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Projet Educatif Grenoblois. Vers une semaine de 4,5 jours pour nos enfants sur Grenoble à la rentrée 2009 ?
- Définition :
- consultation
- ecole
- eleve
- projet educatif grenoblois
Depuis la rentrée 2008/2009, nos enfants ne vont plus à l’école le samedi matin. Sur le plan national, des enquêtes d’opinions montrent que cette décision entérinée par le Ministère de l’Education nationale est appréciée par une grande majorité [1] de parents d’élèves.
En instaurant la semaine de quatre jours, le rythme de l’enfant est modifié.
Depuis la rentrée, de nombreux enseignants estiment qu’ils doivent dorénavant "faire en quatre jours ce qu’ils faisaient en quatre jours et demi" tout en assurant l’aide personnalisée apportée aux élèves en difficulté scolaire.
Dans le cadre de l’élaboration du Projet Educatif Grenoblois (PEG), projet qui vise à définir une politique éducative, la Ville de Grenoble entend engager une discussion sur les changements et incidences produits par la réforme sur le "rythme de l’enfant et de la famille".
Projet Educatif Grenoblois, rythme de l'enfant et de la famille
Cette réflexion de la Ville de Grenoble s’appuie principalement sur des études menées par des "chronobiologistes" et notamment sur un entretien avec Philippe Meirieu, Professeur en sciences de l’éducation à l’Université Lumière (Lyon 2).
Le spécialiste en sciences de l'éducation et en pédagogie souligne que la semaine de quatre jours ne convient pas à tous les enfants. Chacun n'ayant pas le même rythme d'apprentissage scolaire, de la vie.
9 demi-journées, cours le mercredi matin, sorties de classe à 15h45
La Ville de Grenoble envisage de proposer dès la rentrée 2009 un passage progressif à 9 demi-journées par semaine pour les enfants (lundi, mardi, mercredi matin, jeudi et vendredi).
Au lieu de sortir de classe le soir à 16h30, les élèves sortiraient... à 15h45 !
Si on respecte le nombre d'heures qu'un élève doit effectuer dans l'année, cet "étalement du temps de travail" sur la semaine devrait logiquement le contraindre à ne pas se rendre à l’école un mercredi sur trois [2].
Annick Debart, responsable de la Vie scolaire souligne que la journée de classe (qui passerait de 6h à 5h15/jour) pourrait être organisée de manière différente : mise en place d'activités sociaux éducatives périscolaires supplémentaires dans le cadre du PEL (Projet Educatif Local) en sortie d'école, après la garderie ou l'étude du soir et la possibilité d'allonger la "pause méridienne" (temps de restauration de l'enfant) de 11h30 à 14h30 au lieu de 13h30.
Un peu moins d’un quart des établissements Grenoblois [3] pourraient être concernés par cette mesure dès la rentrée prochaine. La Ville de Grenoble souhaiterait que ceux situés en zones d’éducation prioritaires (ZEP) puissent les premiers bénéficier de cette dérogation à la semaine de quatre jours [4].
A terme, l’objectif serait d’uniformiser le passage à quatre jours et demi sur Grenoble et d’encourager progressivement d’autres municipalités de l’agglomération à le faire.
Pour Paul Bron, Adjoint à l’Education à la Ville de Grenoble, ce projet est une priorité du Plan Educatif Grenoblois.
Les Conseils d'écoles doivent rapidement... se prononcer
En février - mars 2009, les Conseils d'écoles du second trimestre (directeur d'écoles, corps enseignant et délégués de parents d'élèves) devront débattre sur les avantages et inconvénients d'une semaine de 4,5 jours et élaborer des propositions de travail pour améliorer le rythme de travail de l'enfant.
Ce sont eux qui auront la charge de se prononcer sur cette dérogation et de la mettre à l'ordre du jour [5]. Les Conseils d'écoles qui choisiront d'opter pour cet étalement du rythme scolaire devront présenter un projet écrit indiquant les raisons de leurs motivations, sous couvert d'une validation effectuée par l'Inspection académique de l'Isère (IA).
Un fois entérinée, la Ville de Grenoble s'engage à respecter la décision prise par les Conseils d'écoles, à maintenir la durée de prise en charge des enfants sur la journée et à soutenir les établissements qui rentreront dans le cadre de cette expérimentation dérogation.
En avril 2009, les propositions d'évolution du rythme et/ou des horaires de l'enfant devront être élaborées en vue d'une mise en oeuvre du processus.
Tout doit être entériné d'ici mai 2009.... pour préparer la rentrée... 2009/2010.
Le schéma de concertation de la Ville de Grenoble
En octobre 2008, les principaux représentants des délégués de parents d'élèves de la ville ont eu partiellement connaissance de cette réforme dérogation.
Mi janvier 2009, la municipalité a présenté un schéma de concertation afin d’impliquer les parents d’élèves dans l’élaboration de son Projet Educatif Grenoblois, en partenariat avec les structures d’éducation populaires (écoles, MJC, centre sociaux…) et les associations concernées. Un tour de table est en cours auprès du corps enseignant et des directeurs d’école.
Au cours du mois de janvier et de février 2009, la Ville de Grenoble organise 7 "réunions de concertation sur les rythmes de l'enfant et de la famille" avec les parents d’élèves dans chaque secteur de la Ville (8000 parents invités à participer).
Réunion de concertation sur les secteurs 4 et 5 : présentation du projet
Jeudi 5 février 2008, de 18h à 20h, les parents d'élèves des écoles Bajatières, Clémenceau, Driant, Elisée Chatin, Ferdinand Buisson et Léon Jouhaux étaient conviés à la présentation du projet de la Ville de Grenoble à La Chaufferie (rue Léon Jouhaux). Lors de cette 5ème réunion, seulement 70 parents d'élèves (sur 6 écoles) avaient fait le déplacement.
En introduction, Paul Bron, Adjoint à l’Education présente brièvement son le projet aux quelques parents d'élèves. Ils sont invités à suivre la projection d'une vidéo de 14 mn de Philippe Meyrieu intitulé "Respecter les rythmes de l'enfant pour l'aider à grandir" (voir la vidéo).
Dans sa vidéo, le chercheur explique notamment que "la concentration est la clé de la réussite scolaire (...) L'important, c'est de comprendre ce que l'on apprend (...) L'année scolaire est mal équilibrée (...) Il faut éviter les cassures dans la semaine (...) Nous avons intérêt à regarder avec les yeux de l'enfant pour suivre et s'occuper de son développement (...) Dans une journée, les deux moments les plus favorables pour l'apprentissage sont la première partie de la matinée et la seconde partie de l'après-midi". Lorsqu'un enfant est devant la télévision, Philippe Meyrieu préconise aux parents de rester près de lui, de l'accompagner durant ce temps devant le petit écran et de lui expliquer le programme qu'il regarde [6].
Dans un second temps, Annick Debart, [7] responsable du service Vie Scolaire rappelle les attributions de la Ville de Grenoble et présente les difficultés rencontrées par les enfants, les principes d'accompagnement de la Ville et les pistes d'améliorations possibles sur la semaine d'apprentissage. Rupture dans la semaine scolaire de l'enfant. Temps d'enseignement trop long. Réduction des temps pour l'éducation artistique, culturelle et sportive. Recherche de l'équilibre dans les temps de travail. Complémentarité et cohérence des différentes offres périscolaires adaptées. Volonté de former des animateurs. Volonté d'amener les moyens nécessaires et de soutenir les écoles qui expérimenteront la semaine de 4,5 jours...
Puis, dans un troisième temps, les parents d'élèves sont invités à débattre avec les porteurs du projet.
Réunion de concertation : positions des parents d'élèves sur le projet
Un premier parent prend la parole : "Il serait bon que vous puissiez préciser votre rôle en tant qu'élu de la municipalité (...) J'ai du mal à voir la cohérence de votre démarche au niveau local par rapport au Ministère de l'Education nationale (...) J'ai l'impression qu'il y a un mélange des rôles ou quelque chose de politique dans la démarche".
Les interventions et questions s'enchaînent.
"Tout ça c'est pas très clair (...) Vous nous avez présenté de beaux transparents, c'est bien gentil mais je ne vois pas bien ce qu'il y a derrière (...) Si mes enfants doivent sortir à 15h45, quels sont les moyens que vous comptez mettre à disposition sur le périscolaire pour les accueillir à la sortie et quel est le financement ?"
"On a vraiment pas l'impression que vous allez mettre les moyens derrière votre projet (...) En théorie, c'est bien présenté mais en pratique par derrière, ça va être dur (...) Déjà, il y a un manque de moyens humains et financiers en MJC alors comment allez-vous faire pour les mettre dans votre projet sur le périscolaire dès l'année prochaine ?" s'interroge un père de famille.
Une mère de famille s'interroge sur l'offre périscolaire : "Le PEL, je trouve ça très bien (...) L'année dernière sur la Bajatière, ça me coûtait 5 euros pour le trimestre (...) Mais maintenant cette année, le tarif est basé sur le quotient familial et les familles arrivent à payer 50 euros pour certaines activités et je me demande dans quelles mesures les parents pourront débourser une telle somme sur plusieurs jours dans la semaine pour occuper leur enfant après l'école de 15h45 à 17h30 - 18h ?".
D'autres réactions font surface : "Je suis absolument contre ce projet (...) Mes enfants sont déjà assez fatigués comme ça (...) Ils ont besoin de buller le mercredi, de se reposer ou de faire des activités en famille, dans un centre ou de prendre le temps de faire des devoirs de semaine (...) Sinon on peut changer aussi la société, on finit tous le boulot à 15h et on va les chercher à 15h45 (...) La réalité c'est le travail (...) Il y a ceux qui iront récupérer leurs gosses à l'heure, ceux qui les mettront à la garderie en attendant l'heure et ceux plus chanceux, les plus riches qui les mettront au PEL" (applaudissement dans la salle).
Une autre maman estime que le projet en soi est intéressant pour le rythme de la famille. Pour elle, se lever le mercredi matin pour emmener ses enfants en MJC revient à les préparer pour les emmener à l'école si ses enfants devaient aller en classe le mercredi matin.
Un délégué de la FCPE souligne son attachement au projet. "On estime que la perte du samedi matin est déjà une mauvaise chose (...) Le samedi, c'était le moment où on pouvait créer du lien social entre les parents, leurs enfants et les enseignants (...) Nous, ça fait très longtemps qu'on prône cette semaine de 4,5 jours".
Marina Girod de L'Ain, sociologue, Conseillère municipale de l'opposition (Ecologie & Solidarité) s'exprime. "Je trouve qu'il y a une certaine précipitation (...) On a l'impression que vous posez les questions et en même temps vous apportez déjà les réponses, c'est 4,5 jours et c'est le mercredi matin (...) Quand j'entends parler d'augmenter la coupure méridienne, on serait pratiquement les seuls à avoir une coupure aussi longue, peut être au monde, alors que les autres pays n'ont même pas une heure".
Paul Bron s'adresse au public et répond aux différentes interventions.
"Je veux bien qu'il y ait des parents qui soient complètement contre et d'autres complètement pour mais je vous demande de la modération (...) Ce n'est pas la mairie qui va décider mais les Conseils d'écoles (...) On peut aussi ne pas bouger, rester sur les 4 jours et on clos le débat (...) Pour nous, il y a une opportunité pour ouvrir le débat'".
"Sur les moyens, il est bien plus simple pour nous ne ne rien vous dire plutôt que de s'engager sur un certain nombre de choses (...) Bien sur qu'on n'aura pas énormément de moyens mais on a une opportunité (...) D'abord, on va renégocier avec les animateurs des structures du mercredi matin pour qu'ils puissent réinvestir les temps du périscolaire sur les quatre autres jours (...) Rien qu'avec les mêmes moyens, on peut les répartir autrement".
Par ailleurs, l'adjoint à l'Education propose d'ouvrir des écoles le samedi matin pour les parents qui veulent se mobiliser pour des activités autour de la parentalité avec ou sans les enseignants.
Après avoir interrogé discrètement quelques parents autour de moi durant la concertation puis à l'extérieur du bâtiment [8], il en résulte qu'environ 3/4 des parents présents ne sont pas favorables au projet présenté par la Ville de Grenoble.
En sortie de réunion, sur le parvis de la Chaufferie, une jeune maman explique à une autre "Mais je ne comprends pas (...) On part dans un hypothétique schéma et aujourd'hui, les parents ont besoin de concret et de savoir ce qu'il y a derrière surtout au niveau des moyens sur le périscolaire (...) Déjà le mercredi, on nous dis qu'il manque des animateurs alors tu imagines comment tout ça va fonctionner ?"
Il va de soi que cette dérogation, si elle devait être adoptée par les Conseils d'écoles, n’est pas sans poser des problèmes d’organisation au niveau de la prise en charge des enfants, des gardes, de la gestion des activités extra et périscolaires, du rythme scolaire des enseignants et de celui de la famille.
D'un coté, la Ville de Grenoble souligne son attachement au "rythme de l'enfant" dans le cadre de sa politique éducative.
De l'autre, les parents d'élèves attachés avant tout à l'organisation de leur famille et au fonctionnement de leur quotidien.
Notes
[1] sondages Opinion Way, Psychologies, CSA...
[2] sur le rythme des samedis vaqués les années précédentes
[3] environ 80
[4] Entrevue avec Pierre Brochet, Chargé de mission PEG
[5] d'ici moins de 8 semaines, en comptant les 2 semaines de vacances de février
[6] nombreux parents présents abasourdis par ces propos
[7] voir photo
[8] une alarme incendie s'était déclenchée
Billet rédigé par [ Chrys ]
lundi 9 février 2009 à 00:01
dans la catégorie > [ Education ]
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Je viens de lire sur ce que veut faire la mairie l'an prochain. Si j'ai bien compris, on vient de supprimer le samedi matin l'an dernier et là on nous demande d'emener les enfants en classe le mercredi Et je fais comment pour lui faire du sport le matin dans la semaine dans son club j'emène le maillot de bain à l'école?
Ma fille à 6 ans et elle est en CP.
Je dirais que le soir, elle est crevée quand elle rentre à la maison.
Je trouve ce projet intéressant si ca peut permettre aux élèves d'avoir moins d'horaire à l'école dans une même journée. La seule condition à mon avis, c'est qu'il faudrait pas que dès qu'elle arrête l'école l'après-midi avant 4 heure, elle se retrouve à faire des activités (payantes ? gratuites ? qui donne aussi le gouter l'après-midi ?) qui finalement risquent de la fatiguer encore plus qu'avant.
Je pense aussi qu'il y a beaucoup de parents qui prennent l'école comme une garderie à la journée et il faudrait pas qu'on considère que le mercredi deviennent une matinée gratuite de garde mais en faire une matinée avec des activités culturelles en dehors des mathématiques ou du français (apprentissage sur les autres jours).
La véritable question, c'est qui payent quoi et qui payent pour qui dans cette affaire et à qui profite la nouvelle lubi de la mairie. Ca fait 40 ans que l'éducation nationale bien pensante s'amuse à nous pondre des rapports sur les enfants, les profs, les cycles de l'école et là, on nous sort un chercheur qui apporte la bonne parole à tous (nous les neuneus) et on nous fait croire qu'il faut réflechir au rythme des enfants à l'école ? Vous ne pensez pas qu'on a autre chose à penser en ce moment comme par exemple aider les gens, sortir de la crise?
On nous prend vraiment pour des neuneus.
Tout ceci doit cacher bien des choses comme par exemple, des réduction de coûts de gestion ou de personnels, du dispatching humains dans les activités sociales ou culturelles..
En voila, une idée idiote.
Quels parents pourront récuperrer leurs enfants à 15H45 ?
Qui payera les 45 mns de nourrice supplémentaire ?
Et quid de ceux qui n'ont pas de nourrice (et la pénurie est déjà présente) ?
On se demande bien qui a mandaté tous ces intellectuels pour bouleverser la vie de nos familles !
A oublier au plus vite !
Bien vu la mairie !
Si elle est capable de dire qu'elle va mettre des moyens pour s'occuper des bambins chaque jour de l'après-midi, alors ca veut donc dire que si on renverse le problème que la mairie est aussi capable d'assurer du soutien le mercredi matin sans que nos bambins aillent à l'école.
Ca sent la politique à plein nez. Ca s'appelle du service public payant et non du service public gratuit. L'école, c'est gratuit non?
Bonjour,
A qui peut-on faire croire que tous les animateurs du socio-cu vont d'un coup de baguette magique accepter de bosser la semaine au lieu du mercredi ou en plus du mercredi ? On sait comment une négo fonctionne. Le résultat, c'est des coupes dans le budget et des départs.
Merci pour votre article.
Je ne suis pas vraiment d’accord avec cette organisation, aujourd’hui mon enfant le mercredi matin à une activité sportive. Dans le cas où il y aurait une reprise d’école le mercredi mon enfant n’ira pas...à l’école.
Si l’école est réduit d’une demi-heure par jour, cela va demander aux parents une organisation supplémentaire, si la modification des horaires ce fait le midi ; les enfants qui restent à la cantine vous vraiment trouver le temps long . Dans le cas ou se serait le soir c’est guerre mieux...plus d’heures de garderie pour les atsems ?? temps plus long pour les enfants.
UN PROJET QUI SERT A RIEN !!!
Est ce que cette nouvelle semaine de 4 jours d'école avec des journées chargées et en plus du soutien pour les enfants en difficultés, est une bonne chose pour nos enfants ? et bien je réponds NON
On voit bien l'état de fatigue actuel des enfants comme des enseignants.
Il faut faire quelque chose et je remercie la mairie de poser cette question que tout le monde, feint d'ignorer, tout en pestant contre cette loi.
Les conseils d'école ont l'occasion de réagir contre une mauvaise loi Darcos, profitons en.
Autre question : qui s'intéresse aujourd'hui à ce que deviennent les enfants le mercredi matin, combien ne sont pas du tout pris en charge ?
Bonjour,
Jugez-en mon expérience.
Ce n'est pas en fixant le mercredi matin, jour d'école, que les enfants se reposeront davantage, bien au contraire.
1 . ils seront fatigués de toute manière. En France, les horaires sont chargées depuis toujours. Ceci est valable pour nous, enseignants, et pour les élèves.
2 . ceux qui n'irons pas en aide personnalisée irons en PEL, faire du sport, en activité culturelle pendant que les autres élèves en difficulté scolaire resterons en classe dans le cadre de l'aide personnalisée.
3 . les enfants sont pris en charge 4 jours par semaine par l'école. Ce n'est pas à l'école de prendre en charge les enfants le mercredi matin, c'est aux parents. Le mercredi et le samedi sont des jours de liens avec la famille, de repos et de préparation de cours pour de nombreux enseignants.
4 . la suppression du samedi matin s'est bien passée et beaucoup de parents sont ravis. Disons la vérité: combien d'élèves arrivaient en classe le samedi matin les années précédentes? 6? 11 élèves sur 28? Toute la profession sait que cette matinée était une simple garderie.
5 . l'école joue son rôle, les parents doivent jouer le leur. Nous sommes souvent confrontés au mélange des rôles. L'école n'a pas à se substituer davantage aux parents.
Je vous remercie pour votre tribune.
Martine.
Chère Martine,
je suis entièrement d'accord avec vous sur le samedi matin. Dire que le samedi matin sert à créer du lien social (discours du délégué de la FCPE), c'est prendre les parents pour ce qu'ils ne sont pas. OUI, tout le monde sait que le samedi matin, nos enfants sont gardés par l'école pendant que NOUS parents, allons faire nos courses de la semaine.
Supprimer le samedi matin est une très bonne mesure que l'Etat aurait du trancher bien avant 2008. FINI LA GARDERIE GRATUITE.
Venant en au fait le samedi matin à l'heure actuelle:
- les enfants sont avec leur parents
- les profs peuvent dormir
- les parents peuveut aussi dormir
- moins de dépense de fonctionnement des locaux
- week-end complet pour tout le monde
Que des avantages pour tout le monde!
Tous les profs sont de gauche, sauf Martine on dirait.
@ Franc-tireur,
Quels parents pourront récuperrer leurs enfants à 15H45 ?
réponse : ceux qui ne travaillent pas ou travaillent le matin
Qui payera les 45 mns de nourrice supplémentaire ?
réponse : les parents qui peuvent payer le PEL
@ koala,
hélas, oui
@ Martine,
oui pour l'aspect garderie
Pendant qu'on y est, si on ouvrait les écoles le dimanche matin pour du rattrapage?
Combien ca va couter à la ville ?
Combien ca va couter aux parents ?
Combien Grenoble allonge pour les JO en face ?
David contre Goliath !
La mairie ferait mieux d'équiper mieux les classes pour les profs pour qu'ils puissent bosser correctement au lieu de mêler les petits dans de la politique "sociale-socialiste" (elle a que ce mot là à la bouche). Déjà au PS, il n'y a pas de programme alors quand ils en pondent un mais vaut mieux rien pondre.
Bonjour,
j'ai eu droit à la réunion sur le rythme scolaire mercredi dernier (secteur 1 et 2) et j'ai là même impression que ce qui est exprimé dans votre compte rendu. Une belle théorie mais en pratique la mairie ne veut pas dépenser un sous de plus (dixit Pual Bron : "pas d'augmentation de budget mais un redéploiement des activités du mercredi matin les autres jours de la semaine"!) et tout cela reste très vague lorsque l'on demande des précisions sur l'organisation des journées et du mercredi. Cela cache un objectif politique mais lequel ???
Ce qui m'ennuie avec cette proposition de la mairie, c'est que l'on nous parle de chronobiologie de l'enfant avec une interview de Philipe Meyrieux et derrière on nous parle de semaine de 4,5 jours qui n'a rien avoir avec ce que préconise cette homme ! J'ai l'impression que le problème est plutôt comment continuer à faire en 24h/semaine ce qui était fait en 26h/semaine. Pour cela la mairie propose de substituer certaines activités scolaires par des propositions en périscolaire : activités culturelles, artistiques, sportives.... Hors là je vois un danger : l'école est obligatoire et gratuite, les activités périscolaires sont facultatives et payantes. Adieu égalité ! Car ces activités, même si elles ne sont pas de l'apprentissage pur et dur de lire/écrire/compter elles participent au développement des enfants, futurs citoyens : ouverture d'esprit, ouvertue au monde, esprit critique, développement physique....
Si la mairie veut aider les enseignants dans cette réduction du temps scolaire, elle n'a qu'à mettre les moyens pour leur faciliter l'accès à ce type d'activités à travers des aménagements des structures et des transports. Je ne dis pas que c'est simple, mais le débat pourrait porter sur cet objectif...Et si la mairie veut faire la révolution face au gouvernement et prôner le rythme chronobiologique de l'enfant, il faut aller jusqu'au bout et suivre le rythme préconisé par Philippe Meyrieux : accueil entre 8h30 et 9h00; apprentissage entre 9h00 et 12h00, une pause méridienne allongée avec des activités calmes, reprise de 15h00 à 17h00 de l'apprentissage et ensuite des activités sportives, artistiques....
Qu'on arrête de nous bassiner avec le rythme de l'enfant, c'est un prétexte pour nous faire avaler tous les changements des temps scolaires : vacances, jours d'école.... y en marre de nous faire prendre pour des neuneu comme a dit un intervenant.
En tout cas ce qu'il faut retenir c'est que la décision appartient aux conseils d'école et non à la mairie, et que l'acceptation finale (ou le refus) sera donnée par l'inspection académique, ce n'est donc pas une fatalité.
Muriel
Quel mauvais esprit que de voir tout ce qui se fait comme de la politique politicienne. Et si pour une fois nos élus voulaient vraiment respecter le rythme de l'enfant, dont personne ne s'occupe.
En tout cas il y a une vrai volonté de faire mieux
Un parent
bien sur qu'il faut rétablir l'école le mercredi matin.
A défaut de pouvoir réorganiser l'école sur toute l'année avec des vacances moins longues, nous pouvons permettre aux enfants de ne pas subir 6h par jour + 1h pour les enfants en difficultés, avec un programme chargé sur 4 jours.
Cela permettrait au moins aux enfants en difficultés de concentration d'étaler un peu plus les apprentissages.
ce n'est pas la révolution mais un petit plus que peuvent décider les conseils d'école... s'ils arrivent à se mettre d'accord, ce qui ne sera pas facile, mais c'est un premier pas vers plus de concertation.
Prenons au mot la mairie pour organiser au niveau de chaque école des activités péri scolaires adaptées.
Dans mon école, les enseignants sont partagés, environ 1/3 pour le statut quo et 2/3 plutôt pour changer, mais je ne sais pas si nous arriverons à trouver un consensus.
Dans tous les cas, cette démarche, même si elle n'aboutit pas, aura permis que l'on discute du rythme de la semaine, plutôt que de subir les réformes Darcos qui se succèdent sans concertation des enseignants et des parents.