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30

03

2009

Grenoble JO 2018 : retour sur le dossier Grenoblois et nouveau Comité de pilotage des acteurs de la candidature

jo 2018 Article maj le 03/04/09.

Mercredi 18 mars 2009, après un vote de ses membres, le Conseil d'administration du Comité National Olympique et sportif Français (CNOSF) a désigné la ville pour la candidature française à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2018.

Les 43 membres du Conseil d'administration (CA) présents ont pris part au vote pour élire la ville française candidate. La majorité absolue retenue était de 22 voix. La ville d'Annecy a été plébiscitée par le Comité pour présenter la candidature française à l'organisation des JO 2018.

Dès le premier tour de scrutin à bulletin secret [1], Annecy a obtenu 23 voix. 10 pour Nice, seulement 9 pour Grenoble et 0 pour Pelvoux.

Nous sommes nombreux à nous interroger sur la "3ème place" : celle de la candidature Grenobloise.


Le "montage" du dossier Grenoblois


Pour porter leur candidature, les villes requérantes ont chacune adopté une stratégie particulière. Inutile de rappeler que la "concurrence" fut rude entre les dossiers avant l'échéance du mercredi.

En coulisse, la divulgation et la publication du rapport [2] publiquement non attendu de la Commission d'évaluation (CE) composée d'experts moins d'une semaine avant le vote du CNOSF a suscité de nombreuses réactions de part et d'autre. Après une lecture du rapport (relire mon article sur le sujet) classant Grenoble en tête sur le papier pour son aptitude "technique" à organiser les JO de 2018, les porteurs du dossier Grenoblois ont choisi de s'exprimer avec modération...et parcimonie.

Eric Merlen, Conseiller presse de Michel Destot, rencontré lors d'une conférence de rédaction [3] estime que les candidatures les plus sérieuses étaient celles de Grenoble et d'Annecy.

Le Conseiller presse du député-maire de Grenoble évoque le dossier économique des Jeux Olympiques. "Au départ sur le dossier des JO, l'équipe de Michel Destot était composée de quatre personnes (...) Ils ont décidé de fédérer des tas de projets pour Grenoble (...) L'objectif est de rendre utile des infrastructures et des projets pour tout le territoire et de monter un dossier cohérent, JO ou pas JO (...) Les Jeux, ça veut dire aussi pouvoir faire en moins de 10 ans ce qu'on ferait en 20 ou 30 ans".

Sur le plan de la communication, le journaliste revient sur la stratégie Grenobloise. "Destot, comme tous les partenaires, ont refusé de communiquer sur le fond avant le jour de la candidature officielle (...) La communication a été extrêmement soft et légère (...) Suite à la défaite de Paris, il ne fallait pas répéter les même erreurs (...) La stratégie de Grenoble était extrêmement simple, les critères du CNOSF étaient clairs, nous les avons tout simplement respectés".

Les Jeux Olympiques coûtent très chers. En dehors des droits de télévision, ce sont des investissements "rentables au départ qui coûtent de l'argent mais qui en font gagner beaucoup par la suite" souligne le Conseiller presse.


Une victoire "volée" ?


Sur le papier, au regard des données chiffrées dans le rapport publié par le CE, la candidature de Grenoble était la mieux notée des quatre villes requérantes.

"Ce n'est pas nous qui avons déclaré que Grenoble était favorite, mais un Comité d'Evaluation (...) Jamais le CNOSF n'avait donné auparavant publiquement ces sources d'information et d'évaluation (...) On ne sait pas pourquoi ils l'ont fait, quelque part, ça a tué le débat des votes (...) On nous place comme favoris et on arrive dernier, je suis désolé mais à un moment, on comprend qu'il s'est passé une grosse couille, je ne sais pas laquelle mais on le saura (...) c'est pour ça que j'estime que c'est une victoire volée" explique avec vigueur et détermination Eric Merlen, collaborateur au Canard Enchainé.

Sans sourciller, même en dehors du contexte du rapport, celui-ci reconnait que la ville de Haute-Savoie avait un bon dossier. Toutefois, il reste persuadé que Grenoble et Annecy devaient logiquement arriver en tête pour la désignation d'une ville française candidate.

"C'est évident qu'il y a eu un vote reconfiguré par certains, il y a eu probablement une décision politique, un lobby qui s'est réveillé au dernier moment et qui a été très malin (...) Le vrai danger pour Annecy et Grenoble, c'était Nice" explique le journaliste.

Dans cette "affaire", rappelons que les experts du fameux rapport de la CE n'ont pas voté. Les membres du CA ont voté à bulletin secret. Ces derniers n'ont pas à motiver individuellement et publiquement leur choix.


Sotchi JO 2014... est en Europe


Deux jours avant le vote, le CIO via le CNOSF rappelait dans un communiqué (via l'AFP) que la Vlle de Sotchi organisatrice des JO d'hiver en 2014 était en Russie et donc... belle et bien en Europe.

De quoi (ré)alimenter toutes les discussions autour du choix de la ville hôte candidate qui sera choisie en juillet 2011 par les membres du CIO pour 2018.

Rappelons qu'à ce jour, Annecy (France) est dans la course. Sans oublier les villes de Munich (Allemagne) avec un budget conséquent. Et surtout PyeongChang (Corée du Sud) qui tente pour la 3ème fois consécutive de se présenter en 2018.

Curieuse manière d'afficher une prétention au moment où le choix d'Annecy a été validé.

Si on part du principe de l'alternance automatique des régions ou des continents (Turin 2006 - Vancouver 2010 - Sotchi 2014), nombreux sont les journalistes et experts qui estiment qu'Annecy et Munich n'ont aucune chance face à PyeongChang... curieusement favorite et mis en avant depuis la désignation de la ville française.

Les chances d'Annecy sont compliquées.

Le CIO affectionne le "turnover"... et la géopolitique.


Défaire et laisser la place... à un perdant potentiel


En coulisse, les discussions liées à la "défaite" de la Ville de Grenoble vont bon train.

Pour certains, cette 3ème place obtenue par Grenoble n'est pas une surprise.

Elle s'explique sur un registre purement politique. "Ils ne fallait pas donner les JO 2018 à une ville socialiste et faire un cadeau à Michel Destot" peut-on entendre ici et là. Sans oublier ceux qui évoquent une intervention au plus haut sommet de l'Etat dans la décision finale.

Pour d'autres, cette explication ne tient pas la route puisque nous connaissons les liens qu'entretient le Président de la République avec le Maire de Nice. Bien qu'elle soit arrivée juste devant Grenoble, cette ville aurait pu du davantage être mis en avant le jour du vote.

Une autre explication plausible vient pourtant entacher les précédentes.

Lors des scrutins précédents, nombreux sont les membres du CA qui n'ont pas suivi "à la lettre" les recommandations émises par le CE le jour du vote. Et pourtant, dans son rapport publié le vendredi 13 mars, le dossier Grenoblois était "techniquement" le meilleur (meilleure note générale... une majorité de critères bien notés...).

Après avoir eu connaissance de cet exposé, les porteurs du dossier Grenoblois ont choisi de "calmer le jeu" en adoptant la tactique de la modération en matière de communication avant le vote du mercredi 18 mars. Se sentant partiellement distancées dans la dernière ligne droite, les autres candidatures ont naturellement chercher à peser dans la balance auprès des instances du CNOSF. Après tout dans ce registre, qui avait le plus à perdre ?

Dans les heures qui ont suivi le vote, on pouvait entendre en centre-ville quelques remarques intéressantes.

"De toute façon, tout ça c'est politique", "Grenoble partait trop gagnante, ils n'y sont pas allés assez à fond, trop sur de son coup", "Je pense que c'est à Grenoble qu'il y avait beaucoup d'opposants par rapport aux autres villes, ça a du agacer peut-être...", "Jannie Longo, mais qu'est-ce-qu'elle faisait là, j'ai pas trop compris, y a pas de vélo l'hiver"... ou bien tout simplement "On sentait bien qu'Annecy avait tous ces sportifs à fond derrière sa candidature, plus qu'à Grenoble en tout cas".

Et si Grenoble avait tout simplement été écartée de la course, afin de favoriser ultérieurement une autre candidature ?

Cette probable candidature , c'est celle de Paris . En échouant lors de la candidature des Jeux Olympiques d'été de 2012 face à Londres, la Ville de Paris n'a jamais caché son intention de se représenter... un peu plus tard.

Choisir Annecy , c'est peut-être tenter de faire échouer prématurément la candidature française de 2018 au profit de PyeongChang... afin d'accroitre ultérieurement la capacité et les chances de la capitale française de se représenter à l'avenir... pour gagner. PyeongChang pourrait avoir moins de chances de l'emporter en juillet 2011 face à Grenoble. La capitale des Alpes a prouvé qu'elle "tenait la route" avec un bon dossier.

Rappelons également qu'Annecy (JO 2018 ?) n'est qu'à 43 km d'Alberville (JO 1992). Après tout, avec tous les intérêts en jeu, mieux vaut tout de même entériner une candidature française...

Toutes les spéculations sur la victoire ou la défaite annoncée d'Annecy sont ouvertes...

Bon courage pour Annecy.


Continuer à faire vivre l'élan sur Grenoble


En attendant, une réunion d'un Comité de Pilotage partenarial "projet de territoire" se tiendra le 3 avril 2009 à l'Hôtel de Ville de Grenoble sous l'impulsion de Michel Destot, député-maire de Grenoble, Jacques Guillot, Président de l'association des maires des stations de l'Isère, Didier Migaud, Président de Grenoble Alpes Métropole et André Vallini, Président du Conseil Général de l'Isère.

Objectif : continuer à faire vivre l'élan crée autour du projet Grenoble-Isère 2018 [4] inscrit dans le projet de développement du territoire et rebondir sur l'échec de cette candidature aux Jeux Olympiques d'hiver de 2018.

maj du 03/04/09 :

Le comité de Pilotage a réuni les partenaires de la candidature : Ville de Grenoble, Metro, Conseil Général de l’Isère, Association des Maires des Stations de l’Isère, CDOSI, ProGrenoble 2018, mouvement sportif en présence du Préfet de l'Isère et des représentants du Conseil régional.

Ensemble, ils ont défini des "stratégies pour l'avenir" : promotion, attractivité du territoire...

Trois groupes de travail remettront leurs conclusions avant l'été 2009, "afin de passer à la phase de mise en oeuvre" [5].

- dynamique montagne, sport et tourisme,
- dynamique économique et promotion de l'image de Grenoble,
- aménagement intercommunal.

fin maj du 03/04/09.


Au passage, rappelons que le maire de Grenoble n'a jamais caché son intention éventuelle de porter ultérieurement une nouvelle candidature pour la ville au Jeux Olympiques de 20XX...

Notes

[1] photo : extrait de la vidéo du CNOSF

[2] remis en janvier aux membres du CA

[3] organisée par le Master de Journalisme de l'IEP Grenoble

[4] site web indisponible

[5] via le communiqué de presse du 03/04/09


18

03

2009

Grenoble JO 2018 : retransmission vidéo en direct de la désignation de la ville française candidate. Résultat.

jo 2018 Article maj à 14h33 - beaucoup de monde, le serveur a "explosé".

Mercredi 18 mars 2009, le Conseil d'administration du Comité National Olympique et sportif Français (CNOSF) vote pour désigner la ville pour la candidature française à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2018 (JO 2018).

GreBlog MonGrenoble vous propose de suivre en direct et en vidéo le programme de diffusion de la désignation à partir de 10h45.

L'annonce officielle de la ville retenue après le vote du Conseil d'administration aura lieu, toujours en direct, aux alentours de 11h45.

Pour rappel : le rapport de la Commission d'Evaluation du CNOSF propose une analyse technique des données présentées pour chaque ville (Grenoble, Annecy, Nice et Pelvoux).


Retransmission en direct de la désignation JO 2018


La retransmission [1] est prévue de 10h45 à 12h.

10h30 : ouverture aux délégations
10h50 : accueil par Henri Sérandour, Président du CNOSF
11h00 : Vote
11h45 : annonce officielle de la ville retenue





Résultat du vote


Sur les 45 membres du Conseil d'administration, 43 étaient présents pour élire la ville française candidate. La majorité absolue retenue était de 22 voix.

Annecy a obtenu 23 voix, 10 pour Nice, 9 pour Grenoble et 0 pour Pelvoux.

Annecy a été plébiscitée par le CNOSF pour présenter la candidature française à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2018.

Une fois de plus, vous avez été très nombreux à vous connecter sur GreBlog MonGrenoble (je vais regarder les stats...). Le serveur a explosé à différents moments. Milles excuses. Merci de votre compréhension.

Notes

[1] autorisation de retransmission vidéo streaming sur GreBlog MonGrenoble : Christian Coquel (CNOSF)


14

03

2009

Grenoble JO 2018 : la Commission d’Evaluation du CNOSF rend son rapport. Grenoble est dans la course.

jo grenoble 2018 Le 12 mars 2009, le rapport de la Commission d’Evaluation du CNOSF pour la procédure de sélection nationale d’une ville requérante aux Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2018 a été communiqué aux membres du Conseil d’Administration, aux quatres villes en compétition et au public.

Un rapport qui fait suite aux auditions et aux projets de candidature présentés par les villes pré-requérantes ( Grenoble 2018, Annecy 2018, Nice 2018 et Pelvoux-Ecrin 2018) le 21 janvier 2009 [1] devant le Conseil d'Administration (CA) du CNOSF.

Mercredi 18 mars 2009, les 45 membres du CA du CNOSF voterons pour désigner la ville française candidate à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2018. Résultat du vote attendu à partir de 11h45.

En attendant, intéressons-nous au rapport remis par la Commission d'évaluation (CE).


Une évaluation technique des dossiers


Le rapport de la CE est avant tout un rapport technique rédigé par 14 membres [2] du CNOSF.

Il analyse l'ensemble des données techniques fournies par les villes candidates et évalue leur aptitude à organiser les JO en 2018. Il a pour objet d'aider le CA du CNOSF dans sa décision. Un document sur lequel les membres peuvent s'appuyer pour rendre un verdict final.

Cette "annexe" au dossier des JO 2018 révèle néanmoins de nombreux éléments "concrets" permettant d'éclaircir ou de repositionner l'engagement "verbal" de certains prétendants à la candidature.

Par ailleurs, une enquête commanditée par le CNOSF auprès de l'Institut TNS-SOFRES en février 2009 montre que la population française adhère globalement à l'idée d'une candidature (soutien populaire : 69% - opposition : 7%) [3].


Des critères et une notation particulière


Différents éléments retenus dans le cadre de l'évaluation.

Une liste de "critères" détermine le potentiel d'une ville à accueillir les JO 2018. Un coefficient de pondération (CP de 1 à 5) attaché aux critères leur accorde une valeur et un degré d'importance.

Une valeur de référence (sur une échelle de 1 à 10, fixée à 6 - référent CIO) permet de donner une note minimale indiquant la capacité d'une ville à organiser les JO.

Un "indice de faisabilité" est attaché à certains critères. Il exprime la probabilité qu'un projet soit réalité (de 0.1 - infaisable à 1 - faisable).

En fonction de ces éléments, une notation est donnée pour chaque ville, pour chaque critère.


Calculs et notes moyennes obtenues


Après avoir effectué quelques calculs en tenant compte des notes minimales et maximales accordées par le CNOSF aux pré-requérants, voici le classement général et les résultats obtenus en fonction des critères retenus dans le rapport de la Commission d'Evaluation :


Soutien politique, place proposée au mouvement sportif dans un Comité de Candiature et opinion publique (CP : 2)

Grenoble : 7.04 | Annecy : 8.52 | Nice : 7.16 | Pelvoux : 7.92


Infrastructure générale (CP : 5)

Grenoble : 7.71 | Annecy : 7.08 | Nice : 5.65 | Pelvoux : 3.03


Sites sportifs et expérience (CP : 4)

Grenoble : 7.72 | Annecy : 7.32 | Nice : 5.50 | Pelvoux : 5.12


Village(s) olympiques(s) (CP : 3)

Grenoble : 7.27 | Annecy : 6.57 | Nice : 5.25 | Pelvoux : 5.14


Environnement : conditions et impact (CP : 3)

Grenoble : 6.67 | Annecy : 7.30 | Nice : 5.59 | Pelvoux : 5.52


Hébergement (CP : 5)

Grenoble : 6.07 | Annecy : 6.30 | Nice : 6.22 | Pelvoux : 2.88


Gestion du système de transport (CP : 3)

Grenoble : 7.56 | Annecy : 6.38 | Nice : 4.68 | Pelvoux : 3.63


Finances (CP : 2)

Grenoble : 7.50 | Annecy : 6.50 | Nice : 6.50 | Pelvoux : 4.50


Jeux Paralympiques (CP : 2)

Grenoble : 8.50 | Annecy : 8.50 | Nice : 7.00 | Pelvoux : 6.50


Développement du Sport et Héritage sportif (CP : 5)

Grenoble : 8.50 | Annecy : 8.25 | Nice : 8.20 | Pelvoux : 5.65


Concept général (CP : 5)

Grenoble : 8.40 | Annecy : 8.10 | Nice : 5.60 | Pelvoux : 3.80


Note moyenne générale pour chaque ville hors pondération :

Grenoble : 7.54
Annecy : 7.34
- - - - - - - - - - -
Nice : 6.12
Pelvoux : 4.88


Interprétations de la Commission d'Evaluation


Le rapport souligne mot pour mot les conclusions suivantes :

"La Commission d'Evaluation estime que les villes de ''Grenoble et Annecy ont le potentiel nécessaire pour accueillir les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2018'', et peuvent donc représenter des candidatures de qualité aux côtés du CNOSF et espérer passer la première étape de présélection du CIO".

"Les atouts de la candidature de Nice sont tout à fait indéniables notamment dans son Pôle « Glace ». Pour autant, la Commission d’Evaluation estime que le dossier comporte des risques. En effet, la distance entre le Village Olympique unique et le Pôle Neige, la faiblesse des infrastructures de transport vers et au sein du Pôle Neige, et la faible capacité d’hébergement sur les sites de montagne, amènent à s’interroger sur la faisabilité même du projet et sa capacité à passer l’étape de présélection du CIO".

"La Commission d’Evaluation conclut que le territoire de ''Pelvoux Ecrins n’a pas à l’heure actuelle la capacité requise pour accueillir les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2018'', et pour passer l’étape de présélection du CIO."


Duel au sommet


Quelques heures avant le vote décisif du CNOSF, les allégations et suspicions vont bon train. Notamment du côté des villes candidates... placées sur la tangente ou légèrement en deçà des "critères de recommandation" telles que Nice et Pelvoux qui accusent le coup et ont du mal à "digérer" l'affaire le rapport anticipé.

Techniquement, le dossier Grenoblois paraît bien engagé. Il arrive en tête des critères de la Commission d'Evaluation. Une bonne aubaine pour Grenoble dans la course à la candidature française pour l'organisation des JO 2018.

Il y a encore quelques semaines, la candidature de Grenoble paraissait "repliée" derrière celle de Nice et d'Annecy. Aujourd'hui, Grenoble refait surface... avec un peu plus de raison d'y croire.

La prudence est de mise. Dans le passé, les conclusions énoncées dans ce type de rapport n'ont jamais prétendu engager ou mettre en avant une candidature au moment du vote et de la prise de décision finale.

Verdict attendu avec impatience mercredi 18 mars.

Notes

[1] source photo : franceolympique.com

[2] dont 4 experts (source : AFP)

[3] selon le rapport de la CE du CNOSF


13

01

2009

Le plan des sites retenus dans le dossier de candidature des Jeux Olympiques "Grenoble - Isère 2018" dévoilé

grenoble JO 2018 En 2007, les villes d'Annecy, Gap et Grenoble se réunissait au sein de l'association "La montagne pour 2018" présidée par Pierre Mazeaud pour tenter de propulser une candidature française unique aux JO de 2018 et de "calmer le jeu" entre les villes concurrentes (lire un premier article sur le sujet en 2006).

Le 24 septembre 2008, le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) actait et validait le principe de présentation d'une candidature française aux Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2018.

Le 6 octobre 2008, la Ville de Grenoble tenait un Conseil municipal extraordinaire afin de délibérer et d'entériner la candidature de Grenoble aux JO de 2018 (lire mon article sur le sujet). La date limite de candidature des villes candidates auprès du CNOSF était fixée au 22 octobre 2008.

Fin 2008, Le CNOSF a enregistré la candidature des villes françaises suivantes : Grenoble, Annecy, Nice et Pelvoux (voir les grandes lignes des candidatures auprès du CNOSF)


Les prochaines phases du calendrier des Jeux Olympiques d'hiver de 2018


Le 21 janvier 2009, le dossier de candidature "Grenoble - Isère 2018" pour une candidature française aux Jeux Olympiques d'hiver de 2018 sera remis aux membres du (CNOSF).

Le 18 mars 2009, après une phase d'évaluation des dossiers (lire la procédure de sélection ici), l'annonce officielle de la ville choisie sera entérinée par les membres du Conseil d'administration. Notons qu'il est tout à fait possible qu'une candidature française ne soit pas retenue par le comité.

Octobre 2009. Date limite du dépôt au Comité International Olympique (CIO) du nom de la ville requérante.

Juillet 2010. Sélection des 3 ou 4 villes candidates dans le monde.

Juillet 2011. Élection de la ville choisie pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2018.


Offrir une candidature parmi les plus compactes au monde


Pour commencer, cinq zones ont été sélectionnées dans la région des Alpes : un coeur de ville olympique (Grenoble) et quatre pôles sportifs en montage (Vercors, Belledonne, Oisans et... Savoie).

Objectifs affichés :

"Faire des Jeux un levier du développement du territoire" - "Faire de Grenoble 2018 un projet de cohésion sociale" - "Une candidature exemplaire et innovante sur le plan environnemental" - "Offrir une candidature parmi les plus compactes au monde, dans un rayon de moins de 40km".


Le plan des sites retenus dans le dossier "Grenoble - Isère 2018" dévoilé


En amont, une présentation du dossier de candidature "Grenoble - Isère 2018" est prévue ce mardi 13 janvier 2009 à Paris dans la célèbre salle de Bobino [1] dès 20h [2].

Voici la liste des sites retenus par "Grenoble - Isère 2018" [3].


Grenoble


Ouest de Grenoble (espanade)

  • Village Olympique

Centre - Place de Verdun (préfecture)

  • cérémonie de remise des médailles

Centre - Parc Olympique (Mistral)

  • cérémonie d'ouverture et de clôture
  • patinage artistique
  • patinage de vitesse
  • short track

Sud de Grenoble (pôle sud)

  • curling
  • hockey sur glace (alpexpo)
  • centre international audiovisuel
  • centre principal de presse
  • village média



Dans le Vercors


Autrans

  • biathlon
  • combiné nordique
  • saut à ski

Méaudre

  • ski de fond



Sur Belledonne


Chamrousse

  • ski acrobatique
  • freestyle
  • snowboard



Dans l'Oisans


L'Alpe d'Huez

  • snowboard cross
  • half pipe
  • ski alpin

Les Deux Alpes

  • ski cross



Sur la Savoie


La plagne

  • bobsleigh
  • skeleton
  • luge


Le plan des sites retenus (infrastructures et sites olympiques : dossier de presse, Ville de Grenoble), c'est ici.


Notes

[1] soirée présentée par Denis Brogniart + interview + guest

[2] embargo demandé aux médias jusqu'à 20h

[3] sous réserve de modification et d'ajustement


09

12

2008

JO 2018 - Jeux de neige à Grenoble. Trois jours de fête, mais pas pour tout le monde : vidéo

jeux de neige grenoble jo 2018 Pour promouvoir le projet de candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques d’hiver de 2018, la ville, le département de l’Isère et de nombreux acteurs de la montagne ont choisi d’organiser les 4, 5 et 6 décembre 2008 des "Jeux de neige" au cœur de Grenoble.

Côté programme : des compétitions et démonstrations sportives de haut niveau (sprint, show, freestyle, snowboard), de l’initiation pour le public et les scolaires, des animations de rue pour tous (compagnies, parades, boissons offertes...), des concerts d’artistes de la scène locale, nationale et internationale (DJ, éléctro, pop-rock)...

Côté logistique : un spectaculaire terrain de neige "artificielle" amenée par camions depuis la station de l’Alpe d’Huez, la construction d'imposantes infrastructures pour les démonstrations sportives au parc Paul Mistral et place de Verdun, l’installation d’un village en bois pour accueillir le public, les sponsors et un dispositif pour accéder aux concerts prévus à la Bastille…

Le tout pour une enveloppe initiale prévisionnelle annoncée de 1,8 M€ qui devrait être moins importante que prévu dont 0,4 M€ "minimum" pour la ville de Grenoble.


"Jeux de neige" côté public, en journée


Il est vrai que l'installation du dispositif est impressionnante.

Au parc Paul Mistral, la pluie et la gadoue n'ont pas empêché les écoliers de profiter des nombreux ateliers (voir ma vidéo). Initiation gratuite au ski de fond sur piste pour les plus grands, au ski pour débutants encadrés par des moniteurs ESF, à la simulation de recherche d'objets ensevelis sous une montagne de neige. Courses d’échauffement autour du parc, descentes de luge avec protection, poussées de bobsleigh sur rails ou patinage pour tous…

On devine la joie des enfants qui se lit sur leur visage.

Au village, le public peut également s'initier, découvrir la sculpture sur bois et sur glace, déambuler entre les arbres lumineux et les chalets pour trouver de l'information sur le projet des JO 2018 [1], les stations de ski, les clubs et sports de glisse.

Sur place, je rencontre des personnalités dont Michel Destot, venu découvrir l'ambiance au village. Nous discutons ensemble un instant et le député-maire de Grenoble, le sourire aux lèvres, me confie "Alors, qu'en pensez-vous, c’est bien vous ne trouvez pas ? (...) Vous avez vu, on est passé sur EuroSport" [2]


En vidéo : ambiance populaire, démonstrations, jeux de neige et... manifestation "anti JO 2018" puis, arrivée des forces de l'ordre.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



"Jeux de neige" côté public, le soir


Tous les jours, des animations et spectacles au fil des rues sont proposés au public en attendant les concerts de soirée.

Le vendredi 5 décembre après l’école, les enfants sont invités avec leurs parents à déambuler dans les rues du centre-ville, à suivre la parade et la retraite aux flambeaux. Le rendez-vous est pris au Jardin de Ville vers 18h. Sur place, la Ville de Grenoble offre des goûters, boissons et chocolat chaud aux Grenoblois [3] venus nombreux. Les organisateurs du Téléthon 2008 se joignent à la parade qui prend tranquillement la direction de la place de Gordes et de la Grande Rue.

Mais au bout de cinq minutes de marche animée et festive, un groupe de manifestant "anti-JO-2018" s'étant donné rendez-vous place Felix Poulat réussit à bloquer la progression de la parade et à la faire remonter jusqu'au kiosque du Jardin de Ville [4].

Ils sont plus d'une centaine à brandir des pancartes ou des banderoles "Gardez vos Jeux, on s'amuse tout seul - Non aux JO 2018 ni ici, ni ailleurs" et à scander des slogans tels que "Moins vite, moins fort, moins haut - Destot, on n'en veux pas de tes JO".

Globalement, l'accueil des manifestants est très mitigé : certains parents discutent avec les opposants mais ne comprennent pas qu'ils puissent ainsi gâcher une fête pour leurs enfants. Les miens demandent à rentrer à la maison. Une jeune maman tente de s'intercaler et un policier municipal est malmené. Le "garde-champêtre des Jeux de Neige", fil conducteur de la parade intervient vigoureusement et revendique la liberté de s'exprimer, de se produire et de s'amuser.

Leur premier objectif est atteint. La parade se désagrège et une grande majorité du public, déconcerté, quitte les lieux.

Rassuré par le succès de son "opération" au Jardin de Ville, le groupe de manifestants prend la direction de la place de Verdun où les "riders" de la glisse font leur show sur le tremplin enneigé. De jeunes skieurs et surfers quittent le stade de neige, épaulés sur place par d'autres passionnés de la glisse. Ensemble, ils font barrage aux manifestants bien décidés à poursuivre leurs actions.

Leur second objectif ne sera pas atteint : en s'en prenant aux jeunes sportifs, les opposants au JO de 2018 se sont trompés de cible.

Quelques instants plus tard, une dizaine de fourgons policier prennent place le long de la place de Verdun (voir ma vidéo). Les premières forces de l'ordre prennent position. Surpris par l'ampleur du dispositif, le groupe de manifestants quitte les lieux en silence... sur la "pointe des pieds", en reprenant la direction du centre-ville.


"Jeux de neige" côté public, la nuit


Le vendredi 5 décembre, de 22h à 6h du matin, le festival Electro bat son plein au sommet de la Bastille. Le samedi 6 décembre, des groupes rock issus de la scène régionale, nationale et internationale clôturent les "Jeux de neige" à Grenoble.

Le son du festival est imposant et les décibels s'étendent sur la ville une bonne partie de la nuit.

Dimanche 7 décembre, en faisant quelques courses du côté de la place aux Herbes à Grenoble, je rencontre un voisin qui me raconte sa nuit : "Vous savez avec ma femme, on a pas pu dormir (...) Au départ, on savait pas ce que c'était tout ce bruit alors à 3h du matin, j'appelle l'Hôtel de Police (...) On tombe sur un brave gars qui nous dit qu'il a déjà reçu plus d'une centaine d'appels téléphoniques comme le nôtre à propos de ce boucan d'enfer (...) Il nous dit qu'il faut plutôt s'adresser au maire si on veut faire une réclamation ou en savoir plus sur cette histoire".


Au final, les "Jeux de neige" de Grenoble ont su attirer les médias, les sponsors et les principaux acteurs concernés. Sans oublier la présence du public qui, malgré les mauvaises conditions météo sur la période, s'est déplacé volontiers et en masse jusqu'à la clôture pour écouter les artistes se produire sur l'anneau de vitesse de Grenoble.

Grenoble veut renouer avec la ferveur des Jeux Olympiques. Malgré l'absence d'expérience récente en matière d'organisation d'évènements sportifs d'envergure, Grenoble a voulu prouver sur une courte période qu'elle était capable d'organiser et de proposer un panel d'activités sportives sur le plan international.

En attendant mars 2009 (annonce de la ville française ou non retenue par le CNOSF) puis juillet 2011 (date de la désignation par le CIO de la ville qui accueillera les JO de 2018)... ...la route est longue.

Notes

[1] Le groupe "Grenoble 2018" sur FaceBook compte déjà près de 20000 membres

[2] D'autres chaînes nationales ont également relayé l'évènement : TF1, France3...

[3] sous le kiosque à musique, dans le noir…

[4] voir ma vidéo


24

11

2008

Des Jeux Olympiques de 2018 à Grenoble sur le modèle des JO de 1968 ?

tremplin sanit nizier Dimanche 23 novembre 2008, je suis parti me promener sur les hauteurs du Vercors, plus précisément à Saint-Nizier du Moucherotte pour goûter aux premières couches d'or blanc en famille.

Malgré une température de -4° à 1100m d'altitude, de nombreux Grenoblois décidaient de braver le froid et de sortir leur combinaison de ski pour faire de la luge d'hiver et se promener sur un plateau enneigé partiellement glacé.

Cette présence sur ce "stade de neige provisoire" est l'occasion d'expliquer à mes fils une partie de l'histoire des Jeux Olympiques de 1968 à Grenoble. Ainsi, nous décidons de prendre à pied la direction du tremplin de saut à skis de Saint-Nizier du Moucherotte [1].


Le tremplin des JO de 1968 a t-il un propriétaire ?


Arrivé sur les lieux, nous découvrons une vieille pancarte accrochée au portail métallique permettant l'accès au tremplin. "Tremplin de saut olympique - L'accès du tremplin n'est pas autorisé et présente certains dangers - Le propriétaire décline toute responsabilité". Une autre, plus récente indique "Accès strictement interdit - La direction décline toute responsabilité en cas d'accident".

Il y a t-il une direction ? Le tremplin a t-il (encore) un propriétaire ?

Malgré l'interdiction, conscient du danger éventuel, je décide de m'aventurer sur un large chemin accessible sans encombre. Sur le sol, la neige fraiche tombée la veille révèle de très nombreux pas de promeneurs en direction du tremplin olympique. Force est de constater que ce portail d'un autre âge ne sert qu'à supporter... les pancartes. Après une minute de marche, nous découvrons le tremplin... et naturellement d'autres promeneurs. La famille reste à l'écart du site.


Un tremplin olympique dans un état pitoyable


Je découvre avec stupéfaction l'état de délabrement avancé de la superstructure en béton... complètement abandonnée.

Un pylône en bois volontairement déplacé permettant de monter sur une partie non accessible du tremplin. De nombreux tags et graffitis en tous genres et de toutes tailles placardés sur les parois du tremplin, à tous les étages. Des portes imposantes rouillées depuis des années. Du béton fendu, éclaté, souillé par la rouille des nombreuses tiges d'acier dégoulinant le long de certaines façades. Des escaliers complètement lissés par le passage du temps et des saisons, sans aucune prise sur les marches. Des lattes de bois éclatés sur des dizaines de mètres et des trous béants sur une piste d'envol complètement défoncé et inutilisable. Des barrières en bois noircies. Des hublots déformés, sans visage. Des passerelles d'envol complètement usées par le temps...

De haut, l'image d'un énorme blockhaus en ruine de la seconde guerre mondiale qui pointe son dévolu sur Grenoble.

Un spectacle de béton insensé, pitoyable et déplorable... qui nous plonge dans une incompréhension et un désarroi total.


Petit rappel historique, chiffres et tentatives


Les dernières compétitions sportives ayant bénéficié du tremplin des JO de 1968 datent... de la fin des années 80. Le 9 octobre 1988, Alain Prieur [2]avait réussi à effectuer un record de saut à moto de 84,3m dans le vide à partir du tremplin. En 2001 et 2002, le tremplin devait être progressivement réhabilité par le syndicat intercommunal (Grenoble - St-Nizier) et l'association du Palais des Sports de Grenoble pour devenir un centre de pratique de VTT et d'événementiels associés. Sans lendemain...

Déjà à l'époque, après les JO de 1968 de Grenoble, l'Etat avait signalé son refus d'engager le soutien du fonctionnement du tremplin. En 1992, quelques jours avant le début des JO d'Alberville, le tremplin était "mis en vente" pour... 1 franc symbolique.

Tout récemment, un groupe de personnes a signalé son intention de... rénover le tremplin des JO de 1968.

Comment peux-on accepter de conserver en montagne une telle superstructure de 90 mètres au pied des Trois Pucelles dans un état de vétusté avancée qui a coûté près d'un million d'euros il y a 40 ans lors de sa réalisation et qui a englouti un peu moins de 300 000 m3 [3] de béton ?

Depuis deux générations, tous les arguments s'empilent et se chevauchent, sauf un sur lequel tout le monde s'accorde en se frottant les mains : le temps qui passe finira bien par jeter son dévolu sur une collectivité ou un groupe d'individus qui porteront les responsabilités communes du passé. "Temps" qu'à faire...


Une candidature des JO de 2018 pour Grenoble, sur quel modèle ?


Le tremplin des JO de 1968 est visible à l'oeil nu de Grenoble.

De loin, le conserver dans cet état de fait confère à la ville une image symbolique de sa réussite depuis les années 50-60 : celle de la grande époque, de ses premiers grands investissements qui ont fait le développement économique de Grenoble jusqu'à nos jours.

De près, le conserver dans cet état de délabrement sans qu'il y ai eu véritablement de solutions concrètes de remplacement, de réhabilitation, de restructuration ou de destruction me semble peu compatible avec l'opportunité de voir revenir un jour les Jeux Olympiques à Grenoble.

En cas de victoire de candidature de la ville de Grenoble pour les Jeux Olympiques de 2018, il apparaît évident que la pérennité et la reconversion des prochaines infrastructures devront être une priorité absolue sur l'ensemble du dispositif.

Sous peine de revivre les mêmes problèmes que nous traînons malheureusement comme un boulet... depuis 40 ans.

Notes

[1] voir une vidéo de l'INA

[2] exploits

[3] donnée à confirmer


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08

2008

Un été "populaire" au Parc Paul Mistral

ete grenoble Pour la seconde année, la Ville de Grenoble organise durant la saison estivale, du 4 juillet au 1er septembre 2008, un "Eté au Parc Paul Mistral".

Une invitation à la détente, au divertissement, à la danse, à la pratique de nombreuses activités offertes aux habitants de Grenoble et ses environs.

Fort de son premier succès en 2007, la Ville de Grenoble reconduit l'initiative et choisit d'agrandir le périmètre "estival". De nombreuses associations et clubs sont invités à faire découvrir de nombreuses activités pour la plupart, réservées aux enfants : parcours acrobatique, bassin de jeux d'eau, murs d'escalade, ateliers de construction, tours de poneys, tir à l'arc, Touch'Rugby...

En parallèle, les adultes ont également l'opportunité de se reposer sur des chaises longues, dans des hamacs au "Solarium", de jouer au Beach-Volley, d'entretenir leur corps par le Fitness, d'effectuer du Jogging, de jouer également aux Echecs ou d'être massés par des professionnels en fin de semaine...


Le "Paris-plage" Grenoblois : mixité sociale relative


La municipalité s'est donnée les moyens d'accueillir petits et grands : ce "Paris-plage" Grenoblois est une très bonne initiative.

Et à première vue, on se demande pourquoi la municipalité de Grenoble n'y avait pas pensé les années précédentes. Pour la saison d'été 2008, les nombreux ateliers occupent une grande partie de l'espace du Parc Paul Mistral, de l'angle avenue Jean Perrot et du boulevard Jean Pain jusqu'aux nouvelles extensions du parc près de l'Isère.

Sur place, l'engouement des habitants participant à l'opération est visible. En majorité, il s'agit de parents et enfants issus de milieux populaires et/ou qui n'ont pas toujours l'opportunité de partir en vacances. D'autres enfants inscrits en centre de loisirs viennent en groupe également goûter aux ateliers.

En d'autres termes, la mixité sociale est au rendez-vous : mais elle reste relative.

L'une des principales attraction journalière réservée aux enfants est "l'Espace Fraîcheur" au pied de la Tour Perret. Un vaste plan d'eau sur deux bassins les accueillent. Par deux fois, je me suis rendu sur place avec mes enfants en juillet).


Encadrement, délégation et responsabilité


Alors qu'il est indiqué que les enfants doivent naturellement rester en permanence sous la responsabilité et sous l'oeil vigilant de leur parents ou accompagnateurs, force est de constater que ces derniers ont fâcheusement tendance à négliger l'attention qu'ils doivent porter sur eux.

A mon grand étonnement, une fois dans l'eau, très peu de parents surveillent leurs progénitures.

Lors de mon premier passage au parc, près de 65 gamins s'éclataient dans l'eau, encadrés seulement par 3 jeunes animatrices complètement débordées par l'ambiance et la situation. L'une d'elle discutait avec une toute petite fille, heureuse de la revoir depuis la veille. Une autre, était occupée à signaler à un parent qu'il ne devait pas marcher habillé sur le sol des plans d'eau (le parent, pieds nus, étonné, souhaitait simplement aller à la rencontre de son fils pour lui indiquer qu'il devait sortir du bassin). La dernière, faisant des allers-retours entre la cabane du matériel aquatique et l'un des bassins.

Difficile d'y voir clair. Difficile d'observer un encadrement responsable. Pourtant, il est stipulé dans la brochure officielle "Animations ouvertes tous les jours au public de 12h à 20h, encadrées et sécurisées par une équipe d'animateurs". Les parents n'ont pas compris le message.


Entre aménagement, irritation et propreté


Mon fils aîné s'est baigné un instant dans les jeux d'eau... sous ma surveillance. Vu la foule et le manque de place dans les bassins, il avait du mal à prendre ses repères et à jouer dans l'eau.

Après être sorti de la piscine, au moment de l'essuyer avec une serviette de bain, j'ai constaté sur la peau de mon fils de nombreux poils de différentes tailles et couleurs sur son corps. Étonné sur le moment, j'ai cru un instant qu'ils provenaient de ma serviette : négatif. Il s'agit de poils des enfants en provenance du bassin. Ma réaction fut de me demander si l'eau des piscines était convenablement traitée.

Par ailleurs, une amie rencontrée près de l'anneau de vitesse me signalait qu'un des bassins (celui de droite) avait été vidé la veille en pleine journée d'activités en raison du vomissement d'un enfant dans l'eau. L'opération a duré à peine 5 mn : il fallait rapidement effectuer un nouveau remplissage pour continuer d'accueillir et de répartir les nombreux enfants dans les bassins.

Au moment de quitter les lieux, j'observe une maman en train d'aider sa fille à "faire ses besoins" sous des arbres du parc situés à seulement quelques mètres des hamacs et des aires de jeux pour enfants (Ouistiti). De quoi en décontenancer plus d'un à la vue de ce comportement.

A quelques mètres de là en retrait, se trouve le bureau d'informations des activités du parc. Je m'y rends immédiatement. J'attends mon tour devant quelques personnes venues gratuitement réclamer avec insistance une casquette ou un chapeau estampillé "Ville de Grenoble" pour se protéger du soleil. (Cela m'a bien amusé : l'hôtesse d'accueil n'en avait plus en stock et les gens repartaient bredouille en soupirant).

Mon tour venu, je demande où se situent les toilettes. J'obtiens la réponse suivante : "Ah...et bien... normalement, on doit en mettre et on attend depuis quinze jours la société qui doit les installer sur les jeux (...) mais ils doivent arriver normalement (...) Sinon, vous pouvez aller là bas beaucoup plus loin aux toilettes payants..." me signale l'hôtesse. Nous étions fin juillet.

Lorsqu'une famille reste tout une après-midi près des ateliers, j'ose espérer que des toilettes mobiles et gratuites apparemment tant attendues ont pu être installées depuis... sic !


Des ateliers et activités victimes de leur succès


Un vendredi, lors de mon second passage au parc, j'ai emmené mon fils s'initier à la fabrication de cerfs-volants.

Durant deux heures, une association (Imagin'air) proposait gratuitement aux enfants d'apprendre à construire, à décorer et à piloter des cerfs-volants. Un succès total, un succès énorme à tel point que la municipalité de Grenoble a sous-estimé le nombre (40) de cerfs-volants à commander chaque semaine auprès de l'animatrice de l'atelier de création (voir ma photo). En discutant avec elle, celle-ci m'indiqua qu'elle avait été verbalement vilipendée par des parents énervés de n'avoir pas pu obtenir de place pour leurs enfants sur l'atelier.

Ce jour là, Michel Destot, député-maire de Grenoble en tenue décontractée, faisait tranquillement le tour des ateliers à la rencontre des Grenoblois sur le Parc Paul Mistral en compagnie des responsables de la manifestation estivale.


En vidéo, l'ambiance journalière d'un "Eté au Par Paul Mistral" :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



25

07

2008

Passage du Tour de France 2008 à Grenoble

tour de france grenoble Jeudi 24 juillet 2008, la 18ème étape du Tour de France 2008 entre Bourg-d'Oisans et Saint-Etienne passait "furtivement" par Grenoble.

L'occasion pour moi d'amener mes enfants voir les coureurs de la grande boucle à l'heure du déjeuner et de rencontrer sur place, un autre blogueur connu de la région.

Bien que le Tour de France soit entaché depuis des années par les problèmes insurmontables de dopage des coureurs, la plus grande course cycliste de la planète continue d'accueillir sur sa route de très nombreux supporters.

Voir ma vidéo ci-dessous.

Arrivé sur les lieux de passage du Tour, les commentaires de la population liés aux histoires de dopages s'estompent et l'engouement des spectateurs pour la grande boucle reste parfaitement intact. En dehors des enjeux financiers et des péripéties administratifs, le Tour de France peut s'estimer heureux de recevoir en 2008 une telle ovation pérenne sur le terrain.


Une course très rapide, l'impression de n'avoir rien vu


Si je me souviens bien, la dernière fois qu'un maillot jaune est passé par Grenoble, c'était le 12 juillet 2005 pour un départ d'étape jusqu'à Courchevel.

Cette année, la 18ème étape entre Bourg-d'Oisans et Saint-Etienne prévoyait notamment un passage par le Pont-de-Claix, Echirolles, Grenoble, Seyssinet-Pariset, Fontaine, Sassenage... le tout en moins de 16 mn ! Le peloton devait passer à Grenoble à 13h28 (horaire prévue sur letour.fr) : il est passé à toute allure au croisement des grands boulevards... à 13h14 !

Au niveau de l'intersection entre le cours de la Libération et du boulevard Foch, en direction du pont de Catane, l'allure des coureurs est impressionnante.

Trois premiers concurrents se présentent en tête, suivi du peloton. Globalement, la vitesse des cyclistes est tellement élevée en ce début d'étape que des spectateurs autour de moi ont mentionné qu'ils craignaient d'assister à une chute au moment de tourner à 45° en direction de Seyssinet.

Trois minutes plus tard, un dernier co-équipier, entouré des derniers véhicules de la course, passe seul devant les Grenoblois après seulement une heure de course. Ce dernier est d'autant plus acclamé par la foule qu'il ne risque pas de gagner l'étape du jour.


Peu de monde : la caravane prime sur les coureurs


J'étais surpris de voir aussi peu de monde, aussi peu de Grenoblois le long des grands boulevards, attendant patiemment le passage des coureurs. Je m'attendais à rencontrer une foule compacte et dense le long du parcours. Aux abords, j'ai surtout entendu des automobilistes qui raillaient et exprimaient leurs mécontentements devant des agents en raison des restrictions de circulation temporairement imposées.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que la population locale est substantiellement plus intéressée par le passage en amont de la "caravane du Tour". Celle-ci, toujours disposée à achalander le consommateur potentiel en lui distribuant de nombreux gadgets publicitaires : casquettes en toile "Cochonou", parapluies jaune ou rouge, porte-monnaie "F.O", promotions "La vache qui rit" ou bons d'accueil "Etaphotel" ou du "Faillitaire", les pin's, lutins et écureuil de la "Caisse d'Epargne, les sachets "Ricoré"... et j'en passe.

L'envie de récupérer un gadget lancé par les publicitaires est tel que certains spectateurs près de moi se sont littéralement arrachés l'objet des mains par terre, en poussant d'autres spectateurs. En filmant la course, une main en l'air a failli dégommer le trépied de mon Médiaphone.

Bienvenue à la foire...

Au passage du véhicule "publicitaire" de la Gendarmerie nationale, quelques huées et sifflements se sont fait entendre de part et d'autres de la foule. Il faut dire que le haut-parleur du véhicule scandait mot pour mot en direction du public "Avec l'arrivée du Tour de France, on fait du bruit avec la musique offerte par la Gendarmerie (...) parce qu'aujourd'hui, y a pas de PV, y a pas de ballon, y a juste de la musique et des bracelets" [1].

Drôle de discours, drôle de manière pour redorer l'image de la Gendarmerie auprès de ses concitoyens, concentré dans un flot publicitaire.

Le Tour de France, c'est avant-tout du merchandising auprès des spectateurs sur le terrain et des téléspectateurs. Si on relève les enjeux financiers et les retombées économiques, le sport et les performances sont relayés en troisième position.

Comme sur un marché en centre-ville, la population est venue chercher ce qu'elle attend : de l'ambiance sonore, des beaux produits sur les étalages (ici, des véhicules de marque, des produits publicitaires...). Pour attirer l'attention et capter l'auditoire, il faut des acteurs "en selle".

En définitive, je me demande si la fête du sport est toujours au rendez-vous.


Ci-dessous en vidéo, le passage de la caravane publicitaire et du Tour de France à Grenoble :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Notes

[1] dans quel sens faut-il prendre le mot :-)


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05

2008

Grenoble Foot GF38 tente financièrement d'assurer sa montée en Ligue 1

gf38 ligue1 Lundi 12 mai 2008, suite à un match nul sur le terrain du Stade des Alpes contre la Berrichonne de Châteauroux, l'équipe du Grenoble Foot GF38 réussissait l'exploit de quitter la Ligue 2 pour monter en Ligue 1 pour la saison 2008/2009 (lire mon billet sur l'ambiance au stade, voir ma vidéo avec le club et les supporters).

Depuis cet évènement sportif inattendu que les instances du club et les nombreux supporters du GF38 n'imaginaient même pas à la sortie de l'hiver dernier, de nombreux remous et rumeurs diverses alimentent régulièrement la vie du club Isérois.


Une montée vertigineuse en Ligue 1


Début mars 2008, signalons tout de même que le GF38 accumulait plus de 12 points de retard sur le 3ème de Ligue 2 et qu'il a su combler à la fois son handicap en ajoutant 22 points au classement et en prenant cette place qui le propulse désormais en Ligue 1 : un travail et une motivation sportive réalisés seulement... en l'espace de deux mois (le foot, ce n'est pas mon truc mais il faut bien reconnaître la superbe performance du GF38 ).

Face à ce challenge relevé depuis peu, alors que beaucoup n'espérait pas voir le club monter aussi rapidement en Ligue 1 la saison prochaine, le GF38 attire désormais les regards, jalousies, convoitises et attise les rumeurs les plus exacerbées. De part et d'autre, les enjeux évoluent et ne sont plus les mêmes : le financement et la gestion du club, non plus.

Suite à une volonté politique de la ville de Grenoble, le GF38 est crée en 1997 à l'issu d'une fusion entre les clubs locaux de football OGI et NORCAP. En 2004, à la surprise général, afin de résoudre les problèmes de gestion, d'améliorer l'image et les résultats de la structure, une société japonaise reprend le club et devient actionnaire du GF38 à 51%. Créée en 1995, Index Corporation est une multinationale japonaise spécialisée dans la distribution de contenus sur mobile et de solutions de services M-commerce. A présent, Index possède plus de 99% du capital du GF38 sous couvert d'une SASP (Société anonyme sportive professionnelle). Ce dernier est présidé par le numéro 3 du groupe japonais, Kazutoshi Watanabe .


La fragilité financière du Grenoble Foot GF38


En 2007, Index Corporation a dégagé un chiffre d'affaires avoisinant les 800 millions d'euros mais a accumulé une perte d'environ 100 millions d'euros. Face à la situation, les premières rumeurs de séparation entre l'actionnaire principal et son club ont fait leur nid en 2008, mêlant à la fois les résultats relatifs de l'équipe, un changement d'entraîneur, l'annonce du passif et surtout, une relative discrétions du staff japonais sur ses intentions en matière de stratégies sportives, économiques et financières à l'égard du GF38.

La récente montée en Ligue 1 du GF38 permet à Index Corporation d'afficher plus concrètement ses intentions.

Alors que le club Grenoblois affiche également un passif de près de 5 millions d'euros, le groupe Japonais renforce sa volonté de ne pas vendre ni se séparer du GF38. Bien au contraire. Satisfait de voir le club accéder en Ligue 1 alors qu'il s'attendait plutôt à ce qu'il grimpe au sommet de l'élite d'ici un ou deux ans, Index n'a pas l'intention de se séparer d'une poule aux œufs d'or. "Je suis fier de la montée en Ligue 1 du Grenoble Foot 38 (...) Nous demeurons actionnaires du GF38 afin de soutenir durablement son développement" affirme Masami Ochiai le numéro 1 du groupe sur le site du GF38 afin de faire taire les pronostics.

Mais voilà : en détenant plus de 99% des parts, face aux pertes accumulées, difficile de pouvoir ouvrir facilement le capital du club Isérois. Et il va bien falloir financer la montée du club en Ligue 1 avant le premier match du GF38 contre Sochaux pour l'ouverture de la saison 2008/2009 le 9 août prochain... dans seulement 2 mois et demi !

La situation financière du GF38 reste pour le moment... très délicate.


Assurer financièrement la montée du GF38 en Ligue 1


Les dirigeants du club doivent présenter le 29 mai 2008 à la Direction Nationale de Contrôle de Gestion (DNCG, une direction de la Ligue de Football Professionnel, LFP) un dossier de financement... qui tient la route. La ville de Grenoble subventionne déjà l'association du GF38 (activités hors pros) pour un montant d'environ 500 000 euros par an et ne peut directement subvenir au club.

La recherche de nouveaux partenariats et partenaires financiers apparaît plus que souhaitable et nécessaire, à condition toutefois que le groupe Japonais Index accepte de "lâcher du lest" tout en restant l'actionnaire principal. Un changement de cap pas facile à opérer, à accepter et à négocier pour les Japonais qui ont depuis le début, investi pour la victoire.

Le budget du GF38 est d'environ 12,5 millions d'euros. Son capital est d'environ 4 millions d'euros. Une somme plutôt ridicule face aux enjeux qui attendent le club alpin en Ligue 1. Entre les reversements des droits audiovisuels de la fédération qui se comptent en millions d'euros aux clubs de l'élite et le budget actuel du GF38, il faudrait au moins 24 millions d'euros au club de football Grenoblois pour assurer au minimum sa montée en Ligue 1. A titre de comparaison, le budget de l'OL, récent champion de Ligue 1 avoisine les 200 millions d'euros.

Une source me signale que les instances locales auraient dernièrement fait appel à un avocat réputé proche de l'organisme chargé de surveiller les comptes des clubs de football professionnels en France, afin de "consolider" le dossier que le GF38 doit déposer dans les jours prochains à la DNCG. Les coups de téléphone ne cessent de sonner entre responsables, conseillers et dirigeants. En parallèle de la recherche obligatoire de nouveaux partenaires, la holding principale Japonaise chercherait le moyen d'amener du capital et du financement au club en respectant comme il se doit les règles économiques des instances internationales. Information restant à confirmer.


Pressions et convoitises autour du GF38


Cette situation délicate rend d'autres clubs de Ligue 1 attentifs agressifs à la situation Grenobloise. Du côté du Racing Club de Lens, redescendu en Ligue 2 et dont le budget n'a rien à voir avec celui du GF38, certaines pressions prennent place dans le milieu du football et dans les médias spécialisés. Certains aimeraient bien que le GF38 ne puisse trouver financièrement sa place en Ligue 1.

Ajoutons également que le GF38 manque d'infrastructures dignes d'un club de Ligue 1, notamment un véritable centre d'entraînement et de formation. Sans compter les indiscrétions ces derniers jours concernant la politique de recrutement essentiel de nouveaux joueurs au sein du GF38 dont l'objectif principal l'an prochain est... de se maintenir en Ligue 1.

Ce week-end sur France Info, Grégory Coupet , actuel gardien de l'OL, estimait que le GF38 était un club qui pourrait compter dans la suite de sa carrière, même chose pour Youri Djorkaeff , ancien joueur du FC Grenoble, qui regarde avec attention l'évolution du club.

En attendant l'examen de passage en fin de mois, plus que jamais on parle de Grenoble sur les ondes des grandes chaînes. Certains vont même jusqu'à corréler le dynamisme de Grenoble et la montée du GF38 en Ligue 1 avec le dossier de candidature des JO de Grenoble 2018.

Personnellement, je reconnais que l'engouement est important et que la ville de Grenoble est sur le point de vivre de prochains moments forts à l'avenir. A croire qu'il est devenu difficile d'imaginer pourquoi Grenoble n'était pas encore en Ligue 1 depuis toutes ces années !

Grenoble mérite la place qu'elle occupe. La réussite du GF38 croise le chemin de celle de Grenoble sur la scène économique locale et nationale. N'étant pas un fan de foot par nature, je continuerai l'an prochain à aimer ma ville avec le GF38.


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