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22

09

2009

Nouvelles modalités pour la distribution des subventions accordées aux associations socioculturelles à Grenoble

grenoble subvention association Après plus d'un an de concertation avec les principaux acteurs socioculturels de la commune, la Ville de Grenoble vient de présenter ses nouvelles modalités de financement accordées aux associations socioculturelles pour les trois prochaines années (2010-2012).

Un reconventionnement qui s'inscrit désormais dans la nouvelle politique éducative de la ville, en l'occurence, dans le Projet Educatif Grenoblois (PEG) chargé de structurer toute l'action éducative avec ses différents partenariats (Education nationale, parents et associations concernées - lire mon précédent article sur le sujet).

Selon Paul Bron, Adjoint à l'Education de la Ville de Grenoble, cette nouvelle démarche d'aide, de financement et de subventionnement a pour objectif d'apporter plus d'équité dans la distribution des subventions. Une meilleure lisibilité sur les nouveaux modes de calcul et un meilleur équilibre "budgétaire" pour les associations concernées.


3 objectifs, 6 axes et un nouveau dispositif


"La ville a choisi de reconventionner avec les associations (...) Ce qui n'est pas forcement le cas de certaines communes en France (...) Ensuite, on a choisi que ce soit à budget constant et on ne va pas dans des réductions (...) On a le même budget qu'en 2009, soit 5,315 M€ par an qui est consacré à ce reconventionnement sur trois ans et il n'y aura pas de coupe (...) La nouveauté aussi, c'est qu'on va répartir cette enveloppe de façon différente à partir de nouveaux objectifs et critères de répartition fixés par la ville" explique Paul Bron avec une certaine précaution en conférence de presse.

Dans le domaine socioculturel, ces nouveaux objectifs tournent autour de 6 axes.

En ligne de mire : la prise en compte du public essentiellement adolescent.

"Une tranche d'âge qui fuit un peu les associations" selon Hélène Vincent, Adjointe à la Jeunesse. Une offre d'accueil pendant les temps périscolaires. Une volonté d'assurer la qualité des contenus éducatifs "et surtout avec quels intervenants elle doit se faire" ajoute la jeune Adjointe. Favoriser l'accessibilité permettant notamment d'améliorer la fréquentation. Développer les offres de séjour pendant les petites et grandes vacances. Enfin, développer la participation du public, des usagers et des parents au sein des associations socioculturelles "pour qu'elles soient mieux considérées de l'intérieur, pas municipalisées" ajoute Hélène Vincent.


Nouvelles modalités de financement, nouveau mode de calcul


"Jusqu'à présent, il y avait une subvention annuelle de fonctionnement qui avait une part de variable très importante constituée de nombreux dispositifs (...) Aujourd'hui, on veut clarifier ce mode de financement (...) On veut mutualiser les moyens qui ne doivent pas mettre en péril la qualité, ni l'accès pour se donner des marges de manoeuvre et de financement sur des choix, des priorités et pour être plus juste" souligne l'Adjointe à la jeunesse.

Pour élaborer ce nouveau système de conventionnement, la Ville de Grenoble a mené pendant 12 mois un travail commun avec les 21 principales associations concernées (MJC, Maison pour Tous, de l'Enfance et autres associations socioculturelles...) dans les domaines de l'extrascolaire, du periscolaire et des loisirs.

Le nouveau conventionnement s'appuyer sur une première subvention annuelle "fixe" ou "consolidée" pendant 3 ans qui tient compte de la structure, de l'envergure de l'association et de la qualité de ses activités.

Une seconde subvention sera liée à la "fréquentation" des associations (principalement basée sur le nombre "d'heures/enfants" rapporté à la CAF dans leurs activités).

La Ville souhaite garder des marges de manoeuvre.

Elle decide de réguler à la baisse de 5% le montant de toutes les subventions attribuées aux 21 structures... sur la subvention fixe. Ce qui lui permet d'obtenir une enveloppe "redistribuable" sur deux axes : l'évolution de la "fréquentation" des structures associatives et un "appel à projet thematique" géré conjointement par la ville et les associations.

"On a donc des associations qui se retrouvent à la baisse et d'autres à la hausse (...) Une redistribution qui nous paraît beaucoup plus égalitaire (...) Avant, le conventionnement se faisait essentiellement autour du projet des associations et du contenu qu'elles proposaient (...) La ville ne s'y reconnaissait pas forcement" explique Paul Bron.

Désormais, le système de conventionnement sera lié aux projets des associations élaborés en commun avec la municipalité.


Rapprochement et mutualisation


Des projets prenant en compte les besoins, critères et orientations de la ville. "Avec nous, beaucoup d'associations ont apprécié de retravailler sur leur projets associatifs et leurs actions (...) Quelque part, la relation de partenariat est plus claire (...) même si cela pouvait en apparence les contraindre" précise Hélène Vincent.

Et parmi ces nouveaux critères et indicateurs spécifiques à la fois quantitatifs et qualitatifs pris en compte dans le cadre d'une évaluation à terme des structures associatives, notons leur capacité d'appel sur des projets thématiques, l'accueil, la participation du public et des familles, l'ouverture horaire en fonction de certaines tranches d'ages et autres critères d'accessibilité.

Cette nouvelle politique de subventionnement des associations socioculturelles pour les trois prochaines années (2010-2012) devrait être enterinée lors du Conseil municipal de novembre ou décembre.

Reste à savoir quelles sont les associations qui bénéficieront d'une augmentation ou d'une diminution de subvention dans les mois à venir. Il leur reste quelques semaines pour paufiner et "retravailler" leur projet associatif. Pour des questions de fonctionnement et de communication politique, la ville de Grenoble se refuse pour le moment d'indiquer la moindre variation en terme d'allocation de subvention.

Objectifs affichés : mutualisation des structures, des coûts et/ou des moyens par des alliances, de nouvelles directions.

Affaire à suivre...


02

09

2009

Gare de Grenoble : de nouveaux aménagements pour l'accueil des personnes à mobilité réduite (PMR) : vidéo

gare grenoble pmr Considérée par beaucoup comme l'une des villes les plus accessibles de France, Grenoble continue d'étendre ses investissements en faveur de l'accessibilité.

Depuis juillet 2009, date de fin de très longs et couteux travaux d'aménagements et équipements [1] , la gare de Grenoble s'est dotée de nouvelles infrastructures facilitant l'accès aux trains aux personnes à mobilité réduite (PMR), malvoyants, femmes enceintes et aux usagers du train contraints de pousser ou de transporter de lourds bagages.

Lundi 31 août 2009, l'inauguration officielle de ces aménagements permettait d'en savoir plus sur l'ensemble des réalisations et les investissements.


Une mise en conformité progressive pour les PMR


Pour commencer, quelques chiffres.

En volume, la gare de Grenoble est la 2ème gare de la Région Rhône-Alpes. Une desserte journalière de 220 trains par jour, une moyenne de 200 000 voyageurs par mois qui l'empruntent dont environ 800 usagers PMR.

La gare de Grenoble est maintenant équipée de trois nouveaux ascenseurs (l'un en photo) permettant un accès aisé aux voyageurs desservant respectivement les quais centraux n°2,3 et 4. Les quais 1 et 5 étant déjà accessibles à partir du hall de la vilaine gare de Grenoble et du parvis d'Europole.

Le quai n°2 a été rehaussé pour mettre le plancher des trains à niveau pour un maximum de personnes.

A terme, de nouveaux dispositifs viendront compléter ces aménagements dans le cadre de l'opération "Pôle d'Echange Gares de Grenoble" actuellement en cours d'études, permettant un accès autonome pour les PMR aux différents quais des gares.

En parallèle, du 15 septembre au 15 octobre 2009, la Ville de Grenoble lance une opération intitulée "Mois de l'accessibilité" proposant des animations, lieu de débats et des points d'échanges (voir le programme complet).


Montant des investissements : 4,38 millions d'euros


La loi du 11 février 2005 obligent les "propriétaires" d'établissements d'installations ouvertes au grand public de les rendre accessibles d'ici 2015.

Les autorités organisatrices doivent assurer la mise en accessibilité des dispositifs de déplacements. La responsabilité est partagée entre Réseau Ferré de France (RFF pour la gestion des infrastructures, propriétaire des quais et des voies), la Région Rhône-Alpes (pour l'organisation, les TER...) et la SNCF (pour l'exploitation des services, des réseaux ferroviaires et la prise en charge des voyageurs).

L'Etat, la Région et RFF ont chacun injecté 1.04M€.

Le CG38, la SMTC, la Métro et la Ville de Grenoble ont financé chacun 0.3M€ (dont 0.38M€ pour la Ville).

Par ailleurs, le Conseil régional est prêt à investir près de 12M€ supplémentaire chaque année pour rendre accessible le réseau de transport et les services dans les gares (matériel, réseau...)

Le 24 octobre 2008, lors de son déplacement à Grenoble pour donner le coup d'envoi de la future gare de la capitale des Alpes, Guillaume Pepy, Président de la SNCF assurait que ces travaux de mise en conformité s'inscrivaient dans cette perspective. "C'est un chantier spectaculaire (...) Il faut se rendre compte de l'effort que fait la collectivité (...) Un effort financier extrêmement important (...) Ce qui justifie la nouvelle gare, c'est le projet de presqu'ile scientifique, le succès du TER et les perspective TGV" soulignait ce dernier sur GreBlog (voir ma vidéo).

gare grenoble pmr Le montant global des investissements pour ce type de chantier (qui a duré près de 18 mois) est tout de même très élevé.

Lors de la visite des nouvelles installations, l'un des responsables explique en partie les difficultés rencontrées sur l'ensemble du chantier. "On est dans une zone où on a une nappe aquifère et une circulation d'eau très importante et évidemment, on est tombé en plein dedans (...) Sur l'un des trois ascenseurs, une fois qu'on a réalisé la première enceinte, on a eu des gouttes d'eau et de l'eau de l'ordre de 130m3/h, on a du désaxer un second, faire des reprises et des injections très fortes (...) En cours, on a du faire appel à d'autres entreprises pour trouver des solutions techniques adaptées (...) C'est vraiment un site très complexe techniquement, étroit et exigu".

Mais la plus grosse difficulté fut d'assurer un service régulier pour l'ensemble des voyageurs, sans perturber le fonctionnement et l'exploitation de la gare... durant la durée globale des travaux d'aménagements. "Pas question de fermer une grosse partie de la gare de Grenoble (...) Déjà que nous avons régulièrement des plaintes concernant le trafic de la part des usagers" m'expliquait discrètement un élu.

Ma vidéo : extraits des discours d'inauguration, anecdote et points de vue de techniciens et d'élus (Michel Destot, Bernard Soulage...).


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



Et maintenant... désenclaver Grenoble ?


Outre les sempiternels retards des trains annoncés par la SNCF sur le réseau national dont Grenoble et ses voyageurs réguliers et non réguliers souffrent également, notons quelques éléments supplémentaires.

Les TGV arrivant en gare de Grenoble ont parfois tendance à rester trop longtemps sur un même quai, ce qui bien évidemment, est susceptible de perturber le départ et l'arrivée des TER journaliers. Dans un autre registre lié à l'accès aux trains, Michel Destot, Député-Maire de Grenoble relate une anecdote au Directeur de RFF lors de l'inauguration à propos d'un usager plutôt mécontent. "Moi, à chaque fois que je viens ici à Grenoble, je suis assez chargé (...) On descend... obligé de faire toute la traversée (...) Le parcours du combattant pour prendre le TGV".

"La politique qui est menée maintenant depuis quelques années au niveau du Conseil régional porte ses fruits (...) J'avoue franchement que j'y croyais qu'à moitié (...) J'ai des lettres de satisfaction, je n'avais que des lettres de mécontentement jusqu'à présent concernant justement la desserte des TER de la gare de Grenoble" souligne Michel Destot s'adressant à Bernard Soulage [2], soucieux de rappeler sa notion de "gare écologique" pour Grenoble.

En parallèle, on se rappelle des propos amusants tenus par le Président de la SNCF vis à vis de la gare de Grenoble en octobre 2008 : "Mais dites-moi, elle est ' Total Vintage ' votre gare, je la voyais pas comme ça (…) Attention, si ça continue, elle va pouvoir être classée" ironisait ce dernier devant le parking de la gare.

Depuis quelques années, en volume, le trafic sur la ligne Lyon-Grenoble augmente d'environ 10% par an. Il semblerait qu'il soit à peine possible de gagner du temps (entre 15 et 30 mn) sur celle-ci. D'ici 5 ans, la ligne LGV Méditerranée passant par Valence devrait permettre à Grenoble de rejoindre Marseille en 2 heures.

Actuellement, la gare de Grenoble est une gare de départ... et d'arrivée. Tant qu'elle ne deviendra pas une véritable gare de transit, de liaisons, son désenclavement pourra difficilement s'opérer.

Vu le montant très élevé des investissements concernant les nouveaux aménagements facilitant l'accès aux trains (4,38M€ : 1 rehaussement, 3 ascenseurs...), souhaitons qu'ils puissent parfaitement s'intégrer dans le nouveau projet de requalification refonte restructuration de la gare de Grenoble.

Un cofinancement de quelques dizaines de millions d'euros est prévu à l'origine pour sa réalisation.

Vu l'investissement qui vient d'être réalisé en direction des PMR, vu les nombreuses difficultés précédentes sur le chantier, le montant global de réalisation de la nouvelle gare de Grenoble risque d'être... exorbitant.

Notes

[1] près de 18 mois de travaux - fév 08 / juil 09

[2] 1er Vice-président du CR délégué aux transports, déplacements et infrastructure


16

06

2009

La Belle Estivale 2009, un nouveau label pour Grenoble et son agglomération

la belle estivale grenoble // Article maj le 18/06/09 à 18h11.

Durant tout l'été, du 15 juin au 21 septembre 2009, la Ville de Grenoble en partenariat avec l'Office du Tourisme et l'ensemble des 26 communes de la Métro reconduit l'opération "La Belle Estivale" en direction des Grenoblois, des habitants de l'agglomération et des touristes.

A travers de nombreuses animations, parcours urbains, découvertes, événements sportifs, ludiques et musicaux, cette nouvelle édition s'enrichit de nouveaux services d'animation, offrant de nouvelles perspectives à toutes celles et ceux qui souhaitent profiter de la saison et vivre des instants de détente en famille ou entre ami(e)s.

Cette année, l'édition 2009 s'émancipe en offrant également un panel d'initiatives intéressantes au coeur des communes voisines de Grenoble.


Mutualiser les moyens sans relâcher les efforts de programmation


Le 12 juin 2009, lors de la conférence de presse de présentation de La Belle Estivale, Michel Destot, Député-Maire de Grenoble rappelait qu'en ville, près d'un enfant sur deux n'a pas l'opportunité de partir en vacances l'été. Il souligne l'intérêt de mutualiser les efforts et les partenariats "les uns avec les autres" afin de pouvoir mener à bien ce type d'opération.

"Il ne faut pas relâcher l'effort de programmation (...) C'est au fond, le vivre-ensemble qui est en cause (...) Les citoyens restent très demandeurs en matière d'offres culturelles et c'est aussi notre façon de leur répondre en période de crise" explique le premier Magistrat de la Ville, visiblement très pointilleux en matière d'offres musicales.

Georges Lachcar, Adjoint au Tourisme et à la Promotion de la Ville, rappelle les principaux tenants et ingrédients de cette nouvelle édition.

"A l'Office du Tourisme se développe de plus en plus un tourisme de proximité (...) Des réservations qui se font de plus en plus tard, pour des périodes de plus en plus courtes dans l'année et en se décidant le plus tardivement possible (...) Le tourisme n'est pas simplement une question de politique d'ouverture vers ceux qui viennent nous visiter, c'est une condition de cohésion sociale (...) Aujourd'hui, la crise nous dicte de nouvelles intentions et une plus grande appréciations de ces conditions" explique avec clarté et précision le Président de l'Office du Tourisme de Grenoble.


Quelques repères et indications


Quelques chiffres :

140 000 passages à la Bastille durant la saison estivale. 54 000 demandes d'information et de visites à l'Office du Tourisme de Grenoble pour les populations locales (dont 8000 pour les visiteurs étrangers).

Un livret-programme au format "poche" distribué à plus de 130 000 exemplaires dans l'agglomération et dans les points d'information habituels (comptoir de bars, associations, espaces institutionnels...)


Développer une nouvelle "gouvernance touristique"


Cette année, en matière de tourisme, un "territoire urbain" a été défini entre la Ville de Grenoble, la Métro et le Conseil Général de l'Isère (concernant notamment les Musées départementaux). Moyennant une participation financière, l'Office du Tourisme se charge de récolter et d'agréger les différentes informations touristiques et d'animations des différentes communes de l'agglomération.

Objectif : développer une "gouvernance touristique" globale au niveau de la métropole.

Pour appuyer cette stratégie de mutualisation des moyens, Alain Pilaud estime nécessaire de mentionner une bonne coordination entre les différents pôles et services associés pour envisager ce genre d'opération. "Mes services sont toujours performants sur mes directives" explique avec assurance et ironie l'Adjoint à l'Animation de la Ville de Grenoble.

L'opération La Belle Estivale ne pourrait être envisagés sans passer divers partenariats avec les professionnels du secteur, associations, commerçants, artisans, ateliers et restaurateurs de la région...


Quelques "classiques" de La Belle Estivale 2009


Comme chaque année, le festival Cabaret Frappé sera l'évènement "musiques actuelles" majeur et incontournable en Rhône-Alpes (plus de 50 000 personnes attendues - voir le programme).

// Notez l'un des premiers rendez-vous, Showcase de Fairchild, vendredi 19 Juin, à la bibliothèque Kateb Yacine de Grand-Place !

Le 21/06/09, la fête de la musique résonnera dans la plupart des quartiers de la ville et sur les hauteurs de la Bastille.

// Il se murmure qu'un préavis de grève pourrait être déposé par la voirie de la commune de Grenoble le 22/06/09. Le nettoyage du lendemain risque d'être... difficile !

Pour sa 3ème édition, "L'été au Parc Paul Mistral" proposera une multitude d'activités pour les petits et grands avec de nombreux ateliers ludiques et sportifs. En espérant que la Ville de Grenoble pense - enfin - cette année à mettre des toilettes gratuits, mobiles, publiques à disposition des Grenoblois [1] à proximité des piscines (lire mon précédent article sur le sujet).

N'oublions pas les festivals, rencontres et spectacles animés, théâtre, danse, balade des automates, courts métrages, bal du 14 juillet ainsi que les musées et expositions temporaires, visites guidées, lectures en plein air et autres évènements de qualité tout au long de l'été...


Quelques nouveautés de La Belle Estivale 2009


"Grenoble Pass" (et non City-Pass), un chéquier contenant plus de 35 prestations. Il s'agit d'un forfait découverte valable 2 jours avec des réductions et des gratifications pour visiter Grenoble et le département (13€).

Mise en place de nouvelles visites guidées (70% de la fréquentation faite par les Grenoblois). Reprise des "balades animées" (La Bastille, le fantôme du Parlement et maintenant Vaucanson) avec intrigues et jeu d'acteurs. Mise à disposition d'audio-guides à l'Office du Tourisme (5€) pour découvrir la ville en 6 langues. En parallèle, une initiative est à l'étude pour charger ces programmes interactifs sur un simple PDA [2]. Durant tout l'été, les caristes organiseront également une série d'excursions pour les Grenoblois... à des prix modestes.

Un nouvel accueil pour les musiciens du Louvre et le Festival Berlioz dans le cadre des concerts de musique classique dans les quartiers.

De nouvelles animations du côté des fortifications de la Bastille avec une ruche pédagogique (Apiscope) et le premier Festival de Fanfare. Sans oublier un long périple dans les cuves de Sassenage (Acrogrotte).

Par ailleurs, dès septembre 2009 [3], l'Office du Tourisme de Grenoble proposera une nouvelle version de son site web. Il était temps...


Un nouveau site web pour La Belle Estivale 2009


L'édition 2009 de La Belle Estivale se dote d'un nouveau site web.

Une seule commande, "faire vivre la cohésion de l'offre estivale de ces trois entités (...) C'est la première fois que l'on mutualise tous ensemble sur ce support sur Internet basé sur la transversalité (...) Un site tenu à jour jusqu'à la mi-septembre et qui permet de mettre en avant l'ensemble des activités des 26 communes de la Métro (...) Elles saisiront elles-mêmes leurs évènements sur le site" [4] explique Jérôme Steffenino, Responsable de la Cellule Web de la Ville de Grenoble.

Points forts : webdesign, accessibilité, transversalité, entrées multiples, agenda, géolocalisation des animations, participation ouvertes aux communes, mise en avant des évènements du jour...

Points faibles : pas d'édito ni de présentation de l'opération La Belle Estivale en page d'accueil, absence d'étiquetages ou tags permettant les regroupements par thème, absence de système d'échange participatif et interactif avec les habitants (hormis une rubrique "blog/actu" restreinte)...


Retrouvez l'agenda, le programme des animations, des festivités et des évènement de l'opération La Belle Estivale sur labelleestivale.fr.

Notes

[1] clin d'oeil MD / point presse

[2] Assistant Personnel et/ou mobile...

[3] dommage qu'il faille attendre la rentrée... des classes

[4] la Ville de Grenoble aidera les communes à saisir les contenus (via CMS)


09

03

2009

Bulles de Grenoble : inauguration de la -râpe à fromage- gare basse du téléphérique de la Bastille

telepherique grenoble Samedi 7 mars 2009, les Grenoblois étaient conviés à l'inauguration de la nouvelle gare basse du téléphérique de la Bastille de Grenoble (premier téléphérique urbain au monde en 1934)

Une inauguration en grande pompe qui intervient après la réalisation d'une deuxième tranche de travaux de réaménagement, de mise en accessibilité du téléphérique, d'un nouveau parvis et de la rue Hector Berlioz le long du Jardin de Ville.

Une réhabilitation qui fait suite à une première tranche de travaux réalisée en 2005 au niveau de la gare haute au sommet de la Bastille (une première fête avait eu lieu à cette époque pour marquer l'évènement).


Développer de nouvelles activités autour du téléphérique


La Ville de Grenoble souhaite développer un certain nombre d'activités ludiques, culturelles, sportives et touristiques supplémentaires autour des infrastructures du téléphérique et de la Bastille. Les principaux partenaires de l'opération sont les collectivités (Ville de Grenoble, Conseil général et régional, Métro...) et des établissements "privés" (GEG, Régie des eaux, Banque Populaire des Alpes...). Serge Nocodie, Conseiller régional Rhône-Alpes et Conseiller municipal à l'Urbanisme ne cache pas sa volonté de faire appel au mécénat pour créer une dynamique entre les collectivités publiques et le privé.

"Nous transportons 300 000 personnes par ce câble et 600 000 en tout montent à la Bastille (...) Le but est d'offrir en priorité au Grenoblois mais aussi aux touristes la possibilité de s'approprier ce site" précise Georges Lachcar, Adjoint au Tourisme et à la Promotion de la ville.


Améliorer l'accessibilité des personnes et des PMR


Afin de respecter la volonté des associations concernées et celle de la Ville de Grenoble, l'accessibilité des PMR (Personnes à Mobilité Réduite) sera renforcée à moyen terme au niveau des quais d'accès aux bulles.

Une mise en conformité globale est à l'étude pour une accessibilité totale au niveau des deux plateaux d'embarquement (spécificités du plateau de la gare d'arrivée pris en compte pour réaménager celui de la gare de départ) et au niveau des cabines (bulles). Une opération qui permettrait notamment d'obtenir le label "Tourisme & Handicap".

Selon Stéphane Gemmani, Conseiller municipal délégué à l'Accessibilité, à la Prévention et préconisation sociale interrogé le jour de l'inauguration, le coût d'une mesure incluant une mise à niveau complète en conformité, des normes de contrôle et de sécurité est extrêmement très élevé pour les collectivités concernées. Michel Lambert, Directeur de la Régie du téléphérique aurait estimé le 25 février dernier lors d'une visite d'accessibilité que le "coût de base" de l'opération pourrait avoisiner... les 250 000 euros.

En parallèle, la perspective d'un projet de nacelle spécifiquement dédiée pour acheminer et transporter des vélos au sommet de la Bastille n'a pas été retenue en raison du coût estimé de l'opération. En attendant d'éventuelles prochaines mesures, les sièges de la quatrième et dernière nacelle en queue des bulles de Grenoble ont été démontés afin de faciliter l'accès aux PMR.

Au niveau de la gare basse, un nouvel ascenseur [1] a été mis en place et étudié pour permettre à deux PMR de monter ou descendre ensemble dans la cabine.


Les Grenoblois ont répondu présent


Environ 300 Grenoblois ont profité de l'inauguration et des festivités.

Les uns se sont blottis sous le chapiteau monté pour l'occasion, pour échapper à la brise du matin, pour écouter le discours de Michel Destot, député-maire de Grenoble et des élus concernés par ce réaménagement. Les autres ont préféré profiter du soleil sur les hauteurs du Jardin de Ville ou déguster des "petits fours" sur le nouveau parvis de la gare basse au rythme de compagnie musicale Pink It Black (voir ma vidéo).

Nombreux sont ceux qui sont restés jusqu'à la fin de l'inauguration.

Ma vidéo : ambiance festive et musicale, extraits, interventions des élus


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Réflexions amusantes ou déplacées


Décidément, les Grenoblois n'ont vraiment pas leur langue dans leur poche.

Sur le nouveau parvis (dont les travaux ont duré bien longtemps, des mois et des mois...), on pouvait entendre quelques remarques ou réflexions amusantes, parfois déplacées [2]. "Dis, tu le connais le gros là bas à côté de Monsieur le Maire ?" ou bien "Il aurait quand même pu nous offrir une montée en haut pour voir les travaux en plus du banquet et de cette musique qui me casse les oreilles, non ?".

Pas très reluisant comme types de réflexions au sein du public.


Une râpe à fromage pour une signalétique


Désormais, l'accès au plateau du téléphérique est plus aisé, plus rapide et plus fonctionnel. L'une des volontés est d'éviter d'accentuer la visibilité des dispositifs d'accès aux PMR et de les "rapprocher" ou les confondre avec ceux empruntés par les autres personnes.

Concernant la fameuse "grille" frontale et verticale partant du bas des escaliers sur le parvis et dépassant le toit de la gare basse du téléphérique (voir ma photo), on ne peut que regretter son style et sa fonction actuelle [3]. A terme, il est prévu de la recouvrir en partie pour afficher une simple signalétique permettant de repérer l'emplacement du téléphérique de Grenoble Bastille.

Cette grille me fait penser à une grosse râpe à fromage (ou une vilaine grille de refroidissement pour processeur dans une machine).

Situé dans un axe routier visible de loin par le plus grand nombre, il semblerait plus intéressant de reconvertir l'usage de cette grande surface verticale pour la rendre plus attractive.

Cet espace pourrait par exemple servir de panneau d'affichage géant, (visible de la Porte de France) pour annoncer diverses manifestations culturelles, sportives ou tous types d'informations relatives à la Ville de Grenoble à destination des Grenoblois... et des touristes.

Cette "râpe à fromage" pourrait également être utilisé pour accentuer l'éclairage des quais de l'Isère par un jeu de luminaires dédié et attrayant. Ce qui permettrait de remplacer les trois malheureuses ampoules [4] éclairant actuellement l'escalier menant à l'embarquement.

Notes

[1] plus ou moins hors service pour le moment

[2] notamment des personnes âgées

[3] elle est moche

[4] visibles sur la photo