Geneviève, mais ils n'y parviendront pas (...) je sais pourquoi d'ailleurs... parce qu'il y en avait un de trop mais... Geneviève règlera la question" a t'il mentionné.

Evoquant Alain Carignon, le mari compagnon de Ségolène Royal déclare : "Je veux simplement dire que quand on est dans une élection, on doit être incontestable... et lorsque Nicolas Sarkozy dit qu'il est le candidat des honnêtes gens, je crois qu'il a pris un risque".

En vidéo, l'arrivée de François Hollande et des personnalités auprès de Geneviève Fioraso, son discours et... la question au premier secrétaire du Parti Socialiste au sujet du président de l'UMP Isère .


12

04

2007

Meeting de Nicolas Sarkozy à Lyon, Eurexpo

Election présidentielle oblige, je boucle ma série de rencontres avec les - trois principaux candidats - en campagne susceptibles de remporter l'élection présidentielle 2007. Des moments particuliers, des ambiances et organisations différentes selon la stratégie des partis politiques. Proximité auprès du (de la) candidat(e) ou réunion publique d'envergure... c'est en cela que je trouve ces approches intéressantes lors de leur passage dans la région !

Après Ségolène Royal le 1er février 2007 (voir le billet, la vidéo) et François Bayrou le 3 avril 2007 à Grenoble (voir le billet, la vidéo), c'est au tour du président de l'UMP.

Je suis monté à Lyon ce jeudi 5 avril 2007 pour assister au meeting de Nicolas Sarkozy à Eurexpo.

Côté organisation : un nombre impressionnant de cars affrétés en provenance de différents départements et un immense parking rempli de véhicules. Une difficulté d'accès à Eurexpo depuis l'autoroute (25 mn d'attente) et un service de liaison imposant. Des écrans géants de part et d'autre de l'immense hall et un service médical d'appoint.

Côté ambiance : une diversité du public, la présence de nombreux couples (l'un accompagnant l'autre) et une proportion de jeunes non négligeable. Un flot ininterrompu de personnes arrivant jusqu'à la fin de la réunion publique. Au même titre qu'une rencontre sportive ou tout autre meeting, entendre des milliers de personnes entonner la Marseillaise, c'est tout de même impressionnant. Plus de 16 000 20 000 personnes et sympathisants sont venus écouter Nicolas Sarkozy à Lyon.

Sur le fond, quelques points abordés : le candidat donne sa vision de l'identité nationale, de l'histoire de France et de l'école en rendant hommage à Jaurès, de Gaulle, Moulin et Ferry. Un des sujets évoqués retient notamment l'attention du public : le besoin de revenir aux valeurs essentielles de l'enseignement.

Lisant peu ses notes, Nicolas Sarkozy déclare "Tout notre système de valeur de l'école s'est effondré parce que l'idéologie de 1968 a imposé partout le relativisme intellectuel et moral (...) plus de hiérarchie des valeurs, des savoirs (...) le dessin de l'enfant vaut celui de Michel Ange et on demande à l'élève d'imaginer une autre fin au Cid (...) celui-ci pouvant légitimement se prendre pour le rival de Corneille. C'est une véritable anecdote (...) Le principe d'autorité a déserté l'école. Ce que dit l'enfant devenait aussi important que ce que le Maître avait à dire. On a laissé à penser aux enfants qu'ils étaient devenus l'égal du Maître, oubliant que l'enfant a vocation a dépasser le Maître mais qu'il pourra accepter l'enseignement de son Maître (...) C'est le respect qui a disparu (...) Le résultat, plus d'injustice, plus d'inégalité, moins de promotion sociale".

Le président de l'UMP revient sur les problèmes de l'immigration clandestine et évoque l'immigration choisie en affirmant la nécessité pour un étranger de disposer d'un revenu suffisant pour pouvoir accueillir les membres de sa famille. Au niveau européen, il signale le besoin de stimuler la croissance par l'Euro au niveau de la BCE.

En vidéo, un court extrait du meeting de Nicolas Sarkozy à Lyon : la France, bilan de l'école et ses valeurs... :

En fin de meeting sur la scène face au public, à 2 mètres à gauche de Nicolas Sarkozy et Bernadette Chirac, Alain Carignon. A 1,5 mètres à droite du candidat, Richard Cazenave. Une "image" plutôt rare... ou surprenante... par le temps qui court..!


10

04

2007

Conférence de presse de François Bayrou à Grenoble

Après être allé voir Ségolène Royal à Grenoble le 1er février dernier muni d'une accréditation presse (voir le billet, la vidéo), j'étais invité ce mardi 3 avril 2007 à la conférence de presse de François Bayrou à l'Hôtel Mercure.

Accompagné notamment de Philippe de Longevialle (Président de l'UDF Isère , candidat sur la 1ère circonscription) et de Anne-Marie Comparini (ancienne présidente du conseil régional Rhône-Alpes, député de Lyon), François Bayrou est arrivé, serein, très détendu.

En montant les escaliers de l'Hôtel, j'entame spontanément une discussion avec Anne-Marie Comparini et lui indique ma surprise de voir une telle décontraction du candidat UDF à la présidentielle 2007. Elle me répond avec intérêt "Vous savez, François porte en lui l'équilibre, une justesse et une simplicité à tous les égards (...) notez-le bien... il porte la générosité, celle du coeur (...) je l'ai toujours connu ainsi".

Arrivé à l'étage, le candidat prend immédiatement ses marques et conduit la conférence de presse. Il commence par signaler l'importance de l'enjeu des dernières semaines avant l'élection présidentielle 2007. Quelques remarques et petites phrases amènent une attention particulière.

Au sujet de l'économie et de l'emploi, François Bayrou déclare : "Nous allons conduire les petites retraites à 90% du SMIC en 5 ans (...) Si vous n'avez pas d'emploi à offrir au gens, le social, ce n'est que des rustines (...) En Ile de France, ils ont décidé de donner une carte de circulation gratuite à toutes les familles de RMI, pour moi, c'est pas du social (...) c'est les ligoter dans l'assistance".

"J'observe (...) quand il y a un élection (...) on voit le retour d'incidents qui ramènent le thème sécuritaire, c'est curieux n'est ce pas ? (...) le hasard fait bien les choses..." signale le candidat UDF. Son thème de campagne de prédilection est l'ascenseur social. Après avoir détaillé et rappelé son opposition au principe de discrimination positive, François Bayrou souhaite un renouvellement profond du personnel politique avec des personnalités de gauche et de la droite républicaine.

Durant une demi-heure, à l'aise face aux médias, le président de l'UDF s'est exprimé avec simplicité et détermination. Une conférence de presse plus intéressante que la rencontre organisée avec plus d'un millier de sympathisants venus le rencontrer un peu plus tard en partie sous la pluie à l'Ambiance Café, rue des Alliés à Grenoble.

En vidéo, la conférence de presse et l'arrivée de François Bayrou à Grenoble :


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