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2009

Il commence par un H, ne remplit plus sa fonction et mouline dans le vent

grenoble Petit article informel et anodin après quelques jours de repos.

Quand on traverse Grenoble pour se rendre d'un point à un autre de la ville, que l'on soit à pied, en vélo, que l'on emprunte les transports en commun ou que l'on prenne son véhicule personnel pour se déplacer, il n'est pas rare de rencontrer quelques difficultés... toujours au moment où on ne s'y attend pas.

Quoi de plus énervant lorsque nous devons impérativement être à l'heure et nous rendre à un rendez-vous important ou privilégié.

Quoi de plus agaçant lorsque nous devons faire face à un choix imprévu et que le doute s'installe un court instant au plus mauvais moment, lorsque nous sommes pressés... justement par le temps.


Le temps, c'est de l'argent


Un peu de rhétorique.

Comme chacun le sait, le temps, c'est de l'argent... [1] notamment pour certaines collectivités.

Face à cette hypothétique forme de péréquation, je vous propose d'écouter et de visionner cette courte vidéo [2] qui vous fera comprendre pourquoi nous devons parfois faire des choix, remettre en cause sur l'instant notre bonne éducation volonté citoyenne et s'affranchir de certaines règles de bonne conduite en collectivité sur le bitume.


Qui est H ?


Machine à coudre ou métier à tisser automatisé ? Roulement à billes défectueux ou anneaux de balançoire rouillés ? Unité de compostage à la Poste ou rotative d'un grand quotidien régional ? Vieille poussette déglinguée ou vieux pressoir pour fruits et légumes ? Endosquelette en métal ou Terminator à la dérive ?

Non.

Mr H n'assure plus sa fonction régalienne quotidienne. Par contre, il bronze tranquillement et recharge ses batteries sous un beau soleil en milieu de matinée.

Le 10/03/09 à 10h06, au coin de la rue Barral à Grenoble :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus

Exceptionnellement, celui-ci n'a pas été nourri par les petites galettes rondes de mon porte-monnaie. Ni ses petits camarades en faction de couleur gris se tenant droit, le torse bombé... gentiment positionnés dans les alentours.

Par moment... nous avons tous l'heure, mais nous n'avons pas le temps.

"Qui a le temps et attend le temps perds son temps" [3]

Notes

[1] Benjamin Franklin

[2] tournée après la sortie de mon rendez-vous

[3] William Camden


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11

2008

Quand le wifi sert à fidéliser la clientèle d'un hypermarché Grenoblois

wifi grenoble Comme bon nombre d'entre vous, il m'arrive de faire de temps à autre quelques courses sur l'une des zones commerciales les plus étendues de la région : celle située sur l'avenue Gabriel Péri à Saint-Martin-d'Hères.

Arrêtons-nous un instant sur l'un des principaux centres commerciaux de l'agglomération Grenobloise.

Depuis quelques mois, l'hypermarché Géant Casino Saint-Martin-d'Hères propose à sa clientèle de faire ses courses... en surfant sur le web.

Le marketing commercial a encore de beaux jours devant lui. Quand il s'agit d'attirer et de fidéliser une "nouvelle" clientèle, tous les moyens sont bons.


Faites vos courses... en surfant sur le web


Au premier abord, l'idée paraît quelque peu séduisante.

Géant Casino vous propose tout simplement de vous connecter gratuitement et en accès libre à l'Internet par le wifi dans son espace commercial. Pour peu qu'on soit attaché au quotidien à la toile ou qu'on ne dispose pas d'accès chez soi, on peut être tenté par l'utilisation du service. Après tout, la nouveauté qui attire l'attention, est susceptible de séduire.

Chacun sait que la gratuité amène le business.

Il suffit d'entrer dans la galerie commerciale Géant Casino pour s'en apercevoir. De grands panneaux fixes placés à la fois à l'entrée et au milieu des allées du centre commercial vous informe :

"Surfez au gré de vos envies, en consultant vos emails, en naviguant sur vos sites web favoris, en jouant avec vos amis (...) Connectez-vous à votre centre commercial et découvrez son actualité, sa newsletter, ses animations, ses services, ses liens locaux utiles".

Comme on l'aura compris, ce message publicitaire s'adresse en priorité aux jeunes (à vrai dire, je ne crois pas que mes deux grands-mères sachent ce qu'est une newsletter, jouer sur le Net ou prendre le temps de consulter l'actu web du magasin).

Essayons d'utiliser ce service gratuit sur place.


Jouons le jeu


A part pousser un caddie, amener des sacs pour transporter et ranger ses courses, cela ne me viendrait pas à l'idée de prendre une machine pour me connecter en wifi à l'Internet pendant que je fais mes courses. Le temps que nous consacrons pour faire nos emplettes est parfois difficile à trouver entre le travail, la famille et le reste de nos activités. Comment peut-on encore trouver le moyen de consommer tout en consommant de l'information sur le web ?

Il m'a fallu plus de deux minutes pour lancer une connexion active en wifi sur mon mobile (activation wifi, acceptation des conditions générales d'accès au service, passage obligé sur le web du magasin pour enfin arriver à surfer sur un site de mon choix). Le seul moment idéal choisi pour me connecter : dans la file d'attente, devant les caisses.

Il semblerait que la répartition des points d'accès wifi soit volontairement inégale dans la zone commerciale Géant Casino. Le signal de réception wifi est plutôt faible dans les allées de l'hypermarché. Il est beaucoup plus fort aux abords des caisses et dans les couloirs du centre commercial.

Les plus exposés en permanence aux signaux wifi ne sont donc pas les clients du magasin, mais les commerçants de la galerie marchande... et les hôtesses de caisse.

En définitive, la dérivation de l'usage mène indirectement à l'achat et à la consommation dans un même espace regroupant une nouvelle communauté de services.


Attirer et fidéliser... une nouvelle clientèle


Premier objectif : attirer le consommateur afin qu'il reste le plus longtemps possible dans le centre commercial. Second objectif : le fidéliser sur place.

Plus un consommateur reste longtemps dans une enseigne commerciale, plus sa propension à acheter et consommer est forte. Plus un espace commercial offre diverses prestations et services, plus le consommateur le considère comme un lieu de vie, de rencontre et d'échange.

Pour certains, il s'agit d'occuper son temps. Pour d'autres, de le gagner et de l'organiser.

Ainsi, l'idée de proposer une connexion gratuite à l'Internet dans ce genre d'établissement ne peut que renforcer les perspectives d'ouverture des magasins le dimanche... pour les distributeurs.

Et d'après ma photo, tout porte à croire que l'opération marketing de l'hypermarché Géant Casino produit ses effets.


Venir se connecter au centre commercial


Après avoir terminé mes courses, je suis allé à la rencontre de ces "clients-consommateurs de flux" pour leur demander pourquoi ils étaient là, recroquevillés pour la plupart sur leur Mac ou Pc Portable dans le couloir d'un centre commercial, en train de surfer sur le web.

En toute simplicité, un étudiant apparemment très détendu m'explique : "Ben là tu vois, je sors de cours (...) ma copine se tape les courses pour le studio pour finir la semaine et là, je termine un truc pour demain à la fac".

Une jeune asiatique, très concentrée sur sa machine, répond : "Vous savez, j'aime venir ici parce que je retrouve ici mes copines le soir quand nous sortons de cours (...) On a nos habitudes et on s'attend souvent avant de rentrer ensemble en bus (...) Et quand il fait froid ici en attendant, on est bien vous savez".

Les réponses de certains sont étonnantes mais pas surprenantes.

Certains espaces libre service d'accès à la toile sont parfois inaccessibles sur le domaine universitaire. D'années en années, l'accès à l'Internet se démocratise, la mobilité s'accroît, devient une norme tandis que le coup du matériel diminue.

Les distributeurs ont trouvé un nouveau filon : séduire une jeune clientèle qui n'a souvent pas beaucoup de moyen mais qui plus tard, reviendra consommer plus largement sur place.


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10

2008

Exposition et réunion publique mouvementée sur le projet de la Presqu'île scientifique (GIANT)

giant presqu'ile scientifique grenoble Jeudi 16 octobre 2008, la ville de Grenoble inaugurait à l'Hôtel de Ville une exposition retraçant l'histoire des aménagements des différents pôles universitaires et scientifiques au cœur de l'agglomération Grenobloise, principalement de 1956 à nos jours.

Tour à tour, les principaux élus et porteurs des futurs aménagements de la Presqu'ile scientifique (GIANT) se sont exprimés pour afficher leur unité et soutenir un projet d'envergure internationale qui vraisemblablement, verra le jour d'ici 2020.

En parallèle, dans le cadre de la concertation réglementaire, une réunion publique s'est tenue dans la grande salle de la Mairie de Grenoble afin de "tenter de poursuivre les débats" autour des orientations d'aménagements.


Une exposition consacrée à la Presqu'ile scientifique


Soulignant principalement les évènements ayant marqué les dernières décennies, cette exposition propose de nous faire découvrir les enjeux techniques et technologiques à venir au sein de l'agglomération ainsi que les interactions entre écoles, universités et pôles de compétitivité.

Une exposition ludique, agréable à parcourir.

Seul bémol : l'éclairage des panneaux n'est pas à la hauteur de la présentation et est à revoir.

Après l'inauguration, les Grenoblois étaient invités à se rassembler et se rafraîchir autour d'un buffet juste avant de débattre dans la grande salle.


Principaux objectifs, budgets et aménagements


Premier objectif : requalifier la plateforme scientifique existante, créer des passerelles, ouvrir le quartier à la ville notamment par un prolongement du centre-ville de Grenoble dans le cadre de "Coeur de Ville, Coeur d'agglo", de la création d'une Zone d'Aménagement Concertée (ZAC) et de la modification du Plan Local d'Urbanisme (PLU).

Second objectif : structurer davantage la recherche et l'innovation entre les pôles et les secteurs d'activités, en y associant de nouveaux logements, des commerces et de nombreux services pour améliorer les capacités d'échanges et de vie.

Troisième objectif : créer l'un des plus performants et des plus vastes pôles de recherche au monde à Grenoble . Développer de nouvelles applications dans le domaine médical, sportif, environnemental, de l'énergie ou de la communication. Déployer les pôles de compétitivité actuels et leur ouvrir de nouvelles opportunités.

Pour rappel, les budgets alloués aux principaux domaine de recherche et de développement restent conséquents :

Micro et nanotechnologies : 350M€. Biologie et biotechnologies : 60M€. Grands instruments : 155M€. Recherche fondamentale : 65M€. Nouvelles technologies pour l'énergie : 150M€. Management de la technologie : 45M€.

Différents projets structurants et associés : Nanoscience à l'Institut Néel [1], écoles de l'énergie (INP, UJF), PHELMA et des biotechnologies, Nanobio et centre de recherche biomédical, Clinatec, Industries Intégratives, extension de l'ERSF, démonstrateur transports innovants et autres équipements d'accueil fonctionnels sur le site...


Un débat houleux entre porteurs du projet...


A l'aide d'un vidéoprojecteur, élus et porteurs du projet d'aménagement de la Presqu'ile scientifique (GIANT) ont exposé aux Grenoblois les détails des prochaines infrastructures avant de laisser la parole au public.

Lors de l'exposition et au nom de la Métro, Michel Issindou, député de l'Isère souligne "L'excellence de Grenoble n'est pas forcement reconnue chez nous mais est largement reconnue bien en dehors de l'agglomération (...) Il y a tout de même une quinzaine de communes de la communauté qui sont concernées par le projet".

Claude Vasconi, architecte du projet, explique : "C'est un très grand projet (...) Il faut recentrer les énergies en coeur de ville, c'est ça l'avenir (...) Nous avons une chance inouïe de disposer au cœur de la cité à Grenoble d'un territoire de 300 hectares que beaucoup de villes nous envient (...) Il offre un avenir à 15000 chercheurs qui ne demandent qu'à se déployer et l'opportunité de travailler sur la mixité et d'améliorer l'accessibilité des pôles (...) Ce projet sera doté de 4000 logements, plus 4000 logements étudiants à terme."

Geneviève Fioraso, député de l'Isère revient globalement sur le financement : "C'est un financement public par le biais du contrat de projet Etat-Région dans lequel les collectivités sont engagées de 2007 à 2013 et le biais du Plan Campus [2] (...) Il y a aussi des projets de transports financés par le SMTC, du logements social, étudiant".


...et opposants venus principalement perturber la réunion


Une quinzaine d'opposants, habilement dispersés par groupe dans la salle de réunion étaient venus manifester avec vigueur leur opposition aux projet de Presqu'île scientifique.

Objectifs clairement affichés : perturber la bonne marche de la réunion publique, troubler le dialogue entre la salle et les intervenants. Le jeu consiste à faire preuve d'ironie sur les sujets évoqués dès que l'occasion se présentait, à couper si possible l'expression des porteurs du projet, à parler le plus fort possible, à tenter de prendre le micro à n'importe quel moment du "débat"...

A plusieurs reprises, Geneviève Fioraso tendait le micro aux opposants pour qu'ils puissent venir s'exprimer : ces derniers ne se bousculent pas immédiatement pour le prendre, préférant scander de leur place les mots "pléthorique", "décroissance", "moins vite ou moins fort, moins haut".

Parmi eux, une opposante prenait sereinement le micro et déclarait notamment :

"La réunion de ce soir est exemplaire (...) Ce projet présenté par le technogratin, appelons-le comme ça, est un projet de fuite en avant technologique (...) Il n'y en a que pour les hautes technologies et pas pour les humains (...) Nous devons poser des questions, ce n'est pas toujours nous qui vous écoutons mais de temps en temps, vous pourriez nous écouter mais je ne me fais pas d'illusion (...) Je propose qu'on réfléchisse à ces mêmes politiques qui durent depuis 50 ans, qu'on arrête de ne pas réfléchir, qu'on arrête la croissance infini qui n'est pas tenable (...) Quand on aura fait GIANT et qu'on sera à la première place de la compétition internationale qui ne s'arrête jamais, et bien il faudra faire super GIANT".

De part et d'autre de la salle, on s'agite.

Une minorité du public applaudissait. Une bonne moitié restait figée. L'autre moitié était littéralement outrée, excédée par un tel comportement et de tels agissements en public. Les élus restaient stoïques, supportant avec cran l'adversité, réagissant avec sang froid tout en réussissant à garder le cap sans se décourager.


Les opposants ont obtenu ce qu'ils souhaitaient : se faire entendre, faire en sorte que l'on parle d'eux.

Il n'y a donc pas eu de "débat" à proprement parlé.

Pour autant, le public ne les a pas plébiscité. Non pas pour leur opinion, synthèses et appréciations (nous sommes en démocratie, chacun à le droit de s'exprimer) mais principalement pour leur attitude (non respect de la parole donnée à autrui), leur méthode (la provocation, l'insinuation) et leur comportement en public (indiscipline, intimidation par le déplacement, gestuelles inconsidérées).


- "Quand on change de vêtement, on change de comportement" -

Frederic Monneyron, universitaire et écrivain français - Extrait du journal Libération.

A méditer.

Notes

[1] mon grand-père, 84 ans, est rentré au CENG en 1956 sur une recommandation de Louis Néel

[2] 5Md€ pour 10 projets ou 2,7 Md€


25

09

2008

Micro-électronique et nanotechnologies, opération "Nano 2012" : Crolles 3 ou Crolles 2.1 ?

crolles 3 2 nano 2012 Mercredi 24 septembre 2008, le Premier ministre François Fillon était en déplacement à Grenoble au pôle de compétitivité Minalogic pour rappeler l'engagement du gouvernement d'investir plus de 2 milliards d'euros (1,5 milliard initialement prévu avec l'annonce d'une enveloppe supplémentaire de près de 565 millions d'euros) sur cinq ans pour les 71 pôles de compétitivité en France.

En principe, plus de la moitié de cette enveloppe sera allouée au développement de la future plateforme "Crolles 3" ou "Nano 2012" près de Grenoble . Il s'agit d'une extension du pôle de compétitivité "Crolles 2", centre de développement et de production de supports de circuits et de plaques de silicium dans le domaine de la micro-électronique .


L'alliance "Crolles 2"


A l'origine, Crolles 2 est une alliance collaboratrice entre trois grands acteurs du secteur : ST Micro Electronics, NXP (Phillips) et Freescale (Motorola). Dès 2002, l'objectif était de produire et de graver des circuits de 90 nanomètres sur des plaques de silicium de 300 mm de diamètre. Près de 1,8 milliard d'euros avait été investit, permettant la création de près de 1600 emplois dans notre région.

En 2007, NXP s'est retiré de l'alliance et depuis, ST Micro Electronics s'est rapproché stratégiquement du CEA (LETI) et notamment de la société IBM, détentrice de nombreux brevets dans le domaine de la micro-électronique.

Cette nouvelle alliance, baptisée "Crolles 3", permet à ST Micro de continuer la recherche et le développement sur des circuits de 32 nanomètres (voir moins)... et de maintenir sur "Crolles 2", la production de circuits dérivés [1].


La nouvelle alliance "Crolles 3"


Selon l'ADES, le "retour de taxe professionnelle (TP) n'a été que de 100 millions d'euros pour des aides publiques qui ont atteint 200 millions d'euros" et "la contrepartie en emplois n'était pas une réelle contrepartie puisque les subventions publiques dépassaient allègrement le coût de ces emplois".

"Crolles 3" est un nouveau projet de recherche et de production qui prend forme.

Initialement, sur cinq ans (2008 - 2012), les investissements et dépenses prévus restent conséquentes. Le montant de l'aide publique avoisinerait les 650 millions d'euros, voire plus. Une somme plutôt conséquente, au regard des 660 emplois qui devrait être créés sur le site.

Dans un document, l'association effectue un comparatif et estime que "sur Crolles 3, les engagement pris par ST sont beaucoup plus faible que pour Crolles 2" :

"Crolles 2" : emplois (1200), invest. R&D (1351 M$), matériels (1990 M$), aide de l'Etat (305 M€), des collectivités locales (148M€).

"Crolles 3" : emplois (660), invest. R&D (250 M$), matériels (500 M$), aide de l'Etat (477 M€), des collectivités locales (175M€) dont environ 20M€ pour la Métro et la Ville de Grenoble.


L'engagement de principe des collectivités


Certaines collectivités locales ont déjà donné leur accord de principe sur "Crolles 3" ou "Nano 2012".

Le CG38 s'est prononcé sur le sujet le 10 juillet 2008. Le Conseil Régional RA, le 16 mai. Le Conseil Municipal de Grenoble n'a pas encore discuté et débattu en séance sur la question pour donner sa décision. Etrangement, l'association relève que le 18 avril 2008, "le Préfet de l'Isère a transmis au Ministère de l'Economie la position des collectivités locales sur leur soutien éventuel au programme Nano 2012 de ST Micro Electronics sur Crolles et Grenoble ".

Pour accéder aux technologies d'IBM, ST Micro Electronics a donc conclu un partenariat avec le géant américain.

Dans le cadre du projet "Crolles 3", le géant des semi-conducteurs devrait sur 5 ans, verser tout de même près de 350 M$ à "Big Blue" pour obtenir le droit d'exploiter ses technologies. Dans le cadre de cet accord, les deux sociétés ont également prévu un partenariat d'échange de ressources humaines entre les USA et la France.

Mais l'ADES souligne que "la prochaine convention signée par l'Etat et les collectivités locales ne sera pas signée par IBM, mais seulement par ST Micro et le CEA" alors même que le dossier en cours actuellement présenté aux élus laissent supposer un plein engagement de la société américaine.

Pour l'association, il existe un "contrat caché" entre ST et IBM puisque "les détails financiers de l'opération n'ont pas été dévoilés" dans la cadre de "Nano 2012".


Crolles 3 ou Crolle 2.1 ?


Depuis les années 60, Grenoble porte le tablier des nouvelles technologies, de la recherche et du développement en collaboration plus ou moins étroite avec les pôles universitaires de la région. Contrairement à d'autres, cette ville a su anticiper les changements et déployer - souvent avec un temps d'avance - de nouvelles infrastructures permettant de soutenir son tissu industriel et de créer de nombreux emplois dans la région.

En parallèle, le projet "Crolles 2" a révélé les difficultés de pérenniser une avancé technologique et une alliance stratégique entre trois acteurs majeurs de la micro-électronique.

"Crolles 3" est une nouvelle extension, une nouvelle version de "Crolles 2" qui globalement, utilisera le même socle et les mêmes infrastructures existantes embarquant d'autres apports et procédés technologiques.

Crolles 3, c'est en définitive Crolles 2.1 : moins d'investissements prévus, moins d'emplois créés... et le versement d'aides publiques plus élevé sur la période 2008-2012 par rapport à 2002-2007. En contrepartie, comparé à 2007, en prenant en compte les anciens programmes, il semblerait que le retour de taxe professionnel soit moins élevé sur la prochaine période.

Au delà des choix technologiques, se pose la question de la stratégie politique.

Ces projets sont portés et projetés en définitive sur de courtes périodes (2002-2007... 2008-2012) selon les capacités des acteurs, de l'Etat et des collectivités à investir... sur le moment.

Concrètement, face à l'émergence des pays asiatiques et leur énorme capacité d'investissement depuis des années dans ce domaine, notre production risque d'être paralysée à l'avenir si l'Europe n'appuie pas ces opérations à plus grande échelle et si localement, la stratégie reste basée à court terme sur des enjeux locaux bien définis.

Notes

[1] pour ordinateurs, mobiles et autres objets du quotidien


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09

2008

Exceptionnel : une visite virtuelle panoramique et intéractive de Grenoble sur le web, "full 360°", plein écran, en haute définition

grenoble virtuel panoramique Avez-vous déjà eu l'opportunité de découvrir Grenoble, en images haute définition, dans une immersion panoramique totale évolutive " full 360° " sur le web ?

En juin 2008, dans ces colonnes, j'interviewais une des collaboratrices des PagesJaunes au sujet du pré lancement de Grenoble en 3D sur Internet "Ville en 3D".

Grenoble , quasi entièrement modélisée en 3D. Grenoble, photographiée sous différentes facettes. "Ville en 3D" est un sur service de navigation virtuelle associé à un système de recherche de contenus sur la toile (lire le billet).

Début septembre 2008 : un photographe professionnel nous fait découvrir Grenoble autrement.


Une visite virtuelle panoramique de Grenoble en haute définition


Cette fois-ci, sur un registre similaire mais différent d'un point de vue technologique, un photographe professionnel spécialisé dans la réalisation de photos panoramiques haute définition (HD), propose de nous faire visiter Grenoble sur le web, sous plusieurs angles en " full 360° ".

Immersion visuelle garantie.


Une technique professionnelle particulière


Techniquement, le photographe dispose d'un excellent appareil professionnel placé sur un trépied. Il réalise plusieurs dizaines de photos prises en haute résolution (HD) avec des sensibilités différentes [1] sur une surface de 360 degrés (rotation complète de l'appareil sur l'axe du support).

A priori, prendre des photos "sans trop bouger" autour d'un axe de 360° est une tache qui s'avère peu compliquée (j'arrive à faire la même chose avec mon Nokia N95 - 8go 5 Mpx - sur son mini-trépied nomade).

Mais là ou les choses se compliquent, c'est au moment où il faut juxtaposer et corréler les photos entre elles. Il ne s'agit pas de réaliser une simple bande rectangulaire sur laquelle on viendrait placer des photos contiguës. Plusieurs techniques et logiciels dédiés sont nécessaires [2] pour parvenir à traiter, accorder puis associer les images au pixel près au sein d'un "moteur" panoramique spécialement développé pour produire l'effet visuel escompté.

Compatibles en lecture sur tous les navigateurs Internet dernière génération [3] disposant de la dernière version du lecteur Flash (Adobe), ces vues panoramiques interactives suscitent l'intérêt et la curiosité. Le poids de chargement en ligne d'un seul panorama virtuel varie selon la définition des images (HD ou SD) : en moyenne, entre 3 et 8 Mo. Bien entendu, il convient de disposer au minimum d'une connexion de type ADSL pour apprécier le résultat et naviguer entre les vues.


Immersion totale au dessus... et dans Grenoble


En déplacement dans la région, le photographe a accepté de réaliser une visite virtuelle de Grenoble - à ma demande -.

Suivant mes conseils, le professionnel s'est rendu à la Bastille et plus précisément, sur le toit du restaurant du "Téléférique" pour immortaliser une première vue plongeante sur la ville. Le temps est au beau fixe. Après avoir finalisé cette réalisation, il décide de s'accorder du temps supplémentaire et rejoint le cœur du centre-ville de Grenoble . A sa façon, le photographe découvre ainsi d'autres lieux et souhaite ajouter d'autres panoramas virtuels à son catalogue professionnel.

D'une part, une vue panoramique " full 360° " de Grenoble à partir de la Bastille.

D'autre part, des visites virtuelles supplémentaires devant le Musée de Grenoble, la place Saint-André, la place Victor Hugo et la place de Gordes.

Tout simplement magique et magnifique !


Pour le moment, à ma connaissance et sur Grenoble, il s'agit d'une exclusivité sur le web tant au niveau du rendu, du support et des choix techniques embarqués. En accord avec le professionnel de l'image, GreBlog MonGrenoble est heureux de vous présenter cette visite virtuelle de Grenoble.

Visites virtuelles de Grenoble " full 360° " en plein écran à partir de photos panoramiques haute définition.


Rendez-vous sur :

http://www.greblog.net/grenoble360/


Utilisez la molette et les boutons de votre souris... maintenez, cliquez, orientez... passez en mode plein écran navigateur... découvrez le menu interactif présentant d'autres lieux de Grenoble... à vous de jouer !


Autres exemples de visites virtuelles réalisées par le professionnel en France, à l'étranger. Rendez-vous sur :

http://www.visitea.com/



Notes

[1] certains trépieds disposent d'un moteur pour automatiser les prises de vue

[2] je ne rentrerai pas dans les détails...

[3] également sur le dernier en date, "Google Chrome"


01

08

2008

Google Street View et Google Car dans les rues de Grenoble

google car street view grenoble Depuis le printemps 2008, des véhicules particuliers arborant les logos "Google" et "Google Maps" sur leurs portières sillonnent discrètement les routes des grandes villes aux Etats-Unis et des capitales européennes.

Aperçues au Royaume-Uni, au Canada, aux Etats-Unis, en Australie... mais également en France à Paris et dans certaines villes du pays, les "Google Cars" sont des voitures spécialement équipées pour capturer des images de rues.

Google entend ainsi compléter son système de vues panoramiques "Google Street View" adossé aux services Google Maps et Google Earth.


"Google Street View" : les Google Cars sillonnent la France


Grâce à Google Street View (ou Google StreetView) , les internautes ont pu pas à pas suivre le parcours du Tour de France 2008 et ainsi découvrir sur la toile les photos des rues empruntées par les coureurs (immersion panoramique 360°). Ce qui explique l'engouement et l'intéressement de nombreux internautes focalisés sur le passage à priori inattendu des Google Cars dans certaines petites villes en France depuis le début du mois de mai 2008.

On repère aisément une Google Car : elle dispose d'un "périscope" épais noir, attaché verticalement sur son toit et d'une batterie de caméras photos capable de prendre à tout moment des clichés balayés sur 180°-360°.

En France, après Paris, Grenoble est l'une des toutes premières villes choisies par Google pour enrichir ses solutions de cartographie en ligne. Des Google Cars auraient été aperçues à Saint-Martin d'Hères début juin, à Montbonnot-Saint-Martin, à Corenc...


Une "Google Car" à Grenoble


Après une recherche rapide sur la toile, nombreux sont ceux qui n'ont pas eu l'opportunité de prendre un cliché du véhicule en activité dans les rues de la capitale des Alpes ou dans la région.

Jeudi 31 juillet 2008 à 12h47, j'ai eu la chance de prendre en photo une "Google Car" à Grenoble, (Ile Verte), à quelques mètres de l'une des 3 tours de Grenoble. J'ai eu 6 secondes pour activer mon N95.

Le cliché est pris de loin : conformément à ce que l'on peut constater habituellement dans d'autres villes européennes, il s'agit vraisemblablement d'une Opel Astra noire (et non grise) entièrement équipée (une vingtaine de véhicules de ce type sont en stationnement dans un parking près de Rungis, Val-de-Marne).

Après avoir lancé les vues panoramiques en France à l'occasion du Tour de France, Google Street View continue sa tournée à Grenoble.

Une "Google Car" en plein été dans les rues de Grenoble, circulant très très lentement sur le boulevard Maréchal Leclerc, au moment où de nombreuses personnes sont en vacances ou finissent tranquillement leur déjeuner le midi : pour le géant américain, il s'agit d'un moment idéal pour prendre tranquillement des clichés de nos rues peu encombrées avec... une certaine discrétion !


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12

2007

Bonjour, un menu GIANT XL pour Grenoble, l'Isère et le Conseil Général de l'Isère s'il vous plaît !

giant grenoble Le 19 octobre 2007 dernier, le Conseil général de L'Isère (CG38) dévoilait un nouveau projet d'envergure national et international pour la ville de Grenoble , l'Isère et la région Rhône Alpes. Une perspective également présentée le 19 novembre 2007 devant le Conseil Municipal de Grenoble.

Le projet "GIANT", Grenoble Isère Alpes Nano Technologies (nom de code peu apprécié de certains élus, notamment par Geneviève Fioraso [1]) est un projet très ambitieux portant essentiellement sur la requalification du Polygone scientifique, le développement technologique et économique de l'Isère et sur une volonté d'agrandir, d'émanciper le centre ville de Grenoble.


GIANT, un projet d'envergure internationale, un MIT à la française


Un projet d'urbanisme gigantesque sur lequel le CG38 travaille "en secret" [2] depuis janvier 2007, étayé par un rapport de Marcel Morabito mettant l'accent sur le principe de la compétitivité internationale, le maillage territorial ou la gouvernance universitaire. S'appuyant sur l'opportunité et le professionnalisme du transfert technologique, le rapporteur souligne la nécessité d'amener une vision à long terme du dynamisme économique et préconise l'ouverture des Universités sur la société. L'ancien recteur de l'Académie de Grenoble signale lors de sa présentation [3] "Partout, on finance de plus en plus massivement sur projet et non pas sur structure (...) Partout, on observe des liens étroits entre recherche, enseignement supérieur et industrie (...) des concentrations massives de compétences et de moyens (...) d'où l'émergence d'un modèle unique (...) la nécessité d'attirer les élites" en prenant modèle sur le MIT à Cambridge.

Le "projet GIANT, vers un MIT à la française" prévoit de requalifier et de réaménager près de 250 hectares entre le Drac et L'Isère et un rhabillage du Polygone scientifique en "presqu'île de l'avenir" d'ici... 2020... 2025 !

Jean Therme, initiateur du projet MINATEC, déploie avec un élan et un enthousiasme déterminé la portée du projet par la nécessité de mailler, de concentrer des pôles de compétitivité tels que le CEA, le CNRS, l'EMBL, l'ESRF , Grenoble Management, l'ILL, l'INPG, l'Université Joseph Fourier.

S'appuyant sur une présentation vidéo alléchante, le directeur du CEA Grenoble explique "Tout le monde nous envie finalement ce territoire Grenoble Isère (...) Nous sommes dans un écosystème d'innovation à croissance endogène [4] (...) Nous visons à terme une intégration totale (...) des deux poumons qui doivent vivrent en synergie, le Polygone scientifique et le campus universitaire (...), l'ensemble, qui nous emmène vers une grande Université de Grenoble, qui transcende toutes les difficultés géographiques locales, les limitations des institutions (...) GIANT met l'innovation technologique au coeur des grands enjeux sociétaux de demain, l'énergie, la santé, l'information (...) Aujourd'hui, nous sommes considérés comme le territoire innovant de référence sur le plan national".


Un budget annuel d'environ 700M€


Au total, le projet "GIANT Grenoble" englobe six composantes et des budgets conséquents : les micro nanotechnologies (320M€), la biologie et biotechnologies (60M€), les grands instruments (155M€), la recherche fondamentale (35M€), les nouvelles technologies pour l'Energie (90M€) et le management de la technologie (40M€).

Au total, un système concentré, intégré, un budget annuel qui pèse environ 700M€, englobant 5900 personnes, près de 5000 étudiants, 5000 publications et un dépôt de 255 brevets (500 à terme dans le cadre de GIANT, devenant numéro 1 français devant Renault , PSA , L'oréal ). A titre comparatif : MIT (1660 M€), CALTECH (2000 M€), KIT (557M€), Cambridge (1050M€), RIKEN (512M€), NANYANG (334M€)...


Un nouveau centre ville pour Grenoble


Claude Vasconi, architecte urbaniste sélectionné pour travailler sur GIANT présente un schéma directeur général ambitieux du projet et souligne "On ne part pas de rien, ce futur pôle du Polygone va faire partie, fait partie intégrante de la ville, ça va devenir presque l'épicentre de tout ce nouveau quartier (...) Il doit sortir de son isolement, prolonger la gare, drainer un tapis urbain (...) l'idée de prolongement de la cité accompagnée d'immenses espaces végétaux (...) Un quartier ouvert à l'habitat, aux commerces, aux transports et à la densification (...) c'est la ville qui se prolonge par l'avenue des Martyrs...".

Michel Destot, député-maire de Grenoble déclare à propos de GIANT lors d'un débat participatif de campagne "Le centre ville de Grenoble, ce n'est pas le centre ville de la ville mais celui de toute l'agglomération (...) Il permettra de diluer ses contraintes actuels (...) C'est pour cela qu'il faut étendre notre centre ville dans les années à venir".


La technologie modélise la ville de Grenoble


Le projet GIANT est le nouveau projet "coeur de ville, coeur d'agglo" de l'Isère. Un projet portant Grenoble et son agglomération au plus haut plan au coeur de la concurrence internationale dans le domaine des hautes technologies. Dans sa logique d'évolution et de requalification, GIANT permet astucieusement de relever l'utilité et l'intérêt de la construction de la Rocade Nord, d'étendre un centre ville actuellement réduit à sa peau de chagrin, faisant du quartier de la gare un nouvel "epicentre ville" et de la rue des Martyrs... un "backbone" technologique.

Pour certains, GIANT est synonyme de croissance fonctionnelle. Pour d'autres, de décroissance récurrente.

Pour le moment, les contours ont été cadrés et prédéfinis sur le papier. Toujours est-il que le coût du projet reste encore à définir avec précision. Comme à l'accoutumé et à titre d'exemple, on peut s'attendre à une montée habituelle des prix de l'immobilier ou une faible participation de l'Etat sur le projet en matière d'investissement. Bien entendu, je vous laisse en déduire les conséquences à la fois positives et négatives pour la vallée et compléter le raisonnement...

Grands projets de Rocade Nord, Giant, Jeux Olympiques de 2018... finalement, tout est lié : une ville sans projet, c'est une ville sans débat, sans force de proposition ou d'opposition, c'est une ville sans avenir...

Une fois n'est pas coutume, quelque chose me dit que les habitants n'auront pas leurs mots à dire le moment venu, ni la possibilité de se prononcer "concrètement et réellement" sur cet ambitieux projet d'avenir qui transformera à coup sur, la ville de Grenoble. En la matière, je ne souhaite qu'une chose, c'est me tromper.

Notes

[1] rencontrée à l'inauguration de sa permanence parlementaire

[2] plus maintenant

[3] en vidéo sur le site du CG38

[4] tout le monde a bien compris j'espère :-)


08

08

2007

Trois nouveaux sites équipés en accès wifi gratuit grand public à Grenoble

Wifi Grenoble Vendredi 6 juillet 2007, Michel Destot, député maire de Grenoble, organisait un point presse au "Café de la Mairie" place de Gordes. Il concernait le lancement des premières bornes d'accès wifi (hotspots) mises en place par la ville de Grenoble et permettant au grand public de se connecter gratuitement à l'Internet (lire le billet).

Après une première vague d'installation de points d'accès wifi au jardin des Plantes (2 bornes, local jardiniers, salle d'expo), le jardin de Ville (3 bornes, place d'Agier, de Gordes et grand jardin), l'Hôtel de Ville de Grenoble (3 bornes, accueil du public, salle de réception, parvis côté parc Paul Mistral), premier lot réalisé en collaboration avec Orange Business Services pour un montant de 37 000 euros, la ville de Grenoble vient de mettre en place 3 nouvelles bornes supplémentaires en centre-ville :

- Place Victor Hugo (2 bornes détectées dont une, accrochée sur un balcon coté "toilettes publics").

- Place Saint André (1 borne à ma connaissance).

- Place Grenette (1 borne à ma connaissance, accrochée au dessus des bar-cafés [1]).

Ce second lot a été réalisé avec la technicité de OBS et le soutien de NIS (Neptune Internet Services) qui a déjà installé une vingtaine d'hotspots wifi "Internet-ici" dans l'hypercentre de Grenoble pour des professionnels qui accueillent du public.

Première constatation. En fonction des lieux couverts, les bornes ne sont pas identiques. Certaines disposent de boitiers accompagnées d'antennes émission-réception, d'autres, de boîtiers blancs peu épais et plus discrets.

Je me suis amusé à tester [2] un certain nombre d'hotspots wifi en ville. La qualité de connexion est inégale et la vitesse de connexion diffère d'un point d'accès à un autre (qualité de la réception en étant proche ou éloignée de la borne, manière d'accéder à l'Internet...).

Il en résulte une meilleure qualité de connexion sur les premières bornes installées (1er lot). Connexion rapide et immédiate, temps de latence court, surf plus aisé et plus rapide, tout en cherchant à s'éloigner des bornes wifi...

La ville de Grenoble ne permet pas d'accéder à certains sites ou protocoles d'accès.

Vous tomberez sur le genre de page suivante :

"La politique de filtrage de votre [3] firewall ne vous permet pas d'accéder à cette Url."
"Site : média.libsyn.com"
"URL : /media/poddiver/PTV12.m4v"
"Catégorie : "Jeux en ligne, Tchat, Jeux d'argent et Musique en ligne".

De très nombreuses sociétés ont pour habitude d'éviter que certains de leurs collaborateurs surfent sur la toile à longueur de journées. Pour beaucoup, l'Internet est devenu un outil indispensable. De nos jours, l'usage de l'audio et de la vidéo sur le web est devenu aussi important que la lecture traditionnelle de contenu au format texte. Supprimer l'accès à certains protocoles, liens et services web n'est peut-être pas la meilleure manière de proposer un accès libre et public à l'Internet. Dans un premier temps, il aurait été souhaitable de recenser les usages, habitudes et comportements des internautes en ville pour observer les besoins de connexion occasionnelle de chacun... avant de brider certains accès.

Notes

[1] voir ma photo

[2] testé avec un mobile Nokia N95 en Wifi b/g, en A-GPS, en VoD (par streaming vidéo), podcasts, surf et autres téléchargements audio et vidéo, ...

[3] Il faudrait plutôt mentionner "notre firewall" ...


09

07

2007

La ville de Grenoble équipe plusieurs sites en accès Wifi gratuit grand public

En janvier 2007, j'étais invité à la présentation des voeux de Michel Destot à la presse et aux médias audiovisuels (lire le billet). Lors du repas à l'Hôtel Plazza Alpexpo, je posais une question au maire de Grenoble et soulignait l'intérêt pour la ville d'équiper certains lieux publics ciblés de bornes d'accès Wifi pour tous. En exemple, j'avais évoqué la possibilité d'offrir aux étudiants une connexion wifi gratuite grand public au parc Paul Mistral, en plus des possibilités de connexion existantes localisées (hôtels, bar, restaurant, fastfood, bibliothèque, station Internet, réseaux FON, Grenoble Wireless...)

Vendredi 6 juillet 2007, Michel Destot, député maire de Grenoble organisait un point presse sur le sujet au "Café de la Mairie", place de Gordes. La ville de Grenoble vient d'équiper certains sites de bornes d'accès wifi (hotspots) permettant de se connecter gratuitement à l'Internet.

Les trois premiers sites choisis, actifs :

Le jardin des Plantes : 2 bornes (local jardiniers, salle d'expo), le jardin de Ville : 3 bornes (place d'Agier, Gordes et jardin), l'Hôtel de Ville de Grenoble : 3 bornes (accueil du public, salle de réception, parvis côté parc Paul Mistral et d'autres à terme pour couvrir une partie de la superficie). Un premier lot réalisé en collaboration avec OBS (Orange Business Services) pour un montant de 37 000 euros.

Les trois prochains sites à venir avant fin 2007 :

Place Victor Hugo, place Grenette et de Verdun. Un second lot réalisé en collaboration avec NIS (Neptune Internet Services) au niveau local pour un coût de 4200 euros par place pour une période de 6 mois.

J'ai pris mon Nokia N95 pour tester la connectivité wifi (navigation Internet, administration du blog, lecture vidéo...). Assis à l'entrée de la place de Gordes et sur le dernier banc de l'air de jeux pour enfant, côté kiosque du parc du jardin de Ville, la liaison wifi est meilleure :-). La détection du point d'accès "wifigrenoble" est plutôt rapide.

Arrivé sur la page d'accueil du site de la Ville de Grenoble, il suffit de saisir l'identifiant "grenoble", le mot de passe "wifi" et d'accepter les certificats de sécurité pour surfer sur le Net. Aucune clé de protection WEP ni WPA. Pare-feu et contrôle parental mis en place. Certains ports sont actifs et ouverts, d'autres non.

Pendant que Michel Destot effectue à son tour une démonstration wifi en surfant sur son blog au côté de Geneviève Fioraso, Hélène Milet et d'autres personnalités, j'en profite pour interviewer Ivo Mrakovcic, ingénieur réseau pour la ville de Grenoble : questions techniques, d'usage et d'accessibilité...

Fichier audio seul : Cliquez ici

. Auteur, Chrys, 4mn 46s.

En réalité, la ville souhaite tester dans un premier temps les usages de connexion du grand public afin d'affiner le contrôle sur les protocoles d'accès. Elle va également déployer une signalétique wifi dans les semaines à venir. En septembre 2007, la ville lancera un appel d'offre pour équiper progressivement d'autres lieux en ville dès 2008.


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