A quatre mois des prochaines élections présidentielles et législatives de 2007, une vague d'inscription de nouveaux électeurs sur les listes électorales a déferlé en France en décembre 2006. Rien qu'à Grenoble, pas moins de 14 000 nouveaux électeurs se sont inscrits au cours de l'année 2006. Comparé à l'année 2001, la ville de Grenoble comptabilise un peu plus de 3500 nouveaux inscrits.

Pourtant, je ne compte plus les personnes de mon entourage à la fois dépassées, dégoûtées, décontenancées par la politique : étudiants, quadras, seniors, personnes âgées. Celles qui, d'un air moqueur et dédaigneux prennent du plaisir à signaler à quiconque qu'elles se placent au dessus des projets de société et des personnalités en n'allant pas voter. Celles qui n'iront pas voter sous prétexte d'avoir perdu leur carte d'électeur. Pour certaines, ne pas se rendre dans les urnes, c'est priver le politique de son pouvoir de décision et d'action. Pour d'autres, c'est l'affirmation d'un système vieillissant, corrompu, médiacratique et j'en passe...

Malgré tout, de nombreux citoyens ont choisi de se réinscrire pour ne pas revivre notamment le séisme de 2002. Essentiellement des jeunes et des quadras. La France compte 42 millions d'électeurs pour 63,4 millions d'habitants. On ne compte plus également le nombre d'élections ou un candidat l'emporte de quelques dizaines, centaines ou milliers de voix sur son adversaire. Ces nouveaux électeurs peuvent faire pencher la balance. Des spécialistes pensent même que l'élection présidentielle se jouera sur les blogs et autres médiums.

Peut-on parler d'un regain de citoyenneté ?

Quoi qu'il en soit, je me réjouis de ce panel d'inscriptions sur les listes électorales. Une victoire de plus pour la démocratie. Une volonté d'expression du changement ou de la continuité. Voter est un acte qui m'est cher. Un des éléments "charnière" de la citoyenneté. Un privilège. Un devoir, plus qu'un droit.