fete musique grenoble Le 21 juin, la Fête de la musique bat son plein dans les rues de Grenoble et ses alentours. Groupes, chanteurs et musiciens accompagnent en musique le jour le plus long de l'année.

Comme d'habitude, j'ai décidé de m'y rendre. Cette fois-ci, entre 17h30 et 00h30. J'ai choisi d'élargir le périmètre de mes déplacements en me rendant sur plusieurs scènes où se produisaient différents "artistes" répartis au parc Paul Mistral, à la Bastille, dans les différentes artères du centre-ville etc.

Ci-dessous, 15 minutes de vidéo.

Plus d'une vingtaine de scènes et d'ambiances musicales filmées, allant de groupes marginaux au son inaudible, en passant par une Chorale, une très jeune guitariste Rock, du Gospel, du Rap, de la Techno, de la Pop française, de la musique des îles, du Reggae, un groupe fan de Jésus Christ, une formation très kitch, de la mousse ou des baignades citadines dans les bassins, un Grenoblois bourré,... et le meilleur pour la fin : une bonne reprise de "Antisocial" par un groupe de Heavy Métal sur un podium (côté décibel, mon Nokia N95 8Go a pris un coup...)


Les bonnes notes de l'édition 2008 de la Fête de la musique


Selon mes humbles observations, la Fête de la musique fut essentiellement marquée cette année par l'absence de vendeurs de frites, saucisses, kebab et autres "commerçants" déambulant en tous genres sur la voie publique. L'année 2008 ne sera pas marquée par les odeurs nauséabondes et pernicieuses des années précédentes. Une très bonne chose.

Les différents trams (notamment sur les lignes A et B) ont pu librement circuler à leur guise puisque certaines scènes ont été écartées des principales voies d'accès. Cette année, moins de scènes, plus de scènes réparties à Grenoble et ses alentours

A première vue, moins de dégradations "gratuites" ont été relevées en centre-ville. Moins de personnes fortement imbibées ou alcoolisées. Plus de forces de l'ordre visiblement groupées, circulant à pied sur quelques points sensibles (les parcs, les ruelles menant à d'autres places...) et en vélo..

Un petit fascicule noir distribué par la Ville de Grenoble, très bien fait, permettait de repérer avec clarté les différentes scènes musicales à Grenoble.


Les mauvaises notes de l'édition 2008 de la Fête de la musique


Selon mes humbles observations, l'édition 2008 de la Fête de la musique à Grenoble n'a pas rassemblé autant de monde que les années précédentes.

En cause, le beau temps ayant permis à certains de quitter la ville durant le week-end, le suivi des matchs de foot de l'Euro à domicile ou chez des amis, le ras le bol récurrent de nombreux Grenoblois qui considèrent cette fête comme un tas de bruit et le moment propice pour se lâcher en pleine rue. Bien entendu, je ne compte plus le nombre de fois où j'ai pu entendre autour de moi "Non, ce soir, j'y vais pas (...) De toute façon, la Fête de la musique, c'est devenu vraiment n'importe quoi (...) Chacun doit jouer à sa place et tout le monde joue mal (...) C'est nul, ça rime plus à rien (...) Dans les années 80, c'était tellement mieux...". Et j'en passe.

Plus les années passent et plus l'encadrement des artistes habilités à se produire est strict et draconien. Certains regrettent cet état de fait et soulignent par ailleurs le manque d'occasions pour se produire librement dans un lieu de son choix. Sans compter les patrons de bar qui profitent souvent de l'occasion pour ne pas s'obliger à rémunérer des groupes pour attirer la clientèle. Un simple prise de courant fournie faisant l'affaire...

Chose étonnante, cette gestion des espaces d'expression n'empêche pas la surexposition et la juxtaposition des sons ou styles musicaux. Pour preuve, face au Musée de Grenoble : une scène Rap avec une forte amplification et à quelques mètres de là, une chorale de Gospel accollée à un mur juste en face. Difficile d'apprécier une quarantaine de chanteurs à voix face à quatre rappeurs amplifiés de l'autre côté de la rue.

Pour finir, il semblait flotter une forme de résignation dans les rues de Grenoble  : mines joyeuses mais sans plus d'extase sur les visages, de nombreuses personnes assises en terrasse de bar "subissant" la musique.

Les scènes musicales les plus animées furent celles ayant produit le plus de "rythme" soutenu ou d'émotion artistique : scène Electro-Techno au parc Paul Mistral (nombreux jeunes et quadras en transe devant les amplis), scène Heavy Métal square Docteur Martin (excitation face au podium des tremplins de l'Isère), scène Gospel (ensemble vocal près du Musée de Grenoble) ou scène déambulante d'instrument et tambours (similaire à la compagnie bien connue du département La Batook).

Le reste...


En vidéo, un "medley" regroupant plus d'une vingtaine de groupes et scènes musicales, tous styles confondus et pour tous les goûts :


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