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2009

Nouveau projet de requalification de l'Esplanade de Grenoble : réactions (in)attendues du public

grenoble esplanade Vendredi 2 octobre 2009, La Ville de Grenoble organisait une réunion publique à la Mairie pour présenter son projet de requalification de l'Esplanade.

Un projet urbain imposant qui s'inscrit dans une démarche de concertation liée au réaménagement de l'une des principales portes d'entrée du centre-ville de Grenoble.

Les études préalables ont débuté il y a quelques semaines. Les premières tranches de travaux sont prévues en 2011. La livraison des premiers lots devrait avoir lieu à partir de 2013.


Les enjeux du projet


D'un point de vue global, le réaménagement du secteur de l'Esplanade est étroitement lié au projet de requalification des berges de l'Isère (lire mon article sur le sujet), à celui de la construction de la nouvelle ligne de tram E et à la réalisation éventuelle de la Rocade Nord.

Au coeur de ce nouveau projet, la création d'un grand parc urbain de plus de 7 hectares dédié aux loisirs et à la détente. La future nouvelle ligne de tramway E est la colonne vertébrale du dispositif.

Pour la municipalité de Grenoble, il est primordial de faire sortir le quartier de son environnement autoroutier en prevoyant un "déclassement" de l'arrivée de l'autoroute A48 en ville. "Plus de vie et de vert", "plus de mobilité apaisée" et "plus de centre-ville" soulignent les principaux élus concernés pour introduire leur présentation.

Il s'agit de reconquérir les berges de l'Isère et ainsi de poursuivre l'extension du centre-ville vers le quartier de l'Esplanade en le reliant aux autres secteurs de la ville. Sur zone, la municipalité souhaite favoriser l'habitat, le développement d'espaces verts, d'emplacements commerciaux afin d'améliorer le cadre de vie des habitants.

Sans oublier une profonde réorganisation des déplacements et du stationnement... au profit de l'utilisation des transports en commun (Tram E) et autres modes doux associés.

Principaux objectifs : créer un grand parc, développer le quartier et favoriser les liaisons respectant un nouveau schéma de circulation.


Les elements du projet


Autour de la prochaine ligne de tram E, le schéma de déplacement envisagé comprend de nouvelles dessertes locales interquartier, des "traversées douces" et des "liens végétalistes". Mais également la création de nouvelles liaisons "mode doux" avec la rive gauche et la réorganisation de la circulation en entrée et en sortie du centre-ville.

Au nord du secteur, l'architecte-urbaniste [1] prévoit la création d'un nouveau pont permettant d'améliorer les échanges entre les deux rives.

Selon l'hypothèse B présentée au public (photo), seule une partie de l'existant serait préservée (habitations actuelles côté Chartreuse). Des centaines de nouveaux logements privés et publics [2] devraient sortir de terre [3], associés à des commerces et de nombreuses activités éparpillées sur zone.

En vert sur ma photo, déploiement d'espaces verts, grand parc. Zone bleue, dominante logement. Taches brunes, dominante activités et commerces. Zone grise, existant préservé. Ligne bleue, parcours du tram E.


Un projet concerté


Le calendrier de la démarche de concertation est le suivant :

Octobre 2009 : réunion publique et balades urbaines organisées les 10 et 19 (séances de travail, recueil de photos, de témoignages...).

Novembre 2009 : ateliers urbains en petits groupes permettant de débattre et de faire des proposotions sur les hypothèses de travail des architectes. Constitution de "cahiers d'habitants" adréssés aux architectes. Puis le 9, dernière réunion publique de présentation du projet.

Décembre 2009 : projection et présentation de l'hypothèse d'aménagement retenue.

Début 2010 : constitution du projet de ZAC et lancement des procédures administratives.

Début 2011 : lancement des premiers travaux... première tranche livrée en 2013.


Quelques réactions soutenues dans le public


Le public est venu nombreux découvrir les différentes facettes du projet. Certains habitants sont restés debout au fond de la salle [4].

Parmi les personnalités présentes autour de Michel Destot (Député-Maire de Grenoble), signalons la présence de Philippe de Longevialle (Adjoint à l'Urbanisme), Jacques Chiron (Adjoint aux Déplacements), Christian de Portzamparc (Architecte-Urbaniste désigné) et l'absence de Laure Masson (Adjointe à la Démocratie locale).

Lors de la soirée, le Maire de Grenoble s'est montré particulièrement énergique, déterminé et offensif face aux questions et interrogations du public.

Tout l'inverse de l'architecte-urbaniste, plutôt évasif, peu démonstratif et motivé pour promouvoir ses hypothèses de travail. Pour Michel Destot, il est l'un des meilleurs architectes-urbanistes de l'hexagone... ou du monde.

"Il est important de donner les rythmes de l'Isère à la Ville (...) Installer un parc qui donne envie de venir le matin, à midi, l'après-midi et le soir (...) Un endroit romantique, où l'on voit la rivière, la Chartreuse (...) Faire passer le tram côté parc, c'est une jolie chose avec de belles passerelles, c'est un véritable film" argumente l'architecte rêveur avant de souligner que le Michel Destot est "un Maire qui nous prépare l'avenir..." [5].

Rien de tel pour irriter une bonne partie des habitants plongés progressivement dans un cheminement d'interrogations.

Le public interpelle successivement les porteurs du projet sur le devenir de l'exploitation des ciments Vicats, le type de passerelle prévue au niveau du quartier Jean Macé, les nouveaux moyens de circulation. Mais également sur la prise en compte ou non des avis des associations de quartier dans le déroulement du projet, les différents types de logements et de commerces à construire, le devenir de la foire des Rameaux... tout en faisant remarquer l'absence de schematisation de la Rocade Nord sur les diapositives durant leur projection. Sans compter une critique sur le manque d'information préalable de la Mairie concernant la tenue de la réunion publique, la courte durée de la concertation engagée par la Ville de Grenoble... ou la suppression du grand parking de stationnement actuel de l'Esplanade,

Sur ce dernier point, un habitant s'interroge ouvertement. "On nous a expliqué qu'il y allait avoir un pont, un parc, des restaurants, des logements (...) C'est bien gentil tout ça mais les voitures... où on les met ?".

Jacques Chiron répond fermement "Il y aura le tram, parce que c'est ça aussi (...) Je rappelle qu'on avait avant sur les grands boulevards 60 000 véhicules jours, aujourd'hui, il y en a 27 000 (...) Il y a aussi une modification des habitudes des habitants, on ne fait pas un tram uniquement pour eux (...) On mettra donc des parcs-relais le long de la ligne (...) Rien n'est gratuit, soit c'est le contribuable, soit c'est l'utilisateur qui paye et pour ma part, je suis pour que l'utilisateur paye quand même un peu son automobile".

La salle s'agite. Le public reste dubitatif, visiblement peu convaincu par les propos de l'Adjoint aux Déplacements.

Un Grenoblois interpelle le Maire de Grenoble sur le type de logements à construire. "Ca va encore être un projet pour les promoteurs immobiliers (...) Un espace public qui va être donné, privatisé...".

Débité par ces propos, Michel Destot se lève et hausse nettement le ton. "On est pas ici pour se raconter des histoires (...) Mais le parc, c'est public, c'est pas un parc privatisé (...) C'est des fonctions sociales, publiques, populaires qu'il faut mettre (...) Quelques soient les conséquences, je me battrai, faut aussi savoir ce qu'on veut".

Applaudissements dans la salle.

En sortie de réunion, les Grenoblois étaient encore nombreux à converser ensemble autour d'un rafraîchissement. Chacun racontant ses petites histoires de quartier, une description aiguisée du comportement de ses voisins durant la semaine ou ses petits soucis de voirie, de stationnement, de circulation du moment... en petits comités bien distincts,

Ce genre de réunion publique attire toujours les mêmes personnes d'une même classe d'âge.

L'absence répétée des jeunes générations qui profiteront dans l'avenir de ces nouvelles infrastructures est pour le moins regrettable.

Notes

[1] Christian de Portzamparc

[2] mot d'ordre : mixité sociale

[3] Michel Destot parle d'un millier de logements sur zone

[4] manque de chaises

[5] agitation mesurée dans la salle


20

07

2009

Une Ferrari F360 Spider V8 F1 stationnée place Grenette à Grenoble. L'été, on se lâche... what else ?

ferrari grenoble Quand par contrainte ou nécessité, venant de loin, je suis obligé de prendre mon véhicule pour me rendre au centre-ville de Grenoble, j'ai l'habitude de croire qu'il me sera impossible de trouver provisoirement une place de stationnement... gratuite.

La réduction progressive et volontaire des espaces de stationnement réservés aux véhicules à moteur à Grenoble incitent de nombreuses personnes à privilégier davantage l'utilisation des modes "doux". En parallèle, de nombreux sondages d'opinion récents révèlent que la possession d'un gros véhicule (4x4, SUV, Crossover...) pour se déplacer "intramuros" en agglomération est totalement "ringard" par les temps qui courent.

D'autres au contraire, n'ont que faire des sondages, des habitudes de déplacements populaires, des remarques fonctionnelles d'autrui.

Ils ont simplement besoin d'être vu... observé, éventuellement reconnu ou "adoubé" en quelque sorte par le reste de la population.


Le ridicule ne tue... toujours pas


En pleine période de crise économique et financière, ce jeu est d'autant plus excitant pour l'heureux locataire propriétaire d'un véhicule de luxe de prestige qu'il témoigne d'une volonté d'asseoir son "vouloir-d'achat" avec une certaine arrogance primitive au cœur d'une population qui le plus souvent n'est pas celle qu'il côtoie habituellement.

Et pourtant, il a bien besoin d'elle...

Il y a quelques jours, en fin d'après-midi, sous un beau soleil de plomb, les nombreux Grenoblois assis sur les chaises des cafés de la place Grenette et surtout... les quelques touristes de passage à proximité ont pu ensemble assister à une séance photo de premier choix sur les pavés du centre-ville de Grenoble.

L'objet qui attire leur attention et la convoitise, tel un aimant chargé positivement "d'électrons libres" est une Ferrari F360 Spider V8 F1, commercialisée entre 1999 et 2005, dont le prix d'achat avoisine les 225 000$ et dont la côte oscille actuellement aux alentours de 85 450€. Louer, ne serait-ce qu'une journée un tel "objet de désir" ne vous coûterait que 1000$... ou 5500$ la semaine.

Excusez du peu... What else ?


Extase, opportunité et jubilation


Quelle joie pour son heureux propriétaire locataire que de pouvoir l'exposer s'exposer devant autant d'individus communs aux pupilles dilatées en plein extase happés par la curiosité, intrigués par l'identité du possesseur. Ceux là même qui n'auront certainement jamais l'opportunité de l'acquérir, ni de "faire un tour" ne serait-ce qu'une poignée de secondes dans le corps de la bête...

Quelle jubilation pour son heureux détenteur que d'estimer pouvoir stationner finalement en plein milieu de nul part en centre ville là où personne ou presque ne prend l'habitude de stationner son véhicule à tout hasard, sur une zone piétonne, [1] sur des pavés. Après tout, pourquoi garer un tel bolide sur une zone de stationnement commune à d'autres véhicules, cela n'aurait pas de sens...

Quelle fantastique opportunité pour son heureux conducteur que de se déplacer où bon lui semble, quand il le désire, sans toutefois réellement se soucier d'une éventuelle contravention sur la voie publique. Le cas échéant, en cas de verbalisation, l'opportunité de se lever de son fauteuil, de discuter avec un agent assermenté et d'exposer son style, sa personnalité devant le plus grand nombre est trop belle...

Le petit jeu en vaut la chandelle... parce qu'il le vaut bien !


S'exposer... un peu, mais pas trop


En fin d'après-midi, pour éviter qu'un trop grand nombre de personnes (notamment des jeunes... un peu trop d'jeuns pour le propriétaire de la Ferrari) gravitent autour de son bolide, le conducteur a tout de même souhaité déplacer son "cheval de fer rouge" stationné jusque là entre les rails du tram et les premières chaises de bars de la place Grenette.

Tenter de s'approcher un peu trop près de l'objet pour être pris en photo, s'aventurer à vouloir toucher le volant en passant son bras à la vertical de la "cabine de pilotage", risquer de se coller ne serait-ce qu'un instant à la peinture rouge du bolide ou positionner ses mains sur l'arrière du véhicule, cela ne se fait point vous comprenez..?

Je vous le donne en mille : le conducteur est sorti de son anonymat virtuel et a tout bonnement choisi de déplacer son Spider Ferrari et de le stationner son Spider à seulement quelques mètres de là, juste devant la récente boutique Orange... toujours située Place Grenette !

En effet, en toute impunité, mieux vaut rapprocher son Spider de sa table à consommer au cas où le beau bijou rouge s'envolerait, histoire de pouvoir également contrôler tout agissement inopportun sur ce type de véhicule, quitte à laisser moins de places pour la circulation soutenue des piétons.

Le ridicule ne tue... toujours pas.

Altruisme, quand tu nous tiens...

Rappelons-nous également de cette Lamborghini jaune caca d'oie exactement stationnée au même endroit il y a environ 18 mois sur GreBlog MonGrenoble.

Désormais, en matière d'exposition en centre-ville, vous avez tout compris. A Grenoble, la Place Grenette est désormais un lieu incontournable pour jouir de ses plaisirs matériels et afficher sa ringardise.


Apprivoisez temporairement une parcelle du territoire


Je suis toujours fasciné par cette détermination qui consiste à exposer une voiture de luxe de prestige dans une zone publique non prévue à cet effet volontairement devant de nombreux passants qui ne pourront certainement jamais se payer ce genre de véhicule très haut de gamme.

J'adore cette exubérance, ce décalage et cette volonté d'apprivoiser temporairement une parcelle du territoire.

J'adore ce côté "Has Been". J'adore cette projection naïve de soi et cette manière de s'exhiber, de paraître, de s'afficher devant le plus grand nombre.

J'ai toujours apprécié une part infime d'égocentrisme quand il sert à construire quelque chose. Là, je ne vois pas grand chose à bâtir ou à concevoir.

Je reste fasciné par le ridicule. Pourtant, le ridicule ne tue toujours pas.

L'excès... oui, parfois.

Notes

[1] voir ma photo


08

07

2009

La Ville de Grenoble expérimente un dispositif nocturne pour prévenir la tranquilité des habitants du centre-ville. En attendant la vidéo surveillance...

grenoble pilaud Il y a quelques jours, la Ville de Grenoble relançait son opération d'été "La Belle Estivale 2009" pour toutes celles et ceux qui souhaitent profiter de la saison et vivre des instants de détente en famille ou entre ami(e)s (lire mon précédent article).

En parallèle, pour prévenir la tranquillité des habitants du centre-ville de Grenoble et les conduites à risque des jeunes, la municipalité a décidé d'expérimenter un nouveau dispositif nocturne en partenariat avec la Mutuelle des Etudiants, coordonné avec Police national, la Police municipale, les services municipaux et les associations de terrain travaillant dans les domaines de la délinquance, de la prévention et de l'urgence sociale.

Ce dispositif se nomme "Tranquil' Eté".

"Pour nous, l'été n'est pas simplement une affaire d'encadrement, d'organisation ou de multiplication des animations (...) Nous sommes tous préoccupés par les problèmes de nuisances nocturnes (...) La Ville à elle seule ne peut suffire à régler tous les problèmes notamment qui relèvent de l'ordre public (...) Notre volonté est d'aller vers les jeunes" souligne Michel Destot, Député-Maire de Grenoble lors de la conférence de presse de présentation du dispositif au 12ème étage de la Mairie de Grenoble [1].


Un pari sur l'intelligence collective et l'individu


La Ville de Grenoble souhaite "traiter" en priorité la question des nuisances dans l'hypercentre de Grenoble. Sans attendre, à travers ce nouveau dispositif, elle envisage d'améliorer la coordination et la présence des différents acteurs "humains" susceptibles de sensibiliser les plus jeunes sur le terrain. Notamment ceux qui se réunissent en fin de journée ou durant la nuit, pour "faire la fête".

"Aujourd'hui, des jeunes posent de multiples soucis de santé publique au sens large (...) Les conduites addictives liées à l'alcool, parfois aux produits stupéfiants, les nuisances sonores, qu'il s'agisse de percussions, de musiques amplifiées, les agressions plus ou moins graves dont souvent les premières victimes sont les jeunes filles et les personnes les plus faibles (...) SDF qui nous font remonter des agressions (...) Sans vouloir le fermer ni le bunkeriser à partir d'une certaine heure de la nuit, le centre-ville aspire à un minimum de tranquillité pour les riverains qui ouvrent plus facilement le soir les fenêtres en été" explique Jérôme Safar, 1er Adjoint chargé des Finances, délégué à la Prévention et à la Santé.

Présence, prévention, faciliter le "vivre ensemble", réfléchir aux conditions d'une fête réussie... devient le mot d'ordre de la Municipalité durant la période estivale. Elle confie à La Mutuelle Des Etudiants (LMDE) le soin de former des équipes mobiles et de sensibiliser les jeunes sur les risques et dommages collatéraux liés aux conduites à risque en centre-ville, d'un point de vue individuel et collectif.


Tranquil' Eté : une approche expérimentale par ses pairs


Pour Jérôme Safar, "il est toujours plus facile pour un jeune de s'exprimer lorsqu'il est en face d'un autre jeune qui serait repéré comme étant quelqu'un qui a une conduite à risque" pour discuter, échanger... et recueillir auprès de ce dernier des informations.

Le nouveau dispositif est opérationnel durant le mois de juillet 2009. Il devrait reprendre et se prolonger du 1er septembre au 31 octobre. Il s'appuie sur une expérimentation actuellement en cours depuis le mois de mars dans la Ville de Rennes.

Une quinzaine de soirées ont été "ciblées" durant lesquelles une dizaine de jeunes dotés d'une expérience en prévention (en équipe, 2 à 4 binômes composés d'une fille, d'un garçon avec 1 responsable d'équipe sur le terrain) identifiés par un tee-shirt bleu [2] "Grenoble - Tranquil'Eté" sont habilités à déambuler dans un périmètre délimité de 18h30 à 23h entre le secteur Notre-Dame et le Jardin de Ville.

Moyenne d'âge des étudiants formées et salariés pour cette mission : entre 22 et 25 ans.

grenoble safar "La solution d'approche, d'accompagnement et de sensibilisation par des jeunes qui vont s'adresser à leur semblable nous semble une bonne idée pour essayer de qualifier un peu les choses auprès d'eux et aborder les questions de prise de risque individuel et collectif (...) Les binômes font passer des messages et récoltent des données (...) Il n'ont pas pour mission d'intervenir directement mais sont habilités si nécessaire à communiquer aux autorités d'éventuels débuts de débordement" explique Laurent Berthet, Directeur délégué de la Mutuelle des Etudiants.

Pour Hélène Vincent, Adjointe à la Jeunesse, ce dispositif s'intègre parfaitement dans la démarche du projet "Jeunesse" de la Ville de Grenoble. "Nous sommes bien dans le cadre de la responsabilisation des jeunes (...) Face au conflit intergénérationnel, la question est de savoir qui est le mieux à même de leur parler dans le cadre d'une animation d'hyper-proximité tout en restant dans une démarche globale".

Pour Eléonore Perrier, Conseillère municipale déléguée à la Sécurité civile et la Lutte contre les nuisances, "On ne va pas s'intéresser à ceux qui boivent plus que d'autres ni aux causes (...) L'intérêt, c'est le vivre ensemble tout en faisant prendre conscience que certains espaces publics ne sont pas réservés à ceux qui font la fête (...) Avec ce dispositif de dialogue, on est dans l'humain, pas dans le matériel".

Selon Jérôme Safar, le "coût net" du dispositif pour la Ville de Grenoble, sans compter les aides publics éventuelles à venir est de 30 000 euros.


Charte de qualité de la vie nocturne et... vidéo surveillance


Près d'un an après son annonce, la "Charte de qualité de la vie nocturne" élaborée en partenariat avec les Unions de quartier, commerçants et autres partenaires associés n'est toujours pas définitivement finalisée, ni adoptée [3].

Face à ce retard, la Ville de Grenoble souhaite "traiter" en priorité la question des nuisances au Jardin de Ville et dans ses environs avant la signature de cette fameuse Charte (un jour, peut-être...) auprès de la Préfecture de l'Isère.

A l'automne, le dispositif "Tranquil' Eté" sera évalué par le cabinet ELC2 pour observer la démarche et dresser avec les habitants un bilan précis de cette expérimentation. "Ça nous permettra aussi de décider définitivement si oui ou non on ferme le Jardin de Ville" - la nuit - explique Michel Destot.

Lors du dernier Conseil municipal, la question de la vidéo-surveillance à une nouvelle fois été évoquée... pour être étudiée.

Trois secteurs de la ville sont préalablement ciblés dans le cadre d'une vidéo-surveillance éventuelle : la Capuche (problématique de sécurité), le Village Olympique (protection des bâtiments et parking) et le Jardin de Ville (offre alternative de surveillance).

Chose étonnante, notons au passage que la Ville de Grenoble ne prévoit pas de reconduire ce dispositif expérimental... durant le mois d'août.

Notes

[1] vue, panorama splendide sur Grenoble

[2] Alain Pilaud, Adjoint à l'Animation, présente vaillamment le tee-shirt porté par les jeunes sélectionnés dans le cadre du dispositif

[3] déjà évoquée en mars-avril dernier


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05

2009

Grenoble, itinéraire cyclable, voie verte et entretien des berges du Drac et de l'Isère : mieux vaut circuler sans regarder les alentours

grenoble drac Avec les beaux jours du printemps et le retour quasi permanent de la chaleur, du soleil, il est agréable de ressortir les vélos d'été pour se promener, se détendre et circuler en famille les jours de congés sur les nombreux itinéraires et aménagements cyclables de l'agglomération Grenobloise.

Il est coutume de dire que Grenoble est la grande ville la plus plate de France.

Les occasions de se déplacer en vélo ne manquent pas.

Reconnaissons-le. Le vélo est un mode de déplacement agréable, pratique, économique [1], non polluant, silencieux, plutôt rapide en ville... même si nous ne sommes toujours pas prêts à le prendre lorsqu'il s'agit de le combiner sans réfléchir avec d'autres transports en commun [2].


Un réseau cyclable à la fois dense, ouvert et étendu


Le réseau cyclable de l'agglomération Grenobloise est à la fois dense, ouvert et étendu. En mode "cycle", le "quadrillage" de pistes cyclables de la Ville de Grenoble est impressionnant [3].

Il atteint près de 300 km de voiries aménagées pour les cyclistes, parfois même autorisé pour la pratique du roller ou de la course à pied. Plus de 1500 panneaux de balisage et de signalisation [4] leur permettent de s'orienter en bordure des 450 intersections de voies.

La communauté d'agglomération (Grenoble Alpes Métropole - la Métro), le Conseil général de l'Isère (CG38) et les mairies s'occupent des aménagements.

Globalement, la Métro assure la promotion de l'intermodalité et des modes de transports alternatifs. Elle veille à la sécurité des cyclistes, soutient les communes dans le cadre d'aménagements dédiés tout en assurant la continuité des itinéraires.

Les communes prennent principalement en charge l'aménagement et l'entretien de la voirie et des aménagements cyclables sur leurs secteurs.

Quant au Conseil général de l'Isère, il s'occupe généralement de l'entretien et des aménagements des "voies vertes" des berges de l'Isère, du Drac, et des voies départementales.


Est et Ouest


Promenez-vous en vélo sur les pistes et voies vertes au Nord-est de Grenoble, du côté de Meylan, Domène, Murianette... en direction de Chambery (52km !).

Vous découvrirez un espace d'itinéraires bien aménagés, agréables à emprunter, souvent en forets. Le genre d'endroit qui vous donne l'occasion de sentir quelques odeurs parfumées, de relever la tête du guidon et d'observer de près comme de loin la nature... en toute tranquillité.

Maintenant, promenez-vous en vélo sur la voie verte qui longe le Drac et rejoint l'Isère en direction de Noyarey puis Veurey-Voroize .

Vous découvrirez un spectacle différent, loin de l'image et du portrait idyllique précédent.

Bienvenue dans la jungle industrielle représentative de nos excès, dans un show-room de matières "durables" encastrées, laissées sur place, à l'abandon.


Un formidable spectacle naturel gratuit pour tous


Embarquez pour une aventure "extraordinaire" le long du Drac et de l'Isère.

En premier lieu, découvrez sur votre droite en contrebas de la piste cyclable, une très belle Peugeot 205 blanche défoncée, sans vie, sans vitre, calcinée de l'intérieur, en train de prendre son bain printanier. A l'avant, son toit ouvrant et son tableau de bord brulé vous donne envie de la repêcher. A l'arrière, ses phares cassés et sa bouteille de Cola vous enivrent d'une sensation jusque là débordante et insoupçonnée...

En amont, à quelques mètres du véhicule, observez le cercle de cendres et appréciez la délicatesse avec laquelle des individus ont mis le feu au véhicule avant de le glisser dans la rivière puisqu'il faut bien l'éteindre avec de l'eau pour prolonger le plaisir...

grenoble decharge Plus loin, visitez une décharge improvisée à 90 cm du courant de la rivière. Sa belle robe noire couleur de braises entourée de bidons en plastique partiellement carbonisés, ses sacs poubelles éventrés et ses bouts de ferrailles vous donne envie de vous arrêter pour pique-niquer. La vue est superbe. Vous êtes naturellement saisis par le charme des lieux...

Après une petite collation, vous reprenez votre cycle et trouvez plus au Nord près du pont une magnifique télévision désossée posée par terre qui attend de pouvoir à son tour prendre son bain mensuel. Pour cela, elle attend que la hauteur d'eau de l'Isère s'élève pour la recouvrir entièrement. Patience... avec la fin de la fonte des neiges, elle va pouvoir de nouveau faire trempette et libérer un peu de sa substance...

Sur votre chemin, vous trouverez une belle petite affiche placardée sur quelques troncs d'arbre le long de votre parcours "industriel" initiatique. Un propriétaire recherche sa chienne à Sassenage depuis le 21/02/2009. Il est vrai que la photo couleur de l'animal vous invite à la retrouver. Un mignon petit foulard autour du cou de l'animal, le regard si juvénile et apeuré. Veuillez donc contactez le 06.76.xx.xx ou le 06.31.xx.xx si vous la voyez naturellement... sur votre route.

Avant de rebrousser chemin, rendez-vous au niveau des câbles permettant la circulation aérienne des petites bennes remplies de matériaux [5] qui traversent l'Isère. Vous aurez l'occasion de vous éblouir devant des panneaux illisibles entièrement recouverts de magnifiques signatures graphiques et autres graffitis en tous genres. Bien évidemment, c'est de l'art urbain, du "Street art" pour les cyclistes amoureux de la nature authentique, vous comprenez...

Je préfère m'arrêter là.


La métro, le CG38, les communes avoisinantes ?


Il a été maintes fois démontré que lorsqu'un individu commence à déposer des ordures, des matériaux ou du matériel dans des lieux non prévus à cet effet, d'autres ont parfois tendance à multiplier le geste sur place ou dans les environs. C'est la politique du mouton... et nous en sommes.

Au delà de cette règle humaine absurde, on est en droit de se demander qui s'occupe réellement de l'entretien de ces "voies vertes" le long du Drac et de l'Isère. Chaque collectivité concernée est censée assurer un "type d'entretien spécifique" sur ce territoire aménagé.

Au moment où la Fédération Française des Usagers de la Bicyclette (FUBICY) attribue le "Guidon d'or 2009" à la Ville de Grenoble notamment pour la généralisation des double-sens cyclables, on est en droit de s'intérroger sur l'entretien de certaines "voies vertes".

Pour l'heure, ça fait des mois... des années que les cyclistes, rollers et coureurs assistent à ce magnifique spectacle désopilant sur les berges.

C'est tout simplement... lamentable !

Notes

[1] sauf le prix d'un vélo : toujours aussi cher à l'achat...

[2] déplacements, transports, stationnements sous conditions...

[3] se procurer le plan jaune-vert auprès de la Métro

[4] panneaux verts

[5] gravat, ciment..?


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04

2009

Il commence par un H, ne remplit plus sa fonction et mouline dans le vent

grenoble Petit article informel et anodin après quelques jours de repos.

Quand on traverse Grenoble pour se rendre d'un point à un autre de la ville, que l'on soit à pied, en vélo, que l'on emprunte les transports en commun ou que l'on prenne son véhicule personnel pour se déplacer, il n'est pas rare de rencontrer quelques difficultés... toujours au moment où on ne s'y attend pas.

Quoi de plus énervant lorsque nous devons impérativement être à l'heure et nous rendre à un rendez-vous important ou privilégié.

Quoi de plus agaçant lorsque nous devons faire face à un choix imprévu et que le doute s'installe un court instant au plus mauvais moment, lorsque nous sommes pressés... justement par le temps.


Le temps, c'est de l'argent


Un peu de rhétorique.

Comme chacun le sait, le temps, c'est de l'argent... [1] notamment pour certaines collectivités.

Face à cette hypothétique forme de péréquation, je vous propose d'écouter et de visionner cette courte vidéo [2] qui vous fera comprendre pourquoi nous devons parfois faire des choix, remettre en cause sur l'instant notre bonne éducation volonté citoyenne et s'affranchir de certaines règles de bonne conduite en collectivité sur le bitume.


Qui est H ?


Machine à coudre ou métier à tisser automatisé ? Roulement à billes défectueux ou anneaux de balançoire rouillés ? Unité de compostage à la Poste ou rotative d'un grand quotidien régional ? Vieille poussette déglinguée ou vieux pressoir pour fruits et légumes ? Endosquelette en métal ou Terminator à la dérive ?

Non.

Mr H n'assure plus sa fonction régalienne quotidienne. Par contre, il bronze tranquillement et recharge ses batteries sous un beau soleil en milieu de matinée.

Le 10/03/09 à 10h06, au coin de la rue Barral à Grenoble :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus

Exceptionnellement, celui-ci n'a pas été nourri par les petites galettes rondes de mon porte-monnaie. Ni ses petits camarades en faction de couleur gris se tenant droit, le torse bombé... gentiment positionnés dans les alentours.

Par moment... nous avons tous l'heure, mais nous n'avons pas le temps.

"Qui a le temps et attend le temps perds son temps" [3]

Notes

[1] Benjamin Franklin

[2] tournée après la sortie de mon rendez-vous

[3] William Camden


15

12

2008

Réunion de concertation du Conseil Général de l'Isère à Grenoble sur le projet de Rocade Nord : principaux arguments

rocade nord grenoble Article maj le 16/12/08 [1].

Jeudi 11 décembre 2008, le Conseil Général de l’Isère (CG38) organisait à Grenoble une réunion publique dans le cadre de la concertation préalable engagée depuis de 15 novembre. Une étape transitoire du projet non définitif au cours de laquelle habitants et porteurs du dossier concernés peuvent s'exprimer et ce, jusqu'au 15 janvier 2009 [2].

Face au public, quatre principaux orateurs venus porter le projet de Rocade Nord : Marc Baïetto, Vice-président chargé de l'aménagement et de l'organisation des territoires, des transports et des déplacements. Alain Mistral, Vice-président chargé de l'administration générale et des finances. Max Lambert, Chef de projet Rocade Nord au département et Pascal Raoult, Ingénieur.

Dans la salle, de nombreuses associations particulièrement opposées au projet font entendre leur voix au cours du débat. D'autres personnalités sont là. Notons la présence des Conseillers généraux Jacques Chiron, Christine Crifo, Olivier Bertrand et Roger Pellat-Finet ainsi que Jean Cognet, porteur du tracé "Cognet" (voir l'interview).


Le public n'est pas au rendez-vous


Contrairement à l'an passé, le public ne s'est pas déplacé en masse au CRDP. A peine une centaine de personnes dans la salle et de nombreux sièges vides. Un nombre sensiblement identique à celui constaté lors de la réunion du collectif CAIRN [3] à Grenoble il y a quelques jours (lire mon article).

Le dossier reste sensible. Le cadre est fixé en introduction. "Ce projet suscite beaucoup d'intérêts et de points de vue passionnés (...) Je vous demande de respecter la parole d’autrui et de respecter les règles [4] (...) J'espère que vous donnerez une certaine dignité à ce débat" souligne le modérateur de la soirée. Ce dernier fait également part de son étonnement en constatant le peu de personnes présentes.

Durant une trentaine de minutes, les principaux porteurs du projet exposent au public les différentes étapes du projet et leur positionnement en s'appuyant à la fois sur des études et des constatations. Juste avant de débattre, les habitants sont invités à suivre la projection du film [5] (visible ici) commandité par le CG38 présentant une modélisation (images de synthèse) du projet de Rocade Nord.


Les arguments des porteurs du projet de Rocade Nord


"On n'est pas au ordre de la Chambre de commerce (...) Ce projet va libérer du foncier (...) Cette rocade s’inscrit bien dans un cadre, celui du développement des transports publics financés à 80% par l’activité économique de la région" explique dans un premier temps Marc Baïetto.

Max Lambert est chargé de présenter rapidement les différentes familles de tracés "éloignés" (ex : le tracé Cognet) et "rapprochés" (ex : le projet initial de la DDE et... celui du CG38). Son exposé s'appuie notamment sur les conditions techniques de réalisation, la requalification des secteurs urbains, la qualité de l’air. Bien entendu, l'objectif est de focaliser l'attention du public sur le tracé "rapproché" proposé par le CG38 [6], maître d’œuvre du projet de Rocade Nord.

Pour les porteurs du projet, il s’agit je cite... de "mieux desservir l’Agglomération Grenobloise, d’apporter une réponse adaptée aux besoins des Isérois, de réduire le trafic sur les grandes voies urbaines, de limiter l’impact en surface des ouvrages" avec une volonté "d'interdire la circulation des poids lourds".

Pour le Chef de projet Rocade Nord, "Rien n'est arrêté pour le moment (...) Nous réfléchissons à la requalification des échangeurs et diffuseurs (...) La rocade doit contribuer au développement durable du territoire (...) Il sera possible de faire du paysager, du mode doux, de reconquérir des espaces naturelles, de réduire la pollution en diminuant les déplacements dans l’Agglomération (...) Une route intelligente sur laquelle des informations pertinentes de circulation seront proposées aux automobilistes".


Les arguments des collectifs et associations


Le public est invité à débattre. La règle conduit les associations à s'exprimer durant 15 mn.

"Le Conseil Général vient de vous présenter un très joli film de science-fiction (...) Nous aurions bien aimé vous présenter un dossier alternatif mais hélas, il en a décidé autrement" souligne Philippe Zannola de l'ADTC. Applaudissement dans la salle.

L'ADES pose une question : "Dans le dossier de concertation, il manque pas mal de données économiques et financières (...) On voudrait avoir une confirmation sur les chiffres du coût d'exploitation annuelle de 4M€ et du coût des recettes de péage de 15 M€" [7].

Le collectif RESPIRON s'interroge : "Je ne vois pas comment on va pouvoir résoudre les problèmes des bouchons endémiques sur Crolles et Voreppe (...) Je me demande aussi qui, en 2014, va bien pouvoir prendre cette rocade nord ?". Son représentant évoque une phrase qu'aurait mentionnée André Vallini dans un journal. "Le 11 janvier 2008 dans Les Affiches de Grenoble, le Président Vallini m'a donné une réponse, je cite le Président Vallini... nous faisons la Rocade Nord pour les VRP, les commerçants et les artisans, pas pour les salariés qui peuvent prendre le bus" [8].

Marc Baïetto choisi de ne pas rentrer dans le "jeu" des petites phrases et préfère effectuer une mise au point.

"Je n’ai jamais dit que directement la rocade réduirait les bouchons, par contre nous ne les réduirons pas si nous ne faisons pas la rocade (...) Aujourd’hui, on a à traiter une ville qui ne peut fonctionner qu'en s’appuyant sur des moyens de mobilité individuel, qu’on a laisser se vautrer dans l'espace qui est autour de la ville-centre (...) La première chose que nous avons à faire, c'est de densifier la ville, construire des logements (...) Et je le redis, le SMTC, le Département, la Métro peuvent financer de l’investissement mais le problème majeur que nous avons, c'est du fonctionnement (...) Quand vous prenez les transports en commun, nous finançons 17% du coût, ça veut dire qu'il faut trouver 83% ailleurs (...) Le principal usage premier attendu de la Rocade, c'est l'usage économique".


Les arguments du public


Une habitante estime que la voiture doit faire partie du passé. "J’ai 4 enfants, j’ai réussi à abandonner la voiture, nous nous déplaçons en vélo, en bus et je pense que nous avons encore des progrès à faire dans ce sens, inventons un monde nouveau".

Une autre personne souligne l'énorme travail réalisé par les acteurs du projet mais pense que ce dernier arrive un peu trop tard. "Pour moi ce qui ne va pas, c'est qu'on mette des voitures dans cette rocade (...) Il faudrait que ce projet soit recyclable pour y mettre plus tard des trains (...) Faites les tailles des tunnels pour qu'ils soient utilisables plus tard, voyez plus loin que le bout de votre pare-choc".

Autre intervention d'un participant "Ce projet est mal ficelé (...) Un tunnel, c’est fait pour absorber tous les trafics (...) Grenoble a fait tomber son autopont, on va pas refaire un méga viaduc à La Casamaure".

Une habitante s'appuie sur le Grenelle de l'environnement pour justifier ses propos: "Avec le Grenelle, on nous rabâche qu'il faut réduire la voiture et la pollution et là, on développe plus de route (...) En terme de message et de sensibilisation de la population, c'est un petit peu compliqué à comprendre".

Bruno Ferrand, membre du CCS3 [9] de Grenoble, exprime son opposition à l'élargissement et au passage deux fois trois voies de l'A480 et à tout aménagement qui conduirait à une augmentation de la circulation, de la pollution et du bruit. Il évoque le concept "d'autoroute apaisée" à expérimenter : limitation de vitesse à 70km/h de jours comme de nuit.

A l'opposé, une participante estime que la Rocade Nord aurait du voir le jour depuis longtemps et que cette infrastructure est un bon projet pour l'avenir.


L'argumentation des porteurs du projet de Rocade Nord a peu évolué. L'orientation est la même. L'objectif est d'agir. Les réponses sont toutes prêtes. Le ton reste déterminé.

Par ailleurs, les remarques des habitants évoluent également. Au delà des interprétations et justifications de chacun, on a le sentiment que beaucoup ont compris que ce projet de Rocade Nord poursuit sa route et devrait aller à son terme.

Désormais, beaucoup s'interrogent sur la qualification et l'usage du futur contournement routier. Et parmi les principales préoccupations soulevées... la durée de vie de la Rocade Nord.

Notes

[1] ajout d'une remarque sur l'A480

[2] à propos de la consultation

[3] le CG38 et la Rocade Nord : http://www.rocade-nord.fr/

[4] cadrées, plutôt strictes et formelles...

[5] deux habitants baillent au moment où on rallume la salle après projection

[6] le CG38 et la Rocade Nord : http://www.rocade-nord.fr/

[7] mentionnés dans le rapport d'expertise Hersant, lire ici

[8] propos à confirmer

[9] CCS gelés, en hibernation pour le moment...


04

12

2008

Certains élus commencent à soulever des inquiétudes sur le projet de Rocade Nord

rocade nord grenobleLe projet de Rocade Nord n'en fini pas de faire parler de lui.

Depuis la consultation publique organisée mi-2007 par le Conseil Général de l'Isère (CG38), maître d'ouvrage du projet d'infrastructure routière, de nouvelles données, études et analyses sont venues "étoffer" le dossier sensible de la Rocade Nord.

Depuis une année, de nouvelles informations complémentaires viennent préciser officiellement et officieusement le cadre et les perspectives du projet : nouvelles expertises à l'appui, nouvelles prospectives et estimations financières.

Sur ce dernier point, il semblerait que certains élus commencent à retourner leur veste.


La Rocade Nord, depuis un an


A commencer en octobre 2007 par la publication et la diffusion du vrai rapport de l'Agence d'Urbanisme de la Région Grenobloise (AURG) quelques semaines seulement après la consultation publique. Le document initial contenait des informations sensibles sur la modélisation du trafic. En l'occurrence, des données sur les conséquences d'une prépondérance et d'une attractivité de la voiture dans les déplacements aux dépens des transports collectifs.

En février 2008, pour le compte de la Société Mixte des Transports en Commun de l'Agglomération Grenobloise (SMTC) en charge de la définition du PDU 2007-2012 (dont la délibération a été annulée le mois dernier), l'AURG a réalisé une étude prospective permettant d'évaluer l'impact du projet de Rocade Nord d'ici 2025. Un rapport très intéressant modélisant différents scénarios sur le trafic, la population et l'usage des transports... avec et sans Rocade Nord.

En juin 2008, suite à un appel d'offre, le CG38 demande à un bureau d'étude indépendant (SECAD, Amiens) d'apprécier les impacts d'un scénario alternatif de déplacements dans la région Grenobloise... en tenant compte de l'existence de la Rocade. Dans sa conclusion, le rapport souligne que "le projet global de déplacement fondé sur la réalisation de la Rocade Nord" (...) nous apparaît favorable au développement d'une mobilité durable dans ses 3 facettes - économique, sociale et environnementale - de l'agglomération Grenobloise".

En octobre 2008, estimant que le chiffrage du coût actuel annoncé n'a pas été pleinement étudié, l'Observatoire des Finances et Politiques Publiques (OFIPOPU) décide d'analyser les coûts successifs estimés pour la réalisation du projet de Rocade Nord. Le PDU 2000-2010 annonçait un premier coût de 300 M€. En 2004, le devis de la DDE sur le projet PDU portait le coût à 763M€ (valeur 2006). En 2006, le CG38 diffusait le chiffre de 580 M€. Fin 2008, l'Observatoire estime que le projet de Rocade Nord couterait au minimum... 733 M€ (valeur 2006) et 836 M€ (valeur juin 2008).


La Rocade Nord, et maintenant


Le CG38 a lancé le 15 novembre 2008 une concertation préalable obligatoire avant projet auprès du public. Jusqu'au 15 janvier 2009, un dossier de présentation et un registre destiné aux observations sont mis à la disposition des habitants à l'Hôtel du département et dans les communes concernées de Fontaine, Grenoble, La Tronche, Meylan, Saint-Martin-d'Hères, Saint-Martin-le-Vinoux et Sassenage.

Début 2009, le CG38 devrait se prononcer sur le coût réel de la Rocade Nord et ses différentes modalités de financement. Au second semestre de la même année, une Enquête d'Utilité Publique (EUP) devrait suivre en attendant le lancement des études de l'avant projet.


Des "propositions alternatives innovantes" à la Rocade Nord


De nombreuses personnes hostiles au projet se mobilisent pour proposer "des alternatives innovantes" à la Rocade Nord.

Une fédération, des unions de quartier, des groupes et de nombreuses associations se réunissent sous l'égide du Collectif pour des Alternatives Innovantes à la Rocade Nord de Grenoble (CAIRN) "convaincu que le projet de Rocade Nord de Grenoble aurait un impact négatif pour notre agglomération, et qui milite pour un Plan de Déplacements Urbains (PDU) alternatif".

Mardi 2 décembre 2008, le CG38 organisait l'une de ses réunions de concertation à Saint-Martin-le-Vinoux[1], . Au même moment, le CAIRN organisait une réunion publique à la Maison des Associations de Grenoble.

Une petite centaine de Grenoblois est venue écouter les arguments du CAIRN. Globalement, le discours est rapide, construit, bien huilé, parfois décousu. Il se veut déclaratif, percutant et particulièrement offensif. Le collectif passe en revue ses "10 idées fausses sur la Rocade Nord" en se basant sur des comparaisons et de nombreux chiffres [2].

La moindre observation émise par les acteurs du projet devient le support d'une contre-proposition "crédible" pour les opposants. Toutes les alternatives sont passées en revue : réseau TER structurant, lignes tram-train, tram urbain, prolongation de lignes actuelles, retour du trolleybus, priorité aux feux, double-sens cyclables et déplacements à vélo, stationnement, intermodalité, paysage immobilier, tarifications à venir, ... jusqu'à l'opportunité de trouver de nouveaux modes de financement.


Inquiétudes de certains élus sur le projet de Rocade Nord


"On sait que deux communes ne veulent pas de la Rocade, La Tronche et Saint-Martin-le-Vinoux (...) Depuis peu, on sait que Saint-Egrève se positionne et que d'autres communes qui au départ avaient accepté la Rocade Nord pour le principe commencent à s'interroger sérieusement depuis un an, voir à reculer en arrière (...) La plupart ne veulent pas le dire tout haut" explique Antoine Jammes, Vice-Président de l'ADTC.

Selon Olivier Bertrand, Conseiller général du canton 1de Grenoble, la vision de la Rocade Nord est bouleversée : "Depuis la consultation de 2007, le projet a complètement changé dans sa manière d'être porté médiatiquement (...) Si vous remarquez bien, il y a une évolution vers le manque d'intérêt du projet (...) La situation financière du Conseil Général est plutôt bonne mais avec la crise, même s'il prend un prêt de 400 M€ pour faire la Rocade, il ne pourra certainement plus financer ailleurs d'autres structure".

Pour le Conseiller général, le financement du projet est la clé : "Attaquer la Rocade Nord sur le fond, je me demande si ça sert à quelque chose (...) Il va bien falloir que le Conseil général s'exprime sur le chiffrage exact et quand on l'aura, on va vite s'apercevoir qu'il ne pourra peut être pas suivre son projet vu le contexte économique (...) En réalité, la question financière est au coeur de la problématique, c'est la seule qui à mon sens peut faire plier le projet".


Réactions du public sur le projet de Rocade Nord


Pêle-mêle, quelques réactions du public lors de cette réunion.

"Il serait temps de repenser la notion du travail en France et d'en parler car on s'attache à se déplacer alors qu'on pourrait faire du télétravail et mieux s'organiser" - "La Rocade Nord si elle se fait, c'est qu'il y a des gens qui ont de l'argent à gagner dans l'histoire" - "De toute façon, on sait bien qu'elle va se faire et qu'elle est déjà décidée en haut lieu et nous on compte pour rien" - "La Métro et la Ville de Grenoble sont de plus en plus endettées, ca va peser sur nos impôts" - "On nous dit que pour réaliser ou financer la future ligne E du tram à Grenoble, les quais ou l'Espanade, la Rocade Nord doit se faire et que tout est lié en attendant les JO de 2018" - "Plus on fait des infrastructures, plus le trafic automobile augmente et pas l'inverse" - "On sait pertinemment que ça coutera plus cher à la fin et ça coutera un milliard d'euros à la collectivité".


L'annulation de la délibération du PDU 2007-2012 inscrivant le principe de Rocade Nord relance une partie du débat sur sa réalisation.

Face à la crise économique et financière, le CG38 maintient son cap et ses ambitions sans toujours dévoiler avec précision le détail de ses intentions. Au regard des situations, des élus s'interrogent sur l'opportunité de réaliser un projet structurant devenu un "pretexte" pour en réaliser d'autres au sein de l'agglomération Grenobloise.

En parallèle, le CAIRN admet qu'il n'a pas toujours les moyens de ses ambitions lorsqu'il s'agit d'expliquer son positionnement et ses prérogatives auprès de l'ensemble de la population concernant le projet de Rocade Nord.

Notes

[1] Le CG38 et la Rocade Nord : http://www.rocade-nord.fr/

[2] Le CAIRN et la Rocade Nord : http://www.rocade-nord.org/


27

11

2008

La délibération du SMTC portant sur le Plan de Déplacements Urbains (PDU 2007-2012) de l'Agglomération grenobloise... annulée

pdu grenoble Le 2 juillet 2007, le Syndicat Mixte des Transports en Commun de l'Agglomération Grenobloise (SMTC) adoptait le Plan de Déplacements Urbains (PDU 2007-2012).

Le PDU est un plan d'action qui fixe les grandes orientations pour les projets à réaliser en matière de déplacements dans l'Agglomération. A l'origine, il s'agit d'un document qui définit les principes de l'organisation des transports de personnes et de marchandises, de la circulation et du stationnement dans le périmètre des transports urbains.

En 2001, la loi sur l'Air puis par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) sont venues renforcer la cohérence de cet outil de pilotage qui s'impose à toute agglomération de plus de 100 000 habitants.


Rappel des objectifs du Plan de Déplacements Urbains (PDU)


Les principaux objectifs du PDU 2007-2012 sont cohérents. Il s'agit principalement d'améliorer l'accessibilité aux fonctions urbaines pour tous par une offre de transports alternatifs, d'inscrire une politique concertée d'aménagement du territoire, de favoriser la vitalité économique, commerciale et universitaire de la région grenobloise, d'améliorer la qualité de vie urbaine, de protéger l'environnement quotidien, la santé des habitants et d'instaurer un nouvel équilibre modal pour diminuer le trafic automobile.

En d'autres termes, le PDU [1] cherche à développer l'intermodalité, l'offre et les modes de transports en commun, la maîtrise de la circulation et du stationnement automobile. Il met en cohérence les politiques d'urbanisme et de transport des collectivités territoriales.


Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la délibération du PDU


Mais voilà...

En lecture du 20 novembre 2008, dans son article 1er, le Tribunal Administratif de Grenoble décide que "La délibération en date du 2 juillet 2007 par laquelle le SMTC a adopté le PDU pour la période 2007-2012 (...) est annulée".

Mais que s'est-il passé ?


Historique des faits


En septembre 2007, la FRAPNA, l'ADTC, Christine Garnier, Vincent Fristot, Raymond Avriller, Marie-Jeanne Grange et Vincent Comparat déposent un ensemble de requêtes et demandent au Tribunal Administratif de Grenoble (TA) d'annuler la délibération du SMTC pour l'adoption du PDU 2007-2012.

Par habitude dans ce genre d'affaire, le TA regarde en priorité "l'intérêt à agir" des requérants et en premier lieu les requêtes portant sur la forme. Après examen des 27 requêtes déposées par les plaignants, 26 ne sont pas retenues (moyen interne - attaque sur le fond du dossier) et une est retenue (moyen externe - attaque sur la forme du dossier).

Pour le TA, cette seule requête suffit... à annuler la délibération du PDU.


Procédure


Afin de pouvoir se prononcer avant de délibérer, un document de "note de synthèse" devait être jointe au dossier du PDU afin que les membres du Conseil syndical puissent se prononcer en connaissance de cause.

Selon le TA, la note de synthèse du SMTC stipulait la mention "Après avis favorable de la commission de développement et prospective, il sera proposé au comité syndical d'adopter le PDU de l'agglomération grenobloise pour la période 2007-2012 dont la délibération et le document du PDU sont annexés à la présente note de synthèse".

Dans sa décision, le TA mentionne "Si le SMTC soutient que le projet de délibération valait note de synthèse (...) il ressort (...) que ce projet n'a pas été remis au membres du comité syndical - avant - la séance du 2 juillet 2007".


L'avis d'un des requérants, Vincent Comparat


Pour GreBlog, Vincent Comparat, Directeur de publication du journal de l'ADES (des élus écologistes, les Verts, alternatifs...) explique :

"Sur ce genre de dossier, c'est toujours des problèmes de forme (...) En question déjà à l'époque du PDU 2000-2010, la consultation du Comité des usagers du SMTC dans son règlement intérieur (...) Le Tribunal Administratif rappelle que le PDU n'est pas un acte préparatoire mais un acte réglementaire (...) Le règlement ne vaut que pour l'avenir".

Vincent Comparat va plus loin : pour lui, le PDU n'existe plus.

"Pour résumer, le PDU n'existe plus puisque la décision d'adoption du PDU a été annulée (...) donc, le PDU n'a jamais été adopté et quelque part, on retombe dans l'ancien PDU qui lui aussi n'existe plus (...) C'est un peu pour ça que le SMTC va rapidement chercher à recoller les morceaux (...) Une délibération vaut pour l'avenir, on ne peut pas faire une délibération qui rattrape le passé et on peut également se demander maintenant si un PDU de 2007 peut être voté... en 2009".

Le plaignant estime que trop souvent les décisions sont déjà prises en amont par les porteurs du projet et qu'il est parfois "bon de faire vivre la démocratie sur la place publique" selon ses termes.


L'avis du Président du SMTC, Marc Baïetto


De son côté, Marc Baïetto, Vice-Président chargé des transports, des déplacements et de l’aménagement du territoire au Conseil Général de l'Isère (CG38), Président du Syndicat Mixte du Schéma Directeur (SCOT), Vice-Président de la communauté d’agglomération de Grenoble (METRO), Président du Centre de Gestion de la fonction publique territoriale de l’Isère (CNFPT), membre du CA des VFD et de la SEMITAG, Vice-président du forum mobilité d'Eurocités pour 2009, Président de Transcité, maire de la commune d'Eybens depuis 1983 et enfin... ...Président du Syndicat Mixte des Transports en Commun de l'agglomération Grenobloise (SMTC) explique lors de la dernière réunion publique du 24 novembre "Coeur de Ville, Coeur d'Agglo" à la mairie de Grenoble :

"Le PDU a été attaqué par 27 moyens, 26 portant sur le fond, le 27ème portant sur la forme (...) Sur le PDU lui même, au coeur, le Tribunal Administratif a débouté les plaignants (...) Par contre il a considéré que la note de synthèse que nous devons envoyer à l'ensemble des élus avant le vote ne correspondait pas à leurs attentes (...) On est là sur du formalisme (...) Laissez à penser que les 16 membres du Comité syndical du SMTC n'étaient pas informés de la nature des travaux que nous conduisions et n'avaient pas pris conscience de la totalité des enjeux, il y a là quelque chose pour le moins de surprenant".

Pour l'heure, Marc Baïetto souligne qu'il souhaite le plus rapidement possible soumettre une nouvelle délibération "en respectant le formalisme de la note de synthèse".

En s'en prenant à la partie adverse, le Président du SMTC ajoute "le PDU doit continuer à exister, c'est ma responsabilité (...) Je laisserai à ceux qui préfèrent mener des combats d'arrière garde les mener, pour ma part, développer les transports publics sur l'Agglomération".


La délibération annulée vaut-elle l'annulation du PDU 2007-2012 ? Pour le demandeur, c'est oui. Pour le défenseur, c'est non.

Est-il nécessaire de faire appel de la décision ? Faut-il conserver le PDU en l'état, le réviser ?

Quoi qu'il en soit, les enjeux sont importants et les options... peu nombreuses. Le porteur du plan devra rapidement prendre une nouvelle décision.

Notes

[1] télécharger le PDU 2007-2012 ici


01

08

2008

Google Street View et Google Car dans les rues de Grenoble

google car street view grenoble Depuis le printemps 2008, des véhicules particuliers arborant les logos "Google" et "Google Maps" sur leurs portières sillonnent discrètement les routes des grandes villes aux Etats-Unis et des capitales européennes.

Aperçues au Royaume-Uni, au Canada, aux Etats-Unis, en Australie... mais également en France à Paris et dans certaines villes du pays, les "Google Cars" sont des voitures spécialement équipées pour capturer des images de rues.

Google entend ainsi compléter son système de vues panoramiques "Google Street View" adossé aux services Google Maps et Google Earth.


"Google Street View" : les Google Cars sillonnent la France


Grâce à Google Street View (ou Google StreetView) , les internautes ont pu pas à pas suivre le parcours du Tour de France 2008 et ainsi découvrir sur la toile les photos des rues empruntées par les coureurs (immersion panoramique 360°). Ce qui explique l'engouement et l'intéressement de nombreux internautes focalisés sur le passage à priori inattendu des Google Cars dans certaines petites villes en France depuis le début du mois de mai 2008.

On repère aisément une Google Car : elle dispose d'un "périscope" épais noir, attaché verticalement sur son toit et d'une batterie de caméras photos capable de prendre à tout moment des clichés balayés sur 180°-360°.

En France, après Paris, Grenoble est l'une des toutes premières villes choisies par Google pour enrichir ses solutions de cartographie en ligne. Des Google Cars auraient été aperçues à Saint-Martin d'Hères début juin, à Montbonnot-Saint-Martin, à Corenc...


Une "Google Car" à Grenoble


Après une recherche rapide sur la toile, nombreux sont ceux qui n'ont pas eu l'opportunité de prendre un cliché du véhicule en activité dans les rues de la capitale des Alpes ou dans la région.

Jeudi 31 juillet 2008 à 12h47, j'ai eu la chance de prendre en photo une "Google Car" à Grenoble, (Ile Verte), à quelques mètres de l'une des 3 tours de Grenoble. J'ai eu 6 secondes pour activer mon N95.

Le cliché est pris de loin : conformément à ce que l'on peut constater habituellement dans d'autres villes européennes, il s'agit vraisemblablement d'une Opel Astra noire (et non grise) entièrement équipée (une vingtaine de véhicules de ce type sont en stationnement dans un parking près de Rungis, Val-de-Marne).

Après avoir lancé les vues panoramiques en France à l'occasion du Tour de France, Google Street View continue sa tournée à Grenoble.

Une "Google Car" en plein été dans les rues de Grenoble, circulant très très lentement sur le boulevard Maréchal Leclerc, au moment où de nombreuses personnes sont en vacances ou finissent tranquillement leur déjeuner le midi : pour le géant américain, il s'agit d'un moment idéal pour prendre tranquillement des clichés de nos rues peu encombrées avec... une certaine discrétion !


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