jean pain Vendredi 12 octobre 2007 en fin d'après-midi, je décide d'aller chercher mon fils à l'école. Je lui propose de l'emmener voir le match amical de football PSG - GF38 (3-1) au stade Lesdiguières à Grenoble. Par téléphone, le service billetterie du club grenoblois m'indique qu'il est préférable d'arriver tôt pour prendre les billets et pouvoir assister à la rencontre.

Cela fait longtemps que je ne prend plus mon véhicule pour me déplacer à Grenoble un vendredi soir. Plutôt que de prendre le bus, je souhaite néanmoins prendre ma voiture, pensant dans un premier temps que ce moyen de transport est le plus rapide.

Le match commence à 18h. Je pars de l'école à 17h05, remonte le boulevard Maréchal Leclerc, prends la voie longeant l'Isère et traversant l'extension du parc Paul Mistral. J'arrive à 17h08 au nouveau carrefour situé à l'angle du Stade des Alpes. Jusque là, on va dire... que tout va bien. Je souhaite me diriger boulevard Maréchal Joffre, place Gustave Rivet et descendre le cours de la Libération pour arriver au stade Lesdiguières situé au n° 126. Pour information, le site mappy.com indique qu'en toute logique, le parcours complet en voiture dure environ 8 minutes pour une distance approximative de 4 kilomètres.


Un bouchon quasi-incompréhensible, une circulation anarchique


Il est 17h09. Le feu passe au vert. Je tourne à droite, commence à descendre le boulevard Jean Pain (Mairie de Grenoble). Immédiatement, je me heurte à un bouchon dès l'entrée sur le boulevard. Il m'a fallu 4 minutes pour arriver au feu suivant, rue Haxo. Puis 7 minutes pour atteindre le feu place Paul Vallier. A partir de ce point, rien ne va plus.

Il m'a fallu 16 minutes pour faire 300 mètres et atteindre la place Pasteur puis le boulevard Maréchal Joffre.

A proximité du cinéma Nef Chavant, c'est l'anarchie totale en matière de circulation. La densité de véhicules est telle que les passages piétons ne permettent plus aux passants et aux poussettes venant du parc Paul Mistral de circuler [1]. On entend de nombreux klaxons. Dans les véhicules, les gens s'énervent fortement. Les bus tentent en vain de passer dans les deux sens. Pas moins de trois voies d'accès de véhicules se télescopent sur la place. Sans oublier le tram A qui bien malgré lui, essaye à son tour d'avancer lorsqu'il arrive au point de passage dans l'énorme embouteillage.

En tout, 27 minutes pour faire 700 mètres. Après quelques ralentissements anodins sur le reste du parcours, je suis finalement arrivé au stade... à 17h48.

Je n'ai jamais vu un tel bordel ambiant de circulation où différents types de transport se rencontrent au même endroit et tentent de circuler : voitures, bus, tram, vélos, motos, poussettes, piétons... Une synchronisation des feux absolument déplorable à cette heure de la journée qui ne régulent pas le flot de véhicules. Une circulation quasi incompréhensible et anarchique.


Mea-culpa


Prendre la voiture un vendredi soir dans l'agglomération au moment où de nombreuses personnes finissent leur semaine de travail pour rentrer chez elles n'est pas vraiment conseillé. Je reconnais que je n'aurai pas dû prendre ma voiture mais prendre les transports en commun. La ligne de bus n°1 est idéal et remonte le cours de la Libération. Elle dispose d'un arrêt juste devant le stade.

Malgré tout, certaines personnes n'ont pas d'autres choix que de se déplacer en prenant un véhicule. Elles se retrouvent souvent confrontées aux problèmes récurrents de circulation en ville. Depuis quelques temps, tout est fait pour privilégier les transports en commun, les modes doux et repousser une bonne partie de la circulation routière sur les principaux axes en dehors ou en bordure de Grenoble . Qu'il en soit ainsi. Admettons dans ce cas qu'il est vivement nécessaire de revoir la synchronisation de circulation de cette entrée en ville.

Notes

[1] Voir ma photo