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19

03

2008

Interview de GreBlog pour Rue89 dans le cadre de la Netcampagne en France

greblog rue89 Il y a deux semaines, j'étais interviewé par un correspondant de presse du site web d'actualité Rue89, un journal en ligne en pleine expansion créé par d'anciens journalistes de Libération, dont la spécialité est la publication d'informations traitées à la fois par des journalistes, experts et internautes.

Mathieu Sentis, correspondant de presse pour Rue89 effectuait une enquête au sujet du désintéressement potentiel des électeurs vis à vis des sites des candidats sur la toile dans le cadre de la Netcampagne des municipales 2008 en France.

Partant d'un simple constat personnel, après avoir fait un tour général de la blogosphère durant la campagne, il relève le manque de participation, de débat sur Internet et la censure de nombreuses contributions d'internautes.


Les sites ou blogs de candidats analysés


Sous le titre évocateur "La Netcampagne officielle boudée par les internautes", l'auteur tend à démontrer qu'un grand nombre de blogs ou sites tenus par des personnalités politiques ou candidats en lice ne jouent pas le jeu de la transparence des échanges et de la participation.

"Le débat ne prend pas" explique le correspondant à propos du site bertranddelanoe.net : le nombre de contributions y est très faible. Le dépôt d'un commentaire encourageant est publié sur le blog de Christian Estrosi : une autre contribution déposée, plus critique, ne le sera jamais. Même expérience réalisée sur le site de Martine Aubry qui ne publiera pas un commentaire défavorable mais qui fournira tout de même une explication pour le moins hasardeuse.

A contrario, l'auteur souligne une vague d'expression participative qui jaillit sur de nombreux sites appartenant à de petits candidats qui disposent, en marge de l'intéressement des grands médias traditionnels, d'un canal idéal de discussion avec la population. "La participation mesurée des internautes sur des sites d’envergure est d’autant plus étrange que certains blogs de petites communes présentent le phénomène inverse" ajoute Rue89.


De la modération virtuelle à l'esprit participatif


"J'ai cherché à vous contacter parce que chez vous sur GreBlog, je suis étonné de voir que la discussion est très animée, que ce soit dans le cadre de la campagne ou non, surtout s'agissant d'une grande ville" m'avoue le correspondant en introduction de notre longue conversation par téléphone.

En début de mois dans un billet , je signalais également le peu d'intérêts des internautes pour la campagne des municipales sur le plan local et national.

Auprès de GreBlog, le correspondant de presse cherche à en savoir davantage :

"D'après-vous, comment se fait-il qu'un candidat choisisse de lancer son propre blog pour communiquer avec son électorat et paradoxalement, décide de censurer la plupart du temps les commentaires ? (...) Comment peut-on deviner s'il y a contrôle ou manipulation ? (...) Pourquoi la plupart, après avoir cherché à déposer un message chez les candidats viennent-ils chez vous après coup pour s'exprimer ? (...) Vous arrive t-il souvent d'en parler avec les candidats que vous rencontrez ? (...)".

Certaines réponses ont été publiées [1] dans l'enquête Rue89 (lire ici)


De l'esprit participatif à la modération virtuelle


Cet article, mettant en avant le blog local de Grenoble et les sites de personnalités politiques de premier plan, corrobore mes constatations.

Le positionnement d'un site ou blog d'un candidat reste délicat. Seules les options choisies par sa Netéquipe permettent à son électorat de trouver un intéressement particulier. Sans oublier la manière dont le site a été construit sur la toile et qui bien souvent, écarte l'internaute d'un quelconque intérêt à trouver matière.

Trop souvent, le candidat cherche à véhiculer une image de lui-même ou de son équipe qui correspond à celle déjà connue de ses fidèles, de ses sympathisants et parfois même, du grand public. Très peu de candidats optent pour une stratégie politique de communication en direction des indécis ou des opposants : nul doute que le débat pourrait avoir lieu et davantage s'enrichir en ces circonstances...

Notes

[1] TéléGrenoble a récemment choisi sur son antenne de relayer l'article Rue89 et l'interview GreBlog.


07

05

2007

Nicolas Sarkozy, royalement élu président de la République

Nicolas Sarkozy est le 6ème président de la 5ème République.

Elu avec plus de 53% des suffrages ce dimanche 6 mai lors du second tour, le candidat UMP a toujours été en tête des sondages face à Ségolène Royal depuis l'investiture de son parti le 14 janvier 2007. Ces derniers ne se sont pas trompés : dès 17h15 ce dimanche sur Internet, les premières estimations donnaient une large victoire au candidat UMP.

Concernant la ville de Grenoble, le Ministère de l'Intérieur a communiqué ce dimanche à 23h45 les premiers chiffres suivants (maj : 07/05/07, 7h15)

84 687 inscrits, 84,30 % de votants et 96,75 % se sont exprimés à Grenoble.

Grenoble (G), Isère (I), Rhône-Alpes (R), France (F)

  • Ségolène ROYAL : 58,05 (G) | 47,91 (I) | 43,69 (R) | 46,94 (F)
  • Nicolas SARKOZY : 41,95 (G) | 52,09 (I) | 56,31 (R) | 53,06 (F)

Ségolène Royal a fait une très belle campagne et a su incarner une nouvelle image : celle d'une femme libre, combative, déterminée, ouverte au dialogue. En revendiquant cette liberté, elle n'a toutefois pas su rassembler les siens ni suffisamment s'ouvrir aux électeurs du "centre" pour espérer l'emporter. Entre le débat radiotélévisé avec son challenger et le second tour, elle a démontré avec aisance une force de conviction, une pugnacité, une formidable détermination et une "densité" qui lui a manquée durant le reste de sa campagne. En choisissant de s'exprimer ce dimanche soir pour continuer à rassembler ses idées et son camp, elle s'engage de nouveau stratégiquement dans un "troisième tour" et une nouvelle "campagne" pour la rénovation de son parti.

Nicolas Sarkozy a fait une campagne sur une rythme régulier et a su rassembler pour gagner. A 52 ans, le nouveau président de la République a su décomplexer bon nombre d'électeurs et rénover idéologiquement son camp en portant tout comme sa rivale un projet ambitieux. Les Français ont choisi de suivre un acteur, un communiquant, un homme ayant démontré une capacité à donner des perspectives pour leur avenir. Tout comme Ségolène Royal et François Bayrou, Nicolas Sarkozy a mis en avant sa personnalité controversée. Il dispose désormais d'une assise politique confortable et d'une légitimité pour s'assurer prochainement d'une majorité qui lui permettra d'agir et lancer son programme.

Les Français ont finalement choisi de voter pour une personnalité et en second lieu pour un programme. La plus belle victoire est finalement celle de l'électorat qui s'est déplacé en masse et choisi l'arrivée au pouvoir de la génération des quinquagénaires. Une belle victoire pour la Démocratie, une victoire pour la France.


20

04

2007

Dimanche 22 avril 2007, premier tour de l'élection présidentielle, je voterai pour...

A seulement quelques dizaines d'heures du premier tour, je souhaite vous transmettre quelques impressions liées à l'évènement que nous allons vivre. Il s'agit pour moi d'un moment attendu, sensible et formidable que nous offre la Démocratie.

Plutôt satisfait de me rendre aux urnes tous les 5 ans au lieu de 7, je conçois l'élection présidentielle comme une chance pour tous de s'exprimer librement au plus haut niveau et de marquer sa détermination en joignant ses convictions politiques à son bulletin de vote. Un moment exceptionnel, propice aux partages de points de vue avec des personnes opposées à ses idées, le moyen d'échanger à travers les réseaux technologiques et sociaux, l'opportunité de se prononcer sur des projets ambitieux, de capter des sensibilités de tous bords...

L'aventure GreBlog MonGrenoble est une fenêtre ouverte (1 > tous), un réceptacle d'opinions (tous > 1).

Relayer un sujet, une actualité, s'intéresser à la vie locale, mentionner un intérêt, appréhender et sentir les confrontations, produire une information sur le terrain, lire et "se nourrir" quotidiennement de commentaires, donner un point de vue, rencontrer et côtoyer des personnalités, des citoyens de qualité considérés pour leur actions au regard de personnes physiques et morales...

Ses attraits et expériences diverses ont globalement contribué à moduler mes principales convictions politiques personnelles au fur et à mesure du temps. En quelques mois, mon opinion politique personnelle a glissé d'un cran au sein de l'échiquier politique en faveur d'un parti ou d'une personnalité sans toutefois naviguer d'un grand bon en avant au sein du clivage "gauche-droite" traditionnel.

Jamais je n'ai autant été pris par l'intérêt, les enjeux et les rouages de cette échéance. Elle ne ressemble à aucune autre et reste à mon sens la plus importante depuis 1981. Qu'on ne vienne plus m'informer que les français ne s'intéressent pas ou plus à la politique !

Jamais de n'ai vu un tel engouement : consommation médiatique, blogs, internet, information certifiée et désinformation, recherche de scoop, buzz, réseaux croisés, ciblage des discours sur les CSP et les communautés d'individus, réunions citoyennes, échanges et débats participatifs, repas familiaux politiquement mouvementés depuis Noël, convocation amusante de la maîtresse à l'école maternelle m'informant un soir en sortie de classe que mon fils de 4 ans 1/2 chantait à tu-tête dans la cour devant ses copains "Sarkozy-zi-zi,.. Ségolène-laine-laine", facilité d'expression au quotidien de mes voisins en matière d'expression politique, de la gardienne à propos des petites phrases du moment dans la campagne... ...du jamais vu !

Pour qui vais-je voter ?

Certainement pas pour un programme mais pour la personnalité la plus compétente pour représenter la France et les français, la plus ouverte d'esprit et la plus logique en matière de propositions collant à la réalité du terrain et du quotidien. Pour la personne la plus proche de ses concitoyens, pour celle qui envisage de travailler avec un premier Ministre qui acceptera sur proposition, de nommer des membres de gouvernement d'une nouvelle génération...

Dimanche, premier tour de la présidentielle 2007, je voterai à Grenoble pour... ...le (la) moins pire des candidat(e)s..!


18

04

2007

François Hollande à Grenoble, venu inaugurer le local de campagne de Geneviève Fioraso

Dans le cadre de la campagne législative 2007 à Grenoble, je me suis rendu à l'inauguration du nouveau local de campagne de Geneviève Fioraso, candidate PS sur la 1ère circonscription de l'Isère.

Un local d'une seule grande pièce, simplement aménagé, entièrement recouvert d'affiches de campagne de Ségolène Royal, accueillant rue Casimir Périer ce mardi 16 avril 2007 dès 18h30 à Grenoble, un peu plus de 200 personnes, entrant et sortant dans la rue, prenant un apéritif en attendant l'arrivée des responsables politiques de la région.

Parmi les personnalités présentes venues soutenir la candidate PS : André Vallini, Bernard Soulage, Michel Destot, Didier Migaud, Louis Mermaz, Philippe Torreton au côté de... François Hollande !

Avant son meeting au Summun devant près de 2000 personnes, François Hollande a tenu un discours de campagne argumenté, rassurant notamment les militants et sympathisants sur l'opportunité de porter sa femme compagne au second tour de l'élection présidentielle 2007. "Il n'est pas sûr... il n'est pas dit que notre candidate Ségolène Royal soit assurée le 22 avril au soir d'être au second tour (...) mais si je vous disais c'est sûr, je ne vous tiendrais pas un discours de la vérité... moi même, je ne le sais pas" a t'il déclaré.

Le premier secrétaire du Parti Socialiste, plutôt jovial et particulièrement boute-en-train, a surpris l'assistance par sa bonne humeur et à passer son temps à plaisanter avec le public tout en gardant une rigueur politique dans son discours. Une manière de confier au public ses sentiments à quelques jours du 1er tour et de libérer le stress lié à la campagne.

Au niveau local, François Hollande recentre ses propos sur la 1ère circonscription. "C'est vrai qu'elle a un caractère un peu particulier cette circonscription (...) elle a pour nous une valeur symbolique (...) ils s'y sont mis à deux pour essayer de battre Geneviève, mais ils n'y parviendront pas (...) je sais pourquoi d'ailleurs... parce qu'il y en avait un de trop mais... Geneviève règlera la question" a t'il mentionné.

Evoquant Alain Carignon, le mari compagnon de Ségolène Royal déclare : "Je veux simplement dire que quand on est dans une élection, on doit être incontestable... et lorsque Nicolas Sarkozy dit qu'il est le candidat des honnêtes gens, je crois qu'il a pris un risque".

En vidéo, l'arrivée de François Hollande et des personnalités auprès de Geneviève Fioraso, son discours et... la question au premier secrétaire du Parti Socialiste au sujet du président de l'UMP Isère .


12

04

2007

Meeting de Nicolas Sarkozy à Lyon, Eurexpo

Election présidentielle oblige, je boucle ma série de rencontres avec les - trois principaux candidats - en campagne susceptibles de remporter l'élection présidentielle 2007. Des moments particuliers, des ambiances et organisations différentes selon la stratégie des partis politiques. Proximité auprès du (de la) candidat(e) ou réunion publique d'envergure... c'est en cela que je trouve ces approches intéressantes lors de leur passage dans la région !

Après Ségolène Royal le 1er février 2007 (voir le billet, la vidéo) et François Bayrou le 3 avril 2007 à Grenoble (voir le billet, la vidéo), c'est au tour du président de l'UMP.

Je suis monté à Lyon ce jeudi 5 avril 2007 pour assister au meeting de Nicolas Sarkozy à Eurexpo.

Côté organisation : un nombre impressionnant de cars affrétés en provenance de différents départements et un immense parking rempli de véhicules. Une difficulté d'accès à Eurexpo depuis l'autoroute (25 mn d'attente) et un service de liaison imposant. Des écrans géants de part et d'autre de l'immense hall et un service médical d'appoint.

Côté ambiance : une diversité du public, la présence de nombreux couples (l'un accompagnant l'autre) et une proportion de jeunes non négligeable. Un flot ininterrompu de personnes arrivant jusqu'à la fin de la réunion publique. Au même titre qu'une rencontre sportive ou tout autre meeting, entendre des milliers de personnes entonner la Marseillaise, c'est tout de même impressionnant. Plus de 16 000 20 000 personnes et sympathisants sont venus écouter Nicolas Sarkozy à Lyon.

Sur le fond, quelques points abordés : le candidat donne sa vision de l'identité nationale, de l'histoire de France et de l'école en rendant hommage à Jaurès, de Gaulle, Moulin et Ferry. Un des sujets évoqués retient notamment l'attention du public : le besoin de revenir aux valeurs essentielles de l'enseignement.

Lisant peu ses notes, Nicolas Sarkozy déclare "Tout notre système de valeur de l'école s'est effondré parce que l'idéologie de 1968 a imposé partout le relativisme intellectuel et moral (...) plus de hiérarchie des valeurs, des savoirs (...) le dessin de l'enfant vaut celui de Michel Ange et on demande à l'élève d'imaginer une autre fin au Cid (...) celui-ci pouvant légitimement se prendre pour le rival de Corneille. C'est une véritable anecdote (...) Le principe d'autorité a déserté l'école. Ce que dit l'enfant devenait aussi important que ce que le Maître avait à dire. On a laissé à penser aux enfants qu'ils étaient devenus l'égal du Maître, oubliant que l'enfant a vocation a dépasser le Maître mais qu'il pourra accepter l'enseignement de son Maître (...) C'est le respect qui a disparu (...) Le résultat, plus d'injustice, plus d'inégalité, moins de promotion sociale".

Le président de l'UMP revient sur les problèmes de l'immigration clandestine et évoque l'immigration choisie en affirmant la nécessité pour un étranger de disposer d'un revenu suffisant pour pouvoir accueillir les membres de sa famille. Au niveau européen, il signale le besoin de stimuler la croissance par l'Euro au niveau de la BCE.

En vidéo, un court extrait du meeting de Nicolas Sarkozy à Lyon : la France, bilan de l'école et ses valeurs... :

En fin de meeting sur la scène face au public, à 2 mètres à gauche de Nicolas Sarkozy et Bernadette Chirac, Alain Carignon. A 1,5 mètres à droite du candidat, Richard Cazenave. Une "image" plutôt rare... ou surprenante... par le temps qui court..!


10

04

2007

Conférence de presse de François Bayrou à Grenoble

Après être allé voir Ségolène Royal à Grenoble le 1er février dernier muni d'une accréditation presse (voir le billet, la vidéo), j'étais invité ce mardi 3 avril 2007 à la conférence de presse de François Bayrou à l'Hôtel Mercure.

Accompagné notamment de Philippe de Longevialle (Président de l'UDF Isère , candidat sur la 1ère circonscription) et de Anne-Marie Comparini (ancienne présidente du conseil régional Rhône-Alpes, député de Lyon), François Bayrou est arrivé, serein, très détendu.

En montant les escaliers de l'Hôtel, j'entame spontanément une discussion avec Anne-Marie Comparini et lui indique ma surprise de voir une telle décontraction du candidat UDF à la présidentielle 2007. Elle me répond avec intérêt "Vous savez, François porte en lui l'équilibre, une justesse et une simplicité à tous les égards (...) notez-le bien... il porte la générosité, celle du coeur (...) je l'ai toujours connu ainsi".

Arrivé à l'étage, le candidat prend immédiatement ses marques et conduit la conférence de presse. Il commence par signaler l'importance de l'enjeu des dernières semaines avant l'élection présidentielle 2007. Quelques remarques et petites phrases amènent une attention particulière.

Au sujet de l'économie et de l'emploi, François Bayrou déclare : "Nous allons conduire les petites retraites à 90% du SMIC en 5 ans (...) Si vous n'avez pas d'emploi à offrir au gens, le social, ce n'est que des rustines (...) En Ile de France, ils ont décidé de donner une carte de circulation gratuite à toutes les familles de RMI, pour moi, c'est pas du social (...) c'est les ligoter dans l'assistance".

"J'observe (...) quand il y a un élection (...) on voit le retour d'incidents qui ramènent le thème sécuritaire, c'est curieux n'est ce pas ? (...) le hasard fait bien les choses..." signale le candidat UDF. Son thème de campagne de prédilection est l'ascenseur social. Après avoir détaillé et rappelé son opposition au principe de discrimination positive, François Bayrou souhaite un renouvellement profond du personnel politique avec des personnalités de gauche et de la droite républicaine.

Durant une demi-heure, à l'aise face aux médias, le président de l'UDF s'est exprimé avec simplicité et détermination. Une conférence de presse plus intéressante que la rencontre organisée avec plus d'un millier de sympathisants venus le rencontrer un peu plus tard en partie sous la pluie à l'Ambiance Café, rue des Alliés à Grenoble.

En vidéo, la conférence de presse et l'arrivée de François Bayrou à Grenoble :


05

04

2007

Lancement de la campagne de Michel Destot sur la 3ème circonscription de l'Isère

Je me suis rendu mercredi 28 mars 2007 au lancement de la campagne de Michel Destot, député-maire de Grenoble, se représentant sur la 3ème circonscription de l'Isère. Une soirée organisée en toute simplicité, à la Maison de la culture arménienne de Grenoble et du Dauphiné.

Devant les militants et sympathisants PS, Michel Destot commence son discours en dressant le bilan négatif du gouvernement actuel en focalisant son attention sur Nicolas Sarkozy et son programme présidentiel. Le maire de Grenoble développe son action sur le plan international puis revient s'exprimer sur le plan local et signale "J'ai séché quelques séances à l'Assemblée Nationale pour manifester contre le CPE".

Revenant sur les présidentielles 2007, Michel Destot dresse un portrait inquiétant sur l'économie actuelle "Nous sommes engagés dans un combat plus radical que jamais (...) Nous sommes en crise car le capitalisme est devenu financier... c'est cynique, c'est révoltant (...) Je suis pour une Europe politique forte pour peser sur cette tragédie".

A propos du logement, il déclare notamment "La Loi SRU n'est même pas respectée par certaines municipalités de droite, donc résidentielles, qui préfèrent envoyer un chèque au Préfet pour préserver leur résidentialité, c'est une honte".

En présence notamment de Christine Crifo et Geneviève Fioraso, le maire de Grenoble annonce l'ouverture de ses nouveaux locaux de campagne, 153 cours de la Libération Berriat. Il déclare "Durant les quatre prochaines semaines, ce petit local nous aidera à nous organiser (...) Je n'ai pas l'intention de mener campagne sur la 3ème circonscription de l'Isère avant les résultats des présidentielles 2007".


02

04

2007

Richard Cazenave, député de la 1ère circonscription de l'Isère en réunion publique

Actualité politique oblige, je me rend de temps à autre à des conférences, animations ou débats publics de personnalités politiques de l'agglomération pour les suivre en campagne. Ceci explique en partie le nombre croissant de billets relatifs à la politique locale sur GreBlog MonGrenoble.

Je me suis rendu mardi 27 mars 2007 à l'Ile Verte écouter Richard Cazenave, député de la 1ère circonscription de l'Isère en réunion publique de quartier. Une visite au contact des habitants.

Le député introduit son discours en exposant à ses concitoyens un bilan du budget de l'Etat, ses dépenses et son déficit. Il invite ensuite le public à débattre avec lui sur les sujets locaux. Les premières questions du public de l'Ile Verte se portent naturellement sur la question de la Rocade Nord.

Richard Cazenave donne sa position : "Je suis content que le Conseil Général de l'Isère se soit positionné pour relancer le dossier (...) le tunnel permettra de récupérer une bonne partie du trafic des véhicules circulant actuellement dans l'agglo pour les mettre dans le tube". Le député sortant reste toutefois prudent sur la manière d'amener le projet "Avant d'aller plus loin, je demande simplement d'estimer concrètement le nombre de véhicules en moins en ville (...) j'attends de disposer d'études supplémentaires".

Dans le public, une personne affirme "De toute manière, le projet de Rocade Nord est un projet purement politique. Quand on analyse la consultation qui se prépare, ce projet de Rocade Nord, ça devient le projet Vallini". Richard Cazenave ajoute "Notre agglomération à des limites physiques, géographiques, il faut bien trouver une solution adéquate (...) tout est fait pour que le projet n'avance pas (...) Il nous faut des analyses récentes, exactes et précises sur les schémas de circulation des véhicules dans l'agglo".

Au sujet de l'Europe, le député de la 1ère circonscription déclare "Comment peut-on imaginer refaire voter les pays membres ayant déjà ratifié le traité que peu de pays ont accepté ? (...) Il faut relancer la machine européenne, reprendre dans le traité rejeté, les seules dispositions permettant de faire passer les règles de décision pour la relancer".

Le débat se recentre sur les questions locales et les législatives de juin 2007. "Si je suis réélu, je compte rassembler une équipe compétente en dehors des appartenances politiques (...) Il faut sortir du contexte politique et idéologique qui anime les élus en place (...) Je vous tiens peut-être un discours bayroutiste mais c'est ce que je souhaite pour la circonscription".

Pour conclure, Je pose une question au député : "Sous quelle étiquette allez-vous finalement vous présenter en juin prochain ?". Richard Cazenave répond "Un sondage récent m'a étiqueté -divers droite- pour me mettre à part et me ramener au centre (...) bien évidemment, je me présenterai sous l'étiquette UMP".


26

03

2007

Débat public "Une nouvelle ambition pour l'école" avec Geneviève Fioraso

Après avoir fait un tour à la plénière du CCS 2 ce mardi 21 mars 2007, je me suis rendu à une réunion publique à l'Office du tourisme de Grenoble dans le cadre de la campagne de Geneviève Fioraso, candidate PS sur la 1ère circonscription de l'Isère. Un débat en présence de personnalités (Michel Destot, Jean-Jacques Gleizal, Daniel Bloch, Monique Vuaillat...).

Un débat intéressant en présence d'acteurs et spécialistes du monde de l'éducation, bien que peu animé, relevant tous les enjeux et difficultés à aborder ce thème. Une réunion très politique, faisant un état des lieux de l'Education nationale en partant de la petite enfance... jusqu'aux universités.

Daniel Bloch, ancien directeur des enseignements supérieurs, ancien Recteur, ancien Président de l’Université Joseph Fourier et de l’INP Grenoble, commence directement son intervention en posant la question suivante : "Bonsoir... je commencerai en vous demandant simplement, qu'à fait la droite depuis 25 ans en matière d'Education nationale (...) Citez-moi une grande réforme...". Le ton est donné ! Plus loin, il ajoute "L'école n'est pas la propriété des enseignants, mais rien ne peut se faire sans eux".

A son tour, Geneviève Fioraso signale "Il serait sein pour les enseignants d'aller faire un tour en entreprise (...) il y a un cloisonnement très important entre l'entreprise et le personnel enseignant". Michel Destot intervient "Qui mieux qu'un Maire, peut définir une politique de peuplement, qui permettra une véritable mixité. Tout le reste, c'est de la blague (...) on mettra en place artificiellement de nouvelles cartes scolaires (...) si on ne dit pas plus clairement comment on augmente substantiellement les budgets en matière d'éducation (...) et comment on territorialise, en accrochant les politiques d'éducations aux politiques locales, et bien je crois qu'on ira droit dans le mur".

Une intervenante du public aborde une remarque intéressante au sujet du nombre d'heures de cours des élèves : "J'ai l'impression d'un gavage d'oies où ce qui n'est plus mis en avant, c'est la qualité de l'apprentissage, mais la note, cette capacité à restituer un cours et les apprentissages fondamentaux (...) je ne supporte plus d'entendre parler d'échec scolaire (...) on devrait plutôt parler de "besoins spécifiques".

En dépit de la complexité du thème abordé, je regrette qu'une grande partie du débat se soit essentiellement porté sur les nombreux problèmes des universités, des labos de recherche... sans toutefois plus longuement évoquer le cas des grandes écoles, prépas et autres cycles connexes.

Voici un extrait de l'intervention de Monique Vuaillat, ancienne secrétaire générale du SNES et de la FSU :

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur : Chrys. 5mn 07s.

19

03

2007

Razzye Hammadi, Président du MJS auprès de Ségolène Royal, en Isère

Je me suis rendu vendredi 16 mars 2007 à la salle Jean-Jacques Rousseau à Seyssinet pour écouter un débat organisé par la Fédération Socialiste de l'Isère [1].

Razzye Hammadi, Président du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS France) anima durant deux heures au coté de Didier Migaud et d'autres membres du PS Isère un débat public participatif sur les questions de la jeunesse.

Le Président du MJS rappela les enjeux qui touchent la jeunesse, le "droit à un avenir, un avenir de progrès" au coeur du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal.

Parlant des militants, à propos des médias au coeur de la campagne électorale, il signale "A gauche, il y a des militants (...) à droite, des publicistes". Razzye Hammadi rejoint bon nombre de candidats au sujet des contrats de travail en déclarant "le CDI doit une fois pour toute être la règle pour tous et mettre fin aux contrats atypiques". Concernant les ressources allouées aux jeunes, "Ségolène propose une allocation d'autonomie pour les jeunes attribuée en fonction des besoins et non en fonction des ressources" sans toutefois qualifier ces derniers.

Interpellé par une personne du public évoquant les problèmes d'engorgement des étudiants en entrée d'université sortant peu diplômés en fin de cycle, il déclare "une sélection à l'entrée de l'université n'est pas dans notre programme (...) pour améliorer son fonctionnement, il faut réformer un certain nombre de formation". Razzye Hammadi va beaucoup plus loin : s'exprimant à titre personnel, il n'hésite pas à déclarer "Je suis personnellement partisan de la fin des écoles supérieures".

Un discours tonique, percutant, ciblé, musclé, parfois positionné en attaque face au programme de Nicolas Sarkozy et celui de François Bayrou qui selon lui, à un véritable "soucis de rassemblement".

Voici un extrait de son intervention :

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur : Chrys. 34mn 29s.

Notes

[1] Je n'ai jamais vu un site web de fédération aussi moche !


14

03

2007

Le camping car de Nathalie Béranger et d'Hervé Gerbi sur la 3ème circonscription de l'Isère

Début mars 2007, j'ai eu l'opportunité de rencontrer Hervé Gerbi et Nathalie Béranger, candidate UMP qui se présente face à Michel Destot sur la 3ème circonscription de l'Isère.

J'entame une petite discussion avec Hervé Gerbi pour en savoir plus sur le déroulement de sa campagne électorale, son blog ou ses fiches citoyennes...

Au cours de la discussion, Hervé Gerbi et Nathalie Béranger me signalent avec intérêt qu'ils ont choisi de lancer leur campagne législative en sillonnant l'agglomération de Grenoble à bord d'un camping car modifié pour la circonstance. Au premier abord, j'ai cru qu'il s'agissait d'une agréable plaisanterie. Pas du tout !

Les deux candidats m'invitent à rejoindre le parking sur lequel est stationnée leur nouvelle "permanence de campagne mobile".

Je découvre de nuit et sous la pluie, le fameux camping car, entièrement habillé selon un concept original, aux couleurs de leur parti, montrant les deux candidats UMP l'un à coté de l'autre adossés à un vélo tandem. Hervé Gerbi m'indique que l'objectif est d'aller plusieurs fois par mois à la rencontre des citoyens dans la circonscription actuellement tenue par le maire de Grenoble. Pour ce "tandem politique", il s'agit d'inviter les citoyens à les rencontrer, se présenter mais également discuter, écouter, débattre, partager et répondre aux questions des électeurs sur le terrain.

Je trouve le concept plutôt rigolo, amusant et sympa : un vieux camping car réagencé à l'américaine, un chauffeur et deux jeunes personnalités politiques sur le terrain !

Peut-on un instant imaginer Michel Destot faisant campagne sur la 3ème circonscription à bord d'un camping car aux couleurs du PS, offrant un café aux habitants des quartiers ?


08

03

2007

Didier Migaud, député maire de Seyssins, devient conseiller budgétaire de Ségolène Royal

La campagne de la candidate PS à l'élection présidentielle est passée il y a quelques semaines en version 2 : Ségolène Royal réorganisait son staff de campagne autour de son pacte présidentiel et s'entourait de nouvelles personnalités inattendues. Parmi les 13 principaux membres rapprochés autour d'elle, tout le monde a noté le retour des "éléphants" du PS et de... Lionel Jospin !!

Après la démission d'Eric Besson, secrétaire national du PS chargé de l'économie qui vient de quitter le PS pour des raisons particulières, Ségolène Royal a choisi de le remplacer par Michel Sapin (ancien ministre de l'économie, président de la région Centre, proche de François Hollande) et... Didier Migaud.

Didier Migaud est un proche de Laurent Fabius.

Député de la 4ème circonscription de l'Isère, maire de Seyssins, président du conseil de communauté de la Métro, questeur de l'Assemblée national, co-rapporteur de la loi organique relative aux lois de finances pour une réforme en profondeur du budget et de la gestion de l'Etat, membre de la commission des finances à l'Assemblée nationale, membre de la délégation du bureau chargé des activités internationales, président de l'Etablissement Public Foncier Local de la Région Grenobloise et... ...nouveau conseiller budgétaire auprès de Ségolène Royal.

A l'heure où l'on reparle du cumul des mandats durant cette campagne , je me demande parfois comment font toutes ces personnalités politiques (Didier Migaud et d'autres...) pour assumer toutes ces fonctions et les nouvelles qui viennent s'ajouter à leurs prérogatives ?


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