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2008

Passage du Tour de France 2008 à Grenoble

tour de france grenoble Jeudi 24 juillet 2008, la 18ème étape du Tour de France 2008 entre Bourg-d'Oisans et Saint-Etienne passait "furtivement" par Grenoble.

L'occasion pour moi d'amener mes enfants voir les coureurs de la grande boucle à l'heure du déjeuner et de rencontrer sur place, un autre blogueur connu de la région.

Bien que le Tour de France soit entaché depuis des années par les problèmes insurmontables de dopage des coureurs, la plus grande course cycliste de la planète continue d'accueillir sur sa route de très nombreux supporters.

Voir ma vidéo ci-dessous.

Arrivé sur les lieux de passage du Tour, les commentaires de la population liés aux histoires de dopages s'estompent et l'engouement des spectateurs pour la grande boucle reste parfaitement intact. En dehors des enjeux financiers et des péripéties administratifs, le Tour de France peut s'estimer heureux de recevoir en 2008 une telle ovation pérenne sur le terrain.


Une course très rapide, l'impression de n'avoir rien vu


Si je me souviens bien, la dernière fois qu'un maillot jaune est passé par Grenoble, c'était le 12 juillet 2005 pour un départ d'étape jusqu'à Courchevel.

Cette année, la 18ème étape entre Bourg-d'Oisans et Saint-Etienne prévoyait notamment un passage par le Pont-de-Claix, Echirolles, Grenoble, Seyssinet-Pariset, Fontaine, Sassenage... le tout en moins de 16 mn ! Le peloton devait passer à Grenoble à 13h28 (horaire prévue sur letour.fr) : il est passé à toute allure au croisement des grands boulevards... à 13h14 !

Au niveau de l'intersection entre le cours de la Libération et du boulevard Foch, en direction du pont de Catane, l'allure des coureurs est impressionnante.

Trois premiers concurrents se présentent en tête, suivi du peloton. Globalement, la vitesse des cyclistes est tellement élevée en ce début d'étape que des spectateurs autour de moi ont mentionné qu'ils craignaient d'assister à une chute au moment de tourner à 45° en direction de Seyssinet.

Trois minutes plus tard, un dernier co-équipier, entouré des derniers véhicules de la course, passe seul devant les Grenoblois après seulement une heure de course. Ce dernier est d'autant plus acclamé par la foule qu'il ne risque pas de gagner l'étape du jour.


Peu de monde : la caravane prime sur les coureurs


J'étais surpris de voir aussi peu de monde, aussi peu de Grenoblois le long des grands boulevards, attendant patiemment le passage des coureurs. Je m'attendais à rencontrer une foule compacte et dense le long du parcours. Aux abords, j'ai surtout entendu des automobilistes qui raillaient et exprimaient leurs mécontentements devant des agents en raison des restrictions de circulation temporairement imposées.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que la population locale est substantiellement plus intéressée par le passage en amont de la "caravane du Tour". Celle-ci, toujours disposée à achalander le consommateur potentiel en lui distribuant de nombreux gadgets publicitaires : casquettes en toile "Cochonou", parapluies jaune ou rouge, porte-monnaie "F.O", promotions "La vache qui rit" ou bons d'accueil "Etaphotel" ou du "Faillitaire", les pin's, lutins et écureuil de la "Caisse d'Epargne, les sachets "Ricoré"... et j'en passe.

L'envie de récupérer un gadget lancé par les publicitaires est tel que certains spectateurs près de moi se sont littéralement arrachés l'objet des mains par terre, en poussant d'autres spectateurs. En filmant la course, une main en l'air a failli dégommer le trépied de mon Médiaphone.

Bienvenue à la foire...

Au passage du véhicule "publicitaire" de la Gendarmerie nationale, quelques huées et sifflements se sont fait entendre de part et d'autres de la foule. Il faut dire que le haut-parleur du véhicule scandait mot pour mot en direction du public "Avec l'arrivée du Tour de France, on fait du bruit avec la musique offerte par la Gendarmerie (...) parce qu'aujourd'hui, y a pas de PV, y a pas de ballon, y a juste de la musique et des bracelets" [1].

Drôle de discours, drôle de manière pour redorer l'image de la Gendarmerie auprès de ses concitoyens, concentré dans un flot publicitaire.

Le Tour de France, c'est avant-tout du merchandising auprès des spectateurs sur le terrain et des téléspectateurs. Si on relève les enjeux financiers et les retombées économiques, le sport et les performances sont relayés en troisième position.

Comme sur un marché en centre-ville, la population est venue chercher ce qu'elle attend : de l'ambiance sonore, des beaux produits sur les étalages (ici, des véhicules de marque, des produits publicitaires...). Pour attirer l'attention et capter l'auditoire, il faut des acteurs "en selle".

En définitive, je me demande si la fête du sport est toujours au rendez-vous.


Ci-dessous en vidéo, le passage de la caravane publicitaire et du Tour de France à Grenoble :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Notes

[1] dans quel sens faut-il prendre le mot :-)


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2008

40ème anniversaire des Jeux Olympiques de Grenoble 1968 - 2008... ... 2018

killy jo68 Mercredi 6 février 2008 avait lieu la cérémonie du 40ème anniversaire des Jeux Olympiques de 1968 à Grenoble.

Une journée spectacle durant laquelle de nombreux Grenoblois ont pu assister à une multitude de présentations liées à l'évènement.

J'avais décidé de réserver mon après-midi du mercredi. A 15h30, j'emmene mes deux enfants au parc Paul Mistral pour assister à la crémation de "Monsieur Carnaval" en présence de nombreux musiciens (La Batook) et de saltimbanques montés sur des échasses. La sécurité des lieux était assurée. Les enfants de la ville et des structures socio-éducatives et culturelles étaient enthousiastes, joyeux et ravis : les miens également.


Le spectacle gratuit son et lumière à l'Anneau de Vitesse


Vers 19h, la ville de Grenoble offrait un grand spectacle aux Grenoblois dans le cadre du 40ème anniversaire des JO de 1968.

Des 17h15, les Grenoblois ont pris d'assaut le parvis et les gradins de l'Anneau de Vitesse. Ils devaient être plus de 20 000 à attendre le début du spectacle. Je rejoins le pôle presse près du plateau de France 3 pour assister à l'évènement en hauteur. Un écran géant gonflable projette un film intégrant des images d'archives des JO de 1968. Des acrobates entrent en scène pour mimer chaque épreuve des jeux. La mesure du spectacle est synchronisée avec la diffusion des images. Un grand feu d'artifice quasi permanent illumine la scène, le parc et l'Anneau de Vitesse à partir de la Tour Perret, du sol et de la rampe reconstituée, menant à la vasque olympique.

En vidéo, mes images de Monsieur Carnaval pour les enfants, l'arrivée des personnalités à la mairie de Grenoble et une rétrospective du spectable nocturne.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


A mon sens, le spectacle fut réussi.

Quelques reproches tout de même. Un mauvais son en mono unidirectionnel, strident, en provenance d'un seul point de l'Anneau de Vitesse. Le choix inattendu de ne pas projeter la présentation des personnalités et champions médaillés au public dès leur arrivée sur l'écran géant : juché en haut des gratins, seule une très faible partie du public a pu confortablement les observer.

Le budget global des festivités et de l'anniversaire des Jeux Olympiques de Grenoble avoisinerait les 450 000 euros. Ce montant reste à préciser et à confirmer.

Maj à 19h52 : confirmation en provenance de la mairie de Grenoble : le budget global est de 230 000 euros.


La présentation des personnalités sportives


Peu avant la cérémonie à 17h30, j'avais rendez-vous à l'Hôtel de ville pour assister à la conférence de presse du maire de Grenoble et des personnalités sportives venues spécialement pour participer à l'évènement.

Les principaux grands champions des JO de 1968 étaient présents ainsi que les récents médaillés olympiques :

Jean Claude Killy , triple médaillé d'or, costume grande classe, a su attirer tous les regard de l'assistance. Peggy Fleming, championne olympique de patinage artistique, très belle femme, charmante. Christine et Marielle Goitschel, championnes olympiques de slalom, toujours le bon mot pour rire. Alain Calmat, porteur de la flamme en 1968, plus tout jeune. Léo Lacroix, qui prêta le serment des JO de 68, très souriant et abordable.

Ainsi que Annie Famose, Isabelle Mir, Antoine Deneriaz, Corinne Niogret, Nicolas Bal, Perrine Pelen, Jean-Paul Pierra, Michel Vion, Georges Mauduit, Anne Floriet, Alain Margarettaz, Flo Steurer, Alain Penz, Thierry Dussere, Hervé Fland, Jean Pierre Vidal, Gwendal Peizerat, Carole Montillet, Florence Masnada...


Un point sur la candidature de Grenoble aux JO de 2018


Michel Destot, député maire de Grenoble était en bonne compagnie pour rappeler une nouvelle fois les enjeux qui ont permis à Grenoble il y a 40 ans de prendre place sur la scène internationale. Evoquant notamment les perspectives d'avenir de la ville et la candidature de Grenoble aux JO de 2018, le maire rappelle son attachement à la candidature.

"Une histoire, ça se poursuit (...) L'idéal olympique est toujours présent dans le coeur des Grenoblois (...) Evidemment, je le dis devant Henri Sérandour, le président du Comité National Olympique et Sportif Français (...) Il sait que je le dis en des termes mesurés, sobres et très déterminés (...) Je me plais, par des moments de grande immodestie de dire au fond, il y a deux maires dans le monde qui osent dire que leur ville n'est pas simplement internationale mais aussi cosmopolite et multiculturelle (...) C'est le maire de New York... et le maire de Grenoble" déclare Michel Destot.

A son tour, Henri Sérandour intervient "Je vais être clair avec tout le monde (...) Nous avons reçu trois candidatures de travail, le Comité Olympique Français travaille aussi et sera à la hauteur le moment venu et nous attendons aussi une quatrième candidature éventuelle (...) J'ai toujours dit qu'une candidature aux jeux d'été ou d'hiver était basée sur l'ensemble du plan de développement du sport français (...) Il y aura le cahier des charges du CIO et celui du CNOSF (...) Si c'est Grenoble qui gagne, si on lache une candidature, il faudra que la région s'engage également à développer le sport, le tourisme (...) Sachez bien aujourd'hui que le CNOSF n'est pas plus arrêté sur une candidature aux jeux d'été qu'aux jeux d'hiver".

Jean-Claude Killy, membre du CIO ajoute "Monsieur le maire, les candidatures sont les bienvenues à Lausanne, plus on en a, plus on est content (...) Bienvenue dans le "métier" de candidat, vous allez vous apercevoir que ce n'est pas très facile (...) Vous allez vous retrouver avec certainement douze ou treize candidats (...) Je rappelle que pour Alberville, la candidature était déjà une victoire avant le vote car on avait déjà pu électrifier la voie, l'autoroute était décidée, la fibre optique arrivait jusqu'en haut (...) Ca n'est pas forcément un handicap que ceux qui ont déjà organisé les JO essayent de les réorganiser (...) Organiser les Jeux Olympiques aujourd'hui, c'est vraiment... vraiment très difficile".

Les jeux ne sont pas faits : la dualité entre Grenoble, Annecy et Gap s'est temporairement allégée mi-2007. Les villes françaises candidates pour 2018 se sont regroupées dans l'association "La montagne pour 2018" pour engager et déployer la candidature de l'une d'entre elles... pour la France.

En attendant, Gap souligne son ouverture avec les Alpes du Sud et la Provence... en direction de Marseille. Genève a récemment déclaré sa candidature à la candidature pour les JO d'hiver 2018 depuis décembre 2007. Nous avons donc quatre villes... dans un périmètre géographique restreint : il va falloir trouver des synergies.

La "primaire" à la française est belle et bien engagée.