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12

01

2010

Tramway à Grenoble : le projet d'extension de la ligne E dévoilé

grenoble tram E La prochaine ligne E du tramway à Grenoble se profile à l'horizon.

Après une première étape de concertation préalable à sa réalisation conduite fin 2008 par le SMTC [1] faisant suite au projet de Plan Métropolitain de Déplacement adopté fin 2007 par le CG38, la nouvelle ligne E du tramway est entrée dans une phase d'étude d'avant projet.

Une réflexion est en cours actuellement concernant une extension possible de la ligne E du tram au sud des Grands Boulevards sur le Cours de la Libération. En février 2010, cette opportunité sera l'objet d'une nouvelle concertation préalable, suivie d'une enquête et déclaration d'utilité publique avant le début des travaux de la ligne E envisagés dès 2011

Une mise en service complète ou partielle [2] de la ligne E est prévue pour le mois de janvier 2014.


Aller le plus loin possible... à budget constant


"Je ne m'attarderai pas sur les discours, les retards apportés par des combats d'arrière-garde car aujourd'hui, le projet est parti (...) J'ai souhaité inscrire notre action dans un budget initialement prévu (...) On est dans une enveloppe et on veut avec les communes y rester à budget constant (...) Le SMTC prendra à sa charge tout ce qui est nécessaire au fonctionnement du transport (...) Par contrat, ce sont les communes qui devront prendre en charge le reste, les travaux d'aménagements et d'amélioration de l'environnement (...) On fait ça aussi dans le cadre de la charte Urbanisme et Transports qui met l'accent sur la nécessité de densifier autour des axes de transports en commun (...) Pas question de passer à travers des champs vides" précise avec soin Marc Baïetto, Président du SMTC lors du petit-déjeuner presse ce 11 janvier 2010.

En tenant compte de l'enveloppe budgétaire initiale, d'une prise en charge du SMTC strictement limitée à l'objet de transport et de la charte, une diminution des coût de l'opération permettrait de réaliser une extension de la ligne E au sud de Grenoble à partir du Cours Jean-Jaurés... jusqu'au Rondeau (au moins jusqu'à la ligne 32). Le tout, en concertation avec les élus.

A terme, la ligne E du tramway desservira de nombreux établissements scolaires situés sur son parcours,. Elle offrira des rabattements supplémentaires de la ligne 1 sur la ligne E du tram (financée par des économies de gestion sur la ligne 1 [3]). Elle permettra aux usagers du sud de Grenoble de gagner du temps afin qu'ils puissent récupérer plus facilement d'autres axes de transports connexes. Elle favorisera le déplacement des habitants du nord-ouest en ville.

"A un moment, ceux qui nous disaient qu'on délaissait les transports en commun en seront pour leur frais (...), c'est là, la meilleure réponse qu'on puisse apporter à nos détracteurs" ajoute Marc Baïetto, également 1er Vice-Président du Conseil général chargé des transports.


La ligne E du tram : le budget, les chiffres clés


Le budget initial de la ligne E du tram est de 298M€.

La répartition est la suivante : environ 200M€ sont prévus pour la pose des 11.8Km de voies (10Km initial + 1.8Km si l'extension est approuvée en direction du sud). 50M€ concernent l'ensemble des matériels roulants (rames...) et 40M€ seraient affectés aux divers éléments restants (études...). 1Km de voie coûte au bas mot 30M€ !

Pour le moment, 16 stations rapprochées sont projetées sur la ligne E entre "Lanfrey" au nord (direction Le Fontanil-Cornillon) et "Foch" (au croisement de la ligne C).

Au sud, le projet d'extension partirait de "Foch" pour atteindre progressivement "le Rondeau". Au nord, une variante est envisagée à partir de "Kerben" pour desservir le "Cap 38". Proche du centre, une station supplémentaire "Village" pourrait être implantée juste après les deux stations "Esplanade Centre" et "Esplanade Nord" du côté de Saint-Martin-le-Vinoux.

Finalement, le temps de trajet serait de 29mn pour voyager entre les deux terminus de la ligne E du tramway.


Autres facteurs pris en compte dans le "nouveau projet" ligne E du tram


Michel Destot, Député Maire de Grenoble insiste sur la nécessité de desservir des lieux de grandes fréquentations afin de pouvoir coupler les habitants avec les principales infrastructures, sur le modèle de la ligne C du tram et des Grands Boulevards. Une jonction possible pourra ainsi être réalisée entre les deux rives de l'Isère.

La ligne E devenant un axe majeur de déplacement et de structuration au coeur de l'agglomération. L'avenue Alsace-Lorraine, un premier point d'intersection avec la ligne A et B. Le Boulevard Foch, un deuxième point de liaison avec la ligne C.

Jacques Chiron, Adjoint aux Transports à la Ville de Grenoble explique qu'il est important de se servir des principaux axes historiques pour circuler. La préservation de l'alignement des arbres le long du Cours Jean-Jaurès fut une donnée primordiale dans les discussions autour de l'élaboration du tracé de la ligne E.

Dans l'ensemble, peu de lourds travaux sont prévus sur la zone. Le déplacement des réseaux et des aménagements actuels n'est pas envisagé. Au centre-nord, la ligne E devrait passer le long des arbres, à l'extérieur de l'Esplanade. Le pont ne devrait pas subir de grands bouleversements. En comparaison avec ceux de la ligne C, les travaux devraient donc couter moins chers.

Initialement dans le budget voté, un premier appel à projet avait permis au SMTC d'obtenir une subvention d'Etat de 33M€. Un second appel à projet devrait être prochainement relancé auprès du ministère de tutelle de Jean-Louis Borloo dans la mesure où le projet de la ligne E a changé de nature.

Pour la première fois, des passages en voie unique vont être expérimentés, notamment entre l'Esplanade et la station "Pique Pierre". "Pour le moment, l'Etat ne souhaite pas déclasser l'A 48 s'il n'a pas la certitude que l'accessibilité de Grenoble sera préservée (...) Il est clair que la disparition de l'A 48, c'est la Rocade Nord (...) L'enjeu de la modification, c'est de ne plus avoir l'autoroute A 48, de l'échangeur de la patte d'oie au bout de la Presqu'île" explique en détail Marc Baïetto.

"On a su peu à peu modifier ce projet pour l'étendre et aller vers quelque chose de plus simple, qui respecte plus l'histoire de la Ville, des boulevards et des cours (...) C'est plus 25 000 voyageurs jour, qui partaient du Fontanil et qui s'arrêtaient aux Grands Boulevards (...) Là maintenant, on est plus proche des 40 000 puisqu'on a maintenant une grande partie de la ligne 1 qui sera desservie par la E" souligne Jacques Chiron.


Après des années de travaux et d'aménagements lourds liés à la construction de la ligne C sur Grenoble et son agglomération, le SMTC cherche visiblement à réduire au maximum les couts sur la construction de la prochaine ligne E. Par ailleurs, il s'efforce de donner l'image d'une entité qui a toujours privilégié le développement des lignes de tramway par rapport à celui des lignes de transports en commun plus "classiques".

On peut toutefois s'interroger sur le choix de l'emplacement de certaines stations ou arrêts prévus sur le nouveau tracé de la ligne E du tramway. L'implantation rapprochée de deux arrêts au niveau de l'Esplanade et la présence d'un arrêt entre deux parking au nord sur "Les Bonnais" ne semblent pas très judicieux.

> > > Voir le nouveau tracé de la ligne E du tram : cliquez ici

Notes

[1] Syndicat Mixte des Transports en Commun de l'agglomération Grenobloise

[2] reste à déterminer

[3] 60% des utilisateurs de la ligne 1 ne devraient pas faire de changement avec la E


09

11

2009

Grenoble, projet Rocade Nord : le coût total aurait été sous-estimé de près de 250 millions d'euros

rocade nord grenoble En novembre 2007, le Conseil général de l'Isère (CG38) annoncait avoir pris la maîtrise d'ouvrage de la réalisation du contournement de la Rocade Nord.

A cette époque, l'enveloppe communiquée aux différents acteurs du projet, aux élus et au grand public se montait à 580M€ HT (valeur, avril 2006).

Une somme qui, pour certains, est de fait largement sous-estimée, notamment pour les personnes opposées depuis longtemps à la réalisation de l'infrastructure et qui tentent d'analyser et de "décortiquer" l'ensemble des données chiffrées associées au projet de la Rocade Nord de l'agglomération Grenobloise.


580 M€, un "prix d'appel" politique


"On nous a annoncé 580M€ HT pour la Rocade, c'est environ 200M€ de moins que le projet initial de la DDE qui, rapporté en valeur 2006 sur l'indice TP-01 se montait à 763M€" explique Vincent Comparat, Directeur de l'Observatoire des Finances et des Politiques Publiques (OFiPoPu) lors de son point presse du 5 novembre 2009.

"C'est un prix politique (...) anormalement bas, pour ne pas faire peur aux élus" ajoute ce dernier, persuadé qu'une grande part d'ombre subsiste au coeur du projet et que les élus et référents associés au projet sont loin de connaître l'ensemble des éléments chiffrés du dossier.

Initialement, l'enveloppe prévisionnelle de 580M€ HT prévoyait 410M€ pour les travaux d'ouvrage fonctionnel, 100M€ d'aménagements urbains, 35M€ pour la maîtrise d'ouvrage dont 10M€ pour l'assistance, 5M€ de foncier, 20M€ d'études préalables et 10M€ de maîtrise d'oeuvre sur l'avant-projet.

Convaincu que le CG38 n'avait fait aucune étude "sérieuse" au préalable pour déterminer le montant de cette enveloppe, l'OFiPoPu avait choisi en octobre 2008 de réexaminer ces chiffres et d'apporter lui-même une nouvelle estimation "raisonnable" à partir des indices travaux BTP (TP-01) et des données de l'avant projet de la DDE de 2006.

Ainsi, rapporté aux dates de valeurs et donc à l'évolution des "prix du marché", l'estimation du CG38 d'avril 2006 de 580M€ HT valait 662M€ HT en juin 2008.

Du côté de l'observatoire, en prenant en compte leurs indices et critères (DDE, TP...), leurs estimations s'élèvaient à 733M€ HT (valeur 2006) et 836M€ HT (valeur 2008).

Soit tout de même une différence notable qui avoisinait les... 170M€.


Obtention des documents justifiant l'évaluation de 580M€


Après avoir effectué sa propre estimation en 2008, le Directeur de l'observatoire "a demandé au Président du Conseil général de l'Isère de lui communiquer une copie des documents, lettres et études, provenant des bureaux d'études qui ont confirmé l'évaluation à hauteur de 580M€ (valeur avril 2006) du coût de la Rocade Nord de Grenoble" [1] en novembre de la même année.

Ayant refusé de les communiquer au demandeur, ce dernier a effectué un recours auprès du Tribunal Administratif de Grenoble et "la Commission d'accès aux documents administratifs a émis un un avis favorable à la communication de ces documents" [2].

Récemment, le CG38 [3] fut contraint de donner au demandeur les estimations chiffrées des bureaux d'études.


Estimations financières et synthèses des coûts des travaux


En avril 2008, le Centre d'Etudes Techniques de Lyon (CETE) a évalué le montant des travaux à 525M€ HT. Un coût qui ne prend pas en compte diverses contraintes de réseaux, de maintien de la circulation, de remodelage des berges, de réaménagement de surface, diffuseurs et raccordements aux portions d'autoroutes.

Rapporté en valeur à juillet 2009, l'estimation pourrait donc attendre "au minimum" 600M€ HT selon l'Observatoire.

De son côté, en novembre 2008, le groupe EGIS (filiale de la CDC), spécialisé dans l'ingenièrie et le conseil dans la construction d'infrastructure et systèmes pour les transports remettait une étude détaillée au Conseil général de l'Isère. Le coût était estimé à 550M€ HT (620 en valeur 2009).

Ces estimations de coût ne concernerait que les travaux... de l'ouvrage seul.

Ainsi, sur les 580M€ HT initialement annoncé par le CG38, 410M€ représenterait le coût de l'ouvrage fonctionnel (valeur 2006).

Soit en valeur juillet 2009 selon l'Observatoire, un estimation de 462M€ HT pour le CG38, 600M€ HT pour le CETE, 620M€ HT pour EGIS et 623M€ HT pour l'OFiPoPu.


Estimations des autres coûts associés


En plus des coûts des travaux sur lesquels les différents cabinets d'études se sont prononcés, il faut ajouter les coûts des déviations de réseau, maintien de circulations et divers (40M€), les études (71M€ - soit 11,5% du coût des travaux basé sur les taux de la DDE), les amenagements urbains (113M€) et les acquisitions foncières (46,7M€ - enquête publique - et non 5M€ comme annoncé en 2006 [4]).


Estimations du coût total... de la Rocade Nord


En avril 2006, le CG38 annoncait publiquement une estimation de coût de 580M€ HT (soit 653M€ en valeur 2009).

L'Observatoire des Finances et des Politiques Publiques estime de son côté, en novembre 2009, que le coût total serait au minimun... de 890M€ HT (valeur juillet 2009).

Soit un différenciel de... 237M€ !


Concernant le péage et le financement de la concession


L'appel à concession a débuté cet été.

La date de dépôt des dossiers de candidatures auprès du CG38 était fixée au 25 septembre 2009.

Une commission est chargée d'évaluer au préalable les candidatures "recevables" qui seront transmises à l'exécutif du CG38. Celui-ci donnera un avis. Une fois la proposition entérinée par le Conseil général, elle devrait se transformer en "contrat de délégation de service public" (DSP). La procédure est en cours et pour le moment, il est difficile de connaître le nombre et le nom des candidats éligibles pour la concession.

La concession ne porte pas sur les aménagements urbains (113€, valeur 2009). Selon l'observatoire, le concessionnaire prendrait à sa charge près de 260M€ HT (1/3 privé) soit 311M€ TTC et le CG38, 520M€ HT (2/3 public) soit 622M€ TTC de subvention d'investissement (valeur 2009).

Par ailleurs, si le fonctionnement et l'exploitation ne sont pas équilibrés pour financer les 311M€ TTC (hypothèse de tarif de péage urbain susceptible de dépasser les 2€ pour un seul passage véhicule - amortissement probable sur 40 ans - 56000 véhicules payants par jour etc...), il se pourrait que le CG38 soit prêt à donner en plus... une subvention de fonctionnement au concessionnaire.

Si le Président du CG38 obtient la déclaration d'utilité publique (DUP) courant 2010, il se pourrait qu'il soit contraint de lancer un appel au financement public supplémentaire auprès d'autres collectivités pour couvrir la subvention.

Reste à savoir si celles-ci (La Metro, Ville de Grenoble etc...) accepterons de choisir cette option, vu la situation financière actuelle de chacune.

Si l'on prend en compte les sempiternels dépassements de coûts inhérents à la réalisation d'une telle infrastructure et les éléments communiqués par l'Observatoire des Finances et des Politiques Publiques, il est fort à parier que le prix de la Rocade Nord pourrait atteindre le milliard d'euros.


Pour aller plus loin, quelques sites pro et anti Rocade Nord :

Pro Rocade Nord : http://www.isere.fr/424-rocade-nord.htm - http://www.rocade-nord.fr/ - http://www.rocadenord-leplus.com/ ...

Anti Rocade Nord : http://www.rocade-nord.org/ - http://vivreenvillegrenoble.free.fr/spip/ ...

Notes

[1] extrait 1 du jugement du Tribunal Administratif du 24/09/09

[2] extrait 2 du jugement du Tribunal Administratif du 24/09/09

[3] pas réussi à joindre récemment Max Lambert, Chef de projet Rocade Nord au Département par téléphone

[4] voir plus haut


02

09

2009

Gare de Grenoble : de nouveaux aménagements pour l'accueil des personnes à mobilité réduite (PMR) : vidéo

gare grenoble pmr Considérée par beaucoup comme l'une des villes les plus accessibles de France, Grenoble continue d'étendre ses investissements en faveur de l'accessibilité.

Depuis juillet 2009, date de fin de très longs et couteux travaux d'aménagements et équipements [1] , la gare de Grenoble s'est dotée de nouvelles infrastructures facilitant l'accès aux trains aux personnes à mobilité réduite (PMR), malvoyants, femmes enceintes et aux usagers du train contraints de pousser ou de transporter de lourds bagages.

Lundi 31 août 2009, l'inauguration officielle de ces aménagements permettait d'en savoir plus sur l'ensemble des réalisations et les investissements.


Une mise en conformité progressive pour les PMR


Pour commencer, quelques chiffres.

En volume, la gare de Grenoble est la 2ème gare de la Région Rhône-Alpes. Une desserte journalière de 220 trains par jour, une moyenne de 200 000 voyageurs par mois qui l'empruntent dont environ 800 usagers PMR.

La gare de Grenoble est maintenant équipée de trois nouveaux ascenseurs (l'un en photo) permettant un accès aisé aux voyageurs desservant respectivement les quais centraux n°2,3 et 4. Les quais 1 et 5 étant déjà accessibles à partir du hall de la vilaine gare de Grenoble et du parvis d'Europole.

Le quai n°2 a été rehaussé pour mettre le plancher des trains à niveau pour un maximum de personnes.

A terme, de nouveaux dispositifs viendront compléter ces aménagements dans le cadre de l'opération "Pôle d'Echange Gares de Grenoble" actuellement en cours d'études, permettant un accès autonome pour les PMR aux différents quais des gares.

En parallèle, du 15 septembre au 15 octobre 2009, la Ville de Grenoble lance une opération intitulée "Mois de l'accessibilité" proposant des animations, lieu de débats et des points d'échanges (voir le programme complet).


Montant des investissements : 4,38 millions d'euros


La loi du 11 février 2005 obligent les "propriétaires" d'établissements d'installations ouvertes au grand public de les rendre accessibles d'ici 2015.

Les autorités organisatrices doivent assurer la mise en accessibilité des dispositifs de déplacements. La responsabilité est partagée entre Réseau Ferré de France (RFF pour la gestion des infrastructures, propriétaire des quais et des voies), la Région Rhône-Alpes (pour l'organisation, les TER...) et la SNCF (pour l'exploitation des services, des réseaux ferroviaires et la prise en charge des voyageurs).

L'Etat, la Région et RFF ont chacun injecté 1.04M€.

Le CG38, la SMTC, la Métro et la Ville de Grenoble ont financé chacun 0.3M€ (dont 0.38M€ pour la Ville).

Par ailleurs, le Conseil régional est prêt à investir près de 12M€ supplémentaire chaque année pour rendre accessible le réseau de transport et les services dans les gares (matériel, réseau...)

Le 24 octobre 2008, lors de son déplacement à Grenoble pour donner le coup d'envoi de la future gare de la capitale des Alpes, Guillaume Pepy, Président de la SNCF assurait que ces travaux de mise en conformité s'inscrivaient dans cette perspective. "C'est un chantier spectaculaire (...) Il faut se rendre compte de l'effort que fait la collectivité (...) Un effort financier extrêmement important (...) Ce qui justifie la nouvelle gare, c'est le projet de presqu'ile scientifique, le succès du TER et les perspective TGV" soulignait ce dernier sur GreBlog (voir ma vidéo).

gare grenoble pmr Le montant global des investissements pour ce type de chantier (qui a duré près de 18 mois) est tout de même très élevé.

Lors de la visite des nouvelles installations, l'un des responsables explique en partie les difficultés rencontrées sur l'ensemble du chantier. "On est dans une zone où on a une nappe aquifère et une circulation d'eau très importante et évidemment, on est tombé en plein dedans (...) Sur l'un des trois ascenseurs, une fois qu'on a réalisé la première enceinte, on a eu des gouttes d'eau et de l'eau de l'ordre de 130m3/h, on a du désaxer un second, faire des reprises et des injections très fortes (...) En cours, on a du faire appel à d'autres entreprises pour trouver des solutions techniques adaptées (...) C'est vraiment un site très complexe techniquement, étroit et exigu".

Mais la plus grosse difficulté fut d'assurer un service régulier pour l'ensemble des voyageurs, sans perturber le fonctionnement et l'exploitation de la gare... durant la durée globale des travaux d'aménagements. "Pas question de fermer une grosse partie de la gare de Grenoble (...) Déjà que nous avons régulièrement des plaintes concernant le trafic de la part des usagers" m'expliquait discrètement un élu.

Ma vidéo : extraits des discours d'inauguration, anecdote et points de vue de techniciens et d'élus (Michel Destot, Bernard Soulage...).


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Et maintenant... désenclaver Grenoble ?


Outre les sempiternels retards des trains annoncés par la SNCF sur le réseau national dont Grenoble et ses voyageurs réguliers et non réguliers souffrent également, notons quelques éléments supplémentaires.

Les TGV arrivant en gare de Grenoble ont parfois tendance à rester trop longtemps sur un même quai, ce qui bien évidemment, est susceptible de perturber le départ et l'arrivée des TER journaliers. Dans un autre registre lié à l'accès aux trains, Michel Destot, Député-Maire de Grenoble relate une anecdote au Directeur de RFF lors de l'inauguration à propos d'un usager plutôt mécontent. "Moi, à chaque fois que je viens ici à Grenoble, je suis assez chargé (...) On descend... obligé de faire toute la traversée (...) Le parcours du combattant pour prendre le TGV".

"La politique qui est menée maintenant depuis quelques années au niveau du Conseil régional porte ses fruits (...) J'avoue franchement que j'y croyais qu'à moitié (...) J'ai des lettres de satisfaction, je n'avais que des lettres de mécontentement jusqu'à présent concernant justement la desserte des TER de la gare de Grenoble" souligne Michel Destot s'adressant à Bernard Soulage [2], soucieux de rappeler sa notion de "gare écologique" pour Grenoble.

En parallèle, on se rappelle des propos amusants tenus par le Président de la SNCF vis à vis de la gare de Grenoble en octobre 2008 : "Mais dites-moi, elle est ' Total Vintage ' votre gare, je la voyais pas comme ça (…) Attention, si ça continue, elle va pouvoir être classée" ironisait ce dernier devant le parking de la gare.

Depuis quelques années, en volume, le trafic sur la ligne Lyon-Grenoble augmente d'environ 10% par an. Il semblerait qu'il soit à peine possible de gagner du temps (entre 15 et 30 mn) sur celle-ci. D'ici 5 ans, la ligne LGV Méditerranée passant par Valence devrait permettre à Grenoble de rejoindre Marseille en 2 heures.

Actuellement, la gare de Grenoble est une gare de départ... et d'arrivée. Tant qu'elle ne deviendra pas une véritable gare de transit, de liaisons, son désenclavement pourra difficilement s'opérer.

Vu le montant très élevé des investissements concernant les nouveaux aménagements facilitant l'accès aux trains (4,38M€ : 1 rehaussement, 3 ascenseurs...), souhaitons qu'ils puissent parfaitement s'intégrer dans le nouveau projet de requalification refonte restructuration de la gare de Grenoble.

Un cofinancement de quelques dizaines de millions d'euros est prévu à l'origine pour sa réalisation.

Vu l'investissement qui vient d'être réalisé en direction des PMR, vu les nombreuses difficultés précédentes sur le chantier, le montant global de réalisation de la nouvelle gare de Grenoble risque d'être... exorbitant.

Notes

[1] près de 18 mois de travaux - fév 08 / juil 09

[2] 1er Vice-président du CR délégué aux transports, déplacements et infrastructure


20

07

2009

Une Ferrari F360 Spider V8 F1 stationnée place Grenette à Grenoble. L'été, on se lâche... what else ?

ferrari grenoble Quand par contrainte ou nécessité, venant de loin, je suis obligé de prendre mon véhicule pour me rendre au centre-ville de Grenoble, j'ai l'habitude de croire qu'il me sera impossible de trouver provisoirement une place de stationnement... gratuite.

La réduction progressive et volontaire des espaces de stationnement réservés aux véhicules à moteur à Grenoble incitent de nombreuses personnes à privilégier davantage l'utilisation des modes "doux". En parallèle, de nombreux sondages d'opinion récents révèlent que la possession d'un gros véhicule (4x4, SUV, Crossover...) pour se déplacer "intramuros" en agglomération est totalement "ringard" par les temps qui courent.

D'autres au contraire, n'ont que faire des sondages, des habitudes de déplacements populaires, des remarques fonctionnelles d'autrui.

Ils ont simplement besoin d'être vu... observé, éventuellement reconnu ou "adoubé" en quelque sorte par le reste de la population.


Le ridicule ne tue... toujours pas


En pleine période de crise économique et financière, ce jeu est d'autant plus excitant pour l'heureux locataire propriétaire d'un véhicule de luxe de prestige qu'il témoigne d'une volonté d'asseoir son "vouloir-d'achat" avec une certaine arrogance primitive au cœur d'une population qui le plus souvent n'est pas celle qu'il côtoie habituellement.

Et pourtant, il a bien besoin d'elle...

Il y a quelques jours, en fin d'après-midi, sous un beau soleil de plomb, les nombreux Grenoblois assis sur les chaises des cafés de la place Grenette et surtout... les quelques touristes de passage à proximité ont pu ensemble assister à une séance photo de premier choix sur les pavés du centre-ville de Grenoble.

L'objet qui attire leur attention et la convoitise, tel un aimant chargé positivement "d'électrons libres" est une Ferrari F360 Spider V8 F1, commercialisée entre 1999 et 2005, dont le prix d'achat avoisine les 225 000$ et dont la côte oscille actuellement aux alentours de 85 450€. Louer, ne serait-ce qu'une journée un tel "objet de désir" ne vous coûterait que 1000$... ou 5500$ la semaine.

Excusez du peu... What else ?


Extase, opportunité et jubilation


Quelle joie pour son heureux propriétaire locataire que de pouvoir l'exposer s'exposer devant autant d'individus communs aux pupilles dilatées en plein extase happés par la curiosité, intrigués par l'identité du possesseur. Ceux là même qui n'auront certainement jamais l'opportunité de l'acquérir, ni de "faire un tour" ne serait-ce qu'une poignée de secondes dans le corps de la bête...

Quelle jubilation pour son heureux détenteur que d'estimer pouvoir stationner finalement en plein milieu de nul part en centre ville là où personne ou presque ne prend l'habitude de stationner son véhicule à tout hasard, sur une zone piétonne, [1] sur des pavés. Après tout, pourquoi garer un tel bolide sur une zone de stationnement commune à d'autres véhicules, cela n'aurait pas de sens...

Quelle fantastique opportunité pour son heureux conducteur que de se déplacer où bon lui semble, quand il le désire, sans toutefois réellement se soucier d'une éventuelle contravention sur la voie publique. Le cas échéant, en cas de verbalisation, l'opportunité de se lever de son fauteuil, de discuter avec un agent assermenté et d'exposer son style, sa personnalité devant le plus grand nombre est trop belle...

Le petit jeu en vaut la chandelle... parce qu'il le vaut bien !


S'exposer... un peu, mais pas trop


En fin d'après-midi, pour éviter qu'un trop grand nombre de personnes (notamment des jeunes... un peu trop d'jeuns pour le propriétaire de la Ferrari) gravitent autour de son bolide, le conducteur a tout de même souhaité déplacer son "cheval de fer rouge" stationné jusque là entre les rails du tram et les premières chaises de bars de la place Grenette.

Tenter de s'approcher un peu trop près de l'objet pour être pris en photo, s'aventurer à vouloir toucher le volant en passant son bras à la vertical de la "cabine de pilotage", risquer de se coller ne serait-ce qu'un instant à la peinture rouge du bolide ou positionner ses mains sur l'arrière du véhicule, cela ne se fait point vous comprenez..?

Je vous le donne en mille : le conducteur est sorti de son anonymat virtuel et a tout bonnement choisi de déplacer son Spider Ferrari et de le stationner son Spider à seulement quelques mètres de là, juste devant la récente boutique Orange... toujours située Place Grenette !

En effet, en toute impunité, mieux vaut rapprocher son Spider de sa table à consommer au cas où le beau bijou rouge s'envolerait, histoire de pouvoir également contrôler tout agissement inopportun sur ce type de véhicule, quitte à laisser moins de places pour la circulation soutenue des piétons.

Le ridicule ne tue... toujours pas.

Altruisme, quand tu nous tiens...

Rappelons-nous également de cette Lamborghini jaune caca d'oie exactement stationnée au même endroit il y a environ 18 mois sur GreBlog MonGrenoble.

Désormais, en matière d'exposition en centre-ville, vous avez tout compris. A Grenoble, la Place Grenette est désormais un lieu incontournable pour jouir de ses plaisirs matériels et afficher sa ringardise.


Apprivoisez temporairement une parcelle du territoire


Je suis toujours fasciné par cette détermination qui consiste à exposer une voiture de luxe de prestige dans une zone publique non prévue à cet effet volontairement devant de nombreux passants qui ne pourront certainement jamais se payer ce genre de véhicule très haut de gamme.

J'adore cette exubérance, ce décalage et cette volonté d'apprivoiser temporairement une parcelle du territoire.

J'adore ce côté "Has Been". J'adore cette projection naïve de soi et cette manière de s'exhiber, de paraître, de s'afficher devant le plus grand nombre.

J'ai toujours apprécié une part infime d'égocentrisme quand il sert à construire quelque chose. Là, je ne vois pas grand chose à bâtir ou à concevoir.

Je reste fasciné par le ridicule. Pourtant, le ridicule ne tue toujours pas.

L'excès... oui, parfois.

Notes

[1] voir ma photo


11

05

2009

Grenoble, itinéraire cyclable, voie verte et entretien des berges du Drac et de l'Isère : mieux vaut circuler sans regarder les alentours

grenoble drac Avec les beaux jours du printemps et le retour quasi permanent de la chaleur, du soleil, il est agréable de ressortir les vélos d'été pour se promener, se détendre et circuler en famille les jours de congés sur les nombreux itinéraires et aménagements cyclables de l'agglomération Grenobloise.

Il est coutume de dire que Grenoble est la grande ville la plus plate de France.

Les occasions de se déplacer en vélo ne manquent pas.

Reconnaissons-le. Le vélo est un mode de déplacement agréable, pratique, économique [1], non polluant, silencieux, plutôt rapide en ville... même si nous ne sommes toujours pas prêts à le prendre lorsqu'il s'agit de le combiner sans réfléchir avec d'autres transports en commun [2].


Un réseau cyclable à la fois dense, ouvert et étendu


Le réseau cyclable de l'agglomération Grenobloise est à la fois dense, ouvert et étendu. En mode "cycle", le "quadrillage" de pistes cyclables de la Ville de Grenoble est impressionnant [3].

Il atteint près de 300 km de voiries aménagées pour les cyclistes, parfois même autorisé pour la pratique du roller ou de la course à pied. Plus de 1500 panneaux de balisage et de signalisation [4] leur permettent de s'orienter en bordure des 450 intersections de voies.

La communauté d'agglomération (Grenoble Alpes Métropole - la Métro), le Conseil général de l'Isère (CG38) et les mairies s'occupent des aménagements.

Globalement, la Métro assure la promotion de l'intermodalité et des modes de transports alternatifs. Elle veille à la sécurité des cyclistes, soutient les communes dans le cadre d'aménagements dédiés tout en assurant la continuité des itinéraires.

Les communes prennent principalement en charge l'aménagement et l'entretien de la voirie et des aménagements cyclables sur leurs secteurs.

Quant au Conseil général de l'Isère, il s'occupe généralement de l'entretien et des aménagements des "voies vertes" des berges de l'Isère, du Drac, et des voies départementales.


Est et Ouest


Promenez-vous en vélo sur les pistes et voies vertes au Nord-est de Grenoble, du côté de Meylan, Domène, Murianette... en direction de Chambery (52km !).

Vous découvrirez un espace d'itinéraires bien aménagés, agréables à emprunter, souvent en forets. Le genre d'endroit qui vous donne l'occasion de sentir quelques odeurs parfumées, de relever la tête du guidon et d'observer de près comme de loin la nature... en toute tranquillité.

Maintenant, promenez-vous en vélo sur la voie verte qui longe le Drac et rejoint l'Isère en direction de Noyarey puis Veurey-Voroize .

Vous découvrirez un spectacle différent, loin de l'image et du portrait idyllique précédent.

Bienvenue dans la jungle industrielle représentative de nos excès, dans un show-room de matières "durables" encastrées, laissées sur place, à l'abandon.


Un formidable spectacle naturel gratuit pour tous


Embarquez pour une aventure "extraordinaire" le long du Drac et de l'Isère.

En premier lieu, découvrez sur votre droite en contrebas de la piste cyclable, une très belle Peugeot 205 blanche défoncée, sans vie, sans vitre, calcinée de l'intérieur, en train de prendre son bain printanier. A l'avant, son toit ouvrant et son tableau de bord brulé vous donne envie de la repêcher. A l'arrière, ses phares cassés et sa bouteille de Cola vous enivrent d'une sensation jusque là débordante et insoupçonnée...

En amont, à quelques mètres du véhicule, observez le cercle de cendres et appréciez la délicatesse avec laquelle des individus ont mis le feu au véhicule avant de le glisser dans la rivière puisqu'il faut bien l'éteindre avec de l'eau pour prolonger le plaisir...

grenoble decharge Plus loin, visitez une décharge improvisée à 90 cm du courant de la rivière. Sa belle robe noire couleur de braises entourée de bidons en plastique partiellement carbonisés, ses sacs poubelles éventrés et ses bouts de ferrailles vous donne envie de vous arrêter pour pique-niquer. La vue est superbe. Vous êtes naturellement saisis par le charme des lieux...

Après une petite collation, vous reprenez votre cycle et trouvez plus au Nord près du pont une magnifique télévision désossée posée par terre qui attend de pouvoir à son tour prendre son bain mensuel. Pour cela, elle attend que la hauteur d'eau de l'Isère s'élève pour la recouvrir entièrement. Patience... avec la fin de la fonte des neiges, elle va pouvoir de nouveau faire trempette et libérer un peu de sa substance...

Sur votre chemin, vous trouverez une belle petite affiche placardée sur quelques troncs d'arbre le long de votre parcours "industriel" initiatique. Un propriétaire recherche sa chienne à Sassenage depuis le 21/02/2009. Il est vrai que la photo couleur de l'animal vous invite à la retrouver. Un mignon petit foulard autour du cou de l'animal, le regard si juvénile et apeuré. Veuillez donc contactez le 06.76.xx.xx ou le 06.31.xx.xx si vous la voyez naturellement... sur votre route.

Avant de rebrousser chemin, rendez-vous au niveau des câbles permettant la circulation aérienne des petites bennes remplies de matériaux [5] qui traversent l'Isère. Vous aurez l'occasion de vous éblouir devant des panneaux illisibles entièrement recouverts de magnifiques signatures graphiques et autres graffitis en tous genres. Bien évidemment, c'est de l'art urbain, du "Street art" pour les cyclistes amoureux de la nature authentique, vous comprenez...

Je préfère m'arrêter là.


La métro, le CG38, les communes avoisinantes ?


Il a été maintes fois démontré que lorsqu'un individu commence à déposer des ordures, des matériaux ou du matériel dans des lieux non prévus à cet effet, d'autres ont parfois tendance à multiplier le geste sur place ou dans les environs. C'est la politique du mouton... et nous en sommes.

Au delà de cette règle humaine absurde, on est en droit de se demander qui s'occupe réellement de l'entretien de ces "voies vertes" le long du Drac et de l'Isère. Chaque collectivité concernée est censée assurer un "type d'entretien spécifique" sur ce territoire aménagé.

Au moment où la Fédération Française des Usagers de la Bicyclette (FUBICY) attribue le "Guidon d'or 2009" à la Ville de Grenoble notamment pour la généralisation des double-sens cyclables, on est en droit de s'intérroger sur l'entretien de certaines "voies vertes".

Pour l'heure, ça fait des mois... des années que les cyclistes, rollers et coureurs assistent à ce magnifique spectacle désopilant sur les berges.

C'est tout simplement... lamentable !

Notes

[1] sauf le prix d'un vélo : toujours aussi cher à l'achat...

[2] déplacements, transports, stationnements sous conditions...

[3] se procurer le plan jaune-vert auprès de la Métro

[4] panneaux verts

[5] gravat, ciment..?


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12

2008

Réunion de concertation du Conseil Général de l'Isère à Grenoble sur le projet de Rocade Nord : principaux arguments

rocade nord grenoble Article maj le 16/12/08 [1].

Jeudi 11 décembre 2008, le Conseil Général de l’Isère (CG38) organisait à Grenoble une réunion publique dans le cadre de la concertation préalable engagée depuis de 15 novembre. Une étape transitoire du projet non définitif au cours de laquelle habitants et porteurs du dossier concernés peuvent s'exprimer et ce, jusqu'au 15 janvier 2009 [2].

Face au public, quatre principaux orateurs venus porter le projet de Rocade Nord : Marc Baïetto, Vice-président chargé de l'aménagement et de l'organisation des territoires, des transports et des déplacements. Alain Mistral, Vice-président chargé de l'administration générale et des finances. Max Lambert, Chef de projet Rocade Nord au département et Pascal Raoult, Ingénieur.

Dans la salle, de nombreuses associations particulièrement opposées au projet font entendre leur voix au cours du débat. D'autres personnalités sont là. Notons la présence des Conseillers généraux Jacques Chiron, Christine Crifo, Olivier Bertrand et Roger Pellat-Finet ainsi que Jean Cognet, porteur du tracé "Cognet" (voir l'interview).


Le public n'est pas au rendez-vous


Contrairement à l'an passé, le public ne s'est pas déplacé en masse au CRDP. A peine une centaine de personnes dans la salle et de nombreux sièges vides. Un nombre sensiblement identique à celui constaté lors de la réunion du collectif CAIRN [3] à Grenoble il y a quelques jours (lire mon article).

Le dossier reste sensible. Le cadre est fixé en introduction. "Ce projet suscite beaucoup d'intérêts et de points de vue passionnés (...) Je vous demande de respecter la parole d’autrui et de respecter les règles [4] (...) J'espère que vous donnerez une certaine dignité à ce débat" souligne le modérateur de la soirée. Ce dernier fait également part de son étonnement en constatant le peu de personnes présentes.

Durant une trentaine de minutes, les principaux porteurs du projet exposent au public les différentes étapes du projet et leur positionnement en s'appuyant à la fois sur des études et des constatations. Juste avant de débattre, les habitants sont invités à suivre la projection du film [5] (visible ici) commandité par le CG38 présentant une modélisation (images de synthèse) du projet de Rocade Nord.


Les arguments des porteurs du projet de Rocade Nord


"On n'est pas au ordre de la Chambre de commerce (...) Ce projet va libérer du foncier (...) Cette rocade s’inscrit bien dans un cadre, celui du développement des transports publics financés à 80% par l’activité économique de la région" explique dans un premier temps Marc Baïetto.

Max Lambert est chargé de présenter rapidement les différentes familles de tracés "éloignés" (ex : le tracé Cognet) et "rapprochés" (ex : le projet initial de la DDE et... celui du CG38). Son exposé s'appuie notamment sur les conditions techniques de réalisation, la requalification des secteurs urbains, la qualité de l’air. Bien entendu, l'objectif est de focaliser l'attention du public sur le tracé "rapproché" proposé par le CG38 [6], maître d’œuvre du projet de Rocade Nord.

Pour les porteurs du projet, il s’agit je cite... de "mieux desservir l’Agglomération Grenobloise, d’apporter une réponse adaptée aux besoins des Isérois, de réduire le trafic sur les grandes voies urbaines, de limiter l’impact en surface des ouvrages" avec une volonté "d'interdire la circulation des poids lourds".

Pour le Chef de projet Rocade Nord, "Rien n'est arrêté pour le moment (...) Nous réfléchissons à la requalification des échangeurs et diffuseurs (...) La rocade doit contribuer au développement durable du territoire (...) Il sera possible de faire du paysager, du mode doux, de reconquérir des espaces naturelles, de réduire la pollution en diminuant les déplacements dans l’Agglomération (...) Une route intelligente sur laquelle des informations pertinentes de circulation seront proposées aux automobilistes".


Les arguments des collectifs et associations


Le public est invité à débattre. La règle conduit les associations à s'exprimer durant 15 mn.

"Le Conseil Général vient de vous présenter un très joli film de science-fiction (...) Nous aurions bien aimé vous présenter un dossier alternatif mais hélas, il en a décidé autrement" souligne Philippe Zannola de l'ADTC. Applaudissement dans la salle.

L'ADES pose une question : "Dans le dossier de concertation, il manque pas mal de données économiques et financières (...) On voudrait avoir une confirmation sur les chiffres du coût d'exploitation annuelle de 4M€ et du coût des recettes de péage de 15 M€" [7].

Le collectif RESPIRON s'interroge : "Je ne vois pas comment on va pouvoir résoudre les problèmes des bouchons endémiques sur Crolles et Voreppe (...) Je me demande aussi qui, en 2014, va bien pouvoir prendre cette rocade nord ?". Son représentant évoque une phrase qu'aurait mentionnée André Vallini dans un journal. "Le 11 janvier 2008 dans Les Affiches de Grenoble, le Président Vallini m'a donné une réponse, je cite le Président Vallini... nous faisons la Rocade Nord pour les VRP, les commerçants et les artisans, pas pour les salariés qui peuvent prendre le bus" [8].

Marc Baïetto choisi de ne pas rentrer dans le "jeu" des petites phrases et préfère effectuer une mise au point.

"Je n’ai jamais dit que directement la rocade réduirait les bouchons, par contre nous ne les réduirons pas si nous ne faisons pas la rocade (...) Aujourd’hui, on a à traiter une ville qui ne peut fonctionner qu'en s’appuyant sur des moyens de mobilité individuel, qu’on a laisser se vautrer dans l'espace qui est autour de la ville-centre (...) La première chose que nous avons à faire, c'est de densifier la ville, construire des logements (...) Et je le redis, le SMTC, le Département, la Métro peuvent financer de l’investissement mais le problème majeur que nous avons, c'est du fonctionnement (...) Quand vous prenez les transports en commun, nous finançons 17% du coût, ça veut dire qu'il faut trouver 83% ailleurs (...) Le principal usage premier attendu de la Rocade, c'est l'usage économique".


Les arguments du public


Une habitante estime que la voiture doit faire partie du passé. "J’ai 4 enfants, j’ai réussi à abandonner la voiture, nous nous déplaçons en vélo, en bus et je pense que nous avons encore des progrès à faire dans ce sens, inventons un monde nouveau".

Une autre personne souligne l'énorme travail réalisé par les acteurs du projet mais pense que ce dernier arrive un peu trop tard. "Pour moi ce qui ne va pas, c'est qu'on mette des voitures dans cette rocade (...) Il faudrait que ce projet soit recyclable pour y mettre plus tard des trains (...) Faites les tailles des tunnels pour qu'ils soient utilisables plus tard, voyez plus loin que le bout de votre pare-choc".

Autre intervention d'un participant "Ce projet est mal ficelé (...) Un tunnel, c’est fait pour absorber tous les trafics (...) Grenoble a fait tomber son autopont, on va pas refaire un méga viaduc à La Casamaure".

Une habitante s'appuie sur le Grenelle de l'environnement pour justifier ses propos: "Avec le Grenelle, on nous rabâche qu'il faut réduire la voiture et la pollution et là, on développe plus de route (...) En terme de message et de sensibilisation de la population, c'est un petit peu compliqué à comprendre".

Bruno Ferrand, membre du CCS3 [9] de Grenoble, exprime son opposition à l'élargissement et au passage deux fois trois voies de l'A480 et à tout aménagement qui conduirait à une augmentation de la circulation, de la pollution et du bruit. Il évoque le concept "d'autoroute apaisée" à expérimenter : limitation de vitesse à 70km/h de jours comme de nuit.

A l'opposé, une participante estime que la Rocade Nord aurait du voir le jour depuis longtemps et que cette infrastructure est un bon projet pour l'avenir.


L'argumentation des porteurs du projet de Rocade Nord a peu évolué. L'orientation est la même. L'objectif est d'agir. Les réponses sont toutes prêtes. Le ton reste déterminé.

Par ailleurs, les remarques des habitants évoluent également. Au delà des interprétations et justifications de chacun, on a le sentiment que beaucoup ont compris que ce projet de Rocade Nord poursuit sa route et devrait aller à son terme.

Désormais, beaucoup s'interrogent sur la qualification et l'usage du futur contournement routier. Et parmi les principales préoccupations soulevées... la durée de vie de la Rocade Nord.

Notes

[1] ajout d'une remarque sur l'A480

[2] à propos de la consultation

[3] le CG38 et la Rocade Nord : http://www.rocade-nord.fr/

[4] cadrées, plutôt strictes et formelles...

[5] deux habitants baillent au moment où on rallume la salle après projection

[6] le CG38 et la Rocade Nord : http://www.rocade-nord.fr/

[7] mentionnés dans le rapport d'expertise Hersant, lire ici

[8] propos à confirmer

[9] CCS gelés, en hibernation pour le moment...


04

12

2008

Certains élus commencent à soulever des inquiétudes sur le projet de Rocade Nord

rocade nord grenobleLe projet de Rocade Nord n'en fini pas de faire parler de lui.

Depuis la consultation publique organisée mi-2007 par le Conseil Général de l'Isère (CG38), maître d'ouvrage du projet d'infrastructure routière, de nouvelles données, études et analyses sont venues "étoffer" le dossier sensible de la Rocade Nord.

Depuis une année, de nouvelles informations complémentaires viennent préciser officiellement et officieusement le cadre et les perspectives du projet : nouvelles expertises à l'appui, nouvelles prospectives et estimations financières.

Sur ce dernier point, il semblerait que certains élus commencent à retourner leur veste.


La Rocade Nord, depuis un an


A commencer en octobre 2007 par la publication et la diffusion du vrai rapport de l'Agence d'Urbanisme de la Région Grenobloise (AURG) quelques semaines seulement après la consultation publique. Le document initial contenait des informations sensibles sur la modélisation du trafic. En l'occurrence, des données sur les conséquences d'une prépondérance et d'une attractivité de la voiture dans les déplacements aux dépens des transports collectifs.

En février 2008, pour le compte de la Société Mixte des Transports en Commun de l'Agglomération Grenobloise (SMTC) en charge de la définition du PDU 2007-2012 (dont la délibération a été annulée le mois dernier), l'AURG a réalisé une étude prospective permettant d'évaluer l'impact du projet de Rocade Nord d'ici 2025. Un rapport très intéressant modélisant différents scénarios sur le trafic, la population et l'usage des transports... avec et sans Rocade Nord.

En juin 2008, suite à un appel d'offre, le CG38 demande à un bureau d'étude indépendant (SECAD, Amiens) d'apprécier les impacts d'un scénario alternatif de déplacements dans la région Grenobloise... en tenant compte de l'existence de la Rocade. Dans sa conclusion, le rapport souligne que "le projet global de déplacement fondé sur la réalisation de la Rocade Nord" (...) nous apparaît favorable au développement d'une mobilité durable dans ses 3 facettes - économique, sociale et environnementale - de l'agglomération Grenobloise".

En octobre 2008, estimant que le chiffrage du coût actuel annoncé n'a pas été pleinement étudié, l'Observatoire des Finances et Politiques Publiques (OFIPOPU) décide d'analyser les coûts successifs estimés pour la réalisation du projet de Rocade Nord. Le PDU 2000-2010 annonçait un premier coût de 300 M€. En 2004, le devis de la DDE sur le projet PDU portait le coût à 763M€ (valeur 2006). En 2006, le CG38 diffusait le chiffre de 580 M€. Fin 2008, l'Observatoire estime que le projet de Rocade Nord couterait au minimum... 733 M€ (valeur 2006) et 836 M€ (valeur juin 2008).


La Rocade Nord, et maintenant


Le CG38 a lancé le 15 novembre 2008 une concertation préalable obligatoire avant projet auprès du public. Jusqu'au 15 janvier 2009, un dossier de présentation et un registre destiné aux observations sont mis à la disposition des habitants à l'Hôtel du département et dans les communes concernées de Fontaine, Grenoble, La Tronche, Meylan, Saint-Martin-d'Hères, Saint-Martin-le-Vinoux et Sassenage.

Début 2009, le CG38 devrait se prononcer sur le coût réel de la Rocade Nord et ses différentes modalités de financement. Au second semestre de la même année, une Enquête d'Utilité Publique (EUP) devrait suivre en attendant le lancement des études de l'avant projet.


Des "propositions alternatives innovantes" à la Rocade Nord


De nombreuses personnes hostiles au projet se mobilisent pour proposer "des alternatives innovantes" à la Rocade Nord.

Une fédération, des unions de quartier, des groupes et de nombreuses associations se réunissent sous l'égide du Collectif pour des Alternatives Innovantes à la Rocade Nord de Grenoble (CAIRN) "convaincu que le projet de Rocade Nord de Grenoble aurait un impact négatif pour notre agglomération, et qui milite pour un Plan de Déplacements Urbains (PDU) alternatif".

Mardi 2 décembre 2008, le CG38 organisait l'une de ses réunions de concertation à Saint-Martin-le-Vinoux[1], . Au même moment, le CAIRN organisait une réunion publique à la Maison des Associations de Grenoble.

Une petite centaine de Grenoblois est venue écouter les arguments du CAIRN. Globalement, le discours est rapide, construit, bien huilé, parfois décousu. Il se veut déclaratif, percutant et particulièrement offensif. Le collectif passe en revue ses "10 idées fausses sur la Rocade Nord" en se basant sur des comparaisons et de nombreux chiffres [2].

La moindre observation émise par les acteurs du projet devient le support d'une contre-proposition "crédible" pour les opposants. Toutes les alternatives sont passées en revue : réseau TER structurant, lignes tram-train, tram urbain, prolongation de lignes actuelles, retour du trolleybus, priorité aux feux, double-sens cyclables et déplacements à vélo, stationnement, intermodalité, paysage immobilier, tarifications à venir, ... jusqu'à l'opportunité de trouver de nouveaux modes de financement.


Inquiétudes de certains élus sur le projet de Rocade Nord


"On sait que deux communes ne veulent pas de la Rocade, La Tronche et Saint-Martin-le-Vinoux (...) Depuis peu, on sait que Saint-Egrève se positionne et que d'autres communes qui au départ avaient accepté la Rocade Nord pour le principe commencent à s'interroger sérieusement depuis un an, voir à reculer en arrière (...) La plupart ne veulent pas le dire tout haut" explique Antoine Jammes, Vice-Président de l'ADTC.

Selon Olivier Bertrand, Conseiller général du canton 1de Grenoble, la vision de la Rocade Nord est bouleversée : "Depuis la consultation de 2007, le projet a complètement changé dans sa manière d'être porté médiatiquement (...) Si vous remarquez bien, il y a une évolution vers le manque d'intérêt du projet (...) La situation financière du Conseil Général est plutôt bonne mais avec la crise, même s'il prend un prêt de 400 M€ pour faire la Rocade, il ne pourra certainement plus financer ailleurs d'autres structure".

Pour le Conseiller général, le financement du projet est la clé : "Attaquer la Rocade Nord sur le fond, je me demande si ça sert à quelque chose (...) Il va bien falloir que le Conseil général s'exprime sur le chiffrage exact et quand on l'aura, on va vite s'apercevoir qu'il ne pourra peut être pas suivre son projet vu le contexte économique (...) En réalité, la question financière est au coeur de la problématique, c'est la seule qui à mon sens peut faire plier le projet".


Réactions du public sur le projet de Rocade Nord


Pêle-mêle, quelques réactions du public lors de cette réunion.

"Il serait temps de repenser la notion du travail en France et d'en parler car on s'attache à se déplacer alors qu'on pourrait faire du télétravail et mieux s'organiser" - "La Rocade Nord si elle se fait, c'est qu'il y a des gens qui ont de l'argent à gagner dans l'histoire" - "De toute façon, on sait bien qu'elle va se faire et qu'elle est déjà décidée en haut lieu et nous on compte pour rien" - "La Métro et la Ville de Grenoble sont de plus en plus endettées, ca va peser sur nos impôts" - "On nous dit que pour réaliser ou financer la future ligne E du tram à Grenoble, les quais ou l'Espanade, la Rocade Nord doit se faire et que tout est lié en attendant les JO de 2018" - "Plus on fait des infrastructures, plus le trafic automobile augmente et pas l'inverse" - "On sait pertinemment que ça coutera plus cher à la fin et ça coutera un milliard d'euros à la collectivité".


L'annulation de la délibération du PDU 2007-2012 inscrivant le principe de Rocade Nord relance une partie du débat sur sa réalisation.

Face à la crise économique et financière, le CG38 maintient son cap et ses ambitions sans toujours dévoiler avec précision le détail de ses intentions. Au regard des situations, des élus s'interrogent sur l'opportunité de réaliser un projet structurant devenu un "pretexte" pour en réaliser d'autres au sein de l'agglomération Grenobloise.

En parallèle, le CAIRN admet qu'il n'a pas toujours les moyens de ses ambitions lorsqu'il s'agit d'expliquer son positionnement et ses prérogatives auprès de l'ensemble de la population concernant le projet de Rocade Nord.

Notes

[1] Le CG38 et la Rocade Nord : http://www.rocade-nord.fr/

[2] Le CAIRN et la Rocade Nord : http://www.rocade-nord.org/


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2008

Une nouvelle gare de Grenoble, de nouvelles fréquences TGV en perspective : vidéo

Grenoble sncf gare Vendredi 24 octobre 2008, je me suis rendu en début d’après midi à la gare de Grenoble pour aller à la rencontre de Guillaume Pepy, Président de la SNCF.

Invité par Michel Destot, député-maire de Grenoble et Bernard Soulage, Vice-président délégué aux transports, déplacements et infrastructures du Conseil général Rhône-Alpes, le Président de la SNCF est venu officiellement donner le coup d’envoi de la nouvelle gare de Grenoble.

Entouré de nombreux responsables et élus, Guillaume Pepy profitait de l’occasion pour visiter en premier lieu les travaux d’aménagement en cours (voir ma vidéo) concernant l’accessibilité des personnes à la gare de Grenoble avant de présenter un certain nombre de mesures notamment liées à l’évolution croissante du transport des passagers dans notre région.


Concevoir une nouvelle gare de Grenoble


Guillaume Pepy exprime la motivation et l’enthousiasme de la SNCF.

"C’est un projet dont on parle depuis très longtemps (…) La gare est dépassée, il faut l’adapter (…) Avec les projets de développement qu’il y a aujourd’hui à Grenoble, il est temps de refaire la gare (…) Ce qui le justifie, c’est à la fois le projet de Presqu’île scientifique auquel la SNCF s’associe pleinement mais aussi le succès du TER grâce au Conseil régional et les perspectives TGV qui sont concernées (…) Il faut une gare qui soit la gare de tous les transports, une gare écologique, qui soit le moyen de réussir encore mieux la Presqu’île scientifique" explique le directeur de la SNCF.

Il va de soit que ce projet s’insère également dans les projets d’aménagement liés à la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018.

En volume, la gare actuelle de Grenoble n’est que la 18ème de France. Elle date des JO de 1968. Face aux attentes, la future gare devrait être l’une des plus moderne de l’hexagone. Une gare de nouvelle génération, multimodale, s’inscrivant au cœur et non aux abords de la ville.

Parmi les objectifs annoncés, celui de son désenclavement afin qu’elle ne soit plus uniquement une "gare départ – terminus" mais devienne une gare de liaison. Le 7 juillet 2008, un projet d’électrification de ligne entre Chambéry et Valence a été signé, permettant à terme une ouverture ferroviaire vers le sud (avec l’arrivée de liaisons TGV en direction de Marseille et de Montpellier).

Côté financement, différents scénarios sont à l’étude : destruction, reconstruction d’une nouvelle gare… ou refonte, restructuration et réaménagement de l’actuelle.

Les devis prévisionnels et modes de financement du projet seront remis aux différents élus avant… la fin de l’année 2008. "Une nouvelle gare de Grenoble, c’est un cofinancement de quelques dizaines de millions d’euros entre toutes les parties prenantes et la SNCF y mettra ce qu’il faut avec le Réseau Ferré de France" explique Guillaume Pepy.

Bernard Soulage ajoute "qu’elle est inscrite au contrat de projet État-Région, une garantie de financement sur la période 2007 – 2013 (…) Il faut donc aller vite de façon à être bien placé dans l’ordre de préséance des projets Rhonalpins".


Visite de chantier, promenade dans la gare de Grenoble


Actuellement, des travaux d’aménagements permettant d’améliorer l’accès à la gare, notamment pour les personnes à mobilité réduite et les poussettes sont en cours. De nouvelles commodités d’accès sont prévues, notamment la mise en place d’ascenseurs permettant de relier le sous-terrain aux quais.

L’investissement initial est de 4M€. Guillaume Pepy assure par ailleurs que ces travaux de mise en conformité s'inscrivent dans la perspective d'une future gare de Grenoble .

Le directeur de la SNCF a pu effectuer une visite du chantier sur le terrain [1].

En accompagnant la visite des personnalités, j’ai souris en écoutant les propos de Guillaume Pepy en direction des élus à propos du bâtiment extérieur principal de la Gare de Grenoble.

"Mais dites-moi, elle est ‘Total Vintage’ votre gare, je la voyais pas comme ça (…) Attention, si ça continue, elle va pouvoir être classé" ironise le Président de la SNCF devant le parking de la gare.


Progression des lignes, nouvelles fréquences TGV sur Grenoble


Bernard Soulage souligne la progression constance du trafic en Rhône-Alpes. "Grenoble a déjà une gare double face avec de l’activité de chaque côté (…) Faut pas qu’on soit petit bras sur ce projet (…) L’usage du TER et du TGV, c’est aujourd’hui plus 10% par an depuis 3 ans avec la ligne Lyon Grenoble qui est la plus importance progression, la première, dépassant maintenant Lyon Saint-Étienne".

Ainsi, dès le 14 décembre 2008, un aller-retour TGV supplémentaire (de mi-journée) sera mis en place entre Grenoble et Paris (une 9ème fréquence) et un TGV d’extrême fin de soirée permettant de vivre une journée pleine à Paris ou à Grenoble (moins rempli, synonyme de réduction de tarifs selon Guillaume Pepy).

Concernant la ligne actuelle Grenoble Paris, le président de la SNCF explique qu’on pourrait à la rigueur gagner une quinzaine de minutes mais que cette possibilité de réduction de temps de trajet n'est pas une priorité. Pour le moment, l'action se porte sur une augmentation des fréquences.

Par ailleurs, cet été, un accord a été signé pour raccorder la ligne LGV Méditerranée en passant par Valence, permettant à Grenoble de rejoindre Marseille en 2 heures d’ici quatre ou cinq ans.

Avant de reprendre le TGV pour Paris, Guillaume Pepy a tenu personnellement à remercier les médias audiovisuels présents par une simple poignée de main. Un geste qui à mon sens et à mon égard, coïncide avec sa volonté d'aller sur le terrain à la rencontre des usagers de la SNCF comme j'ai souvent pu le lire dans la presse nationale.

Ci- dessous en vidéo, visite de chantier à la gare de Grenoble, interview croisée de Michel Destot, Bernard Soulage et Guillaume Pepy, Président de la SNCF :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus

Notes

[1] voir ma vidéo


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07

2008

A son tour, la ville de Grenoble montre l'exemple

grenoble_stationnement Je reconnais bien volontiers que le soleil tant attendu depuis le début du mois de juin est pleinement de retour ces jours derniers. De plus, la chaleur envahissante ne favorise pas toujours la concentration en journée sur nos lieux de travail respectifs. Il est parfois sympathique de s'affranchir temporairement de certaines règles ennuyeuses...

Il est vrai qu'à l'approche des vacances d'été, le rythme de travail de chacun a parfois psychologiquement tendance à diminuer : par envie et/ou nécessité, urgence et contrainte, certains ont également besoin de lâcher du lest sur le terrain, de ne pas s'enquiquiner, ni s'ennuyer pour autant.


Evidemment, personne n'est parfait...


C'est probablement le cas du conducteur de ce véhicule de la Mairie estampillé du logo "Ville de Grenoble" sur les portières et d'un "numéro vert" sur le capot qui n'a rien trouvé de mieux que de se garer sur un espace de stationnement non autorisé en centre-ville.

Il est vrai qu'un samedi en fin d'après-midi (le 28/06, vers 19h30), il n'y a pas trop de circulation (sic !).

Entre les Grenoblois qui viennent de toucher leur paie en fin de mois, sortant des magasins en tenant des sacs de produits "soldés"... les gens assis dehors, remplissant les terrasses et prenant un verre... les parents et enfants à pied, en poussette et fatigués, revenant des parcs des alentours... les véhicules roulant les uns derrière les autres en file indienne place Notre-Dame, à quelques mètres de la rue Taulier en direction du Musée de Grenoble, de l'Ile Verte ou des Quais de l'Isère... les automobilistes "frimeurs" qui considèrent que le quartier et les pavés sont un lieu de prédilection pour afficher et affirmer un style à vive allure... sans oublier le ralentissement potentiel du passage du tram sur la ligne B...

Dans ces circonstances, vu l'activité du quartier, pourquoi ne pas se gêner ?


...ni le conducteur de véhicule de la municipalité


Il y a quelques mois, je signalais déjà dans ces colonnes la dangerosité de ce stationnement sauvage situé juste devant des barrières à quelques centimètres d'un point d'attache de cycles, entre d'un côté le passage de la ligne du tram B, de l'autre, une intersection de deux voies de circulation.

Un lieu de passage fréquent de véhicules et de piétons, une circulation souvent peu fluide et dense en fin de journée.

Bien entendu, si ce véhicule de la municipalité n'a pas souhaité se garer ailleurs dans les alentours et n'a rien trouvé de mieux pour stationner... c'est que son conducteur a certainement une bonne raison à nous fournir.

In Fine, il est probable que ce véhicule ait voulu montrer l'exemple : "officieusement", il doit donc bien s'agir d'une vraie place de stationnement pour véhicule motorisé !

Personnellement, vu les circonstances et les conditions de circulation décrites plus haut, j'en doute fort.


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