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11
2007
Le point sur les polluants à Grenoble (2/2)
- Définition :
- consommation
- grand grenoble
- polluant
- pollution
Je fais suite au billet rédigé précédemment sur la qualité de l'air que nous respirons à Grenoble.
Celle que nous respirons n'est pas la meilleure de l'hexagone, loin de là.
La plupart du temps, lorsqu'on évoque la pollution de l'air qui nous entoure, nous avons la mauvaise habitude de fustiger principalement les rejets de particules liés aux déplacements des véhicules au sein de l'agglomération grenobloise.
Pourtant, à l'écoute de Nicolas Vigier, Responsable Communication de l'ASCOPARG, nous sous-estimons l'impact d'autres polluants plus difficiles à détecter, parfois bien plus dangereux et plus nocifs que les particules rejetés par nos véhicules, notamment en milieu urbain.
Quels polluants respirons-nous [1] ?
Particules nocives et toxiques en intérieur
Le "résidentiel tertiaire" (42% des émissions de PM10, particules solides) est l'une des principales sources de pollutions en milieu urbain. Cette source à la particularité de produire et de rejeter de nombreuses particules en suspension.
Contrairement aux idées reçues en matière de polluants, Nicolas Vigier signale que le chauffage au fuel et au bois génèrent beaucoup de poussières de particules et selon lui, "cela pose problème". Sur le plan technique, leurs surveillances est assez récente et inquiètent de nombreux scientifiques. Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont des composés complexes qui proviennent essentiellement... de combustions incomplètes (bois, charbon…).
"Plus de 80% des émissions de ces polluants sont liés au secteur résidentiel tertiaire (...) le bois est une énergie dont on vante les vertu depuis des années en tant qu'énergie renouvelable (...) elle n’a pas d’impact au niveau de l’effet de serre mais il faut savoir que si la combustion n’est pas réalisée dans de bonnes conditions comme c’est très souvent le cas avec du bois qui n’est pas sec ou qui est de mauvaise qualité, elle a pour effet de rejeter des polluants toxiques (...) la difficulté est de trouver le bon bois et c'est plutôt rare" explique le Responsable Communication de l'ASCOPARG.
Ce dernier ajoute "Les Canadiens commencent à prendre conscience de la toxicité sur leur territoire (...) A Grenoble, les mesures effectuées sur les HAP avec un traceur de combustion bois ne sont pas bons et sont parmi les plus mauvaises de France".
En définitive, à vouloir faire des économies d'énergie en employant un composant noble, renouvelable, naturel, tendance et à la mode, industriels et habitants émettent des particules toxiques dans notre entourage (monoxyde de carbone, imbrûlés solides, HAP en majorité, benzène et autres poussières fines nocives pour la santé [2]).
En matière de consommation d'énergie, un polluant peut remplacer ou en cacher un autre...
Particules nocives et toxiques en extérieur
L'urbain est très attaché à son véhicule dans le cadre de ses déplacement.
Pourtant, Nicolas Vigier explique avec clarté le problème soulevé par la distance et la vitesse de nos déplacements en milieu urbain. Sans détour, il souligne "On considère qu’une voiture doit faire plus d’une dizaine de kilomètres pour que son catalyseur soit suffisamment chaud et efficace pour contenir les particules nocives (...) la faible vitesse des véhicules en ville est pénalisante (...) on considère en moyenne qu’à 70 km, les rejets de polluants sont les plus faibles (...) A faible vitesse en milieu urbain, entre 30 et 50 km/h, cela ne change pas grand-chose et finalement, on se rend compte que la voiture n’est pas adaptée pour la ville".
De quoi s'interroger sérieusement sur l'utilité, l'impact et la mise en place de "zones 30" dans certains quartiers de la ville.
Vitesse ou pollution, il faut choisir...
Notes
[1] >>> 2ème document : télécharger et lire l'étude sur la qualité de l'air, diagnostic PDU
[2] lire le document en annexe
Billet rédigé par [ Chrys ]
jeudi 8 novembre 2007 à 00:01
dans la catégorie > [ Environnement ]
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Vos Commentaires
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Zones 30: moins de vitesse en ville, moins de danger, plus de pollution certe mais à dire vrai, diminuer la vitesse en ville, ca parait plus "ecolo" et sécurisant pour les habitants. De là à conduire plus vite pour moins de pollution, hum hum.
Tout à fait d'accord avec sarbacane, les zones 30 ne sont pas là pour moins de pollution mais pour plus de sécurité.
Ceci dit, moins il y aura de voitures en ville et mieux on respirera...
Si j'ai bien capté, en gros, tout type de combustion, même naturelle, est un facteur de dégagement de polluants ? Engros j'ai dis...
Je pense surtout qu'avec les progrès de la science et de la recherche par exemple, la logique conduit à trouver et à analyser le moindre petit truc sur terre et on y trouveras tjs un inconvénient. Au rythme ou vont les choses dans notre société en dégringolade, il vaudrait mieux parfois arreter de tout décortiquer. Sinon, on risque de prendre peur à chaque nouvelle découverte sur tout et n'importe quoi.
Et donc, si j'ai bien compris, les hommes préhistoriques qui déjà brûlaient du bois polluaient déjà la planête :))
Oui... ce que je comprends, c'est que rouler à 30 ou 50km/h, c'est kif kif niveau pollution (contrairement à la différence 90-110 ou 130 d'ailleurs). Surtout que contrairement à ce qu'on imagine, vitesse plus faible ne veut pas dire plus de bouchons. Donc une zone 30, si elle n'améliore pas la pollution, ne l'aggrave pas non plus. La conclusion de ce billet est curieuse...
Et après il y a les retombées positives : meilleures conditions pour les autres usagers, non motorisés. Et faciliter la vie des piétons et cyclistes, ce sera peut-être des cyclistes et piétons en plus... donc des automobilistes en moins... donc de la pollution en moins.
Darkos : bruler du bois, c'est rendre dans l'atmosphère du CO2 qui y était il y a quelques années ou dizaines d'années.
En brûlant du pétrole, on est en train de rendre en un siècle ou deux ce qui a mis des millions d'années à se former. Là est la différence.
Ca sert pas à grand chose de se battre pour ou contre les zones 30. Le mieux est de prendre la voiture pour sortir de la ville, pas pour y rester.
Le péage urbain à Grenoble à la sauce "londonienne" est pour bientôt ! Va falloir racler le porte monnaie pour faire comprendre au habitants qu'il est préférable d'utiliser les modes doux (sic: le terme à la mode de chez nous)
p.s : très bon blogue
Heureusement, on paye des voitures suffisamment cheres pour qu'elles soient assez propres : que de progrès en 20 ans ! Le GPL, c'est has been. Pour le bois, je suis d'accord mais alors, on se chauffera comment quand il n'y aura plus de pétrole ? BEN avec le réchauffement climatik mr watson ! Le bois n'a pas toutes les vertus qu'on lui confère à longueur de temps. C'est un fait.
Le nucleaire a encore de boo jours devant lui. L'allemagne a fait un choix très particulier depuis le début de notre siècle. On verra dans 30 ans qui a eu raison tout simplement.
Mais non , ce qui est expliqué c'est que faire sa petite sauce personnelle chacun pour soi dans une métropole est une mauvaise chose : exemple aller couper des vieilles branches de la forêt du parc d'à coté pour les bruler n'importe comment....
En ville il faut penser aux autres ! ce devrait être tout simple.
Penser aux malades , aux sportifs qui s'entrainent , aux enfants .
Le bois bien sec coupé en tout petits morceaux dans une chaudière industrielle ne doit pas plus polluer que le gaz!
Que chacun fasse attention dans cette ville , "BORBEL"! Vous n'avez jamais vu des voitures diesels toutes noires derrière parce qu'elles fument noir depuis des mois ? Que d'incivilités et d'égoïsme!
Si vous habitez loin de tout à la campagne c'est moins grave !
Curieux billet qui provoque un étrange malaise... Pollution ou vitesse, il faut choisir.... Drôle de choix....
En ville, c'est tout choisi : il faut réduire
- ET la vitesse : donc développement généralisé des zones 30 pour favoriser les piétons et les cyclistes et leur sécurité. Voir même mettre en place le concept de zones de rencontre dans les rues résidentielles (zones 15).
- ET la pollution : donc moins de voitures (1 trajet sur 2 fait moins de 3 km donc ça se remplace facilement)
Est-ce si dur à comprendre ? Il faut embêter au maximum les automobilistes pour que ceux qui peuvent lâcher leur voiture au quotidien le fassent au profit de ceux qui en ont vraiment besoin. Parce que si on attend sur le bon sens des gens, on va attendre longtemps...
Il fau acheter des voitures moins polluantes !
http://tout-pour-auto.blogspot.com
La pollution des voitures en ville ne s'arrêtent pas à la pollution chimique. Il y a aussi la pollution spatiale : il y a trop de voitures, sales ou moins sales.
a polution c comme un pion sa pu du cu je tout a fait d'acoord avec serbe a canne , la multiplication des créme mains concentrée nous pousserons a l'adultere et la ménoposose pourquoi le frére de serbe a cannne mange du poulet point d'interrogation? parceque il y a de la poouloution ! Vous avez rien compris ? Nous aussi hihi tchomo
"Il faut embêter au maximum les automobilistes pour que ceux qui peuvent lâcher leur voiture au quotidien le fassent au profit de ceux qui en ont vraiment besoin. Parce que si on attend sur le bon sens des gens, on va attendre longtemps...": un résumé éloquent des convictions "démocratiques" telles qu'on les pratique dans certains milieux écologistes! Et après, ça donne des leçons...