30
05
2008
Une nouvelle vague d'horodateurs "communicants" à Grenoble
- Définition :
- centre ville
- circulation
- horodateur
- stationnement
Lorsqu'on se promène de temps à autre au centre-ville de Grenoble
, il n'est pas rare de tomber nez à nez sur de nombreux parcmètres ou horodateurs qui font l'objet de dégradations récurrentes ou servent de support pour afficher certaines intentions.
En l'espace de deux mois, lors de mes promenades en famille ou déplacements professionnels en ville, je suis arrivé à prendre à la volée et spontanément plus d'une dizaine de clichés d'horodateurs tagués, redécorés, malmenés, détériorés ou partiellement empêchés de fonctionner correctement.
Ma photo en montre seulement deux.
De nombreux horodateurs pris pour cible
A Grenoble, certains lieux sont régulièrement prisés pour manifester un désir d'expression, une pulsion artistique ou étaler ses convictions sur ce type de mobilier urbain.
Boulevard Gambetta, quelques horodateurs régulièrement marqués sous les arbres au feutre noir. Rue de la République, un horodateur littéralement pris à partie et relooké en rouge, à quelques mètres de l'Office du Tourisme de la ville. Rue Dolomieu, une boîte de carton en provenance du mini marché rue Hébert, directement placée sur le panneau solaire photovoltaïque situé au dessus d'un horodateur. Rue Lesdiguières, un "message artistique" sur format papier collé sur la fente à pièces d'une machine, pas loin de l'Ecole Supérieure d'Art de Grenoble. Rue Thiers, un stick placardé sur un horodateur avec ce message "La Tag rafle les sans papiers"...
Je m'arrête là.
L'horodateur, mobilier urbain "communicant"
Cette "vague d'expression" n'est pas nouvelle, bien au contraire.
Il apparaît clairement que l'horodateur devient un mobilier privilégié pour "faire passer des messages" sous des formes d'expressions diverses et variées, allant de la dégradation de l'appareil ou son empêchement de fonctionner... en passant par l'expression libre ou la manifestation d'un mécontentement lié à la réglementation en vigueur en matière de stationnement.
De nos jours, la majorité des mobiliers urbains sont pris pour cible : à se demander s'il existe assez d'espace ou de lieux d'expression libre sur la voie publique pour tout ceux qui désirent s'exprimer ainsi. Des graffitis sans âme, le plus souvent artistiquement limités, qui s'apparentent plus à des messages ou codes géolocalisés.
- je suis passé par là, voici ma signature... je viens de le faire... c'est excitant... je me sens libre... donc, j'existe auprès du public... qui me regarde à travers ce que je viens de faire -.
Drôle de support "communicant" pour favoriser ou lancer une expression.
De l'usage des horodateurs...
En France
, braver l'interdit est un sport national. De nos jours, chacun a besoin de reconnaissance et d'exprimer librement ses idées... tout de même, jusqu'à un certain point.
Comme à l'accoutumée, il est probable qu'une infime minorité d'individus jettent leur dévolu sur ces horodateurs. Les autres n'ont pourtant rien demandé en échange, sauf le fait de pouvoir régler librement leur stationnement s'ils ont choisi de circuler et venir garer leur véhicule en ville.
En fin de compte, tout est fait pour limiter progressivement la circulation des automobilistes en ville. Les places de parking sont de plus en plus rare, prisées : face à notre mentalité en matière de circulation urbaine, le stationnement payant n'est apparemment pas prêt de disparaître. Viendra bien un jour où l'accès même en centre-ville deviendra payant ou fortement réglementé. En la matière, la ville de Londres a pris ces dispositions.
Comme de nombreux Grenoblois, plus les années passent et plus j'utilise mon véhicule exclusivement pour me rendre à l'extérieur de Grenoble . Entre ceux qui prennent leur voiture pour aller chercher du pain ou leurs enfants à 400 mètres de leur domicile et ceux qui la prenne pour des déplacements lointains non desservis aisément par d'autres moyens de transport, il y a tout de même... une sacrée marge !
En dehors de sa principale prérogative, si l'horodateur est psychologiquement un moyen complémentaire permettant de faire évoluer les esprits en matière de déplacements et de stationnements urbains afin qu'il y ait moins de véhicules en circulation en ville, ce mobilier urbain me paraît pour le moment, utile et nécessaire.
Paradoxalement, la plupart de ceux qui dégradent ce mobilier ou laissent des "messages" sur des horodateurs sont souvent les premiers à revendiquer et exercer une pression pour qu'il y ait moins de circulation de véhicules en ville.
Billet rédigé par [ Chrys ]
vendredi 30 mai 2008 à 10:52
dans la catégorie > [ Transports ]
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Vos Commentaires
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Que cette "communication" soit exprimée sur des horodateurs, sur des murs ou des arrêts de bus cela ne change pas grand chose, il s'agit purement et simplement de dégradation et il est important de lutter contre ça. On ne peut pas fermer les yeux sur ce phénomène sinon il n'y aura plus lieu de se plaindre en cas de débordements. Soyons honnête, dans 99% des cas, ce type de communication est très moche et les messages communiqués sont souvent plus que dégradants (pour ne pas dire insultants).
J'habite à Europole, là aussi, ca tague beaucoup et je me demande toujours si c'est les agents de la ville qui s'occupent ou non de nettoyer ces horreurs. Je signale qu'ils sont jamais enlevés par des services alors si quelqu'un peut me dire qui s'en charge, ca serait super!
T.I.G
Y A QUE CA POUR LES DRESSER
Euh... mais toi, tu les connais donc si bien ? c'est qui ? :D
Cette dernière phrase me laisse perplexe oO'
ca me fait bien marrer cette phrase:
- En France , braver l'interdit est un sport national -
alors dans le même registre, on va dire qu'on sait pas trop alors pourquoi chez les Allemands, les autoroutes sont pas limités alors que chez nous en France, on limite à 130 et on a enormément de mort sur la route. Chez eux, moins alors elle est ou l'explication? Si en France on etait plus discipliné, on aurait pas besoin de tous ces boîtes à fric le log des trottoir. Qui s'en met plein la poche hein? la ville Vinci? qui d'autres???
C'est bien Chrys:) on sait que tu vas chercher ton pain à pied:)
J'ai honte pour ma ville soit disant propre, et c'est vrai, Grenoble est une ville assez propre. J'ai honte surtout pour les graffers (rien dans la tête ces gens-là).
Qui nettoie??? toujours les mêmes!! Amusez-vous à faire ça en Suisse ou dans des parcs aux USA, vous comprendrez votre douleur... au porte monnaie. On redevient puéril, après faut pas se plaindre que la société avec ses lois cherche à nous "infantiliser" ou nous "driver". On l'a bien cherché
c'est quoi cet assimilation des personnes dégradant les horodateurs aux personnes souhaitant qu'il y'ait moins de voitures en ville !
Ce n'est que pure spéculation, je prends ça même quasiment pour une insulte,
car je suis une personne souhaitant moins de voitures en ville et je ne dégrade pas les horodateurs !
new_manu,
ce qui est vrai dans un sens ne l'est pas forcément dans l'autre. De plus, lorsqu'on utilise "la plupart de ceux", "souvent" c'est bien pour montrer qu'il y a une généralisation et donc des exceptions. Exemple: "La plupart de ceux qui râlent sur tout et n'importe quoi sont souvent les premiers à souhaiter moins de voitures en ville.". J'espère que personne ne va se sentir insulter parce qu'il souhaite moins de voitures en ville mais ne râle jamais.
Gribouille dictateur: On pourrait ainsi qualifier les Verts qui à Grenoble font tout pour emm.. les automobilistes.
Gribouille: tout obstacle, tout rétrécissement de voie, toute recherche désepérée de place de parking etc. augmente la consommation de carburant et donc la pollution.
Dictateur: Dans une démocratie ce n'est pas par les tracasseries, la contrainte que l'on agit, mais par la persuasion.
Les Verts se passent-ils toujours de voiture? D'électricité, qu'ils savent d'origine
nucléaire?
Qu'ils aient un peu plus de sagesse et de retenue.