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2008
Premier bilan politique et projets du groupe PS-PRG-MRG et société civile de la majorité municipale à Grenoble
- Définition :
- bilan
- conseil municipal
- municipales 2008
- ps
Vendredi 19 décembre 2008, le groupe PS-PRG-MRG et société civile de la majorité municipale à Grenoble tenait à présenter [1] un premier bilan de son travail depuis la réélection de Michel Destot, député maire de Grenoble.
Autour d’Abderrahmane Djellal, président du groupe (adjoint à l'Insertion et à la Formation Professionnelle), Sylvie Drulhon (adjointe aux Sports), Geneviève Fioraso (adjointe à l’Economie, à l’Emploi), Olivier Noblecourt (adjoint à l’Action sociale et familiale), Jacques Chiron (adjoint aux Déplacements et à l’Embellissement de la ville) et Serge Nocodie (Conseiller à l’Urbanisme réglementaire).
Profitant de cette fin d'année, le groupe justifie l'opportunité de dresser un premier bilan politique en s'appuyant sur le récent vote du budget 2009 [2]. Il profite de l'occasion pour dévoiler quelques engagements et priorités pour 2009.
En début de réunion, le ton est donné.
"Nous souhaitons surtout aborder la question de l’opposition de droite et des Verts en ce début de troisième mandat (...) On a rien dit jusqu’à maintenant sur ce que dit l’opposition mais maintenant, on souhaite s’exprimer sur certains sujets parce qu’on estime qu’il faut dire la vérité sur ce qui peut être dit" explique Abderrahmane Djellal.
Premier bilan, après 9 mois de mandat municipal
Le président du groupe PS-PRG-MRG et société civile de la majorité municipale se réjouir de son équipe et évoque une cohésion de groupes. "On a vraiment travaillé de façon intéressante les uns avec les autres dans un climat serein, on s’entend bien (…) Un vrai consensus pour partager fortement un projet politique commun (…) Et puis, ça fait plaisir de travailler sans suspicion avec un sens de l’intérêt général qui prime et sur lequel on est très attaché".
Face à la crise économique et financière actuelle, Abderrahmane Djellal souligne plus que jamais l’intérêt d’investir sur des projets porteurs. Par ailleurs, il évoque l’augmentation des impôts locaux prévue... dès l’an prochain. "On est dans une nouvelle donne (…) Comme vous le savez, l’Etat n’est plus au rendez-vous (…) Tout le monde a pris conscience qu’il fallait corriger le budget 2009 en fonction du contexte, d’où cette augmentation de 9% des impôts qui pour nous, n’est pas une décision facile à prendre".
Il dresse une liste de priorités fortes pour Grenoble et insiste sur l’importance du développement économique, principale ressource de financement. "On s’est emparé de dossiers très importants comme celui du CCAS et on n’a pas réduit la voilure (…) Le déplacement reste une politique forte (…) Sur le logement, l’énergie, sur la santé, notre politique est ambitieuse (…) Sur la question du renouvellement urbain, Teisseire est devenu exemplaire sans oublier l’ensemble des projets sur Mistral, la Villeneuve (…) On souhaite faire de Grenoble une ville innovante et on a le sentiment que les Grenoblois y tiennent fortement" explique l'adjoint à l'Insertion et à la Formation Professionnelle".
Sylvie Drulhon évoque le travail accompli sur le secteur 5 de la Ville de Grenoble. "C’est un secteur riche en qualité humaine, nous rencontrons beaucoup de gens, nous faisons du lien et ce travail là est très important (…) L’évolution du paysage urbain a changé et nous voulons que ça circule dans les différents secteurs".
Olivier Noblecourt revient sur l’économie locale et l’investissement sur le plan social. "Revenir sur l’investissement et l’emploi économique serait complètement déraisonnable (…) Notre logique est une logique de redistribution de l’économie locale (…) Concrètement, on est sur de l’investissement sur du Service Public (…) La masse d’investissement est majeure, jamais le budget du CCAS n’aura atteint un tel niveau" [3].
Objectifs et projets en perspective
Selon Abderrahmane Djellal, il n’y a pas une ville en France qui consacre autant de moyens sur la politique sociale. Il souligne que Grenoble "est certainement la ville la plus exemplaire en matière d’accompagnement des SDF".
Parmi les projets et mesures sociales annoncés, 0.24M€ vont être dépensés pour une "allocation municipale d’aide au logement" pour les Grenoblois les plus en difficulté dans le parc privé. Une augmentation de l’aide alimentaire quotidienne aux plus fragiles est retenue. La création d’un "micro crédit social" de 5% avec la possibilité de racheter des crédits à la consommation : l'objectif est de donner du pouvoir d’achat aux familles endettées. Une "garde itinérante de nuit" pour les personnes dépendantes devrait voir le jour à la fin du premier trimestre 2009. La mise en place de "l’auto école social" labellisé devrait permettre à un jeune de passer son permis dont une partie du coût serait supporté par les collectivités et l’organisme de formation.
Par ailleurs, le groupe vient tout juste de voter le principe des "paniers solidaires". Il s’agit de produits locaux de qualité qui seront mis à la disposition des familles à des prix au quotient familiale dans les centres sociaux.
De son côté, Jacques Chiron souligne qu’il est nécessaire de transformer des investissements prévus dans le logement privé vers des projets locatifs et sociaux. "C’est les collectivités et les subventions qui nous permettent aussi de le faire (…) Des apports qui nous permettent de porter de l’investissement, d’acheter du foncier moins cher pour faire du social" explique l’adjoint aux Déplacements.
Pour Abderrahmane Djellal, la majorité municipale a fait de bons choix. "En mars 2008, la situation financière de Grenoble étaient globalement saine (...) De nombreux projets n’auraient pas pu se faire si on avait du écouter tout ceux qui étaient contre (...) Maintenant regardez un peu, Grenoble est sur le podium dans plusieurs domaines".
Retour sur la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018
Tour à tour, les membres du groupe reviennent sur la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018. L’un des principaux axes est d’en faire les jeux les plus propres en terme de durabilité.
"On souhaite aller sur les JO parce qu’on sait ce que ça a produit pour Grenoble en 68 notamment en matière de logement et d’investissement (…) Les JO, c’est un accélérateur de projets (…) Il n’y a pas de risque puisque ça mobilisent les acteurs économiques et que plus de 50% du budget dans la préparation est apporté par des partenaires privés au regard du cahier des charges du CIO (…) Pour la ville de Grenoble, c’est 0.8M€ chaque année sur trois ans investis utilement qui rapporte au territoire et c’est pas pour faire du papier ou que de la com" explique le président du groupe.
Pour les élus, les Jeux de neige de 2008 ont permis de mobiliser de nombreux Grenoblois et de toucher avant tout un public qui n’a pas la possibilité "de toucher aux Jeux et à la neige" et qui ne voient les montagnes "qu’en carte postale".
Serge Nocodie conclut la discussion en expliquant qu'à Grenoble, il y a une jeunesse qui ne demande qu’à vibrer pour un grand évènement".
Un point aiguisé sur l’opposition municipale
Pour les élus, l'occasion est choisie pour apporter quelques précisions affûtées sur l’opposition municipale. Globalement, le groupe insiste sur le manque d’alternatives et de propositions très concrètes de la droite municipale et des Verts". En ligne de mire... l’attitude et le comportement de l’ADES (Association Démocratie Ecologie Solidarité).
"On est un peu surpris par les Verts depuis les dernières élections (...) On les a peu entendu critiquer ce qui peut se faire à l’échelle nationale (…) En dehors de nous parler de ça mais de notre politique de prestige ou de petits fours, en dehors d’être contre tout ce qui relève de l’investissement dans le domaine économique qui est une constante chez eux" explique Abderrahmane Djellal.
Geneviève Fioraso insiste sur le suivi des dossiers en cours. "Ca sert à rien de s’épuiser sur des oppositions à des projets qui ont déjà été portés ou réalisés (…) La meilleure réponse qu’on puisse faire finalement, c’est de continuer à les développer (…) J’insiste sur le fait qu’on a jamais fait autant de développement durable depuis 9 mois (...) On peut pas jouer avec des gens qui sont toujours dans le négatif".
Olivier Noblecourt souligne le manque de discours fiable et crédible de l’opposition de droite trop souvent portée sur les chiffres, se bornant à reprendre celui de l’Etat. "De la part de l’ADES le discours est grave, démagogique, irresponsable et il faut le dénoncer (…) parce qu’il remet en cause l’investissement public dans le développement économique et dans les leviers qui pèsent aujourd’hui sur le moyen et le long terme sur la qualité de vie des habitants de l’agglomération" explique l'adjoint à l’Action sociale et familiale.
Quant à Jacques Chiron, il explique d’une phrase sa position sur l'opposition municipale : "Que ceux qui donnent des leçons aient une rigueur intellectuelle".
Au delà du bilan, des engagements, des annonces faites et des priorités, le groupe PS-PRG-MRG et société civile de la majorité municipale de Grenoble reconnaît n'avoir pas toujours su communiquer avec clarté ses intentions sur des projets que de nombreux Grenoblois ont du mal à saisir et à appréhender.
Il va de soi qu'un groupe politique se doit de donner... la meilleure image de lui-même.
Notes
[1] bizarre, nous n’étions que… deux médias intéressés par cette réunion
[2] voir les recettes et dépenses du budget 2009
[3] 67 M€
Billet rédigé par [ Chrys ]
jeudi 25 décembre 2008 à 00:01
dans la catégorie > [ Politique ]
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Le petit jeu des réunions où tout le monde est content, aucun reproche sur ses copains et que pour les autres qui s'opposent, on connait la musique, c'est minable.
les jo, ca gave tout le monde, on fera le "bilan" aussi des sommes dépensées pour du foin et là on va pas rigoler, vous connaissez beaucoup de gens qui disent qu'ils sont content des jeux de neige à grenoble? moi pas.
Qui peut croire aujourd'hui que le développement économique permet de tout faire alors qu'on vient de subir une crise mondiale qui touche toutes les populations dans le monde. D'un autre genre, si on se met à la place des nos charmants élus (quelle belle photo que voilà, tout va bien donc tout le monde peut sourire.. pffff), ils n'ont pas franchement intérêt à revenir en arrière car ce serait perdre la face (vous imaginez Fioraso dire bon on annule ce dossier économique parce qu'on a plus d'argent ou alors on ne nous donne plus de subventions??). Qui d'autre aussi fait de grands discours sur la capitale et ne s'arrête jamais en période de crise? A grenoble, nous avons une gauche PS de bobo social-démocrate sans la rose, c'est bien connu.
auto-école social, panier social, micro-crédit social... non mais laissez-moi rire.. et la dette sociale, vous en pensez-quoi ? et les 9% d'impôts en plus, c'est pour le social bien sur ou pour payer le stade, les JO et les autres ?
Alors si le mot à la mode, c'est 'social' à la mairie pour faire de la plus value politique, alors allons-y. Rendons service aux gens, assistons-les encore plus.
@ (gachis) parmentier: une gauche de bobo? et les verts pour toi ils le sont ou pas? Je partage pas ton avis parce que justement, c'est en période de crise qu'il fait investir pour récolter plus tard en période normale et c'est là le truc à faire. Il faut semer pour récolter et même quand les paysans n'ont plus de semences, ils en trouvent toujours pour nourrir leur famille. Il y a plus qu'à attendre la pluie.
@ un grenoblois : socialiste ne veut pas dire faire du social et social ne veut pas dire assistanat.
Justement car c'est la crise, ils sont raison d'investir pour l'avenir.
A votre avis c'est quand le meilleur moment pour acheter en bourse : quand le CAC40 est à 6000 points ou à 3000 points comme maintenant ?
Pour les élus, les Jeux de neige de 2008 ont permis de mobiliser de nombreux Grenoblois et de toucher avant tout un public qui n’a pas la possibilité "de toucher aux Jeux et à la neige" et qui ne voient les montagnes "qu’en carte postale".
Serge Nocodie conclut la discussion en expliquant qu'à Grenoble, il y a une jeunesse qui ne demande qu’à vibrer pour un grand évènement".
Comprend pas, là...
Vous essayez de nous faire croire que vos "jeux de neige" sont, pour ceux qui n'en n'ont pas les moyens, un avant-gout des JO auxquels, en 2018, ils n'auront toujours pas les moyens de participer/assister! INFECTE DEMAGOGIE! MANIPULATION! MENSONGES! Ce comportement donne envie de vomir!
Réponse à LAPINOU:
Investir, c'est dépenser ce dont l'on dispose, pour assurer l'avenir commun en toute connaissance de cause, sur des projets cohérents.
Le CAC 40, c'est le LOTO des spéculateurs qui croient encore au père Noël au 21 ème siècle...
Je rappellle que tous les socialistes ne soutiennent pas la majorité actuelle...
Bonjour à tous,
J'ai tjs vote socialiste, mais je suis tout entier de l'avis d'erico.
Premier mandat : je fais les realisations proposées dans mon projet electoral
Deuxieme mandat : je decide des realisations
Troisime mandat : je fais ce qui me plait et ce que je veux