Le blog local de Grenoble | Plateforme de publication participative et d'expression locale

> Accueil | A propos | Charte | Agenda | Médias | Contact | La Salade Grenobloise | Proposer [ témoignage, communiqué ]    

Mot clé :: [ blogueur ] - Tag associé à 11 billet(s)

Fil des billets sur ce tag - Fil des commentaires sur ce tag

12

10

2009

Michel Destot affiche clairement ses ambitions... sur Internet

destot grenoble web Mercredi 7 octobre à 15h57, Michel Destot , Député-Maire de Grenoble annoncait [1] le lancement de son nouveau site web sur son... ancien blog.

Une bonne surprise de taille pour tous ses fidèles lecteurs qui, il faut le dire depuis quelques mois, n'avaient plus tout à fait la possibilité d'échanger quelques propos, donner leur opinion ou interagir directement en ligne avec le premier Magistrat de la ville.

En cause, la désactivation volontaire et la suppression "sélective" au fil des périodes du système de dépôt de contributions et de commentaires sur son blog personnel couleur café.

Il y a un peu plus de deux ans, j'avais fait une petite critique de ce blog dans un article papier qui devait paraître dans un supplément du DL. Au dernier moment, la publication n'avait pu se faire [2]. En début d'année, un autre blogueur Grenoblois avait analysé le carnet de bord personnel du Maire de Grenoble dans le cadre de ses études [3]. A cette même période, le magazine PigeMag sélectionnait 5 blogs issus de la blogosphère Grenobloise qui, je cite "valent en tout cas le détour".

Le blog de Michel Destot faisait partie de la liste. Tout comme GreBlog MonGrenoble.


Changement de style


micheldestot.blogs.com fait désormais place à micheldestot.fr.

Le changement de style est pour le moins... radical.

Fini le carnet de bord personnel atypique du Député-Maire PS de Grenoble au sein de la blogosphère locale dont les publications étaient le plus souvent partagées entre son désir de mettre en avant ses passions, ses convictions personnelles, son engagement politique et son implication dans les dossiers locaux et nationaux. Un mélange de contenu non subordonné. Une écriture souvent sensible, relevée, notamment lorsque l'auteur parvenait à communiquer ses sentiments et états d'âme en direct de son expédition en Himalaya [4] par téléphone satellitaire. Un support qui lui permettait de temps à autre de s'affranchir des médias traditionnels. Sur ce dernier point, on se souvient qu'il avait choisi d'officialiser sa candidature pour un troisième mandat de Maire, un certain jeudi 11/10/07 à 17h en priorité... sur son blog.

Le carnet de bord personnel de Michel Destot fait désormais place à un site web d'information étoffé aux contenus plus riches, denses et variés. Une porte d'entrée davantage structurée, élargie et plus accessible. Une plateforme web réactualisée. Bref, comme vous l'aurez compris, un "weblogue" bâti pour la com... [5].

Rien à voir avec son ancien blog projeté sous TypePad (SixApart). La nouvelle version est maintenant propulsée sous WordPress (WorldPress).


Changement de dimension


Au menu des principales nouveautés, pêle-mêle :

La première, peut-être la plus importante : réactivation [6] du système de dépôt de contribution "modérée à priori" avec possibilité d'être averti par courriel lorsque le contributeur souhaite indiquer le sien.

En frontal et en page d'accueil, une mise en avant du dernier article publié (Front End Content). Une zone incluant un diaporama photos séquentiel repris dans une galerie d'images (SlideShow). Des articles catégorisés, triés par thèmes, accessibles par tags ou mots-clés (Tag Cloud). Un espace "Chrono" intégrant une parcelle de son agenda journalier (Quick Me). Une rubrique spécifique consacrée à l'actualité Grenoboise. Un flux d'information et d'actualité nationale en bas de page (Rss links). Un bloc de liens pertinents (Web Links). Un dispositif pour lutter contre les pourriels et autres s.pa.m.s (Captcha). Un chemin de navigation hierarchisé, fort pratique (BreadCumb). Un accès direct aux contenus archivés. Un formulaire de contact simplifié et la possibilité de s'abonner pour recevoir par courriel les dernières notes de l'auteur (Quick Notifier). Un accès direct à l'engagement, au parcours professionnel et politique de Michel Destot accompagné d'une liste de ses principaux centres d'intérêts (User Profile)...

Le reste est à découvrir progressivement en fonction de la hierachisation des contenus.


Quelques critiques nuancées


Sur la forme, l'interface et l'apparence du site ont tout pour séduire le lecteur au premier abord.

Elles lui permettent d'enterrer rapidement l'existence de son ancien carnet de bord personnel en ligne. Globalement le contenu est plus aéré, séparé par des intercalaires colorés, inséré dans des zones de nuances grises et bleues reprenant quelque peu les couleurs de la Ville de Grenoble. Des choix pertinents.

Sur le fond, un effort de structuration et de séparation des contenus amènent leur lecture.

La première chose qui surprend, c'est le choix de la photo du Maire de Grenoble. Celle-ci, par son éclairage et sa représentation, donne une impression d'enfermement de l'individu, les bras croisés, tout sourire, costume et cravate gris, dans la cellule grisonnante d'une prison. Un choix étonnant, par ailleurs fort peu judicieux.

En face, nous avons droit à une eternelle représentation de la ville de Grenoble à partir de l'Isère. A défaut de faire un focus sur les éternelles bulles de Grenoble, le choix s'est donc naturellement porté sur une vue éclairée de la ville à partir d'un pont. Un grand classique, toujours efficace, surtout quand il s'agit de communiquer en direction... des non Grenoblois.

En situation, trop de photographies de soi tuent le message photographique. La présence quasi constante, la rapidité et la profusion de clichés du Maire de Grenoble au sein du carrousel animé ou de la galerie donne une impression de représentation concentrée sur soi au coeur de ses déplacements et activités. Au niveau local, il n'est pas sur que les lecteurs apprécient ce genre de communication trop dense. Les non Grenoblois, eux, apprécieront certainement davantage...

En parallèle, il manque sur le site la possibilité de géolocaliser ses déplacements (un article, un lieu).

Lorsqu'on lit un article dans son entier, il n'est pas possible de trouver en aparté une liste de sujets connexes et adjacents.

En marge des principaux contenus, il semble impossible de suivre un groupement de contributions eventuellement déposées par des lecteurs.

Pour reprendre une connotation géographique, il manque un item "Paris" à côté de celui de "Grenoble" au niveau de la navigation principale afin d'amener le lecteur sur des contenus relatifs à son mandat de Député. En effet, très nombreux sont les Grenoblois qui s'interrogent régulièrement sur son travail parlementaire.

Au lieu d'être aussi simplifié, le formulaire de contact devrait aussi permettre aux Grenoblois de prendre rendez-vous avec le Député-Maire de Grenoble.

Pour décloisonner le site Internet, il serait souhaitable que l'équipe web du Député-Maire de Grenoble joue la carte du web 2.0 en externalisant certains contenus en direction des reseaux sociaux (et inversement). Au passage, contrairement à de nombreuses personnalités, rappelons que Michel Destot n'a toujours pas de compte personnel sur FaceBook [7].

Sur Twitter, un compte "destot" est protégé. L'avant dernier Tweet du compte "micheldestot" en date du 28/08/08 est "je révise le mode d'emploi des notes administratives". Le dernier, daté du 03/09/08 indique "je pense à l'avenir...." Plutôt amusant.

Pour finir, l'indexation des pages dans les moteurs et annuaires de recherche ne pourra s'effectuer de facon optimale tant que leur profil de réecriture de nommage des pages du site restera le même (Clean Url).

maj le 13/10/09 : la réécriture est depuis corrigée, (Rewrite ou Clean Url) activé... peut-être suite à la lecture de cet article ;-)


Changement de cap... et de stratégie


Avec l'arrivée de ce nouveau site web, le carnet de bord en ligne, l'essence même du blog personnel, décalé, intimiste se (re)ferme.

Sur la toile, Michel Destot prend le large, change de cap et de stratégie.

Il souhaite progressivement se décaler de la lumière de l'hyperlocalité, du local pour passer davantage sous les projecteurs nationaux et internationaux.

Sur le web, sa volonté est de plaire, de satisfaire, tout en ayant le soucis de la bonne tenue et de l'apparence.

Pour preuve, l'intégration en bas de page de flux en provenance de quotidiens nationaux politiquement corrects et représentatifs sur le plan national lui permettant de s'inscrire dans le suivi et la continuité de l'actualité. Mais également une forme de contrôle de la participation [8] et de la discussion sur sa plateforme (commentaires fermés, non autorisés / autorisés selon les sujets...).

Michel Destot nous fait savoir qu'il a de nouvelles ambitions. Ceci est un secret de polichinelle. Il ne reste plus qu'à nous les faire savoir le moment venu.

Mais ceci est une autre affaire...

...à suivre, naturellement.

Notes

[1] discrètement

[2] pour des raisons sur lequel je ne souhaite pas revenir

[3] Jean Baptiste Audras, Elements pour une approche rhétorique du discours des hommes politiques sur leur blog

[4] expédition Cho Oyu

[5] communication

[6] pour le moment

[7] il ne dispose que d'une "page" relevée par seulement 65 supporters...

[8] peu active pour le moment


10

08

2009

GreBlog MonGrenoble invité du Labo : émission du Master Journalisme IEP Grenoble sur Radio Campus

radio campus grenoble Depuis début novembre 2008, le Master de Journalisme de l'IEP (Sciences Po Grenoble) propose chaque semaine une nouvelle émission diffusée en direct sur Radio Campus Grenoble [1] de 13h30 à 14h [2].

"Le Labo" est une émission entièrement concoctée et réalisée par des étudiants du Master de Journalisme.

Chaque semaine, ils choisissent d'interviewer une personnalité Grenobloise à partir d'un thème, selon un canevas et une méthode de travail bien particulière.

Objectif : dresser un portrait aiguisé déguisé de l'invité suivant un ou plusieurs angles de vue... journalistiques.

Un seul mot d'ordre : l'invité ne sait pas à l'avance ce que les "journalistes-intervieweurs" lui ont préparé et réservé.


Un cobaye au "Labo"


L'invité du Labo est considéré comme un cobaye.

En direct, durant près d'une demi-heure à l'antenne, deux présentateurs pilotent l'émission, assistés par différents chroniqueurs qui s'enchaînent pour présenter chacun une rubrique. Au total, ils sont une demi-douzaine à se relayer en direct dans le studio de la radio Grenobloise.

Ensemble, Ils dressent un portrait décalé incisif de la personnalité à travers ses passions et opinions, ses choix de vie, ses activités singulières et régulières. De nombreuses questions lui sont posées. L'invité est soumis à une batterie de tests et de questions, scruté au microscope, passé au "décapeur", décortiqué et analysé par la profession.


Des personnalités Grenobloises "passées au crible"


Après le cosmologiste Aurélien Barreau, la championne olympique de snowboard Isabelle Blanc, le président du CRIF de Grenoble Jean-Luc Médina, le défenseur du GF38 Maxence Flachez, le président du groupe UMP à la mairie de Grenoble Fabien de Sans Nicolas, l'acteur humoriste Serge Papagalli ou encore les chanteurs Florian Peppuy dit Pep's et Magyd Cherfi (ex-Zebda)...

... ce fut le tour du "blogueur local de Grenoble" il y a quelques semaines.


Opération décryptage "à coeur ouvert"


En amont, afin de préparer leur émission hebdomadaire, les étudiants en Master de Journalisme rencontrent l'invité afin de "récolter" un peu de matière qui servira plus tard à "décaper" leur cible.

L'exercice est d'autant plus intéressant qu'il s'apparente à un décryptage. Claustrophobe, timide, réservé, en retrait, angoissé... s'abstenir !

L'hôte de la radio doit accepter de rentrer dans un cheminement inconnu, de se prêter au jeu des questions délicates, d'être porté, mis en avant ou secoué par les différents interlocuteurs tout en évitant de botter en touche.

Au cours de l'émission, différents intervenants, personnes proches, éloignées, connues et inconnues (Eve Moulinier, journaliste au Dauphiné Libéré - Stéphane Echinard, Coordinateur éditorial Grenews - Jérôme Steffénino, Webmaster de la Ville de Grenoble) interviennent pour pimenter le portrait de l'invité.

Divers sujets ont été abordés par les intervieweurs et l'invité : les supports et méthodes de travail d'un blogueur "local", la manière d'aborder le traitement, la production et la publication d'informations sur le terrain, la place du blogging local, l'animation et la participation des personnalités et internautes dans un débat en ligne, le choix éditorial, l'application d'une déontologie, la censure et l'auto censure, la rémunération, la place du journalisme aujourd'hui ou les relations entretenues avec la profession et les communicants...


Debriefing "maison" pour les chroniqueurs


En fin d'émission, la prestations des "journalistes-intervieweurs" est analysée par Yvan Avril, journaliste, Maître de conférence à l'IEP, rédacteur en chef du magazine Pigemag.

Sous l'oeil aiguisé du professionnel, le présentateur sur journal de France 3 Alpes décortique l'attitude et le travail des étudiants sous différents angles en présence ou non de l'invité du jour [3].

En France, bon nombre d'écoles de journalisme ou d'organismes de formation dans ce domaine proposent à leurs étudiants de travailler sur des projets "fermés", internes aux établissements, non accessibles au grand public. L'une des priorités du Master Journalisme de l'IEP Grenoble est d'externaliser les travaux des étudiants en condition d'apprentissage et d'exercices réels.


Externalisation multimédias


L'IEP Master Journalisme propulse différents "médias écoles" en direction du public.

Chaque semaine, les étudiants de l'Institut s'initient en direct au support radio pour appréhender le format (émission "Le Labo" sur Radio Campus Grenoble).

Ils apprennent également à maintenir une plateforme en ligne et à publier du contenu d'information sur un hebdo web du campus (PigeMag).

Ils éditent en parallèle un magazine papier bi-annuel et gratuit composé d'articles, de reportages photos, vidéos et d'enquêtes (Pigé Magazine).

De plus, le Master Journalisme de Sciences Po Grenoble organise régulièrement dans l'année des cycles de "Conférence de rédaction" qui permet aux étudiants de débattre avec des professionnels des médias reconnus sur le plan hexagonal ou international [4].

Toujours dans une optique d'ouverture de l'Institut vers l'extérieur, l'accès aux magazine, au site Internet, aux conférences... est libre et gratuit pour le public !


A l'heure où je rédige cet article, l'émission du Labo dans laquelle j'étais invité a été écoutée plus de 1100 fois sur le web... sans compter les auditeurs de Radio Campus !

Ecouter l'émission ici : Chrys (GreBlog MonGrenoble), invités du Labo (Sciences Po Grenoble et Radio Campus Grenoble).

Notes

[1] Radio Campus Grenoble : 90.8 FM

[2] rediffusée le samedi suivant à 13h30

[3] en aval, plus d'une heure de discussion avec l'équipe

[4] à titre d'exemple : Edwy Plenel (MediaPart.fr), Alain Joannes (Journalistiques.fr)...


21

05

2008

GreBlog invité à debattre avec des journalistes à l'Université Lyon 2 sur le thème "La presse écrite et son évolution"

table ronde lyon2 Jeudi 15 mai 2008, j'étais invité en tant qu'intervenant à participer à une table ronde organisée par des étudiants en 2ème année de licence Science Politique à l'Université Lumière Lyon 2.

Préparée depuis des semaines par les étudiants, le thème de cette table ronde ouverte au public portait sur "La presse écrite et son évolution". Un débat dont la finalité était d'informer ces derniers sur l'évolution du métier de journaliste à travers la notion de presse écrite et les nouvelles opportunités de production et de publication de contenu.

Parmi les intervenants venus relater leur expérience et apporter leur contribution sur le sujet, Jacques Eloi (Rédacteur en Chef du Service des Sports du Progrès) , Olivier Bertrand (Correspondant de Libération à Lyon), Alexandre Buisine (Délégué Régional du Syndicat National des Journalistes), Raphaël Ruffier (Rédacteur en Chef de Lyon Capitale) et GreBlog MonGrenoble.


Evocation du métier de journaliste dans la presse écrite


En début de séance, les étudiants découvrent le parcours professionnel des journalistes présents. Premier point, la plupart n'ont pas intégré une école de journalisme pour devenir journaliste. "J'anime une équipe de 17 journalistes à Lyon, de 34 journalistes pour le titre Progrès sur le sport (...) je me suis formé sur le tas pour en arriver là (...) le journalisme a ceci de merveilleux pour être une activité intellectuelle permettant de s'épanouir sans avoir forcement suivi un cursus universitaire extraordinaire" souligne Jacques Eloi.

Olivier Bertrand évoque au départ son attirance du métier pour l'écriture et exprime un changement de cap. "Je suis resté dans ce métier parce que j'ai très vite compris que la principale qualité n'était pas l'écriture mais d'être compris, d'avoir la capacité d'aller chercher les informations, à les vérifier et à ne pas trop se tromper (...) Çà oblige en permanence, comme toi avec ton blog, et comme nous tous, à comprendre des situations, à découvrir énormément de chose, à côtoyer beaucoup de gens, à passer du temps à découvrir le fonctionnement de cette société et c'est la curiosité pour l'essentiel". "Ce qui me plaît, c'est cette adrénaline, le fait de devoir rendre la copie en cinq minutes" ajoute le Rédacteur en Chef du Service des Sports du Progrès. Pour le correspondant de Libération, il est indispensable qu'un journaliste lise les journaux quotidiennement pour s'informer.


Evolution du métier de journaliste dans la presse écrite


Raphaël Ruffier rappelle une des constantes de la profession. "En 15 ans, le nombre de métiers entre le journaliste et le lecteur s'est considérablement réduit (...) Tous ces métiers se sont simplifiés, se sont informatisés, les coûts de fabrication ont été également réduits (...) ça arrive maintenant avec le blogueur, où il n'y a plus personne entre lui et son lecteur, même maintenant dans certains journaux". Face à cette réduction, Jacques Eloi rappelle qu'au Progrès il n'y a pas de correcteur "Chez nous, je ne peux pas admettre malgré tout qu'un journaliste écrive son papier et qu'il puisse partir sans qu'il y ait eu derrière un autre regard ou une autre lecture". Olivier Bertrand ajoute "Plus on raccourcie la chaîne entre le lecteur et le journaliste, plus on perd des emplois, plus on réduit les niveaux de lecture, on perd énormément en niveau de vérification de l'information".

Alexandre Buisine, Délégué Régional du SNJ, revient sur la notion de presse écrite. A demi-mot, il estime pour sa part que l'exercice du métier de journaliste diverge en fonction du support de diffusion choisi et évoque les différences de formats et de modes d'expression. "La notion d'écriture n'est pas du tout la même entre la radio, la télévision et l'Internet (...) On peut pas dire que c'est superficiel mais c'est pas le support papier et sur le papier, on a une autre façon de concevoir la presse et l'exercice du métier". Pas convaincu par cette opinion, Raphaël Ruffier estime que "le tuyau" n'est pas plus important que le contenu et qu'il existe une réelle qualité de contenu sur de nombreux supports. "Sur le papier, les choses sont figés, on ne peut plus revenir sur le contenu (…) avec Internet, on est dans une logique de flux, en permanence, il faut alimenter, ça nous amène sur un métier complètement différent où on demande à des journalistes de tous faire" argumente le correspondant de Libération.


Les difficultés et enjeux de la presse écrite


En France, la courbe des quotidiens nationaux ou régionaux baisse depuis de nombreuses années. Les journalistes présents évoquent ce constat lié à des raisons à la fois historique, structurelle, culturelle et de distribution dans notre pays.

Le prix d'un journal est important aux yeux du lecteur. Quand un journal se met à gagner un peu d'argent, l'un des intervenant estime qu'il faudrait apprendre à baisser le prix du journal pour tenter de reconquérir des lecteurs. Un prix acceptable sur lequel les lecteurs ne se posent plus la question sur la qualité du contenu du journal sachant que peu d'entres eux lisent entièrement un quotidien. Pour le Rédacteur en Chef de Lyon Capitale, la pluralité des titres en vente sur le territoire (près de 2000 en distribution) tue progressivement les grands nationaux. "En Irlande, tout se concentre sur les mêmes titres, ce qui fait qu'on achète un pavé avec à l'intérieur, un Libé, un Télérama, un féminin, un hippique, un news, ce qui leur permet d'avoir des rédactions plus importantes et des rentabilités plus fortes" estime Raphaël Ruffier.

Historiquement, le fondateur d'un journal imprime sa marque, souhaite passer des messages, créer de la valeur ajoutée en terme de contenu. Le rachat d'un journal par un industriel n'est pas systématiquement synonyme de rentabilité puisqu'il s'agit surtout d'image et d'influence. Dans ces circonstance, un journal tente simplement de ne pas perdre l'essentiel de ces ingrédients une fois porté sur le web.

L'un des objectifs actuels de la presse traditionnelle est d'occuper le terrain de la concurrence, du marché publicitaire sur le web, d'affirmer ou de conforter son image auprès de nouveaux lecteurs sur la toile. Un objectif affiché pour de nombreux "gratuits". L'attrait commerciale devient intéressant à partir du moment ou ses sites portés sont très lus et très visités, ce qui est loin d'être le cas pour de nombreux quotidiens ou hebdomadaires en ligne. La stratégie amène parfois la presse écrite à perdre substantiellement une part de qualité de son contenu.


La volonté de défendre ses prérogatives, sa marque et son territoire


Faire valoir la plus-value d'une équipe rédactionnelle forte sur des supports différents est l'un des buts recherchés de la profession et des rédactions. A quelques exceptions près, l'économie traditionnelle de la presse écrite n'est plus viable. "Le Net est certainement l'endroit où l'on va pouvoir réinventer une économie (...) En attendant, le Net est en train de nous cannibaliser (...) Le gros enjeu pour le journaliste est de savoir quelle qualité de contenu on va pouvoir maintenir sur le web (...) Le piège, moins de journalistes, moins de temps, moins bien payés (...) Si nous on vient sur la toile, c'est pour faire le même métier" déclare le journaliste de Libération.

Ce climat relativement tendu et ses interrogations sur l'avenir incitent les journalistes à rappeler de manière récurrente avec un brin de nostalgie les fondamentaux de leur métier sur lesquels ils s'appuient pour justifier de la crédibilité, de la véracité et de la pertinence de leur production de contenu d'information.

De mon côté, lorsque je suis sur le terrain pour GreBlog, je tends mon médiaphone à l'interlocuteur pour l'enregistrer ou noter ses propos, lui pose des questions au même titre que le journaliste qui prend également des notes sur son calepin, le journaliste de radio qui "fait un son" ou le reporter TV qui pose son trépied pour supporter sa caméra en action. De retour à sa rédaction, le journaliste synthétise, recoupe et vérifient d'autres informations qui viennent au besoin compléter son sujet, le traite jusqu'à la publication autorisée par sa rédaction. De retour chez moi, il me semble que je fais la même chose, hormis le fait que je cumule seul toutes ces tâches et que je n'ai pas de personnel de rédaction au dessus de moi.

Dans ces circonstances, en dehors du support de diffusion, seul le type, la manière de traiter l'information ou le rythme choisi pour la produire est différent.

Pourtant, le journaliste a souvent le besoin d'exprimer déontologiquement sa différence avec le blogueur local. Défendre sa profession et son métier et une bonne chose : marquer régulièrement une distance avec les blogueurs locaux n'est pas une solution en soi.

Les uns exercent un métier, les autres une passion. Les uns ont parfois peur de perdre leur job à l'avenir, les autres montent des projets qui les motivent, animent des communautés, rêvent parfois d'être rémunéré pour ce qu'ils entreprennent et se projettent aisément dans l'avenir.

Avec l'évolution des nouvelles technologies, les nouvelles méthodes de publication de contenu et l'affirmation des difficultés chroniques évoquées qui malheureusement, rongent les entrailles de ce très beau métier qu'est le journalisme... viendra bien un jour où les uns comprendront que les médias traditionnels et les créateurs de contenus, de journaux en ligne participatifs ou de carnets de bord locaux ne sont pas antagonistes.

La presse écrite est indispensable. Elle ne doit pas disparaitre, bien au contraire. Seulement de nos jours, le journalisme traditionnelle à toute sa place, mais seulement... sa place !

Nous sommes tout simplement complémentaires. Reste à le faire comprendre.


30

03

2008

Festival de Romans, festival de l'expression sur Internet

festival romans L'an dernier, pour sa première édition, le festival de Romans ouvrait ses portes au grand public.

Ce festival de l'expression sur Internet a pour ambition de révéler les meilleurs talents du web et d'initier des rencontres entre artistes, créateurs, porteurs de projets sur la toile, partenaires, médias et acteurs de l'Internet.

Pour cette seconde édition, comme pour la première, je compte [1] me rendre au Festival les 18, 19 et 20 avril 2008 à Romans-sur-Isère pour rencontrer notamment de nombreux acteurs de l'Internet francophone et échanger sur nos expériences respectives.

GreBlog MonGrenoble est inscrit au concours du Festival de l'expression sur Internet.

Un pictogramme vous permet de voter pour GreBlog [2]. Depuis le début du mois, de nombreux internautes ont déjà sollicité le blog local de Grenoble. Le concours se termine le lundi 31 mars à minuit.

Pour voter avant la clôture des votes,

>>> | cliquez ici. |


Merci pour votre soutien :-)

Notes

[1] tout dépendra de mon agenda

[2] colonne verte, en haut


01

03

2008

GreBlog MonGrenoble à la une des fiches pratiques "Politique et Communication" de la lettre du Cadre Territorial

greblog territorial Fin 2007, j'ai eu l'opportunité d'être interviewé par un collaborateur de la Lettre du Cadre Territorial.

La Lettre du Cadre Territorial est un magazine qui s'adresse aux administrations, aux professionnels de la communication territoriale.

Le bimensuel de 120 pages est à destination notamment des Directeurs Généraux des Services, des Directeurs de Cabinet du maire, des Chefs de Service Communication et autres cadres et responsables de la fonction publique dans l'hexagone.

Dans son numéro 95 de janvier 2008, GreBlog MonGrenoble est à la une des "Fiches pratiques - Politique et Communication" de la Lettre du Cadre Territorial. Un mensuel de 5 fiches pratiques à destination des professionnels de la communication territoriale et les emplois de cabinet.

L'auteur de l'article dresse un portrait de GreBlog MonGrenoble. A sa manière, il relate le chemin parcouru par le blog local de Grenoble depuis deux ans, souligne son positionnement d'observateur de la vie locale et son rôle durant la campagne des élections municipales de 2008.

Lire le portrait et l'interview de GreBlog MonGrenoble, téléchargeable gratuitement sur le portail web [1] des professionnels territoriaux - territorial.fr -

Notes

[1] la photo est bizarrement "floutée" sur le document en ligne, pas dans le magazine :-)


06

10

2007

GreBlog MonGrenoble dans le Dauphiné Libéré

greblog dauphine libere Frédérique Verhaegue est journaliste à la rédaction du Dauphiné Libéré, avenue Alsace Lorraine. Elle souhaite porter un regard sur le phénomène des blogs au niveau local. Elle ne cache pas son intérêt pour ces nouvelles plateformes d'expression et de publication participative.

La journaliste entame ses recherches et commence par surfer sur la toile pour y trouver matière. Elle découvre un blog qui la touche et l'interpelle : "Trièves au centre", le blog d'Olivier Dodinot, candidat suppléant du Mouvement Démocrate sur la 4ème circonscription de l'Isère. Elle décide de rencontrer son auteur, dont le blog fut initialement crée et taillé pour la campagne des législatives. Depuis, ce dernier a su prendre ses marques et ses couleurs, relayer un regard pertinent sur le Trièves et s'ouvrir sur d'autres horizons. "L'occasion de donner d'autres points de vue, de créer du lien (...) Trièves au centre a reçu 5800 visiteurs en trois mois", selon son auteur...


Une rencontre d'échanges sur la blogosphère locale et nationale


Frédérique Verhaegue souhaite étayer ses propos. Elle prend son téléphone et m'invite à venir à la rédaction du Dauphiné Libéré. Durant plus d'une heure, nous parlons de la blogosphère locale et des réseaux sociaux partagés en ligne [1]. Quelques chiffres, quelques clés pour appréhender et apprécier le phénomène des blogs. Quelques exemples de blogs pertinents "à thème" au niveau local. Quelques évocations des besoins d'expression et d'échange du citoyen ou du politique sur la toile.


Un focus sur GreBlog MonGrenoble


Notre discussion se poursuit et se concentre sur GreBlog MonGrenoble. Tout à tour, nous abordons les différents aspects du blog. Opportunités de lancement de la plateforme, manière d'appréhender la vie locale, moyens mis à disposition pour bloguer, évolutions avancées et autorégulation de la plateforme, rapports avec les lecteurs, contributeurs, journalistes, médias ou personnalités publiques...

Merci Frédérique :-)

Article du Dauphiné Libéré "Blogs à part" du 27/09/07, page 8, pleine page, en annexe ci-dessous.

Notes

[1] Lire également la rubrique "GreBlog et les médias"


22

09

2007

Vous bloguez ? Participez au prix du meilleur blog d'expression locale en France

expression locale En 2006, GreBlog MonGrenoble recevait le prix national du meilleur blog citoyen, catégorie "Vie locale"..

En 2007, pour la seconde édition, GreBlog MonGrenoble est membre de jury des 2ème rencontres nationales du "blog d'expression locale" au côté de nombreuses personnalités reconnues pour leur travail et leur expertise dans le domaine de la blogosphère.

Ce concours national a pour ambition et vocation de révéler des talents, découvrir des blogs d'expression locale, mettre en valeur les meilleures expériences, débattre de sujets autour de la blogosphère lors de conférences-débats, perfectionner les pratiques au sein de nombreux ateliers et favoriser les échanges entre blogueurs.

Le prix du meilleur blog d'expression locale sera attribué le 7 décembre 2007 à Alençon (Orne, Basse-Normandie).


Un concours ouvert à tous les blogs d'expression locale


Cette année, de nouvelles catégories liées aux principales formes d'expression de la vie locale font leur apparition. Elles permettent à de nombreux blogueurs de s'inscrire au concours dans l'une des rubriques suivantes :

  • - blogs consacrés à la culture,
  • - blogs à vocation économique locale,
  • - blogs consacrés au social et à la santé,
  • - blogs consacrés au tourisme.

Les inscriptions pour le concours du blog d'expression locale sont ouvertes jusqu'au 15 novembre 2007. Pour participer, il vous suffit de remplir un formulaire (ici). Vous trouverez toutes les modalités du concours (règlement - jury - organisateurs - votes - planning et programme) sur le site officiel du blog d'expression locale.

Le concours est ouvert à tous. N'hésitez surtout pas à vous inscrire ! C'est gratuit !


15

09

2007

LiveBlogging, ou le plaisir de bloguer en direct, en temps réel, à plusieurs...

greblog versac Nombreux sont les journalistes qui utilisent un ordinateur portable, un bloc-note, un sac ou une valisette contenant un micro-enregistreur, un excellent appareil bridge ou reflex numérique pour stocker du contenu texte, audio ou vidéo. Le traitement, la diffusion et la publication d'un article, d'une image, d'un son ou d'une vidéo intervient généralement en deux temps. La collecte, la vérification et le traitement de l'information dans un premier temps. La publication de l'information, le choix du support de diffusion dans un second temps.

Il n'est pas rare de voir quelques blogueurs utiliser d'autres moyens complémentaires ou parallèles permettant de publier directement un contenu... ...pour le plaisir... en temps réel.


Bloguer ou mobloguer en live


greblog moblogging Nicolas Vanbremeersch (Versac.net) et moi avons choisi de bloguer en "live" (LiveBlogging) sur nos blogs respectifs. La publication de nos billets s'effectue en direct sur la toile.

De mon côté, via une connexion wifi installée dans certaines salles de la MC2, je publie directement mon compte-rendu en temps réel en utilisant un Pc portable sur les genoux tout en écoutant les orateurs invités [1].

Les photos prises sont également directement publiées en temps réel et sans intermédiaire sur ce blog à partir d'un médiaphone.


Versac, un blogueur reconnu de la blogosphère


Invité par le journal Libération à bloguer librement, Versac déploie son argumentaire, commente l'actualité du forum et donne son ressenti à chaque instant sur un blog du journal Libération "le forum selon Versac" donnant carte blanche à un blogueur. Initiateur entre autre de la "République des blogs" notamment à Paris, il est l'un des blogueurs les plus lus et reconnus de la blogosphère française.

A notre rythme, clin d'oeil après clin d'oeil (Blogocouverture), nous tentons de suivre les débats et portons un regard sur le Forum MC2 Libération.

Notes

[1] Merci Pierre pour cette photo :-)


13

08

2007

Municipales 2008. Chronique "En blogs vers 2008" dans le mensuel Territoires (février 2007)

revue_territoires Le mensuel "Territoires" s'adresse essentiellement aux collectivités sur le plan national. Il plonge au coeur des initiatives citoyennes, choisi d'être au fait de l'actualité de la démocratie locale en France et dans le monde tout en portant un regard sur les enjeux politiques et sociaux.

Depuis janvier 2007, le mensuel fait peau neuve et l'équipe de rédaction a choisi le regard d'un blogueur référent pour rédiger une chronique. "En blogs vers 2008" a pour vocation d'ouvrir un fenêtre sur la blogosphère locale en vue des prochaines municipales de 2008 en France. J'ai accepté de l'écrire après avoir signalé que je ne souhaitais pas mentionner mes convictions politiques personnelles à l'équipe de rédaction du mensuel. En accord avec elle, je décide de publier de temps en temps mes chroniques sur GreBlog MonGrenoble (lire les chroniques précédentes).

"Territoires" n°475 - Février 2007

En blogs vers 2008 - "Les cahiers de doléances du IIIe millénaire"

"Au moment où la majorité des Français se tourne vers la prochaine présidentielle 2007, d’autres citoyens prennent des initiatives collectives intéressantes en vue des municipales de 2008. Imaginez une plateforme rédactionnelle en ligne permettant aux citoyens d’une commune de faire des suggestions, d’élaborer des propositions, de les partager et de les présenter aux candidats aux élections municipales de 2008. C’est le principe lancé par "Viabloga.com", plateforme de création de blogs en ligne sur le concept du développement durable et par le blog du collectif "Objectif Mc2". Ce "cahier de doléances du IIIème millénaire" est un outil relationnel proche du blog et du wiki proposant à tous les habitants inscrits de rédiger des articles sur un sujet local, d’y répondrent et de publier leurs commentaires.

Cette boîte à idées numérique donne la possibilité à ses lecteurs de proposer une note et de voter pour les doléances publiées par les habitants. Ainsi, les contributions obtenant les meilleures notes seront relayées et portées aux candidats des différentes listes pour les municipales de 2008. Guillaume Lapaque du collectif "Objectif Mc2" propose d’imaginer le concept actuellement en test dans la ville virtuelle de Celesteville.

Ce système est déjà prébiscité par de nombreux blogueurs influents souhaitant l’associer à leur blog local citoyen existant. S’appuyant sur le principe, le rôle des blogs citoyens pourraient bien changer à l’avenir et devenir des lieux de suggestions et de propositions constructives pour les candidats. Un outil permettant aux citoyens d’écrire eux-mêmes le programme des municipales de leur ville, associés à des experts amenant leurs contributions par l'évaluation de la pertinence et la faisabilité des propositions !"


- page 1 de 2