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2007
Grenoble Municipales 2008 : deuxième débat participatif de campagne de Michel Destot
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- municipales 2008
Lundi 26 novembre 2007, je décide de me rendre à la Maison du Tourisme de Grenoble pour suivre le second des six débats participatifs prévus durant la première phase de campagne de Michel Destot, actuel député-maire de la ville et de nouveau candidat aux municipales de 2008 à Grenoble.
Plutôt fatigué, les traits tirés, probablement en raison de ses engagements au quotidien, Michel Destot entre dans une salle pleine prête à débattre sur le thème "Ville à vivre, embellissement et rénovation du centre ville et des quartiers".
En introduction, une présentation du clip de campagne du maire est proposée au public.
Un débat participatif parfaitement cadré
En début de séance, un journaliste animateur prend la parole et explique le principe de fonctionnement du débat participatif. Il signale que chacun à la possibilité de s'exprimer en prenant le micro mobile pour intervenir sur un sujet prédéfini entrant dans le cadre du déroulement de la soirée.
Sur le moment, je suis surpris par la démarche. La personne assise près de moi l'est également. Le public présent n'est pas autorisé à poser directement ou indirectement des questions au maire de Grenoble. Seules les interventions, remarques, situations vécues ou suggestions... sont admises.
Durant la soirée, après une courte intervention en introduction, Michel Destot reste à l'écart, ne participe pas oralement au débat, écoute attentivement les participants et prend note des remarques du public avec assiduité. L'animateur est chargé d'introduire et de présenter les premiers intervenants choisis au préalable afin de lancer le "débat" et inciter dans un second temps le public à "débattre".
Un débat "participatif" essentiellement destiné à recueillir les remarques des habitants, à faire intervenir des spécialistes et professionnels sur le sujet évoqué, permettant de préparer une argumentation et une partie du programme municipal du candidat. En fin de séance, le maire de Grenoble prend la parole, conclut le débat en s'appuyant sur les principales remarques et suggestions des habitants. Fin des "échanges".
Quelques remarques et suggestions soulevées par le public
L'un des premiers intervenants s'exprime sur le quartier Mistral. "Il faut absolument faire rentrer de l'économie et du commerce dans le cadre de votre projet de rénovation du quartier Mistral, déjà, il est difficile d'y rentrer, alors pour en ressortir...". Autre remarque associée : "Il ne suffit pas de raser un quartier pour en refaire un, ça c'est facile, il faut s'attaquer à des quartiers existants et mettre le paquet et ça, c'est moins facile à faire".
Une autre personne suggère de rénover la place Saint-Bruno en proposant de la rendre partiellement piétonne et fait remarquer dans la foulée les difficultés de circulation et de stationnement ai sein du quartier animé. Un architecte met l'accent sur la beauté de la ville : "Grenoble à la singularité de ne pas avoir un patrimoine monumental (...) il y a un endroit magique sur lequel il faudra porter une attention particulière, ce sont les berges naturelles de l'Isère, l'une des composantes importantes de l'extension du centre-ville".
Une retraitée témoigne de son étonnement en matière de transport public et pose néanmoins une question : "Quand on va au quartier Vigny Musset, on prend par exemple le tram pour s'y rendre, mais après, on fait comment pour rentrer chez soi lorsqu'on quitter le quartier et qu'il n'y a plus de liaison dans les transports après 20h30 ?".
Un habitant du quartier "rive droite" signale que depuis une dizaine d'années, rien n'a été fait dans le quartier Saint Laurent et sur l'Esplanade. "Je suis absolument catastrophé et persuadé que tant que le problème de la circulation ne sera pas réglé, on ne pourra rien faire (...) Rue Saint Laurent, on a fait depuis 40 ans une réhabilitation des logements, mais sans qu'il y ait un seul garage de plus, et une seule possibilité de stationnement, sans qu'il y ait de bâtiments publics, poste, annexe de la mairie... et la rue SaintLaurent est une rue morte".
Un autre intervenant signale que "Grenoble s'est bien réveillée (...) Je vais être franc, je ne suis pas socialiste (...) mais je me souviens lors de votre premier mandat Monsieur Destot que rien ne bougeait et qu'un jour j'irai bien à la Bastille comme l'avais fait à l'époque les ouvriers d'Alsthom, mettre un grand panneau "Dormez Grenoblois, dormez braves gens, Michel veille sur vous ! (...) et puis le deuxième mandat est arrivé et on a enfin vu arriver des grues un peu partout à Grenoble".
Poursuivant son résonnement, cette personne amène l'enthousiasme et les applaudissements du public en déclarant "Très franchement, dans une ville entourée de montagne, quand on arrive à Grenoble, il n'y a pas de lumière sur les immeubles, la porte de France, la Mairie et les principaux bâtiments de la ville (...) Monsieur le maire, je pose quand même la question, il y a t'il un ingénieur lumière pour la ville de Grenoble ?".
Le maire entend répondre à certaines préoccupations légitimes
En fin de soirée, Michel Destot se lève, conclut et tente de répondre à certaines préoccupations. "Le 1er mandat, on aurait rien fait ? (...) Mais on n'a pas pu faire tout ce qu'on voulait ! (...) On a du s'occuper des comptes, des dossiers, des projets (...) il fallait incarner la rupture avec l'ancien maire (...) Le second mandat, c'est l'impulsion (...) L'une de nos priorités, c'est l'attractivité des entreprises et la rénovation".
Ce débat "participatif" montre que les Grenoblois ont évolué dans leur vision et le rapport qu'il entretiennent avec leur ville. En amenant leurs contributions, ils ne cherchent plus exclusivement à préserver, défendre ou "cultiver leur jardin". Ils font part d'une réflexion plus large, plus ouverte et sont davantage préoccupés par les liaisons "intermodales" et "interquartiers" qu'ils traversent chaque jour.
Il est dommageable que le maire de Grenoble n'ai pas choisi de répondre directement aux questions, remarques ou préocupations des habitants. Ces derniers n'attendent pas forcément d'entrer dans le cadre aseptisé d'un échange quasi unidirectionnel avec le premier magistrat de la ville. En politique, ils sont davantage surpris, étonnés ou séduits par le jeu de la confrontation et de l'intéraction bidirectionnelle.
Billet rédigé par [ Chrys ]
lundi 3 décembre 2007 à 01:02
dans la catégorie > [ Municipales 2008 ]
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Vos Commentaires
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Le PS n'a rien compris: ca fait bien longtemps qu'il se recroqueville sur lui-même.
On l'a bien vu avec l'histoire du stade, pas de référendum, ni de véritable consultation. Destot consulte la population mais se mouille pas trop. Je comprend pas trop, ca doit être une tactique spéciale de sa campagne, comme à la ségolène et on a malheureuseùent bien vu le résultat.
Mais au fait, pendant que Michel Destot va à la rencontre des citoyens, que fait Fabien de Sans Nicolas ? Il dors ?ou il nous prépare son entrée ? Si vous le voyez, faites moi signe quand même, on sait jamais dès fois que.........
So.
Destot pense qu'il va être réelu. Je le crois aussi. Il a pas vraiment envie de trop de mettre en scène. Du coup, il fait le minimum. Soit ca passe, soit ca casse. Il a jamais été très punchy en réalité, manque un peu de charisme le Monsieur.
Je pense que la campagne va en surprendre plus d'un !
On appelle ça, de la démocratie à petit feu, de la démocratie de petits fours, juste un zest de DP. Pas bon. On mérite mieux.
"les débats participatifs"... Moi je trouve bizarre que ce monsieur fasse semblant d'écouter les grenoblois à quelques mois des élections... Pourquoi ne nous a-t-il pas écoutés ces dernières années? On lui aurait expliqué ce que nous souhaitions pour notre ville. Ca lui aurait évité certaines erreurs.
Stardust c'est toi qui a rien compris...Michel il a ses opinions mais si il se mouille pas c'est parce qu'au final il nous écoute même si parfois ça lui plait pas des masses...
Stardust c'est toi qui a rien compris...Michel il a ses opinions mais si il se mouille pas c'est parce qu'au final il nous écoute même si parfois ça lui plait pas des masses...
Les débats participatifs sont faits pour permettre aux personnes de tous bords de s'exprimer. Pourquoi cherchez-vous à enfoncer le clou. Nath, qu'est-ce qu'il y a de surprenant ? Qui d'autre, à part peut être Philippe de Longevialle en propose ?
Nous sommes en période électorale, ne l'oublions pas. S'il y a un candidat qui capte l'attention et va à la rencontre des habitants, c'est Michel Destot.
@Dimitri : heu... je ne suis pas sûre d'avoir été bien comprise. Je ne voulais pas dire que je trouvais surprenant que Michel Destot organise des débats participatifs.
Je pense (du moins je l'espère très sincèrement) que cette campagne surprendra plus d'un Grenoblois par sa qualité et la possibilité qui sera offerte à tous les grenoblois de débattre sincèrement des sujets qui les préoccupent.
@ eric
Pourquoi ne pas profiter de cette excellente tribune qu'est Greblog, pour présenter tes propositions?
La méthode blablabla, la forme blablabla...
Et l'on ose me dire qu'il faut laisser tomber le fond, que les politiques n'y croient pas non plus. On comprend pourquoi.
@ cen
D'une part, ce n'est pas le sujet du billet. Mes idées et mes propositions n'ont aucune place dans ce billet. D'autre part, tu auras tout le loisir au cours de la campagne qui s'annonce de connaître les propositions concrètes que nous comptons présenter aux Grenoblois.
Néanmoins, je réitère mon propos : je trouve surprenant que Michel Destot se rappelle que les Grenoblois ont peut-être des choses à dire... à quelques mois des élections...
A ce titre, une de nos propositions sera d'être plus près et plus à l'écoute des Grenoblois tout au long du mandat
Nous n'oublierons pas, nous, dès le lendemain du scrutin que l'équipe municipale aura été élue par et au service des Grenoblois, pour nous en rappeler à la veille du scrutin suivant.
eric grenoble,
Ce n'est pas une proposition ça.