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2008

La délibération du SMTC portant sur le Plan de Déplacements Urbains (PDU 2007-2012) de l'Agglomération grenobloise... annulée

pdu grenoble Le 2 juillet 2007, le Syndicat Mixte des Transports en Commun de l'Agglomération Grenobloise (SMTC) adoptait le Plan de Déplacements Urbains (PDU 2007-2012).

Le PDU est un plan d'action qui fixe les grandes orientations pour les projets à réaliser en matière de déplacements dans l'Agglomération. A l'origine, il s'agit d'un document qui définit les principes de l'organisation des transports de personnes et de marchandises, de la circulation et du stationnement dans le périmètre des transports urbains.

En 2001, la loi sur l'Air puis par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) sont venues renforcer la cohérence de cet outil de pilotage qui s'impose à toute agglomération de plus de 100 000 habitants.


Rappel des objectifs du Plan de Déplacements Urbains (PDU)


Les principaux objectifs du PDU 2007-2012 sont cohérents. Il s'agit principalement d'améliorer l'accessibilité aux fonctions urbaines pour tous par une offre de transports alternatifs, d'inscrire une politique concertée d'aménagement du territoire, de favoriser la vitalité économique, commerciale et universitaire de la région grenobloise, d'améliorer la qualité de vie urbaine, de protéger l'environnement quotidien, la santé des habitants et d'instaurer un nouvel équilibre modal pour diminuer le trafic automobile.

En d'autres termes, le PDU [1] cherche à développer l'intermodalité, l'offre et les modes de transports en commun, la maîtrise de la circulation et du stationnement automobile. Il met en cohérence les politiques d'urbanisme et de transport des collectivités territoriales.


Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la délibération du PDU


Mais voilà...

En lecture du 20 novembre 2008, dans son article 1er, le Tribunal Administratif de Grenoble décide que "La délibération en date du 2 juillet 2007 par laquelle le SMTC a adopté le PDU pour la période 2007-2012 (...) est annulée".

Mais que s'est-il passé ?


Historique des faits


En septembre 2007, la FRAPNA, l'ADTC, Christine Garnier, Vincent Fristot, Raymond Avriller, Marie-Jeanne Grange et Vincent Comparat déposent un ensemble de requêtes et demandent au Tribunal Administratif de Grenoble (TA) d'annuler la délibération du SMTC pour l'adoption du PDU 2007-2012.

Par habitude dans ce genre d'affaire, le TA regarde en priorité "l'intérêt à agir" des requérants et en premier lieu les requêtes portant sur la forme. Après examen des 27 requêtes déposées par les plaignants, 26 ne sont pas retenues (moyen interne - attaque sur le fond du dossier) et une est retenue (moyen externe - attaque sur la forme du dossier).

Pour le TA, cette seule requête suffit... à annuler la délibération du PDU.


Procédure


Afin de pouvoir se prononcer avant de délibérer, un document de "note de synthèse" devait être jointe au dossier du PDU afin que les membres du Conseil syndical puissent se prononcer en connaissance de cause.

Selon le TA, la note de synthèse du SMTC stipulait la mention "Après avis favorable de la commission de développement et prospective, il sera proposé au comité syndical d'adopter le PDU de l'agglomération grenobloise pour la période 2007-2012 dont la délibération et le document du PDU sont annexés à la présente note de synthèse".

Dans sa décision, le TA mentionne "Si le SMTC soutient que le projet de délibération valait note de synthèse (...) il ressort (...) que ce projet n'a pas été remis au membres du comité syndical - avant - la séance du 2 juillet 2007".


L'avis d'un des requérants, Vincent Comparat


Pour GreBlog, Vincent Comparat, Directeur de publication du journal de l'ADES (des élus écologistes, les Verts, alternatifs...) explique :

"Sur ce genre de dossier, c'est toujours des problèmes de forme (...) En question déjà à l'époque du PDU 2000-2010, la consultation du Comité des usagers du SMTC dans son règlement intérieur (...) Le Tribunal Administratif rappelle que le PDU n'est pas un acte préparatoire mais un acte réglementaire (...) Le règlement ne vaut que pour l'avenir".

Vincent Comparat va plus loin : pour lui, le PDU n'existe plus.

"Pour résumer, le PDU n'existe plus puisque la décision d'adoption du PDU a été annulée (...) donc, le PDU n'a jamais été adopté et quelque part, on retombe dans l'ancien PDU qui lui aussi n'existe plus (...) C'est un peu pour ça que le SMTC va rapidement chercher à recoller les morceaux (...) Une délibération vaut pour l'avenir, on ne peut pas faire une délibération qui rattrape le passé et on peut également se demander maintenant si un PDU de 2007 peut être voté... en 2009".

Le plaignant estime que trop souvent les décisions sont déjà prises en amont par les porteurs du projet et qu'il est parfois "bon de faire vivre la démocratie sur la place publique" selon ses termes.


L'avis du Président du SMTC, Marc Baïetto


De son côté, Marc Baïetto, Vice-Président chargé des transports, des déplacements et de l’aménagement du territoire au Conseil Général de l'Isère (CG38), Président du Syndicat Mixte du Schéma Directeur (SCOT), Vice-Président de la communauté d’agglomération de Grenoble (METRO), Président du Centre de Gestion de la fonction publique territoriale de l’Isère (CNFPT), membre du CA des VFD et de la SEMITAG, Vice-président du forum mobilité d'Eurocités pour 2009, Président de Transcité, maire de la commune d'Eybens depuis 1983 et enfin... ...Président du Syndicat Mixte des Transports en Commun de l'agglomération Grenobloise (SMTC) explique lors de la dernière réunion publique du 24 novembre "Coeur de Ville, Coeur d'Agglo" à la mairie de Grenoble :

"Le PDU a été attaqué par 27 moyens, 26 portant sur le fond, le 27ème portant sur la forme (...) Sur le PDU lui même, au coeur, le Tribunal Administratif a débouté les plaignants (...) Par contre il a considéré que la note de synthèse que nous devons envoyer à l'ensemble des élus avant le vote ne correspondait pas à leurs attentes (...) On est là sur du formalisme (...) Laissez à penser que les 16 membres du Comité syndical du SMTC n'étaient pas informés de la nature des travaux que nous conduisions et n'avaient pas pris conscience de la totalité des enjeux, il y a là quelque chose pour le moins de surprenant".

Pour l'heure, Marc Baïetto souligne qu'il souhaite le plus rapidement possible soumettre une nouvelle délibération "en respectant le formalisme de la note de synthèse".

En s'en prenant à la partie adverse, le Président du SMTC ajoute "le PDU doit continuer à exister, c'est ma responsabilité (...) Je laisserai à ceux qui préfèrent mener des combats d'arrière garde les mener, pour ma part, développer les transports publics sur l'Agglomération".


La délibération annulée vaut-elle l'annulation du PDU 2007-2012 ? Pour le demandeur, c'est oui. Pour le défenseur, c'est non.

Est-il nécessaire de faire appel de la décision ? Faut-il conserver le PDU en l'état, le réviser ?

Quoi qu'il en soit, les enjeux sont importants et les options... peu nombreuses. Le porteur du plan devra rapidement prendre une nouvelle décision.

Notes

[1] télécharger le PDU 2007-2012 ici


01

08

2008

Google Street View et Google Car dans les rues de Grenoble

google car street view grenoble Depuis le printemps 2008, des véhicules particuliers arborant les logos "Google" et "Google Maps" sur leurs portières sillonnent discrètement les routes des grandes villes aux Etats-Unis et des capitales européennes.

Aperçues au Royaume-Uni, au Canada, aux Etats-Unis, en Australie... mais également en France à Paris et dans certaines villes du pays, les "Google Cars" sont des voitures spécialement équipées pour capturer des images de rues.

Google entend ainsi compléter son système de vues panoramiques "Google Street View" adossé aux services Google Maps et Google Earth.


"Google Street View" : les Google Cars sillonnent la France


Grâce à Google Street View (ou Google StreetView) , les internautes ont pu pas à pas suivre le parcours du Tour de France 2008 et ainsi découvrir sur la toile les photos des rues empruntées par les coureurs (immersion panoramique 360°). Ce qui explique l'engouement et l'intéressement de nombreux internautes focalisés sur le passage à priori inattendu des Google Cars dans certaines petites villes en France depuis le début du mois de mai 2008.

On repère aisément une Google Car : elle dispose d'un "périscope" épais noir, attaché verticalement sur son toit et d'une batterie de caméras photos capable de prendre à tout moment des clichés balayés sur 180°-360°.

En France, après Paris, Grenoble est l'une des toutes premières villes choisies par Google pour enrichir ses solutions de cartographie en ligne. Des Google Cars auraient été aperçues à Saint-Martin d'Hères début juin, à Montbonnot-Saint-Martin, à Corenc...


Une "Google Car" à Grenoble


Après une recherche rapide sur la toile, nombreux sont ceux qui n'ont pas eu l'opportunité de prendre un cliché du véhicule en activité dans les rues de la capitale des Alpes ou dans la région.

Jeudi 31 juillet 2008 à 12h47, j'ai eu la chance de prendre en photo une "Google Car" à Grenoble, (Ile Verte), à quelques mètres de l'une des 3 tours de Grenoble. J'ai eu 6 secondes pour activer mon N95.

Le cliché est pris de loin : conformément à ce que l'on peut constater habituellement dans d'autres villes européennes, il s'agit vraisemblablement d'une Opel Astra noire (et non grise) entièrement équipée (une vingtaine de véhicules de ce type sont en stationnement dans un parking près de Rungis, Val-de-Marne).

Après avoir lancé les vues panoramiques en France à l'occasion du Tour de France, Google Street View continue sa tournée à Grenoble.

Une "Google Car" en plein été dans les rues de Grenoble, circulant très très lentement sur le boulevard Maréchal Leclerc, au moment où de nombreuses personnes sont en vacances ou finissent tranquillement leur déjeuner le midi : pour le géant américain, il s'agit d'un moment idéal pour prendre tranquillement des clichés de nos rues peu encombrées avec... une certaine discrétion !


01

07

2008

A son tour, la ville de Grenoble montre l'exemple

grenoble_stationnement Je reconnais bien volontiers que le soleil tant attendu depuis le début du mois de juin est pleinement de retour ces jours derniers. De plus, la chaleur envahissante ne favorise pas toujours la concentration en journée sur nos lieux de travail respectifs. Il est parfois sympathique de s'affranchir temporairement de certaines règles ennuyeuses...

Il est vrai qu'à l'approche des vacances d'été, le rythme de travail de chacun a parfois psychologiquement tendance à diminuer : par envie et/ou nécessité, urgence et contrainte, certains ont également besoin de lâcher du lest sur le terrain, de ne pas s'enquiquiner, ni s'ennuyer pour autant.


Evidemment, personne n'est parfait...


C'est probablement le cas du conducteur de ce véhicule de la Mairie estampillé du logo "Ville de Grenoble" sur les portières et d'un "numéro vert" sur le capot qui n'a rien trouvé de mieux que de se garer sur un espace de stationnement non autorisé en centre-ville.

Il est vrai qu'un samedi en fin d'après-midi (le 28/06, vers 19h30), il n'y a pas trop de circulation (sic !).

Entre les Grenoblois qui viennent de toucher leur paie en fin de mois, sortant des magasins en tenant des sacs de produits "soldés"... les gens assis dehors, remplissant les terrasses et prenant un verre... les parents et enfants à pied, en poussette et fatigués, revenant des parcs des alentours... les véhicules roulant les uns derrière les autres en file indienne place Notre-Dame, à quelques mètres de la rue Taulier en direction du Musée de Grenoble, de l'Ile Verte ou des Quais de l'Isère... les automobilistes "frimeurs" qui considèrent que le quartier et les pavés sont un lieu de prédilection pour afficher et affirmer un style à vive allure... sans oublier le ralentissement potentiel du passage du tram sur la ligne B...

Dans ces circonstances, vu l'activité du quartier, pourquoi ne pas se gêner ?


...ni le conducteur de véhicule de la municipalité


Il y a quelques mois, je signalais déjà dans ces colonnes la dangerosité de ce stationnement sauvage situé juste devant des barrières à quelques centimètres d'un point d'attache de cycles, entre d'un côté le passage de la ligne du tram B, de l'autre, une intersection de deux voies de circulation.

Un lieu de passage fréquent de véhicules et de piétons, une circulation souvent peu fluide et dense en fin de journée.

Bien entendu, si ce véhicule de la municipalité n'a pas souhaité se garer ailleurs dans les alentours et n'a rien trouvé de mieux pour stationner... c'est que son conducteur a certainement une bonne raison à nous fournir.

In Fine, il est probable que ce véhicule ait voulu montrer l'exemple : "officieusement", il doit donc bien s'agir d'une vraie place de stationnement pour véhicule motorisé !

Personnellement, vu les circonstances et les conditions de circulation décrites plus haut, j'en doute fort.


10

06

2008

A Grenoble, le comportement de l'automobiliste lambda ne change guère...

stationnement voiture grenoble Largement intronisé dans la campagne des municipales comme l'un des sujets politiques majeurs de l'agglomération, la circulation et le stationnement de véhicules à Grenoble restent au quotidien l'une des principales priorités pour les Grenoblois.

A leur manière, les politiques tentent d'analyser la situation, soumettent des projets plus ou moins pertinents sur le terrain, proposent des initiatives, lancent des alternatives avec le soutien d'experts, de professionnels et cherchent à résoudre les problèmes récurrents de circulation.

En parallèle, le comportement de certains conducteurs de véhicule en ville est loin de faire l'unanimité.


Les politiques tentent de résoudre les problèmes de circulation...


Comme j'aime parfois le rappeler, tout est fait à Grenoble pour limiter globalement la circulation des véhicules à moteur en ville.

Suppression de places de parking, rétrécissement de voies obligeant fortement les conducteurs à ralentir (causant parfois de nombreux "bris" involontaires de rétroviseurs extérieurs), franchissement de passages surélevés, réaménagement de carrefours, ajout de feux tricolores, de rond-points sur de longues distances etc.

Désormais, aucun projet n'échappe aux priorités d'accès en matière de transport en commun et de nombreuses grandes villes françaises ou européennes prennent modèle sur les réalisations menées par la ville de Grenoble ou la Communauté d'agglomération Grenobloise.


...tandis que le comportement de l'automobiliste lambda ne change guère


En parallèle, les comportements de nombreux citoyens ne changent guère. Pire, ils s'accentuent ou se pérennisent.

Il faut dire que certains automobilistes ne manquent pas d'air et ne pensent qu'à entretenir ou préserver leur "pré carré" lorsqu'il s'agit de garer un véhicule sans toutefois se soucier de leurs concitoyens.

Prenons un exemple, au niveau du quartier Mutualité à Grenoble. Prenons le cas des rues Joseph Fourrier et des Dauphins.

Bien que la rue des Dauphins autorise le stationnement bilatéral, des conducteurs peu scrupuleux n'hésitent pas à stationner leur véhicule à l'angle des deux rues, directement sur le passage piéton, empêchant du même coup toute visibilité accrue ou possibilité pour le piéton de circuler en toute sérénité et en toute sécurité.

Un vrai danger pour les familles qui très souvent, prennent l'habitude de passer à cet endroit pour se rendre directement au Jardin des Plantes situé en face de la Mairie de Grenoble. Nombreux sont celles et ceux qui sont accompagnés de jeunes enfants ou d'une poussette et qui remontent la rue pour rentrer chez eux en passant par le centre-ville de Grenoble.

Juste à l'angle, devant ce lieu de stationnement non autorisé, un "crayon jaune" indique la sortie d'une école. On imagine aisément les difficultés engendrées par les parents d'élèves lorsqu'il s'agit naturellement de traverser la rue. Mauvaise visibilité des piétons les obligeant à contourner le véhicule mal garé et à circuler sur la chaussée en dehors du passage piétons. Perte de repère visuel pour tout conducteur d'un véhicule en circulation désirant changer de rue au niveau de l'intersection


Je m'installe, donc j'existe


Je reste persuadé que l'automobiliste agit volontairement en connaissance de cause lorsqu'il décide de se garer de cette manière sur la chaussée. En stationnant ainsi, il connaît naturellement les risques d'insécurité qu'il risque d'engendrer. Son comportement est volontaire, sans équivoque.

Le contraire serait... étonnant.

Pour beaucoup, le véhicule est le prolongement de soi : une forme de projection de sa présence dans un territoire, dans un milieu qui n'est pas forcément le sien et dans lequel on cherche à s'installer quelques instants pour attirer l'attention.

Il semblerait que la prévention n'ait aucun effet dissuasif face à un tel comportement égoïste et méprisant. Ce comportement doit faire l'objet d'une sanction méritée qui dans ce cas, paraît plus que nécessaire.


30

05

2008

Une nouvelle vague d'horodateurs "communicants" à Grenoble

horodateur grenoble Lorsqu'on se promène de temps à autre au centre-ville de Grenoble , il n'est pas rare de tomber nez à nez sur de nombreux parcmètres ou horodateurs qui font l'objet de dégradations récurrentes ou servent de support pour afficher certaines intentions.

En l'espace de deux mois, lors de mes promenades en famille ou déplacements professionnels en ville, je suis arrivé à prendre à la volée et spontanément plus d'une dizaine de clichés d'horodateurs tagués, redécorés, malmenés, détériorés ou partiellement empêchés de fonctionner correctement.

Ma photo en montre seulement deux.


De nombreux horodateurs pris pour cible


A Grenoble, certains lieux sont régulièrement prisés pour manifester un désir d'expression, une pulsion artistique ou étaler ses convictions sur ce type de mobilier urbain.

Boulevard Gambetta, quelques horodateurs régulièrement marqués sous les arbres au feutre noir. Rue de la République, un horodateur littéralement pris à partie et relooké en rouge, à quelques mètres de l'Office du Tourisme de la ville. Rue Dolomieu, une boîte de carton en provenance du mini marché rue Hébert, directement placée sur le panneau solaire photovoltaïque situé au dessus d'un horodateur. Rue Lesdiguières, un "message artistique" sur format papier collé sur la fente à pièces d'une machine, pas loin de l'Ecole Supérieure d'Art de Grenoble. Rue Thiers, un stick placardé sur un horodateur avec ce message "La Tag rafle les sans papiers"...

Je m'arrête là.


L'horodateur, mobilier urbain "communicant"


Cette "vague d'expression" n'est pas nouvelle, bien au contraire.

Il apparaît clairement que l'horodateur devient un mobilier privilégié pour "faire passer des messages" sous des formes d'expressions diverses et variées, allant de la dégradation de l'appareil ou son empêchement de fonctionner... en passant par l'expression libre ou la manifestation d'un mécontentement lié à la réglementation en vigueur en matière de stationnement.

De nos jours, la majorité des mobiliers urbains sont pris pour cible : à se demander s'il existe assez d'espace ou de lieux d'expression libre sur la voie publique pour tout ceux qui désirent s'exprimer ainsi. Des graffitis sans âme, le plus souvent artistiquement limités, qui s'apparentent plus à des messages ou codes géolocalisés.

- je suis passé par là, voici ma signature... je viens de le faire... c'est excitant... je me sens libre... donc, j'existe auprès du public... qui me regarde à travers ce que je viens de faire -.

Drôle de support "communicant" pour favoriser ou lancer une expression.


De l'usage des horodateurs...


En France , braver l'interdit est un sport national. De nos jours, chacun a besoin de reconnaissance et d'exprimer librement ses idées... tout de même, jusqu'à un certain point.

Comme à l'accoutumée, il est probable qu'une infime minorité d'individus jettent leur dévolu sur ces horodateurs. Les autres n'ont pourtant rien demandé en échange, sauf le fait de pouvoir régler librement leur stationnement s'ils ont choisi de circuler et venir garer leur véhicule en ville.

En fin de compte, tout est fait pour limiter progressivement la circulation des automobilistes en ville. Les places de parking sont de plus en plus rare, prisées : face à notre mentalité en matière de circulation urbaine, le stationnement payant n'est apparemment pas prêt de disparaître. Viendra bien un jour où l'accès même en centre-ville deviendra payant ou fortement réglementé. En la matière, la ville de Londres a pris ces dispositions.

Comme de nombreux Grenoblois, plus les années passent et plus j'utilise mon véhicule exclusivement pour me rendre à l'extérieur de Grenoble . Entre ceux qui prennent leur voiture pour aller chercher du pain ou leurs enfants à 400 mètres de leur domicile et ceux qui la prenne pour des déplacements lointains non desservis aisément par d'autres moyens de transport, il y a tout de même... une sacrée marge !

En dehors de sa principale prérogative, si l'horodateur est psychologiquement un moyen complémentaire permettant de faire évoluer les esprits en matière de déplacements et de stationnements urbains afin qu'il y ait moins de véhicules en circulation en ville, ce mobilier urbain me paraît pour le moment, utile et nécessaire.

Paradoxalement, la plupart de ceux qui dégradent ce mobilier ou laissent des "messages" sur des horodateurs sont souvent les premiers à revendiquer et exercer une pression pour qu'il y ait moins de circulation de véhicules en ville.


29

04

2008

Encore un valideur en panne sur le réseau TAG du SMTC

tag semitag Vendredi 18 avril 2008, 13h.

Je sors d'un rendez-vous professionnel près du Square des Fusillés à Grenoble et m'apprêtes à prendre la direction du centre de Grenoble pour aller déjeuner en ville. Afin de m'y rendre rapidement, je décide naturellement de prendre la ligne du tram A.

A pied, je rejoins l'arrêt le plus proche, Berriat-Le magasin, situé à la fin du Cours Berriat.

Arrivé sur le quai de l'arrêt, je sors de mon portefeuille un ticket à oblitérer contenant 10 voyages [1] me permettant de circuler sur le réseau TAG du SMTC.


Mieux vaut prendre ses précautions avant de voyager sur le réseau TAG


Par précaution, avant d'introduire un ticket à valider pour voyager, je vérifie systématiquement si le "valideur" est en état de fonctionnement. S'il est opérationnel, ce dernier affiche un témoin lumineux de couleur verte. Le cas échéant, le témoin est rouge et signale une panne éventuelle de la machine.

Par expérience, beaucoup ne fonctionnent pas de manière régulière et optimale sur le réseau TAG.

Sur certains arrêts, toutes lignes confondues, il n'est pas rare de constater un dysfonctionnement identique et généralisé sur l'ensemble des valideurs positionnés sur un même quai : témoin lumineux rouge, clignotant, écran de contrôle indiquant des tentatives de "reboot" du système qui les gère... je vous laisse imaginer la situation au moment de monter dans le tram et le discours à tenir face aux contrôleurs.

En tant qu'usager ou "client" du réseau, je ne devrais pas me soucier en permanence d'un éventuel dysfonctionnement d'appareil. Par ailleurs, je me sens systématiquement obligé d'oblitérer un ticket au moment seulement où le tramway arrive : je ne compte plus le nombre de fois où j'ai offert mon voyage à la TAG en raison d'un blocage ou d'un retard du tramway annoncé par haut parleur ou signalé aléatoirement sur les panneaux d'affichage de l'arrêt.


Une nouvelle fois, un valideur "avale" mes tickets de transport TAG


Le tram A arrive. Je choisi de trouver un valideur en état de marche.

J'introduis ma carte contenant 10 voyages. Celle-ci ne ressort pas de la machine. Le valideur TAG émet un bruit inhabituel de dysfonctionnement. Le témoin passe au rouge..., puis au vert... revient sur le rouge... et continu d'alterner sans cesse et en boucle le jeu de lumière. Le valideur cherche à "rebooter" et à se reconnecter en permanence au système principal... sans succès. H.S.

Je viens une nouvelle fois de me faire "avaler" ma carte sur le quai. Quand à la rame du tram, elle part sans moi en direction du centre-ville.

Enervé, je décide d'attendre le prochain tram [2] et de valider après hésitation une seconde fois un titre de transport à partir d'une nouvelle carte de 10 voyages en ma possession. Je me rend immédiatement à l'Office du Tourisme pour déposer une réclamation à l'agence de la TAG.


Une connaissance récurrente et avouée du problème


Arrivé sur place, je commence à exposer oralement la mésaventure. L'hôtesse d'accueil du service coupe mon élan, s'empresse de me tendre un fascicule format papier glacé à remplir et me demande de me mettre de côté pour laisser d'autres usagers venir à leur tour devant le guichet. Etonné par la procédure, j'obtempère et indique clairement par écrit le motif de ma demande de remboursement d'une carte de 10 voyages. Sans oublier d'apporter la preuve du dysfonctionnement précis du valideur par un enregistrement vidéo effectué avec mon Médiaphone.

Repositionné devant le guichet, l'hôtesse prend cette fois-ci le temps de lire ma réclamation et m'indique "Merci Monsieur, normalement c'est bon, nous allons donner suite à votre demande sous 15 jours (...) Vous déclarez avoir filmé l'incident et vous savez, il y en a qui font comme vous depuis un petit moment déjà (...) mais vous savez, je comprends la réaction des gens, nous savons que des valideurs tombent en panne de façon fréquente (...) En tout cas, merci pour le signalement de la panne, je vais alerter le service concerné".

Sur le coup, cette petite "discussion" m'a paru assez hallucinante et décalée : une forme d'autosuffisance maîtrisée dans la gestion de la réclamation, une sensation de connaissance récurrente et avouée du problème... sans la moindre inquiétude.


Une succession de dysfonctionnement, un service clientèle à la hauteur


A peine 7 jours après le dépôt de ma déclaration, je recevais à mon domicile un courrier personnalisé SEMITAG de la Responsable Relations Clientèle de la TAG m'indiquant "Je suis désolée de ce dysfonctionnement, aussi, ai-je le plaisir de vous adresser ci-joint, 6 cartes de 1 voyage correspondant au solde de votre carte".

Par une réponse très rapide, le service administratif de la TAG a pleinement donné satisfaction à l'usager.

Malheureusement, il n'en est pas de même concernant la mise à disposition du matériel pour les usagers du réseau TAG le long des voies du tramway à Grenoble. Le nombre de valideurs en panne est conséquent, trop important. La qualité, la maintenance de ces appareils ou du système qui les gère est à revoir... sous peine d'agacer continuellement d'autres usagers au quotidien.

Notes

[1] par lot de 3, le voyage est à moins de 1 euro

[2] 7 mn d'attente tout de même, un vendredi à 13h22... pas normal !


07

04

2008

TER Grenoble - Lyon : un confort supérieur au TGV Lyon - Paris

ter grenoble lyon Je n'ai pas pour habitude de prendre régulièrement le train dans mes déplacements extra-muros.

Pourtant, j'ai de plus en plus tendance à privilégier ce moyen de transport, quitte à effectuer plusieurs correspondances intermodales sur plusieurs centaines de kilomètres d'une région à une autre, au détriment de mon véhicule personnel.

A Grenoble, tout le monde rêve d'une ligne TGV directe entre Grenoble et Paris. Un rêve récemment évoqué à maintes reprises et inscrit à l'ordre du jour dans le programme de certains candidats en lice lors des dernières élections municipales 2008 à Grenoble.


Une ligne TER Grenoble - Lyon sans confort apparent...


Sortie du rêve, revenons sur terre.

Tout le monde ou presque s'accorde à dire que la ligne TER entre Grenoble et Lyon n'est pas la plus idéale en matière de transport. Une ligne vieillotte, qui désert habituellement les petites gares du département et qui prive souvent les voyageurs d'un trajet direct sans arrêt. Un TER qui parfois s'arrête à maintes reprises en plein milieu de la voie et qui repart quelques minutes après sans explication apparente aux usagers. Le confort du passager "client" laissent à désirer : le summum est sans aucun doute les nuisances sonores produites à l'intérieur du train entre le bruit des essieux, des rames et des moteurs lorsqu'on n'a pas l'opportunité de monter dans les derniers modèles de rames du TER. Notons par ailleurs que le prix du billet aller simple hors réduction est passé de 13 euros à 18 euros ces dernières années.

Grenoble - Lyon Perrache, 1h51.
Grenoble - Lyon Part Dieu, 1h16, avec l'opportunité de voyager en trajet direct.
En voiture par l'autoroute, le trajet entre Grenoble et Lyon est souvent plus confortable... et plus rapide.


...mais des rames plus confortables que celles du TGV Lyon - Paris


En tant que passager, Je n'ai jamais véritablement trouvé de confort apparent en seconde classe dans les rames du TGV Lyon - Paris. Le TGV "orange" n'en avaient pas. Celui à la couleur "bleu" en a un peu plus, notamment lorsqu'on a l'opportunité de monter dans l'un des derniers TGV "Duplex" récents.

Malgré tout, il est toujours aussi difficile de trouver le moyen de se détendre dans les rames du TGV entre Lyon et Paris. Le confort et la place accordée au passager en seconde classe restent limités. Prenons un simple exemple : bouger ses jambes devient une opération délicate lorsqu'un passager est assis à côté de soi et certains accoudoirs fixés au siège ne peuvent se relever. Tout ceci n'est pas aisé pour le voyageur embarqué pour un trajet d'environ deux heures.

A contrario, si on a la chance de monter dans un TER Grenoble - Lyon récemment mis en service par la SNCF ces quatre dernières années, la sensation change du tout au tout.

En me rendant à Lyon ces jours derniers, je suis monté dans l'une de ces rames [1]. Les Z 24500 (TER 2N) sont des automotrices électriques de nouvelle génération à deux niveaux, "duplex". J'ai vraiment été surpris par le grand confort de ces nouvelles rames.

Des allées espacées et colorées pour circuler agréablement à l'intérieur sans encombre d'une rame à une autre. Des sièges vraiment confortables. Un véritable espace pour allonger et détendre ses jambes entre les fauteuils. Des prises électriques à portée de main pour brancher son portable ou recharger son mobile durant le trajet. Des porte manteaux d'appoints pour accrocher ses vêtements. Une bonne aération et circulation de l'air au niveau des jambes et non au niveau des vitres. Une lumière non agressive par compartiment passager. De vrais reposes magazines et non des filets comme dans le TGV . Des tablettes bien étudiées pour lire, déposer son matériel ou sa nourriture. Des accoudoirs non fixés. Des coins assis "à quatre" comme dans le TGV...

...et surtout, quelque chose qui m'a bluffé : aucune nuisance sonore apparente, un roulement du TER extrêmement silencieux au contact de la voie (impression de roulements à billes), aucun grincement d'essieux gênant, un bruit de moteur camouflé identique à celui des véhicules récents circulant sur la chaussée.


Un confort à "deux vitesses"


Pour des questions économiques et stratégiques, il est vrai que beaucoup de gens ont l'impression que la SNCF a tendance à trop miser sur le TGV (ou le futur AGV) au détriment des trains circulant sur des petites et moyennes lignes.

Quand on achète son billet de TGV, on à l'opportunité de choisir le type de rame dans laquelle on souhaite monter (simple, duplex, couchette, avec récemment l'arrivée du wifi et de rames "discothèque" sur des longs trajets de nuit...etc.). Mais lorsqu'on prend un ticket-billet TER, il est rare de pouvoir connaître à l'avance le genre de rame que l'on va prendre pour voyager.

Ceci est d'autant plus dommageable que certaines lignes TER offrent désormais un confort supérieur à celui des TGV accessibles dans notre région. Quoi qu'il en soit, mieux vaut tomber sur une rame de Transport Express Régional récente sous peine de crispation, de fatigue et d'énervement.

Notes

[1] en photo, l'intérieur d'un compartiment


24

01

2008

La place Sainte-Claire se transforme le dimanche en zone de stationnement

halles grenoble circulation Il y a environ 15 jours, je décide d'aller me promener au centre-ville de Grenoble, du côté de la place Sainte-Claire et de son marché des Halles pour y acheter un demi poulet, quelques fruits et légumes, juste avant de monter en station pour faire du ski en famille.

Arrivé sur place et à pied sur les coups de 9h45 ce dimanche matin, j'entame mes petites emplettes dans l'enceinte du marché des Halles pour nous ravitailler de produits frais. Dehors, la population Grenobloise se réveille à son rythme et arrive petit à petit sur ce lieu convivial [1] pour prendre un café au soleil sur la place, proposer quelques tracts de campagne municipale aux passants ou faire son marché.

Il est environ 10h30 au moment où je termine mes achats. Je sors des Halles Sainte-Claire par la porte principale, face à la ligne du tram B et là, je m'arrête sur l'une des marches du petit escalier.

Immédiatement, je suis stupéfait par ce que je constate sur les lieux : en l'espace de 3/4 d'heure, la douceur de la place Sainte-Claire avait complètement disparu.


Le souk de la place Sainte-Claire


Des véhicules garés de partout et n'importe comment, collés les uns aux autres, stationnant sur les pavés.

Une file entière de voitures formée tout le long de la voie du tram B, empêchant partiellement ce dernier de passer à son allure habituelle et l'obligeant à fortement ralentir. Des 4x4 citadins [2] garés sur les trottoirs devant le bureau de tabac, l'entrée de l'Office du Tourisme ou placés le long de la rue derrière la Poste.

Sur la place et ses proches alentours, la situation décrite n'émpêche pas d'autres véhicules d'arriver le long de la voie du tram A et B derrière l'Office du Tourisme de Grenoble . Une queue formée par le flot de véhicules depuis l'entrée du parking souterrain.

Un vrai bordel.


Analyse de la situation


Si on tente d'analyser la situation, on se rend compte très vite que les habitants viennent en grande majorité stationner temporairement sur la place pour effectuer leurs achats ou se donner tout simplement rendez-vous avec des amis sur la place... au soleil.

Le dimanche matin, la place Sainte-Claire devient une étape, un lieu de passage de convenance qui doit les mener ailleurs ultérieurement. Ce qui permet de penser qu'en ce jour de repos hebdomadaire, le tramway n'est pas le moyen de transport le plus adéquate pour les Grenoblois qui souhaitent rapidement y faire une halte, puis quitter la ville.

Vu le nombre important de véhicules garés, tout porte à croire que ce stationnement sauvage est "quasi toléré" et qu'il n'entraîne aucune gêne particulière pour les conducteurs. Je n'ai pas relevé de contraventions déposées sur les pares-brise des véhicules, ni de contrôle en particulier.

En ville, dans les mentalités urbaines, la voiture reste toujours le moyen de transport privilégié pour aller vite, se rendre rapidement d'un point à un autre et se diriger vers d'autres destinations, notamment lorsqu'il s'agit de quitter sa commune.

Force est de constater qu'il reste encore beaucoup de chose à faire et à proposer aux habitants en matière de transport pour déroger à la situation. Pour le moment, je ne vois pas comment la place peut retrouver sa douceur et son équilibre.

Notes

[1] pour combien de temps ?

[2] voir ma photo


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