Nicolas Sarkozy est le 6ème président de la 5ème République.

Elu avec plus de 53% des suffrages ce dimanche 6 mai lors du second tour, le candidat UMP a toujours été en tête des sondages face à Ségolène Royal depuis l'investiture de son parti le 14 janvier 2007. Ces derniers ne se sont pas trompés : dès 17h15 ce dimanche sur Internet, les premières estimations donnaient une large victoire au candidat UMP.

Concernant la ville de Grenoble, le Ministère de l'Intérieur a communiqué ce dimanche à 23h45 les premiers chiffres suivants (maj : 07/05/07, 7h15)

84 687 inscrits, 84,30 % de votants et 96,75 % se sont exprimés à Grenoble.

Grenoble (G), Isère (I), Rhône-Alpes (R), France (F)

  • Ségolène ROYAL : 58,05 (G) | 47,91 (I) | 43,69 (R) | 46,94 (F)
  • Nicolas SARKOZY : 41,95 (G) | 52,09 (I) | 56,31 (R) | 53,06 (F)

Ségolène Royal a fait une très belle campagne et a su incarner une nouvelle image : celle d'une femme libre, combative, déterminée, ouverte au dialogue. En revendiquant cette liberté, elle n'a toutefois pas su rassembler les siens ni suffisamment s'ouvrir aux électeurs du "centre" pour espérer l'emporter. Entre le débat radiotélévisé avec son challenger et le second tour, elle a démontré avec aisance une force de conviction, une pugnacité, une formidable détermination et une "densité" qui lui a manquée durant le reste de sa campagne. En choisissant de s'exprimer ce dimanche soir pour continuer à rassembler ses idées et son camp, elle s'engage de nouveau stratégiquement dans un "troisième tour" et une nouvelle "campagne" pour la rénovation de son parti.

Nicolas Sarkozy a fait une campagne sur une rythme régulier et a su rassembler pour gagner. A 52 ans, le nouveau président de la République a su décomplexer bon nombre d'électeurs et rénover idéologiquement son camp en portant tout comme sa rivale un projet ambitieux. Les Français ont choisi de suivre un acteur, un communiquant, un homme ayant démontré une capacité à donner des perspectives pour leur avenir. Tout comme Ségolène Royal et François Bayrou, Nicolas Sarkozy a mis en avant sa personnalité controversée. Il dispose désormais d'une assise politique confortable et d'une légitimité pour s'assurer prochainement d'une majorité qui lui permettra d'agir et lancer son programme.

Les Français ont finalement choisi de voter pour une personnalité et en second lieu pour un programme. La plus belle victoire est finalement celle de l'électorat qui s'est déplacé en masse et choisi l'arrivée au pouvoir de la génération des quinquagénaires. Une belle victoire pour la Démocratie, une victoire pour la France.