Mercredi 16 mai 2007, plusieurs manifestations "anti-Sarkozy" ont eu lieu au centre-ville de Grenoble.

En fin de journée, une première manifestation organisée par la LCR s'est déroulée dans le calme, marquant une opposition à l'élection du nouveau Président de la République. Plus tard dans la soirée, un second rassemblement non autorisée par la Préfécture de l'Isère regroupant petit à petit en soirée plus d'une centaine de personnes, se formait en ville. Des protestataires déterminés à marquer leur opposition à Nicolas Sarkozy : échauffourées en hyper-centre, casseurs mêlés à la foule, perturbations et dégradations en tous genres, notamment sur du matériel urbain...

Selon le DL (17, 19 et 24 mai 2007), la section d'intervention et la brigade anti-criminalité ont tour à tour tenté de repousser des groupes de contestataires répartis en plusieurs lieux dans les rues de Grenoble. Des gaz lacrymogènes, grenades de désencerclement furent employés par les forces de l'ordre pour disperser les manifestants. Par un malheureux concours de circonstance, une jeune étudiante rentrant chez elle, ne participant pas à la manifestation, fut grièvement touchée au visage, à l'oeil par un projectile au cours des débordements durant la soirée.

Ce genre d'évènement traduit d'un coté une volonté d'exprimer librement ses idées, son opinion ou son opposition sous le couvert de la revendication de la liberté totale d'expression. D'un autre, la volonté d'assurer au mieux pour tous, la sécurité sur la voie publique par le maintien de l'ordre. Il est difficile de faire la part des choses entre les deux parties qui s'affrontent : qui a tord, qui a raison, qui est coupable ? Seul certitude, la victime est connue : une jeune femme sévèrement blessée, victime des affrontements et des débordements.

Un témoin donne son récit de l'évènement sur un site. Que s'est-il réellement passé le soir du 16 mai 2007 en centre-ville ?