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2007

Lancement de la campagne de Michel Destot sur la 3ème circonscription de l'Isère

Je me suis rendu mercredi 28 mars 2007 au lancement de la campagne de Michel Destot, député-maire de Grenoble, se représentant sur la 3ème circonscription de l'Isère. Une soirée organisée en toute simplicité, à la Maison de la culture arménienne de Grenoble et du Dauphiné.

Devant les militants et sympathisants PS, Michel Destot commence son discours en dressant le bilan négatif du gouvernement actuel en focalisant son attention sur Nicolas Sarkozy et son programme présidentiel. Le maire de Grenoble développe son action sur le plan international puis revient s'exprimer sur le plan local et signale "J'ai séché quelques séances à l'Assemblée Nationale pour manifester contre le CPE".

Revenant sur les présidentielles 2007, Michel Destot dresse un portrait inquiétant sur l'économie actuelle "Nous sommes engagés dans un combat plus radical que jamais (...) Nous sommes en crise car le capitalisme est devenu financier... c'est cynique, c'est révoltant (...) Je suis pour une Europe politique forte pour peser sur cette tragédie".

A propos du logement, il déclare notamment "La Loi SRU n'est même pas respectée par certaines municipalités de droite, donc résidentielles, qui préfèrent envoyer un chèque au Préfet pour préserver leur résidentialité, c'est une honte".

En présence notamment de Christine Crifo et Geneviève Fioraso, le maire de Grenoble annonce l'ouverture de ses nouveaux locaux de campagne, 153 cours de la Libération Berriat. Il déclare "Durant les quatre prochaines semaines, ce petit local nous aidera à nous organiser (...) Je n'ai pas l'intention de mener campagne sur la 3ème circonscription de l'Isère avant les résultats des présidentielles 2007".


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04

2007

Richard Cazenave, député de la 1ère circonscription de l'Isère en réunion publique

Actualité politique oblige, je me rend de temps à autre à des conférences, animations ou débats publics de personnalités politiques de l'agglomération pour les suivre en campagne. Ceci explique en partie le nombre croissant de billets relatifs à la politique locale sur GreBlog MonGrenoble.

Je me suis rendu mardi 27 mars 2007 à l'Ile Verte écouter Richard Cazenave, député de la 1ère circonscription de l'Isère en réunion publique de quartier. Une visite au contact des habitants.

Le député introduit son discours en exposant à ses concitoyens un bilan du budget de l'Etat, ses dépenses et son déficit. Il invite ensuite le public à débattre avec lui sur les sujets locaux. Les premières questions du public de l'Ile Verte se portent naturellement sur la question de la Rocade Nord.

Richard Cazenave donne sa position : "Je suis content que le Conseil Général de l'Isère se soit positionné pour relancer le dossier (...) le tunnel permettra de récupérer une bonne partie du trafic des véhicules circulant actuellement dans l'agglo pour les mettre dans le tube". Le député sortant reste toutefois prudent sur la manière d'amener le projet "Avant d'aller plus loin, je demande simplement d'estimer concrètement le nombre de véhicules en moins en ville (...) j'attends de disposer d'études supplémentaires".

Dans le public, une personne affirme "De toute manière, le projet de Rocade Nord est un projet purement politique. Quand on analyse la consultation qui se prépare, ce projet de Rocade Nord, ça devient le projet Vallini". Richard Cazenave ajoute "Notre agglomération à des limites physiques, géographiques, il faut bien trouver une solution adéquate (...) tout est fait pour que le projet n'avance pas (...) Il nous faut des analyses récentes, exactes et précises sur les schémas de circulation des véhicules dans l'agglo".

Au sujet de l'Europe, le député de la 1ère circonscription déclare "Comment peut-on imaginer refaire voter les pays membres ayant déjà ratifié le traité que peu de pays ont accepté ? (...) Il faut relancer la machine européenne, reprendre dans le traité rejeté, les seules dispositions permettant de faire passer les règles de décision pour la relancer".

Le débat se recentre sur les questions locales et les législatives de juin 2007. "Si je suis réélu, je compte rassembler une équipe compétente en dehors des appartenances politiques (...) Il faut sortir du contexte politique et idéologique qui anime les élus en place (...) Je vous tiens peut-être un discours bayroutiste mais c'est ce que je souhaite pour la circonscription".

Pour conclure, Je pose une question au député : "Sous quelle étiquette allez-vous finalement vous présenter en juin prochain ?". Richard Cazenave répond "Un sondage récent m'a étiqueté -divers droite- pour me mettre à part et me ramener au centre (...) bien évidemment, je me présenterai sous l'étiquette UMP".


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03

2007

Débat public "Une nouvelle ambition pour l'école" avec Geneviève Fioraso

Après avoir fait un tour à la plénière du CCS 2 ce mardi 21 mars 2007, je me suis rendu à une réunion publique à l'Office du tourisme de Grenoble dans le cadre de la campagne de Geneviève Fioraso, candidate PS sur la 1ère circonscription de l'Isère. Un débat en présence de personnalités (Michel Destot, Jean-Jacques Gleizal, Daniel Bloch, Monique Vuaillat...).

Un débat intéressant en présence d'acteurs et spécialistes du monde de l'éducation, bien que peu animé, relevant tous les enjeux et difficultés à aborder ce thème. Une réunion très politique, faisant un état des lieux de l'Education nationale en partant de la petite enfance... jusqu'aux universités.

Daniel Bloch, ancien directeur des enseignements supérieurs, ancien Recteur, ancien Président de l’Université Joseph Fourier et de l’INP Grenoble, commence directement son intervention en posant la question suivante : "Bonsoir... je commencerai en vous demandant simplement, qu'à fait la droite depuis 25 ans en matière d'Education nationale (...) Citez-moi une grande réforme...". Le ton est donné ! Plus loin, il ajoute "L'école n'est pas la propriété des enseignants, mais rien ne peut se faire sans eux".

A son tour, Geneviève Fioraso signale "Il serait sein pour les enseignants d'aller faire un tour en entreprise (...) il y a un cloisonnement très important entre l'entreprise et le personnel enseignant". Michel Destot intervient "Qui mieux qu'un Maire, peut définir une politique de peuplement, qui permettra une véritable mixité. Tout le reste, c'est de la blague (...) on mettra en place artificiellement de nouvelles cartes scolaires (...) si on ne dit pas plus clairement comment on augmente substantiellement les budgets en matière d'éducation (...) et comment on territorialise, en accrochant les politiques d'éducations aux politiques locales, et bien je crois qu'on ira droit dans le mur".

Une intervenante du public aborde une remarque intéressante au sujet du nombre d'heures de cours des élèves : "J'ai l'impression d'un gavage d'oies où ce qui n'est plus mis en avant, c'est la qualité de l'apprentissage, mais la note, cette capacité à restituer un cours et les apprentissages fondamentaux (...) je ne supporte plus d'entendre parler d'échec scolaire (...) on devrait plutôt parler de "besoins spécifiques".

En dépit de la complexité du thème abordé, je regrette qu'une grande partie du débat se soit essentiellement porté sur les nombreux problèmes des universités, des labos de recherche... sans toutefois plus longuement évoquer le cas des grandes écoles, prépas et autres cycles connexes.

Voici un extrait de l'intervention de Monique Vuaillat, ancienne secrétaire générale du SNES et de la FSU :

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur : Chrys. 5mn 07s.

19

03

2007

Razzye Hammadi, Président du MJS auprès de Ségolène Royal, en Isère

Je me suis rendu vendredi 16 mars 2007 à la salle Jean-Jacques Rousseau à Seyssinet pour écouter un débat organisé par la Fédération Socialiste de l'Isère [1].

Razzye Hammadi, Président du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS France) anima durant deux heures au coté de Didier Migaud et d'autres membres du PS Isère un débat public participatif sur les questions de la jeunesse.

Le Président du MJS rappela les enjeux qui touchent la jeunesse, le "droit à un avenir, un avenir de progrès" au coeur du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal.

Parlant des militants, à propos des médias au coeur de la campagne électorale, il signale "A gauche, il y a des militants (...) à droite, des publicistes". Razzye Hammadi rejoint bon nombre de candidats au sujet des contrats de travail en déclarant "le CDI doit une fois pour toute être la règle pour tous et mettre fin aux contrats atypiques". Concernant les ressources allouées aux jeunes, "Ségolène propose une allocation d'autonomie pour les jeunes attribuée en fonction des besoins et non en fonction des ressources" sans toutefois qualifier ces derniers.

Interpellé par une personne du public évoquant les problèmes d'engorgement des étudiants en entrée d'université sortant peu diplômés en fin de cycle, il déclare "une sélection à l'entrée de l'université n'est pas dans notre programme (...) pour améliorer son fonctionnement, il faut réformer un certain nombre de formation". Razzye Hammadi va beaucoup plus loin : s'exprimant à titre personnel, il n'hésite pas à déclarer "Je suis personnellement partisan de la fin des écoles supérieures".

Un discours tonique, percutant, ciblé, musclé, parfois positionné en attaque face au programme de Nicolas Sarkozy et celui de François Bayrou qui selon lui, à un véritable "soucis de rassemblement".

Voici un extrait de son intervention :

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur : Chrys. 34mn 29s.

Notes

[1] Je n'ai jamais vu un site web de fédération aussi moche !


14

03

2007

Le camping car de Nathalie Béranger et d'Hervé Gerbi sur la 3ème circonscription de l'Isère

Début mars 2007, j'ai eu l'opportunité de rencontrer Hervé Gerbi et Nathalie Béranger, candidate UMP qui se présente face à Michel Destot sur la 3ème circonscription de l'Isère.

J'entame une petite discussion avec Hervé Gerbi pour en savoir plus sur le déroulement de sa campagne électorale, son blog ou ses fiches citoyennes...

Au cours de la discussion, Hervé Gerbi et Nathalie Béranger me signalent avec intérêt qu'ils ont choisi de lancer leur campagne législative en sillonnant l'agglomération de Grenoble à bord d'un camping car modifié pour la circonstance. Au premier abord, j'ai cru qu'il s'agissait d'une agréable plaisanterie. Pas du tout !

Les deux candidats m'invitent à rejoindre le parking sur lequel est stationnée leur nouvelle "permanence de campagne mobile".

Je découvre de nuit et sous la pluie, le fameux camping car, entièrement habillé selon un concept original, aux couleurs de leur parti, montrant les deux candidats UMP l'un à coté de l'autre adossés à un vélo tandem. Hervé Gerbi m'indique que l'objectif est d'aller plusieurs fois par mois à la rencontre des citoyens dans la circonscription actuellement tenue par le maire de Grenoble. Pour ce "tandem politique", il s'agit d'inviter les citoyens à les rencontrer, se présenter mais également discuter, écouter, débattre, partager et répondre aux questions des électeurs sur le terrain.

Je trouve le concept plutôt rigolo, amusant et sympa : un vieux camping car réagencé à l'américaine, un chauffeur et deux jeunes personnalités politiques sur le terrain !

Peut-on un instant imaginer Michel Destot faisant campagne sur la 3ème circonscription à bord d'un camping car aux couleurs du PS, offrant un café aux habitants des quartiers ?


08

03

2007

Didier Migaud, député maire de Seyssins, devient conseiller budgétaire de Ségolène Royal

La campagne de la candidate PS à l'élection présidentielle est passée il y a quelques semaines en version 2 : Ségolène Royal réorganisait son staff de campagne autour de son pacte présidentiel et s'entourait de nouvelles personnalités inattendues. Parmi les 13 principaux membres rapprochés autour d'elle, tout le monde a noté le retour des "éléphants" du PS et de... Lionel Jospin !!

Après la démission d'Eric Besson, secrétaire national du PS chargé de l'économie qui vient de quitter le PS pour des raisons particulières, Ségolène Royal a choisi de le remplacer par Michel Sapin (ancien ministre de l'économie, président de la région Centre, proche de François Hollande) et... Didier Migaud.

Didier Migaud est un proche de Laurent Fabius.

Député de la 4ème circonscription de l'Isère, maire de Seyssins, président du conseil de communauté de la Métro, questeur de l'Assemblée national, co-rapporteur de la loi organique relative aux lois de finances pour une réforme en profondeur du budget et de la gestion de l'Etat, membre de la commission des finances à l'Assemblée nationale, membre de la délégation du bureau chargé des activités internationales, président de l'Etablissement Public Foncier Local de la Région Grenobloise et... ...nouveau conseiller budgétaire auprès de Ségolène Royal.

A l'heure où l'on reparle du cumul des mandats durant cette campagne , je me demande parfois comment font toutes ces personnalités politiques (Didier Migaud et d'autres...) pour assumer toutes ces fonctions et les nouvelles qui viennent s'ajouter à leurs prérogatives ?


06

03

2007

Pierre Méhaignerie et Valérie Pécresse en Isère

Jeudi 1er mars 2007, j'étais invité à rencontrer les candidats UMP des 9 circonscriptions de l'Isère à Bernin puis à Corenc, en présence de Pierre Méhaignerie (député d'Ille et Vilaine, ancien Ministre, Secrétaire Général de l'UMP) et Valérie Pécresse (député des Yvelines, Porte-parole de l'UMP auprès de Nicolas Sarkozy). Une rencontre publique avec les militants et sympathisants du comité de soutien du candidat, abordant les questions économiques auprès d'acteurs du monde de l'entreprise.

Arrivé sur place, je suis invité à suivre les préparatifs de réunion en présence d'Alain Carignon et Valérie Pécresse. Ayant vu Ségolène Royal à Grenoble, j'en profite pour lui demander si le candidat UMP à la présidentielle viendra dans la région. La Porte-parole me répond : "En raison des aléas, il m'est impossible de vous dire si Nicolas Sarkozy souhaite venir dans votre région (...) nous manquons de visibilité sur son agenda en raison du formalisme et du caractère imprévisible de la campagne".

Tour à tour face, les invités de marque répondent aux questions du public, exposent leurs idées et projets au cours de la soirée.

Pour Valérie Pécresse, "il n'est plus questions de générer de la sur-administration (...) Il faut confier aux fonctionnaires des missions pour catalyser des projets (...) Il est temps de professionnaliser les cursus scolaires afin que chaque étudiant soit relier au monde de l'entreprise et favoriser notamment l'alternance et la généralisation des stages dans la formation (...) Je suis contre le revenu d'autonomie pour les jeunes proposé par Ségolène Royal (...) c'est un bon moyen pour qu'ils ne cherchent plus un travail"...

Pour Pierre Méhaignerie, "la TVA sociale est une question difficile (...) Il est nécessaire de réduire le coût du travail et d'améliorer la flexibilité de l'entreprise, trop souvent caricaturée par l'administration comme une entité délinquante dans l'économie française (...) Je ne vous cache pas l'imposant assouplissement à mener en matière de contrat de travail : très peu de salariés connaissent leur propre contrat et ne sont capables de mentionner ce qu'il y a dedans (...) Il est temps de mettre l'accent sur les PME et d'appuyer fortement les TPE"...

En podcast audio, extraits de chacune des interventions :

Alain Carignon (objectifs de campagne au niveau local et national) :

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur : Chrys. 2mn 20s.

Valérie Pécresse (le revenu d'autonomie de Ségolène Royal, les jeunes, la santé) :

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur : Chrys. 7mn 55s.

Pierre Méhaignerie (discrimination et action positive, succession et ISF) :

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur : Chrys. 5mn 10s.

27

02

2007

Affichage pour la campagne présidentielle 2007 à Grenoble : changeons de méthodes...

Il reste moins de deux mois avant les prochaines élections présidentielles de 2007. Deux mois durant lesquels, nous continuons d'être chaque jour confrontés aux déferlements médiatiques : sondages, projets de candidats, discours, meeting, débats et petites phrases de toute nature...

Il y a quelques années, je parlais de "médiacratie" : de l'influence et de l'impact des médias dans notre système démocratique. Après le pouvoir exécutif, législatif, judiciaire et médiatique, un nouveau pouvoir émerge : celui des citoyens fédérés notamment grâce aux nouvelles technologies récentes de l'information et de la communication. Internet joue un rôle clé dans la campagne présidentielle. Certains l'ont compris. D'autres non. Au niveau local, le phénomène prend petit à petit de l'importance.

Ce sont les fondements de notre société eux-mêmes qui sont à réinventer. Tous les jours, de nouvelles formes d'expressions citoyennes voient le jour selon les règles qui régissent notre démocratie.

Alors quand je vois en ville des affiches de partis politiques collées un peu n'importe où, sur des supports non prévus à cet effet et non règlementés, dans des lieux particuliers ou inattendus, je reste sceptique et perplexe quand à leur impact visuel et leur efficacité auprès du public. Tant au niveau de la méthode employée qu'au niveau du message à véhiculer dans cette sphère de communication permanente dans laquelle nous vivons.

Franchement... essayons de changer de méthodes !


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02

2007

Déclaration du patrimoine des candidats sur les circonscriptions de l'Isère : à prendre avec des pincettes

Mardi 21 février 2007, le Dauphiné Libéré publiait en page 6 un état des lieux du patrimoine de certains élus et des principaux candidats déclarés sur quelques circonscriptions de l'Isère en vue des prochaines élections législatives 2007.

En introduction, le DL rappelle la règle en matière de déclaration de patrimoine et signale que "ce n'est qu'une fois élus qu'ils doivent faire une déclaration à la commission pour la transparence financière de la vie politique mais cette déclaration n'est pas publique". Le patrimoine, c'est une chose : la répartition des revenus en est une autre !

Parmi les 25 personnalités interrogées (sénateurs, candidats sortants ou déclarés...), seuls le député-maire de Grenoble, Michel Destot et André Vallini, président du Conseil Général de l'Isère ont préféré ne pas participer à cette "enquête".

D'un premier abord, on peut être étonné par ce refus de déclarer son patrimoine. Nous le savons tous : nous (les français) n'aimons pas parler de nos salaires, de nos gains, de nos impôts, mais aimons plus facilement indiquer indirectement à autrui notre réussite en communiquant sur la partie de notre patrimoine la plus visible (habitation, voiture...). Les questions du DL portaient en majorité sur le patrimoine immobilier, les revenus et la voiture. Tant que les principaux revenus déclarés "coïncident" sans encombre avec la voiture et l'habitation (les biens en apparence)... une certaine logique subsiste ! Au final sur 23 personnes, une seule (le sénateur-maire d'Autrans Jean Faure) déclare payer l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF).

Mettons-nous à la place du lecteur du journal : découvre t'il une nouvelle sphère d'élus ou candidats qui ne nous ressembleraient pas au point de révéler éventuellement quelque chose d'inattendu au grand public ? Sur le plan relationnel, le déficit d'affection des citoyens avec ses politiques incite nos représentants à jouer la carte de la transparence et à communiquer des éléments... que beaucoup connaissent déjà. Notons que ces personnalités ont communiqué ce qu'elles souhaitaient mentionner en la matière. Finalement, elles ont peur d'entendre le citoyen imaginer qu'elles sont susceptibles de s'enrichir en faisant bien évidemment... de la politique !

La clé de voûte est la confiance que nous accordons ou non à nos politiques dans l'accomplissement de leur(s) mandat(s). Si Michel Destot n'a pas souhaité répondre au DL, ce n'est à mon sens certainement pas pour "cacher" au public des éléments de son patrimoine.

D'un coté, le Maire de Grenoble doit certainement penser que ses concitoyens lui accordent cette confiance et n'a donc pas faire de déclaration. Est-ce une manière d'attirer l'attention en ne souhaitant pas rentrer dans le contexte du jeu des questions posées ? Une manière de se différencier ?

De l'autre, ne pas jouer le jeu dans cette "enquête" au même titre que d'autres élus ou candidats risque de choquer bon nombre de lecteurs... et d'électeurs !


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