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Mot clé :: [ citoyen ] - Tag associé à 13 billet(s)

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06

2008

A Grenoble, le comportement de l'automobiliste lambda ne change guère...

stationnement voiture grenoble Largement intronisé dans la campagne des municipales comme l'un des sujets politiques majeurs de l'agglomération, la circulation et le stationnement de véhicules à Grenoble restent au quotidien l'une des principales priorités pour les Grenoblois.

A leur manière, les politiques tentent d'analyser la situation, soumettent des projets plus ou moins pertinents sur le terrain, proposent des initiatives, lancent des alternatives avec le soutien d'experts, de professionnels et cherchent à résoudre les problèmes récurrents de circulation.

En parallèle, le comportement de certains conducteurs de véhicule en ville est loin de faire l'unanimité.


Les politiques tentent de résoudre les problèmes de circulation...


Comme j'aime parfois le rappeler, tout est fait à Grenoble pour limiter globalement la circulation des véhicules à moteur en ville.

Suppression de places de parking, rétrécissement de voies obligeant fortement les conducteurs à ralentir (causant parfois de nombreux "bris" involontaires de rétroviseurs extérieurs), franchissement de passages surélevés, réaménagement de carrefours, ajout de feux tricolores, de rond-points sur de longues distances etc.

Désormais, aucun projet n'échappe aux priorités d'accès en matière de transport en commun et de nombreuses grandes villes françaises ou européennes prennent modèle sur les réalisations menées par la ville de Grenoble ou la Communauté d'agglomération Grenobloise.


...tandis que le comportement de l'automobiliste lambda ne change guère


En parallèle, les comportements de nombreux citoyens ne changent guère. Pire, ils s'accentuent ou se pérennisent.

Il faut dire que certains automobilistes ne manquent pas d'air et ne pensent qu'à entretenir ou préserver leur "pré carré" lorsqu'il s'agit de garer un véhicule sans toutefois se soucier de leurs concitoyens.

Prenons un exemple, au niveau du quartier Mutualité à Grenoble. Prenons le cas des rues Joseph Fourrier et des Dauphins.

Bien que la rue des Dauphins autorise le stationnement bilatéral, des conducteurs peu scrupuleux n'hésitent pas à stationner leur véhicule à l'angle des deux rues, directement sur le passage piéton, empêchant du même coup toute visibilité accrue ou possibilité pour le piéton de circuler en toute sérénité et en toute sécurité.

Un vrai danger pour les familles qui très souvent, prennent l'habitude de passer à cet endroit pour se rendre directement au Jardin des Plantes situé en face de la Mairie de Grenoble. Nombreux sont celles et ceux qui sont accompagnés de jeunes enfants ou d'une poussette et qui remontent la rue pour rentrer chez eux en passant par le centre-ville de Grenoble.

Juste à l'angle, devant ce lieu de stationnement non autorisé, un "crayon jaune" indique la sortie d'une école. On imagine aisément les difficultés engendrées par les parents d'élèves lorsqu'il s'agit naturellement de traverser la rue. Mauvaise visibilité des piétons les obligeant à contourner le véhicule mal garé et à circuler sur la chaussée en dehors du passage piétons. Perte de repère visuel pour tout conducteur d'un véhicule en circulation désirant changer de rue au niveau de l'intersection


Je m'installe, donc j'existe


Je reste persuadé que l'automobiliste agit volontairement en connaissance de cause lorsqu'il décide de se garer de cette manière sur la chaussée. En stationnant ainsi, il connaît naturellement les risques d'insécurité qu'il risque d'engendrer. Son comportement est volontaire, sans équivoque.

Le contraire serait... étonnant.

Pour beaucoup, le véhicule est le prolongement de soi : une forme de projection de sa présence dans un territoire, dans un milieu qui n'est pas forcément le sien et dans lequel on cherche à s'installer quelques instants pour attirer l'attention.

Il semblerait que la prévention n'ait aucun effet dissuasif face à un tel comportement égoïste et méprisant. Ce comportement doit faire l'objet d'une sanction méritée qui dans ce cas, paraît plus que nécessaire.


14

04

2008

Lancement de l'OFIPOPU à Grenoble : Observatoire des Finances et des Politiques Publiques

ofipopu grenoble Jeudi 10 avril 2008, je me suis rendu à la Boutique Citoyenne de Grenoble.

Habituellement animée par Vincent Comparat, chargé de conseiller gratuitement les personnes physiques et morales à la recherche de renseignements sur l'action publique, politique et locale, la Boutique Citoyenne [1] organisait une conférence de presse [2] pour évoquer le lancement de l'OFIPOPU, l'Observatoire des Finances et des Politiques Publiques à Grenoble.

Raymond Avriller (ADES) était également présent pour soutenir la création de cet observatoire et souligner l'importance de l'initiative dans la région.

Partant des articles 13, 14 et 15 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 donnant notamment le droit de demander des comptes à tout agent public de son administration, l'OFIPOPU se constitue en association de fait et se dote d'un Conseil d'orientation composé d'une dizaine de personnes.


Fonctionnement


Le fonctionnement de cette nouvelle entité repose sur le bénévolat et l'organisation d'un réseau de correspondants sur le terrain. Afin de garantir son indépendance, l'OFIPOPU n'envisage pas de demande de subvention. Le groupe entend rendre compte de ses travaux en publiant plusieurs bilans annuels auprès du grand public : un premier en début d'année axé sur la communication des budgets prévisionnels, un second à la rentrée relevant les comptes administratifs des collectivités.

l'OFIPOPU [3] se donne quelques mois pour porter notamment l'ensemble de ses travaux sur Internet [4].

Dans un premier temps, l'observatoire à l'intention d'envoyer des courriers aux organismes publics afin de pouvoir collecter des informations financières. Le cas échéant, les demandes de renseignements non obtenues seront portées à la connaissance du public.

Dans un second temps, celui-ci propose de rendre accessible au public des documents officiels sous une forme synthétique accompagnés si besoin, de commentaires, de copies ou d'extraits de documents scannés. Une publication d'éléments calibrée sur le modèle de la DGCL ou sur la présentation de données ministérielles.

Dans un troisième temps, celui-ci entend répondre aux questions posées par le grand public, les associations, élus ou responsables sur un sujet en particulier et ce, en dehors de toute prérogative de nature politique.


Missions et objectifs


En lançant son initiative, l'OFIPOPU souhaite porter un premier regard sur les comptes publics depuis 2001 calqué sur le modèle de l'Observatoire de la Dépense Communal piloté par le CLUQ qui proposait dans les années 90 d'analyser la gestion des collectivités entre 1983 et 1995.

Pour l'heure, la mission de ce groupe se limite à l'examen des finances locales et des services publics locaux de la ville de Grenoble, de la Métro, du CG38, de la région Rhône Alpes et d'autres collectivités rattachées.

Les premiers objectifs de l'OFIPOPU :

porter des informations financières synthétiques aux habitants, élus ou associations ; vérifier la portabilité et l'accès à ses informations en provenance des collectivités ; comparer les promesses électorales aux actes et aux délibérations des organismes ; former si nécessaire les citoyens aux rouages des services publics et des collectivités ; alerter les habitants en cas de dépenses onéreuses ou de dérives financières...

Les premieres préoccupations de l'OFIPOPU :

vérifier et évaluer l'accès aux informations financières sur les sites Internet publics ; relever les méthodes et les moyens d'accès aux informations ; mesurer l'évolution de la fiscalité locale ou réaliser des expertises de situation ; comparer à titre indicatif la situation financière d'une ville par rapport à une autre...


Publier et synthétiser des informations parfois difficiles à obtenir...


Vincent Comparat, directeur de publication du journal de l'ADES souligne "Nous souhaitons donner une liberté d'appréciation des données financières au public (...) On se limitera uniquement à donner des infos tout en effectuant une analyse pluraliste des données accessibles à tous (...) Il y a beaucoup d'éléments à publier qui ne le sont pas ou ne le sont jamais alors que légalement, de nombreuses collectivités devraient les donner de leur propre chef sans qu'on leur demande (...) En priorité, on va surtout surveiller de très près la Métro, c'est l'une des collectivités les plus fragiles, le Conseil général n'a pas de dette à proprement parlé, la Région est en train de s'endetter normalement et la ville de Grenoble est stable et plutôt saine pour le moment".

Raymond Avriller explique à son tour "On a une assez grande confiance dans les chiffres fournis par les services (...) On ne veut pas que notre initiative devienne un moyen permettant à la population de réclamer moins d'impôts par exemple (...) Une chose essentielle aussi, on va aussi publier les vrais tarifs des services publics parfois difficilement accessibles aux usagers (...) Qui connaît vraiment les tarifs des transports, du SMTC et de la SEMITAG, du chauffage urbain, de GEG, d'EDF, de la restauration scolaire, de l'eau, de l'assainissement et des stationnements ? (...) On s'appuiera sur les Service de Contrôle de Gestion (...) On s'occupera aussi de relever la fiscalité mixte et on préviendra si nécessaire l'arrivée de nouveaux impôts".


Le site de la ville de Grenoble distinguée pour sa transparence


Juste au moment où le site web de la Ville de Grenoble se voit distinguer pour la seconde fois pour sa transparence en matière de communication budgétaire sur les 490 collectivités locales examinées (lire l'étude), l'OFIPOPU se donne pour mission en parallèle de renforcer l'accès aux données financières en toute indépendance. Selon l'observatoire, il reste encore des efforts pour expliquer clairement certaines délibérations du Conseil municipal.

Partant du simple Collectif en passant par les Associations et Unions de quartier puis les Comités les regroupant, les Conseils consultatifs de secteur, la Mairie, la Communauté de communes, le Département en passant par son Conseil général et la Préfecture, la Région, l'Etat et l'Europe...

...difficile pour le citoyen d'y voir clair, d'agir, de s'orienter et de s'intercaler dans ces rouages.

Reste à engager ce dernier dans une phase d'approche de lecture des informations financières en provenance des collectivités et à l'intéresser davantage à la chose publique dans un système qu'il considère de plus en plus complexe et opaque dans lequel il ne trouve plus sa place... depuis longtemps.

En annexe, ci-dessous à télécharger, l'un des premiers documents et tableau de l'OFIPOPU : l'évolution de la fiscalité locale à Grenoble entre 2001 et 2007.

Extraits du document de l'OFIPOPU sur le sujet : "De novembre 2001 à novembre 2007, la taxe d’habitation a augmenté de 15,6 %. L’inflation n’a été que de 11% durant la même période" - "D’octobre 2001 à octobre 2007, la taxe foncière a augmenté de 24,6 %. L’inflation n’a été que de 10 % durant cette période" - "Au total, ces deux impôts ont augmenté de 20,4 % sur la période, soit le double de l’augmentation des prix".

Notes

[1] lire mon précédent billet sur le sujet

[2] étonné, peu de journalistes présents...

[3] La Boutique Citoyenne, 12 rue Voltaire à Grenoble

[4] probablement en ligne dès l'été 2008


21

02

2008

A Grenoble, il y a de la place pour tout le monde

grenoble detente Quand on se promène à Grenoble, il ne suffit pas de faire le tour de la ville pour tomber sur quelques habitués bien connus des habitants qui se baladent le plus souvent toute la journée en centre-ville.

Il y a quelques années, nous avions l'habitude de rencontrer sur les pavés Grenoblois le fameux "Charlot", un saltimbanque costumé comme le comédien, qui jouait de la musique avec son instrument et qui prenait l'habitude d'interpeller discrètement les passants pour les amuser. De nos jours, nous avons de passage dans nos ruelles "Kamel", un homme qui se promène régulièrement la journée en ville avec sa petite radio scotchée contre l'oreille et qui passe son temps à discuter avec tous les commerçants qu'il rencontre sur son passage.

Parfois, il suffit de simplement faire un tour dans son quartier pour relever d'autres intentions ou situations cocasses, comme j'aime le faire de temps en temps sur ce blog.


On prend son temps quelque soit le regard des autres


Il y a quelques jours, je me promenais tranquillement en ville lorsque je fus attiré par le regard d'autres passants en direction de la place Notre-Dame.

Intrigué, je décide de me retourner. Et là, je vois un jeune homme d'environ 25 ans, à l'allure d'un étudiant, en train de lire quelque chose de certainement très intéressant, tranquillement et confortablement assis dans un canapé deux places au style "Ikea" au milieu de la place Notre-Dame, juste devant la ligne du tram B [1].

A priori, on ne peut pas dire que le jeune homme profitait d'un long moment de détente en plein soleil : vu l'heure, celui-ci n'était plus au rendez-vous. Je vous laisse également apprécier la température à ce moment de la journée.

Bien entendu et comme à l'accoutumée, aucun passant n'a osé déranger notre jeune homme en pleine concentration... intellectuelle.

A Grenoble, bien que le prix de l'immobilier soit exorbitant, il y a dehors... ...de la place pour tout le monde :-)

Notes

[1] voir ma photo


18

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : le mouvement GO Citoyenneté présente sa liste et ses orientations

go citoyennete Mercredi 9 janvier 2007, je me suis rendu à la Cour des Miracles, place Paul Vallier où avait lieu une présentation officielle de la liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" et ses candidats dans le cadre des municipales de 2008 à Grenoble.

Autour d'un apéritif convivial, le "mouvement politique local Grenoblois" présentait ses principales orientations et ses premières propositions de programme devant plus de 150 personnes réunies pour l'occasion.

GO Citoyenneté est une formation ancrée dans une gauche pluraliste, agissant pour consolider la citoyenneté et la démocratie, notamment participative, à Grenoble. Avec ses 7 élus, elle est présente au sein de la majorité municipale conduite par Michel Destot et ce, depuis 1995. En 2001, le mouvement avait fait cause commune avec les Verts et l'ADES sur une liste obtenant près de 20% des voix dès le premier tour des municipales de 2001 à Grenoble.


Jean-Philippe Motte, tête de liste "GO Citoyenneté


Jean-Philippe Motte, [1] Adjoint à la maire de Grenoble, en charge de la coordination des secteurs et de la politique de la ville, présente au public les premières personnalités de sa liste [2] et signale les premières ligne d'orientations du mouvement.

Dans une première introduction, le candidat déclare "Il faut porter à l'échelle de la ville et du Grand Grenoble des lignes de force qui rassemblent, qui fédèrent les valeurs de solidarité sociale, de diversité culturelle, d'hospitalité, de laïcité et d'innovation sociale et politique (...) On a des montées incontestables de précarité, de pauvreté (...) On a des responsables nationaux complètement à côté de la plaque (...) On ne peut pas au plan local, remédier à l'insuffisance des politiques publiques sur le plan national mais il est possible de développer des actions si nous étions en responsabilité".


Quelques propositions de campagne évoquées


Sur sa lancée, le candidat dévoile quelques propositions du mouvement au public.

GO Citoyenneté propose la mise en place de budgets participatifs de secteurs soumis aux débats des Conseils Consultatifs de Secteur (6 CCS à Grenoble, 200 000 euros par secteur, pour les travaux de proximité, pour les actions sociales, éducatives, sportives et culturelles).

Le mouvement préconise la création de lieux ouverts le soir et les jours fériés pour faciliter les échanges et les rencontres entre citoyens, mais aussi la possibilité d'offrir un "Service civique volontaire" au Grenoblois de 18 à 25 ans d'une durée de 6 à 9 mois pour les aider à participer à un projet collectif.

D'autres propositions sont évoquées en direction des générations. Concernant la jeunesse, "50 000 étudiants, 50 000 tuteurs ?" se base sur la mobilité des étudiants pour accompagner les enfants et adolescents dans leur parcours, leur apprentissage éducatif et citoyen. Dans cette continuité, une autre proposition est émise sur la volonté de solliciter les personnes âgées dans des fonctions de transmissions intergénérationnelles.


Convergences et divergences


Pour Jean-Philippe Motte, le bilan du mandat municipal qui s'achève est positif.

Une réunion publique du mouvement a eu lieu le 14 janvier 2007 avec l'équipe qui se rassemble autour du maire de Grenoble pour évaluer les possibilités de rapprochement. Mais le mouvement se réserve le droit d'éclairer les convergences ou divergences de propositions et de projets avec l'équipe de Michel Destot. Certaines interrogations continuent d'être soulevées par GO Citoyenneté vis à vis de ses partenaires, notamment sur la question du cumul des mandats et les méthodologies employées en matière de démocratie participative [3].

Se sentant la force de partir seule pour les municipales 2008, GO Citoyenneté souhaite à présent voler de ses propres ailes. Il est possible que GO Citoyenneté s'associe avec le PS dès le premier tour ou envisage une alliance pour le second tour des municipales 2008 à Grenoble. Le mouvement décidera le 22 janvier 2007 de son action et d'une éventuelle alliance pour les municipales de 2008 à Grenoble. En attendant, il multiplie les réunions publiques à la rencontre des habitants.


Amalgame et identité


La liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" souhaite idéologiquement se démarquer de l'appareillage politique actuel du PS qui selon elle, au niveau local, a oublié un grand nombre de valeurs de gauche traditionnelle qui ont fait la renommée politique de Grenoble. La formation se sent l'héritière du mouvement des Groupes d'Action Municipales (GAM) initié à l'époque par l'ancien maire de Grenoble, Hubert Dubedout.

GO Citoyenneté a parfois du mal à affirmer son identité, entre démarcation et union avec la gauche. Pour beaucoup, il semblerait qu'un amalgame soit fait avec le PS et la liste "Grenoble 2008" conduite par Michel Destot.

Il en ressort, après une discussion avec des membres du mouvement, que ce dernier serait pour beaucoup, une simple émanation logique de la gauche municipale.

Notes

[1] en arrière plan, au centre, sur ma photo

[2] voir la photo

[3] l'un des principaux chevaux de bataille de GO


11

01

2008

Les Grenoblois aiment la politique

municipales 2008 grenoble En ce début d'année, le maire de Grenoble et le Conseil municipal présentent leurs meilleurs voeux pour l'année 2008 aux habitants en choisissant de communiquer cette année sur le 40ème anniversaire des Jeux Olympiques de 1968 à Grenoble.

Un choix opportun et un thème de communication qui viennent à point nommé avec les prochaines festivités liées à l'inauguration du Stade des Alpes, juste avant... les municipales 2008. A Grenoble, notamment en centre-ville, les habitants ont eu l'occasion de découvrir cette campagne de communication [1] sur quelques panneaux publicitaires.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que certains habitants en profitent pour s'exprimer sur le sujet et donner leur point de vue en fonction de l'humeur du moment.


Un petit tag au marqueur noir...


Samedi 5 janvier 2007, je décide d'emmener mes enfants au MacDo [2] près de la Fnac. Sur notre parcours, à l'angle de la place Grenette, près des cabines téléphoniques, je découvre un petit message tagué au marqueur noir [3] sur l'un de ces panneaux.

  • "13 ans ça suffit dehors !"

Avec le sourire et un air amusé, je décide de m'approcher du panneau publicitaire.

La réaction des passants est surprenante.

Le simple fait que je reste positionné quelques dizaines de secondes devant le panneau pour prendre une photo a incité des inconnus à m'aborder et à m'indiquer sans gêne leur point de vue sur le message du tag [4].


Une petite discussion à bâton rompu...


En premier lieu, un couple d'une cinquantaine d'années arrive derrière moi, me surprend et me lance sans gêne cette affirmation "Ah ben celui-là... ça fait un moment qu'il est là, hein (...) tous les mêmes de toute façon (...) Nous vous savez, on en a un autre à Eybens qui veut pas laisser sa place à d'autres (...) Baïetto, alors lui par contre vous savez, il s'accroche bien à sa chaise (...) tenez, ma femme peut vous en parler, elle travaille à la mairie...".

Amusé par le discours, je profite de l'occasion pour jouer le jeu et leur poser la question suivante "Alors donc, vous pensez voter pour qui ?" et la réponse ne tarde pas à venir. "Pas pour lui en tout cas, ni pour le jeune gars là, je sais plus comment il s'appelle (...) Chérie, comment il s'appelle déjà celui-là (...) il a un nom à coucher dehors !".

A cet instant et intérieurement, j'étais plié de rire. Au bout du compte, je n'ai pas pu obtenir ma réponse : le couple continuait à dialoguer en se laissant porter par ses affirmations.

Quelques minutes plus tard, toujours en compagnie du couple Grenoblois, un jeune homme élégant et bien habillé passe devant nous, nous entend dialoguer et s'invite carrément dans la discussion, face au tag. "Je vous entend parler (...) Vous verrez, il va repasser sans problème (...) En face, il y a qui ?"

Et c'était reparti...

Chose surprenante, le jeune homme et le couple sont restés sur le trottoir à discuter un bon moment au moment où il me fallait quitter la place car mes enfants s'impatientaient.

J'ai adoré cette situation cocasse.

Quel engouement des Grenoblois pour la politique..!

J'adore !

Notes

[1] M majuscule à maire, à municipal... étonnant

[2] ils me réclamaient un "happy meal"

[3] un de plus...

[4] je suis repassé devant cette semaine, l'affiche a disparu, le tag est toujours présent


11

10

2007

La municipalité de Grenoble retransmet la Coupe du Monde de Rugby

jardin rugby La municipalité de Grenoble a décidé de mettre à disposition des Grenoblois [1] un écran géant afin qu'ils puissent vivre ensemble la demi-finale de la Coupe du Monde de Rugby. Une bonne inititative pour les habitants désirant partager ce moment fort. La retransmission de l'évènement a lieu samedi 13 octobre dès 20h au parc du Jardin de ville.

Ce matin, en prenant ma voiture, j'écoutais France Info. Vers 9h, je tombe sur une information chroniquée qui m'interpelle. La journaliste évoque l'engouement des français pour le rubgy et la volonté de nombreuses municipalités de retransmettre la compétition sur vidéoprojecteur, moniteur ou écran géant.


La question des droits de retransmission


France Info met l'accent sur les nombreuses villes souhaitant engager des frais techniques pour installer un écran géant pour le plus grand confort des habitants. La journaliste relève le fait qu'en principe, les municipalités se heurtent à un problème juridique.

Les droits de retransmission de la Coupe du Monde de Rugby sont détenus par des chaînes de télévision qui, en principe et par défaut, ne souhaitent pas autoriser la diffusion de leur signal sur écran géant. Pour elles, il s'agit essentiellement d'un manque à gagner : quand de nombreuses personnes se rassemblent devant un écran géant, leur nombre ne peut être calculé par les diffuseurs. Pour une question d'audimat, il est quasiment impossible pour ces chaînes de fournir avec exactitude aux annonceurs l'audience des spectateurs.


Une liste accorde des autorisations de diffusion


Sous l'insistance de clubs et délégations sportives, la Fédération Internationale de Rugby a demandé d'accorder des autorisations dans une quarantaine de lieux. Certaines villes accueillant les matches de Coupe du Monde de Rugby ou traditionnellement proche de ce sport ont eu des "dérogations" pour une retransmission. D'autres, non.

La procédure d'attribution de retransmission est remis en cause par de nombreuses instances qui invoquent le manque de transparence sur la procédure à suivre pour figurer sur cette fameuse liste.

Si l'installation de l'écran géant au Jardin de ville rentre dans le cadre de cette réglementation assez floue, souhaitons que la municipalité de Grenoble soit mentionnée... sur cette liste.

Notes

[1] Pour les amateurs de foot, PSG-GF38 vendredi 12/10/07, 18h, Stade Lesdiguieres. J'emmène mon fils.


24

09

2007

Marie-Christine Tardy, Maire de Meylan, exposée dans une BD sulfureuse

tardy meylan Depuis quelques jours, un citoyen fait parler de lui à la mairie de Meylan. La nouvelle se répand rapidement par bouche à oreille entre agents communaux au sein des services.

Yves Ferradou est peintre et habite Meylan. Accompagné de son fils, arrivé de Guadeloupe, ce père de famille débarque en France en 2003 et demande à la mairie de Meylan de lui prêter un appartement pour une courte période. Il obtient un logement provisoire...

L'histoire ne s'arrête pas là...

Yves Ferradou décide de réaliser une bande dessinée (lire ici) dans laquelle il raconte en introduction les mésaventures de son histoire personnel, donne son opinion sur les rouages actuels de la Mairie de Meylan tout en relayant ses déboires avec Marie-Christine Tardy, actuel Maire UMP de la ville, Conseillère régionale Rhône-Alpes.


Une bande dessinée sulfureuse évoquant la personnalité du Maire de Meylan


"Il y a trois ans, j'ai pu apprécier sa générosité à une période assez difficile de ma vie. Je voulais que vous sachiez de quoi est capable cette femme (...) c'est édifiant (...) J'ai essayé de faire une bande dessinée humoristique, sans prétentions." C'est en ces termes que s'exprime le peintre pour introduire sa démarche.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette BD sur le web a pour ambition de de relayer selon l'auteur ce que tout le monde pense tout bas. Ce dernier souhaite attirer l'attention des meylanais sur des propos qui finalement n'engagent que lui.

Actuellement, la BD contient près de 55 pages originales. Chacune des planches dessinées témoignent d'une situation particulière, d'un fait, d'un jugement, des supposées relations qu'entretient "Marie-Christine Tardy 1ère, Reine de Meylan" avec son entourage, ses proches ou ses adversaires (notamment politiques).


Une combinaison d'éléments qui suscite la critique


Tout y passe : l'enfance de Madame le Maire et ses origines, des éléments de sa vie privée, ses stratégies politiques supposées, ses déboires éventuels, ses relations avec les meylanais, le fonctionnement du Conseil municipal, ses choix durant les législatives 2007, ses ambitions pour les municipales 2008, l'organisation interne des services de la mairie ou l'équipe de son cabinet.

L'auteur expose les relations supposées du maire de Meylan en s'appuyant sur des symboles politiques et de nombreuses personnalités. Tout le monde y passe... ou presque : Nicolas Sarkozy, Rachida Dati, François Mitterrand, Jacques Chirac, Maurice Papon, Georges Bush...

...Alain Carignon, Richard Cazenave, Philippe de Longevialle, Jean Faure, Guy Cabanel et même Geneviève Fioraso.

Yves Ferradou va plus loin. Il va même jusqu'à proposer aux meylanais de participer sur le web à la rédaction de scénarios et de nouvelles pages de sa bande dessinée.


Une initiative particulière, un regard mitigé


Cette bande dessinée "humoristique, sans prétentions" selon son auteur, est destinée à marquer les esprits. Yves Ferradou dispose d'un forum sur lequel il propose je cite, de parler de "tout mais surtout de Marie-Christine Tardy" en soulignant sur sa plateforme d'échange "Les propos choquants, xénophobes ou à l'encontre de la morale ne sont pas les bienvenue ici et seront sanctionnés".

De fait, la liberté d'expression est une nouvelle fois revendiquée. Signe de vengeance, de rancune au grand jour ?

Le problème est que certaines planches de la bande dessinée contiennent des propos déplacés et insidieux (allant à l'encontre de ses déclarations sur le forum) dont l'auteur aurait pu se passer afin de préserver la qualité intrinsèque, artistique et humoristique de son travail.


22

09

2007

Vous bloguez ? Participez au prix du meilleur blog d'expression locale en France

expression locale En 2006, GreBlog MonGrenoble recevait le prix national du meilleur blog citoyen, catégorie "Vie locale"..

En 2007, pour la seconde édition, GreBlog MonGrenoble est membre de jury des 2ème rencontres nationales du "blog d'expression locale" au côté de nombreuses personnalités reconnues pour leur travail et leur expertise dans le domaine de la blogosphère.

Ce concours national a pour ambition et vocation de révéler des talents, découvrir des blogs d'expression locale, mettre en valeur les meilleures expériences, débattre de sujets autour de la blogosphère lors de conférences-débats, perfectionner les pratiques au sein de nombreux ateliers et favoriser les échanges entre blogueurs.

Le prix du meilleur blog d'expression locale sera attribué le 7 décembre 2007 à Alençon (Orne, Basse-Normandie).


Un concours ouvert à tous les blogs d'expression locale


Cette année, de nouvelles catégories liées aux principales formes d'expression de la vie locale font leur apparition. Elles permettent à de nombreux blogueurs de s'inscrire au concours dans l'une des rubriques suivantes :

  • - blogs consacrés à la culture,
  • - blogs à vocation économique locale,
  • - blogs consacrés au social et à la santé,
  • - blogs consacrés au tourisme.

Les inscriptions pour le concours du blog d'expression locale sont ouvertes jusqu'au 15 novembre 2007. Pour participer, il vous suffit de remplir un formulaire (ici). Vous trouverez toutes les modalités du concours (règlement - jury - organisateurs - votes - planning et programme) sur le site officiel du blog d'expression locale.

Le concours est ouvert à tous. N'hésitez surtout pas à vous inscrire ! C'est gratuit !


14

09

2007

En direct du Forum MC2 Libération. Deuxième journée

Autain Valls Ca y est. Je viens de récupérer mon accréditation presse. A l’entrée, du MC2, le service d’ordre fait son travail. Les gens sont calmes et arrivent pas à pas récupérer leurs billets. Arrivé dans le hall principal, je prend la température des lieux en compagnie d’autres « confrères journalistes ». La liste des intervenants s’affichent sur l’ecran et chacun consulte sa tranche horaire.

Je vois Jack Lang. Très certainement attiré par les « pass press », il se dirige vers nous et nous serre la main avec son grand sourire habituel. Laurent Joffrin et Olivier Ihl sont interviewés par France Culture. Je me dirige en salle de presse pour m’organiser, bloguer et mobloguer. Michel Destot arrive et rejoint d’autres personnalités de gauche en bas des escaliers près de la salle de presse. Je recroise Jack Lang, un nouveau bonjour « presse ». Sacré Jack !

Colonne de gauche sur GreBlog, toutes les photos prises sur le vif. Je tente ici de bloguer en direct quand le temps me le permet. :-)

L’ouverture des débats approche. Il me faut choisir une premier débat. Je me dirige dans la salle de l’auditorium et assiste à la confrontation.


Manuel Valls – Clémentine Autain « Qu’est-ce qu’une gauche moderne ».


Clémentine Autain prend la parole. Je m’approche de la tribune. Je confirme : quelle belle femme ! Son discours est aiguisé, actif, marquant et relativement percutant. Le public écoute avec attention. Manuel Valls, décontracté, chemise légèrement ouverte, assez bronzé attend patiemment son tour de parole et relit avec attention ces notes.

Clémentine Autain marque son discours « Oui, il faut revaloriser la valeur travail (…), on a l’impression que la gauche est dans la résistance et veut conserver ses acquis, cette image est dénaturée (…) Pour qu’il y ait du mouvement, il faut qu’il y ait une forme de sécurité sociale et je conteste la centralité de la valeur travail (…) Le problème en réalité vient de la répartition du temps et la gauche moderne devra appréhender cette problématique à bras le corps (…) Je suis pour la mondialisation mais je suis contre le marché ». Chacun essayera de décrypter cette dernière affirmation :-)

Manuel Valls prend à son tour la parole. Il n’hésite pas à fustiger la gauche actuelle et ses problèmes en matière d’image et les dégâts causés par la campagne présidentielle de Ségolène Royal. Un discours hyper tonique, droit et démonstratif tout en affirmant la nécessité d’asseoir une nouvelle gauche jeune et moderne « A force de nous dire que la gauche n’est pas assez à gauche, eh bien c’est la droite qui gouverne. (…) Elle doit accepter que nous sommes dans une économie de marché et finalement, il faut qu’elle soit aussi le parti des entrepreneurs (…) Il faut prendre en compte la réussite individuelle à travers le travail. Il nous faut reconstruire un discours sur la culture (…) Nicolas Sarkozy a joué beaucoup sur les peurs (…) La gauche, au lieu d’être dans la confrontation avec les entrepreneurs, doit être capable d’assumer les valeurs de l’entreprise (…) J’en ai marre que la vie politique tourne autour de Nicolas Sarkozy".


Jack Lang - Dominique Reynié « Une VIème république».


Lang Reynie Je vais aller faire un tour du côté de Jack Lang confronté à Dominique Reynié...

L'ancien Ministre de la culture est très aimé : en tout cas, le public le signale, intervient et n'hésite pas à lui montrer une marque d'affection. Jack Lang exprime ses idées. Quelques notes à sa disposition, un public plutôt jeune et attentif aux différents échanges. Le Ministre rappelle son attachement profond aux valeurs de la république.

A plusieurs reprises, ce dernier regrette le manque d'audace de François Mitterrand "en fin de règne" en matière de planification de changement de constitution. Période durant laquelle il estime que l'ancien président de la république aurait pu s'attarder sur le sujet conformément à ce qu'il avait préalablement signalé à son ministre de la culture "attitré".

Je quitte le second débat et déjà, je regrette ne pas pouvoir assister à tous les débats. Dans les couloirs, je rencontre Daniel Cohn-Bendit, Michel Destot, Olivier Noblecourt, Laurent Joffrin, Richard Cazenave, Valérie Pécresse et bien d'autres...


Jean-Pierre Raffarin – François Chérèque « La retraite à 80 ans ? »


Je continue ma tournée des salles. Certains débats ont dépassé leur temps de parole. Je rentre en salle de presse pour mobloguer quelques photos et tenir ce compte-rendu personnel.

raffarin chereque Je découvre l’ancien premier ministre, très détendu, mâchant les branches de ses lunettes, sûr de lui et serein. François Chérèque reste pragmatique dans son discours. Le responsable syndical lit ses notes avec attention tandis que son challenger se tourne régulièrement vers le public. Je m’attendais à un débat de chiffres, d’hypothèses émises, de spéculation politique. Finalement, le débat reste courtois, en dehors de toute polémique sur les précédentes réformes des retraites. Quelques congratulations entre débatteurs. « Il ne faut pas bousculer le temps (…) le gouvernement a raison d’aller vite sur le sujet des retraites en mêlant la discussion du fond avec la méthode » déclare Jean-Pierre Raffarin.

François Chérèque regrette que la réforme des retraites se soit faite en parallèle de celle de la décentralisation à l’époque du gouvernement Raffarin. Une « petite erreur » selon lui. Le leader syndical affirme néanmoins que la réforme de 2003 n’est finalement pas inutile en prenant du recul. « Sans être bénéfique pour tout le monde, elle a permis d’avancer concrètement et elle nous permet d’entamer l’avenir et de poser de nouvelles bases ». Manuel Valls a eu des propos courageux sur le dossier et j’affirme qu’il y a de nombreux conservateurs sur le sujet des retraites au Parti Socialiste (…) C’est la durée des cotisations qui compte et non pas l’âge » signale Jean-Pierre Raffarin.

« L’âge du départ de la retraite ne peut qu’augmenter dans les années à venir (…) Quand on dit 60 ans, il faut donner des éléments de choix individuels indispensables pour le départ (…) Les paramètres économiques rentrent fortement en considération (…) Les entreprises doivent également assurer un départ à la retraite des salariés conforme aux particularités économiques et aux attentes formulés dans l’avenir » réaffirme François Chérèque.


Thierry Solère - Benoît Thieulin « Le Net, nouvel opium du peuple ? »


thieulin solere Un débat passionnant. Les usages du Net, le bilan de la campagne présidentielle sur Internet. L'accent est mis sur les rouages des débats participatifs dans le cadre de la campagne présidentielle de Ségolène Royal.

Face à la stratégie Internet de l'UMP, Benoît Thieulin défend avec ferveur l'impact de l'expression participative durant la campagne. Il rappelle les méthodes ayant permis à la candidate d'appréhender les contributions déposées par des centaines de milliers d'internautes dans le cadre des sessions participatifs et l'impossibilité de "tracker" toutes personnes suceptibles "d'enrayer" les débats sur le web.

"Nous sommes prêts à réitérer l'esprit et l'emergence des débats participatifs dans cinq ans (...) Une chose est claire, nous n'utiliserons certainement pas les outils du net actuels mais souhaitons conserver l'esprits de la participation du grand public (...) Nous devons continuer à faire emerger l'expression populaire".

Thierry Solère souhaite pour sa part accentuer les usages de l'internet dans le cadre de l'expression politique. Il rappelle simplement "Les colleurs d'affiches sont aussi sur le web".


Jean-Marc Ayrault - Bernard Accoyer « Les députés doivent-ils prendre le pouvoir ? »


accoyer ayrault Un débat engagé entre les ténors de l'Assemblée nationale. Une salle quasiment pleine. Beaucoup de points d'accords entre des intervenants heureux de débattre ensemble et qui se connaissent bien. "On légifère beaucoup trop et il faut commencer par appliquer les lois existantes avant de voter de nouvelles lois (...) L'image de notre démocratie est affaiblie à l'étranger en raison de notre incapacité à endiguer ce frein (...) Il est toutefois indispensable de réformer le Sénat (...) Arrêtons de faire passer des lois émotionnelles face à l'émotion de l'opinion pour satisfaire une demande immédiate de la société (...) Nous allons contribuer à decevoir le citoyen" déclare Jean-Marc Ayrault.

Bernard Accoyer rappelle avec rigueur la nécessité de "toilletter la Constitution" afin d'accentuer la pérénisation de celle-ci. Il rappelle que la république n'est pas en sursis en France. "Nous légiférons beaucoup trop, beaucoup trop vite mais il faut garder nos deux instances parlementaires, necessaire à la bonne marche de nos institution". Concernant les courants minoritaires, il ajoute "L'entrée des petits partis à l'Assemblée ne contribuera pas à une instabilité gouvernementale et des majorités". Le président de l'Assemblée nationale signale qu'il n'est pas pour le mandat unique principalement en raison de la coupure qui existe entre les élus et le citoyen. Selon lui, le cumul des mandats est le moyen de rapprocher le politique de l'electeur "Cette coupure est effrayante et ne doit pas ressembler à celle du contribuable et de son administration".


Patrick Bloche - Patrick Zelnick « La fin des droits d'auteur ? »


bloche zelnick Je termine cette seconde journée du Forum Libéraation par un débat technique sur les rapports ambigüs entre l'industrie et la culture. L'éternel synergie à trouver entre les "fournisseurs de tuyaux" et les "majors". Le sujet de l'industrie musicale est au coeur du débat.

Patrick Zelnick fustige le fait qu'"un seul homme contrôle le prix de la musique en ligne : Steve Jobs (...) Droits d'auteurs et royalties ne sont pas basés sur les mêmes modèles économiques et ceci ne pourra continuer à fonctionner dans les années à venir (...) On assiste à une concentration purement verticale dans l'industrie musicale et les différents partenariats entre fournisseurs de flux musicaux et majors ne permet plus aux auteurs de musique de s'en sortir (...) Finalement, la baisse tant attendue de la TVA ou une TVA unique pour le texte, l'audio et la vidéo va permettre dans les années à venir aux libraires... de vendre des disques !".

Patrick Bloche exprime son désarroi concernant la concentration de l'industrie musicale. Il rappelle les enjeux qui porteront sur le prix que le consommateur est prêt à payer pour un produit culturel. En aparté, il souligne un autre argument "L'autre problème évoqué est le rappel de la comission européenne qui continue de considérer que le disque n'est pas un bien culturel mais un bien industriel".


13

08

2007

Municipales 2008. Chronique "En blogs vers 2008" dans le mensuel Territoires (février 2007)

revue_territoires Le mensuel "Territoires" s'adresse essentiellement aux collectivités sur le plan national. Il plonge au coeur des initiatives citoyennes, choisi d'être au fait de l'actualité de la démocratie locale en France et dans le monde tout en portant un regard sur les enjeux politiques et sociaux.

Depuis janvier 2007, le mensuel fait peau neuve et l'équipe de rédaction a choisi le regard d'un blogueur référent pour rédiger une chronique. "En blogs vers 2008" a pour vocation d'ouvrir un fenêtre sur la blogosphère locale en vue des prochaines municipales de 2008 en France. J'ai accepté de l'écrire après avoir signalé que je ne souhaitais pas mentionner mes convictions politiques personnelles à l'équipe de rédaction du mensuel. En accord avec elle, je décide de publier de temps en temps mes chroniques sur GreBlog MonGrenoble (lire les chroniques précédentes).

"Territoires" n°475 - Février 2007

En blogs vers 2008 - "Les cahiers de doléances du IIIe millénaire"

"Au moment où la majorité des Français se tourne vers la prochaine présidentielle 2007, d’autres citoyens prennent des initiatives collectives intéressantes en vue des municipales de 2008. Imaginez une plateforme rédactionnelle en ligne permettant aux citoyens d’une commune de faire des suggestions, d’élaborer des propositions, de les partager et de les présenter aux candidats aux élections municipales de 2008. C’est le principe lancé par "Viabloga.com", plateforme de création de blogs en ligne sur le concept du développement durable et par le blog du collectif "Objectif Mc2". Ce "cahier de doléances du IIIème millénaire" est un outil relationnel proche du blog et du wiki proposant à tous les habitants inscrits de rédiger des articles sur un sujet local, d’y répondrent et de publier leurs commentaires.

Cette boîte à idées numérique donne la possibilité à ses lecteurs de proposer une note et de voter pour les doléances publiées par les habitants. Ainsi, les contributions obtenant les meilleures notes seront relayées et portées aux candidats des différentes listes pour les municipales de 2008. Guillaume Lapaque du collectif "Objectif Mc2" propose d’imaginer le concept actuellement en test dans la ville virtuelle de Celesteville.

Ce système est déjà prébiscité par de nombreux blogueurs influents souhaitant l’associer à leur blog local citoyen existant. S’appuyant sur le principe, le rôle des blogs citoyens pourraient bien changer à l’avenir et devenir des lieux de suggestions et de propositions constructives pour les candidats. Un outil permettant aux citoyens d’écrire eux-mêmes le programme des municipales de leur ville, associés à des experts amenant leurs contributions par l'évaluation de la pertinence et la faisabilité des propositions !"


26

07

2007

Une période estivale propice pour découvrir ou redécouvrir Grenoble

J'ai pris quelques jours de congés en famille mi-juillet.

Durant ma période de congés dans le Vercors, j'ai constaté une diminution du nombre de location de studios, de maisons, d'appartements ou de chalets sur le plateau. Information confirmée par un sympathique agent immobilier à Villard de Lans avec qui je suis allé prendre un café sur la place de l'Ours. D'après lui, les vacanciers du plateau n'hésitent plus à décaler leur date de vacances : la sacro-sainte période estivale du 15 juillet au 15 août durant laquelle les Français ont l'habitude de partir n'est plus. Nombreux sont ceux qui ne partent pas, partent moins longtemps ou partent en dehors de la période. "C'est un vrai casse tête maintenant l'été (...) les gens sont de plus en plus exigeant, veulent tout, de suite et se méfient de tout, à commencer par les produits et services que je propose..." affirme l'agent immobilier.

En rentrant sur Grenoble, je m'attendais à trouver une ville terne, morose, dépourvue d'activités, d'enseignes ouvertes et d'une grande partie de ses habitants.

Il n'en est rien.

De nombreux habitants n'ont pas encore pris leurs congés ou ne peuvent en prendre. En me rendant à l'Office du Tourisme de Grenoble, je découvre l'éventail d'opportunités offertes pour ne point s'ennuyer : festival, foire, animation nature, randonnées au départ de la ville, visite guidée, scène musicale, cinéma en plein air, musée, activité sportive pour tous.

La ville est apaisée, dénuée de débordements et bouchons habituels sur les grandes artères. Les habitants sont beaucoup plus calmes et détendus. Les commerçants, plus joviales et souriants. Prendre un café en terrasse, tôt le matin, est un véritable plaisir. En fin de journée, j'amène mes enfants s'amuser aux jardins publics et j'en profite pour télécharger, lire des podcasts et videocasts grâce au wifi public. D'autres lieux invitent à la réflexion. Un bon livre sous un arbre. Les touristes photographient les monuments, sortent leur carte du local et témoignent leur intérêt pour Grenoble et ses alentours...

Trop nombreux sont les grenoblois qui ne connaissent pas leur ville. Les habitants du littoral sont ceux qui vont le moins à la plage. Les cordonniers sont les plus mal chaussés...

Profitons de la période estivale pour découvrir ou redécouvrir la ville, ses lieux insolites, son patrimoine ignoré, ses attraits cachés, ses alentours et ses hauteurs. En été, la ville s'ouvre à nous...


21

07

2007

Municipales 2008. Chronique "En blogs vers 2008" dans le mensuel Territoires (janvier 2007)

Fin 2006, j'étais contacté par le Rédacteur en Chef de la revue "Territoires".

Ce mensuel spécialisé de 50 pages essentiellement lu par les collectivités sur le plan national, plonge au coeur des initiatives citoyennes, choisi d'être au fait de l'actualité de la démocratie locale en France et dans le monde tout en portant un regard sur les enjeux politiques et sociaux.

La revue existe depuis longtemps et en est à son 479ème numéro ! Depuis janvier 2007, le mensuel fait peau neuve et l'équipe de rédaction a choisi le regard d'un blogueur pour rédiger une chronique. "En blogs vers 2008" a pour vocation d'ouvrir un fenêtre sur la blogosphère locale en vue des prochaines municipales de 2008 en France. J'ai accepté de l'écrire après avoir signalé que je ne souhaitais pas mentionner mes convictions politiques personnelles à l'équipe de rédaction du mensuel. En accord avec elle, je décide de publier de temps en temps mes chroniques sur GreBlog MonGrenoble.

"Territoires" n°474 - Janvier 2007

En blogs vers 2008 - "les municipales, ça commence maintenant"

"Chaque jour, 175 000 blogs naissent sur la planète. Une moyenne de dix-huit articles publiés chaque seconde. Des milliers d’internautes privilégiant le débat, produisant avec peu de moyen une information nouvelle diffusée au plus grand nombre. Comment ignorer ce phénomène d’expression partagée et cet engouement pour la création de plateforme de publication participative sur la toile ?

Cette attraction citoyenne est la raison d'être de cette nouvelle chronique qui va, jusqu'en 2008, ouvrir une fenêtre sur les blogs amenant une discussion sur les thèmes de campagnes en vue des prochaines élections municipales. L’objectif est de vous faire découvrir des points de vue et contributions publiés sur des blogs locaux.

Pas encore d'actualité ?

C’est le cas de Michel Gourinchas, élu socialiste de Cognac (Charente), qui, dans un récent billet s’interroge sur les prétentions des personnalités politiques de sa région à la candidature pour les municipales 2008. Il évoque notamment le désintéressement volontaire d’éventuels postulants pour ces échéances qui ne seraient pas encore d’actualité. Soulignant l’importance de la réflexion à mener sur un projet municipal, il affirme la nécessité de préparer les municipales avec rigueur, cohérence et honnêteté. Un enjeu important pour sa ville sur lequel il envisage, à quinze mois de l’échéance électorale, la nécessité de collaborer et dialoguer avec ses partenaires politiques en se donnant les moyens de s’unir pour gagner ensemble. Il publie une lettre ouverte sur son blog rappelant les enjeux électoraux de 2007."


17

06

2007

17 juin : résultats du second tour des législatives 2007 sur les 9 circonscriptions de l'Isère

Dimanche 17 juin 2007, j'ai voté sur la 1ère circonscription de l'Isère.

Voici ci-dessous les résultats [1] obtenus par les principaux candidats arrivés en tête dimanche 10 et 17 juin 2007.

Je rappelle les scores obtenus lors du 1er tour des législatives 2007 en Isère en attendant ceux du second tour.

Comme la semaine dernière, j'indique ci-dessous... pas à pas... les résultats obtenus lors de ce second tour et indique le nom du député élu ou réélu:


Tous les résultats du second tour sur les 9 circonscriptions de l'Isère :

1ère circonscription :

# ELU : G. FIORASO (PS) : 1er tour : 32.02% | 2ème tour : 63,03%
A. CARIGNON (UMP) : 1er tour : 21.45% | 2ème tour : 36,97%

2ème circonscription :

# ELU : M. ISSINDOU (PS) : 1er tour : 22.67% | 2ème tour : 60.33%
C. SAVOUREUX (UMP) : 1er tour : 28.91% | 2ème tour : 39.67%

3ème circonscription :

# ELU : M. DESTOT (PS) : 1er tour : 37.79% | 2ème tour : 61.95%
N. BERANGER (UMP) : 1er tour : 16.81% | 2ème tour : 38.05%

4ème circonscription :

# ELU : D. MIGAUD (PS) : 1er tour : 46.58% | 2ème tour : 62.76%
Y. CASAVECCHIA (UMP) : 1er tour : 31.70% | 2ème tour : 37.24%

5ème circonscription :

# ELU : F. BROTTES (PS) : 1er tour : 35.55% | 2ème tour : 53.36%
M. SAVIN (UMP) : 1er tour : 40.04% | 2ème tour : 46.64%

6ème circonscription :

# ELU : A. MOYNE BRESSAND (UMP) : 1er tour : 49.85% | 2ème tour : 59.81%
L. FINET-GIRARD (PS) : 1er tour : 18.92% | 2ème tour : 40.19%

7ème circonscription :

# REELU : G. COLOMBIER (UMP) : 52.24%

8ème circonscription :

# ELU : J. REMILLER (UMP) : 1er tour : 44.22% | 2ème tour : 53.51%
E. BINET (PS) : 1er tour : 23.75% | 2ème tour : 46.49%

9ème circonscription :

# ELU : A. VALLINI (PS) : 1er tour : 45.73% | 2ème tour : 59.73%
F. DE SANS NICOLAS (UMP) : 1er tour : 37.03% | 2ème tour : 40.27%

Notes

[1] partiels, définitifs, source : Préfecture de l'Isère, Ministère de l'Intérieur