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Mot clé :: [ centre ville ] - Tag associé à 34 billet(s)

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06

2010

Fête de la Musique 2010 à Grenoble - 39 groupes ou "artistes" en vidéo

fete de la musique grenoble Lundi 21 juin 2010, la 29ème Fête de la Musique était à l'honneur dans l'hexagone et dans plus de 115 pays. Chaque année, dans les quartiers de la capitale des Alpes, tous les musiciens, groupes et "artistes" qui le désirent ont l'occasion d'exprimer leur "talent" dans les rues et parcs de la ville, de 18h30 jusqu'à environ 1h30 du matin.

Comme à l'accoutumée, la Municipalité de Grenoble a mis en place un système permettant d’optimiser et d'encadrer la programmation de groupes amateurs et semi-professionnels en partenariat étroit avec divers médias et associations locales. En principe, pour pouvoir jouer, chaque formation musicale est tenue de se déclarer au début du printemps afin de pouvoir candidater et bénéficier d’un emplacement ou accéder à un podium équipé de matériel son et lumière. Il y a donc au départ, une forme de sélection.

Mais la Municipalité ne contrôle pas tout. Certains groupent refuse cette forme de "segmentation géographique" musicale (sur une dizaine de pôles) et s’installent là où le vent les mène, refusant de s’identifier au nom du principe de la liberté de mouvement et d'expression libre sur l’espace public.


Ambiance générale dans les quartiers de Grenoble


Visiblement au niveau local, la Fête de la Musique [1] a attiré un petit peu moins de curieux et d'habitants dans les rues de Grenoble cette année (notamment par rapport à l'an passé).

Est-ce l'effet Coupe du Monde de football qui a influé sur l'envie de sortir en ville ? Pas si sûr...

"Nous, on préfère sortir ailleurs et aller dans des villages paisibles des alentours pour éviter la cohue et les problèmes avec les enfants (...) Si c'est pour marcher sur des bouts de verre ou recevoir un gobelet de bière sur la tête comme l'an dernier, non merci (...) Mais c'est que du bruit en ville, sauf peut-être à la Bastille où il y a du Jazz d'après le programme (...) Ben nous, on fait un simple tour et puis on rentre (...) De toute façon, c'est la même chose chaque année, ça picole, ça pue le chichon ou les merguez (...) En ce moment, c'est dangereux, vous avez vu dans la presse toutes ces bandes qui donnent des coups de couteau en ville ?".

Pêle-mêle, telles sont les réactions de voisins, ami(e)s ou seniors que j'ai pu entendre ici et là dans mon entourage en amont de la prestation artistique et musicale.

Manifestement, certains habitants sont de moins en moins rassurés par le climat qui règne en ville, n'ont plus de plaisir à déambuler dans les quartiers et sont victimes d'une certaine lassitude à l'égard de l'évènement. D'autres au contraire se font une joie d'aller à la rencontre des cultures, des personnes et offrent au public ce qu'il désire entendre et découvrir musicalement.


Fête de la Musique ou "faites du bruit" : à vous de juger en vidéo


Cette année, j'ai décidé de faire des kilomètres et de prendre un VTC (5h sur mon vélo) pour me rendre rapidement dans les différents quartiers de la ville afin de pouvoir couvrir un maximum de prestations musicales.

Ma vidéo : un concentré, un medley ou un pot-pourri musical de l'édition 2010 de la Fête de la Musique à Grenoble.

On commence par "Jésus, tu es souverain...", suivi par un groupe de Black-Metal et d'autres groupes écléctiques... et on termine une nouvelle fois par le refrain de cette chorale religieuse qui est resté "gravé" dans ma tête durant toute la soirée.

Enjoy !


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus

39 groupes ou "artistes" se produisant dans tous les coins de la ville.

Notes

[1] ma photo : drap noir "La défaite de la musik" accroché sur un camion de musiciens


21

06

2010

Un nouveau FlashMob sur les pas du Madison à Grenoble : vidéo

flashmob madison grenoble Samedi 19 juin 2010, centre-ville de Grenoble, peu après 17h.

Une demi-douzaine de personnes stationnées près des abords de la fontaine centrale de la place Victor Hugo se préparent à effectuer un drôle de numéro devant quelques passants visiblement séduits au premier abord par leur déguisement.

Ces individus déguisés en Village People s'apprêtent à déambuler et à danser sur la voie publique sur le rythme d'une danse "en ligne" bien connue des jeunes des années 60 et inventée par Al Brown et les Tunetoppers : le Madison.

Certains sont bien habillés et d'autres moins au moment où la température extérieure diminue sensiblement en cette fin d'après-midi de printemps. Que cela ne tienne.

Malgré le froid, le groupe en question reste motivé par l'ambition de pouvoir réaliser un nouveau FlashMob "à thème" en plein centre de Grenoble (Lire mes articles sur les précédent FlashMob en ville).


Un week-end d’enterrement de vie de garçon


Ce FlashMob fut principalement propulsé à partir d'un évènement FaceBook.

Voici le scénario de celui-ci tel qu'il est proposé sur le plus grand réseau social en ligne du monde.

"Un jeune homme va se marier, ses amis lui organise un week-end d’enterrement de vie de garçon et décident que Grenoble en sera le théâtre. Entre activités, discothèques, déguisements et franches rigolades il y aura des gages. L’un de ces gages sera de faire danser le Madison au futur marié sur la Place Victor Hugo. Il devra lors de ce gage inviter le plus de personnes possible à l’accompagner sur cette danse bien connue. Il sera durant tout ce week-end accompagné de nous ses amis (déguisés en Village People), lui déguisé avec un maillot de bain féminin une pièce et probablement une perruque."

Les participants devaient suivre également le programme suivant :

"L’idée est que ce flashmob doit être une surprise pour lui et pour les passants qui ne sont pas au courant. Pour cela les participants devront au maximum se fondre dans le paysage et ne pas donner l’impression d’attendre le moment fatidique, dans les rues à coté avant notre arrivée par exemple. Les Village People et la danseuse arrivent sur la place et commencent à mettre en œuvre le gage. Musique !! la danseuse et les Village Peoples dansent et ils invitent quelques passants….".


Le FlashMob "Madison" à Grenoble en vidéo


Ci-dessous, pour le fun, voici ma vidéo du FlashMob "Madison" place Victor Hugo à Grenoble.

Au menu : quelques secondes de préparation des principaux intervenants. Le signal de lancement du FlashMob. Les participants de plus en plus nombreux à suivre la "parade". Et une démonstration finale des "Village People".

Enjoy !


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus

Un peu de fraîcheur et de chaleur humaine en plein "footoir" et crise des bleus pendant la Coupe du Monde de football...


01

06

2010

Le quotidien 20 Minutes débarque en grande pompe sur Grenoble : explications

20 minutes grenoble Depuis quelques mois, dans la sphère médiatique locale, un bruit n'en finissait plus de courir concernant l'arrivée possible, certaine ou imminente sur Grenoble du numéro 1 de la presse quotidienne nationale.

Rumeurs confirmées de mon côté depuis quelques semaines déjà par un intermédiaire bien placé.

Le quotidien 20 Minutes (papier + web) a commencé à être distribué gratuitement ce lundi 31 mai à Grenoble.

Invité au lancement du journal ce même jour, j'ai pu échanger avec des responsables du quotidien, appréhender leur stratégie et mieux déceler une partie de leurs ambitions sur Grenoble.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que 20 Minutes n'arrive pas les mains vides. Le quotidien a visiblement pris l'habitude de se déployer... avec une certaine agilité sur le terrain.


L'armada 20 Minutes, en chiffres


Déploiement : 105 journalistes travaillent pour le titre. Le 29 mars dernier, 20 Minutes ouvrait sa 9ème édition locale à Nice. Aujourd'hui, la 10ème édition se déploie sur Grenoble. Deux nouvelles éditions devraient être propulsées ultérieurement. Selon mes sources, la 11ème pourrait arriver sur Montpellier à partir de 2011.

Positionnement : 20 Minutes, c'est le n°1 de la presse quotidienne nationale sur les 25-49 ans (50% du lectorat), les femmes (48% de lectrices) et les actifs (69% du lectorat). C'est également le 4ème site web d'information en France (hors agrégateurs) avec 4,38 Millions de visiteurs uniques en avril 2010.

Répartition : Selon les chiffres communiqués par le journal, 2,7 millions de lecteurs lisent chaque jour le quotidien en France (dont 1,34 millions de 25-49 ans). En répartition, 69% d'actifs, 20% d'étudiants et 11% d'inactifs/retraités. Le gratuit 20 Minutes attire 27% des 15-24 ans (contre 15% au total dans la Presse Quotidienne Régionale), 23% des 25-34 ans (15% PQN), 27% des 35-49 ans (25% PQN), 23% des + de 50 ans (45% PQN).

Rapporté à la PQN, 20 Minutes réussit à attirer chaque tranche d'âge de manière équilibrée.


Ligne éditoriale : la nécessité et le plaisir


Yvon Mézou, Directeur de la rédaction (ex-Secrétaire général de la rédaction du Progrès de Lyon, ex-Rédacteur en chef du Parisien - Aujourd'hui en France) et Pierre-Jean Bozo, Président et Directeur de la publication de 20 Minutes ont exposé leur démarche d'introduction du journal gratuit sur Grenoble.

"Compte tenu de la population grenobloise, il était logique que nous venions à Grenoble (...) Nous sommes dans une logique d'apport d'une autre information (...) 20 Minutes n'est pas un quotidien d'opinion, nous sommes un quotidien d'information, notre ligne est non partisane (...) Nous avons une ligne éditoriale pour le print, une pour le web (...) Nous répondons à un double appel (...) L'appel de la nécessité, ce que doit savoir le lecteur en début de journée pour intégrer une vie sociale, tisser du lien social et la réponse du plaisir pour relever les choses" explique avec soin Pierre-Jean Bozo.

"On veut être plus un journal local qu'un journal national qui arrive (...) Et je sais ce qui se passe ici à Grenoble" ajoute Yvon Mézou, originaire de Chambéry.

Sur le papier, la ligne éditoriale de 20 Minutes est tournée vers l'information essentielle (ce que doit savoir le lecteur chaque matin avec un zeste d'information "people") et l'information servicielle (fournir le plus d'information pratique et le plus de services possibles). Au niveau local, le journal souhaite développer du contenu de proximité, économique, culturel et sportif. Une double accessibilité à l'information à la fois géographique et intellectuelle.

Sur le web, la philosophie du quotidien est de retransmettre en continu une information certifiée le plus rapidement possible. "Nous ne sommes pas un site de presse sur Internet, nous sommes un site de radio (...) Nous avons des dispositifs techniques qui nous permettent d'incruster en temps réel du contenu média sur le web" tient à préciser le Président de 20 Minutes.


L'édition 20 Minutes sur Grenoble


Le quotidien compte rapidement tirer 20000 à 25000 exemplaires sur Grenoble avant de monter progressivement en charge (35000 selon InterMédia).

Pour des questions budgétaires et de positionnement, 20 Minutes s'appuie sur l'agence de presse lyonnaise Pleins Titres en matière éditoriale. Comme sur Lyon, la régie est assurée par Cojecom.

L'équipe locale est composée de 4 journalistes permanents sur Grenoble "pilotés" de Lyon (chacun étant spécialisé dans un domaine rédactionnel) sous la responsabilité d'un Rédacteur en chef en charge des régions - et de quelques pigistes (2 pour commencer).

Côté exploitation, 20 Minutes s'appuie sur près de 50 points de distribution sur Grenoble (points de colportage, lignes de bus et de tramway, sites universitaires et d'entreprises...).

La grille du premier numéro de 20 Minutes sur Grenoble est la même que celle des autres éditions locales. Elle est composée de 24 pages dont une vingtaine réservée aux contenus : 3 ou 4 pages Grand Grenoble et Grenoble Sport, 4 pages France, 2 pages Monde, 1 page Economie, 1 page Pause (jeux, horoscope...), 1 page High-Tech, 1 page Culture, 2 pages TV-Médias, programme TV de la soirée et 2 pages Sport.

En fonction de l'actualité grenobloise, Pierre-Jean Bozo confirme la possibilité d'étendre le contenu local dans l'édition papier. Sans compter la publication hebdomadaire de suppléments ou dossiers nationaux (prévue dès cet automne sur Grenoble).


Une arrivée attendue pour certains, redoutée pour d'autres


Dans une salle comble du très chic restaurant gastronomique Fantin Latour [1] à Grenoble, de nombreux institutionnels, communicants et journalistes invités pour l'occasion avaient fait le déplacement. Tantôt pour "faire bonne figure" ou pour répondre à leurs préoccupations liées à l'arrivée du quotidien. Tantôt pour accueillir sans modestie à bras ouverts le lancement du quotidien et échanger de nombreux contacts professionnels.

L'arrivée plus ou moins inattendue de Michel Destot et de Michel Issindou, respectivement Député-Maire de Grenoble et de Gières lors de ce petit-déjeuner fut particulièrement remarquée par la direction du journal.

"Je reste assez perplexe sur l'arrivée à Grenoble mais bon, on attend de voir" me disait récemment un Maître de conférences spécialisé dans le domaine des médias. "Pour nous, c'est une bonne chose l'arrivée de 20 Minutes (...) On va pouvoir communiquer davantage sur Grenoble sur nos sujets et en même temps faire remonter notre info locale par leur canal national" m'expliquait l'une des responsables Presse d'une grande école. "Ça va enfin faire bouger le microcosme médiatique Grenoblois qui se regarde le nombril et changer la donne, je l'espère" me confiait également sur place une amie journaliste.

Comme je le disais en introduction, le quotidien gratuit 20 Minutes n'arrive pas les mains vides.

D'une part, l'agence Cojecom qui travaille avec le quotidien connait bien le marché de la presse grenobloise puisque c'est elle qui s'est occupée jusqu'en décembre 2009 de l'édition papier du titre Grenoble&Moi (actuellement recentré sur le web). D'autre part, l'arrivée "anticipée" du quotidien sur Grenoble coïncide avec une volonté de prendre ses marques durant la période estivale durant laquelle de nombreux médias locaux sont en "stand by".

Une nouvelle rivalité s'annonce entre les médias locaux.

Elle ne fait que commencer. Elle a déjà commencé...

Notes

[1] pas assez de chaises pour tout le monde


04

02

2010

Budget 2010, impôts locaux, conso, densification, logement, effectifs de la ville... vus par le groupe PS-PRG-MRG et société civile de la Ville de Grenoble

ps grenoble Vendredi 29 janvier 2010, les élus du groupe PS-PRG-MRC et société civile de la Ville de Grenoble conviaient la presse [1] à la Mairie pour faire un point sur les dossiers en cours et l'actualité municipale.

Un "exercice de style" que le Président du groupe Abderrahmane Djellal souhaite reconduire plusieurs fois dans l'année pour communiquer sur les choix politiques, rebondir sur les dossiers en cours, souligner les divergences de vue avec l'opposition municipale tout en s'appuyant sur le fond sur l'actualité locale et nationale. Sur la forme, l'objectif est d'associer différentes personnalités élues lors de chaque rencontre avec les médias.

Au menu de cette réunion de rentrée 2010 du groupe PS et associés [2] : un point sur la construction du budget 2010 de la Ville de Grenoble, une vision sur le rôle de l'Etat, un regard porté vers l'opposition municipale, l'emploi public, les effectifs de la ville, la Police municipale, le logement, les transports, le développement durable et... les impôts locaux.


L'Etat, au coeur de la construction du budget 2010 ?


"On a construit un budget 2010 qui nous permet de continuer à mener les politiques que nous menons en matière de logement, de développement durable, autour du dynamisme et de la cohésion sociale (...) pour être un amortisseur de crise (...) Ce budget 2010, tel qu'on l'évalue au quotidien, prouve que nous avons eu raison de le bâtir de cette manière" souligne Abderrahmane Djellal, avec une certaine fierté.

En arrière plan du dispositif, l'Adjoint à l'Insertion et la Formation Professionnelle revient de façon récurrente sur le désengagement direct et indirect du gouvernement et le déficit de la fonction régalienne de l'Etat pour expliquer en partie les difficultés "qui retombent sur les épaules du Maire et des collectivités locales" notamment en matière de santé, d'éducation, de prévention et de sécurité.

"On peut comprendre qu'on réforme (...) Nous aussi, on veut moderniser le service public (...) On réaffirme nos politiques de solidarité, pas d'assistanat (...) L'idée, c'est d'apporter de la respiration aux gens, c'est d'essayer de les rendre autonomes" souligne l'Adjoint, visiblement très critique à l'égard du gouvernement.


La majorité municipale, une équipe "plurielle"


Au niveau local, le groupe réaffirme ce qui fait sa force et sa richesse au niveau politique.

"Avec nos amis de GO Citoyenneté, du Parti Communiste, du MoDem et de la société civile, on est une équipe plurielle en ordre de marche (...) On ne veut surtout pas uniformiser notre schéma de penser" rappelle Abderrahmane Djellal, soucieux de faire passer le message à la presse sur le fond et la forme, dans un contexte électoral où les divergences des écuries politiques et de personnes s'affirment de part et d'autre(s) sur la place publique.


L'opposition municipale et la bétonisation de la ville


Pour souligner le travail accompli et appuyer les priorités de sa majorité, le groupe PS revient sur l'un des thèmes de prédilection de la droite locale : la densification de la Ville de Grenoble.

"On a une droite locale, aujourd'hui, son discours est de deux niveaux (...) Ils prennent prétexte de la bétonisation de notre ville pour masquer leur rejet du logement social (...) Les mêmes qui nous expliquent qu'on betonerait la ville, ce sont les premiers défenseurs de la Tour Perret en nous disant que c'est la priorité des priorités" explique le Président du groupe.

En parallèle, une réflexion sur la hauteur des bâtiments est actuellement menée, associant élus et architectes concernés. De son côté, Jérôme Safar, 1er Adjoint aux Finances, au contrôle de gestion externe, à la Prévention et Sécurité explique qu'il est parfois nécessaire de bâtir des immeubles un peu plus hauts en ville afin de pouvoir alléger l'impression de densité et dégager de l'espace au sol. Le projet de presqu'île scientifique est l'occasion d'amener cette réflexion sur le terrain, de développer l'opportunité de maintenir les innovations sociales, urbaines, économiques et environnementales de la ville.

"C'est un moyen de garder l'avance (...) Ceux qui luttent contre ça... seulement pour lutter contre ça prennent un risque énorme" ajoute le 1er Adjoint.

Au delà des perspectives, l'un des enjeux politiques majeurs au niveau local porte sur la nature de l'investissement, plus que sur leur montant.


L'emploi public municipal... et les effectifs de la municipalité


Le parti pris du Maire concernant l'emploi et les services publics va à contre courant de ce qui est proposé au niveau de l'Etat. Le gouvernement actuel considère que l'emploi public pèse trop sur le budget de l'Etat, jugeant parfois nécessaire de supprimer des postes par différents moyens.

De son côté, la municipalité considère que les services publics et l'emploi public sont des leviers qui oeuvrent à la cohésion sociale, à la solidarité et au développement économique... en situation de crise.

"Nous maintenons l'emploi public et le service public municipal (...) Non seulement nous le maintenons mais nous souhaitons le développer pour porter les politiques et les priorités que nous avons défini (...) Le service public municipal doit être efficace et de proximité, au service des citoyens (...) Nous avons plus de 200 métiers à la Ville de Grenoble, des métiers qui ne touchent parfois qu'un ou deux salariés (...) On a par exemple au Muséum un taxidermiste, c'est important" explique avec fierté et précision Marie-Josée Salat, Adjointe chargée du Personnel, d'un ton déterminé.

Fin 2009, les effectifs de la Ville de Grenoble comptaient 3050 agents, titulaires, équivalent temps plein !

La ville imprime 4000 fiches de paie (intermittents, vacataires, contractuels, intérimaires, étudiants, accompagnateurs... en complément) !

En 1995, il y a eu un réajustement important des effectifs de la ville dès le premier mandat de Michel Destot. A l'époque, la municipalité avait estimé qu'il manquait près de 500 emplois dans les services publics municipaux. Depuis cette date, il y a eu globalement un maintien de ces effectifs (à quelques dizaines près) selon la 2ème Adjointe. Par ailleurs, sentant le sujet sensible, elle tient à ajuster ses propos en précisant qu'il n'y a pas eu "d'explosion" en terme d'emplois publics.

"L'opposition nous reproche de dépenser beaucoup trop en matière de personnel et d'avoir trop de Catégorie A (...) Il est vrai qu'on est à 17% (...) Mais à la Ville de Grenoble, on est dans des logiques de conception, d'expériences particulières avec un taux d'encadrement qu'on souhaite le plus efficace possible" explique sans détour Marie-Josée Salat.

Il y a actuellement 84 policiers municipaux à la Ville de Grenoble. "En fonction des réformes à venir, on envisagerait éventuellement de passer aux alentours de 90 (...) La Police municipale a une Police dédiée sur Villeneuve et sur le Village Olympique que nous conserverons (...) A effectif réel, c'est l'une des polices municipales les plus importantes de France rapportée au nombre de policiers et d'habitants" explique Jérôme Safar, qui tient tout particulièrement à rappeler les missions de prévention, de tranquillité et de sécurisation des bâtiments de la Police municipale.

Pour Stéphane Siebert, Adjoint au Développement durable, l'efficacité de la Police municipale dépend de l'effectif. Pour Marie-Josée Salat, qualité et effectif dans les services municipaux sont étroitement liés.


Vers une nouvelle augmentation des impôts à Grenoble ?


"Le Maire a été clair (...) Sauf changement majeur... et de périmètre et désengagement violent de la part de l'Etat, on a pris un engagement (...) Ceci dit, je vous renvois aux années précédentes, on n'a pas augmenté les impôts pendant 10 ans dans cette ville (...) On a un travail d'explication à faire (...) Sur les 10 dernières années, on a été l'une des grandes villes qui a le moins augmenté les impôts en France (...) C'est vrai qu'on les a augmenté et que ce n'était pas prévu et on s'en serait passé" explique avec pragmatisme l'Adjoint aux Finance, un brin agacé de devoir réexpliquer le positionnement de la Mairie sur le sujet.

Dans son élan de justification, Jérôme Safar estime que nous vivons dans un pays où la fiscalité fonctionne "à l'envers". D'une part, la suppression de la TP (taxe professionnelle) donnera plus de fiscalité pour les ménages. D'autre part, d'ici peu, toutes les politiques publiques seront suspendues à la loi portant sur la réforme des collectivités territoriales.

Pour le groupe PS de la Ville de Grenoble, l'engagement de ne pas augmenter les impôts locaux dans les prochaines années n'est pas scellé dans le marbre. Il dépendrait donc principalement, de facteurs inhérents à l'environnement fiscal et politique.


Le logement, les économies d'énergie et la biodiversité


Le groupe PS, par l'intermédiaire de Stéphane Siebert, rappelle qu'il est impossible de s'opposer aux prix du marché en matière de logement.

Pour tenter de contenir les prix, de rééquilibrer l'offre et la demande sur le marché de l'immobilier Grenoblois, la ville souhaite porter ses efforts sur les économies d'énergie pour les ménages "moyens" dans les logements neufs (aide fiscale, opération d'investissement supplémentaire récupéré par les ménages au bout de 2 ans...).

Concernant le logement dans l'ancien, une campagne d'isolation auprès des co-propriétés a été lancée auprès des "classes moyennes" (notamment sur les Grands Boulevards) dans le cadre du plan Climat. Objectifs recherchés : 30 à 50% d'économie d'énergie sur la facture de ces ménages !

Autre projection à court et moyen terme : en partenariat avec GEG, la Ville de Grenoble souhaite s'attaquer à l'éclairage public. Elle annonce vouloir faire entre 30 et 50% d'économie sur l'éclairage public tout en tenant compte de la pollution lumineuse actuellement produite par les matériels actuels.

Un objectif pour le moins... très ambitieux qui naturellement, engendrera de nouvelles dépenses et de nouveaux investissements pour la Ville de Grenoble.

Autres intentions à venir dans le cadre de la biodiversité en milieu urbain : les projets de création de toitures végétalisées, de jardins surélevés et l'implantation de ruches pour lutter contre les moustiques... sur le toit de la Mairie de Grenoble !

La Ville de Grenoble va-t-elle imprimer une nouvelle fiche de paie pour un "apiculteur urbain" ? :-)

Notes

[1] Le DL + GreBlog présents...

[2] voir ma photo


03

01

2010

Grenoble, Jour de l'An 2010 : les Grenoblois savent-ils faire la fête en centre-ville?

Grenoble Noel jour de l'an Il y plusieurs manières de faire la fête ou d'envisager de la faire entre des individus. Soit elle est provoquée, encouragée, plébiscitée, déclenchée naturellement dans un contexte favorable qui permet de l'envisager. Soit elle est à l'avance préméditée, attendue, préparée de longue date dans un cadre confiné, précis, délimité.

Sur ce dernier point, il arrive parfois que certaines personnes soient les premières victimes de cette préparation.

Est-il encore possible de faire la fête en centre-ville lorsque celle-ci est à l'avance prévue, planifiée, attendue parfois de façon artificielle? Les meilleurs fêtes, celles qui amènent le plus de joie et de gaieté entre les personnes ne sont-elles pas au contraire celles portées par des évènements imprévisibles, inattendus, spontanés ?

Vu l'ambiance dans les rues de Grenoble la nuit du nouvel An, tout porte à croire que les Grenoblois ne savent plus ou ne prennent plus le temps d'exprimer leur joie lors du passage de la nouvelle année en plein coeur du centre-ville.


Se préparer soi-disant... pour faire la fête


31 décembre, fin d'après-midi, début de soirée dans les rues de Grenoble.

Le centre-ville de Grenoble paraît aussi animé qu'un samedi en plein milieu de l'après-midi. Bon nombre de commerces sont encore ouverts. Les achats des derniers retardataires qui se ruent dans les enseignes alimentaires et magasins de victuailles vont bon train. La lumière des boutiques artisanales attirent le chaland.

Le Monoprix de l'hypercentre est littéralement pris d'assaut par les consommateurs. Des personnes âgées, seules, habituées des lieux, viennent chercher un dernier ingrédient pour agrémenter leur repas du réveillon de la Saint-Sylvestre. En toute décontraction, des individus s'empressent de choisir des bouteilles d'alcool, de Coca-Cola au fond du magasin. Un petit groupe de "djeun's" tente de s'aventurer dans les allées étroites et parviennent à trouver leur bonheur : des mini-doses concentrées de "Red Bull Energy Shot" sollicitées par les filles, placées dans le caddie par les garçons. Plus d'une trentaine de ces capsules seront déposés en caisse par ces fétards, ignorant leur prix. Plus loin, une autre bande s'empresse de dénicher du Champagne. Miracle, il en reste en rayon et là aussi, le prix des bouteilles paraît ignoré. Impossible de slalomer aisément entre les rayons. Les queues s'allongent devant les tapis roulants. Les hôtesses de caisse sont visiblement plus que débordées.

Visiblement, il faut pouvoir tenir la soirée. Plus que jamais, l'alcool paraît toujours être le pilier indispensable pour faire la fête... ...pas forcément pour la réussir.


Passé minuit, dans les rues du centre-ville de Grenoble


A Grenoble, passé le cap des premières minutes de la nouvelle année 2010 dans les principales rues du centre-ville, on pourrait s'attendre à observer quelques éruptions de joie, quelques débordements ici et là ou constater une volonté partagée d'aller à la rencontre de l'autre en ce jour de fête.

Il n'en est rien !

En déambulant de long en large en triangle dans l'hypercentre de 23h45 à 00h55, principalement entre la gare, le cours Bérriat et le Musée de Grenoble, on s'aperçoit que le coeur à la fête en extérieur n'y est pas.


Distance et confinement


Bon nombre de convives restent attablés dans les principaux restaurants de l'hypercentre. Ils ne cherchent pas à sortir de leur confinement pour prendre l'air un instant et saluer d'éventuels passants pour la nouvelle année.

Place Saint-André, les consommateurs restent sagement assis à la terrasse des cafés comme ils le font le soir, un jour de semaine ordinaire, sans aucune envie d'occuper l'espace qui les entourent pour témoigner un quelconque intérêt pour le Nouvel An.

Un peu plus loin, un verre de Champagne à la main, quelques clients de bars sortent péniblement dehors par petits groupes pour prendre l'air. Certains osent tout de même se déplacer quelques mètres pour souhaiter une bonne années à d'autres personnes immobiles sur les pavés, sans conviction apparente... de loin, à distance.

Place Notre-Dame, une ambulance stationne temporairement le long de la ligne du tramway. Des jeunes paisiblement installés sur les rebords de la fontaine portent exclusivement leur attention sur leur mobile pour envoyer ou relever des SMS.

En ville, la grande majorité des gens évitent le contact, ne se parle pas, ne s'embrassent pas. Certains donnent l'impression de subir une situation qui ne les emballent pas.


Regroupement de rigueur


Dans les rues de Grenoble, les promeneurs restent groupés dans un soucis de sécurité. Dans ce contexte, mieux vaut faire mine d'ignorer les autres.

Vers 00h30, un habitant promène paisiblement son chien rue Saint-Jacques. Nous nous croisons et je lui souhaite une bonne année. Ce dernier s'efforce de se retourner par politesse et me répond "Ah oui... bonne année", à voix basse, sur le bout des lèvres, comme si je ne devais pas croiser son chemin. Drôle de bonhomme.

Au niveau du parc du Jardin de Ville, des individus et leurs chiens squattent le tourniquet dans l'aire de jeux des enfants. Près des bancs, un groupe essaye tant bien que mal d'allumer des petits fumigènes directement sur le sol synthétique. Drôle de façon de s'amuser.

En étage dans les ruelles, seuls quelques fêtards ouvrent la fenêtre de leur appartement pour exprimer un instant leur joie en direction du bas juste avant de la refermer. Certains ne se privent pas pour crier, insulter de loin des groupes de passants en contrebas. Place Grenette, un couple s'insurge contre l'éclatement d'une canette de bière lancée d'un balcon à quelque mètres seulement de leurs pas. Même geste démesuré du côté du marché des Halles ou on s'amuse à faire de même. Drôle de manière de s'exprimer.

Place Felix Poulat, des pétards sont allumés pour tenter de faire un peu de bruit dans les alentours. L'odeur d'autres pétards roulés à la main se fait sentir près des marches de la Fnac. Drôle de façon de se faire plaisir.


A la recherche d'une ambiance qui ne vient pas


Quelques groupes de personnes tentent de converger vers la place Grenette pour y trouver une ambiance particulière de fête, sans grand succès. En déambulant dans les rues de Grenoble, je retrouve en d'autres lieux les mêmes individus, déçus par l'ambiance monotone des rues, à la recherche d'un contact festif.

La première véritable manifestation de joie, de gaieté et de "fête" rencontrée en hypercentre aura lieu vers 00h25.

Place Grenette, un groupe de garçons légèrement éméchés s'amuse gentiment à mettre de l'ambiance en tenant un sapin de Noël à la main en guise de trophée. En coeur, il se déplace en chantant "Guillaume il est pédé... Guillaume il est pédé (...) Il est vraiment, il est vraiment... il est vraiment phénoménal (...) Tra-la-la... la-la...". Quant aux filles exaltées qui les accompagnent, elles ont toutes une bouteille ou une canette à la main. L'une d'entres elles interpelle l'un de ses amis. "Jean-Paul.. allez, à poil (...) et dis-donc, t'as pas l'impression qu'on est les seuls à faire la fête ici".

La description de l'ambiance est pour le moins explicite, formulée sans ambiguïté.


Amertume et déception


Il est 00h50.

L'un des derniers tramways de la ligne B circule paisiblement tout en affichant une lumière rouge signalant qu'il rentre au dépôt.

Du côté des quais et sur les hauteurs de la ville, aucun feu, aucun projecteur apparent n'est venu illuminer les contreforts de la Bastille durant la soirée du réveillon de la Saint-Sylvestre.

Triste ambiance de Nouvel An dans les rues de Grenoble.

GreBlog MonGrenoble vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2010. Que celle-ci soit riche en perspective, en création, en relations et partages, en épanouissement personnel et professionnel...


02

12

2009

Grenoble, illuminations de Noël 2009 : un budget de 230 000 euros

grenoble illumination de noel Chaque année, à l'approche de Noël, le centre-ville de Grenoble vit au rythme du marché de Noël et des illuminations de fêtes de fin d'année.

Un moment privilégié pour les Grenoblois, les commerçants et pour la mairie, Grenoble Tourisme et Congrès, GEG et ses partenaires, soucieux de mettre en valeur le cœur de ville en tenant compte des normes et moyens techniques, de la consommation d'énergie... et des investissements.

Chaque soir, à partir du 2 décembre 2009, une dizaine de sites "privilégiés" en centre-ville bénéficieront de dispositifs de jeux de lumière et d'illuminations de Noël dès la tombée de la nuit et ce, jusqu'à environ 0h30 en début de semaine - et 2h00 du matin en fin de semaine. Ils seront activés toute la nuit les 24, 25, 31 et 1er janvier 2010.

Chaque année, le déploiement technique du dispositif s'effectue progressivement sur le terrain durant deux mois.


Un investissement… pour le moral des troupes


"Bien. Je sais ce que vous allez me poser la question alors je vous réponds tout de suite (...) Oui, en période de crise, on continue d'investir habituellement pour les fêtes de Noël, pour le moral et pour donner du plaisir à tous les Grenoblois" déclare Michel Destot, Député-Maire de Grenoble lors du point presse qui s'est tenu ce vendredi 27 novembre à 20h au Palais de la Bière [1].

Derrière cette volonté morale et "politique" se cache toute une logistique humaine et technique assez complexe dans les choix et la mise en service des illuminations. La ville portent régulièrement ses efforts sur une baisse conséquente de la consommation d'énergie et sur la recherche d’économie de moyens dans le déploiement de nouvelles installations lumineuses.

Sans oublier la volonté de présenter annuellement au public un certain équilibre "artistique" dans le choix des supports, des couleurs et des symboliques en matière d’illuminations... par secteurs urbains.


Un budget "raisonnable" ?


En 2009, le budget de fonctionnement comprenant une partie de la consommation, la mise aux normes, la pose, les déposes, l'entretien et la rénovation du matériel d'illumination existant avoisine les 130 000 euros. La part d'investissement qui repose essentiellement sur l'achat de matériels neufs et nouveaux motifs est de 100 000 euros.

Soit un budget total d'environ 230 000 euros pour 2009.

"La dessus, on est très raisonnable (...) Il y a beaucoup de ville qui font le choix de dépenser beaucoup plus d'argent" souligne Xavier d'Enquin, Chef de service au département Communication de la Ville de Grenoble.

Au même titre que les particuliers, en remplaçant progressivement les anciennes installations dotées d’ampoules classiques à filament par d’autres ampoules « basse consommation » ou de type LED d'ici 2012, la Ville de Grenoble entend respecter les nouvelles normes et le rythme de changement du matériel qu’elle s’est progressivement fixée depuis 2003.


Diminuer la consommation d’énergie


Les ampoules incandescentes "classiques" ont une durée de vie moyenne de 2000 heures (utilisées environ 500 h/an au moment des fêtes sur 4 ans) alors que les ampoules à LED de très faible consommation peuvent théoriquement éclairer pendant 50 000 heures.

"On est quand même arrivé à baisser la consommation d’énergie de 93% sur Alsace-Lorraine (…) En plus, quand on a du LED, ca nous permet de varier les motifs (…) En remplaçant les vieilles ampoules, on est gagnant sur les installations (…) Si on prend en compte les conditions de vie du matériel, on pense que les LED tiendront facilement une dizaine d’années en ville" explique Jean Gauthier, responsables technique chargé des illuminations sur le terrain pour la Ville de Grenoble.

En 2005, 78000 ampoules à filament étaient employées dans le cadre des illuminations. En 2009, elles ne sont plus que 49500, soit une réduction de 37% de ces ampoules ancienne génération à forte consommation.

De plus en plus d’équipements lumineux sont alimentés directement par le réseau d’éclairage public. En tant que prestataire de service, GEG effectue environ 1500 heures d’intervention. 60% de son temps de travail concerne la pause des équipements sur le terrain.


Moins de pollution visuelle, plus d’effets lumineux


"La grande bascule pour nous, ça a été sur les grands boulevards avec le tram et des nouvelles couleurs à l’époque, le bleu et le blanc (…) Maintenant, on introduit de l’ambre, du rouge et du vert (…) Même si c’est plus délicat à mettre en œuvre, nous ce que l’on recherche, c’est l’effet lumineux, du discret, du scintillant" souligne Alain Pilaud, Adjoint délégué à l’Animation.

Cette année, une dizaine de sites bénéficient de nouveaux motifs. Et c'est le secteur de l’avenue Alsace-lorraine qui est privilégié par la ville. L’an prochain, ce sera vraisemblablement le cours Berriat qui bénéficiera de nouvelles installations.

Entre la gare de Grenoble et la place Victor Hugo, près de 27000 euros ont été investis dans l’achat de 110 nouveaux motifs de décoration lumineux (composition florale de faisceaux de LED) pour embellir la section.

Pour la première fois, dans le cadre de l’introduction d’un concept innovant, la place de l’Etoile accueillera des ballons gonflables réalisés par la société AIRSTAR et alimentés par une micro-pompe. Des ballons lumineux d'1m60 de diamètre qui seront également positionnés sur l'Esplanade Le Ray vers le boulevard Gambetta.

"On est les seuls à avoir du AIRSTAR cette année (…) Rue Thiers, on a aussi changé les lumières parce qu’elles n’étaient pas assez scintillantes (…) Place de Verdun et Saint-André, on met rien (...) Ça fait un peu ringard de mettre de la déco dans des lieux aussi patrimoniaux, on préfère travailler avec des plasticiens pour ça" explique sans détour Alain Pilaud.

Du côté des quais de l’Isère et de la Bastille, un travail est en cours pour diminuer le "plein feu de lumière" trop gourmand en consommation d’énergie sur les contreforts. Lord du point presse, le Maire de Grenoble fait remarquer au principal intéressé qu’il aimerait bien que le "dossier" aille... un peu plus vite.

En centre-ville, la place Grenette accueillent de nouvelles rangées de sphères de couleur blanche et rouge [2]. Dans les rues adjacentes, entre la place Vaucanson et Félix Poulat, de nouveaux motifs à LED prennent la forme de longues toiles ou rideaux couvrant le ciel le long des allées piétonnes. De nouvelles guirlandes de lumières tamisées font leur apparition sur des arbres.

A l'intersection du cours Jean Jaurès et de l'avenue Alsace-Lorraine, les quatre grands piliers blancs surplombant la voie du tram sont dotés de projecteurs chromo-variable qui habilleront la structure d’une nouvelle variation de couleurs… toute l’année.


Verdict


Vendredi 27 novembre 2009, les illuminations ont été spécialement activées quelques heures dans les rue du centre-ville à l'occasion de la visite des installations. En déambulant ce soir là sur le terrain en présence du maire, des élus, responsables et techniciens, les Grenoblois s'attardaient un instant, observaient les alentours et n'étaient pas insensibles aux illuminations.

Habituellement critique à l'égard des dispositifs lumineux mis en oeuvre par la Ville de Grenoble, il semblerait que la municipalité profite des nouveaux matériels et dispositifs techniques actuellement disponibles sur le marché pour opérer une "reconversion" intéressante et un repositionnement de ses choix en matière d'illumination.

Le résultat est plutôt encourageant : recherche d'ambiances tamisées et de variations lumineuses, baisse de la "pollution visuelle" à l'égard des habitants dans l'hyper-centre, apport de nouveaux concepts dans l'éclairage, meilleure répartition des pôles d'illumination. Le tout, associé à une volonté intrinsèque de baisser la consommation d'énergie... bien que l'achat des nouveaux motifs soient onéreux.

Seul bémol de taille : la Ville de Grenoble a volontairement choisi de remettre et réinstaller d'anciennes ampoules incandescentes produisant une forte lumière jaune et pâle associées aux nouveaux dispositifs d'illumination dans certaines rues du centre-ville. Cette "mixité" des lumières dénature et fausse complètement l'ambiance recherchée.

Dommage.

Notes

[1] bonne bière, très peu de journalistes présents...

[2] mes enfants adorent…


02

11

2009

Enfin une nouvelle aire de jeux au Jardin de ville de Grenoble

jardin de ville grenoble Depuis la deuxième quinzaine du mois d'octobre, les plus petits et les plus jeunes ont enfin pu reprendre pleinement possession de leur espace de jeux situé au parc du Jardin de ville de Grenoble.

Il était temps !

Car depuis des mois et des mois, nos chers bambins n'avaient plus véritablement l'occasion de profiter du lieu pour se divertir, se dégourdir les jambes et grimper sur les ateliers qui leur étaient habituellement réservés.

Au passage, rappelons que l'aire de jeux du Jardin de ville est un lieu de rendez-vous et de communication privilégié pour les grands-parents, parents et leurs enfants. Tôt, le samedi matin, il n'est pas rare de voir bon nombre de jeune papas s'occuper de leurs enfants au parc pendant que les mamans font quelques emplettes en ville.

Un moment, un lieu quelque peu privilégié pour des mamans seules, séparées ou divorcées à la recherche... de compagnie masculine.

Et inversement.


Un démantèlement de l'aire de jeux sans suite ?


En 2008, principalement pour des questions de mise aux normes et de sécurité, la Ville de Grenoble avait pris la décision de démanteler une partie de l'aire de jeux pour la réaménager afin qu'elle soit conforme aux nouveaux règlements et dispositions en la matière.

En amont de l'opération de "réhabilitation" des lieux, il n'y avait pas eu de véritable communication de la part de la municipalité envers les habitués du parc. Après coup, le service Espaces Verts de la Mairie avait tout de même jugé utile d'implanter un panneau stipulant "Structure jeu démontée par mesure de sécurité - Rénovée été 2009".

C'était en 2008. Nous sommes... fin 2009.

Durant plus d'une année, les enfants n'ont pas eu la possibilité de bénéficier d'ateliers de jeux sur place. Mis à part un petit atelier-toboggan et deux mini-balancoires pour les tout-petits. Seul le revêtement anti-chute au sol jusque là conforme était resté en l'état.


Un réaménagement bien trop tardif


Durant cette longue période d'attente, nombreux sont les parents qui se sont interrogés sur le retour pourtant annoncé des ateliers de jeux mi-2009.

Pêle-mêle, voici quelques petites remarques glanées au fil des discussions depuis cet été. Par exemple, du côté du parc du Jardin des Plantes en face de la Mairie de Grenoble .

"Ben nous vous voyez, on vient là parce qu'il n'y a plus rien en centre-ville, ils ont presque tous enlevé (...) Remettre des jeux au Jardin de Ville, ça doit pas être une priorité pour la Mairie, par contre pour les JO ou le stade, là, il y a de l'oseille (...) J'ai vu là bas en ville qu'ils ont pas touché au bac à sable alors peut être qu'ils vont remplacer le sable dégueulasse par des petits morceaux de bois comme ils ont mis ici ?".

En juin 2009, la rénovation n'avait toujours pas débuté. Eté 2009 comme annoncé... non plus.

Ce n'est que mi-septembre que Pascal Garcia, Conseiller municipal délégué à la Gestion urbaine de proximité a bien voulu me renseigner sur la date du début des travaux d'aménagement qui ont finalement été fixée... il y a peu.

Durant la phase des travaux, l'accès à la zone de jeux fut naturellement fermée au public.

Le service Espaces Verts avait pris soin d'accrocher une belle pancarte verte présentant en deux temps [1] un cliché de la zone démunie d'ateliers (au lieu de montrer l'espace de jeux "avec" ses anciens ateliers) et une vue stylisée du nouvel aménagement [2].

Une vision plutôt excessive et exagérée en terme de communication. Surtout lorsqu'il s'agit de "faire oublier" quelque peu une aussi longue attente en matière de réaménagement.


Enfin... une nouvelle aire de jeux réaménagée au Jardin de ville


Concrètement, les travaux de réaménagement tant attendus ont duré quelques semaines. Les enfants ont pu enfin reprendre possession des lieux... à la mi-octobre.

L'ancien revêtement anti-chute qui avait tendance à accrocher les chaussures des enfants et à les faire tomber en pleine course sur le terrain a disparu. Il est désormais remplacé par un gazon synthétique plus approprié, visiblement plus difficile à entretenir pour les agents d'entretien.

Sept nouveaux ateliers sont venus remplacer les deux anciens ateliers-toboggans-passerelles de 2008.

Une nouvelle balançoire à trois places, articulée sur ressorts : un peu trop sensible dès le moindre mouvement d'un enfant agité. Risque de perte d'équilibre. - Pertinence : 7/10 -.

Une petite maisonnette avec espace abrité : le choix de son emplacement est judicieux. Eloigné du vieux bac à sable [3], il contraint les enfants à ne pas transporter trop de sable pour y jouer. Du coup, cet atelier est peu prisé par ces derniers. Notons qu'il est redondant avec l'atelier pont-passerelle-toboggan qui dispose de la même infrastructure de jeu à partir du sol. - Pertinence : 5/10 -.

Un atelier-pont-passerelle-toboggan : il remplace l'ancien atelier de 2008 placé au même endroit. Petits et grands l'adorent et se bousculent pour y monter. - Pertinence : 9/10 -.

Un véhicule automobile équipé pour l'aventure : un atelier très prisé par les enfants en période de forte affluence. A tel point que chacun doit attendre plus ou moins patiemment son tour pour grimper sur le véhicule ou le conduire. Lors d'une sortie en famille, un jeune enfant en pleurs a tout de même réussi à se faire mal en se coinçant le poignet dans l'orifice d'un des volants. Son papa a mis un bon moment pour retirer de force sa petite main. - Pertinence : 8/10 -.

Un tourniquet avec trois sièges surélevés : un atelier littéralement pris d'assaut par les grands qui prennent un malin plaisir à faire tourner systématiquement les plus petits à grande vitesse. De quoi stresser bon nombre de parents régulièrement placés aux abords pour contrôler la vitesse de rotation de l'engin. Etant assis en hauteur, les enfants sont régulièrement éjectés du support et se vautrent par terre les uns sur les autres. Certains se font mal. - Pertinence : 3/10 -.

Une barre avec promontoire dans le vieux bac à sable : un étrange atelier permettant à la fois aux enfants de grimper en hauteur, de se tenir à une barre et de sauter dans le sable. Idéal pour empêcher d'autres enfants de faire des pâtés ou jouer dans le bac. - Pertinence : 5/10 -.

Une barre isolé avec promontoire : un simple atelier sans grand intérêt permettant aux enfants de grimper et de se tenir en hauteur au dessus du sol. - Pertinence : 4/10 -.


Une forte concentration d'ateliers


Au final, le résultat est plutôt de bonne facture, conforme aux attentes et aux caractéristiques mentionnées sur la fameuse "plaquette" alléchante.

En cherchant à répartir de nombreuses infrastructures de jeux et à doubler la présence d'ateliers sur la zone, le service Espaces Verts a densifié l'aire de jeux.

Les enfants ont moins la possibilité de gesticuler ou de courir d'un point à un autre. Des bancs sur lesquels les parents sont assis sont si rapprochés de certains ateliers qu'il leur est désormais plus difficile de surveiller leur enfants ou de se reposer à distance sur le périmètre.

Avec le changement de revêtement et un tel rétrécissement de l'espace, il serait fortement souhaitable d'interdire l'accès et la circulation des cycles pour enfants sur la zone. Sous peine d'accrochages... et petits bobos.

Quant au bac, il serait temps de renouveler plus souvent le sable qu'il contient, de mieux l'entretenir ou de le remplacer par des petits "morceaux de bois" [4] pour une meilleure hygiène et propreté.

Notes

[1] système classique : Avant... Après

[2] voir ma photo

[3] le sable est toujours aussi... peu agréable

[4] comme au parc du Jardin des plantes


08

07

2009

La Ville de Grenoble expérimente un dispositif nocturne pour prévenir la tranquilité des habitants du centre-ville. En attendant la vidéo surveillance...

grenoble pilaud Il y a quelques jours, la Ville de Grenoble relançait son opération d'été "La Belle Estivale 2009" pour toutes celles et ceux qui souhaitent profiter de la saison et vivre des instants de détente en famille ou entre ami(e)s (lire mon précédent article).

En parallèle, pour prévenir la tranquillité des habitants du centre-ville de Grenoble et les conduites à risque des jeunes, la municipalité a décidé d'expérimenter un nouveau dispositif nocturne en partenariat avec la Mutuelle des Etudiants, coordonné avec Police national, la Police municipale, les services municipaux et les associations de terrain travaillant dans les domaines de la délinquance, de la prévention et de l'urgence sociale.

Ce dispositif se nomme "Tranquil' Eté".

"Pour nous, l'été n'est pas simplement une affaire d'encadrement, d'organisation ou de multiplication des animations (...) Nous sommes tous préoccupés par les problèmes de nuisances nocturnes (...) La Ville à elle seule ne peut suffire à régler tous les problèmes notamment qui relèvent de l'ordre public (...) Notre volonté est d'aller vers les jeunes" souligne Michel Destot, Député-Maire de Grenoble lors de la conférence de presse de présentation du dispositif au 12ème étage de la Mairie de Grenoble [1].


Un pari sur l'intelligence collective et l'individu


La Ville de Grenoble souhaite "traiter" en priorité la question des nuisances dans l'hypercentre de Grenoble. Sans attendre, à travers ce nouveau dispositif, elle envisage d'améliorer la coordination et la présence des différents acteurs "humains" susceptibles de sensibiliser les plus jeunes sur le terrain. Notamment ceux qui se réunissent en fin de journée ou durant la nuit, pour "faire la fête".

"Aujourd'hui, des jeunes posent de multiples soucis de santé publique au sens large (...) Les conduites addictives liées à l'alcool, parfois aux produits stupéfiants, les nuisances sonores, qu'il s'agisse de percussions, de musiques amplifiées, les agressions plus ou moins graves dont souvent les premières victimes sont les jeunes filles et les personnes les plus faibles (...) SDF qui nous font remonter des agressions (...) Sans vouloir le fermer ni le bunkeriser à partir d'une certaine heure de la nuit, le centre-ville aspire à un minimum de tranquillité pour les riverains qui ouvrent plus facilement le soir les fenêtres en été" explique Jérôme Safar, 1er Adjoint chargé des Finances, délégué à la Prévention et à la Santé.

Présence, prévention, faciliter le "vivre ensemble", réfléchir aux conditions d'une fête réussie... devient le mot d'ordre de la Municipalité durant la période estivale. Elle confie à La Mutuelle Des Etudiants (LMDE) le soin de former des équipes mobiles et de sensibiliser les jeunes sur les risques et dommages collatéraux liés aux conduites à risque en centre-ville, d'un point de vue individuel et collectif.


Tranquil' Eté : une approche expérimentale par ses pairs


Pour Jérôme Safar, "il est toujours plus facile pour un jeune de s'exprimer lorsqu'il est en face d'un autre jeune qui serait repéré comme étant quelqu'un qui a une conduite à risque" pour discuter, échanger... et recueillir auprès de ce dernier des informations.

Le nouveau dispositif est opérationnel durant le mois de juillet 2009. Il devrait reprendre et se prolonger du 1er septembre au 31 octobre. Il s'appuie sur une expérimentation actuellement en cours depuis le mois de mars dans la Ville de Rennes.

Une quinzaine de soirées ont été "ciblées" durant lesquelles une dizaine de jeunes dotés d'une expérience en prévention (en équipe, 2 à 4 binômes composés d'une fille, d'un garçon avec 1 responsable d'équipe sur le terrain) identifiés par un tee-shirt bleu [2] "Grenoble - Tranquil'Eté" sont habilités à déambuler dans un périmètre délimité de 18h30 à 23h entre le secteur Notre-Dame et le Jardin de Ville.

Moyenne d'âge des étudiants formées et salariés pour cette mission : entre 22 et 25 ans.

grenoble safar "La solution d'approche, d'accompagnement et de sensibilisation par des jeunes qui vont s'adresser à leur semblable nous semble une bonne idée pour essayer de qualifier un peu les choses auprès d'eux et aborder les questions de prise de risque individuel et collectif (...) Les binômes font passer des messages et récoltent des données (...) Il n'ont pas pour mission d'intervenir directement mais sont habilités si nécessaire à communiquer aux autorités d'éventuels débuts de débordement" explique Laurent Berthet, Directeur délégué de la Mutuelle des Etudiants.

Pour Hélène Vincent, Adjointe à la Jeunesse, ce dispositif s'intègre parfaitement dans la démarche du projet "Jeunesse" de la Ville de Grenoble. "Nous sommes bien dans le cadre de la responsabilisation des jeunes (...) Face au conflit intergénérationnel, la question est de savoir qui est le mieux à même de leur parler dans le cadre d'une animation d'hyper-proximité tout en restant dans une démarche globale".

Pour Eléonore Perrier, Conseillère municipale déléguée à la Sécurité civile et la Lutte contre les nuisances, "On ne va pas s'intéresser à ceux qui boivent plus que d'autres ni aux causes (...) L'intérêt, c'est le vivre ensemble tout en faisant prendre conscience que certains espaces publics ne sont pas réservés à ceux qui font la fête (...) Avec ce dispositif de dialogue, on est dans l'humain, pas dans le matériel".

Selon Jérôme Safar, le "coût net" du dispositif pour la Ville de Grenoble, sans compter les aides publics éventuelles à venir est de 30 000 euros.


Charte de qualité de la vie nocturne et... vidéo surveillance


Près d'un an après son annonce, la "Charte de qualité de la vie nocturne" élaborée en partenariat avec les Unions de quartier, commerçants et autres partenaires associés n'est toujours pas définitivement finalisée, ni adoptée [3].

Face à ce retard, la Ville de Grenoble souhaite "traiter" en priorité la question des nuisances au Jardin de Ville et dans ses environs avant la signature de cette fameuse Charte (un jour, peut-être...) auprès de la Préfecture de l'Isère.

A l'automne, le dispositif "Tranquil' Eté" sera évalué par le cabinet ELC2 pour observer la démarche et dresser avec les habitants un bilan précis de cette expérimentation. "Ça nous permettra aussi de décider définitivement si oui ou non on ferme le Jardin de Ville" - la nuit - explique Michel Destot.

Lors du dernier Conseil municipal, la question de la vidéo-surveillance à une nouvelle fois été évoquée... pour être étudiée.

Trois secteurs de la ville sont préalablement ciblés dans le cadre d'une vidéo-surveillance éventuelle : la Capuche (problématique de sécurité), le Village Olympique (protection des bâtiments et parking) et le Jardin de Ville (offre alternative de surveillance).

Chose étonnante, notons au passage que la Ville de Grenoble ne prévoit pas de reconduire ce dispositif expérimental... durant le mois d'août.

Notes

[1] vue, panorama splendide sur Grenoble

[2] Alain Pilaud, Adjoint à l'Animation, présente vaillamment le tee-shirt porté par les jeunes sélectionnés dans le cadre du dispositif

[3] déjà évoquée en mars-avril dernier


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