Le magazine "Impact Medecine" propose cette semaine un palmarès santé des 36 grandes villes de plus de 100 000 habitants en métropole. Contrairement aux statistiques et études peu fréquemment publiées sur le sujet de la santé dans notre pays, les auteurs ont privilégiés des critères de politique de santé en mettant l'accent sur la "santé citadine, nouvelle donne pour les mairies".

Cette étude décalée prend en compte les villes offrant une offre de soins de qualité répondant aux mieux aux besoins de ses administrés, une démographie positive, une municipalité dynamique prenant des initiatives dans ce domaine et les villes dont l'environnement influe sur l'épanouissement de la population.

Sur 36 villes ciblées, Grenoble est globalement classée 8ème :

- 8/36 en offre de soins
- 13/36 concernant l'état de santé des habitants
- 17/36 concernant les initiatives dans le domaine de la santé
- 16/36 concernant l'environnement

Prenant en compte les critères énoncés et les villes sélectionnées, on s'aperçoit en lisant les chiffres que Grenoble manque de lits et places de Psy adultes et enfants. L'évaluation des besoins de soins de la population atteint quand même 2 sur 4 ! Un pourcentage de recours à l'IVG et une absence de contraception élevés. Un surpoids des femmes supérieur à la moyenne. Un résultat honorable concernant les initiatives santé prises ou soutenues par la ville (seulement 17/36). Un taux d'ensoleillement élevé. Un taux de dioxyde d'azote, de souffre et de particules conséquent. Une qualité de l'air altérée. Un faible nombre d'hectares d'espaces verts publics mais une ville fleurie. Un nombre important de places de parking pour handicapés. Un taux élevé de criminalité. Un faible indicateur d'accidentologie local... Je m'arrête là...

Avant de consulter ce palmarès santé utilisant essentiellement des critères de "proximité citadine", j'étais persuadé que Grenoble était globalement mieux placée puisque je m'appuyais essentiellement, comme beaucoup de personnes, sur des critères techniques et technologiques.

Vu de cette manière par l'étude, Grenoble n'est globalement pas une ville où le domaine de la santé est ignoré. Si la ville ne souffrait pas de sa concentration géographique (cuvette), elle figurerait très certainement dans le peloton de tête !