Michel Destot est parti à l'assaut du Cho Oyu. En tant que montagnard, il est parti avec un accompagnateur de qualité.

Ainsi, l'accompagnait Jean-Louis Mercadié que les habitués de la montagne connaissent bien puisqu'il fut le coordinateur du projet de la Maison de la Montagne de Grenoble. Tout comme le maire de Grenoble, nous avons pensé qu'il méritait un billet.

Très rigoureux, ce guide réputé m'a indiqué qu'il n'a fallu qu'un an pour organiser l'expédition qu'il venait de vivre avec Michel Destot. Même s'ils ne sont pas allés au bout de l'aventure, devant rebrousser chemin le jour de la Saint Michel (hic !), Jean-Louis Mercadié se dit heureux de "l'expérience vécue". Il témoigne d'une expérience "enrichissante" : la qualité des paysages a émerveillé l'homme habitué de la nature. Puis, le mot "décevant" vint à son esprit : en tant que sportif, il n'avait pas atteint son objectif. Cette déception fut relative puisqu'il prit la décision (de la raison) avec son ami Michel : rebrousser chemin plutôt que de tenter l'impossible et éventuellement perdre la vie.

Lors de la descente, les 2 alpinistes ont croisé des militaires chinois qui se dirigeaient vers le Népal. Jean-Louis entendit des coups de feu. En rentrant à Grenoble, il appris ce qui c'était passé : les hommes armés avaient tiré sur des Népalais, trop complaisants avec le peuple tibétain.

Je termine ce billet, comme j'ai terminé mon entretien avec lui. Bravo et merci de nous avoir fait partager ces moments magnifiques !