Le blog local de Grenoble | Plateforme de publication participative et d'expression locale

> Accueil | A propos | Charte | Agenda | Médias | Contact | La Salade Grenobloise | Proposer [ témoignage, communiqué ]    

Mot clé :: [ association ] - Tag associé à 12 billet(s)

Fil des billets sur ce tag - Fil des commentaires sur ce tag

11

06

2010

Les 12ème Rencontres de la Démocratie locale à Grenoble. A la recherche d'une nouvelle dimension participative

adels grenoble A l'occasion de ses 50 ans, l'Association pour la Démocratie et l'Education locale et Sociale (ADELS) qui publie notamment chaque mois le magazine Territoires [1] organisait les 12ème Rencontres de la Démocratie locale à Grenoble les 28 et 29 mai 2010.

Avec le soutien administratif, logistique et financier de la ville de Grenoble, de la Métro, des villes de Echirolles, Eybens, Fontaine, Seyssins, du département de l’Isère et de la Région Rhône-Alpes, ces rencontres ont permis de réunir des citoyens, des élus, des responsables de services, des militants associatifs, des membres d’instances participatives et des experts pour venir témoigner, partager, échanger des réflexions autour du thème de "La démocratie hors les murs".

Le principal objectif de ces rencontres était d'ouvrir le débat sur les démarches participatives locales trop souvent "enfermées dans des institutions, des procédures, des logiques ou des façons de faire qui excluent plus souvent qu’elles agrègent" selon l'ADELS.


Un BarCamp "TIC et démocratie locale"


Près de 1800 personnes venues de toute la France et parfois de l'étranger ont pu assister à des conférences thématiques, exposer leurs projets d'avenir dans des forums, témoigner d'une analyse ou livrer leur expérience dans le cadre d'ateliers ouverts aux inscrits.

Un BarCamp [2] "TIC et démocratie locale" [3] était organisé par Villes-Internet et Blog2Roubaix.

Invité en tant qu'intervenant par les organisateurs à promouvoir un sujet, j'ai choisi de présenter [4] brièvement une expérience web locale réussie (celle de GreBlog) et d'expliquer en détail quels sont les facteurs et principaux éléments à prendre en considération avant de se lancer dans le déploiement d'une plateforme web d'expression locale (typologie, veille, cible, maintenance, objectif, moyens, identification, responsabilité légale, production éditoriale, relations avec le monde politique et les médias etc.).

Devant une soixantaine de personnes à l'écoute prêtes à débattre sur le sujet, des sociologues, des chargés de mission, des responsables de communication de collectivités territoriales (de La Metro par exemple), des webmestres institutionnels, des directeurs de publication, des animateurs TIC, des blogueurs, des acteurs du monde associatif et des élus (parmi eux, Gildas Laeron, Conseiller municipal TIC de Grenoble).


A la recherche d'une nouvelle dimension locale "participative"


Le débat qui a suivi en séance (et en coulisse) est révélateur des attentes du public en matière d'exercice de démocratie locale participative sur le web. Nombreux sont celles et ceux qui ont du mal à orienter leur pratique et leur désir d'engagements au regard de certains critères exhaustifs dont ils ne maitrisent pas toujours les tenants et les aboutissants.

Un premier constat s'impose.

Parmi les acteurs, beaucoup s'interrogent sur la nature même de leurs objectifs de positionnement, sur l'opportunité de déployer ou non une plateforme web locale participative, sur leur capacité à animer une forme de démocratie représentative par la participation citoyenne.

Dans le contexte d'une démocratie locale ouverte, possible et acceptée, la plupart rêvent de pouvoir développer un espace d'échange collaboratif fonctionnel et/ou de propulser un réseau social participatif par le biais d'Internet.

Que ce soit un outil d'expression locale d'éducation populaire autour des pratiques et des valeurs citoyennes. Un outil "alternatif" permettant de véhiculer principalement des idées. Un outil "complémentaire" dont l'une des finalités rudimentaires est de pouvoir produire et publier une information ou du contenu local en toute liberté. Un outil pour construire exclusivement des échanges et entamer des amorces de dialogue avec la population. Un outil communicant destiné à router ou valoriser du contenu local institutionnel. Un outil servant à défricher des polémiques et relayer des problématiques locales ayant pour seul but d'interpeller directement ou indirectement les politiques...


Une évaluation des opportunités de déploiement difficile à mener


Le problème, c'est qu'une majorité des acteurs sociaux présents ont généralement du mal à évaluer au départ l'engagement qu'ils doivent fournir pour mener à bien le déploiement de leur projet.

Un manque d'élaboration, de rigueur et de perspectives évaluées dans leur cahier des charges (lorsqu'il y en a un !). Un manque de recul, d'analyses objectives portées sur l'existant et la présence éventuelles d'autres plateformes web locales du même type pour éventuellement élaborer un partenariat. Une difficulté à définir une ligne éditoriale. Une Incapacité parfois à cibler le type de public, à fidéliser ou "canaliser" une catégorie de lecteurs-internautes susceptibles de promouvoir certains contenus d'informations publiées en dehors du contexte éditorial.


Passer le cap de la barrière technique


Un second constat s'impose.

Au coeur des débats, un paradoxe (re)fait surface.

Il est surprenant de constater qu'un grand nombre de participants qui envisage de lancer une plateforme locale participative se heurtent par nature à des critères et facteurs purement techniques.

Une partie considère à tord qu'il est avant tout primordial d'une part de déterminer techniquement le choix d'une plateforme web avant de s'engager plus en avant dans l'aventure. D'autre part, qu'il faut impérativement avoir une culture "geek" ou assimilée et être doté de compétences techniques fortes pour concevoir, réaliser ou déployer un site web répondant à leur besoin de démocratie participative en ligne.

Force est de constater qu'une majorité d'entre eux n'a jamais véritablement pris le temps (un temps précieux) pour effectuer une veille (comparative, technique) pour trouver des solutions intermédiaires et adéquates. L'objectif étant d'évaluer au mieux un cahier des charges avec l'aide d'un prestataire de service et d'effacer en priorité leurs préoccupations "techniques" dans la mesure du possible.

La crédibilité d'un support passe par la qualité intrinsèque de ses contenus. La technique n'est pas une fin en soi.


Entre engagement, frilosité et résignation


Un troisième constat s'impose.

Une forme de résignation latente plane au dessus de leur tête. Et c'est peut-être en soi l'élément le plus déterminant et le plus surprenant.

La grande majorité des participants restent persuadés que le politique est au coeur de l'engrenage médiatique, au coeur des rouages et des décisions qui peuvent contraindre ou altérer l'émergence d'une participation démocratique au niveau local.

"Nous, on voudrait lancer un site participatif où tous les habitants de notre secteur pourraient s'exprimer (...) On a contacté la Mairie pour leur expliquer notre projet et elle nous a refusé une petite subvention pour démarrer". "De toute façon, dès qu'on commence à parler d'un truc qui ne plaît pas aux élus du coin, qu'ils soient de droite ou de gauche, on se fait pourrir et on nous demande de corriger le tir sur nos blogs". "Le citoyen ne va même plus voter de toute façon (...) Les politiques ne viennent même pas voir comment les autres vivent (...) Comment voulez-vous qu'on arrive à se parler normalement, à se comprendre, à changer les choses si on doit refuser d'en parler chez nous sur notre site web de proximité?" pouvait-on entendre ici et là à lors du BarCamp à titre d'exemple parmi les participants.

Chacun paraît camper sur ses positions, tel un renoncement ou une privation de liberté d'expression jusque là détenue soi-disant par les pouvoirs locaux, politiques ou médiatiques. Un pessimisme ambiant et une forme de fatalisme inhérent par la force des choses.

C'est assez consternant.

Il existe pourtant des moyens de les faire réagir et de susciter leur attention à l'égard de leurs concitoyens par le biais d'Internet. C'est ce que j'ai tenté d'expliquer à l'assistance et à d'autres participants en aparté.


Le grand paradoxe


La situation peut paraître paradoxale.

Nous avons donc d'un côté des habitants, des citoyens, des associations et d'autres entités morales qui souhaitent croiser, fédérer des pratiques de démocratie locale et des expériences participatives sur le terrain. Des acteurs bénévoles ou professionnels qui souhaitent s'exprimer sur des sujets qu'ils maîtrisent au quotidien à l'échelle d'un secteur, d'une commune et qui ont du mal à dialoguer ou se faire entendre auprès des pouvoirs publics. Ces derniers ayant trop souvent tendance à se désintéresser de leurs projets de démocratie locale, préférant imprudemment les reprendre parfois à leur compte dans l'arène politique.

De l'autre, nous observons que cette "masse d'initiatives de citoyenneté" intrigue de plus en plus les institutionnels et les politiques, interpelle les modes d'organisation des services locaux. Ces derniers ayant trop souvent tendance à se satisfaire de leurs propres initiatives de démocratie locale sans toutefois consulter en amont leurs concitoyens sur la pertinence de leur démarche. C'est une forme de consultation sans concertation préalable qui entraîne parfois un rejet de la population pour ce genre d'initiative non partagée.

Notes

[1] j'étais également chroniqueur pour ce mensuel durant les élections municipales de 2008

[2] "non-conférence" ouverte qui prend la forme d'ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous apporter ou produire quelque chose

[3] Technologies de l'Information et de la Communication

[4] photo: Bruno Lestienne - Le Blog2Roubaix


22

09

2009

Nouvelles modalités pour la distribution des subventions accordées aux associations socioculturelles à Grenoble

grenoble subvention association Après plus d'un an de concertation avec les principaux acteurs socioculturels de la commune, la Ville de Grenoble vient de présenter ses nouvelles modalités de financement accordées aux associations socioculturelles pour les trois prochaines années (2010-2012).

Un reconventionnement qui s'inscrit désormais dans la nouvelle politique éducative de la ville, en l'occurence, dans le Projet Educatif Grenoblois (PEG) chargé de structurer toute l'action éducative avec ses différents partenariats (Education nationale, parents et associations concernées - lire mon précédent article sur le sujet).

Selon Paul Bron, Adjoint à l'Education de la Ville de Grenoble, cette nouvelle démarche d'aide, de financement et de subventionnement a pour objectif d'apporter plus d'équité dans la distribution des subventions. Une meilleure lisibilité sur les nouveaux modes de calcul et un meilleur équilibre "budgétaire" pour les associations concernées.


3 objectifs, 6 axes et un nouveau dispositif


"La ville a choisi de reconventionner avec les associations (...) Ce qui n'est pas forcement le cas de certaines communes en France (...) Ensuite, on a choisi que ce soit à budget constant et on ne va pas dans des réductions (...) On a le même budget qu'en 2009, soit 5,315 M€ par an qui est consacré à ce reconventionnement sur trois ans et il n'y aura pas de coupe (...) La nouveauté aussi, c'est qu'on va répartir cette enveloppe de façon différente à partir de nouveaux objectifs et critères de répartition fixés par la ville" explique Paul Bron avec une certaine précaution en conférence de presse.

Dans le domaine socioculturel, ces nouveaux objectifs tournent autour de 6 axes.

En ligne de mire : la prise en compte du public essentiellement adolescent.

"Une tranche d'âge qui fuit un peu les associations" selon Hélène Vincent, Adjointe à la Jeunesse. Une offre d'accueil pendant les temps périscolaires. Une volonté d'assurer la qualité des contenus éducatifs "et surtout avec quels intervenants elle doit se faire" ajoute la jeune Adjointe. Favoriser l'accessibilité permettant notamment d'améliorer la fréquentation. Développer les offres de séjour pendant les petites et grandes vacances. Enfin, développer la participation du public, des usagers et des parents au sein des associations socioculturelles "pour qu'elles soient mieux considérées de l'intérieur, pas municipalisées" ajoute Hélène Vincent.


Nouvelles modalités de financement, nouveau mode de calcul


"Jusqu'à présent, il y avait une subvention annuelle de fonctionnement qui avait une part de variable très importante constituée de nombreux dispositifs (...) Aujourd'hui, on veut clarifier ce mode de financement (...) On veut mutualiser les moyens qui ne doivent pas mettre en péril la qualité, ni l'accès pour se donner des marges de manoeuvre et de financement sur des choix, des priorités et pour être plus juste" souligne l'Adjointe à la jeunesse.

Pour élaborer ce nouveau système de conventionnement, la Ville de Grenoble a mené pendant 12 mois un travail commun avec les 21 principales associations concernées (MJC, Maison pour Tous, de l'Enfance et autres associations socioculturelles...) dans les domaines de l'extrascolaire, du periscolaire et des loisirs.

Le nouveau conventionnement s'appuyer sur une première subvention annuelle "fixe" ou "consolidée" pendant 3 ans qui tient compte de la structure, de l'envergure de l'association et de la qualité de ses activités.

Une seconde subvention sera liée à la "fréquentation" des associations (principalement basée sur le nombre "d'heures/enfants" rapporté à la CAF dans leurs activités).

La Ville souhaite garder des marges de manoeuvre.

Elle decide de réguler à la baisse de 5% le montant de toutes les subventions attribuées aux 21 structures... sur la subvention fixe. Ce qui lui permet d'obtenir une enveloppe "redistribuable" sur deux axes : l'évolution de la "fréquentation" des structures associatives et un "appel à projet thematique" géré conjointement par la ville et les associations.

"On a donc des associations qui se retrouvent à la baisse et d'autres à la hausse (...) Une redistribution qui nous paraît beaucoup plus égalitaire (...) Avant, le conventionnement se faisait essentiellement autour du projet des associations et du contenu qu'elles proposaient (...) La ville ne s'y reconnaissait pas forcement" explique Paul Bron.

Désormais, le système de conventionnement sera lié aux projets des associations élaborés en commun avec la municipalité.


Rapprochement et mutualisation


Des projets prenant en compte les besoins, critères et orientations de la ville. "Avec nous, beaucoup d'associations ont apprécié de retravailler sur leur projets associatifs et leurs actions (...) Quelque part, la relation de partenariat est plus claire (...) même si cela pouvait en apparence les contraindre" précise Hélène Vincent.

Et parmi ces nouveaux critères et indicateurs spécifiques à la fois quantitatifs et qualitatifs pris en compte dans le cadre d'une évaluation à terme des structures associatives, notons leur capacité d'appel sur des projets thématiques, l'accueil, la participation du public et des familles, l'ouverture horaire en fonction de certaines tranches d'ages et autres critères d'accessibilité.

Cette nouvelle politique de subventionnement des associations socioculturelles pour les trois prochaines années (2010-2012) devrait être enterinée lors du Conseil municipal de novembre ou décembre.

Reste à savoir quelles sont les associations qui bénéficieront d'une augmentation ou d'une diminution de subvention dans les mois à venir. Il leur reste quelques semaines pour paufiner et "retravailler" leur projet associatif. Pour des questions de fonctionnement et de communication politique, la ville de Grenoble se refuse pour le moment d'indiquer la moindre variation en terme d'allocation de subvention.

Objectifs affichés : mutualisation des structures, des coûts et/ou des moyens par des alliances, de nouvelles directions.

Affaire à suivre...


08

07

2009

La Ville de Grenoble expérimente un dispositif nocturne pour prévenir la tranquilité des habitants du centre-ville. En attendant la vidéo surveillance...

grenoble pilaud Il y a quelques jours, la Ville de Grenoble relançait son opération d'été "La Belle Estivale 2009" pour toutes celles et ceux qui souhaitent profiter de la saison et vivre des instants de détente en famille ou entre ami(e)s (lire mon précédent article).

En parallèle, pour prévenir la tranquillité des habitants du centre-ville de Grenoble et les conduites à risque des jeunes, la municipalité a décidé d'expérimenter un nouveau dispositif nocturne en partenariat avec la Mutuelle des Etudiants, coordonné avec Police national, la Police municipale, les services municipaux et les associations de terrain travaillant dans les domaines de la délinquance, de la prévention et de l'urgence sociale.

Ce dispositif se nomme "Tranquil' Eté".

"Pour nous, l'été n'est pas simplement une affaire d'encadrement, d'organisation ou de multiplication des animations (...) Nous sommes tous préoccupés par les problèmes de nuisances nocturnes (...) La Ville à elle seule ne peut suffire à régler tous les problèmes notamment qui relèvent de l'ordre public (...) Notre volonté est d'aller vers les jeunes" souligne Michel Destot, Député-Maire de Grenoble lors de la conférence de presse de présentation du dispositif au 12ème étage de la Mairie de Grenoble [1].


Un pari sur l'intelligence collective et l'individu


La Ville de Grenoble souhaite "traiter" en priorité la question des nuisances dans l'hypercentre de Grenoble. Sans attendre, à travers ce nouveau dispositif, elle envisage d'améliorer la coordination et la présence des différents acteurs "humains" susceptibles de sensibiliser les plus jeunes sur le terrain. Notamment ceux qui se réunissent en fin de journée ou durant la nuit, pour "faire la fête".

"Aujourd'hui, des jeunes posent de multiples soucis de santé publique au sens large (...) Les conduites addictives liées à l'alcool, parfois aux produits stupéfiants, les nuisances sonores, qu'il s'agisse de percussions, de musiques amplifiées, les agressions plus ou moins graves dont souvent les premières victimes sont les jeunes filles et les personnes les plus faibles (...) SDF qui nous font remonter des agressions (...) Sans vouloir le fermer ni le bunkeriser à partir d'une certaine heure de la nuit, le centre-ville aspire à un minimum de tranquillité pour les riverains qui ouvrent plus facilement le soir les fenêtres en été" explique Jérôme Safar, 1er Adjoint chargé des Finances, délégué à la Prévention et à la Santé.

Présence, prévention, faciliter le "vivre ensemble", réfléchir aux conditions d'une fête réussie... devient le mot d'ordre de la Municipalité durant la période estivale. Elle confie à La Mutuelle Des Etudiants (LMDE) le soin de former des équipes mobiles et de sensibiliser les jeunes sur les risques et dommages collatéraux liés aux conduites à risque en centre-ville, d'un point de vue individuel et collectif.


Tranquil' Eté : une approche expérimentale par ses pairs


Pour Jérôme Safar, "il est toujours plus facile pour un jeune de s'exprimer lorsqu'il est en face d'un autre jeune qui serait repéré comme étant quelqu'un qui a une conduite à risque" pour discuter, échanger... et recueillir auprès de ce dernier des informations.

Le nouveau dispositif est opérationnel durant le mois de juillet 2009. Il devrait reprendre et se prolonger du 1er septembre au 31 octobre. Il s'appuie sur une expérimentation actuellement en cours depuis le mois de mars dans la Ville de Rennes.

Une quinzaine de soirées ont été "ciblées" durant lesquelles une dizaine de jeunes dotés d'une expérience en prévention (en équipe, 2 à 4 binômes composés d'une fille, d'un garçon avec 1 responsable d'équipe sur le terrain) identifiés par un tee-shirt bleu [2] "Grenoble - Tranquil'Eté" sont habilités à déambuler dans un périmètre délimité de 18h30 à 23h entre le secteur Notre-Dame et le Jardin de Ville.

Moyenne d'âge des étudiants formées et salariés pour cette mission : entre 22 et 25 ans.

grenoble safar "La solution d'approche, d'accompagnement et de sensibilisation par des jeunes qui vont s'adresser à leur semblable nous semble une bonne idée pour essayer de qualifier un peu les choses auprès d'eux et aborder les questions de prise de risque individuel et collectif (...) Les binômes font passer des messages et récoltent des données (...) Il n'ont pas pour mission d'intervenir directement mais sont habilités si nécessaire à communiquer aux autorités d'éventuels débuts de débordement" explique Laurent Berthet, Directeur délégué de la Mutuelle des Etudiants.

Pour Hélène Vincent, Adjointe à la Jeunesse, ce dispositif s'intègre parfaitement dans la démarche du projet "Jeunesse" de la Ville de Grenoble. "Nous sommes bien dans le cadre de la responsabilisation des jeunes (...) Face au conflit intergénérationnel, la question est de savoir qui est le mieux à même de leur parler dans le cadre d'une animation d'hyper-proximité tout en restant dans une démarche globale".

Pour Eléonore Perrier, Conseillère municipale déléguée à la Sécurité civile et la Lutte contre les nuisances, "On ne va pas s'intéresser à ceux qui boivent plus que d'autres ni aux causes (...) L'intérêt, c'est le vivre ensemble tout en faisant prendre conscience que certains espaces publics ne sont pas réservés à ceux qui font la fête (...) Avec ce dispositif de dialogue, on est dans l'humain, pas dans le matériel".

Selon Jérôme Safar, le "coût net" du dispositif pour la Ville de Grenoble, sans compter les aides publics éventuelles à venir est de 30 000 euros.


Charte de qualité de la vie nocturne et... vidéo surveillance


Près d'un an après son annonce, la "Charte de qualité de la vie nocturne" élaborée en partenariat avec les Unions de quartier, commerçants et autres partenaires associés n'est toujours pas définitivement finalisée, ni adoptée [3].

Face à ce retard, la Ville de Grenoble souhaite "traiter" en priorité la question des nuisances au Jardin de Ville et dans ses environs avant la signature de cette fameuse Charte (un jour, peut-être...) auprès de la Préfecture de l'Isère.

A l'automne, le dispositif "Tranquil' Eté" sera évalué par le cabinet ELC2 pour observer la démarche et dresser avec les habitants un bilan précis de cette expérimentation. "Ça nous permettra aussi de décider définitivement si oui ou non on ferme le Jardin de Ville" - la nuit - explique Michel Destot.

Lors du dernier Conseil municipal, la question de la vidéo-surveillance à une nouvelle fois été évoquée... pour être étudiée.

Trois secteurs de la ville sont préalablement ciblés dans le cadre d'une vidéo-surveillance éventuelle : la Capuche (problématique de sécurité), le Village Olympique (protection des bâtiments et parking) et le Jardin de Ville (offre alternative de surveillance).

Chose étonnante, notons au passage que la Ville de Grenoble ne prévoit pas de reconduire ce dispositif expérimental... durant le mois d'août.

Notes

[1] vue, panorama splendide sur Grenoble

[2] Alain Pilaud, Adjoint à l'Animation, présente vaillamment le tee-shirt porté par les jeunes sélectionnés dans le cadre du dispositif

[3] déjà évoquée en mars-avril dernier


03

06

2009

Alain Carignon et Julien Polat relancent les "Etats-Généraux de la Rénovation" (EGR 38)

carignon grenoble egr Vendredi 29 mai 2009, Alain Carignon, ancien(s)... Maire de Grenoble, Député européen, de l'Isère, Président du Conseil Général, Ministre chargé de l'Environnement, de la Communication, Président de l'UMP 38, condamné par la justice en 1996, auteur d'ouvrages... avait rendez-vous avec les sympathisants, militants UMP et membres de l'association "Les Etats-Généraux de la Rénovation" (EGR 38) pour une réunion d'échange et d'information [1].

A ses côtés, Jorice Samuel et Julien Polat, Secrétaire Départemental Adjoint de l'UMP 38 et Président de l'EGR 38, une association initiée en avril 2008 puis propulsée en mars 2009, qui s'oppose principalement à la politique locale menée par le Parti Socialiste et ses alliées et qui dénonce "les errances d'une gestion aux antipodes des préoccupations des citoyens Isérois et pour formuler des propositions concrètes de gestion alternative" [2].


Ambiance assidue, "Chic et Select"


Une centaine de sympathisants, militants UMP proches de l'ancien Maire de Grenoble, de membres des "Etats-Généraux de la Rénovation" avaient rendez-vous dès 19h à l'Hôtel Mercure Alpha de Meylan.

A 19h pile, Alain Carignon et Julien Polat, tout sourire, arrivent sur le parking de l'Hôtel en Ford KA blanche. "Ah... les voilà (...) Voilà notre Maire" signale une militante Grenobloise à une autre sur le parvis. Dès leur arrivée, les deux personnalités visiblement détendues, apparemment très attendues sont applaudies généreusement par un public impatient.

Dans une salle climatisée avec pupitre, les différents orateurs se sont tour à tour exprimés devant des "fans" à l'écoute, assidus, plutôt âgés... et bien habillés pour la circonstance. Tenue "chic", pomponnage et beaux vêtements de sortie pour ces Dames. Tenue élégante et distinguée pour ces Messieurs [3].

A l'entrée, distribution de documents relatifs aux différentes campagnes de communication orchestrées par l'EGR38. Certains sont déjà astucieusement affichés et placardés dans la salle. Dans un coin se tient un bureau d'adhésion à l'association actif et ouvert à tous. Nombreux sont ceux qui patientent en amont pour adhérer ou poser quelques questions administratives. Dans une salle adjacente, les ingrédients sont déjà disposés pour offrir un "pot de l'amitié" rafraichissant entre les membres.


Objectifs des Etats-Généraux de la Rénovation


Préalablement rattachée à l'UMP Isère lors de sa création, l'association EGR 38 a pour ambition de rassembler des personnes "qui partagent des idées d'opposition sans pour autant faire la démarche d'adhérer à un parti politique" explique Jorice Samuel.

Côté fonctionnement, elle cherche à accentuer le déploiement de référents territoriaux sur tous les cantons de l'Isère "pour faire remonter des informations sur la gestion socialiste" ajoute ce dernier.

A travers la création de cellules de réflexion et de comités répartis sur le territoire, les Etats-Généraux de la Rénovation se donnent pour mission de lancer diverses campagnes d'information originales pour sensibiliser la population sur différentes thématiques.


Campagnes d'information thématiques et d'opposition


Parmi les diverses campagnes lancées par les membres de l'association, citons notamment les initiatives suivantes.

La hausse de la fiscalité régionale (augmentation de la taxe carte grise, taxe professionnelle... 6000 affiches, 10 000 tracts), le bilan de certains élus locaux (bulletins de notes des socialistes en Isère... 30 000 feuillets distribués), Alerte Enlèvement - Perdu de vue (disparition de promesses électorales et/ou d'élus locaux... 35000 documents sur papier glacé) concernant Erwann Binet, André Colomb-Bouvard, Michel Destot, Charles Galvin, Didier Migaud, Brigitte Perillie, Christian Pichoud, Denis Pinot [4], Serge Revel et André Vallini.

Dernière campagne d'information en date, "le ticket de caisse du Parti Socialiste aux Grenoblois" (format ticket d'hypermarché distribué depuis quelques semaines... sur les marchés le samedi). Kitty Lequesne, ancienne suppléante du candidat Alain Carignon aux dernières législatives se targue d'ajouter à propos de cette récente campagne, "Vous savez, ça marche ce format ticket de caisse (...) Les personnes à qui on les distribue ne le jettent pas par terre, elles les gardent dans leur poche pour le lire après".


Sujets passés en revue, à la loupe


Julien Polat ne manque pas d'arguments pour souligner son opposition à l'encontre de la majorité socialiste en Isère. "On manque de place pour dire tout ce qu'on a à dire (...) Il faut que ça change et pour cela, il est nécessaire de diffuser les informations que nous avons (...) On est là pour se structurer en réseau et le jour où le changement arrivera, on sera prêt pour agir (...) Les élus font tout ce qu'il faut pour nous faire taire (...) Depuis que certains [5] ne sont plus ensemble, les langues se délient" signale le Secrétaire Départemental Adjoint de l'UMP 38 à son auditoire.

Durant une vingtaine de minutes, à titre d'exemples, il passe en revue de nombreux sujets qui le préoccupent, tous étroitement liés à l'actualité récente de la région Grenobloise.

Pêle-mêle : une fiscalité "préoccupante" dans la région, l'augmentation des impôts sur Grenoble, une future implantation d'une statut au parc Paul Mistral pour un montant très élevé, un portrait relevé de Geneviève Fioraso "experte incontournable en économie (...) responsable quand ça va bien, responsable de rien quand ça va mal", le point de vue particulier de Michel Issindou sur le cumul des mandats, la perte de marché du prestataire local TRANSDEV au profit d'une entreprise Suisse, une décision récente d'augmenter certaines tranches de tarifs des VFD, des problèmes de quotient familial et de tarification élevée de restauration scolaire du côté de Tullins , la méthode de subvention accordée au CLUQ et le rôle des CCS en parallèle, la carte de transport Emeraude...

Pour Julien Polat, la liste est longue. Selon lui, difficile d'entrevoir une politique de majorité unique, claire et concertée.


Fonctionnement opaque


Avec une certaine vigueur et détermination, sans lecture de note sur son pupitre, Alain Carignon explique au public que les cumuls d'indemnités des élus ont atteint des sommets tout comme les frais de fonctionnement et de déplacements.

"Je connais pas mal de monde, j'ai encore pas mal d'amis qui m'informent (...) Il n'y a pas de vraie vision de l'agglomération (...) Aujourd'hui, toutes les marges de manœuvre ont explosé (...) Aucun citoyen aujourd'hui n'est capable de dire combien coûte un élu, ceci est intolérable dans la situation que nous vivons (...) Il y a encore des chargés de mission aux J.O. qu'on a perdu (...) Notre job, c'est de dénoncer cette opacité, de sortir les infos" explique l'ancien Maire de Grenoble.


L'UMP au niveau local


L'ancien Ministre revient sur le rôle et le positionnement de l'UMP au niveau local depuis l'élection à sa tête de Michel Savin en début d'année. Alain Carignon déplore le manque de rassemblement, de contact et de main tendue de la part des instances de son parti politique tout en soulignant un problème d'unité et de représentation.

"Je suis disponible pour préparer l'avenir et je suis totalement mobilisé (...) J'ai connu beaucoup d'échecs et quelques victoires avec vous (...) Après une défaite, on se relève et on se met debout, on conserve sa conviction intacte et on reste disponible pour les batailles du futur car tout est possible ensemble (...) Pour l'instant, laissons L'UMP actuelle s'installer par respect pour celles et ceux qui l'a dirigent, nous prendrons notre part dans les batailles qui nous attendent explique Alain Carignon avec un certain verbe.

Applaudissement dans la salle avant d'engager le dialogue et de répondre aux différentes questions du public. Questions et interventions parfois musclées, ciblées en direction de l'UMP ou de l'association. Certaines personnes dénoncent par exemple le manque de force et de vigueur de l'opposition municipale à droite.

En guise de conclusion, Julien Polat, exprime... une certaine impatience.

"Michel Destot ne sera pas Maire éternellement (...) Des divisions apparaissent au sein des rangs socialistes, c'est une opportunité qu'on doit saisir" explique ce dernier tout en dressant une la liste connue des futurs prétendants à la Mairie de Grenoble, à savoir les Adjoint(e)s Jérôme Safar, Geneviève Fioraso, Stéphane Siebert ou Olivier Noblecourt...


En attendant, les Etats-Généraux de la Rénovation (EGR 38) préparent leur 4ème cible et prochaine campagne à venir sur... le bilan des députés socialistes de la région Grenobloise en faisant le point sur le cumul des fonctions, des mandats et des missions.

Tout un programme.

Notes

[1] visiblement, les médias ne s'y sont pas précipités...

[2] voir egr38.fr

[3] heu... j'étais en jeans dans un coin avec mes notes et mon mobile

[4] document le plus "réussi" selon un membre de l'EGR 38

[5] il fait notamment référence au groupe des Verts à la Mairie


09

01

2009

3ème journée : en direct des rencontres d'Autrans 2009 : micro blogging

autrans internet 2009 Comme chaque année depuis 13 ans et durant trois jours, de nombreux acteurs de l'Internet se retrouve à Autrans pour échanger sur les outils Internet, communiquer sur les nouveaux usages, créer des liens à travers des réseaux humains (et sociaux), se familiariser sur des produits du web ou introduire de nouveaux concepts du web.

Plutôt que de rédiger un article, j'ai choisi cette année de micro-bloguer sur place (envoyer de courts messages à la communauté, redistribution de notes, partage de points de vue, synthèse et regroupement des échanges en fin de session à partir des réseaux sociaux mis à disposition).

Le tout... en live !

Un expérience enrichissante lorsqu'elle est partagée par la communauté (absente et présente) qui suit les comptes-rendus archivés et vous fait un retour... en direct !


Suivre les notes en direct ICI, sur le Mur, redistribuées sur Autrans 2009


11

08

2008

Un été "populaire" au Parc Paul Mistral

ete grenoble Pour la seconde année, la Ville de Grenoble organise durant la saison estivale, du 4 juillet au 1er septembre 2008, un "Eté au Parc Paul Mistral".

Une invitation à la détente, au divertissement, à la danse, à la pratique de nombreuses activités offertes aux habitants de Grenoble et ses environs.

Fort de son premier succès en 2007, la Ville de Grenoble reconduit l'initiative et choisit d'agrandir le périmètre "estival". De nombreuses associations et clubs sont invités à faire découvrir de nombreuses activités pour la plupart, réservées aux enfants : parcours acrobatique, bassin de jeux d'eau, murs d'escalade, ateliers de construction, tours de poneys, tir à l'arc, Touch'Rugby...

En parallèle, les adultes ont également l'opportunité de se reposer sur des chaises longues, dans des hamacs au "Solarium", de jouer au Beach-Volley, d'entretenir leur corps par le Fitness, d'effectuer du Jogging, de jouer également aux Echecs ou d'être massés par des professionnels en fin de semaine...


Le "Paris-plage" Grenoblois : mixité sociale relative


La municipalité s'est donnée les moyens d'accueillir petits et grands : ce "Paris-plage" Grenoblois est une très bonne initiative.

Et à première vue, on se demande pourquoi la municipalité de Grenoble n'y avait pas pensé les années précédentes. Pour la saison d'été 2008, les nombreux ateliers occupent une grande partie de l'espace du Parc Paul Mistral, de l'angle avenue Jean Perrot et du boulevard Jean Pain jusqu'aux nouvelles extensions du parc près de l'Isère.

Sur place, l'engouement des habitants participant à l'opération est visible. En majorité, il s'agit de parents et enfants issus de milieux populaires et/ou qui n'ont pas toujours l'opportunité de partir en vacances. D'autres enfants inscrits en centre de loisirs viennent en groupe également goûter aux ateliers.

En d'autres termes, la mixité sociale est au rendez-vous : mais elle reste relative.

L'une des principales attraction journalière réservée aux enfants est "l'Espace Fraîcheur" au pied de la Tour Perret. Un vaste plan d'eau sur deux bassins les accueillent. Par deux fois, je me suis rendu sur place avec mes enfants en juillet).


Encadrement, délégation et responsabilité


Alors qu'il est indiqué que les enfants doivent naturellement rester en permanence sous la responsabilité et sous l'oeil vigilant de leur parents ou accompagnateurs, force est de constater que ces derniers ont fâcheusement tendance à négliger l'attention qu'ils doivent porter sur eux.

A mon grand étonnement, une fois dans l'eau, très peu de parents surveillent leurs progénitures.

Lors de mon premier passage au parc, près de 65 gamins s'éclataient dans l'eau, encadrés seulement par 3 jeunes animatrices complètement débordées par l'ambiance et la situation. L'une d'elle discutait avec une toute petite fille, heureuse de la revoir depuis la veille. Une autre, était occupée à signaler à un parent qu'il ne devait pas marcher habillé sur le sol des plans d'eau (le parent, pieds nus, étonné, souhaitait simplement aller à la rencontre de son fils pour lui indiquer qu'il devait sortir du bassin). La dernière, faisant des allers-retours entre la cabane du matériel aquatique et l'un des bassins.

Difficile d'y voir clair. Difficile d'observer un encadrement responsable. Pourtant, il est stipulé dans la brochure officielle "Animations ouvertes tous les jours au public de 12h à 20h, encadrées et sécurisées par une équipe d'animateurs". Les parents n'ont pas compris le message.


Entre aménagement, irritation et propreté


Mon fils aîné s'est baigné un instant dans les jeux d'eau... sous ma surveillance. Vu la foule et le manque de place dans les bassins, il avait du mal à prendre ses repères et à jouer dans l'eau.

Après être sorti de la piscine, au moment de l'essuyer avec une serviette de bain, j'ai constaté sur la peau de mon fils de nombreux poils de différentes tailles et couleurs sur son corps. Étonné sur le moment, j'ai cru un instant qu'ils provenaient de ma serviette : négatif. Il s'agit de poils des enfants en provenance du bassin. Ma réaction fut de me demander si l'eau des piscines était convenablement traitée.

Par ailleurs, une amie rencontrée près de l'anneau de vitesse me signalait qu'un des bassins (celui de droite) avait été vidé la veille en pleine journée d'activités en raison du vomissement d'un enfant dans l'eau. L'opération a duré à peine 5 mn : il fallait rapidement effectuer un nouveau remplissage pour continuer d'accueillir et de répartir les nombreux enfants dans les bassins.

Au moment de quitter les lieux, j'observe une maman en train d'aider sa fille à "faire ses besoins" sous des arbres du parc situés à seulement quelques mètres des hamacs et des aires de jeux pour enfants (Ouistiti). De quoi en décontenancer plus d'un à la vue de ce comportement.

A quelques mètres de là en retrait, se trouve le bureau d'informations des activités du parc. Je m'y rends immédiatement. J'attends mon tour devant quelques personnes venues gratuitement réclamer avec insistance une casquette ou un chapeau estampillé "Ville de Grenoble" pour se protéger du soleil. (Cela m'a bien amusé : l'hôtesse d'accueil n'en avait plus en stock et les gens repartaient bredouille en soupirant).

Mon tour venu, je demande où se situent les toilettes. J'obtiens la réponse suivante : "Ah...et bien... normalement, on doit en mettre et on attend depuis quinze jours la société qui doit les installer sur les jeux (...) mais ils doivent arriver normalement (...) Sinon, vous pouvez aller là bas beaucoup plus loin aux toilettes payants..." me signale l'hôtesse. Nous étions fin juillet.

Lorsqu'une famille reste tout une après-midi près des ateliers, j'ose espérer que des toilettes mobiles et gratuites apparemment tant attendues ont pu être installées depuis... sic !


Des ateliers et activités victimes de leur succès


Un vendredi, lors de mon second passage au parc, j'ai emmené mon fils s'initier à la fabrication de cerfs-volants.

Durant deux heures, une association (Imagin'air) proposait gratuitement aux enfants d'apprendre à construire, à décorer et à piloter des cerfs-volants. Un succès total, un succès énorme à tel point que la municipalité de Grenoble a sous-estimé le nombre (40) de cerfs-volants à commander chaque semaine auprès de l'animatrice de l'atelier de création (voir ma photo). En discutant avec elle, celle-ci m'indiqua qu'elle avait été verbalement vilipendée par des parents énervés de n'avoir pas pu obtenir de place pour leurs enfants sur l'atelier.

Ce jour là, Michel Destot, député-maire de Grenoble en tenue décontractée, faisait tranquillement le tour des ateliers à la rencontre des Grenoblois sur le Parc Paul Mistral en compagnie des responsables de la manifestation estivale.


En vidéo, l'ambiance journalière d'un "Eté au Par Paul Mistral" :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



14

04

2008

Lancement de l'OFIPOPU à Grenoble : Observatoire des Finances et des Politiques Publiques

ofipopu grenoble Jeudi 10 avril 2008, je me suis rendu à la Boutique Citoyenne de Grenoble.

Habituellement animée par Vincent Comparat, chargé de conseiller gratuitement les personnes physiques et morales à la recherche de renseignements sur l'action publique, politique et locale, la Boutique Citoyenne [1] organisait une conférence de presse [2] pour évoquer le lancement de l'OFIPOPU, l'Observatoire des Finances et des Politiques Publiques à Grenoble.

Raymond Avriller (ADES) était également présent pour soutenir la création de cet observatoire et souligner l'importance de l'initiative dans la région.

Partant des articles 13, 14 et 15 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 donnant notamment le droit de demander des comptes à tout agent public de son administration, l'OFIPOPU se constitue en association de fait et se dote d'un Conseil d'orientation composé d'une dizaine de personnes.


Fonctionnement


Le fonctionnement de cette nouvelle entité repose sur le bénévolat et l'organisation d'un réseau de correspondants sur le terrain. Afin de garantir son indépendance, l'OFIPOPU n'envisage pas de demande de subvention. Le groupe entend rendre compte de ses travaux en publiant plusieurs bilans annuels auprès du grand public : un premier en début d'année axé sur la communication des budgets prévisionnels, un second à la rentrée relevant les comptes administratifs des collectivités.

l'OFIPOPU [3] se donne quelques mois pour porter notamment l'ensemble de ses travaux sur Internet [4].

Dans un premier temps, l'observatoire à l'intention d'envoyer des courriers aux organismes publics afin de pouvoir collecter des informations financières. Le cas échéant, les demandes de renseignements non obtenues seront portées à la connaissance du public.

Dans un second temps, celui-ci propose de rendre accessible au public des documents officiels sous une forme synthétique accompagnés si besoin, de commentaires, de copies ou d'extraits de documents scannés. Une publication d'éléments calibrée sur le modèle de la DGCL ou sur la présentation de données ministérielles.

Dans un troisième temps, celui-ci entend répondre aux questions posées par le grand public, les associations, élus ou responsables sur un sujet en particulier et ce, en dehors de toute prérogative de nature politique.


Missions et objectifs


En lançant son initiative, l'OFIPOPU souhaite porter un premier regard sur les comptes publics depuis 2001 calqué sur le modèle de l'Observatoire de la Dépense Communal piloté par le CLUQ qui proposait dans les années 90 d'analyser la gestion des collectivités entre 1983 et 1995.

Pour l'heure, la mission de ce groupe se limite à l'examen des finances locales et des services publics locaux de la ville de Grenoble, de la Métro, du CG38, de la région Rhône Alpes et d'autres collectivités rattachées.

Les premiers objectifs de l'OFIPOPU :

porter des informations financières synthétiques aux habitants, élus ou associations ; vérifier la portabilité et l'accès à ses informations en provenance des collectivités ; comparer les promesses électorales aux actes et aux délibérations des organismes ; former si nécessaire les citoyens aux rouages des services publics et des collectivités ; alerter les habitants en cas de dépenses onéreuses ou de dérives financières...

Les premieres préoccupations de l'OFIPOPU :

vérifier et évaluer l'accès aux informations financières sur les sites Internet publics ; relever les méthodes et les moyens d'accès aux informations ; mesurer l'évolution de la fiscalité locale ou réaliser des expertises de situation ; comparer à titre indicatif la situation financière d'une ville par rapport à une autre...


Publier et synthétiser des informations parfois difficiles à obtenir...


Vincent Comparat, directeur de publication du journal de l'ADES souligne "Nous souhaitons donner une liberté d'appréciation des données financières au public (...) On se limitera uniquement à donner des infos tout en effectuant une analyse pluraliste des données accessibles à tous (...) Il y a beaucoup d'éléments à publier qui ne le sont pas ou ne le sont jamais alors que légalement, de nombreuses collectivités devraient les donner de leur propre chef sans qu'on leur demande (...) En priorité, on va surtout surveiller de très près la Métro, c'est l'une des collectivités les plus fragiles, le Conseil général n'a pas de dette à proprement parlé, la Région est en train de s'endetter normalement et la ville de Grenoble est stable et plutôt saine pour le moment".

Raymond Avriller explique à son tour "On a une assez grande confiance dans les chiffres fournis par les services (...) On ne veut pas que notre initiative devienne un moyen permettant à la population de réclamer moins d'impôts par exemple (...) Une chose essentielle aussi, on va aussi publier les vrais tarifs des services publics parfois difficilement accessibles aux usagers (...) Qui connaît vraiment les tarifs des transports, du SMTC et de la SEMITAG, du chauffage urbain, de GEG, d'EDF, de la restauration scolaire, de l'eau, de l'assainissement et des stationnements ? (...) On s'appuiera sur les Service de Contrôle de Gestion (...) On s'occupera aussi de relever la fiscalité mixte et on préviendra si nécessaire l'arrivée de nouveaux impôts".


Le site de la ville de Grenoble distinguée pour sa transparence


Juste au moment où le site web de la Ville de Grenoble se voit distinguer pour la seconde fois pour sa transparence en matière de communication budgétaire sur les 490 collectivités locales examinées (lire l'étude), l'OFIPOPU se donne pour mission en parallèle de renforcer l'accès aux données financières en toute indépendance. Selon l'observatoire, il reste encore des efforts pour expliquer clairement certaines délibérations du Conseil municipal.

Partant du simple Collectif en passant par les Associations et Unions de quartier puis les Comités les regroupant, les Conseils consultatifs de secteur, la Mairie, la Communauté de communes, le Département en passant par son Conseil général et la Préfecture, la Région, l'Etat et l'Europe...

...difficile pour le citoyen d'y voir clair, d'agir, de s'orienter et de s'intercaler dans ces rouages.

Reste à engager ce dernier dans une phase d'approche de lecture des informations financières en provenance des collectivités et à l'intéresser davantage à la chose publique dans un système qu'il considère de plus en plus complexe et opaque dans lequel il ne trouve plus sa place... depuis longtemps.

En annexe, ci-dessous à télécharger, l'un des premiers documents et tableau de l'OFIPOPU : l'évolution de la fiscalité locale à Grenoble entre 2001 et 2007.

Extraits du document de l'OFIPOPU sur le sujet : "De novembre 2001 à novembre 2007, la taxe d’habitation a augmenté de 15,6 %. L’inflation n’a été que de 11% durant la même période" - "D’octobre 2001 à octobre 2007, la taxe foncière a augmenté de 24,6 %. L’inflation n’a été que de 10 % durant cette période" - "Au total, ces deux impôts ont augmenté de 20,4 % sur la période, soit le double de l’augmentation des prix".

Notes

[1] lire mon précédent billet sur le sujet

[2] étonné, peu de journalistes présents...

[3] La Boutique Citoyenne, 12 rue Voltaire à Grenoble

[4] probablement en ligne dès l'été 2008


10

04

2008

Inquiétude de l'Association des Enfants du Tamil Nadu concernant la disparition de panneaux d'exposition "Les enfants de Gandhi"

tamil nadu gandhi Le 27 mars 2008, j'étais invité à l'inauguration de l'exposition "Les enfants de Gandhi" à l'initiative de l'association "Enfants du Tamil Nadu", en présence notamment de Michel Destot, Député Maire de Grenoble et d'Alain Pilaud, Adjoint à l'animation et du secteur 2.

Depuis le 18 mars dernier, les Grenoblois ont l'opportunité de découvrir en ville des photographies de visages de la jeunesse indienne soixante ans après la disparition du Mahatma Gandhi . Ces paysages et portraits honorent ainsi le "père de la Nation" indienne.

31 panneaux géants sont exposés à la lumière du jour entre les grilles de la Place de Gordes et celle du Jardin de Ville jusqu'au 28 avril 2008. Chacun est associé à une citation célèbre de Gandhi. Chacun représente l'un des enfants de l'orphelinat de Madurai résident dans une maison louée par l'association dont l'une des principales missions est de protéger ces orphelins. Ces derniers sont encadrés sur place par un personnel compétent leur procurant de l'affection tout en veillant à leur alimentation et leur éducation.

En vidéo, un joueur de Sitar devant un public venu nombreux inaugurer l'exposition devant la Maison de l'International, parvis des droits de l'homme.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Une première disparition de quatre panneaux photo d'exposition


Mais voilà, dans la nuit du 26 au 27, à la veille de l'inauguration de l'exposition, quatre panneaux photo ont disparu.

Ce jour là, évoquant le succès de l'opération en centre-ville et la disparition des photographies, Martine Amram, trésorière de l'association me confiait "Je ne comprends pas ce qui s'est passé (...) J'ose espérer qu'il s'agit d'une plaisanterie passagère ou bien peut-être que nous sommes simplement victimes de notre succès (...) Je ne devrais peut -être pas m'en faire mais c'est quand même un peu fort, la veille de l'inauguration en plus (...) Je souhaite simplement qu'ils nous reviennent et je me chargerai sans soucis de les raccrocher sans poser de problèmes".

Sur le moment, pour relativiser ce geste par une boutade passagère, j'indiquais à la trésorière en plaisantant qu'il s'agissait probablement d'un amateur éclairé, amoureux de la photographie qui a choisi de subtiliser sur un coup de tête quelques panneaux pour les accrocher dans son beau salon dans un bel appartement du quartier des Antiquaires (sic).

L'affaire ne faisait que commencer.


Une seconde disparition de panneaux photo d'exposition


Dans la nuit du 6 et 7 avril dernier, un cinquième panneau a été subtilisé [1].

Jointe par téléphone en début de semaine, Martine Amram me confiait d'un air offusqué "Franchement, ça ne me fait plus rigoler du tout, ça suffit (...) Maintenant, je parle de vol ni plus ni moins (...) En plus, l'un des panneaux a été tagué, je trouve cela inadmissible sur le plan artistique (...) Pour moi, c'est comme si on prenait un peu la vie d'un des enfants dont nous nous occupons (...) J'ai aussi prévenu l'équipe de Michel Destot qu'il fallait chercher en commun à renforcer ou sécuriser l'accrochage de panneaux pour d'autres manifestations de ce genre à l'avenir (...) C'est malheureux à dire mais s'il faut en arriver là...".

Une fois de plus, il est regrettable de constater un tel comportement. Il est vrai que l'événementiel ou l'exposition nouvelle ou temporaire d'un "mobilier urbain" attire systématique l'attention sur la voie publique.

Certains s'en approchent et prennent plaisir à observer, imaginer, contempler une nouveauté. A contrario, certains estiment que ce type de manifestation, même temporaire, les dérange au motif que la voie publique n'appartient pas à une entité mais à tout le monde. En tentant de subtiliser un objet, d'autres prennent plaisir à savourer leur exploit et leur capacité à pouvoir le faire.

Nous vivons une drôle d'époque.

Notes

[1] En médaillon sur ma photo, les 5 panneaux subtilisés


- page 1 de 2