06
04
2010
Vidéo surveillance, vidéo protection : de nouveaux joujoux pour les grands en plein Grenoble
- Définition :
- circulation
- comportement
- radar
- video
Il est beau. Il est fort. Il est gris. Il est robuste et il a fière allure.
Il est disons, assez discret, bien implanté et pas si facile que ça à détecter.
Il est censé pour voir, surveiller votre comportement de prêt, vous observer de loin. On lui a taillé une belle posture, du "sur mesure". Après tout, pourquoi pas. Ce "joujou" pour les grands le mérite bien puisqu'il il fait ce qu'on lui demande.
Il obéit, voilà tout...
C'est le printemps. Après l'éclosion récente de nouvelles caméras vidéos en ville, voici l'arrivée d'un nouveau radar.
C'est sur, là où il est actuellement implanté, il va vite percuter et faire du bon boulot. Il risque même de faire exploser le compteur.
Un nouveau dispositif radar sur Grenoble
Il...
c'est le nouveau dispositif de radar "maousse-costaud" qui vient tout juste d'être mis en place il y a peu sur la plus longue avenue rectiligne urbaine d'Europe. A ce jour, des barrières de travaux publics l'entourent encore sur le trottoir et attestent de sa toute récente installation.
"Ah ben vouiii (...) J'ai l'habitude moi de promener mon chien tous les jours ici vous savez (...) Je peux vous dire qu'ils l'ont mis il y a 3 semaines à coup sûr (...) Ça m'étonnerait pas qu'ils en mettent d'autres parce qu'ici dans le coin, la circulation ça y va vous voyez" m'expliquait un charmant passant quelque peu agacé par l'envergure de ce nouveau joujou dans le périmètre.
Ce tout nouveau "compagnon de route" des conducteurs de véhicules est situé au carrefour de la rue des Alliés, du boulevard de la Libération et de la rue Salengro, à 10m de l'arrêt de bus de la ligne 1 "Anatole France Alliée" en direction de Pont de Claix. Juste en face de "Tunel Lavage".
Puissance et camouflage
Comme on peut le voir sur ma première photo, le radar fixe est situé à plus de trois mètres sur sol.
Il repose sur un tube épais en acier dont le diamètre est à quelques centimètres près le même que celui des pylônes d'éclairage public implantés le long du cours. Notons que la couleur du tube, le gris-marron foncé, est exactement la même que celle des pylônes. Un camouflage "relatif" qui devrait visiblement empêcher la plupart des automobilistes de le détecter en tout cas.... de loin.
D'autant plus qu'avec l'arrivée du printemps puis de l'été, le feuillage des nombreux arbres situés le long de l'avenue va petit à petit cacher davantage le dispositif.
Comme chacun le sait, au printemps, les bourgeons éclosent. Dans un registre similaire, il en va de même pour une douzaine de nouvelles caméras de vidéo surveillance et/ou de vidéo protection (chacun appréciera la subtilité) qui viennent d'être récemment installées et déployées au coeur de la ville de Grenoble (voir ma seconde photo) [1].
Mais revenons à notre fameux radar.
En frontal, son mécanisme n'est pas visible. Au dos, une grille apparente le camoufle dans un sens. Il n'opère que dans une seule direction : Grenoble - Le Pont de Claix.
Celui-ci est doté d'un double système efficace. Au sommet, un premier compartiment enferme un puissant "flash" derrière une vitre [2]. Juste en dessous, un autre emplacement intègre une caméra équipée d'un puissant objectif orienté pile-poil en direction du carrefour. A cette hauteur, l'angle de vue parait optimal.
A priori, le radar flashe l'arrière de votre véhicule, contrôle votre vitesse au volant et devrait naturellement être en mesure de vérifier si vous passez à l'orange ou au rouge. Il se pourrait qu'il soit synchronisé avec l'alternance des feux [3].
Celui-ci, il va faire un carton...
Si ce radar fixe est placé juste en amont du carrefour, ce n'est pas pour rien.
En restant quelques minutes devant l'intersection, il semblerait qu'une poignée d'automobilistes "jouent avec le feu". Visiblement, certains ne respectent pas la vitesse autorisée [4] sur la portion. D'autres, ont du mal à ralentir au passage d'un feu tricolore... à l'orange.
Pour le moment, aucune mention particulière annonce en amont l'existence de ce nouveau radar aux conducteurs.
Seule une pancarte métallique étonnamment disposée à plus de 2 mètres du sol sur le tube rappelle le contenu de l'article 322-2 du Code Pénal stipulant que "toute dégradation ou détérioration de cet équipement constitue une infraction punie d'une peine d'emprisonnement de 3 ans et d'une amende de 45000€" et que "le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins sur cet équipement est puni d'une amende de 7500€ et d'une peine de travail d'intérêt général".
Il se murmure qu'un autre de ces puissants joujoux devrait prendre du service vers le rond point "Allibert" - Pierre et Marie Curie.
A mon avis, ce radar fixe va faire un carton.
Quand on sait déjà que Grenoble est l'une des villes qui verbalise le plus dans l'hexagone...
Billet rédigé par [ Chrys ]
mardi 6 avril 2010 à 00:01
dans la catégorie > [ Transports ]
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Vos Commentaires
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Oui, il y en a un deuxième déjà installé (mis en service ?) depuis quelques semaines au carrefour av. Edmond Esmonin/rue Léon Blum (en face de Caterpillar). L'installation de ces deux radars a été annoncée par exemple dans le JT de France 3 Grenoble, présentés comme simples radars à feux rouges.
Par contre, pour les caméras de vidéosurveillance, France 3 (ma seule source d'infos locales hors Web) n'en a rien dit, je l'ai appris en tombant en ville sur des affiches comme celle-ci http://grenoble.indymedia.org/img/j...
Pourriez-vous préciser la source de "Grenoble est l'une des villes qui verbalise le plus dans l'hexagone" ?
Ce tout nouveau "compagnon de route" des conducteurs de véhicules est situé au carrefour de la rue des Alliés, du boulevard de la Libération et de la rue Salengro, à 10m de l'arrêt de bus de la ligne 1 "Anatole France Alliée" en direction de Pont de Claix. Juste en face de "Tunel Lavage".
Il existe un second radar sur l'Avenue Paul Verlaine (Sens Lesdiguères - Grand'place) au carrefour avec l'Avenue Léon Blum après avoir passé le pont. Le radar est implanté derrière des panneaux pour cyclistes.
On est surveillé partout, dans le tram, à carrouf, en ville, à la banque... mais on va où là.
La presse, elle en parle à peine alors voilà, on sait où sont les intérêts de chacun bien evidemment.
C'est nul ces caméras à gogo
Il se murmure de ces choses :). Un autre "radar" est déjà installé à l'angle Verlaine/Léon Blum. Ils ont été installés en même temps, en fait.
D'après moi —et malgré les infos qui ont circulé ... par email dans toute l'agglo : ce dispositif ne mesure pas la vitesse, mais ne s'occupe que du franchissement de feu rouge.
Un radar de mesure de vitesse ne fonctionne pas de la même façon qu'un "radar" de feu rouge. Ca m'étonnerait donc qu'on les retrouve dans la même boite, surtout de si petite dimension.
Ce dispositif de feu rouge n'est d'ailleurs pas un radar (c'est pour ça que je mets des guillemets depuis le début) : un radar émet une onde et mesure ce qui en retourne par réflexion. Ici, c'est un bête appareil photo couplé à des boucles au sol placées juste après la ligne d'effet de feu. Elles sont très visibles : une première série de boucles juste après la ligne d'effet, et une deuxième juste avant la limite du carrefour.
Lorsque le feu est rouge, si la première série de boucles est franchie, ça flashe. Si la deuxième série est également franchie, ça reflashe. Il faut deux photos pour caractériser l'infraction. Un simple franchissement de la ligne d'effet engendrera un flash, mais pas d'infraction relevée (même si ça en est une).
Mais pour couper court aux remarques : non ça ne se déclenche pas au feu jaune, seulement au feu rouge. Donc il n'y a pas d'excuse et ceux qui se feront prendre auront réellement franchi le feu rouge alors qu'ils auraient du s'arrêter.
bien vu l'article, droit dans le mille! Admirez la subtilités à Grenoble; le PS parle de "vidéo surveillance" quand ça l'arrange et l'UMP locale parle de "vidéo protection". Vous la voyez vous la différence.
MOI PAS.
Vous voulez qu'on aille voter ?
ALORS un peu d'audace, arrêtez de nous prendre pour des neuneux les politicards du coin
Dans science & vie ce mois-ci, un article dénonce le grand bluff de la vidéo-surveillance (encore présentée partout comme une solution miracle et déployée massivement).
Conclusion :
- l'efficacité réelle n'est pas du tout prouvée
- seulement 3% des images sont vues
- les systèmes automatisés sont loins d'être assez matures
Tant pis, construisons Big Brother Land quand même, on a bien assez d'argent pour ça et les autres priorités attendront !
Je suis pour des caméras de videosurveillance à Grenoble et en ville. Si on a rien à se reprocher, on passe son chemin.
@yepok :
quelques sources et/ou points de vue :
un élu de la Ville de Grenoble - un magazine - un journal ... ...
@Gilles:
"si on a rien à se reprocher", selon vous, pas de raison d'être contre les caméras?
Et dans votre appartement, vous accepteriez d'être filmé? Non? Pourtant, vous avez dit ne rien avoir à vous reprocher... Alors installons des caméras dans votre chambre à coucher: vous ne devriez pas être gêné, si vraiment vous n'avez rien à vous reprocher.
Ou alors, acceptez le fait que des passants, dans la rue, puissent se sentir gênés de se sentir épié en permanence.
Enfin, j'espère que nous ne serons JAMAIS, en France, confronté à un régime totalitaire et dictatorial contre lequel le peuple voudrait se rebeller: car avec tous les dispositifs de surveillance mis en place, toute tentative de rebellion serait immédiatement et sévèrement réprimée, même si vous n'avez "rien à vous reprocher."
@Gilles:
"si on a rien à se reprocher", selon vous, pas de raison d'être contre les caméras?
Et dans votre appartement, vous accepteriez d'être filmé? Non? Pourtant, vous avez dit ne rien avoir à vous reprocher... Alors installons des caméras dans votre chambre à coucher: vous ne devriez pas être gêné, si vraiment vous n'avez rien à vous reprocher.
Ou alors, acceptez le fait que des passants, dans la rue, puissent se sentir gênés de se sentir épié en permanence.
Enfin, j'espère que nous ne serons JAMAIS, en France, confronté à un régime totalitaire et dictatorial contre lequel le peuple voudrait se rebeller: car avec tous les dispositifs de surveillance mis en place, toute tentative de rebellion serait immédiatement et sévèrement réprimée, même si vous n'avez "rien à vous reprocher."
@Chrys: merci pour les trois liens : un point de vue d'un politique qui ne cite pas davantage ses sources (quand on voit les mensonges que sont capables de proférer les politiques... je lisais justement ce matin ceci sur Libé: http://snurl.com/vcdc4 ), un chez MotoMag qui parle d'une initiative grenobloise à une verbalisation "à outrance" (cette verbalisation à outrance ne semble pas une spécificité grenobloise, à lire l'article), quant à l'article du DL de votre troisième lien, il parle de 6000 PV par semaine, sans mettre ce chiffre en perspective (pas de comparaison avec d'autres villes, par exemple, qui permettait de conclure que "Grenoble est une des villes qui verbalise le plus"), qui plus est dans un contexte d'élection présidentielle (où nos concitoyens ont peut-être tendance à se laisser aller en espérant une amnistie)...
Bref, je reste sur ma faim. Je précise que je ne cherche pas à tout prix à démonter votre affirmation, mais comme elle m'étonne, je cherche à la vérifier. À recouper l'info...
@Guillaume : ne pas confondre espace public (la rue) et espace privé (votre appartement)
Vive les caméras de surveillance. Les bouchers, les chiens, les lâches qui ont agressé et lynché un jeune samedi soir ont été identifiés grâce à des caméras de surveillance. Moi je considère que ceux qui sont contre les caméras sont pour que les dealers dealent tranquillement et que les agresseurs agressent tranquillement.
@ Guillaume:
Différence rue/chambre = différence espace public/espace privé...
Vous ne voyez pas de différence? Moi si.
On peut discuter de la nécessité des caméras, mais force est de constater que l'actualité démontre (malheureusement) qu'elles peuvent parfois être utile pour identifier des voyous (le terme est tellement faible, mais autre chose serait modéré obligatoirement si on utilise les termes appropriés à ces personnes).
Heureusement qu'il y avait des cameras en centre ville ce jeudi.
Sans elles, on aurait aucune piste pour retrouver ces @$*!!!&&###!!! (auto censure) de délinquants qui ont lynche gratuitement ce pauvre Martin.
@ Guillaume
Si le jeune Martin était ton frère ou ton fils, je pense que tu aurais fortement modifié ton jugement sur les caméras dans les lieux public (rien à voir avec une chambre à coucher qui est un lieu privé...).
C'est toujours pareil avec ces mesures de sécurité. Les gens râlent car on "touche" soit-disant leur liberté, mais quand un de leur proche se retrouve agressé, violé ou tué, bizarrement ils ne pensent plus la même chose.
Vive les caméras qui marchent dans un sens; on vous filme, vous vous voyez vous meme jamais dessus, seul les autorités peuvent. Elle est belle notre VIDEOCRATIE
@NICO et LAPINOU
Le droit à la vie privée ne s'arrête pas à la porte de l'appartement.
Et je vous retourne votre question: accepteriez-vous que l'on fasse n'importe quoi de votre personne dans l'espace public? que l'on mette un flic derrière votre dos? que l'on soit obligé de se promener menotté? que des mouchards invisibles (drones, puces) vous épient en permanence?
C'est pourtant ce qui se profile - et ce n'est pas de la science fiction. Le problème réside dans la miniaturisation et l'automatisation des systèmes, leur convergence et leur couplage avec différents fichiers. Reconnaissance automatique de faciès, de mouvements "suspects"...
Alex Türk lui-même, président de la CNIL (qu'on ne peut à ce titre qualifier de terroriste potentiel ou de délinquant) estime qu'il sera un jour impossible de s'insurger - si besoin est - contre des dispositifs de contrôle automatisés et invisibles à l'oeil nu...
Bref, au delà des débats sur la relative efficacité de ces systèmes en rapport à leur coût, je ne veux pas vivre en liberté surveillée. Sur l'espace public, je préfère ainsi davantage de policiers que des caméras. Sur ce point, c'est mal parti étant donné que le gouvernement a reconnu lui-même que la présence policière avait diminué depuis 2002...
tous à méaudre ce dimanche pour un geste écologique
Rendez vous sur le site geaontop.fr
j'ai trouve c'est chose avant que tous les gens lie avec tous les mot a-z et plus.
Merci pour l'info.
Il va falloir que je me calme avec mon scooter !!!
Vidéosurveillance ou vidéoprotection ? Pour y répondre, permettez-moi de citer l’éditorial de « La Lettre d’information des professionnels de la sécurité, police » du 26 juillet 2008, réalisé par Sébastian Roché, directeur de recherche au CNRS et enseignant. Celui-ci précise, entre autre, que « Parler de vidéoprotection constitue une erreur : cela revient à confondre les objectifs (protéger) et les moyens (capture d'images à distance et transmission à un PC ou exploitation a posteriori). Le titre cherche à légitimer une technologie en la rebaptisant: protection est connoté positivement et surveillance... négativement. Or, la technique permet bien de surveiller. Permet-elle de protéger ? ». Il précise en outre que « s’il n'y a pas d'études sur l'efficacité de la vidéo en France, c'est parce que les pouvoirs publics dont l'Inhes (Institut national des hautes études de sécurité) n'ont pas souhaité en financer ». En résumé, circulez ! Il n’y a rien à voir !
Voici l'avis d'autres spécialistes de la question :
Vidéosurveillance : les questions
http://phmadelin.wordpress.com/2009...
Vidéosurveillance : le dossier
http://www.laurent-mucchielli.org/i...