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2007

Bonjour, un menu GIANT XL pour Grenoble, l'Isère et le Conseil Général de l'Isère s'il vous plaît !

giant grenoble Le 19 octobre 2007 dernier, le Conseil général de L'Isère (CG38) dévoilait un nouveau projet d'envergure national et international pour la ville de Grenoble , l'Isère et la région Rhône Alpes. Une perspective également présentée le 19 novembre 2007 devant le Conseil Municipal de Grenoble.

Le projet "GIANT", Grenoble Isère Alpes Nano Technologies (nom de code peu apprécié de certains élus, notamment par Geneviève Fioraso [1]) est un projet très ambitieux portant essentiellement sur la requalification du Polygone scientifique, le développement technologique et économique de l'Isère et sur une volonté d'agrandir, d'émanciper le centre ville de Grenoble.


GIANT, un projet d'envergure internationale, un MIT à la française


Un projet d'urbanisme gigantesque sur lequel le CG38 travaille "en secret" [2] depuis janvier 2007, étayé par un rapport de Marcel Morabito mettant l'accent sur le principe de la compétitivité internationale, le maillage territorial ou la gouvernance universitaire. S'appuyant sur l'opportunité et le professionnalisme du transfert technologique, le rapporteur souligne la nécessité d'amener une vision à long terme du dynamisme économique et préconise l'ouverture des Universités sur la société. L'ancien recteur de l'Académie de Grenoble signale lors de sa présentation [3] "Partout, on finance de plus en plus massivement sur projet et non pas sur structure (...) Partout, on observe des liens étroits entre recherche, enseignement supérieur et industrie (...) des concentrations massives de compétences et de moyens (...) d'où l'émergence d'un modèle unique (...) la nécessité d'attirer les élites" en prenant modèle sur le MIT à Cambridge.

Le "projet GIANT, vers un MIT à la française" prévoit de requalifier et de réaménager près de 250 hectares entre le Drac et L'Isère et un rhabillage du Polygone scientifique en "presqu'île de l'avenir" d'ici... 2020... 2025 !

Jean Therme, initiateur du projet MINATEC, déploie avec un élan et un enthousiasme déterminé la portée du projet par la nécessité de mailler, de concentrer des pôles de compétitivité tels que le CEA, le CNRS, l'EMBL, l'ESRF , Grenoble Management, l'ILL, l'INPG, l'Université Joseph Fourier.

S'appuyant sur une présentation vidéo alléchante, le directeur du CEA Grenoble explique "Tout le monde nous envie finalement ce territoire Grenoble Isère (...) Nous sommes dans un écosystème d'innovation à croissance endogène [4] (...) Nous visons à terme une intégration totale (...) des deux poumons qui doivent vivrent en synergie, le Polygone scientifique et le campus universitaire (...), l'ensemble, qui nous emmène vers une grande Université de Grenoble, qui transcende toutes les difficultés géographiques locales, les limitations des institutions (...) GIANT met l'innovation technologique au coeur des grands enjeux sociétaux de demain, l'énergie, la santé, l'information (...) Aujourd'hui, nous sommes considérés comme le territoire innovant de référence sur le plan national".


Un budget annuel d'environ 700M€


Au total, le projet "GIANT Grenoble" englobe six composantes et des budgets conséquents : les micro nanotechnologies (320M€), la biologie et biotechnologies (60M€), les grands instruments (155M€), la recherche fondamentale (35M€), les nouvelles technologies pour l'Energie (90M€) et le management de la technologie (40M€).

Au total, un système concentré, intégré, un budget annuel qui pèse environ 700M€, englobant 5900 personnes, près de 5000 étudiants, 5000 publications et un dépôt de 255 brevets (500 à terme dans le cadre de GIANT, devenant numéro 1 français devant Renault , PSA , L'oréal ). A titre comparatif : MIT (1660 M€), CALTECH (2000 M€), KIT (557M€), Cambridge (1050M€), RIKEN (512M€), NANYANG (334M€)...


Un nouveau centre ville pour Grenoble


Claude Vasconi, architecte urbaniste sélectionné pour travailler sur GIANT présente un schéma directeur général ambitieux du projet et souligne "On ne part pas de rien, ce futur pôle du Polygone va faire partie, fait partie intégrante de la ville, ça va devenir presque l'épicentre de tout ce nouveau quartier (...) Il doit sortir de son isolement, prolonger la gare, drainer un tapis urbain (...) l'idée de prolongement de la cité accompagnée d'immenses espaces végétaux (...) Un quartier ouvert à l'habitat, aux commerces, aux transports et à la densification (...) c'est la ville qui se prolonge par l'avenue des Martyrs...".

Michel Destot, député-maire de Grenoble déclare à propos de GIANT lors d'un débat participatif de campagne "Le centre ville de Grenoble, ce n'est pas le centre ville de la ville mais celui de toute l'agglomération (...) Il permettra de diluer ses contraintes actuels (...) C'est pour cela qu'il faut étendre notre centre ville dans les années à venir".


La technologie modélise la ville de Grenoble


Le projet GIANT est le nouveau projet "coeur de ville, coeur d'agglo" de l'Isère. Un projet portant Grenoble et son agglomération au plus haut plan au coeur de la concurrence internationale dans le domaine des hautes technologies. Dans sa logique d'évolution et de requalification, GIANT permet astucieusement de relever l'utilité et l'intérêt de la construction de la Rocade Nord, d'étendre un centre ville actuellement réduit à sa peau de chagrin, faisant du quartier de la gare un nouvel "epicentre ville" et de la rue des Martyrs... un "backbone" technologique.

Pour certains, GIANT est synonyme de croissance fonctionnelle. Pour d'autres, de décroissance récurrente.

Pour le moment, les contours ont été cadrés et prédéfinis sur le papier. Toujours est-il que le coût du projet reste encore à définir avec précision. Comme à l'accoutumé et à titre d'exemple, on peut s'attendre à une montée habituelle des prix de l'immobilier ou une faible participation de l'Etat sur le projet en matière d'investissement. Bien entendu, je vous laisse en déduire les conséquences à la fois positives et négatives pour la vallée et compléter le raisonnement...

Grands projets de Rocade Nord, Giant, Jeux Olympiques de 2018... finalement, tout est lié : une ville sans projet, c'est une ville sans débat, sans force de proposition ou d'opposition, c'est une ville sans avenir...

Une fois n'est pas coutume, quelque chose me dit que les habitants n'auront pas leurs mots à dire le moment venu, ni la possibilité de se prononcer "concrètement et réellement" sur cet ambitieux projet d'avenir qui transformera à coup sur, la ville de Grenoble. En la matière, je ne souhaite qu'une chose, c'est me tromper.

Notes

[1] rencontrée à l'inauguration de sa permanence parlementaire

[2] plus maintenant

[3] en vidéo sur le site du CG38

[4] tout le monde a bien compris j'espère :-)


08

08

2007

Trois nouveaux sites équipés en accès wifi gratuit grand public à Grenoble

Wifi Grenoble Vendredi 6 juillet 2007, Michel Destot, député maire de Grenoble, organisait un point presse au "Café de la Mairie" place de Gordes. Il concernait le lancement des premières bornes d'accès wifi (hotspots) mises en place par la ville de Grenoble et permettant au grand public de se connecter gratuitement à l'Internet (lire le billet).

Après une première vague d'installation de points d'accès wifi au jardin des Plantes (2 bornes, local jardiniers, salle d'expo), le jardin de Ville (3 bornes, place d'Agier, de Gordes et grand jardin), l'Hôtel de Ville de Grenoble (3 bornes, accueil du public, salle de réception, parvis côté parc Paul Mistral), premier lot réalisé en collaboration avec Orange Business Services pour un montant de 37 000 euros, la ville de Grenoble vient de mettre en place 3 nouvelles bornes supplémentaires en centre-ville :

- Place Victor Hugo (2 bornes détectées dont une, accrochée sur un balcon coté "toilettes publics").

- Place Saint André (1 borne à ma connaissance).

- Place Grenette (1 borne à ma connaissance, accrochée au dessus des bar-cafés [1]).

Ce second lot a été réalisé avec la technicité de OBS et le soutien de NIS (Neptune Internet Services) qui a déjà installé une vingtaine d'hotspots wifi "Internet-ici" dans l'hypercentre de Grenoble pour des professionnels qui accueillent du public.

Première constatation. En fonction des lieux couverts, les bornes ne sont pas identiques. Certaines disposent de boitiers accompagnées d'antennes émission-réception, d'autres, de boîtiers blancs peu épais et plus discrets.

Je me suis amusé à tester [2] un certain nombre d'hotspots wifi en ville. La qualité de connexion est inégale et la vitesse de connexion diffère d'un point d'accès à un autre (qualité de la réception en étant proche ou éloignée de la borne, manière d'accéder à l'Internet...).

Il en résulte une meilleure qualité de connexion sur les premières bornes installées (1er lot). Connexion rapide et immédiate, temps de latence court, surf plus aisé et plus rapide, tout en cherchant à s'éloigner des bornes wifi...

La ville de Grenoble ne permet pas d'accéder à certains sites ou protocoles d'accès.

Vous tomberez sur le genre de page suivante :

"La politique de filtrage de votre [3] firewall ne vous permet pas d'accéder à cette Url."
"Site : média.libsyn.com"
"URL : /media/poddiver/PTV12.m4v"
"Catégorie : "Jeux en ligne, Tchat, Jeux d'argent et Musique en ligne".

De très nombreuses sociétés ont pour habitude d'éviter que certains de leurs collaborateurs surfent sur la toile à longueur de journées. Pour beaucoup, l'Internet est devenu un outil indispensable. De nos jours, l'usage de l'audio et de la vidéo sur le web est devenu aussi important que la lecture traditionnelle de contenu au format texte. Supprimer l'accès à certains protocoles, liens et services web n'est peut-être pas la meilleure manière de proposer un accès libre et public à l'Internet. Dans un premier temps, il aurait été souhaitable de recenser les usages, habitudes et comportements des internautes en ville pour observer les besoins de connexion occasionnelle de chacun... avant de brider certains accès.

Notes

[1] voir ma photo

[2] testé avec un mobile Nokia N95 en Wifi b/g, en A-GPS, en VoD (par streaming vidéo), podcasts, surf et autres téléchargements audio et vidéo, ...

[3] Il faudrait plutôt mentionner "notre firewall" ...


09

07

2007

La ville de Grenoble équipe plusieurs sites en accès Wifi gratuit grand public

En janvier 2007, j'étais invité à la présentation des voeux de Michel Destot à la presse et aux médias audiovisuels (lire le billet). Lors du repas à l'Hôtel Plazza Alpexpo, je posais une question au maire de Grenoble et soulignait l'intérêt pour la ville d'équiper certains lieux publics ciblés de bornes d'accès Wifi pour tous. En exemple, j'avais évoqué la possibilité d'offrir aux étudiants une connexion wifi gratuite grand public au parc Paul Mistral, en plus des possibilités de connexion existantes localisées (hôtels, bar, restaurant, fastfood, bibliothèque, station Internet, réseaux FON, Grenoble Wireless...)

Vendredi 6 juillet 2007, Michel Destot, député maire de Grenoble organisait un point presse sur le sujet au "Café de la Mairie", place de Gordes. La ville de Grenoble vient d'équiper certains sites de bornes d'accès wifi (hotspots) permettant de se connecter gratuitement à l'Internet.

Les trois premiers sites choisis, actifs :

Le jardin des Plantes : 2 bornes (local jardiniers, salle d'expo), le jardin de Ville : 3 bornes (place d'Agier, Gordes et jardin), l'Hôtel de Ville de Grenoble : 3 bornes (accueil du public, salle de réception, parvis côté parc Paul Mistral et d'autres à terme pour couvrir une partie de la superficie). Un premier lot réalisé en collaboration avec OBS (Orange Business Services) pour un montant de 37 000 euros.

Les trois prochains sites à venir avant fin 2007 :

Place Victor Hugo, place Grenette et de Verdun. Un second lot réalisé en collaboration avec NIS (Neptune Internet Services) au niveau local pour un coût de 4200 euros par place pour une période de 6 mois.

J'ai pris mon Nokia N95 pour tester la connectivité wifi (navigation Internet, administration du blog, lecture vidéo...). Assis à l'entrée de la place de Gordes et sur le dernier banc de l'air de jeux pour enfant, côté kiosque du parc du jardin de Ville, la liaison wifi est meilleure :-). La détection du point d'accès "wifigrenoble" est plutôt rapide.

Arrivé sur la page d'accueil du site de la Ville de Grenoble, il suffit de saisir l'identifiant "grenoble", le mot de passe "wifi" et d'accepter les certificats de sécurité pour surfer sur le Net. Aucune clé de protection WEP ni WPA. Pare-feu et contrôle parental mis en place. Certains ports sont actifs et ouverts, d'autres non.

Pendant que Michel Destot effectue à son tour une démonstration wifi en surfant sur son blog au côté de Geneviève Fioraso, Hélène Milet et d'autres personnalités, j'en profite pour interviewer Ivo Mrakovcic, ingénieur réseau pour la ville de Grenoble : questions techniques, d'usage et d'accessibilité...

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur, Chrys, 4mn 46s.

En réalité, la ville souhaite tester dans un premier temps les usages de connexion du grand public afin d'affiner le contrôle sur les protocoles d'accès. Elle va également déployer une signalétique wifi dans les semaines à venir. En septembre 2007, la ville lancera un appel d'offre pour équiper progressivement d'autres lieux en ville dès 2008.


05

12

2006

Grenoble récompensée aux Labels Villes Internet.

La ville de Grenoble vient d'être récompensée lundi soir lors de la remise des labels villes Internet qui se déroulait à Lyon. Elle passe en effet de 3 à 4 arobases, récompensant le travail effectué tout au long de l'année 2006 par les services et les agents de la mairie.

Voici la définition de ces labels :
Les collectivités qui inscrivent une politique Internet dans leur mission de service public sont invitées à participer chaque année aux Labels nationaux "Ville Internet" et "Territoire Interconnecté".
Ces Labels permettent à la collectivité locale d'évaluer et de montrer la mise en œuvre d’un Internet local citoyen à la disposition de tous pour l’intérêt général.
Le jury, composé d’experts, analyse les politiques menées par les collectivités sur la base de critères liés aux valeurs de citoyenneté active et de démocratie participative.

La salle de conférence du Centre des Congrès était quasiment pleine lors de cette remise. Nous avons eu droit à des discours de la part de Mme Trautmann, député européen et ancienne ministre, de Mr Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhone-Alpes, à des petits films présentant certaines facettes de l'Internet dans les villes.
Puis vint le moment tant redouté ou espéré par les participants.
Vous pouvez retrouvez ici les résultats complets de cette compétition.

Pour info, voici les résultats des autres communes de l'agglomération de Grenoble :

Ces distinctions sont bien sûr honorifiques et tout le mérite en revient bien sûr aux agents des collectivités, même si les élus vont avoir tendance à tirer la couverture à eux et à en tirer tous les bénéfices.

En tant que webmaster, blogueur, je félicite toutes les personnes qui oeuvrent tout au long de l'année pour que ces sites vivent, progressent, en étant parfois obligés de déplacer des montagnes pour faire passer leurs idées ou leurs points de vue.


28

11

2006

Carte OùRA ! : quand le contrôleur joue à big brother...

Vous avez probablement entendu parler de la carte OùRA !, la carte des transports régionaux de demain, progressivement mise en place par la Région Rhône-Alpes et la SNCF qui vous permettra à terme d'ici 2009, de voyager sur tout le territoire régional.

Cette carte d'abonnement unique permettant aux habitants du bassin grenoblois de voyager sur le réseau TAG et TER Rhône-Alpes a pour objectif de développer la multi-modalité (Tram, Bus, Train TER...) dans les mois et années à venir, pour ceux qui utilisent plusieurs moyens de transports différents dans leurs déplacement au quotidien (voir les modalités). D'ici janvier 2007, elle remplacera la plupart des abonnements de transports (TER, TagO'Train...).

Cette carte OùRA est une carte à puce sur laquelle votre nom, prénom et photo apparaissent. Elle enregistre tout un tas d'information sur vous.

Ainsi, une amie habitant dans les environs de Voiron et ayant l'habitude de venir travailler à Grenoble en prenant tous les jours le TER et les transports en commun de l'agglo a été contrôlée un matin il y a quelques jours sur Grenoble. En tendant sa carte au contrôleur pour vérification et lecture électronique, ce dernier ne s'est pas privé pour lui dire ceci :

"Votre titre de transport s'il vous plaît (...)"
"Merci (...)"
"Eh bien Madame, (...) je vois que vous vous êtes levée bien tôt ce matin (...) vous venez de loin à ce que je vois (...) mais je constate également que vous êtes rentrée bien tard chez vous hier soir... 23h00 ! (...) vous vous promenez souvent à cette heure-là ?"
"Bien, c'est bon, je vous rend votre carte, (...) bonne journée à vous !"

Par delà les faits, on peut s'interroger sur le comportement de certains agents qui seraient apparemment habilités pour agir de cette manière et voulant démontrer leur "capacité" à user d'un système que beaucoup rejettent. Cette façon d'agir est-elle acceptable pour autant ?


21

11

2006

Une install party Linux à Grenoble pour le grand public

A l'occasion de la sortie de la distribution Linux Ubuntu Edgy Eft, l'association les petits débrouillards Rhône-Alpes organise une "install party Linux" à Grenoble à destination du grand public.

Celle-ci aura lieu le mercredi 22 novembre à partir de 18h30 au 12, rue du 140ème R.I.A à Grenoble.

J'entends de plus en plus parler de cette association autour de moi. Elle est implantée dans un quartier grenoblois où le taux de chômage est important et où les habitants ont globalement peu de moyens. Une manière originale, ludique et populaire de leur démontrer qu'il existe des solutions informatiques viables et économiques à leur portée. C'est aussi une occasion de discuter avec des experts sur les problématiques de marques, de brevets, de prix, de logiciels, de systèmes et de licences d'exploitation.

Un pôle d'installation sur place permettra de proposer des démonstrations sous Linux mais également si vous le souhaitez, d'installer sur votre unité centrale le système d'exploitation Ubuntu. Gratuitement !

Je ne suis pas fan de Linux mais je reconnais l'intérêt de découvrir ce système d'exploitation ou d'approfondir ses connaissances sur le sujet. Parallèlement, j'ai cru comprendre que la Gendarmerie Nationale et l'Education Nationale souhaitaient migrer progressivement leurs solutions bureautiques sur OpenOffice, une suite logicielle libre... et gratuite !


26

10

2006

Un soucis attend les grenoblois dans les années à venir

De plus en plus de citoyens s'équipent de "box ADSL" : boîtiers permettant l'accès à l'Internet haut débit. La convergence des services est en route. Téléphone, vidéo à la demande, télévision, HD, Wifi, radio, 3G, TNT, Multiplay, stockage de données...

On imagine aisément chaque citoyen vouloir posséder sa propre ligne amenant une grande majorité de ces services au détriment des lignes communes et collectives. Néanmoins, un problème important émerge : celui de la qualité des liaisons entre le client final (vous) et la dernière plaque de commutation de l'opérateur (NRA / DSLAM). Ces quelques centaines de mètres sont primordiales. La qualité d'émission et de réception des données dépend de la qualité de ces lignes téléphoniques. Les "box" étant de plus en plus sensible à la qualité des flux entrants.

Il suffit d'observer en ville (photo). Aucune infrastructure de liaison téléphonique et hertzienne n'est homogène. Un nombre incroyable de fils en tout genre et de mauvaises qualités traversent les allées, fenêtres et bâtiments. Notamment en centre ville, lieu privilégié pour disposer de nombreux services et souscrire aux offres de services des opérateurs et fournisseurs d'accès.

En principe, la maintenance de ces derniers mètres est à la charge de l'opérateur historique. Mais certaines co-propriétés souhaitent maîtriser cette opération. Parfois, des particuliers. Hormis les opérateurs désirant implanter de la fibre optique directement chez l'habitant, il me semble qu'un véritable enjeux se prépare : la maintenance et la qualité des derniers mètres.

A partir du moment où une ville engage des actions destinées à accroître et améliorer l'utilisation de l'Internet et les usages de l'Internet chez l'habitant, elle sera tôt ou tard confrontée à ce problème : qui, dans les années à venir, aura la maîtrise de la maintenance des derniers mètres ?

L'opérateur historique ? Un opérateur privé ? Des sociétés de services spécialisées ? Un collectif d'habitant par secteur ? Des expertises individuels et services à la personne ?


25

10

2006

Cabine téléphonique en ville : un service en voie de disparition ?

Combien reste t'il de cabines téléphoniques en ville ?

La question n'est pas anodine. Alors que près de 80% des français possédant un téléphone portable, dont 95% des jeunes entre 15 et 25 ans, la disparition progressive des cabines téléphoniques paraît à terme, inévitable.

A Grenoble, le nombre de cabines téléphoniques diminue. Elles sont notamment présentes dans la plupart des lieux publics : bureaux de poste, gares, arrêt de bus et tramway, galeries. En ville, peu de gens les utilisent. Pour téléphoner, en dehors d'une carte de paiement, il faut avoir une carte à unité. Comme par hasard, cette carte peut être achetée dans la plupart des lieux que je viens de citer. Il y a donc un rapport géographiquement étroit entre la cabine et son utilisateur.

Il en reste un peu plus de 100 000 en France. France Télécom, au titre de ses obligations de «service universel», se doit d'en préserver environ 45 000. Un chiffre qui sera rapidement atteint dans les années à venir.


23

10

2006

La Mairie de Grenoble s'intéresse au vote électronique

Au moment où la 5ème campagne de votation citoyenne pour le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers se tenait ce week-end à Grenoble, le Conseil Municipal de la ville s'apprête le 30 octobre prochain, à débattre et à voter l'acquisition de 96 machines à voter.

Les élections approchent. Certaines municipalités ont pour souhait de proposer le vote électronique. L'une des principales motivations des collectivités est la possibilité de connaître immédiatement le résultat d'un vote après clôture du scrutin. Mais également de faciliter le processus démocratique. Permettre un gain de temps. Economiser sur les coûts d'installation, de traitement, d'impression. Sans oublier la possibilité éventuelle d'accroître le nombre de consultation citoyenne.

Pourtant, certains experts estiment que le vote électronique n'est pas fiable à 100%. Ils ont démontré la capacité à pirater certains composants sur certains modèles de machine. L'un des adjoints au Maire, Gilles Kuntz, s'oppose, sur son blog, au vote électronique. Selon son communiqué de presse, "le dossier d'agrément déposé auprès du Ministère de l'Intérieur est sous le coup du secret industriel que la maison-mère américaine fabricant les machines choisies, refuse de lever (...) les machines ne gardant aucune trace matérielle des opérations."

En d'autres termes, avec le système actuel que nous connaissons, tout citoyen peut vérifier la validité d'un vote. Urne transparente, dépouillement matériel, recomptage possible à plusieurs. Concernant les machines de vote électronique, seule une poignée de personnes (experts) peuvent certifier la fiabilité d'un vote.

Ces machines devraient permettre d'offrir une trace papier du vote effectué. Le votant aurait une preuve de son choix de vote. En cas de contestation ou de problème, la collectivité pourrait manuellement décompter les impressions. Ces machines devraient-elles conserver leur secret de fabrication logiciel et matériel ? Devraient-elles au contraire disposer d'un logiciel dit open-source ? L'utilisation du vote électronique est-elle pour vous un recul ou une amélioration du processus démocratique ?

Résultat du sondage : [1]

"Etes-vous pour ou contre l'emploi des machines de vote électronique pour les prochaines élections à venir ? :"

Je suis pour | 36.64% | 48 votes
Je suis contre | 57.25 | 75 votes
Ca m'est égal | 3.81% | 5 votes
Je ne vote pas | 2.29% | 3 votes

...soit 131 expressions.

Notes

[1] Ce sondage est sans prétention. Il a uniquement pour vocation de valoriser le contenu du billet sur lequel il est placé


15

08

2006

"Mobilo Web" est en route...

internet Greblog est un media d'internet ... internet par ici, internet par là, il parait que l'internet a révolutionné la vie de bon nombre de français et que même certains ont trouvé leur époux, leur épouse sur le web ( ;-) ) mais il existe encore ( et heureusement ) des personnes pour qui le web n'existe pas.

Partant de ce constat, la Metro a décidé d'aller à la rencontre d'une partie de ces non-surfeurs afin qu'ils se familiarisent avec ce nouvel outil, qui permet de s'ouvrir au monde.
Ainsi, une fourgonnette portant le logo "Mobilo Web" va circuler prochainement dans les rues de Grenoble et alentours. Equipé de 6 Pc Portables, d'appareils photos numériques ( les APN ! ), d'une imprimantes, d'un scanner, le véhicule permet de "surfer" facilement sur "la toile". Détail amusant qui ravira certains Geeks, la connexion internet se réalisera par ... satellite !

Le véhicule circulera au gré des manifestations suivant un planning qui sera disponible sur le site de la Metro. "Mobilo web" pourrait pointer son nez plus vite que vous ne le pensez par chez vous, en effet, le lancement officiel est prévu en octobre mais des tests sont actuellement réalisés. Alors ouvrez l'oeil et si vous voyez la fourgonnette, pensez à nous, prenez là en photo avec un des APN présent et envoyez là nous ... par satelite ? ( LOL )

29

06

2006

Yahoo! à Grenoble

Si vous surfez sur le web, vous devez forcément connaître Yahoo!. L'un des moteurs de recherche concurrent de mon "ami" Google.

Oui d'accord mais pourquoi je vous parle de cette société américaine ?

Tout simplement parce que celle-ci a décidé de créer un pôle d’innovation européen à ... Grenoble ! Le but de cette implantation est d'intégrer les spécificités locales et de valoriser l'expertise européenne en matière de recherche.

En fait, Yahoo! déjà présent à Echirolles, ayant racheté le moteur de recherche Kelkoo, veut révolutionner "la recherche de l'information sur Internet" et ainsi déduire d'éventuels annonceurs. Les ingénieurs grenoblois devront donc imaginer de nouveaux systèmes innovants qui permettront au moteur de recherche américain de tirer son épingle du jeu dans la jungle de l'Internet.

Signalons que l'info provient du Figaro.

28

06

2006

I-TECH : un journal gratuit d'information hi-tech accessible à tous

La presse locale gratuite est toujours en effervescence. Depuis quelques temps, de nouveaux magazines, bimensuels ou quotidiens du soir font leur apparition dans l'agglomération. Pour le plus grand plaisir des lecteurs ou le malheur de la presse traditionnelle.

Depuis décembre 2005, un nouveau magazine a fait son apparition. I-Tech mag. Un journal gratuit d'information ayant pour ambition d'apporter à ses lecteurs, une information hi-tech, accessible au plus grand nombre, grâce à un contenu riche et varié. Vous trouverez ce journal distribué dans l'agglomération (Fnac, MacDo, cinémas...). Ecologie, design, insolite, évènement, vie locale, blogs, jeux vidéos, multimédia, produits phares et tendances, complété par un dossier du mois. Il est également possible de s'abonner au journal.

Le numéro 3 vient de paraître (télécharger et lire les numéros 1, 2 et 3). Son dossier du mois est consacré à la nouvelle console Wii de Nintendo. Un journal bien écrit, dont j'apprécie la lecture, notamment quand il traite du local.


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