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2009

Alain Carignon et Julien Polat relancent les "Etats-Généraux de la Rénovation" (EGR 38)

carignon grenoble egr Vendredi 29 mai 2009, Alain Carignon, ancien(s)... Maire de Grenoble, Député européen, de l'Isère, Président du Conseil Général, Ministre chargé de l'Environnement, de la Communication, Président de l'UMP 38, condamné par la justice en 1996, auteur d'ouvrages... avait rendez-vous avec les sympathisants, militants UMP et membres de l'association "Les Etats-Généraux de la Rénovation" (EGR 38) pour une réunion d'échange et d'information [1].

A ses côtés, Jorice Samuel et Julien Polat, Secrétaire Départemental Adjoint de l'UMP 38 et Président de l'EGR 38, une association initiée en avril 2008 puis propulsée en mars 2009, qui s'oppose principalement à la politique locale menée par le Parti Socialiste et ses alliées et qui dénonce "les errances d'une gestion aux antipodes des préoccupations des citoyens Isérois et pour formuler des propositions concrètes de gestion alternative" [2].


Ambiance assidue, "Chic et Select"


Une centaine de sympathisants, militants UMP proches de l'ancien Maire de Grenoble, de membres des "Etats-Généraux de la Rénovation" avaient rendez-vous dès 19h à l'Hôtel Mercure Alpha de Meylan.

A 19h pile, Alain Carignon et Julien Polat, tout sourire, arrivent sur le parking de l'Hôtel en Ford KA blanche. "Ah... les voilà (...) Voilà notre Maire" signale une militante Grenobloise à une autre sur le parvis. Dès leur arrivée, les deux personnalités visiblement détendues, apparemment très attendues sont applaudies généreusement par un public impatient.

Dans une salle climatisée avec pupitre, les différents orateurs se sont tour à tour exprimés devant des "fans" à l'écoute, assidus, plutôt âgés... et bien habillés pour la circonstance. Tenue "chic", pomponnage et beaux vêtements de sortie pour ces Dames. Tenue élégante et distinguée pour ces Messieurs [3].

A l'entrée, distribution de documents relatifs aux différentes campagnes de communication orchestrées par l'EGR38. Certains sont déjà astucieusement affichés et placardés dans la salle. Dans un coin se tient un bureau d'adhésion à l'association actif et ouvert à tous. Nombreux sont ceux qui patientent en amont pour adhérer ou poser quelques questions administratives. Dans une salle adjacente, les ingrédients sont déjà disposés pour offrir un "pot de l'amitié" rafraichissant entre les membres.


Objectifs des Etats-Généraux de la Rénovation


Préalablement rattachée à l'UMP Isère lors de sa création, l'association EGR 38 a pour ambition de rassembler des personnes "qui partagent des idées d'opposition sans pour autant faire la démarche d'adhérer à un parti politique" explique Jorice Samuel.

Côté fonctionnement, elle cherche à accentuer le déploiement de référents territoriaux sur tous les cantons de l'Isère "pour faire remonter des informations sur la gestion socialiste" ajoute ce dernier.

A travers la création de cellules de réflexion et de comités répartis sur le territoire, les Etats-Généraux de la Rénovation se donnent pour mission de lancer diverses campagnes d'information originales pour sensibiliser la population sur différentes thématiques.


Campagnes d'information thématiques et d'opposition


Parmi les diverses campagnes lancées par les membres de l'association, citons notamment les initiatives suivantes.

La hausse de la fiscalité régionale (augmentation de la taxe carte grise, taxe professionnelle... 6000 affiches, 10 000 tracts), le bilan de certains élus locaux (bulletins de notes des socialistes en Isère... 30 000 feuillets distribués), Alerte Enlèvement - Perdu de vue (disparition de promesses électorales et/ou d'élus locaux... 35000 documents sur papier glacé) concernant Erwann Binet, André Colomb-Bouvard, Michel Destot, Charles Galvin, Didier Migaud, Brigitte Perillie, Christian Pichoud, Denis Pinot [4], Serge Revel et André Vallini.

Dernière campagne d'information en date, "le ticket de caisse du Parti Socialiste aux Grenoblois" (format ticket d'hypermarché distribué depuis quelques semaines... sur les marchés le samedi). Kitty Lequesne, ancienne suppléante du candidat Alain Carignon aux dernières législatives se targue d'ajouter à propos de cette récente campagne, "Vous savez, ça marche ce format ticket de caisse (...) Les personnes à qui on les distribue ne le jettent pas par terre, elles les gardent dans leur poche pour le lire après".


Sujets passés en revue, à la loupe


Julien Polat ne manque pas d'arguments pour souligner son opposition à l'encontre de la majorité socialiste en Isère. "On manque de place pour dire tout ce qu'on a à dire (...) Il faut que ça change et pour cela, il est nécessaire de diffuser les informations que nous avons (...) On est là pour se structurer en réseau et le jour où le changement arrivera, on sera prêt pour agir (...) Les élus font tout ce qu'il faut pour nous faire taire (...) Depuis que certains [5] ne sont plus ensemble, les langues se délient" signale le Secrétaire Départemental Adjoint de l'UMP 38 à son auditoire.

Durant une vingtaine de minutes, à titre d'exemples, il passe en revue de nombreux sujets qui le préoccupent, tous étroitement liés à l'actualité récente de la région Grenobloise.

Pêle-mêle : une fiscalité "préoccupante" dans la région, l'augmentation des impôts sur Grenoble, une future implantation d'une statut au parc Paul Mistral pour un montant très élevé, un portrait relevé de Geneviève Fioraso "experte incontournable en économie (...) responsable quand ça va bien, responsable de rien quand ça va mal", le point de vue particulier de Michel Issindou sur le cumul des mandats, la perte de marché du prestataire local TRANSDEV au profit d'une entreprise Suisse, une décision récente d'augmenter certaines tranches de tarifs des VFD, des problèmes de quotient familial et de tarification élevée de restauration scolaire du côté de Tullins , la méthode de subvention accordée au CLUQ et le rôle des CCS en parallèle, la carte de transport Emeraude...

Pour Julien Polat, la liste est longue. Selon lui, difficile d'entrevoir une politique de majorité unique, claire et concertée.


Fonctionnement opaque


Avec une certaine vigueur et détermination, sans lecture de note sur son pupitre, Alain Carignon explique au public que les cumuls d'indemnités des élus ont atteint des sommets tout comme les frais de fonctionnement et de déplacements.

"Je connais pas mal de monde, j'ai encore pas mal d'amis qui m'informent (...) Il n'y a pas de vraie vision de l'agglomération (...) Aujourd'hui, toutes les marges de manœuvre ont explosé (...) Aucun citoyen aujourd'hui n'est capable de dire combien coûte un élu, ceci est intolérable dans la situation que nous vivons (...) Il y a encore des chargés de mission aux J.O. qu'on a perdu (...) Notre job, c'est de dénoncer cette opacité, de sortir les infos" explique l'ancien Maire de Grenoble.


L'UMP au niveau local


L'ancien Ministre revient sur le rôle et le positionnement de l'UMP au niveau local depuis l'élection à sa tête de Michel Savin en début d'année. Alain Carignon déplore le manque de rassemblement, de contact et de main tendue de la part des instances de son parti politique tout en soulignant un problème d'unité et de représentation.

"Je suis disponible pour préparer l'avenir et je suis totalement mobilisé (...) J'ai connu beaucoup d'échecs et quelques victoires avec vous (...) Après une défaite, on se relève et on se met debout, on conserve sa conviction intacte et on reste disponible pour les batailles du futur car tout est possible ensemble (...) Pour l'instant, laissons L'UMP actuelle s'installer par respect pour celles et ceux qui l'a dirigent, nous prendrons notre part dans les batailles qui nous attendent explique Alain Carignon avec un certain verbe.

Applaudissement dans la salle avant d'engager le dialogue et de répondre aux différentes questions du public. Questions et interventions parfois musclées, ciblées en direction de l'UMP ou de l'association. Certaines personnes dénoncent par exemple le manque de force et de vigueur de l'opposition municipale à droite.

En guise de conclusion, Julien Polat, exprime... une certaine impatience.

"Michel Destot ne sera pas Maire éternellement (...) Des divisions apparaissent au sein des rangs socialistes, c'est une opportunité qu'on doit saisir" explique ce dernier tout en dressant une la liste connue des futurs prétendants à la Mairie de Grenoble, à savoir les Adjoint(e)s Jérôme Safar, Geneviève Fioraso, Stéphane Siebert ou Olivier Noblecourt...


En attendant, les Etats-Généraux de la Rénovation (EGR 38) préparent leur 4ème cible et prochaine campagne à venir sur... le bilan des députés socialistes de la région Grenobloise en faisant le point sur le cumul des fonctions, des mandats et des missions.

Tout un programme.

Notes

[1] visiblement, les médias ne s'y sont pas précipités...

[2] voir egr38.fr

[3] heu... j'étais en jeans dans un coin avec mes notes et mon mobile

[4] document le plus "réussi" selon un membre de l'EGR 38

[5] il fait notamment référence au groupe des Verts à la Mairie


26

05

2009

Réaménagement des quais de l'Isère : présentation des trois projets en compétition... en image

projet berges isere grenoble Lundi 15 septembre 2008, une réunion publique s'était tenue à l'auditorium du Musée de Grenoble dans le cadre de la concertation engagée sur le réaménagement des quais de l'Isère.

Le réaménagement des quais de l'Isère est inséré dans le projet de requalification du centre ville, "Coeur de ville, coeur d'agglo" initié il y a près de 3 ans par la Ville de Grenoble (lire mon premier article).

Rappelons qu'à l'époque, son budget prévisionnel avoisinait... les 55 millions d'euros... sur 10 ans.

La première phase de concertation publique (lire mon second article) avait pour ambition de présenter les enjeux de ce réaménagement.

Eté 2008, les Grenoblois étaient invités à fournir des photos illustrant leur perception actuelle des quais. Un "premier" diagnostic qui avaient permis d'alimenter la réflexion portée sur les différents travaux des trois équipes d'architectes paysagistes actuellement en compétition (Alfred Peter Paysagiste - Atelier des paysages, Marguerit - HYL, Christophe Laforge) désignées dans le cadre de l'attribution du marché de définition des quais de l'Isère.


Nouvelle étape, nouvelles perspectives


Depuis près d'un an, les trois équipes d'architectes urbanistes paysagistes ont travaillé simultanément pour proposer leur idées de réaménagement des quais.

Le 25 mai 2009, lors de la visite de l'exposition [1] dédiée au réaménagement des quais de l'Isère, les différents élus en charge du dossier ont exprimé tour à tour leurs intentions.

"On doit prendre avant tout une équipe et non un projet arrêté par l'équipe qui sera choisie (...) On va regarder les meilleures tranches de projets et rien ne nous interdit de prendre le meilleur de chaque équipe pour aboutir au projet final" explique Philippe de Longevialle, Adjoint à l'urbanisme de la Ville de Grenoble [2].

"Il faut reconquérir l'Isère car au cours de son histoire, on lui a tourné le dos (...) Les quais, c'est un véritable écosystème (...) Ce réaménagement est un projet phare de mon troisième mandat (...) Avec tous les problèmes que j'ai du affronter sur d'autres projets, maintenant, je suis prêt à tout" rappelle Michel Destot, député-maire de Grenoble, justifiant l'importance de la tache à réaliser.

Emballé par l'ensemble des propositions émises par les professionnels, Jacques Chiron évoque le problème de circulation sur zone. "C'est incroyable mais il est vrai que ces trois projets au fond... nous font rêver (...) Pour tout vous dire, actuellement, nous avons 36 000 véhicules qui circulent par jour sur les quais (...) A terme, on aimerait que ça baisse à 10 000" explique l'Adjoint aux Déplacements et à l'embellissement de la Ville de Grenoble.

En septembre 2009, le Conseil municipal de Grenoble choisira l'équipe le projet retenue. Le "jury" sera composé d'élus, de professionnels et d'experts (commission de contrôle...). Le cabinet d'architectes urbanistes paysagistes sélectionné affinera ses propositions en prenant en compte l'avis des Grenoblois intéressés.

Début "volontaire" des premières réalisations : 2013.

Objectifs affichés : finir la première tranche de réalisation... après la mise en place du pont provisoire "Massena"... et avant la Rocade Nord.


Un enjeu majeur


L'enjeu est de taille. La concertation n'a pas empêché l'animation contrastée des débats et des propositions ces derniers mois.

En raison des futurs travaux, les quais seront-ils fermés à la circulation ? Il y aura t-il des nouveaux points de passage, passerelles ou nouveaux ponts sur l'Isère ? Dans quel sens éventuel les véhicules pourront-ils circuler sur les différents quais (Nord et Sud) et dans quelles conditions ? Il y aura t-il une suppression ou une addition de places de stationnement ? Quelle place sera accordée au tram E ? Quelle vie sociale, économique et commerciale voulons-nous sur les quais, dans le quartier Saint-Laurent ?

Les questions d'accessibilités, des modes doux et/ou motorisés, de transport, circulation et de stationnement sont au coeur des préoccupations d'aujourd'hui... et de demain.


Présentation des propositions des architectes urbanistes paysagistes


Du 27 mai au 31 juillet 2009, les Grenoblois auront l'occasion de visiter l'exposition à la Plateforme [3] sur le réaménagement des quais de l'Isère. Un "questionnaire habitants" notamment disponible sur place leur permettra d'exprimer leur avis et de mentionner des suggestions sur l'avenir des quais.

En avant-première, GreBlog vous présente un "slideshow" montrant les différentes propositions de projets de réaménagement sur lesquels les trois cabinets (Alfred Peter Paysagiste - Atelier des paysages, Marguerit - HYL, Christophe Laforge) ont planché depuis des mois.

Mon slideshow : images d'exposition, projet 1 (5 photos), projet 2 (7 photos) et projet 3 (8 photos) [4].



Projet 1, en bref :

Quai Nord : une voie circulée, piste cyclable double sens, trottoir élargi. Promenade, terrasses. Stationnement supprimé...

Quai Sud : deux voies circulées, un belvédère, trottoir élargi et nouvel accès piéton...

Niveau Isère : nouvelle passerelle, circulation maintenue avant Rocade, transformée en promenade après Rocade, élargissement du trottoir sur ponts...


Projet 2, en bref :

Quai Nord : une voie circulée réduite avant Rocade, suppression voie circulée après Rocade. Piste cyclable double sens, trottoir élargi. Quai animé. Promenade, terrasses. Stationnement supprimé...

Quai Sud : réduction une voie circulée après Rocade, piste cyclable double sens, promenade au dessus de la voie sur berge...

Niveau Isère : nouvelle passerelle, circulation maintenue voie sur berge avec sortie quai Créqui, balcons sur ponts...


Projet 3, en bref :

Quai Nord : une voie circulée avant et après Rocade. Piste cyclable double sens, trottoir élargi. Quai festif et aquatique (piscine) avec possibilité de fermeture temporaire...

Quai Sud : réduction une voie circulée après Rocade, piste cyclable à contre sens. Belvédère au dessus de la voie sur berge, trottoir élargi...

Niveau Isère : nouvelle passerelle, circulation maintenue voie sur berge avec sortie quai Créqui, élargissement trottoir sur ponts...


Pour finir, petite nouveauté qui risque d'engendrer quelques mécontentement d'ici quelques semaines. A terme, toutes les places de stationnements [5] (côté quai Nord, Saint-Laurent) seront payantes.

Notes

[1] réservée à la presse

[2] également Président départemental du Modem 38

[3] ancien Musée de Grenoble

[4] le nom des 3 cabinets ne doit pas être associé aux projets

[5] encore gratuites


09

03

2009

Bulles de Grenoble : inauguration de la -râpe à fromage- gare basse du téléphérique de la Bastille

telepherique grenoble Samedi 7 mars 2009, les Grenoblois étaient conviés à l'inauguration de la nouvelle gare basse du téléphérique de la Bastille de Grenoble (premier téléphérique urbain au monde en 1934)

Une inauguration en grande pompe qui intervient après la réalisation d'une deuxième tranche de travaux de réaménagement, de mise en accessibilité du téléphérique, d'un nouveau parvis et de la rue Hector Berlioz le long du Jardin de Ville.

Une réhabilitation qui fait suite à une première tranche de travaux réalisée en 2005 au niveau de la gare haute au sommet de la Bastille (une première fête avait eu lieu à cette époque pour marquer l'évènement).


Développer de nouvelles activités autour du téléphérique


La Ville de Grenoble souhaite développer un certain nombre d'activités ludiques, culturelles, sportives et touristiques supplémentaires autour des infrastructures du téléphérique et de la Bastille. Les principaux partenaires de l'opération sont les collectivités (Ville de Grenoble, Conseil général et régional, Métro...) et des établissements "privés" (GEG, Régie des eaux, Banque Populaire des Alpes...). Serge Nocodie, Conseiller régional Rhône-Alpes et Conseiller municipal à l'Urbanisme ne cache pas sa volonté de faire appel au mécénat pour créer une dynamique entre les collectivités publiques et le privé.

"Nous transportons 300 000 personnes par ce câble et 600 000 en tout montent à la Bastille (...) Le but est d'offrir en priorité au Grenoblois mais aussi aux touristes la possibilité de s'approprier ce site" précise Georges Lachcar, Adjoint au Tourisme et à la Promotion de la ville.


Améliorer l'accessibilité des personnes et des PMR


Afin de respecter la volonté des associations concernées et celle de la Ville de Grenoble, l'accessibilité des PMR (Personnes à Mobilité Réduite) sera renforcée à moyen terme au niveau des quais d'accès aux bulles.

Une mise en conformité globale est à l'étude pour une accessibilité totale au niveau des deux plateaux d'embarquement (spécificités du plateau de la gare d'arrivée pris en compte pour réaménager celui de la gare de départ) et au niveau des cabines (bulles). Une opération qui permettrait notamment d'obtenir le label "Tourisme & Handicap".

Selon Stéphane Gemmani, Conseiller municipal délégué à l'Accessibilité, à la Prévention et préconisation sociale interrogé le jour de l'inauguration, le coût d'une mesure incluant une mise à niveau complète en conformité, des normes de contrôle et de sécurité est extrêmement très élevé pour les collectivités concernées. Michel Lambert, Directeur de la Régie du téléphérique aurait estimé le 25 février dernier lors d'une visite d'accessibilité que le "coût de base" de l'opération pourrait avoisiner... les 250 000 euros.

En parallèle, la perspective d'un projet de nacelle spécifiquement dédiée pour acheminer et transporter des vélos au sommet de la Bastille n'a pas été retenue en raison du coût estimé de l'opération. En attendant d'éventuelles prochaines mesures, les sièges de la quatrième et dernière nacelle en queue des bulles de Grenoble ont été démontés afin de faciliter l'accès aux PMR.

Au niveau de la gare basse, un nouvel ascenseur [1] a été mis en place et étudié pour permettre à deux PMR de monter ou descendre ensemble dans la cabine.


Les Grenoblois ont répondu présent


Environ 300 Grenoblois ont profité de l'inauguration et des festivités.

Les uns se sont blottis sous le chapiteau monté pour l'occasion, pour échapper à la brise du matin, pour écouter le discours de Michel Destot, député-maire de Grenoble et des élus concernés par ce réaménagement. Les autres ont préféré profiter du soleil sur les hauteurs du Jardin de Ville ou déguster des "petits fours" sur le nouveau parvis de la gare basse au rythme de compagnie musicale Pink It Black (voir ma vidéo).

Nombreux sont ceux qui sont restés jusqu'à la fin de l'inauguration.

Ma vidéo : ambiance festive et musicale, extraits, interventions des élus


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Réflexions amusantes ou déplacées


Décidément, les Grenoblois n'ont vraiment pas leur langue dans leur poche.

Sur le nouveau parvis (dont les travaux ont duré bien longtemps, des mois et des mois...), on pouvait entendre quelques remarques ou réflexions amusantes, parfois déplacées [2]. "Dis, tu le connais le gros là bas à côté de Monsieur le Maire ?" ou bien "Il aurait quand même pu nous offrir une montée en haut pour voir les travaux en plus du banquet et de cette musique qui me casse les oreilles, non ?".

Pas très reluisant comme types de réflexions au sein du public.


Une râpe à fromage pour une signalétique


Désormais, l'accès au plateau du téléphérique est plus aisé, plus rapide et plus fonctionnel. L'une des volontés est d'éviter d'accentuer la visibilité des dispositifs d'accès aux PMR et de les "rapprocher" ou les confondre avec ceux empruntés par les autres personnes.

Concernant la fameuse "grille" frontale et verticale partant du bas des escaliers sur le parvis et dépassant le toit de la gare basse du téléphérique (voir ma photo), on ne peut que regretter son style et sa fonction actuelle [3]. A terme, il est prévu de la recouvrir en partie pour afficher une simple signalétique permettant de repérer l'emplacement du téléphérique de Grenoble Bastille.

Cette grille me fait penser à une grosse râpe à fromage (ou une vilaine grille de refroidissement pour processeur dans une machine).

Situé dans un axe routier visible de loin par le plus grand nombre, il semblerait plus intéressant de reconvertir l'usage de cette grande surface verticale pour la rendre plus attractive.

Cet espace pourrait par exemple servir de panneau d'affichage géant, (visible de la Porte de France) pour annoncer diverses manifestations culturelles, sportives ou tous types d'informations relatives à la Ville de Grenoble à destination des Grenoblois... et des touristes.

Cette "râpe à fromage" pourrait également être utilisé pour accentuer l'éclairage des quais de l'Isère par un jeu de luminaires dédié et attrayant. Ce qui permettrait de remplacer les trois malheureuses ampoules [4] éclairant actuellement l'escalier menant à l'embarquement.

Notes

[1] plus ou moins hors service pour le moment

[2] notamment des personnes âgées

[3] elle est moche

[4] visibles sur la photo


14

10

2008

Un Grenoblois à Paris, heureux de revenir à Grenoble

salon_auto Le week-end dernier, je suis monté à Paris avec mon fils aîné.

Sur proposition, ce grand gaillard [1] avait le choix de recevoir en cadeau pour son sixième anniversaire un jouet, des vêtements ou d'opter pour un petit voyage express à Paris avec son papa.

Sans aucune hésitation, il évacue jeux pour la Wii, Kaplas, Lego, pack de petites voitures et autres... et choisi la dernière option.

Mon fils aime l'histoire, imaginer l'avenir, ce qui lui permet de comprendre le fonctionnement du quotidien. Paris représente pour lui la maison des rois, le château du chef de la France. Une ville où l'on voit les choses "en grand", un endroit où les gens font beaucoup de choses, où tout s'explique dans les musées...

A son âge, difficile d'être plus explicite lorsqu'il me fait part de son enthousiasme :

"Papa, c'est trop top, j'ai trop envie d'aller à Paris et de prendre le TGV qui va très vite et qui fonce (...) Tu sais, j'ai envie de monter tout en haut de la Tour Eiffel et de prendre le tram sous la terre de Paris (...) J'ai envie d'aller voir aussi le Musée des dinosaures et après, tu pourras me montrer le château du Président de la France qu'on a vu à la télé (...) Et puis tu m'a dis aussi qu'il y avait un endroit où on peut voir toutes les voitures de la planète Terre et moi j'ai envie de voir la Ferrari de Massa et des gros 4x4 super Turbo en vrai comme mes HotWheels [2] (...) C'est trop méga, alors s'il te plaît, on peut y aller à Paris..?".

La joie d'un enfant est souvent liée à sa clairvoyance.


Vendredi 10 octobre 2008


Nous montons dans un TGV direct pour Paris. A bord, les premiers passagers prennent possession des compartiments. Quelques minutes après le départ, premiers échanges vigoureux entre trois passagers. L'un d'entre eux sent la cigarette à plein nez et ses vêtements sont fortement imbibés par la cigarette. En un rien de temps, l'odeur nauséabonde se répand dans la voiture TGV. Et ce qui devait arriver arriva.

L'un des passagers assis en face du "fumeur" décide discrètement de s'asseoir ailleurs, provocant la colère d'un autre passager soucieux de vérifier l'attribution des numéros de place de chacun dans son sillage, tel un contrôleur. Très vite, la politesse entre adultes s'efface au profit des insinuations les plus alambiquées, révélant les capacités de chacun à juger autrui en fonction de son apparence.

Sur le vif, difficile d'expliquer avec tact la séquence à mon fils, tellement la situation relevait de l'absurde et du mépris.

Dès notre arrivée à Paris, nous rejoignons à Neuilly l'un des blogueurs français les plus influents populaires dans le domaine des technologies mobiles. Tous ensemble, nous décidons de prendre quelques sandwiches (6€ l'un, au Pont de Neuilly contre 2,90€ en moyenne à Grenoble) et de nous poser dans un square.

Le soleil est au rendez-vous. La chaleur est forte. Au cours de nos conversations orientées sur les dernières technologies et la blogosphère, le blogueur me signale à maintes reprises "Tu sais Chrys, ça fait bien longtemps que Paris n'avait pas eu un temps aussi chaud, radieux et agréable pour la saison (...) Franchement, faut vraiment en profiter aujourd'hui, ça fait bien longtemps qu'on a pas eu un temps aussi bon". A méditer...

Ce que j'aime quand on arrive à Paris, c'est le changement de style et de comportement. Très vite, on n'oublie pas la facilité avec laquelle on a l'opportunité de se déplacer à Grenoble.

A Paris, à tous les instants, il faut rester éveillé et vigilant.

Veiller plus qu'ailleurs à ses bagages, à tenir en permanence la main de son fils dans les déplacements. Savoir décrypter la nomenclature des transports inter modaux, se déplacer sans se tromper de ligne et de zones tarifaires, se mettre en priorité à droite sur les escalators pour éviter de se faire bousculer, jongler avec les offres de réductions de la RATP pour un court séjour, éviter les heures de pointe dans la capitale ou tout simplement... rester très patient dans les files d'attente...

La Tour Eiffel est à notre portée.

Après avoir été fouillé deux fois à l'entrée comme si on passait le portique de détection avant d'embarquer dans un aéroport, nous avons du patienter 1h25 pour prendre les billets nous permettant d'accéder dans un premier temps au second étage de la Tour Eiffel. Ajoutons 55mn d'attente pour prendre le second ascenseur nous amenant au troisième étage de l'édifice.

Ce vendredi n'était pas un jour de pointe.

Par ailleurs, notons le dynamisme des "dames pipi" des toilettes situées à 300m de hauteur, qui vous suivent à la trace et passent manuellement un petit coup de "pchit-pchit" dès que vous ouvrez la porte après avoir "fait vos besoins". Un peu gênant tout de même...

En fin d'après-midi sur les Champs-Elysées , juste en sortant du Show-Room Peugeot près du Lido, nous avons assisté en direct à un accrochage sous le tunnel passant sous la Place Charles De Gaulle - Etoile. Une fourgonnette transportant de longues échelles de chantier a percuté le haut du tunnel à vive allure, entraînant l'arrachage de la grille du véhicule, du matériel... et d'innombrables freinages de voitures.

Nous venions d'éviter de justesse un carambolage monstre en plein Paris.


Samedi 11 octobre 2008.


Avant de rentrer en fin de journée sur Grenoble en TGV, nous avions prévu de nous rendre au Mondial de l'Automobile 2008 à Paris, Porte de Versailles.

Afin de faciliter notre déplacement, nous envisagions de rejoindre l'ouest de Paris par la ligne A du RER, direction Etoile, puis de prendre la ligne 6 (Etoile - Nation) du métro pour rejoindre la correspondance avec la ligne 12 (station Pasteur), direction Porte de Versailles. A peine descendus du métro de la ligne 6 (Pasteur), nous nous retrouvons nez à nez devant une foule compacte et dense, figée dans le premier couloir de correspondance menant au quai suivant. Sur le moment, nous observions des touristes et des parisiens très énervés, dégoulinant de sueur, tentant de "sortir de cette jungle urbaine", bousculant au passage les autres usagers.

L'un deux, très excité et éprouvé, se mit à gueuler "C'est pas la peine d'avancer plus loin (...) le 12 passe toutes les 3 minutes, ils sont tous plein à craquer dedans (...) Sur le quai, c'est impossible, personne n'arrive à monter, c'est de la folie pure (...) Si vous voulez forcez pour le Mondial, je vous conseille de prendre le 12 dans l'autre sens et de monter dedans plus haut pour essayer de redescendre en direction du salon si on peut l'atteindre, sinon, je vois pas comment on peut faire, c'est le délire ici...".

Jamais je n'ai assisté à une telle situation, plus critique qu'un jour de grève à la RATP (synonyme d'absence de circulation régulière des métros, bus ou RER... ce qui n'était pas le cas ce samedi : la RATP avait prévu de faire circuler de nombreuses rames sur la 12). En comparaison, même une simple bousculade dans un concert rock n'est rien par rapport à ce que j'ai pu vivre et observer (voir la photo).

Une situation plus que dangereuse : des usagers positionnés en permanence à quelques centimètres de la bordure du quai, des rames arrivant à vive allure, des appels contradictoires des agents de la RATP invitant tout le monde à reculer ou à occuper l'espace. Il aurait suffit qu'un déséquilibré pousse une partie de la foule pour que...

Prenant son mal en patience, un provincial jovial a eu la bonne idée de détendre l'atmosphère parisienne sur le quai en ironisant ouvertement à tue-tête sur les Parisiens :

"Alors moi je vous explique... je viens de la campagne, je suis un peu benêt par rapport à vous les parigots qui êtes la crème entière de la nation (...) Vous savez, j'aime bien me coucher avec mes bœufs (...) Attention... voilà votre métro qui arrive, allez... on se bouge bande de fainéants (...) je vais vous montrer comment je rentre mes vaches et je les bourre au fond de l'étable (...) Y a pas un brin de verdure par ici, vous voyez ce que c'est de l'herbe verte au moins, parce qu'ici chez vous, je vois que du beau gris et des zombies cravatés en noir dans vos bureaux...".

Cette légère brise d'humour fait à peine sourire le public de marbre, en apparence habitué à subir ce genre de situation.

Comme vous l'aurez compris, nous n'avons pas pu nous rendre au Mondial de l'Automobile 2008. Sniff...


Pour beaucoup, la vie parisienne peut être trépidante, follement intéressante, intercalée entre le conservatisme, l'exubérance et son rythme effréné journalier. Tant que le budget alloué reste confortable...

On peut aussi monter à Paris avant tout pour le plaisir, partager de bons moments, retenir et découvrir de belles choses ou chercher à s'émanciper. Ainsi, de retour sur Grenoble, mon fils m'a dit "Papa, ben en fait... Grenoble c'est trop nul et tu sais, Paris, c'est trop top".

Sincèrement, je pense qu'il faut aimer vivre à Paris. Accepter la vigilance, le bruit, le temps passé dans les transports et autres contraintes majeurs au quotidien.

Dans le TGV, sur le chemin du retour, dès que j'ai pu observer de loin les premières lueurs de nos montagnes, je n'ai pu m'empêcher d'éprouver un sentiment de lenteur, de plénitude, de proximité, de sécurité, de sérénité, de bien-être.

J'ai besoin d'elles...

Notes

[1] 5 ans 1/2, 1m33

[2] petites voitures similaires aux "Majorette"


01

10

2008

Réaménagement des quais de l'Isère : première réunion publique et réactions des Grenoblois

isere grenoble Lundi 15 septembre 2008, une première réunion publique s'est tenue à l'auditorium du Musée de Grenoble dans le cadre de la concertation engagée sur le réaménagement des quais de l'Isère.

Ce réaménagement des quais de l'Isère est inséré dans le projet de requalification du centre ville, "Coeur de ville, coeur d'agglo" initié il y a 2 ans par la Ville de Grenoble (lire un billet sur le sujet) dont le budget prévisionnel pour rappel, avoisine les 55 millions d'euros sur 10 ans.

Face au public venu nombreux [1], Jacques Chiron (Adjoint aux Déplacements et à l'Embellissement de la Ville), Laure Masson (Adjointe à la Démocratie locale et à la Coordination des secteurs) et Philippe de Longevialle ( Adjoint à l'Urbanisme) ont présenté le calendrier et les modalités de lancement de la concertation.


Démarche de concertation


Cette première réunion publique avait pour ambition de présenter les enjeux du réaménagement. Mais également, établir un premier diagnostic et alimenter les travaux des trois équipes d'architectes paysagistes en compétition désignées dans le cadre de l'attribution du marché de définition des quais (Alfred Peter Paysagiste - Atelier des paysages, Marguerit - HYL, Christophe Laforge).

En amont cet été, les Grenoblois ont été invités à fournir des photos illustrant leur perception actuelle des quais de l'Isère.

Au final, seulement 17 contributeurs (associations réunies, habitants isolés...) ont participé à la démarche et 178 photos ont été préalablement sélectionnées par les rapporteurs de la Ville de Grenoble. Une sélection de ces clichés et un film retraçant une partie de l'histoire des quais fut projeté au public pour étayer les premières constatations sur le terrain.

Au point de vue chronologique, la démarche de concertation va s'étendre sur une année : comité de suivi en octobre, exposition au 1er trimestre 2009, seconde réunion publique et bilan au 3ème.

Concernant le marché de définition : programme et fin des proposition d'aménagement d'automne à fin 2008, désignation du cabinet d'architecte au printemps 2009. Études de maîtrise d'ouvrages, appel d'offres entre 2009 et 2010. 1ère phase d'aménagement prévue vers 2012 - 2013 (incluant le remplacement du pont provisoire "Massena" (lire mon billet sur le sujet), puis 2ème tranche vers 2014 (vision Rocade Nord...).

Pile poil... horizon... prochaines élections municipales.


Une requalification nécessaire et attendue


Au passage, rappelons que 81% des Grenoblois estiment que l'Isère n'est pas suffisamment mis en valeur et que 66% aimeraient faire visiter les quais à leurs amis s'ils étaient mieux aménagés [2].

Mais qu'entend-on vraiment par "aménagement" requalification restructuration ?

Premier élément de réponse : durant la réunion, l'un des rapporteurs analyse un série de photos projetées à l'écran face à un public... complètement hilare. Il faut dire que ses explications sont peu pertinentes.

Extrait audio :



Réaménagement des quais : le point de vue du public Grenoblois


Pour le public Grenoblois, les préoccupations sont nombreuses, claires et limpides.

Extraits : perceptions et réactions de la salle au fil des échanges au cours de la soirée.

"Les quais, il faut leur attribuer un rôle et il ne faudrait pas que les aménagements futurs oublient les raisons pour lesquelles ils ont été réalisés à l'origine (...) Ce projet doit être à la hauteur de la représentation de la ville (...) On fait souvent référence à ce que fait la ville de Lyon mais notre contexte est différent (...) Il faut aussi être ambitieux et réfléchir au plan de circulation de la ville, ça va être à mon avis extrêmement difficile (...) Il risque d'y avoir conflit entre les piétons, la circulation" souligne pêle-mêle les premiers intervenants.

"Réglons d'abord les problèmes de stationnement (...) Les deux rives sont à double voies, il faut qu'elles perdent leur statut d'artère qui invitent les automobilistes à rouler vite" explique un habitant.

Un autre met en garde la municipalité. "Les conséquences de la réduction de la circulation automobile peuvent devenir extrêmement grave et déporter les engorgements ailleurs (...) Les études à venir ne remplaceront jamais la réalité des choses, il est fondamental de faire un essai et des tests de circulation un temps, en grandeur nature".

C'est au tour d'une Grenobloise d'exprimer sa vision : "J'ai relativement peu entendu des questionnements sur les modifications concernant les modes de vie des Grenoblois et les conséquences sur les familles, les personnes âgées qui ont besoin de ce rapport charnelle avec la rivière (...) Ceci va au delà des problèmes de circulation".

"Il y a un quand même un problème crucial, c'est que si nous ne connaissons pas le schéma de circulation automobile prévu par la Mairie, on ne pourra jamais percevoir le travail des paysagistes (...) En plus, on a une arrivée d'autoroute à la Porte de France, c'est invraisemblable, c'est aussi toute la partie vers l'Espanade qui doit faire partie de vos plans de requalification (...) Planter des arbres ou des fleurs, tout le monde sera d'accord (...) Si vous commencez à planter des arbres et des ponts un peu partout, je crois que le résultat sera médiocre" argumente un habitant du quartier Saint-Laurent.

"Le long de l'Isère, il faut mettre des activités (...) Si on veut supprimer les voitures, à part les sportifs, tout le monde ne va pas monter à Chamrousse en petit vélo (...) Il y a un autre endroit aménageable sur l'Isère, regardez sur la carte [3], il y a une grosse tache blanche, c'est le Cimetière et là, le foncier, ça coûte pas cher (...) Le Cimetière, on en fait un lac avec des activités, et là, tout le monde est content" rétorque un Grenoblois. Le public est conquis par la stupidité des propos.

Pour répondre aux inquiétudes partagées dans l'ensemble par les Grenoblois, Jacques Chiron, Adjoint aux Déplacements et à l'Embellissement de la Ville déclare en guise de conclusion "N'ayons non plus pas peur (...) Si on avait écouté les craintes, on n'aurait jamais fait la 3ème ligne du tram (...) Sachons aussi regarder les choses de manière plus globale et voir les évolutions actuelles".


Comme on l'aura compris, les habitants sont à la fois soucieux et déterminés par principe. En matière de requalification, la grande majorité considère que l'axe principal de réflexion doit se porter sur les questions de circulation. Cycles, piétons et automobilistes compris.

Cette première réunion publique a également fait ressortir les inquiétudes des habitants concernant le devenir du Palais du Parlement et l'intégration de la Rocade Nord (sortie du tunnel) au sein du projet de requalification des quais de l'Isère.

Etrangement, très peu d'échanges se sont portés sur... les transports en commun.

A méditer.

Notes

[1] souvent, toujours le même

[2] extrait de l'enquête CSA, sept. 2008

[3] voir photo


19

11

2007

Jardin de Ville de Grenoble : éclairage public à revoir

jardin de ville Dimanche dernier, je suis parti en fin d'après-midi me balader en ville avec mes enfants au parc du Jardin de Ville à Grenoble.

Arrivé sur les lieux à 17h10, je constate avec enthousiasme un nombre élevé d'enfants jouant dans l'air de jeux du parc du Jardin de Ville en compagnie de leurs parents. Parkas, bonnets, moufles, vêtements chauds pour tout le monde. En cette période de l'année, la baisse progressive et régulière des températures du soir et le récent changement d'heure il y a quelques semaines n'incitent pas pour autant les enfants et leurs parents à rester chez eux.

Bien au contraire...


La nuit tombe vite sous les arbres


Vers 17h20, la nuit commence nettement à tomber. En quelques minutes, les feuillages des grands arbres du parc cachent la lumière du jour et la visibilité extérieure s'estompe rapidement sur l'aire de jeux du centre-ville.

Vers 17h25, les lampadaires commencent petit à petit à s'éclairer. Au bout de quelques minutes, il est aisé de constater qu'ils n'éclairent qu'eux-mêmes... et l'allée principale traversant le parc du Jardin de Ville.

L'éclairage de l'aire de jeux est aussi discret et minimaliste que celui d'une exposition en vitrine d'une galerie d'art la nuit tombante.


Parents et enfants jouent dans une obscurité relative


Au moment de partir, vers 18h40, nombreux sont les parents et enfants présents qui restent jouer sur les balançoires, montent sur les toboggans et pont suspendu dans une obscurité relative.

Pour le confort de tous, pour des questions évidentes de sécurité, il serait pourtant judicieux d'ajouter en ces lieux un projecteur de lumière supplémentaire ou apparenté afin d'améliorer sensiblement le confort de jeux et la visibilité des lieux sous la surveillance des parents jusqu'à une certaine heure résonnable.

Pour y remédier, il serait opportun que les services de la ville puissent faire le nécessaire en dégageant par exemple, une toute petite dépense supplémentaire planifiée dans son budget alloué chaque année pour éclairer le centre-ville de Grenoble en ce début de période de fêtes de fin d'année !


18

08

2007

Corenc, Biviers, Saint-Ismier et MontBonnot au top des villes françaises au plus hauts revenus en province

Corenc Grenoble Prenez la mesure !

La majorité des gens emploient le terme "riche" pour signaler une personne qui possède beaucoup de biens où qui gagne très bien sa vie. Ou se situe la limite de l'emploi du mot, trop souvent utilisé d'une manière péjorative et connotée ?

Je déteste entendre ce mot prononcé à l'égard d'une personne. Un terme d'un autre age, d'une autre époque. Je préfère de tout évidence parler de personnes fortunées, disposant de hauts salaires, de revenus élevés, d'un patrimoine aisé. Récemment, une amie me signalait qu'elle considérait une personne "riche" à partir du moment ou son revenu mensuel dépassait la somme de 5000 euros. Etonné par cette affirmation, je m'empressais de lui indiquer qu'il fallait différencier le revenu et le patrimoine pour tenter toutefois d'approfondir le sujet.

Il y a quelques semaines, le magazine l'Express étudiait la question et signalait qu'il y avait deux catégories de "riches" : "ceux qui ont des revenus importants et ceux qui ont un patrimoine confortable (...) Ce ne sont pas toujours les mêmes et ils n'habitent pas toujours les mêmes lieux".

Les dépenses d'un ménage ne sont pas toujours proportionnelles au nombre de personnes qui le composent. Si l'on sépare les habitants d'un territoire en deux groupes en prenant en compte la moitié de la population qui gagne le plus et l'autre qui gagne le moins, on arrive à dégager le "revenue médian par unité de consommation", somme des ressources déclarées par les contribuables avant abattement". Et le patrimoine n'est donc pas pris en compte !

Dans le peloton de tête des vingts premières villes de province au plus haut revenus en 2004, force est de constater que la région grenobloise n'est pas en reste.

La commune de Corenc est classée en 1ère position des 8564 communes françaises [1] pour le revenu par habitant, avec 30 742 euros.

Biviers, 5ème, avec 29 007 euros. Saint-Ismier, 6ème, avec 28 127 euros. MontBonnot Saint-Martin, 12ème, avec 27 407 euros. La moyenne nationale est de 15 849 euros.

Rhône-Alpes se distingue nettement : les alentours de Grenoble, Lyon, Genève et Annecy sont ainsi marqués en haut du classement des plus hauts revenus, tandis que les communes championnes de l'ISF en province sont largement situées sur la côte d'Azur.

Bizarrement, il n'existe pas de statistiques disponibles pour les localités de moins de 20 000 habitants concernant le nombre de redevables à l'ISF rapporté à la population. Il est donc difficile de mesurer le patrimoine des contribuables des municipalités au plus haut revenu citées dans la région grenobloise [2].

Tout porte à croire que les assujettis à l'ISF ne sont pas si nombreux qu'on pourrait le penser à Grenoble et dans ses alentours. On voit bien que les villes principales les plus dynamiques sont celles qui attirent la matière grise, des emplois très qualifiés et proposent les revenus les plus élevés. La dépense de ces derniers étant probablement plus liée à la consommation de biens et de services, à l'achat de valeurs mobilières qu'au besoin de faire fructifier son patrimoine immobilier.

Les temps changent. De nos jours, le top du luxe n'est-il pas de cacher ses ardeurs et sa richesse matérielle aux yeux du plus grand nombre ? N'est-il pas de rechercher la simplicité ? N'est-il pas de vivre en toute discrétion, en dehors de toute agitation, toute mixité sociale, toute spéculation verbale à l'encontre de quiconque ?

Notes

[1] de plus de 1000 habitants

[2] selon l'Express et la DGI


14

05

2007

Grenoble, Place de Gordes : un nouvel agencement de qualité... mais particulier

La place de Gordes est certainement l'une des plus belles places de Grenoble.

Sa proximité du parc du jardin de ville, le charme et la qualité des lieux, son accès menant à différents points d'attache de la ville en font l'une des places les plus calmes et les plus agréables pour se reposer, prendre un café ou manger dehors en belle saison.

La réfection programmée de la place de Gordes est actuellement en cours de finalisation et devrait se terminer en juin au moment de la fête de la musique. Au menu, baisse de niveau pour une meilleure adéquation d'évacuation des eaux, pavés sciés de porphyre, stationnement interdit des véhicules et circulation maîtrisée, déplacement de la fontaine (ce dernier élément ayant notamment soulevé quelques contestations dans le cadre des réunions durant la phase de consultation entre habitants et acteurs des aménagements des espaces publics).

Actuellement, les restaurateurs et cafés ont pour la plupart repris leur emplacement et accueillent de nouveaux les clients tandis que sur place, les travaux continuent en journée. Mieux vaut attendre la fin des encombrements pour apprécier les lieux !

Plus surprenant : le retour de nos chers petits poteaux gris (je les nomme : les nouveaux petits compagnons de la ville de Grenoble, voir mon précédent billet à ce sujet). Il y en a de partout [1] ! Ce sont les mêmes qui longent par centaines de nombreuses rues au coeur de la ville, ronds points, grands axes et grands boulevards notamment le long de la ligne C du tram.

Situation amusante : place de Gordes, certaines tables et chaises du "Café de la Mairie" sont légèrement plus hautes que les poteaux gris. Le barman profite de leur hauteur pour cacher ces derniers et espacer au mieux son mobilier pour recevoir ses clients !

Ces poteaux gris servent à délimiter des emplacements, à limiter le déplacement et le stationnement de véhicules. Une impression de partage de l'espace, de cisaillement des lieux et de "conditionnement du comportement".

Ces poteaux balisent la place... et ne lui rendent pas sa liberté.

Notes

[1] voir ma photo


29

03

2007

Quand on a pas de cave, on a un balcon

Hier, en prenant la ligne C du tram en direction des grands boulevards, au moment où ce dernier circulait devant l'ancien parking du parc Paul Mistral, j'ai été surpris par l'image d'une façade d'un immeuble du boulevard Jean Pain.

Un long balcon d'appartement plutôt spacieux sert à entreposer une multitude d'éléments en tous genres, loin de passer inaperçu.

Un véritable entrepôt d'objets similaires à ceux que l'on a l'habitude de déposer habituellement dans une cave : vélo, chaise de campagne, chaise longue, siège de salon, armoires métalliques, meubles à chaussures, poubelles, cartons, skis, boites de rangement, objets décoratifs, table basse...

La plupart du temps, pour des raisons esthétiques et de sécurité, certaines règlementations d'immeubles interdisent la pose d'éléments décoratifs sur les balcons. Il est parfois interdit d'accrocher des plantes aux balcons, d'exposer des arbustes d'une certaine taille dépassant largement la hauteur d'une rambarde... ...

Ce déploiement désordonné d'objets sur le balcon n'est peut-être que temporaire ? Pas si sur en définitive. Quelque soit la volonté du locataire ou propriétaire, on est en droit de se poser quelques questions de principe relatives à la sécurité et à l'esthétisme des lieux !


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