michel destot municipale 2008 grenoble Vendredi 25 janvier 2007 en milieu de journée, je reçois un courriel m'invitant à une conférence de presse ce samedi 26 à 16h30 à l'Hôtel Mercure à Grenoble.

Avec ce beau temps, je dois dire que le choix de l'horaire et de la date aurait pu dérouter certains journalistes qui, pour certains, avaient prévu initialement de faire du ski. Il n'en a rien été. Les toutes récentes déclarations et décisions prises par le mouvement GO Citoyenneté ce mardi 22 janvier de faire cavalier seul et celles du MODEM ce vendredi 25 de rejoindre officiellement la liste "Grenoble 2008" ont précipité les intentions du maire de Grenoble et de son équipe.


Une liste affichée, de rassemblement et d'ouverture


Comme il l'avait annoncé au mois de novembre dernier, Michel Destot a remis fin janvier la liste définitive de ses colistiers dans le cadre de l' élection municipale à Grenoble. Une liste très attendue (consulter en annexe), après l'annonce de celle du candidat UMP Fabien de Sans Nicolas au milieu du mois de janvier (consulter la sienne).

Arrivé dans la salle, je découvre le nouveau slogan de campagne du candidat : "Grenoble, l'avenir ensemble". Une accroche qui se démarque de celle du candidat UMP "Grenoble, c'est vous !". Je laisse le soin à chacun d'analyser chacune :-)

Michel Destot, député-maire de Grenoble, de nouveau candidat à sa propre succession, a choisi de composer une équipe de rassemblement, d'ouverture, basée sur trois critères.

La compétence "Vous jugerez vous-même à travers le profil et l'expérience" signale le candidat. Le renouvellement "Pour la première fois dans cette ville, sur la présentation de la liste, il y a 2/3 de nouveaux" ajoute t'il. La diversité "Vous jugerez aussi, en terme de quartier, d'âge, de population (...) et la parité, je n'en parle même plus" souligne le maire sortant.

Au niveau des formations politiques, 26 membres du PS, 7 du PC (Patrice Voir, chef de file), 2 du MRC (Eléonore Perrier, chef de file), 9 du MODEM (Philippe de Longevialle, chef de file), 1 des Verts (Eric Grasset), 1 du PRG (Serge Nocodie), des conseillers municipaux actuels de l'opposition (Bernard Betto, Jacques Thiar, Ariane Simiand) et une dizaine de personnalités de la société civile.

En vidéo, la conférence de presse du candidat :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Comme à son habitude, sur la conduite à tenir, le maire de Grenoble souligne et rappelle à l'ordre "Nous sommes 59 à nous battre ensemble pour Grenoble pour gagner (...) pour la gérer, dans la clarté et la loyauté (...) Nous avons passé un accord politique exigeant qui nécessite que nous soyons solidaires dans la gestion de cette ville (...) C'est une question d'honneur, d'efficacité (...) Nous partageons le même regard sur l'avenir, le projet".


L'annonce d'un programme de campagne


Michel Destot et son équipe prévoit de faire connaître leur programme de campagne d'ici une dizaine de jour.

L'actuel directeur de Cabinet du maire, Olivier Noblecourt [1] avec lequel j'ai pu m'entretenir un moment me signale qu'à partir de début février, la campagne se fera sur le terrain à raison de 2 ou 3 déplacements par jour en présence de Michel Destot et de personnalités de sa liste [2]. Le site de campagne "grenoble2008" continuera d'accompagner le candidat sous la bannière "Grenoble, l'avenir ensemble".


En annexe, document. La liste du candidat avec les noms et professions des colistiers.


En audio, le candidat répond aux questions des médias.

Quelques sujets abordés : exigence de liste, mise au point, place des colistiers, accords et désaccords, interventions de personnalités (Jacques Thiar, Bernard Betto, absence de Jean-Paul Giraud...), points de vue GO Citoyenneté, les Verts...



A la recherche de nouveaux ancrages, d'une nouvelle donne


Le candidat PS prend soin d'élargir sa base et manifeste son intérêt d'ouvrir "sans option" sa liste, notamment au centre gauche et à sa droite, à la recherche d'un nouvel ancrage politique. Michel Destot tente de recomposer sa majorité et d'asseoir une nouvelle donne politique auprès des Grenoblois.

Reste à savoir si les électeurs adhéreront à cette initiative de "changement dans la continuité" et cette volonté de "rassembler large", en dehors de ses prérogatives habituelles, en dehors des limites qu'il s'était précédemment fixé en 2001 avec des partenaires politiques classiques.

Certains soulignent avec perte l'absence de marquage à gauche du candidat et l'absence de la "rose" du PS sur ses affiches et tracts. Certains regrettent également cette élargissement, notamment le mouvement GO Citoyenneté qui n'a pas choisi de s'allier dès le premier tour mais le fera très certainement au second. Par ce marquage autonome, en cas de victoire pour un troisième mandat, on peut s'interroger sur le nombre de places restantes et disponible pour les autres formations habituellement proches de Michel Destot. L'une des grandes inconnues sera le score de la liste des Verts "Ecologie et Solidarité en acte".

D'autres au contraire, se réjouissent de cette ouverture qui, selon un proche du maire, a demandé plus d'un mois de travail et de négociation avec l'ensemble des composantes. De nouvelles marges de manoeuvre s'offrent à de nouvelles formations. Par ailleurs, le MODEM souhaite rester vigilant concernant l'alliance et l'accord politique passé. Les plus optimistes évoquent même la possibilité de voir le candidat PS gagner l'élection municipale à Grenoble... dès le premier tour. Sur cette éventualité, le maire sortant ne se cache point.

Notes

[1] positionné en 25ème place sur la liste

[2] présentes à tour de rôle, en petit comité