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06

2010

Les 12ème Rencontres de la Démocratie locale à Grenoble. A la recherche d'une nouvelle dimension participative

adels grenoble A l'occasion de ses 50 ans, l'Association pour la Démocratie et l'Education locale et Sociale (ADELS) qui publie notamment chaque mois le magazine Territoires [1] organisait les 12ème Rencontres de la Démocratie locale à Grenoble les 28 et 29 mai 2010.

Avec le soutien administratif, logistique et financier de la ville de Grenoble, de la Métro, des villes de Echirolles, Eybens, Fontaine, Seyssins, du département de l’Isère et de la Région Rhône-Alpes, ces rencontres ont permis de réunir des citoyens, des élus, des responsables de services, des militants associatifs, des membres d’instances participatives et des experts pour venir témoigner, partager, échanger des réflexions autour du thème de "La démocratie hors les murs".

Le principal objectif de ces rencontres était d'ouvrir le débat sur les démarches participatives locales trop souvent "enfermées dans des institutions, des procédures, des logiques ou des façons de faire qui excluent plus souvent qu’elles agrègent" selon l'ADELS.


Un BarCamp "TIC et démocratie locale"


Près de 1800 personnes venues de toute la France et parfois de l'étranger ont pu assister à des conférences thématiques, exposer leurs projets d'avenir dans des forums, témoigner d'une analyse ou livrer leur expérience dans le cadre d'ateliers ouverts aux inscrits.

Un BarCamp [2] "TIC et démocratie locale" [3] était organisé par Villes-Internet et Blog2Roubaix.

Invité en tant qu'intervenant par les organisateurs à promouvoir un sujet, j'ai choisi de présenter [4] brièvement une expérience web locale réussie (celle de GreBlog) et d'expliquer en détail quels sont les facteurs et principaux éléments à prendre en considération avant de se lancer dans le déploiement d'une plateforme web d'expression locale (typologie, veille, cible, maintenance, objectif, moyens, identification, responsabilité légale, production éditoriale, relations avec le monde politique et les médias etc.).

Devant une soixantaine de personnes à l'écoute prêtes à débattre sur le sujet, des sociologues, des chargés de mission, des responsables de communication de collectivités territoriales (de La Metro par exemple), des webmestres institutionnels, des directeurs de publication, des animateurs TIC, des blogueurs, des acteurs du monde associatif et des élus (parmi eux, Gildas Laeron, Conseiller municipal TIC de Grenoble).


A la recherche d'une nouvelle dimension locale "participative"


Le débat qui a suivi en séance (et en coulisse) est révélateur des attentes du public en matière d'exercice de démocratie locale participative sur le web. Nombreux sont celles et ceux qui ont du mal à orienter leur pratique et leur désir d'engagements au regard de certains critères exhaustifs dont ils ne maitrisent pas toujours les tenants et les aboutissants.

Un premier constat s'impose.

Parmi les acteurs, beaucoup s'interrogent sur la nature même de leurs objectifs de positionnement, sur l'opportunité de déployer ou non une plateforme web locale participative, sur leur capacité à animer une forme de démocratie représentative par la participation citoyenne.

Dans le contexte d'une démocratie locale ouverte, possible et acceptée, la plupart rêvent de pouvoir développer un espace d'échange collaboratif fonctionnel et/ou de propulser un réseau social participatif par le biais d'Internet.

Que ce soit un outil d'expression locale d'éducation populaire autour des pratiques et des valeurs citoyennes. Un outil "alternatif" permettant de véhiculer principalement des idées. Un outil "complémentaire" dont l'une des finalités rudimentaires est de pouvoir produire et publier une information ou du contenu local en toute liberté. Un outil pour construire exclusivement des échanges et entamer des amorces de dialogue avec la population. Un outil communicant destiné à router ou valoriser du contenu local institutionnel. Un outil servant à défricher des polémiques et relayer des problématiques locales ayant pour seul but d'interpeller directement ou indirectement les politiques...


Une évaluation des opportunités de déploiement difficile à mener


Le problème, c'est qu'une majorité des acteurs sociaux présents ont généralement du mal à évaluer au départ l'engagement qu'ils doivent fournir pour mener à bien le déploiement de leur projet.

Un manque d'élaboration, de rigueur et de perspectives évaluées dans leur cahier des charges (lorsqu'il y en a un !). Un manque de recul, d'analyses objectives portées sur l'existant et la présence éventuelles d'autres plateformes web locales du même type pour éventuellement élaborer un partenariat. Une difficulté à définir une ligne éditoriale. Une Incapacité parfois à cibler le type de public, à fidéliser ou "canaliser" une catégorie de lecteurs-internautes susceptibles de promouvoir certains contenus d'informations publiées en dehors du contexte éditorial.


Passer le cap de la barrière technique


Un second constat s'impose.

Au coeur des débats, un paradoxe (re)fait surface.

Il est surprenant de constater qu'un grand nombre de participants qui envisage de lancer une plateforme locale participative se heurtent par nature à des critères et facteurs purement techniques.

Une partie considère à tord qu'il est avant tout primordial d'une part de déterminer techniquement le choix d'une plateforme web avant de s'engager plus en avant dans l'aventure. D'autre part, qu'il faut impérativement avoir une culture "geek" ou assimilée et être doté de compétences techniques fortes pour concevoir, réaliser ou déployer un site web répondant à leur besoin de démocratie participative en ligne.

Force est de constater qu'une majorité d'entre eux n'a jamais véritablement pris le temps (un temps précieux) pour effectuer une veille (comparative, technique) pour trouver des solutions intermédiaires et adéquates. L'objectif étant d'évaluer au mieux un cahier des charges avec l'aide d'un prestataire de service et d'effacer en priorité leurs préoccupations "techniques" dans la mesure du possible.

La crédibilité d'un support passe par la qualité intrinsèque de ses contenus. La technique n'est pas une fin en soi.


Entre engagement, frilosité et résignation


Un troisième constat s'impose.

Une forme de résignation latente plane au dessus de leur tête. Et c'est peut-être en soi l'élément le plus déterminant et le plus surprenant.

La grande majorité des participants restent persuadés que le politique est au coeur de l'engrenage médiatique, au coeur des rouages et des décisions qui peuvent contraindre ou altérer l'émergence d'une participation démocratique au niveau local.

"Nous, on voudrait lancer un site participatif où tous les habitants de notre secteur pourraient s'exprimer (...) On a contacté la Mairie pour leur expliquer notre projet et elle nous a refusé une petite subvention pour démarrer". "De toute façon, dès qu'on commence à parler d'un truc qui ne plaît pas aux élus du coin, qu'ils soient de droite ou de gauche, on se fait pourrir et on nous demande de corriger le tir sur nos blogs". "Le citoyen ne va même plus voter de toute façon (...) Les politiques ne viennent même pas voir comment les autres vivent (...) Comment voulez-vous qu'on arrive à se parler normalement, à se comprendre, à changer les choses si on doit refuser d'en parler chez nous sur notre site web de proximité?" pouvait-on entendre ici et là à lors du BarCamp à titre d'exemple parmi les participants.

Chacun paraît camper sur ses positions, tel un renoncement ou une privation de liberté d'expression jusque là détenue soi-disant par les pouvoirs locaux, politiques ou médiatiques. Un pessimisme ambiant et une forme de fatalisme inhérent par la force des choses.

C'est assez consternant.

Il existe pourtant des moyens de les faire réagir et de susciter leur attention à l'égard de leurs concitoyens par le biais d'Internet. C'est ce que j'ai tenté d'expliquer à l'assistance et à d'autres participants en aparté.


Le grand paradoxe


La situation peut paraître paradoxale.

Nous avons donc d'un côté des habitants, des citoyens, des associations et d'autres entités morales qui souhaitent croiser, fédérer des pratiques de démocratie locale et des expériences participatives sur le terrain. Des acteurs bénévoles ou professionnels qui souhaitent s'exprimer sur des sujets qu'ils maîtrisent au quotidien à l'échelle d'un secteur, d'une commune et qui ont du mal à dialoguer ou se faire entendre auprès des pouvoirs publics. Ces derniers ayant trop souvent tendance à se désintéresser de leurs projets de démocratie locale, préférant imprudemment les reprendre parfois à leur compte dans l'arène politique.

De l'autre, nous observons que cette "masse d'initiatives de citoyenneté" intrigue de plus en plus les institutionnels et les politiques, interpelle les modes d'organisation des services locaux. Ces derniers ayant trop souvent tendance à se satisfaire de leurs propres initiatives de démocratie locale sans toutefois consulter en amont leurs concitoyens sur la pertinence de leur démarche. C'est une forme de consultation sans concertation préalable qui entraîne parfois un rejet de la population pour ce genre d'initiative non partagée.

Notes

[1] j'étais également chroniqueur pour ce mensuel durant les élections municipales de 2008

[2] "non-conférence" ouverte qui prend la forme d'ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous apporter ou produire quelque chose

[3] Technologies de l'Information et de la Communication

[4] photo: Bruno Lestienne - Le Blog2Roubaix


07

06

2009

Direct - Elections européennes 2009 - Résultats sur Grenoble et la région Sud-Est - Ambiance

europe election sud est Article maj le 08/06/09, 9h20.

Dimanche 7 juin 2009, les citoyens français de l'Union européenne sont invités à voter pour choisir les 72 députés représentant la France au Parlement européen au suffrage universel direct et au scrutin proportionnel plurinominal à un tour.

Le seuil de répartition des sièges entre les listes étant de 5 % des suffrages exprimés, selon la méthode de la plus forte moyenne..

Grenoble faisant partie de la région Rhône-Alpes, nous sommes amenés à élire 13 députés européens dans la région Sud-est (Corse, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes) pour cinq ans, soit autant que pour la région Ile-de-France.

Dans la région Sud-Est, pas moins de 21 listes ont été déposées.

Comme à chaque élection, GreBlog MonGrenoble vous invite à suivre les résultats des élections européennes de 2009 pour Grenoble et la région Sud-Est... en direct de la Mairie de Grenoble !


Deux solutions en ligne, en direct


1ère solution :

Rendez-vous sur le micro-site web habituel (cliquez ici) pour suivre pas à pas le déroulement de la soirée.

2ème solution :

Restez sur cette page pour visualiser un condensé succinct des résultats sous forme graphique ci-dessous (feuilles widgets live local + région + twitts).


En espérant que le serveur GreBlog MonGrenoble n'explose pas comme les précédentes initiatives de ce type en ligne, suite aux multiples tentatives de connexion des internautes :-)






Ambiance dans les bureaux de vote


Dimanche 7 juin 2009, comme à l'accoutumée, je décide d'aller voter vers 10h30 au bureau de vote se trouvant juste en face du Musée de Grenoble.

En arrivant sur les lieux, je fus tout d'abord très surpris par le nombre de citoyens présents sur place et par la présence opportune d'élu(e)s de tous bords de la municipalité de Grenoble derrière chaque urne en plexiglas. Les bureaux de vote ne désemplissaient pas et certaines personnes durent faire la queue et patienter parfois quelques minutes devant certains bureaux pour pouvoir déposer leur bulletin de vote.

A l'intérieur du gymnase, certains citoyens s'étonnent de constater l'absence de bulletins de vote concernant une demi-douzaine de listes déclarées.

"Mais c'est quoi ce bordel, faut imprimer nous-mêmes des bulletins c'est ça ? (...) C'est quand même incroyable, ils peuvent pas nous en filer ou quoi ? (...) Pourquoi ils mettent pas une imprimante alors dans un coin pour récupérer les papiers alors qu'on les voit là bas avec des bouts de scotch sur le panneau de l'entrée ? (...) Elles servent à quoi ces listes bidons si elles ont pas les moyens de mettre du papier là, dans les blocs ?" s'interroge ouvertement un votant en attendant le retour de sa femme et de ses enfants.

A l'extérieur, les discussions s'enchaînent de plus belle autour des conditions météo, de vote et des rencontres familiales liées à la Fête des Mères entre les participants. Sur ce dernier point, nul doute que la "Fêtes des mamans" a incité les gens à sortir pour aller voter. Nombreux sont les couples qui tenaient un bouquet de fleur à la main.

Même engouement perçu au niveau des bureaux de vote près de la gare basse du téléphérique de Grenoble et du Jardin de Ville. Du monde pour aller voter ce matin là. Du monde sur les marchés du centre-ville de Grenoble. Du monde également au terrasse des cafés...


Ambiance de la soirée à la Mairie de Grenoble


Muni de mon matériel habituel (Pc portable + mobile), je décide de me rendre en salle presse de la Mairie de Grenoble pour suivre en direct l'arrivée pas à pas des résultats des élections européennes 2009 au niveau des différents secteurs et cantons de la Ville de Grenoble [1].

Comme à l'accoutumée, les personnes présentes et les différentes personnalités politiques de passage ont pu se "ravitailler" durant la soirée électorale autour d'un buffet (plats préparés, fruits, vin et petits gâteaux à volonté) . Un Pc récupérant en temps réel l'ensemble des résultats qui nous parvenaient était mis à notre disposition ainsi qu'un vidéo projecteur chargé de transmettre les résultats au public au rez-de-chaussée du bâtiment.

Surprise de taille : aucun journaliste présent en salle presse à la Mairie de Grenoble entre 20h30 et 23h45. Egalement peu de monde à la Préfecture de l'Isère.

Quelques personnalités politiques de la majorité municipale ont fait une courte apparition. Parmi elles, Geneviève Fioraso, Céline Deslattes, Pascal Garcia, Gildas Laeron ou Denis Pinot...

Peu de discussions et d'enthousiasme à la vue des résultats tombant les uns après les autres. Regards serrés, crispés. Sans l'avouer ouvertement, face aux chiffres sur les différents cantons, l'inquiétude politique et l'incompréhension se lisaient fortement sur les visages...

Dans un sursaut, Denis Pinot, Conseiller Général PS sur Grenoble 3 analyse la situation et déclare "Ça c'est la première phase des régionales 2010 qui nous attend (...) Il y en a beaucoup qui ont du voter écolo après avoir regardé le film Home à la télé vendredi soir".

Durant la soirée, le choc : vers 22h50, on apprend que le gymnase de La Piste situé dans le quartier de la Villeneuve a été incendié et dévasté.

A 23h54, dans un communiqué de presse "express", Michel Destot fait officiellement part de son désarroi :

"Nous sommes tous très secoués par ce sinistre (...) Je veux dire la solidarité et la mobilisation de notre équipe municipale aux habitants, aux associations et aux clubs du quartier qui seront les premières victimes de cet incendie. Ce soir, les personnes qui participaient au dépouillement du scrutin des Européennes à l'intérieur de l'équipement, ont pu être évacuées. Le pire a été évité. Si la piste probable de l'incendie criminel venait à être confirmée, il s'agirait là d'un acte inqualifiable que je condamne avec la plus grande fermeté (...) Je resterai personnellement attentif aux conclusions de l'enquête qui sera menée."

Vers 00h40 du matin ce lundi, les derniers bureaux de vote délivrent les derniers résultats sur la commune publiés sur GreBlog MonGrenoble.

Drôle d'ambiance. Drôle de soirée électorale.


Une fois de plus, comme à chaque élection, vous étiez très très nombreux à suivre en temps réel les résultats sur ce blog. Suite aux multiples tentatives de connexion, le serveur GreBlog MonGrenoble a littéralement explosé sous la demande. Veuillez m'excuser pour ce vilain désagrément :-).

Notes

[1] toujours pas publiés officiellement sur le site de la ville au moment où je publie une maj de cet article


11

09

2008

Qualité et entretien des toilettes publiques à Grenoble : comment vous couper l'envie de...

toilettes publiques grenoble En me promenant à pied de temps à autre dans les rues de Grenoble, comme bon nombre d'entre vous, il m'arrive parfois d'avoir une envie... pressante.

Vous me suivez ?

Au sens physiologique, on dit "évacuer les matières fécales" ou dans un jargon plus doux et familier, sans rentrer dans le jeu d'un vocabulaire peu séduisant et particulier en la matière, on dit plus communément "faire ses besoins".


Choisir de faire ses besoins en ville


Il y a plusieurs manière de faire ses besoins en plein centre-ville de Grenoble .

Soit vous choisissez d'attendre de rentrer chez vous pour vous soulager.

Soit vous tentez de trouver très discrètement un petit coin de verdure, un petit angle de rue à l'abri des premiers regards, l'entrée d'une cour intérieure ou un début de terrain vague (je reconnais bien volontiers que la tache est plus aisée pour un homme) pour effectuer votre "petite commission" [1].

Soit vous essayez de trouver des toilettes publiques dans les environs.

Et là, il faut bien le dire, il n'est pas toujours évident de connaître avec précision les lieux où se situent ces espaces publics en ville. Du coup, on hésite parfois à prendre du temps pour escompter trouver des toilettes publiques proche de votre situation. Surtout qu'il est souvent difficile d'observer une signalétique particulière vous permettant de les trouver.

Sans compter le prix de ces fameux sanitaires ou sanisettes publics qui, une fois sur trois, rebutent l'habitant ou le touriste. Comptez en moyenne 1 ou 2 euros francs soit environ 0.30 cts d'euros pour entrer à l'intérieur, encore faut-il avoir de la monnaie. Sans oublier les personnes qui n'aiment pas qu'une "machine" les enferme automatiquement.

A priori, il semblerait que les sanitaires automatiques ne soient pas du goût de tout le monde. A contrario, pour d'autres piétons, il semblerait qu'il n'y en ait pas assez en ville.

Si vous faites partie de cette dernière catégorie, que vous n'aimez pas trouver un "petit coin tranquille" en plein centre-ville au risque de vous sentir épié par autrui, que vous n'avez pas de monnaie sur vous et qu'une envie pressante se présente, il ne vous reste plus qu'a trouver des toilettes publiques rudimentaires.


Vétusté de certains toilettes publiques


Vous venez de trouver des toilettes publiques rudimentaires en ville.

Encore faut-il avoir l'envie et le courage d'y rentrer : surtout il me semble, quand on est une femme...

Prenons l'exemple des toilettes publiques du Jardin de Ville :

L'entrée est déconcertante. La porte des toilettes reste le plus souvent ouverte. Les murs sont imprégnés de graffitis en tous genres, à l'intérieur comme à l'extérieur. Notons au passage que ces toilettes se situent à seulement quelques mètres de l'aire de jeux pour enfants du parc du Jardin de Ville. A première vue, il semblerait que la plupart des personnes qui les empruntent ne ferment pas la porte. Verrou cassé ? Toujours est-il que le spectacle est grandiose devant des dizaines d'enfants en train de jouer, assis juste en face, dans le grand bac à sable.

Prenons un autre exemple. Celui des toilettes publiques situées sous le pont en direction de l'Estacade, à proximité de la place Saint-Bruno :

Le constat est le suivant : des portes rouillées à l'extrême comportant des trous liés à l'usure, des murs sales et tagués dans tous les sens, des toilettes superficiellement nettoyées en surface, un sol carrelé peu reluisant [2], un verrou de fermeture de porte que nul n'a envie de toucher tellement... ...

Ces toilettes existent depuis des années.

Leur entretien laisse à désirer [3]. L'envie de s'y rendre, en cas de besoin "pressant", est susceptible de vous couper l'envie de faire vos besoins [4].

Face à la vétusté de ces toilettes publiques qui ne donnent pas une image "glamour" de la ville de Grenoble, face au manque d'entretiens avérés ou de rénovation au sein de ces espaces confinés devenus à fortiori "répulsifs" pour le commun des mortels...

Ne faudrait-il pas tout simplement les fermer... ou les réhabiliter une bonne fois pour toute ?

Notes

[1] comme le dit encore, ma grand-mère de 84 ans

[2] je vous passe les détails...

[3] en photo, 3 exemples de toilettes vétustes différents, peu attrayants...

[4] A contrario, voir de beaux sanitaires publics sur www.toilettes-publiques.com :-)


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06

2008

A Grenoble, le comportement de l'automobiliste lambda ne change guère...

stationnement voiture grenoble Largement intronisé dans la campagne des municipales comme l'un des sujets politiques majeurs de l'agglomération, la circulation et le stationnement de véhicules à Grenoble restent au quotidien l'une des principales priorités pour les Grenoblois.

A leur manière, les politiques tentent d'analyser la situation, soumettent des projets plus ou moins pertinents sur le terrain, proposent des initiatives, lancent des alternatives avec le soutien d'experts, de professionnels et cherchent à résoudre les problèmes récurrents de circulation.

En parallèle, le comportement de certains conducteurs de véhicule en ville est loin de faire l'unanimité.


Les politiques tentent de résoudre les problèmes de circulation...


Comme j'aime parfois le rappeler, tout est fait à Grenoble pour limiter globalement la circulation des véhicules à moteur en ville.

Suppression de places de parking, rétrécissement de voies obligeant fortement les conducteurs à ralentir (causant parfois de nombreux "bris" involontaires de rétroviseurs extérieurs), franchissement de passages surélevés, réaménagement de carrefours, ajout de feux tricolores, de rond-points sur de longues distances etc.

Désormais, aucun projet n'échappe aux priorités d'accès en matière de transport en commun et de nombreuses grandes villes françaises ou européennes prennent modèle sur les réalisations menées par la ville de Grenoble ou la Communauté d'agglomération Grenobloise.


...tandis que le comportement de l'automobiliste lambda ne change guère


En parallèle, les comportements de nombreux citoyens ne changent guère. Pire, ils s'accentuent ou se pérennisent.

Il faut dire que certains automobilistes ne manquent pas d'air et ne pensent qu'à entretenir ou préserver leur "pré carré" lorsqu'il s'agit de garer un véhicule sans toutefois se soucier de leurs concitoyens.

Prenons un exemple, au niveau du quartier Mutualité à Grenoble. Prenons le cas des rues Joseph Fourrier et des Dauphins.

Bien que la rue des Dauphins autorise le stationnement bilatéral, des conducteurs peu scrupuleux n'hésitent pas à stationner leur véhicule à l'angle des deux rues, directement sur le passage piéton, empêchant du même coup toute visibilité accrue ou possibilité pour le piéton de circuler en toute sérénité et en toute sécurité.

Un vrai danger pour les familles qui très souvent, prennent l'habitude de passer à cet endroit pour se rendre directement au Jardin des Plantes situé en face de la Mairie de Grenoble. Nombreux sont celles et ceux qui sont accompagnés de jeunes enfants ou d'une poussette et qui remontent la rue pour rentrer chez eux en passant par le centre-ville de Grenoble.

Juste à l'angle, devant ce lieu de stationnement non autorisé, un "crayon jaune" indique la sortie d'une école. On imagine aisément les difficultés engendrées par les parents d'élèves lorsqu'il s'agit naturellement de traverser la rue. Mauvaise visibilité des piétons les obligeant à contourner le véhicule mal garé et à circuler sur la chaussée en dehors du passage piétons. Perte de repère visuel pour tout conducteur d'un véhicule en circulation désirant changer de rue au niveau de l'intersection


Je m'installe, donc j'existe


Je reste persuadé que l'automobiliste agit volontairement en connaissance de cause lorsqu'il décide de se garer de cette manière sur la chaussée. En stationnant ainsi, il connaît naturellement les risques d'insécurité qu'il risque d'engendrer. Son comportement est volontaire, sans équivoque.

Le contraire serait... étonnant.

Pour beaucoup, le véhicule est le prolongement de soi : une forme de projection de sa présence dans un territoire, dans un milieu qui n'est pas forcément le sien et dans lequel on cherche à s'installer quelques instants pour attirer l'attention.

Il semblerait que la prévention n'ait aucun effet dissuasif face à un tel comportement égoïste et méprisant. Ce comportement doit faire l'objet d'une sanction méritée qui dans ce cas, paraît plus que nécessaire.


14

04

2008

Lancement de l'OFIPOPU à Grenoble : Observatoire des Finances et des Politiques Publiques

ofipopu grenoble Jeudi 10 avril 2008, je me suis rendu à la Boutique Citoyenne de Grenoble.

Habituellement animée par Vincent Comparat, chargé de conseiller gratuitement les personnes physiques et morales à la recherche de renseignements sur l'action publique, politique et locale, la Boutique Citoyenne [1] organisait une conférence de presse [2] pour évoquer le lancement de l'OFIPOPU, l'Observatoire des Finances et des Politiques Publiques à Grenoble.

Raymond Avriller (ADES) était également présent pour soutenir la création de cet observatoire et souligner l'importance de l'initiative dans la région.

Partant des articles 13, 14 et 15 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 donnant notamment le droit de demander des comptes à tout agent public de son administration, l'OFIPOPU se constitue en association de fait et se dote d'un Conseil d'orientation composé d'une dizaine de personnes.


Fonctionnement


Le fonctionnement de cette nouvelle entité repose sur le bénévolat et l'organisation d'un réseau de correspondants sur le terrain. Afin de garantir son indépendance, l'OFIPOPU n'envisage pas de demande de subvention. Le groupe entend rendre compte de ses travaux en publiant plusieurs bilans annuels auprès du grand public : un premier en début d'année axé sur la communication des budgets prévisionnels, un second à la rentrée relevant les comptes administratifs des collectivités.

l'OFIPOPU [3] se donne quelques mois pour porter notamment l'ensemble de ses travaux sur Internet [4].

Dans un premier temps, l'observatoire à l'intention d'envoyer des courriers aux organismes publics afin de pouvoir collecter des informations financières. Le cas échéant, les demandes de renseignements non obtenues seront portées à la connaissance du public.

Dans un second temps, celui-ci propose de rendre accessible au public des documents officiels sous une forme synthétique accompagnés si besoin, de commentaires, de copies ou d'extraits de documents scannés. Une publication d'éléments calibrée sur le modèle de la DGCL ou sur la présentation de données ministérielles.

Dans un troisième temps, celui-ci entend répondre aux questions posées par le grand public, les associations, élus ou responsables sur un sujet en particulier et ce, en dehors de toute prérogative de nature politique.


Missions et objectifs


En lançant son initiative, l'OFIPOPU souhaite porter un premier regard sur les comptes publics depuis 2001 calqué sur le modèle de l'Observatoire de la Dépense Communal piloté par le CLUQ qui proposait dans les années 90 d'analyser la gestion des collectivités entre 1983 et 1995.

Pour l'heure, la mission de ce groupe se limite à l'examen des finances locales et des services publics locaux de la ville de Grenoble, de la Métro, du CG38, de la région Rhône Alpes et d'autres collectivités rattachées.

Les premiers objectifs de l'OFIPOPU :

porter des informations financières synthétiques aux habitants, élus ou associations ; vérifier la portabilité et l'accès à ses informations en provenance des collectivités ; comparer les promesses électorales aux actes et aux délibérations des organismes ; former si nécessaire les citoyens aux rouages des services publics et des collectivités ; alerter les habitants en cas de dépenses onéreuses ou de dérives financières...

Les premieres préoccupations de l'OFIPOPU :

vérifier et évaluer l'accès aux informations financières sur les sites Internet publics ; relever les méthodes et les moyens d'accès aux informations ; mesurer l'évolution de la fiscalité locale ou réaliser des expertises de situation ; comparer à titre indicatif la situation financière d'une ville par rapport à une autre...


Publier et synthétiser des informations parfois difficiles à obtenir...


Vincent Comparat, directeur de publication du journal de l'ADES souligne "Nous souhaitons donner une liberté d'appréciation des données financières au public (...) On se limitera uniquement à donner des infos tout en effectuant une analyse pluraliste des données accessibles à tous (...) Il y a beaucoup d'éléments à publier qui ne le sont pas ou ne le sont jamais alors que légalement, de nombreuses collectivités devraient les donner de leur propre chef sans qu'on leur demande (...) En priorité, on va surtout surveiller de très près la Métro, c'est l'une des collectivités les plus fragiles, le Conseil général n'a pas de dette à proprement parlé, la Région est en train de s'endetter normalement et la ville de Grenoble est stable et plutôt saine pour le moment".

Raymond Avriller explique à son tour "On a une assez grande confiance dans les chiffres fournis par les services (...) On ne veut pas que notre initiative devienne un moyen permettant à la population de réclamer moins d'impôts par exemple (...) Une chose essentielle aussi, on va aussi publier les vrais tarifs des services publics parfois difficilement accessibles aux usagers (...) Qui connaît vraiment les tarifs des transports, du SMTC et de la SEMITAG, du chauffage urbain, de GEG, d'EDF, de la restauration scolaire, de l'eau, de l'assainissement et des stationnements ? (...) On s'appuiera sur les Service de Contrôle de Gestion (...) On s'occupera aussi de relever la fiscalité mixte et on préviendra si nécessaire l'arrivée de nouveaux impôts".


Le site de la ville de Grenoble distinguée pour sa transparence


Juste au moment où le site web de la Ville de Grenoble se voit distinguer pour la seconde fois pour sa transparence en matière de communication budgétaire sur les 490 collectivités locales examinées (lire l'étude), l'OFIPOPU se donne pour mission en parallèle de renforcer l'accès aux données financières en toute indépendance. Selon l'observatoire, il reste encore des efforts pour expliquer clairement certaines délibérations du Conseil municipal.

Partant du simple Collectif en passant par les Associations et Unions de quartier puis les Comités les regroupant, les Conseils consultatifs de secteur, la Mairie, la Communauté de communes, le Département en passant par son Conseil général et la Préfecture, la Région, l'Etat et l'Europe...

...difficile pour le citoyen d'y voir clair, d'agir, de s'orienter et de s'intercaler dans ces rouages.

Reste à engager ce dernier dans une phase d'approche de lecture des informations financières en provenance des collectivités et à l'intéresser davantage à la chose publique dans un système qu'il considère de plus en plus complexe et opaque dans lequel il ne trouve plus sa place... depuis longtemps.

En annexe, ci-dessous à télécharger, l'un des premiers documents et tableau de l'OFIPOPU : l'évolution de la fiscalité locale à Grenoble entre 2001 et 2007.

Extraits du document de l'OFIPOPU sur le sujet : "De novembre 2001 à novembre 2007, la taxe d’habitation a augmenté de 15,6 %. L’inflation n’a été que de 11% durant la même période" - "D’octobre 2001 à octobre 2007, la taxe foncière a augmenté de 24,6 %. L’inflation n’a été que de 10 % durant cette période" - "Au total, ces deux impôts ont augmenté de 20,4 % sur la période, soit le double de l’augmentation des prix".

Notes

[1] lire mon précédent billet sur le sujet

[2] étonné, peu de journalistes présents...

[3] La Boutique Citoyenne, 12 rue Voltaire à Grenoble

[4] probablement en ligne dès l'été 2008


21

02

2008

A Grenoble, il y a de la place pour tout le monde

grenoble detente Quand on se promène à Grenoble, il ne suffit pas de faire le tour de la ville pour tomber sur quelques habitués bien connus des habitants qui se baladent le plus souvent toute la journée en centre-ville.

Il y a quelques années, nous avions l'habitude de rencontrer sur les pavés Grenoblois le fameux "Charlot", un saltimbanque costumé comme le comédien, qui jouait de la musique avec son instrument et qui prenait l'habitude d'interpeller discrètement les passants pour les amuser. De nos jours, nous avons de passage dans nos ruelles "Kamel", un homme qui se promène régulièrement la journée en ville avec sa petite radio scotchée contre l'oreille et qui passe son temps à discuter avec tous les commerçants qu'il rencontre sur son passage.

Parfois, il suffit de simplement faire un tour dans son quartier pour relever d'autres intentions ou situations cocasses, comme j'aime le faire de temps en temps sur ce blog.


On prend son temps quelque soit le regard des autres


Il y a quelques jours, je me promenais tranquillement en ville lorsque je fus attiré par le regard d'autres passants en direction de la place Notre-Dame.

Intrigué, je décide de me retourner. Et là, je vois un jeune homme d'environ 25 ans, à l'allure d'un étudiant, en train de lire quelque chose de certainement très intéressant, tranquillement et confortablement assis dans un canapé deux places au style "Ikea" au milieu de la place Notre-Dame, juste devant la ligne du tram B [1].

A priori, on ne peut pas dire que le jeune homme profitait d'un long moment de détente en plein soleil : vu l'heure, celui-ci n'était plus au rendez-vous. Je vous laisse également apprécier la température à ce moment de la journée.

Bien entendu et comme à l'accoutumée, aucun passant n'a osé déranger notre jeune homme en pleine concentration... intellectuelle.

A Grenoble, bien que le prix de l'immobilier soit exorbitant, il y a dehors... ...de la place pour tout le monde :-)

Notes

[1] voir ma photo


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01

2008

Grenoble Municipales 2008 : le mouvement GO Citoyenneté présente sa liste et ses orientations

go citoyennete Mercredi 9 janvier 2007, je me suis rendu à la Cour des Miracles, place Paul Vallier où avait lieu une présentation officielle de la liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" et ses candidats dans le cadre des municipales de 2008 à Grenoble.

Autour d'un apéritif convivial, le "mouvement politique local Grenoblois" présentait ses principales orientations et ses premières propositions de programme devant plus de 150 personnes réunies pour l'occasion.

GO Citoyenneté est une formation ancrée dans une gauche pluraliste, agissant pour consolider la citoyenneté et la démocratie, notamment participative, à Grenoble. Avec ses 7 élus, elle est présente au sein de la majorité municipale conduite par Michel Destot et ce, depuis 1995. En 2001, le mouvement avait fait cause commune avec les Verts et l'ADES sur une liste obtenant près de 20% des voix dès le premier tour des municipales de 2001 à Grenoble.


Jean-Philippe Motte, tête de liste "GO Citoyenneté


Jean-Philippe Motte, [1] Adjoint à la maire de Grenoble, en charge de la coordination des secteurs et de la politique de la ville, présente au public les premières personnalités de sa liste [2] et signale les premières ligne d'orientations du mouvement.

Dans une première introduction, le candidat déclare "Il faut porter à l'échelle de la ville et du Grand Grenoble des lignes de force qui rassemblent, qui fédèrent les valeurs de solidarité sociale, de diversité culturelle, d'hospitalité, de laïcité et d'innovation sociale et politique (...) On a des montées incontestables de précarité, de pauvreté (...) On a des responsables nationaux complètement à côté de la plaque (...) On ne peut pas au plan local, remédier à l'insuffisance des politiques publiques sur le plan national mais il est possible de développer des actions si nous étions en responsabilité".


Quelques propositions de campagne évoquées


Sur sa lancée, le candidat dévoile quelques propositions du mouvement au public.

GO Citoyenneté propose la mise en place de budgets participatifs de secteurs soumis aux débats des Conseils Consultatifs de Secteur (6 CCS à Grenoble, 200 000 euros par secteur, pour les travaux de proximité, pour les actions sociales, éducatives, sportives et culturelles).

Le mouvement préconise la création de lieux ouverts le soir et les jours fériés pour faciliter les échanges et les rencontres entre citoyens, mais aussi la possibilité d'offrir un "Service civique volontaire" au Grenoblois de 18 à 25 ans d'une durée de 6 à 9 mois pour les aider à participer à un projet collectif.

D'autres propositions sont évoquées en direction des générations. Concernant la jeunesse, "50 000 étudiants, 50 000 tuteurs ?" se base sur la mobilité des étudiants pour accompagner les enfants et adolescents dans leur parcours, leur apprentissage éducatif et citoyen. Dans cette continuité, une autre proposition est émise sur la volonté de solliciter les personnes âgées dans des fonctions de transmissions intergénérationnelles.


Convergences et divergences


Pour Jean-Philippe Motte, le bilan du mandat municipal qui s'achève est positif.

Une réunion publique du mouvement a eu lieu le 14 janvier 2007 avec l'équipe qui se rassemble autour du maire de Grenoble pour évaluer les possibilités de rapprochement. Mais le mouvement se réserve le droit d'éclairer les convergences ou divergences de propositions et de projets avec l'équipe de Michel Destot. Certaines interrogations continuent d'être soulevées par GO Citoyenneté vis à vis de ses partenaires, notamment sur la question du cumul des mandats et les méthodologies employées en matière de démocratie participative [3].

Se sentant la force de partir seule pour les municipales 2008, GO Citoyenneté souhaite à présent voler de ses propres ailes. Il est possible que GO Citoyenneté s'associe avec le PS dès le premier tour ou envisage une alliance pour le second tour des municipales 2008 à Grenoble. Le mouvement décidera le 22 janvier 2007 de son action et d'une éventuelle alliance pour les municipales de 2008 à Grenoble. En attendant, il multiplie les réunions publiques à la rencontre des habitants.


Amalgame et identité


La liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" souhaite idéologiquement se démarquer de l'appareillage politique actuel du PS qui selon elle, au niveau local, a oublié un grand nombre de valeurs de gauche traditionnelle qui ont fait la renommée politique de Grenoble. La formation se sent l'héritière du mouvement des Groupes d'Action Municipales (GAM) initié à l'époque par l'ancien maire de Grenoble, Hubert Dubedout.

GO Citoyenneté a parfois du mal à affirmer son identité, entre démarcation et union avec la gauche. Pour beaucoup, il semblerait qu'un amalgame soit fait avec le PS et la liste "Grenoble 2008" conduite par Michel Destot.

Il en ressort, après une discussion avec des membres du mouvement, que ce dernier serait pour beaucoup, une simple émanation logique de la gauche municipale.

Notes

[1] en arrière plan, au centre, sur ma photo

[2] voir la photo

[3] l'un des principaux chevaux de bataille de GO


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01

2008

Les Grenoblois aiment la politique

municipales 2008 grenoble En ce début d'année, le maire de Grenoble et le Conseil municipal présentent leurs meilleurs voeux pour l'année 2008 aux habitants en choisissant de communiquer cette année sur le 40ème anniversaire des Jeux Olympiques de 1968 à Grenoble.

Un choix opportun et un thème de communication qui viennent à point nommé avec les prochaines festivités liées à l'inauguration du Stade des Alpes, juste avant... les municipales 2008. A Grenoble, notamment en centre-ville, les habitants ont eu l'occasion de découvrir cette campagne de communication [1] sur quelques panneaux publicitaires.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que certains habitants en profitent pour s'exprimer sur le sujet et donner leur point de vue en fonction de l'humeur du moment.


Un petit tag au marqueur noir...


Samedi 5 janvier 2007, je décide d'emmener mes enfants au MacDo [2] près de la Fnac. Sur notre parcours, à l'angle de la place Grenette, près des cabines téléphoniques, je découvre un petit message tagué au marqueur noir [3] sur l'un de ces panneaux.

  • "13 ans ça suffit dehors !"

Avec le sourire et un air amusé, je décide de m'approcher du panneau publicitaire.

La réaction des passants est surprenante.

Le simple fait que je reste positionné quelques dizaines de secondes devant le panneau pour prendre une photo a incité des inconnus à m'aborder et à m'indiquer sans gêne leur point de vue sur le message du tag [4].


Une petite discussion à bâton rompu...


En premier lieu, un couple d'une cinquantaine d'années arrive derrière moi, me surprend et me lance sans gêne cette affirmation "Ah ben celui-là... ça fait un moment qu'il est là, hein (...) tous les mêmes de toute façon (...) Nous vous savez, on en a un autre à Eybens qui veut pas laisser sa place à d'autres (...) Baïetto, alors lui par contre vous savez, il s'accroche bien à sa chaise (...) tenez, ma femme peut vous en parler, elle travaille à la mairie...".

Amusé par le discours, je profite de l'occasion pour jouer le jeu et leur poser la question suivante "Alors donc, vous pensez voter pour qui ?" et la réponse ne tarde pas à venir. "Pas pour lui en tout cas, ni pour le jeune gars là, je sais plus comment il s'appelle (...) Chérie, comment il s'appelle déjà celui-là (...) il a un nom à coucher dehors !".

A cet instant et intérieurement, j'étais plié de rire. Au bout du compte, je n'ai pas pu obtenir ma réponse : le couple continuait à dialoguer en se laissant porter par ses affirmations.

Quelques minutes plus tard, toujours en compagnie du couple Grenoblois, un jeune homme élégant et bien habillé passe devant nous, nous entend dialoguer et s'invite carrément dans la discussion, face au tag. "Je vous entend parler (...) Vous verrez, il va repasser sans problème (...) En face, il y a qui ?"

Et c'était reparti...

Chose surprenante, le jeune homme et le couple sont restés sur le trottoir à discuter un bon moment au moment où il me fallait quitter la place car mes enfants s'impatientaient.

J'ai adoré cette situation cocasse.

Quel engouement des Grenoblois pour la politique..!

J'adore !

Notes

[1] M majuscule à maire, à municipal... étonnant

[2] ils me réclamaient un "happy meal"

[3] un de plus...

[4] je suis repassé devant cette semaine, l'affiche a disparu, le tag est toujours présent


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