Depuis hier, le 46ème congrès confédéral de la CFDT a lieu à Grenoble. Un congrès important pour le mouvement. Analyses, débats, tables rondes et prises de décision tenteront de "revaloriser" un syndicalisme perdant parfois de sa vivacité auprès de ses membres.

L'enjeux est multiple : regagner la confiance des membres du syndicat, utiliser la victoire contre le CPE pour réaffirmer et redorer l'image de la confédération, réélire François Chérèque à la tête du mouvement (seul candidat à sa réélection !), analyser et décrypter certains chemins parcourus au cours des 4 dernières années, et fixer un nouveau cap sur le slogan suivant : « Engagés dans une société en mutation ». Un fil conducteur qu'on aimerait peut être bien entendre à mon sens, chez d'autres syndicats majoritaires en France.

La réforme des retraites avait vu le départ de dizaines de milliers de membres. Fort de 810 000 membres, le syndicat est le premier en France en nombre d'adhérents. A Grenoble, la CFDT va chercher a reprendre du poil de la bête. Son leader va certainement tout faire pour ré-expliquer ses choix et une conduite syndicale parfois mal comprise. Un syndicat majoritaire qui va de l'avant et qui à mon sens, réforme, avance, modernise les mécanismes de démocratie en son sein, signe des accords et propose des opportunités nouvelles, contrairement à d'autres syndicats puissants bien connus et bien implantés.