Après avoir fait un tour à la plénière du CCS 2 ce mardi 21 mars 2007, je me suis rendu à une réunion publique à l'Office du tourisme de Grenoble dans le cadre de la campagne de Geneviève Fioraso, candidate PS sur la 1ère circonscription de l'Isère. Un débat en présence de personnalités (Michel Destot, Jean-Jacques Gleizal, Daniel Bloch, Monique Vuaillat...).

Un débat intéressant en présence d'acteurs et spécialistes du monde de l'éducation, bien que peu animé, relevant tous les enjeux et difficultés à aborder ce thème. Une réunion très politique, faisant un état des lieux de l'Education nationale en partant de la petite enfance... jusqu'aux universités.

Daniel Bloch, ancien directeur des enseignements supérieurs, ancien Recteur, ancien Président de l’Université Joseph Fourier et de l’INP Grenoble, commence directement son intervention en posant la question suivante : "Bonsoir... je commencerai en vous demandant simplement, qu'à fait la droite depuis 25 ans en matière d'Education nationale (...) Citez-moi une grande réforme...". Le ton est donné ! Plus loin, il ajoute "L'école n'est pas la propriété des enseignants, mais rien ne peut se faire sans eux".

A son tour, Geneviève Fioraso signale "Il serait sein pour les enseignants d'aller faire un tour en entreprise (...) il y a un cloisonnement très important entre l'entreprise et le personnel enseignant". Michel Destot intervient "Qui mieux qu'un Maire, peut définir une politique de peuplement, qui permettra une véritable mixité. Tout le reste, c'est de la blague (...) on mettra en place artificiellement de nouvelles cartes scolaires (...) si on ne dit pas plus clairement comment on augmente substantiellement les budgets en matière d'éducation (...) et comment on territorialise, en accrochant les politiques d'éducations aux politiques locales, et bien je crois qu'on ira droit dans le mur".

Une intervenante du public aborde une remarque intéressante au sujet du nombre d'heures de cours des élèves : "J'ai l'impression d'un gavage d'oies où ce qui n'est plus mis en avant, c'est la qualité de l'apprentissage, mais la note, cette capacité à restituer un cours et les apprentissages fondamentaux (...) je ne supporte plus d'entendre parler d'échec scolaire (...) on devrait plutôt parler de "besoins spécifiques".

En dépit de la complexité du thème abordé, je regrette qu'une grande partie du débat se soit essentiellement porté sur les nombreux problèmes des universités, des labos de recherche... sans toutefois plus longuement évoquer le cas des grandes écoles, prépas et autres cycles connexes.

Voici un extrait de l'intervention de Monique Vuaillat, ancienne secrétaire générale du SNES et de la FSU :

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. Auteur : Chrys. 5mn 07s.