De plus en plus de citoyens s'équipent de "box ADSL" : boîtiers permettant l'accès à l'Internet haut débit. La convergence des services est en route. Téléphone, vidéo à la demande, télévision, HD, Wifi, radio, 3G, TNT, Multiplay, stockage de données...

On imagine aisément chaque citoyen vouloir posséder sa propre ligne amenant une grande majorité de ces services au détriment des lignes communes et collectives. Néanmoins, un problème important émerge : celui de la qualité des liaisons entre le client final (vous) et la dernière plaque de commutation de l'opérateur (NRA / DSLAM). Ces quelques centaines de mètres sont primordiales. La qualité d'émission et de réception des données dépend de la qualité de ces lignes téléphoniques. Les "box" étant de plus en plus sensible à la qualité des flux entrants.

Il suffit d'observer en ville (photo). Aucune infrastructure de liaison téléphonique et hertzienne n'est homogène. Un nombre incroyable de fils en tout genre et de mauvaises qualités traversent les allées, fenêtres et bâtiments. Notamment en centre ville, lieu privilégié pour disposer de nombreux services et souscrire aux offres de services des opérateurs et fournisseurs d'accès.

En principe, la maintenance de ces derniers mètres est à la charge de l'opérateur historique. Mais certaines co-propriétés souhaitent maîtriser cette opération. Parfois, des particuliers. Hormis les opérateurs désirant implanter de la fibre optique directement chez l'habitant, il me semble qu'un véritable enjeux se prépare : la maintenance et la qualité des derniers mètres.

A partir du moment où une ville engage des actions destinées à accroître et améliorer l'utilisation de l'Internet et les usages de l'Internet chez l'habitant, elle sera tôt ou tard confrontée à ce problème : qui, dans les années à venir, aura la maîtrise de la maintenance des derniers mètres ?

L'opérateur historique ? Un opérateur privé ? Des sociétés de services spécialisées ? Un collectif d'habitant par secteur ? Des expertises individuels et services à la personne ?