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07

2010

Caméras de vidéosurveillance à Grenoble : réunion publique houleuse entre élus et habitants de quartier

camera grenoble Lundi 28 juin 2010, une réunion d'information sur "l'amélioration de la tranquillité publique" dans le cadre du plan de développement des actions envisagées par la Ville de Grenoble pour lutter contre l'insécurité dans des secteurs clés de la ville s'est tenue à la MJC Lucie Aubrac.

Une réunion annoncée plutôt dans la discrétion [1] et la précipitation par la Mairie, soucieuse d'expliquer au minimum et avec soin aux habitants son plan de développement du projet de vidéosurveillance à Grenoble (lire mon précédent article) ainsi que les pistes d'intervention identifiées et le déploiement des dispositifs dans le cadre du volet "tranquillité publique".

Le moins qu'on puisse dire, c'est que la réunion fut relativement mouvementée, parfois même orageuse dans un climat "plus que tendu" sur les sujets touchant à l'insécurité à Grenoble sur la voie publique entre les élus, responsables ou chargés de mission et les habitants concernés.


Objectif : expérimentation, prévention et dissuasion


"Nous ne nous interdisions pas de mettre à l'étude l'implantation de dispositifs de vidéosurveillance sur ce secteur, comme sur d'autres secteurs de la ville mais à l'époque [2], nous n'avions pas souhaité vous en dire plus" souligne avec tact en introduction Jérome Safar sur le principe de la continuité.

Le 1er Adjoint, aux Finances, à la Prévention et Sécurité de la Ville de Grenoble entend clarifier la situation et souligner la politique globale de sécurité de la Ville de Grenoble en appuyant principalement sa réflexion sur les remarques et doléances soulevées par les habitants.

La municipalité souhaite engager un panel d'actions visant à renforcer la prévention de la délinquance par un Plan Local de Prévention annuel (visant à soutenir principalement les acteurs et autres équipements socioculturels - une enveloppe financière de 30% supplémentaire). Elle souhaite accentuer la présence de la Police municipale (2 véhicules seulement tournent actuellement sur Grenoble - 10 policiers municipaux supplémentaires - redéploiement dans les secteurs 1 et 2 jusqu'à 2h du matin - instauration du Service civique avec une cinquantaine de jeunes déployés sur la ville en 2011 pour un coût de 50 000€).

Elle tient enfin à développer la prévention situationnelle et expérimentale de la vidéosurveillance à Grenoble.

"Nous avons travaillé avec un Cabinet spécialisé (...) Etant donné les coûts d'investissement et de maintenance, nous avons souhaité privilégier la qualité d'implantation plutôt que la quantité" explique Jérôme Safar, soucieux de faire passer le message avec clarté.

L'élu rappelle que des dispositifs publics de vidéosurveillance sont déjà déployés à Grenoble : aux abords de l'Hôtel de Ville, dans les transports en commun notamment sur des stations et dans les trams, dans et autour du Stade des Alpes et sur le territoire de la Ville de Grenoble (protection des biens et des commerces par des opérateurs privés sur l'espace public).

"Quand une caméra balaye sur un immeuble d'habitation, un commerce ou un immeuble de bureau, les images sont cachées ou floutées (...) Vous ne pouvez pas voir autre chose que ce pour quoi la caméra est faite sur l'espace public" précise l'Adjoint.


Coûts et schéma d'implantation des caméras de vidéosurveillance


Dans le cadre de l'expérimentation (1ère tranche), rappelons qu'il y a aujourd'hui 12 caméras [3] de vidéosurveillance déjà implantées. Une 2ème tranche prévoit l'installation (en cours) de 18 nouvelles caméras principalement en hyper-centre ville. La phase de validation du projet est prévue en septembre 2010 et celle des travaux, entre octobre 2010 et mai 2011.

Les trois principaux sites identifiés sont : le quartier de la Capuche et le square Lafleur (3 caméras), le centre-ville et le Jardin de Ville (6) et le Village Olympique (9).

"En terme de personnel, elles ne nous obligeraient pas à recruter de personnel supplémentaire (...) Le report des images se ferait à l'Hôtel de Police (...) au PC de la Police municipale (...) à la Police nationale (...) Nous ne sommes absolument pas dingue au point de penser que c'est la solution (...) En revanche, nous voulons tester cette disposition, voir ce qu'elle peut apporter" déclare sans détour Jérôme Safar, accompagné de Gildas Laeron, Conseiller municipal du secteur 4.

Il y a un mois, un "Collège d'éthique de la vidéosurveillance" a été mis en place.

"Ce comité ne devrait pas trop contrarier la Mairie puisque la majorité municipale y sera représentée par 5 Conseillers municipaux sur 6 (...) Sur les 3 associations présentes, une sera représentée par sa présidente, Conseillère générale PS de Grenoble et une autre par son président, ancien élu PS de Grenoble" précise le tract de l'ADES, des Verts et des Alternatifs, totalement opposés au projet.

Ces derniers précisent que "la connexion du réseau existant (40 caméras) et la seule installation de 18 malheureuses nouvelles caméras coûtera aux contribuables grenoblois 720 000€ d'investissement + au moins 50 000€ par an de maintenance".

Une subvention de l'Etat devrait être versée, ce qui ramènerait le coût global à un peu plus de 330 000€ selon l'élu à la Prévention et Sécurité.


"Grenoble Monsieur Safar, c'est devenu Chicago"


Lassés d'entendre toujours les mêmes paroles, découragés de voir que la Police n'agit pas comme elle devrait le faire, fatigués d'appeler tous les jours ou presque les autorités pour qu'elles interviennent, agacés de constater que certains responsables de secteur ne viennent pas souvent les voir pour discuter de problèmes locaux avec eux, certains habitants du quartier s'en sont pris directement aux élus pour manifester leur "extrême" colère.

Une discussion pour le moins houleuse, agitée et mouvementée s'est engagée entre les responsables et les habitants. Seul un minimum de respect verbal a permis de freiner parfois les ardeurs des uns envers les autres.

"La vidéosurveillance, mais qu'est-ce qu'elle va nous apporter à l'intérieur des immeubles Monsieur Safar ? (...) Nous, on a envie de vous croire (...) Franchement, rien ne remplacera la présence humaine (...) ACTIS [4] nous dit de porter plainte mais quand on est locataire comme moi depuis 27 ans, on peut pas (...) Les jeunes, ils portent tous des capuches, ils vont rigoler avec vos vidéos de surveillance" souligne une habitante complètement désespérée par la situation devant et en bas de chez elle.

Dans la foulée, le 1er Adjoint tente de rassurer cette habitante apeurée, rappelle que les "halls d'immeuble, ce n'est pas l'espace public" et estime urgent la nécessite de régler le problème de fond évoqué avec le bailleur social.

"Les gens ici savent pas tout ce qui se passe (...) Les médias disent rien (...) Grenoble, Monsieur Safar, c'est devenu Chicago (...) Aller se promener dans Grenoble à une certaine heure, moi je vous le dis, vaut mieux pas y aller (...) J'ai discuté avec les policiers, ils sont dégoûtés et en plus ils en ont marre (...) On a eu la pègre maghrébine très supérieure à la pègre italienne mais vous n'avez encore rien vu, bientôt on va avoir la pègre des pays de l'Est un cran supérieur (...) Je vous conseille vivement de considérer les problèmes de sécurité comme des priorités et pas les Jeux Olympiques qu'on a pas eu ou le Stade des Alpes qui est un fiasco" signale avec une extrême véhémence et détermination un habitant du quartier.

Applaudissements dans la salle.

Jérôme Safar maîtrise son argumentation, fait preuve de retenue et tient avant tout à rester calme. "Je suis prêt à répondre au téléphone plus souvent, et le mail, c'est pareil (...) Le dispositif que nous mettons en ville, c'est d'abord le renforcement de nos moyens humains (...) On est dans une situation compliquée et qui nous inquiète (...) On est dans une logique de territorialisation (...) Je ne rentrerai pas dans un débat public qui oppose l'Etat, la Ville, la Police et la Justice sinon c'est vous qui allez payer les pots cassés".

"Mettre des caméras, ça va déplacer le problème (...) Les jeunes, j'ai discuté avec eux, je vous le dis tout de suite, ils vont les casser Monsieur" explique avec une certaine virulence un animateur connaissant bien le quartier.

L'Adjoint aux Finances revient sur l'inutilité d'une réponse répressive, préférant le positionnement d'une présence humaine de médiation et d'explication sur le terrain. En cours de réunion, celui-ci ira même jusqu'à inciter fortement les habitants à porter plainte pour la moindre dégradation ou problèmes récurrents de tranquillité publique dans le but de faire remonter tous les problèmes d'insécurité. Mais pour de nombreux habitants, soucieux d'évoquer la faiblesse du suivi de l'action, porter plainte "ne sert à rien".

Excédés, certains habitants vont même jusqu'à parler de l'option de création de milices locales évoquée dans d'autres régions.

"Je ne dis pas que l'action qu'on mène résoudra à elle seule tous les problèmes (...) Ce que je fais ce soir, je le fais avec un doute, mais je préfère douter que de ne rien faire" souligne Jérôme Safar à propos de l'implantation de caméras de vidéosurveillance sur Grenoble, en guise de conclusion.


Le message a du mal à passer


D'un côté, la municipalité de Grenoble sait pertinemment que le sujet reste éminemment sensible et qu'elle met les pieds dans la braise. De l'autre, elle est comme acculée, obligée de "faire quelque chose" sous peine de lui reprocher de ne rien faire pour lutter contre les formes d'insécurité.

Visiblement, il y a un vrai problème de communication au niveau des intentions municipales concernant le renforcement et l'expérimentation des nouveaux dispositifs notamment autour de l'implantation de la vidéosurveillance à Grenoble.

D'une part, même associés à d'autres dispositifs déployés sur le terrain, les habitants sont loin de penser que la vidéosurveillance va résoudre les problèmes d'insécurité.

Pire ! certains d'entre eux avec lesquels j'ai pu discuter dehors en fin de réunion sont vraiment persuadés que l'implantation des caméras de vidéosurveillance est tout simplement étudiée pour remplacer des moyens humains sur le terrain !

La communication est la clé des sujets sensibles.

Notes

[1] par "bouche à oreille" selon les habitantes du quartier interrogées

[2] il y a 18 mois

[3] l'une d'elle, sur ma photo

[4] bailleur social


12

10

2009

Michel Destot affiche clairement ses ambitions... sur Internet

destot grenoble web Mercredi 7 octobre à 15h57, Michel Destot , Député-Maire de Grenoble annoncait [1] le lancement de son nouveau site web sur son... ancien blog.

Une bonne surprise de taille pour tous ses fidèles lecteurs qui, il faut le dire depuis quelques mois, n'avaient plus tout à fait la possibilité d'échanger quelques propos, donner leur opinion ou interagir directement en ligne avec le premier Magistrat de la ville.

En cause, la désactivation volontaire et la suppression "sélective" au fil des périodes du système de dépôt de contributions et de commentaires sur son blog personnel couleur café.

Il y a un peu plus de deux ans, j'avais fait une petite critique de ce blog dans un article papier qui devait paraître dans un supplément du DL. Au dernier moment, la publication n'avait pu se faire [2]. En début d'année, un autre blogueur Grenoblois avait analysé le carnet de bord personnel du Maire de Grenoble dans le cadre de ses études [3]. A cette même période, le magazine PigeMag sélectionnait 5 blogs issus de la blogosphère Grenobloise qui, je cite "valent en tout cas le détour".

Le blog de Michel Destot faisait partie de la liste. Tout comme GreBlog MonGrenoble.


Changement de style


micheldestot.blogs.com fait désormais place à micheldestot.fr.

Le changement de style est pour le moins... radical.

Fini le carnet de bord personnel atypique du Député-Maire PS de Grenoble au sein de la blogosphère locale dont les publications étaient le plus souvent partagées entre son désir de mettre en avant ses passions, ses convictions personnelles, son engagement politique et son implication dans les dossiers locaux et nationaux. Un mélange de contenu non subordonné. Une écriture souvent sensible, relevée, notamment lorsque l'auteur parvenait à communiquer ses sentiments et états d'âme en direct de son expédition en Himalaya [4] par téléphone satellitaire. Un support qui lui permettait de temps à autre de s'affranchir des médias traditionnels. Sur ce dernier point, on se souvient qu'il avait choisi d'officialiser sa candidature pour un troisième mandat de Maire, un certain jeudi 11/10/07 à 17h en priorité... sur son blog.

Le carnet de bord personnel de Michel Destot fait désormais place à un site web d'information étoffé aux contenus plus riches, denses et variés. Une porte d'entrée davantage structurée, élargie et plus accessible. Une plateforme web réactualisée. Bref, comme vous l'aurez compris, un "weblogue" bâti pour la com... [5].

Rien à voir avec son ancien blog projeté sous TypePad (SixApart). La nouvelle version est maintenant propulsée sous WordPress (WorldPress).


Changement de dimension


Au menu des principales nouveautés, pêle-mêle :

La première, peut-être la plus importante : réactivation [6] du système de dépôt de contribution "modérée à priori" avec possibilité d'être averti par courriel lorsque le contributeur souhaite indiquer le sien.

En frontal et en page d'accueil, une mise en avant du dernier article publié (Front End Content). Une zone incluant un diaporama photos séquentiel repris dans une galerie d'images (SlideShow). Des articles catégorisés, triés par thèmes, accessibles par tags ou mots-clés (Tag Cloud). Un espace "Chrono" intégrant une parcelle de son agenda journalier (Quick Me). Une rubrique spécifique consacrée à l'actualité Grenoboise. Un flux d'information et d'actualité nationale en bas de page (Rss links). Un bloc de liens pertinents (Web Links). Un dispositif pour lutter contre les pourriels et autres s.pa.m.s (Captcha). Un chemin de navigation hierarchisé, fort pratique (BreadCumb). Un accès direct aux contenus archivés. Un formulaire de contact simplifié et la possibilité de s'abonner pour recevoir par courriel les dernières notes de l'auteur (Quick Notifier). Un accès direct à l'engagement, au parcours professionnel et politique de Michel Destot accompagné d'une liste de ses principaux centres d'intérêts (User Profile)...

Le reste est à découvrir progressivement en fonction de la hierachisation des contenus.


Quelques critiques nuancées


Sur la forme, l'interface et l'apparence du site ont tout pour séduire le lecteur au premier abord.

Elles lui permettent d'enterrer rapidement l'existence de son ancien carnet de bord personnel en ligne. Globalement le contenu est plus aéré, séparé par des intercalaires colorés, inséré dans des zones de nuances grises et bleues reprenant quelque peu les couleurs de la Ville de Grenoble. Des choix pertinents.

Sur le fond, un effort de structuration et de séparation des contenus amènent leur lecture.

La première chose qui surprend, c'est le choix de la photo du Maire de Grenoble. Celle-ci, par son éclairage et sa représentation, donne une impression d'enfermement de l'individu, les bras croisés, tout sourire, costume et cravate gris, dans la cellule grisonnante d'une prison. Un choix étonnant, par ailleurs fort peu judicieux.

En face, nous avons droit à une eternelle représentation de la ville de Grenoble à partir de l'Isère. A défaut de faire un focus sur les éternelles bulles de Grenoble, le choix s'est donc naturellement porté sur une vue éclairée de la ville à partir d'un pont. Un grand classique, toujours efficace, surtout quand il s'agit de communiquer en direction... des non Grenoblois.

En situation, trop de photographies de soi tuent le message photographique. La présence quasi constante, la rapidité et la profusion de clichés du Maire de Grenoble au sein du carrousel animé ou de la galerie donne une impression de représentation concentrée sur soi au coeur de ses déplacements et activités. Au niveau local, il n'est pas sur que les lecteurs apprécient ce genre de communication trop dense. Les non Grenoblois, eux, apprécieront certainement davantage...

En parallèle, il manque sur le site la possibilité de géolocaliser ses déplacements (un article, un lieu).

Lorsqu'on lit un article dans son entier, il n'est pas possible de trouver en aparté une liste de sujets connexes et adjacents.

En marge des principaux contenus, il semble impossible de suivre un groupement de contributions eventuellement déposées par des lecteurs.

Pour reprendre une connotation géographique, il manque un item "Paris" à côté de celui de "Grenoble" au niveau de la navigation principale afin d'amener le lecteur sur des contenus relatifs à son mandat de Député. En effet, très nombreux sont les Grenoblois qui s'interrogent régulièrement sur son travail parlementaire.

Au lieu d'être aussi simplifié, le formulaire de contact devrait aussi permettre aux Grenoblois de prendre rendez-vous avec le Député-Maire de Grenoble.

Pour décloisonner le site Internet, il serait souhaitable que l'équipe web du Député-Maire de Grenoble joue la carte du web 2.0 en externalisant certains contenus en direction des reseaux sociaux (et inversement). Au passage, contrairement à de nombreuses personnalités, rappelons que Michel Destot n'a toujours pas de compte personnel sur FaceBook [7].

Sur Twitter, un compte "destot" est protégé. L'avant dernier Tweet du compte "micheldestot" en date du 28/08/08 est "je révise le mode d'emploi des notes administratives". Le dernier, daté du 03/09/08 indique "je pense à l'avenir...." Plutôt amusant.

Pour finir, l'indexation des pages dans les moteurs et annuaires de recherche ne pourra s'effectuer de facon optimale tant que leur profil de réecriture de nommage des pages du site restera le même (Clean Url).

maj le 13/10/09 : la réécriture est depuis corrigée, (Rewrite ou Clean Url) activé... peut-être suite à la lecture de cet article ;-)


Changement de cap... et de stratégie


Avec l'arrivée de ce nouveau site web, le carnet de bord en ligne, l'essence même du blog personnel, décalé, intimiste se (re)ferme.

Sur la toile, Michel Destot prend le large, change de cap et de stratégie.

Il souhaite progressivement se décaler de la lumière de l'hyperlocalité, du local pour passer davantage sous les projecteurs nationaux et internationaux.

Sur le web, sa volonté est de plaire, de satisfaire, tout en ayant le soucis de la bonne tenue et de l'apparence.

Pour preuve, l'intégration en bas de page de flux en provenance de quotidiens nationaux politiquement corrects et représentatifs sur le plan national lui permettant de s'inscrire dans le suivi et la continuité de l'actualité. Mais également une forme de contrôle de la participation [8] et de la discussion sur sa plateforme (commentaires fermés, non autorisés / autorisés selon les sujets...).

Michel Destot nous fait savoir qu'il a de nouvelles ambitions. Ceci est un secret de polichinelle. Il ne reste plus qu'à nous les faire savoir le moment venu.

Mais ceci est une autre affaire...

...à suivre, naturellement.

Notes

[1] discrètement

[2] pour des raisons sur lequel je ne souhaite pas revenir

[3] Jean Baptiste Audras, Elements pour une approche rhétorique du discours des hommes politiques sur leur blog

[4] expédition Cho Oyu

[5] communication

[6] pour le moment

[7] il ne dispose que d'une "page" relevée par seulement 65 supporters...

[8] peu active pour le moment


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04

2009

Il commence par un H, ne remplit plus sa fonction et mouline dans le vent

grenoble Petit article informel et anodin après quelques jours de repos.

Quand on traverse Grenoble pour se rendre d'un point à un autre de la ville, que l'on soit à pied, en vélo, que l'on emprunte les transports en commun ou que l'on prenne son véhicule personnel pour se déplacer, il n'est pas rare de rencontrer quelques difficultés... toujours au moment où on ne s'y attend pas.

Quoi de plus énervant lorsque nous devons impérativement être à l'heure et nous rendre à un rendez-vous important ou privilégié.

Quoi de plus agaçant lorsque nous devons faire face à un choix imprévu et que le doute s'installe un court instant au plus mauvais moment, lorsque nous sommes pressés... justement par le temps.


Le temps, c'est de l'argent


Un peu de rhétorique.

Comme chacun le sait, le temps, c'est de l'argent... [1] notamment pour certaines collectivités.

Face à cette hypothétique forme de péréquation, je vous propose d'écouter et de visionner cette courte vidéo [2] qui vous fera comprendre pourquoi nous devons parfois faire des choix, remettre en cause sur l'instant notre bonne éducation volonté citoyenne et s'affranchir de certaines règles de bonne conduite en collectivité sur le bitume.


Qui est H ?


Machine à coudre ou métier à tisser automatisé ? Roulement à billes défectueux ou anneaux de balançoire rouillés ? Unité de compostage à la Poste ou rotative d'un grand quotidien régional ? Vieille poussette déglinguée ou vieux pressoir pour fruits et légumes ? Endosquelette en métal ou Terminator à la dérive ?

Non.

Mr H n'assure plus sa fonction régalienne quotidienne. Par contre, il bronze tranquillement et recharge ses batteries sous un beau soleil en milieu de matinée.

Le 10/03/09 à 10h06, au coin de la rue Barral à Grenoble :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus

Exceptionnellement, celui-ci n'a pas été nourri par les petites galettes rondes de mon porte-monnaie. Ni ses petits camarades en faction de couleur gris se tenant droit, le torse bombé... gentiment positionnés dans les alentours.

Par moment... nous avons tous l'heure, mais nous n'avons pas le temps.

"Qui a le temps et attend le temps perds son temps" [3]

Notes

[1] Benjamin Franklin

[2] tournée après la sortie de mon rendez-vous

[3] William Camden


11

11

2008

Quand le wifi sert à fidéliser la clientèle d'un hypermarché Grenoblois

wifi grenoble Comme bon nombre d'entre vous, il m'arrive de faire de temps à autre quelques courses sur l'une des zones commerciales les plus étendues de la région : celle située sur l'avenue Gabriel Péri à Saint-Martin-d'Hères.

Arrêtons-nous un instant sur l'un des principaux centres commerciaux de l'agglomération Grenobloise.

Depuis quelques mois, l'hypermarché Géant Casino Saint-Martin-d'Hères propose à sa clientèle de faire ses courses... en surfant sur le web.

Le marketing commercial a encore de beaux jours devant lui. Quand il s'agit d'attirer et de fidéliser une "nouvelle" clientèle, tous les moyens sont bons.


Faites vos courses... en surfant sur le web


Au premier abord, l'idée paraît quelque peu séduisante.

Géant Casino vous propose tout simplement de vous connecter gratuitement et en accès libre à l'Internet par le wifi dans son espace commercial. Pour peu qu'on soit attaché au quotidien à la toile ou qu'on ne dispose pas d'accès chez soi, on peut être tenté par l'utilisation du service. Après tout, la nouveauté qui attire l'attention, est susceptible de séduire.

Chacun sait que la gratuité amène le business.

Il suffit d'entrer dans la galerie commerciale Géant Casino pour s'en apercevoir. De grands panneaux fixes placés à la fois à l'entrée et au milieu des allées du centre commercial vous informe :

"Surfez au gré de vos envies, en consultant vos emails, en naviguant sur vos sites web favoris, en jouant avec vos amis (...) Connectez-vous à votre centre commercial et découvrez son actualité, sa newsletter, ses animations, ses services, ses liens locaux utiles".

Comme on l'aura compris, ce message publicitaire s'adresse en priorité aux jeunes (à vrai dire, je ne crois pas que mes deux grands-mères sachent ce qu'est une newsletter, jouer sur le Net ou prendre le temps de consulter l'actu web du magasin).

Essayons d'utiliser ce service gratuit sur place.


Jouons le jeu


A part pousser un caddie, amener des sacs pour transporter et ranger ses courses, cela ne me viendrait pas à l'idée de prendre une machine pour me connecter en wifi à l'Internet pendant que je fais mes courses. Le temps que nous consacrons pour faire nos emplettes est parfois difficile à trouver entre le travail, la famille et le reste de nos activités. Comment peut-on encore trouver le moyen de consommer tout en consommant de l'information sur le web ?

Il m'a fallu plus de deux minutes pour lancer une connexion active en wifi sur mon mobile (activation wifi, acceptation des conditions générales d'accès au service, passage obligé sur le web du magasin pour enfin arriver à surfer sur un site de mon choix). Le seul moment idéal choisi pour me connecter : dans la file d'attente, devant les caisses.

Il semblerait que la répartition des points d'accès wifi soit volontairement inégale dans la zone commerciale Géant Casino. Le signal de réception wifi est plutôt faible dans les allées de l'hypermarché. Il est beaucoup plus fort aux abords des caisses et dans les couloirs du centre commercial.

Les plus exposés en permanence aux signaux wifi ne sont donc pas les clients du magasin, mais les commerçants de la galerie marchande... et les hôtesses de caisse.

En définitive, la dérivation de l'usage mène indirectement à l'achat et à la consommation dans un même espace regroupant une nouvelle communauté de services.


Attirer et fidéliser... une nouvelle clientèle


Premier objectif : attirer le consommateur afin qu'il reste le plus longtemps possible dans le centre commercial. Second objectif : le fidéliser sur place.

Plus un consommateur reste longtemps dans une enseigne commerciale, plus sa propension à acheter et consommer est forte. Plus un espace commercial offre diverses prestations et services, plus le consommateur le considère comme un lieu de vie, de rencontre et d'échange.

Pour certains, il s'agit d'occuper son temps. Pour d'autres, de le gagner et de l'organiser.

Ainsi, l'idée de proposer une connexion gratuite à l'Internet dans ce genre d'établissement ne peut que renforcer les perspectives d'ouverture des magasins le dimanche... pour les distributeurs.

Et d'après ma photo, tout porte à croire que l'opération marketing de l'hypermarché Géant Casino produit ses effets.


Venir se connecter au centre commercial


Après avoir terminé mes courses, je suis allé à la rencontre de ces "clients-consommateurs de flux" pour leur demander pourquoi ils étaient là, recroquevillés pour la plupart sur leur Mac ou Pc Portable dans le couloir d'un centre commercial, en train de surfer sur le web.

En toute simplicité, un étudiant apparemment très détendu m'explique : "Ben là tu vois, je sors de cours (...) ma copine se tape les courses pour le studio pour finir la semaine et là, je termine un truc pour demain à la fac".

Une jeune asiatique, très concentrée sur sa machine, répond : "Vous savez, j'aime venir ici parce que je retrouve ici mes copines le soir quand nous sortons de cours (...) On a nos habitudes et on s'attend souvent avant de rentrer ensemble en bus (...) Et quand il fait froid ici en attendant, on est bien vous savez".

Les réponses de certains sont étonnantes mais pas surprenantes.

Certains espaces libre service d'accès à la toile sont parfois inaccessibles sur le domaine universitaire. D'années en années, l'accès à l'Internet se démocratise, la mobilité s'accroît, devient une norme tandis que le coup du matériel diminue.

Les distributeurs ont trouvé un nouveau filon : séduire une jeune clientèle qui n'a souvent pas beaucoup de moyen mais qui plus tard, reviendra consommer plus largement sur place.


20

10

2008

Exposition et réunion publique mouvementée sur le projet de la Presqu'île scientifique (GIANT)

giant presqu'ile scientifique grenoble Jeudi 16 octobre 2008, la ville de Grenoble inaugurait à l'Hôtel de Ville une exposition retraçant l'histoire des aménagements des différents pôles universitaires et scientifiques au cœur de l'agglomération Grenobloise, principalement de 1956 à nos jours.

Tour à tour, les principaux élus et porteurs des futurs aménagements de la Presqu'ile scientifique (GIANT) se sont exprimés pour afficher leur unité et soutenir un projet d'envergure internationale qui vraisemblablement, verra le jour d'ici 2020.

En parallèle, dans le cadre de la concertation réglementaire, une réunion publique s'est tenue dans la grande salle de la Mairie de Grenoble afin de "tenter de poursuivre les débats" autour des orientations d'aménagements.


Une exposition consacrée à la Presqu'ile scientifique


Soulignant principalement les évènements ayant marqué les dernières décennies, cette exposition propose de nous faire découvrir les enjeux techniques et technologiques à venir au sein de l'agglomération ainsi que les interactions entre écoles, universités et pôles de compétitivité.

Une exposition ludique, agréable à parcourir.

Seul bémol : l'éclairage des panneaux n'est pas à la hauteur de la présentation et est à revoir.

Après l'inauguration, les Grenoblois étaient invités à se rassembler et se rafraîchir autour d'un buffet juste avant de débattre dans la grande salle.


Principaux objectifs, budgets et aménagements


Premier objectif : requalifier la plateforme scientifique existante, créer des passerelles, ouvrir le quartier à la ville notamment par un prolongement du centre-ville de Grenoble dans le cadre de "Coeur de Ville, Coeur d'agglo", de la création d'une Zone d'Aménagement Concertée (ZAC) et de la modification du Plan Local d'Urbanisme (PLU).

Second objectif : structurer davantage la recherche et l'innovation entre les pôles et les secteurs d'activités, en y associant de nouveaux logements, des commerces et de nombreux services pour améliorer les capacités d'échanges et de vie.

Troisième objectif : créer l'un des plus performants et des plus vastes pôles de recherche au monde à Grenoble . Développer de nouvelles applications dans le domaine médical, sportif, environnemental, de l'énergie ou de la communication. Déployer les pôles de compétitivité actuels et leur ouvrir de nouvelles opportunités.

Pour rappel, les budgets alloués aux principaux domaine de recherche et de développement restent conséquents :

Micro et nanotechnologies : 350M€. Biologie et biotechnologies : 60M€. Grands instruments : 155M€. Recherche fondamentale : 65M€. Nouvelles technologies pour l'énergie : 150M€. Management de la technologie : 45M€.

Différents projets structurants et associés : Nanoscience à l'Institut Néel [1], écoles de l'énergie (INP, UJF), PHELMA et des biotechnologies, Nanobio et centre de recherche biomédical, Clinatec, Industries Intégratives, extension de l'ERSF, démonstrateur transports innovants et autres équipements d'accueil fonctionnels sur le site...


Un débat houleux entre porteurs du projet...


A l'aide d'un vidéoprojecteur, élus et porteurs du projet d'aménagement de la Presqu'ile scientifique (GIANT) ont exposé aux Grenoblois les détails des prochaines infrastructures avant de laisser la parole au public.

Lors de l'exposition et au nom de la Métro, Michel Issindou, député de l'Isère souligne "L'excellence de Grenoble n'est pas forcement reconnue chez nous mais est largement reconnue bien en dehors de l'agglomération (...) Il y a tout de même une quinzaine de communes de la communauté qui sont concernées par le projet".

Claude Vasconi, architecte du projet, explique : "C'est un très grand projet (...) Il faut recentrer les énergies en coeur de ville, c'est ça l'avenir (...) Nous avons une chance inouïe de disposer au cœur de la cité à Grenoble d'un territoire de 300 hectares que beaucoup de villes nous envient (...) Il offre un avenir à 15000 chercheurs qui ne demandent qu'à se déployer et l'opportunité de travailler sur la mixité et d'améliorer l'accessibilité des pôles (...) Ce projet sera doté de 4000 logements, plus 4000 logements étudiants à terme."

Geneviève Fioraso, député de l'Isère revient globalement sur le financement : "C'est un financement public par le biais du contrat de projet Etat-Région dans lequel les collectivités sont engagées de 2007 à 2013 et le biais du Plan Campus [2] (...) Il y a aussi des projets de transports financés par le SMTC, du logements social, étudiant".


...et opposants venus principalement perturber la réunion


Une quinzaine d'opposants, habilement dispersés par groupe dans la salle de réunion étaient venus manifester avec vigueur leur opposition aux projet de Presqu'île scientifique.

Objectifs clairement affichés : perturber la bonne marche de la réunion publique, troubler le dialogue entre la salle et les intervenants. Le jeu consiste à faire preuve d'ironie sur les sujets évoqués dès que l'occasion se présentait, à couper si possible l'expression des porteurs du projet, à parler le plus fort possible, à tenter de prendre le micro à n'importe quel moment du "débat"...

A plusieurs reprises, Geneviève Fioraso tendait le micro aux opposants pour qu'ils puissent venir s'exprimer : ces derniers ne se bousculent pas immédiatement pour le prendre, préférant scander de leur place les mots "pléthorique", "décroissance", "moins vite ou moins fort, moins haut".

Parmi eux, une opposante prenait sereinement le micro et déclarait notamment :

"La réunion de ce soir est exemplaire (...) Ce projet présenté par le technogratin, appelons-le comme ça, est un projet de fuite en avant technologique (...) Il n'y en a que pour les hautes technologies et pas pour les humains (...) Nous devons poser des questions, ce n'est pas toujours nous qui vous écoutons mais de temps en temps, vous pourriez nous écouter mais je ne me fais pas d'illusion (...) Je propose qu'on réfléchisse à ces mêmes politiques qui durent depuis 50 ans, qu'on arrête de ne pas réfléchir, qu'on arrête la croissance infini qui n'est pas tenable (...) Quand on aura fait GIANT et qu'on sera à la première place de la compétition internationale qui ne s'arrête jamais, et bien il faudra faire super GIANT".

De part et d'autre de la salle, on s'agite.

Une minorité du public applaudissait. Une bonne moitié restait figée. L'autre moitié était littéralement outrée, excédée par un tel comportement et de tels agissements en public. Les élus restaient stoïques, supportant avec cran l'adversité, réagissant avec sang froid tout en réussissant à garder le cap sans se décourager.


Les opposants ont obtenu ce qu'ils souhaitaient : se faire entendre, faire en sorte que l'on parle d'eux.

Il n'y a donc pas eu de "débat" à proprement parlé.

Pour autant, le public ne les a pas plébiscité. Non pas pour leur opinion, synthèses et appréciations (nous sommes en démocratie, chacun à le droit de s'exprimer) mais principalement pour leur attitude (non respect de la parole donnée à autrui), leur méthode (la provocation, l'insinuation) et leur comportement en public (indiscipline, intimidation par le déplacement, gestuelles inconsidérées).


- "Quand on change de vêtement, on change de comportement" -

Frederic Monneyron, universitaire et écrivain français - Extrait du journal Libération.

A méditer.

Notes

[1] mon grand-père, 84 ans, est rentré au CENG en 1956 sur une recommandation de Louis Néel

[2] 5Md€ pour 10 projets ou 2,7 Md€


25

09

2008

Micro-électronique et nanotechnologies, opération "Nano 2012" : Crolles 3 ou Crolles 2.1 ?

crolles 3 2 nano 2012 Mercredi 24 septembre 2008, le Premier ministre François Fillon était en déplacement à Grenoble au pôle de compétitivité Minalogic pour rappeler l'engagement du gouvernement d'investir plus de 2 milliards d'euros (1,5 milliard initialement prévu avec l'annonce d'une enveloppe supplémentaire de près de 565 millions d'euros) sur cinq ans pour les 71 pôles de compétitivité en France.

En principe, plus de la moitié de cette enveloppe sera allouée au développement de la future plateforme "Crolles 3" ou "Nano 2012" près de Grenoble . Il s'agit d'une extension du pôle de compétitivité "Crolles 2", centre de développement et de production de supports de circuits et de plaques de silicium dans le domaine de la micro-électronique .


L'alliance "Crolles 2"


A l'origine, Crolles 2 est une alliance collaboratrice entre trois grands acteurs du secteur : ST Micro Electronics, NXP (Phillips) et Freescale (Motorola). Dès 2002, l'objectif était de produire et de graver des circuits de 90 nanomètres sur des plaques de silicium de 300 mm de diamètre. Près de 1,8 milliard d'euros avait été investit, permettant la création de près de 1600 emplois dans notre région.

En 2007, NXP s'est retiré de l'alliance et depuis, ST Micro Electronics s'est rapproché stratégiquement du CEA (LETI) et notamment de la société IBM, détentrice de nombreux brevets dans le domaine de la micro-électronique.

Cette nouvelle alliance, baptisée "Crolles 3", permet à ST Micro de continuer la recherche et le développement sur des circuits de 32 nanomètres (voir moins)... et de maintenir sur "Crolles 2", la production de circuits dérivés [1].


La nouvelle alliance "Crolles 3"


Selon l'ADES, le "retour de taxe professionnelle (TP) n'a été que de 100 millions d'euros pour des aides publiques qui ont atteint 200 millions d'euros" et "la contrepartie en emplois n'était pas une réelle contrepartie puisque les subventions publiques dépassaient allègrement le coût de ces emplois".

"Crolles 3" est un nouveau projet de recherche et de production qui prend forme.

Initialement, sur cinq ans (2008 - 2012), les investissements et dépenses prévus restent conséquentes. Le montant de l'aide publique avoisinerait les 650 millions d'euros, voire plus. Une somme plutôt conséquente, au regard des 660 emplois qui devrait être créés sur le site.

Dans un document, l'association effectue un comparatif et estime que "sur Crolles 3, les engagement pris par ST sont beaucoup plus faible que pour Crolles 2" :

"Crolles 2" : emplois (1200), invest. R&D (1351 M$), matériels (1990 M$), aide de l'Etat (305 M€), des collectivités locales (148M€).

"Crolles 3" : emplois (660), invest. R&D (250 M$), matériels (500 M$), aide de l'Etat (477 M€), des collectivités locales (175M€) dont environ 20M€ pour la Métro et la Ville de Grenoble.


L'engagement de principe des collectivités


Certaines collectivités locales ont déjà donné leur accord de principe sur "Crolles 3" ou "Nano 2012".

Le CG38 s'est prononcé sur le sujet le 10 juillet 2008. Le Conseil Régional RA, le 16 mai. Le Conseil Municipal de Grenoble n'a pas encore discuté et débattu en séance sur la question pour donner sa décision. Etrangement, l'association relève que le 18 avril 2008, "le Préfet de l'Isère a transmis au Ministère de l'Economie la position des collectivités locales sur leur soutien éventuel au programme Nano 2012 de ST Micro Electronics sur Crolles et Grenoble ".

Pour accéder aux technologies d'IBM, ST Micro Electronics a donc conclu un partenariat avec le géant américain.

Dans le cadre du projet "Crolles 3", le géant des semi-conducteurs devrait sur 5 ans, verser tout de même près de 350 M$ à "Big Blue" pour obtenir le droit d'exploiter ses technologies. Dans le cadre de cet accord, les deux sociétés ont également prévu un partenariat d'échange de ressources humaines entre les USA et la France.

Mais l'ADES souligne que "la prochaine convention signée par l'Etat et les collectivités locales ne sera pas signée par IBM, mais seulement par ST Micro et le CEA" alors même que le dossier en cours actuellement présenté aux élus laissent supposer un plein engagement de la société américaine.

Pour l'association, il existe un "contrat caché" entre ST et IBM puisque "les détails financiers de l'opération n'ont pas été dévoilés" dans la cadre de "Nano 2012".


Crolles 3 ou Crolle 2.1 ?


Depuis les années 60, Grenoble porte le tablier des nouvelles technologies, de la recherche et du développement en collaboration plus ou moins étroite avec les pôles universitaires de la région. Contrairement à d'autres, cette ville a su anticiper les changements et déployer - souvent avec un temps d'avance - de nouvelles infrastructures permettant de soutenir son tissu industriel et de créer de nombreux emplois dans la région.

En parallèle, le projet "Crolles 2" a révélé les difficultés de pérenniser une avancé technologique et une alliance stratégique entre trois acteurs majeurs de la micro-électronique.

"Crolles 3" est une nouvelle extension, une nouvelle version de "Crolles 2" qui globalement, utilisera le même socle et les mêmes infrastructures existantes embarquant d'autres apports et procédés technologiques.

Crolles 3, c'est en définitive Crolles 2.1 : moins d'investissements prévus, moins d'emplois créés... et le versement d'aides publiques plus élevé sur la période 2008-2012 par rapport à 2002-2007. En contrepartie, comparé à 2007, en prenant en compte les anciens programmes, il semblerait que le retour de taxe professionnel soit moins élevé sur la prochaine période.

Au delà des choix technologiques, se pose la question de la stratégie politique.

Ces projets sont portés et projetés en définitive sur de courtes périodes (2002-2007... 2008-2012) selon les capacités des acteurs, de l'Etat et des collectivités à investir... sur le moment.

Concrètement, face à l'émergence des pays asiatiques et leur énorme capacité d'investissement depuis des années dans ce domaine, notre production risque d'être paralysée à l'avenir si l'Europe n'appuie pas ces opérations à plus grande échelle et si localement, la stratégie reste basée à court terme sur des enjeux locaux bien définis.

Notes

[1] pour ordinateurs, mobiles et autres objets du quotidien


16

09

2008

Exceptionnel : une visite virtuelle panoramique et intéractive de Grenoble sur le web, "full 360°", plein écran, en haute définition

grenoble virtuel panoramique Avez-vous déjà eu l'opportunité de découvrir Grenoble, en images haute définition, dans une immersion panoramique totale évolutive " full 360° " sur le web ?

En juin 2008, dans ces colonnes, j'interviewais une des collaboratrices des PagesJaunes au sujet du pré lancement de Grenoble en 3D sur Internet "Ville en 3D".

Grenoble , quasi entièrement modélisée en 3D. Grenoble, photographiée sous différentes facettes. "Ville en 3D" est un sur service de navigation virtuelle associé à un système de recherche de contenus sur la toile (lire le billet).

Début septembre 2008 : un photographe professionnel nous fait découvrir Grenoble autrement.


Une visite virtuelle panoramique de Grenoble en haute définition


Cette fois-ci, sur un registre similaire mais différent d'un point de vue technologique, un photographe professionnel spécialisé dans la réalisation de photos panoramiques haute définition (HD), propose de nous faire visiter Grenoble sur le web, sous plusieurs angles en " full 360° ".

Immersion visuelle garantie.


Une technique professionnelle particulière


Techniquement, le photographe dispose d'un excellent appareil professionnel placé sur un trépied. Il réalise plusieurs dizaines de photos prises en haute résolution (HD) avec des sensibilités différentes [1] sur une surface de 360 degrés (rotation complète de l'appareil sur l'axe du support).

A priori, prendre des photos "sans trop bouger" autour d'un axe de 360° est une tache qui s'avère peu compliquée (j'arrive à faire la même chose avec mon Nokia N95 - 8go 5 Mpx - sur son mini-trépied nomade).

Mais là ou les choses se compliquent, c'est au moment où il faut juxtaposer et corréler les photos entre elles. Il ne s'agit pas de réaliser une simple bande rectangulaire sur laquelle on viendrait placer des photos contiguës. Plusieurs techniques et logiciels dédiés sont nécessaires [2] pour parvenir à traiter, accorder puis associer les images au pixel près au sein d'un "moteur" panoramique spécialement développé pour produire l'effet visuel escompté.

Compatibles en lecture sur tous les navigateurs Internet dernière génération [3] disposant de la dernière version du lecteur Flash (Adobe), ces vues panoramiques interactives suscitent l'intérêt et la curiosité. Le poids de chargement en ligne d'un seul panorama virtuel varie selon la définition des images (HD ou SD) : en moyenne, entre 3 et 8 Mo. Bien entendu, il convient de disposer au minimum d'une connexion de type ADSL pour apprécier le résultat et naviguer entre les vues.


Immersion totale au dessus... et dans Grenoble


En déplacement dans la région, le photographe a accepté de réaliser une visite virtuelle de Grenoble - à ma demande -.

Suivant mes conseils, le professionnel s'est rendu à la Bastille et plus précisément, sur le toit du restaurant du "Téléférique" pour immortaliser une première vue plongeante sur la ville. Le temps est au beau fixe. Après avoir finalisé cette réalisation, il décide de s'accorder du temps supplémentaire et rejoint le cœur du centre-ville de Grenoble . A sa façon, le photographe découvre ainsi d'autres lieux et souhaite ajouter d'autres panoramas virtuels à son catalogue professionnel.

D'une part, une vue panoramique " full 360° " de Grenoble à partir de la Bastille.

D'autre part, des visites virtuelles supplémentaires devant le Musée de Grenoble, la place Saint-André, la place Victor Hugo et la place de Gordes.

Tout simplement magique et magnifique !


Pour le moment, à ma connaissance et sur Grenoble, il s'agit d'une exclusivité sur le web tant au niveau du rendu, du support et des choix techniques embarqués. En accord avec le professionnel de l'image, GreBlog MonGrenoble est heureux de vous présenter cette visite virtuelle de Grenoble.

Visites virtuelles de Grenoble " full 360° " en plein écran à partir de photos panoramiques haute définition.


Rendez-vous sur :

http://www.greblog.net/grenoble360/


Utilisez la molette et les boutons de votre souris... maintenez, cliquez, orientez... passez en mode plein écran navigateur... découvrez le menu interactif présentant d'autres lieux de Grenoble... à vous de jouer !


Autres exemples de visites virtuelles réalisées par le professionnel en France, à l'étranger. Rendez-vous sur :

http://www.visitea.com/



Notes

[1] certains trépieds disposent d'un moteur pour automatiser les prises de vue

[2] je ne rentrerai pas dans les détails...

[3] également sur le dernier en date, "Google Chrome"


01

08

2008

Google Street View et Google Car dans les rues de Grenoble

google car street view grenoble Depuis le printemps 2008, des véhicules particuliers arborant les logos "Google" et "Google Maps" sur leurs portières sillonnent discrètement les routes des grandes villes aux Etats-Unis et des capitales européennes.

Aperçues au Royaume-Uni, au Canada, aux Etats-Unis, en Australie... mais également en France à Paris et dans certaines villes du pays, les "Google Cars" sont des voitures spécialement équipées pour capturer des images de rues.

Google entend ainsi compléter son système de vues panoramiques "Google Street View" adossé aux services Google Maps et Google Earth.


"Google Street View" : les Google Cars sillonnent la France


Grâce à Google Street View (ou Google StreetView) , les internautes ont pu pas à pas suivre le parcours du Tour de France 2008 et ainsi découvrir sur la toile les photos des rues empruntées par les coureurs (immersion panoramique 360°). Ce qui explique l'engouement et l'intéressement de nombreux internautes focalisés sur le passage à priori inattendu des Google Cars dans certaines petites villes en France depuis le début du mois de mai 2008.

On repère aisément une Google Car : elle dispose d'un "périscope" épais noir, attaché verticalement sur son toit et d'une batterie de caméras photos capable de prendre à tout moment des clichés balayés sur 180°-360°.

En France, après Paris, Grenoble est l'une des toutes premières villes choisies par Google pour enrichir ses solutions de cartographie en ligne. Des Google Cars auraient été aperçues à Saint-Martin d'Hères début juin, à Montbonnot-Saint-Martin, à Corenc...


Une "Google Car" à Grenoble


Après une recherche rapide sur la toile, nombreux sont ceux qui n'ont pas eu l'opportunité de prendre un cliché du véhicule en activité dans les rues de la capitale des Alpes ou dans la région.

Jeudi 31 juillet 2008 à 12h47, j'ai eu la chance de prendre en photo une "Google Car" à Grenoble, (Ile Verte), à quelques mètres de l'une des 3 tours de Grenoble. J'ai eu 6 secondes pour activer mon N95.

Le cliché est pris de loin : conformément à ce que l'on peut constater habituellement dans d'autres villes européennes, il s'agit vraisemblablement d'une Opel Astra noire (et non grise) entièrement équipée (une vingtaine de véhicules de ce type sont en stationnement dans un parking près de Rungis, Val-de-Marne).

Après avoir lancé les vues panoramiques en France à l'occasion du Tour de France, Google Street View continue sa tournée à Grenoble.

Une "Google Car" en plein été dans les rues de Grenoble, circulant très très lentement sur le boulevard Maréchal Leclerc, au moment où de nombreuses personnes sont en vacances ou finissent tranquillement leur déjeuner le midi : pour le géant américain, il s'agit d'un moment idéal pour prendre tranquillement des clichés de nos rues peu encombrées avec... une certaine discrétion !


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