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Transports contient actuellement 63 billets

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10

06

2008

A Grenoble, le comportement de l'automobiliste lambda ne change guère...

stationnement voiture grenoble Largement intronisé dans la campagne des municipales comme l'un des sujets politiques majeurs de l'agglomération, la circulation et le stationnement de véhicules à Grenoble restent au quotidien l'une des principales priorités pour les Grenoblois.

A leur manière, les politiques tentent d'analyser la situation, soumettent des projets plus ou moins pertinents sur le terrain, proposent des initiatives, lancent des alternatives avec le soutien d'experts, de professionnels et cherchent à résoudre les problèmes récurrents de circulation.

En parallèle, le comportement de certains conducteurs de véhicule en ville est loin de faire l'unanimité.


Les politiques tentent de résoudre les problèmes de circulation...


Comme j'aime parfois le rappeler, tout est fait à Grenoble pour limiter globalement la circulation des véhicules à moteur en ville.

Suppression de places de parking, rétrécissement de voies obligeant fortement les conducteurs à ralentir (causant parfois de nombreux "bris" involontaires de rétroviseurs extérieurs), franchissement de passages surélevés, réaménagement de carrefours, ajout de feux tricolores, de rond-points sur de longues distances etc.

Désormais, aucun projet n'échappe aux priorités d'accès en matière de transport en commun et de nombreuses grandes villes françaises ou européennes prennent modèle sur les réalisations menées par la ville de Grenoble ou la Communauté d'agglomération Grenobloise.


...tandis que le comportement de l'automobiliste lambda ne change guère


En parallèle, les comportements de nombreux citoyens ne changent guère. Pire, ils s'accentuent ou se pérennisent.

Il faut dire que certains automobilistes ne manquent pas d'air et ne pensent qu'à entretenir ou préserver leur "pré carré" lorsqu'il s'agit de garer un véhicule sans toutefois se soucier de leurs concitoyens.

Prenons un exemple, au niveau du quartier Mutualité à Grenoble. Prenons le cas des rues Joseph Fourrier et des Dauphins.

Bien que la rue des Dauphins autorise le stationnement bilatéral, des conducteurs peu scrupuleux n'hésitent pas à stationner leur véhicule à l'angle des deux rues, directement sur le passage piéton, empêchant du même coup toute visibilité accrue ou possibilité pour le piéton de circuler en toute sérénité et en toute sécurité.

Un vrai danger pour les familles qui très souvent, prennent l'habitude de passer à cet endroit pour se rendre directement au Jardin des Plantes situé en face de la Mairie de Grenoble. Nombreux sont celles et ceux qui sont accompagnés de jeunes enfants ou d'une poussette et qui remontent la rue pour rentrer chez eux en passant par le centre-ville de Grenoble.

Juste à l'angle, devant ce lieu de stationnement non autorisé, un "crayon jaune" indique la sortie d'une école. On imagine aisément les difficultés engendrées par les parents d'élèves lorsqu'il s'agit naturellement de traverser la rue. Mauvaise visibilité des piétons les obligeant à contourner le véhicule mal garé et à circuler sur la chaussée en dehors du passage piétons. Perte de repère visuel pour tout conducteur d'un véhicule en circulation désirant changer de rue au niveau de l'intersection


Je m'installe, donc j'existe


Je reste persuadé que l'automobiliste agit volontairement en connaissance de cause lorsqu'il décide de se garer de cette manière sur la chaussée. En stationnant ainsi, il connaît naturellement les risques d'insécurité qu'il risque d'engendrer. Son comportement est volontaire, sans équivoque.

Le contraire serait... étonnant.

Pour beaucoup, le véhicule est le prolongement de soi : une forme de projection de sa présence dans un territoire, dans un milieu qui n'est pas forcément le sien et dans lequel on cherche à s'installer quelques instants pour attirer l'attention.

Il semblerait que la prévention n'ait aucun effet dissuasif face à un tel comportement égoïste et méprisant. Ce comportement doit faire l'objet d'une sanction méritée qui dans ce cas, paraît plus que nécessaire.


30

05

2008

Une nouvelle vague d'horodateurs "communicants" à Grenoble

horodateur grenoble Lorsqu'on se promène de temps à autre au centre-ville de Grenoble , il n'est pas rare de tomber nez à nez sur de nombreux parcmètres ou horodateurs qui font l'objet de dégradations récurrentes ou servent de support pour afficher certaines intentions.

En l'espace de deux mois, lors de mes promenades en famille ou déplacements professionnels en ville, je suis arrivé à prendre à la volée et spontanément plus d'une dizaine de clichés d'horodateurs tagués, redécorés, malmenés, détériorés ou partiellement empêchés de fonctionner correctement.

Ma photo en montre seulement deux.


De nombreux horodateurs pris pour cible


A Grenoble, certains lieux sont régulièrement prisés pour manifester un désir d'expression, une pulsion artistique ou étaler ses convictions sur ce type de mobilier urbain.

Boulevard Gambetta, quelques horodateurs régulièrement marqués sous les arbres au feutre noir. Rue de la République, un horodateur littéralement pris à partie et relooké en rouge, à quelques mètres de l'Office du Tourisme de la ville. Rue Dolomieu, une boîte de carton en provenance du mini marché rue Hébert, directement placée sur le panneau solaire photovoltaïque situé au dessus d'un horodateur. Rue Lesdiguières, un "message artistique" sur format papier collé sur la fente à pièces d'une machine, pas loin de l'Ecole Supérieure d'Art de Grenoble. Rue Thiers, un stick placardé sur un horodateur avec ce message "La Tag rafle les sans papiers"...

Je m'arrête là.


L'horodateur, mobilier urbain "communicant"


Cette "vague d'expression" n'est pas nouvelle, bien au contraire.

Il apparaît clairement que l'horodateur devient un mobilier privilégié pour "faire passer des messages" sous des formes d'expressions diverses et variées, allant de la dégradation de l'appareil ou son empêchement de fonctionner... en passant par l'expression libre ou la manifestation d'un mécontentement lié à la réglementation en vigueur en matière de stationnement.

De nos jours, la majorité des mobiliers urbains sont pris pour cible : à se demander s'il existe assez d'espace ou de lieux d'expression libre sur la voie publique pour tout ceux qui désirent s'exprimer ainsi. Des graffitis sans âme, le plus souvent artistiquement limités, qui s'apparentent plus à des messages ou codes géolocalisés.

- je suis passé par là, voici ma signature... je viens de le faire... c'est excitant... je me sens libre... donc, j'existe auprès du public... qui me regarde à travers ce que je viens de faire -.

Drôle de support "communicant" pour favoriser ou lancer une expression.


De l'usage des horodateurs...


En France , braver l'interdit est un sport national. De nos jours, chacun a besoin de reconnaissance et d'exprimer librement ses idées... tout de même, jusqu'à un certain point.

Comme à l'accoutumée, il est probable qu'une infime minorité d'individus jettent leur dévolu sur ces horodateurs. Les autres n'ont pourtant rien demandé en échange, sauf le fait de pouvoir régler librement leur stationnement s'ils ont choisi de circuler et venir garer leur véhicule en ville.

En fin de compte, tout est fait pour limiter progressivement la circulation des automobilistes en ville. Les places de parking sont de plus en plus rare, prisées : face à notre mentalité en matière de circulation urbaine, le stationnement payant n'est apparemment pas prêt de disparaître. Viendra bien un jour où l'accès même en centre-ville deviendra payant ou fortement réglementé. En la matière, la ville de Londres a pris ces dispositions.

Comme de nombreux Grenoblois, plus les années passent et plus j'utilise mon véhicule exclusivement pour me rendre à l'extérieur de Grenoble . Entre ceux qui prennent leur voiture pour aller chercher du pain ou leurs enfants à 400 mètres de leur domicile et ceux qui la prenne pour des déplacements lointains non desservis aisément par d'autres moyens de transport, il y a tout de même... une sacrée marge !

En dehors de sa principale prérogative, si l'horodateur est psychologiquement un moyen complémentaire permettant de faire évoluer les esprits en matière de déplacements et de stationnements urbains afin qu'il y ait moins de véhicules en circulation en ville, ce mobilier urbain me paraît pour le moment, utile et nécessaire.

Paradoxalement, la plupart de ceux qui dégradent ce mobilier ou laissent des "messages" sur des horodateurs sont souvent les premiers à revendiquer et exercer une pression pour qu'il y ait moins de circulation de véhicules en ville.


29

04

2008

Encore un valideur en panne sur le réseau TAG du SMTC

tag semitag Vendredi 18 avril 2008, 13h.

Je sors d'un rendez-vous professionnel près du Square des Fusillés à Grenoble et m'apprêtes à prendre la direction du centre de Grenoble pour aller déjeuner en ville. Afin de m'y rendre rapidement, je décide naturellement de prendre la ligne du tram A.

A pied, je rejoins l'arrêt le plus proche, Berriat-Le magasin, situé à la fin du Cours Berriat.

Arrivé sur le quai de l'arrêt, je sors de mon portefeuille un ticket à oblitérer contenant 10 voyages [1] me permettant de circuler sur le réseau TAG du SMTC.


Mieux vaut prendre ses précautions avant de voyager sur le réseau TAG


Par précaution, avant d'introduire un ticket à valider pour voyager, je vérifie systématiquement si le "valideur" est en état de fonctionnement. S'il est opérationnel, ce dernier affiche un témoin lumineux de couleur verte. Le cas échéant, le témoin est rouge et signale une panne éventuelle de la machine.

Par expérience, beaucoup ne fonctionnent pas de manière régulière et optimale sur le réseau TAG.

Sur certains arrêts, toutes lignes confondues, il n'est pas rare de constater un dysfonctionnement identique et généralisé sur l'ensemble des valideurs positionnés sur un même quai : témoin lumineux rouge, clignotant, écran de contrôle indiquant des tentatives de "reboot" du système qui les gère... je vous laisse imaginer la situation au moment de monter dans le tram et le discours à tenir face aux contrôleurs.

En tant qu'usager ou "client" du réseau, je ne devrais pas me soucier en permanence d'un éventuel dysfonctionnement d'appareil. Par ailleurs, je me sens systématiquement obligé d'oblitérer un ticket au moment seulement où le tramway arrive : je ne compte plus le nombre de fois où j'ai offert mon voyage à la TAG en raison d'un blocage ou d'un retard du tramway annoncé par haut parleur ou signalé aléatoirement sur les panneaux d'affichage de l'arrêt.


Une nouvelle fois, un valideur "avale" mes tickets de transport TAG


Le tram A arrive. Je choisi de trouver un valideur en état de marche.

J'introduis ma carte contenant 10 voyages. Celle-ci ne ressort pas de la machine. Le valideur TAG émet un bruit inhabituel de dysfonctionnement. Le témoin passe au rouge..., puis au vert... revient sur le rouge... et continu d'alterner sans cesse et en boucle le jeu de lumière. Le valideur cherche à "rebooter" et à se reconnecter en permanence au système principal... sans succès. H.S.

Je viens une nouvelle fois de me faire "avaler" ma carte sur le quai. Quand à la rame du tram, elle part sans moi en direction du centre-ville.

Enervé, je décide d'attendre le prochain tram [2] et de valider après hésitation une seconde fois un titre de transport à partir d'une nouvelle carte de 10 voyages en ma possession. Je me rend immédiatement à l'Office du Tourisme pour déposer une réclamation à l'agence de la TAG.


Une connaissance récurrente et avouée du problème


Arrivé sur place, je commence à exposer oralement la mésaventure. L'hôtesse d'accueil du service coupe mon élan, s'empresse de me tendre un fascicule format papier glacé à remplir et me demande de me mettre de côté pour laisser d'autres usagers venir à leur tour devant le guichet. Etonné par la procédure, j'obtempère et indique clairement par écrit le motif de ma demande de remboursement d'une carte de 10 voyages. Sans oublier d'apporter la preuve du dysfonctionnement précis du valideur par un enregistrement vidéo effectué avec mon Médiaphone.

Repositionné devant le guichet, l'hôtesse prend cette fois-ci le temps de lire ma réclamation et m'indique "Merci Monsieur, normalement c'est bon, nous allons donner suite à votre demande sous 15 jours (...) Vous déclarez avoir filmé l'incident et vous savez, il y en a qui font comme vous depuis un petit moment déjà (...) mais vous savez, je comprends la réaction des gens, nous savons que des valideurs tombent en panne de façon fréquente (...) En tout cas, merci pour le signalement de la panne, je vais alerter le service concerné".

Sur le coup, cette petite "discussion" m'a paru assez hallucinante et décalée : une forme d'autosuffisance maîtrisée dans la gestion de la réclamation, une sensation de connaissance récurrente et avouée du problème... sans la moindre inquiétude.


Une succession de dysfonctionnement, un service clientèle à la hauteur


A peine 7 jours après le dépôt de ma déclaration, je recevais à mon domicile un courrier personnalisé SEMITAG de la Responsable Relations Clientèle de la TAG m'indiquant "Je suis désolée de ce dysfonctionnement, aussi, ai-je le plaisir de vous adresser ci-joint, 6 cartes de 1 voyage correspondant au solde de votre carte".

Par une réponse très rapide, le service administratif de la TAG a pleinement donné satisfaction à l'usager.

Malheureusement, il n'en est pas de même concernant la mise à disposition du matériel pour les usagers du réseau TAG le long des voies du tramway à Grenoble. Le nombre de valideurs en panne est conséquent, trop important. La qualité, la maintenance de ces appareils ou du système qui les gère est à revoir... sous peine d'agacer continuellement d'autres usagers au quotidien.

Notes

[1] par lot de 3, le voyage est à moins de 1 euro

[2] 7 mn d'attente tout de même, un vendredi à 13h22... pas normal !


07

04

2008

TER Grenoble - Lyon : un confort supérieur au TGV Lyon - Paris

ter grenoble lyon Je n'ai pas pour habitude de prendre régulièrement le train dans mes déplacements extra-muros.

Pourtant, j'ai de plus en plus tendance à privilégier ce moyen de transport, quitte à effectuer plusieurs correspondances intermodales sur plusieurs centaines de kilomètres d'une région à une autre, au détriment de mon véhicule personnel.

A Grenoble, tout le monde rêve d'une ligne TGV directe entre Grenoble et Paris. Un rêve récemment évoqué à maintes reprises et inscrit à l'ordre du jour dans le programme de certains candidats en lice lors des dernières élections municipales 2008 à Grenoble.


Une ligne TER Grenoble - Lyon sans confort apparent...


Sortie du rêve, revenons sur terre.

Tout le monde ou presque s'accorde à dire que la ligne TER entre Grenoble et Lyon n'est pas la plus idéale en matière de transport. Une ligne vieillotte, qui désert habituellement les petites gares du département et qui prive souvent les voyageurs d'un trajet direct sans arrêt. Un TER qui parfois s'arrête à maintes reprises en plein milieu de la voie et qui repart quelques minutes après sans explication apparente aux usagers. Le confort du passager "client" laissent à désirer : le summum est sans aucun doute les nuisances sonores produites à l'intérieur du train entre le bruit des essieux, des rames et des moteurs lorsqu'on n'a pas l'opportunité de monter dans les derniers modèles de rames du TER. Notons par ailleurs que le prix du billet aller simple hors réduction est passé de 13 euros à 18 euros ces dernières années.

Grenoble - Lyon Perrache, 1h51.
Grenoble - Lyon Part Dieu, 1h16, avec l'opportunité de voyager en trajet direct.
En voiture par l'autoroute, le trajet entre Grenoble et Lyon est souvent plus confortable... et plus rapide.


...mais des rames plus confortables que celles du TGV Lyon - Paris


En tant que passager, Je n'ai jamais véritablement trouvé de confort apparent en seconde classe dans les rames du TGV Lyon - Paris. Le TGV "orange" n'en avaient pas. Celui à la couleur "bleu" en a un peu plus, notamment lorsqu'on a l'opportunité de monter dans l'un des derniers TGV "Duplex" récents.

Malgré tout, il est toujours aussi difficile de trouver le moyen de se détendre dans les rames du TGV entre Lyon et Paris. Le confort et la place accordée au passager en seconde classe restent limités. Prenons un simple exemple : bouger ses jambes devient une opération délicate lorsqu'un passager est assis à côté de soi et certains accoudoirs fixés au siège ne peuvent se relever. Tout ceci n'est pas aisé pour le voyageur embarqué pour un trajet d'environ deux heures.

A contrario, si on a la chance de monter dans un TER Grenoble - Lyon récemment mis en service par la SNCF ces quatre dernières années, la sensation change du tout au tout.

En me rendant à Lyon ces jours derniers, je suis monté dans l'une de ces rames [1]. Les Z 24500 (TER 2N) sont des automotrices électriques de nouvelle génération à deux niveaux, "duplex". J'ai vraiment été surpris par le grand confort de ces nouvelles rames.

Des allées espacées et colorées pour circuler agréablement à l'intérieur sans encombre d'une rame à une autre. Des sièges vraiment confortables. Un véritable espace pour allonger et détendre ses jambes entre les fauteuils. Des prises électriques à portée de main pour brancher son portable ou recharger son mobile durant le trajet. Des porte manteaux d'appoints pour accrocher ses vêtements. Une bonne aération et circulation de l'air au niveau des jambes et non au niveau des vitres. Une lumière non agressive par compartiment passager. De vrais reposes magazines et non des filets comme dans le TGV . Des tablettes bien étudiées pour lire, déposer son matériel ou sa nourriture. Des accoudoirs non fixés. Des coins assis "à quatre" comme dans le TGV...

...et surtout, quelque chose qui m'a bluffé : aucune nuisance sonore apparente, un roulement du TER extrêmement silencieux au contact de la voie (impression de roulements à billes), aucun grincement d'essieux gênant, un bruit de moteur camouflé identique à celui des véhicules récents circulant sur la chaussée.


Un confort à "deux vitesses"


Pour des questions économiques et stratégiques, il est vrai que beaucoup de gens ont l'impression que la SNCF a tendance à trop miser sur le TGV (ou le futur AGV) au détriment des trains circulant sur des petites et moyennes lignes.

Quand on achète son billet de TGV, on à l'opportunité de choisir le type de rame dans laquelle on souhaite monter (simple, duplex, couchette, avec récemment l'arrivée du wifi et de rames "discothèque" sur des longs trajets de nuit...etc.). Mais lorsqu'on prend un ticket-billet TER, il est rare de pouvoir connaître à l'avance le genre de rame que l'on va prendre pour voyager.

Ceci est d'autant plus dommageable que certaines lignes TER offrent désormais un confort supérieur à celui des TGV accessibles dans notre région. Quoi qu'il en soit, mieux vaut tomber sur une rame de Transport Express Régional récente sous peine de crispation, de fatigue et d'énervement.

Notes

[1] en photo, l'intérieur d'un compartiment


24

01

2008

La place Sainte-Claire se transforme le dimanche en zone de stationnement

halles grenoble circulation Il y a environ 15 jours, je décide d'aller me promener au centre-ville de Grenoble, du côté de la place Sainte-Claire et de son marché des Halles pour y acheter un demi poulet, quelques fruits et légumes, juste avant de monter en station pour faire du ski en famille.

Arrivé sur place et à pied sur les coups de 9h45 ce dimanche matin, j'entame mes petites emplettes dans l'enceinte du marché des Halles pour nous ravitailler de produits frais. Dehors, la population Grenobloise se réveille à son rythme et arrive petit à petit sur ce lieu convivial [1] pour prendre un café au soleil sur la place, proposer quelques tracts de campagne municipale aux passants ou faire son marché.

Il est environ 10h30 au moment où je termine mes achats. Je sors des Halles Sainte-Claire par la porte principale, face à la ligne du tram B et là, je m'arrête sur l'une des marches du petit escalier.

Immédiatement, je suis stupéfait par ce que je constate sur les lieux : en l'espace de 3/4 d'heure, la douceur de la place Sainte-Claire avait complètement disparu.


Le souk de la place Sainte-Claire


Des véhicules garés de partout et n'importe comment, collés les uns aux autres, stationnant sur les pavés.

Une file entière de voitures formée tout le long de la voie du tram B, empêchant partiellement ce dernier de passer à son allure habituelle et l'obligeant à fortement ralentir. Des 4x4 citadins [2] garés sur les trottoirs devant le bureau de tabac, l'entrée de l'Office du Tourisme ou placés le long de la rue derrière la Poste.

Sur la place et ses proches alentours, la situation décrite n'émpêche pas d'autres véhicules d'arriver le long de la voie du tram A et B derrière l'Office du Tourisme de Grenoble . Une queue formée par le flot de véhicules depuis l'entrée du parking souterrain.

Un vrai bordel.


Analyse de la situation


Si on tente d'analyser la situation, on se rend compte très vite que les habitants viennent en grande majorité stationner temporairement sur la place pour effectuer leurs achats ou se donner tout simplement rendez-vous avec des amis sur la place... au soleil.

Le dimanche matin, la place Sainte-Claire devient une étape, un lieu de passage de convenance qui doit les mener ailleurs ultérieurement. Ce qui permet de penser qu'en ce jour de repos hebdomadaire, le tramway n'est pas le moyen de transport le plus adéquate pour les Grenoblois qui souhaitent rapidement y faire une halte, puis quitter la ville.

Vu le nombre important de véhicules garés, tout porte à croire que ce stationnement sauvage est "quasi toléré" et qu'il n'entraîne aucune gêne particulière pour les conducteurs. Je n'ai pas relevé de contraventions déposées sur les pares-brise des véhicules, ni de contrôle en particulier.

En ville, dans les mentalités urbaines, la voiture reste toujours le moyen de transport privilégié pour aller vite, se rendre rapidement d'un point à un autre et se diriger vers d'autres destinations, notamment lorsqu'il s'agit de quitter sa commune.

Force est de constater qu'il reste encore beaucoup de chose à faire et à proposer aux habitants en matière de transport pour déroger à la situation. Pour le moment, je ne vois pas comment la place peut retrouver sa douceur et son équilibre.

Notes

[1] pour combien de temps ?

[2] voir ma photo


27

12

2007

Mieux vaut écouter de la musique avec son baladeur numérique dans le tram

tram grenoble Pour de nombreuses personnes, le passage régulier du tramway produit de nombreuses nuisances récurrentes à Grenoble , au quotidien.

En centre-ville, de nombreux habitants font régulièrement part de leur mécontentement et se regroupent en collectif.

Il y a un an, je relevais dans un billet quelques plaintes et désagréments pour pollution sonore au coeur de la ville et le jeu de Ping Pong qui s'opérait entre les collectivités concernées.


Nuisances sonores en extérieur


Certains trams A et B arrivent à produire une nuisance sonore proche de 75 décibels lorsque certaines rames de première génération circulent sur des portions de voies courbées. Fort grincement aigu des roues au contact de la voie, augmentation régulière des "gongs" destinés à avertir les piétons peu attentifs aux passages du tram...

Certains bâtiments ont le plancher et les murs qui vibrent en moyenne toutes les 6 minutes. La vibration est d'autant plus forte lorsque deux tramways se croisent. On peut aisément s'en rendre compte lorsqu'on se rend au marché des Halles, dans le hall de la Maison du Tourisme ou que l'on assiste à une réunion dans son auditorium.


Nuisances sonores en intérieur


Mais depuis quelques mois, je constate régulièrement une augmentation du niveau sonore à l'intérieur des rames.

A commencer par le volume trop élevé du "gong" et de la voix féminine annonçant en moyenne toutes les 30 secondes le nom du prochain arrêt et la liste des numéros de lignes connexes. Ajoutons également le fameux grincement récurrent des roues au contact de la voie qui s'entend bien évidemment à l'intérieur des compartiments.

Sans oublier de mentionner l'extraordinaire cacophonie ambiante [1] produite par le "pliage des accordéons" reliant deux rames et dont le volume sonore est tellement élevé et stressant qu'on a qu'une envie,... c'est de descendre du tram.

La semaine dernière, je n'ai pas pu m'empêcher d'enregistrer ce "Concerto strident en Si aigu pour deux rames" (monter le son).

C'est carrément... insupportable :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Désormais, quit à m'isoler, [2] je prends le tram en écoutant de la musique avec mon IPOD ou mon N95. A Paris, la régularité du niveau sonore produit par le Métro ou le RER permet de lire un livre ou un journal.

A Grenoble, dans le tram, je n'y arrive pas.

Notes

[1] certainement

[2] on ne peut pas dire que la discussion soit de rigueur dans le tram


13

12

2007

Une Lamborghini devant le marché de Noël à Grenoble : le ridicule ne tue pas

lamborghini grenoble Grenoble n'est pas Paris. Grenoble n'est pas Cannes, Monaco ou Monté-Carlo.

Pourtant, il faut bien l'admettre, Grenoble n'est pas une ville où l'on écoute régulièrement le ronronnement de belles voitures de marque, aux formes allongées, épurées... mais plutôt une commune où l'on croise allégrement de charmants 4x4 descendant des premières hauteurs de l'agglomération.

Mercredi 12 décembre 2007, je sors de la Fnac avec mes enfants et m'apprête à longer la voie du tram en direction de la Maison du tourisme. Mon fils aîné me fait remarquer, dans le verbe "Dis papa, regarde là bas, on dirait une Lamborghini comme celle que tu m'as offert(e) dans ma chambre à mon anniversaire (...) t'as vu papa, c'est la même (...) allez papa, viens, on va la voir là bas... allez, s'il te plaît..!".


Apprivoiser temporairement une parcelle du territoire


En dehors de la perspicacité juvénile et visuelle de mon fils [1], la première chose qui m'a attirée n'est pas le stationnement de cette Lamborghini au profil distingué [2] mais l'attroupement humain suscité par la belle.

Force est de constater que ce genre de modèle attire toujours l'attention des passants, d'autant plus facilement lorsque son heureux propriétaire décide de la stationner au beau milieu d'un passage piétions, sur une place piétonne, à l'entrée du marché de Noël, à deux pas des commerçants, juste devant de gros containers à poubelle.

Quand on sait que la plupart du temps, son heureux conducteur n'a que faire des éventuelles contraventions.

Je suis fasciné [3] par cette détermination qui consiste à exposer une voiture de luxe dans une zone non prévue à cet effet devant des passants qui ne pourront certainement jamais se payer ce genre de véhicule haut de gamme.

J'adore cette exubérance, ce décalage et cette volonté d'apprivoiser temporairement une parcelle du territoire public. J'adore ce côté "has been". J'adore cette projection naïve et cette manière de paraître, de s'afficher devant le plus grand nombre. J'ai toujours apprécié une part infime d'égocentrisme quand il mène à construire quelque chose. Là, je ne vois pas grand chose qui aille dans ce sens.

Je suis fasciné par le ridicule. Pourtant, le ridicule ne tue pas. L'excès... oui, parfois.

Notes

[1] ses récentes lunettes fonCtionnent à merveille à ce que je vois :-)

[2] ma photo

[3] avec ironie :-)


28

11

2007

Adoption en séance du Projet de Rocade Nord par le Conseil Général de l’Isère

rocade nord cg38 Ils étaient quelques dizaines à braver le froid devant le Conseil Général de l’Isère en attendant le démarrage de la séance publique crutiale et tant attendue du 9 novembre 2007.

Dans leurs mains, des tracts vilipendant le projet de Rocade Nord. Devant eux, des banderoles prenant à parti les Conseillers généraux.

"Conseillers, vous avez le choix entre la honte et le conflit (...) Si vous votez pour, vous aurez la honte et le conflit".

Lorsque les portes de l’hémicycle s'ouvrent, ils se serrent sur les bancs des spectateurs. Et la séance démarre par une présentation de Marc Baïetto du "Plan métropolitain pour les déplacements au service du développement économique et de la qualité de la vie". Celui-ci comprend, outre la Rocade Nord, un volet transports en communs et le projet de réaménagement du polygone scientifique, dit projet "Giant" (Grenoble Isère Alpes Nano-Technologies).


L'opposition intervient, la séance est mouvementée


L’opposition intervient alors. Les discours sont préparés et lus avec application. Il est fait remarquer que le projet de Rocade Nord a évolué depuis la consultation de l’été : l’extension prévue de la ligne de tram vers Meylan et le projet Giant entraînant des modifications dans le tracé.

De plus, le financement du projet reste flou et laisse craindre une augmentation à court terme de la fiscalité des ménages. L’opposition affirme que l’on ne peut discuter du projet en occultant le volet financier.

C’est au tour des Verts de prendre la parole et d'enchaîner sur le coût du pétrole qui ira en augmentant, nécessitant la recherche de solutions alternatives et le développement massif des transports en commun. Et d’enchérir sur le coût du projet encore méconnu à ce jour, les études n'étant pas assez avancées. A cet instant, le public applaudit.


Les partisants du projet rappellent la necessité de la Rocade Nord


Puis interviennent les partisans du projet [1], qui saluent l'ambition du projet Giant et rappellent la necessité de la Rocade Nord, plébiscitée à l'occasion de la consultation lancée par le CG38. La Rocade est présentée comme un élément indispensable pour l'aménagement en "marguerite" des transports automobiles et il est rappelé l'explosion de la péri urbanisation qui encourage l'usage de l'automobile pour les trajets domicile-travail.

Des Conseillers généraux en profitent pour "prêcher pour leur paroisse" et rappeler notamment que la Rocade Nord ne doit pas faire oublier la Rocade Sud ou le reste du département de l'Isère. Le public s'agite, siffle ou prend à parti certains intervenants.

André Vallini, en chef d'orchestre, distribue la parole aux uns et aux autres, sans répondre à leurs altercations. Si débat il y a, ce n'est pas devant nos yeux qu'il se déroule car on assiste plus à un enchaînement de déclamations qu'à un véritable échange. Les décisions ont déjà été prises comme l'atteste le résultat du vote.

Le "Plan métropolitain pour les déplacements au service du développement économique et de la qualité de la vie" est adopté à une quasi unanimité, bien qu'il n'y ait pour toute réponse aux questions sur les évolutions et le financement du projet "nous ne sommes pas encore assez avancés dans les études, l'avant projet sommaire nous le dira".

Finallement, on peut s'intérroger et se demander si les Conseillers généraux n'auraient pas signé... un chèque en blanc.

Notes

[1] ...et toujours, le sondage GreBlog en cours sur le sujet ici


05

11

2007

Rocade Nord : rencontre avec Jean Cognet, militant contre le tracé proposé par le Conseil Général de l'Isère et initiateur de la variante "Cognet"

cognet rocade nord Après une consultation controversée dont les résultats ont largement plébiscité la construction de la Rocade Nord "pour réduire les 'bouchons' et pour diminuer le trafic urbain", le Conseil Général de l'Isère avance à grands pas dans la concrétisation de son projet.

Un projet "Rocade Nord" mené dans un contexte de polémique sur la synthèse de l'étude de modélisation du trafic [1] et qui s'appuie sur un tracé loin de faire l’unanimité.

Jean Cognet, architecte à l’initiative d’une étude alternative aussi appelée "Variante Cognet" a accepté de me recevoir afin d’exposer ses positions.


La défense du patrimoine


En guise d’introduction, il me rappelle l’histoire de Grenoble, ville frontière entre la France et le Duché de Savoie, fortifiée par vagues successives dont il reste aujourd’hui peu de vestiges : la poudrière Vauban , la Bastille et une partie des fortifications de 1884 situées à Saint Martin le Vinoux . Ce sont ces dernières, de même que la Casamaures, la Porte de France ou la Porte Saint Laurent, que mettrait en péril la future Rocade Nord.

Et c’est avant tout sur la défense du patrimoine que se positionne Jean Cognet, soutenu par plusieurs associations locales et nationales.

Sans rentrer dans la polémique "pour ou contre la Rocade Nord", Jean Cognet constate que le projet actuel, calqué sur une étude datant de 1964 alors que la ville était principalement étendue vers le Sud, n’est plus adapté du fait de son développement sur les deux autres branches de l’Y Grenoblois. Situé trop près du centre ville, le tracé actuel du CG38 passe dans des secteurs sensibles (hôpital de la Tronche d’un côté, Centre d'Etude Nucléaire et Minatec de l’autre) et menace les patrimoines bâtis, environnementaux et humains.


Interview de Jean Cognet, initiateur de la "variante Cognet"

Voir l'interview vidéo de Jean Cognet, vice-président de l’association Patrimoine et Développement, accordée à GreBlog :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus

Ecouter ou télécharger l'interview en podcast audio.


Les inconvénients du projet Rocade Nord proposé par le CG38


Jean Cognet pousuit en énumérant d’autres inconvénients de la solution retenue par le Conseil Général de l'Isère :

Inaccessibilité de la Rocade Nord aux véhicules de plus de 2 mètres, ce qui pose notamment la question de l’accès des véhicules de secours en cas d’accident.

Un tracé courant le long de l’Isère au niveau de la Tronche, passant à 3 mètres en dessous du sol alors que le niveau de l’eau se situe à 1 mètre, avec risque d’inondation du tunnel et des travaux difficiles et couteux.

Des expropriations rendues nécessaires par ce tracé très urbain, dont le coût n’a semble-t-il [2] pas été pris en compte par le CG38 dans les 580 millions d’euros annoncés pour le projet.

A ce tracé, l'équipe de Jean Cognet opposent un projet plus excentré [3], composé de trois tunnels sous la Chartreuse . Ce tracé partirait de l’A48 au niveau de Saint Egrève pour arriver au niveau du raccordement entre la Rocade Sud et l’A41 .


Présentation générale de la "variante Cognet"

Insérer photo de la carte Un projet présenté à tord par le Conseil Général de l'Isère comme "deux fois plus long et deux fois plus cher" dans le document d’accompagnement de la consultation sur la Rocade Nord .

Car si la "variante Cognet" [4] est en effet beaucoup plus longue, son coût de mise en œuvre devrait en revanche avoisiner les 700 millions d’euros, grace à une réduction des travaux routiers et à la réutilisation des matériaux extraits du tunnel pour la fabrication de ciment. La solution proposée aurait en outre l’avantage de créer un véritable périphérique qui éviterait les zones sensibles et serait accessible aux poids lourds.

Autant d’arguments en faveur d’une étude plus détaillée de cette variante pour en affiner les paramètres et proposer un véritable choix. Ce que se refuse à faire le CG38 depuis 2004. Et lorsque je l’interroge pour connaître les raisons de ce choix du CG38, Jean Cognet, se refusant à rentrer dans des considérations politiques, me laisse tenter seule, de répondre à cette question.

Un début d’explication se trouve peut-être dans la présentation ce vendredi 19 octobre au Conseil Général du plan métropolitain de déplacement intégrant le réaménagement complet de la presqu’île Grenobloise [5]. Un projet tenu secret jusque là mais qui justifierait bien l’intérêt de faire partir la Rocade au niveau du polygone scientifique : un passage obligé pour les automobilistes et une formidable vitrine pour Grenoble ! Le texte doit être présenté le 9 novembre 2007 au vote des conseillers généraux.

Faut-il en déduire que les jeux sont faits ?

Pas sûr, car dans le même temps, André Vallini , Président du Conseil Général de l'Isère annonce le lancement d’une concertation de 6 mois sur le sujet de la Rocade Nord. De leur côté, les opposants au projet actuel ne sont pas inactifs. Le maire de Saint Martin le Vinoux, Yannick Ollivier, sollicite l’aide des politiques tels que Jean-Louis Borloo , ou Corinne Lepage . Au moment de nous quitter, Jean Cognet m’assure que des actions seront menées à tous niveaux par les associations de défense du patrimoine.

Les Grenoblois n'ont pas fini d'entendre parler de la Rocade Nord !

Notes

[1] voir articles du DL des 18 et 20 octobre 2007

[2] le détail de la composition des 580 millions d’euros n’a pas été communiqué par le CG38, malgré les demandes de M. Cognet et son équipe

[3] La brochure de l’association Patrimoine et Développement sur le projet de Rocade Nord est consultatble en ligne (à la fin du bulletin de mars 2006)

[4] télécharger ou lire la carte du projet Cognet ici

[5] voir article des affiches Grenobloises du 26 octobre


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