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2010

Budget 2010, impôts locaux, conso, densification, logement, effectifs de la ville... vus par le groupe PS-PRG-MRG et société civile de la Ville de Grenoble

ps grenoble Vendredi 29 janvier 2010, les élus du groupe PS-PRG-MRC et société civile de la Ville de Grenoble conviaient la presse [1] à la Mairie pour faire un point sur les dossiers en cours et l'actualité municipale.

Un "exercice de style" que le Président du groupe Abderrahmane Djellal souhaite reconduire plusieurs fois dans l'année pour communiquer sur les choix politiques, rebondir sur les dossiers en cours, souligner les divergences de vue avec l'opposition municipale tout en s'appuyant sur le fond sur l'actualité locale et nationale. Sur la forme, l'objectif est d'associer différentes personnalités élues lors de chaque rencontre avec les médias.

Au menu de cette réunion de rentrée 2010 du groupe PS et associés [2] : un point sur la construction du budget 2010 de la Ville de Grenoble, une vision sur le rôle de l'Etat, un regard porté vers l'opposition municipale, l'emploi public, les effectifs de la ville, la Police municipale, le logement, les transports, le développement durable et... les impôts locaux.


L'Etat, au coeur de la construction du budget 2010 ?


"On a construit un budget 2010 qui nous permet de continuer à mener les politiques que nous menons en matière de logement, de développement durable, autour du dynamisme et de la cohésion sociale (...) pour être un amortisseur de crise (...) Ce budget 2010, tel qu'on l'évalue au quotidien, prouve que nous avons eu raison de le bâtir de cette manière" souligne Abderrahmane Djellal, avec une certaine fierté.

En arrière plan du dispositif, l'Adjoint à l'Insertion et la Formation Professionnelle revient de façon récurrente sur le désengagement direct et indirect du gouvernement et le déficit de la fonction régalienne de l'Etat pour expliquer en partie les difficultés "qui retombent sur les épaules du Maire et des collectivités locales" notamment en matière de santé, d'éducation, de prévention et de sécurité.

"On peut comprendre qu'on réforme (...) Nous aussi, on veut moderniser le service public (...) On réaffirme nos politiques de solidarité, pas d'assistanat (...) L'idée, c'est d'apporter de la respiration aux gens, c'est d'essayer de les rendre autonomes" souligne l'Adjoint, visiblement très critique à l'égard du gouvernement.


La majorité municipale, une équipe "plurielle"


Au niveau local, le groupe réaffirme ce qui fait sa force et sa richesse au niveau politique.

"Avec nos amis de GO Citoyenneté, du Parti Communiste, du MoDem et de la société civile, on est une équipe plurielle en ordre de marche (...) On ne veut surtout pas uniformiser notre schéma de penser" rappelle Abderrahmane Djellal, soucieux de faire passer le message à la presse sur le fond et la forme, dans un contexte électoral où les divergences des écuries politiques et de personnes s'affirment de part et d'autre(s) sur la place publique.


L'opposition municipale et la bétonisation de la ville


Pour souligner le travail accompli et appuyer les priorités de sa majorité, le groupe PS revient sur l'un des thèmes de prédilection de la droite locale : la densification de la Ville de Grenoble.

"On a une droite locale, aujourd'hui, son discours est de deux niveaux (...) Ils prennent prétexte de la bétonisation de notre ville pour masquer leur rejet du logement social (...) Les mêmes qui nous expliquent qu'on betonerait la ville, ce sont les premiers défenseurs de la Tour Perret en nous disant que c'est la priorité des priorités" explique le Président du groupe.

En parallèle, une réflexion sur la hauteur des bâtiments est actuellement menée, associant élus et architectes concernés. De son côté, Jérôme Safar, 1er Adjoint aux Finances, au contrôle de gestion externe, à la Prévention et Sécurité explique qu'il est parfois nécessaire de bâtir des immeubles un peu plus hauts en ville afin de pouvoir alléger l'impression de densité et dégager de l'espace au sol. Le projet de presqu'île scientifique est l'occasion d'amener cette réflexion sur le terrain, de développer l'opportunité de maintenir les innovations sociales, urbaines, économiques et environnementales de la ville.

"C'est un moyen de garder l'avance (...) Ceux qui luttent contre ça... seulement pour lutter contre ça prennent un risque énorme" ajoute le 1er Adjoint.

Au delà des perspectives, l'un des enjeux politiques majeurs au niveau local porte sur la nature de l'investissement, plus que sur leur montant.


L'emploi public municipal... et les effectifs de la municipalité


Le parti pris du Maire concernant l'emploi et les services publics va à contre courant de ce qui est proposé au niveau de l'Etat. Le gouvernement actuel considère que l'emploi public pèse trop sur le budget de l'Etat, jugeant parfois nécessaire de supprimer des postes par différents moyens.

De son côté, la municipalité considère que les services publics et l'emploi public sont des leviers qui oeuvrent à la cohésion sociale, à la solidarité et au développement économique... en situation de crise.

"Nous maintenons l'emploi public et le service public municipal (...) Non seulement nous le maintenons mais nous souhaitons le développer pour porter les politiques et les priorités que nous avons défini (...) Le service public municipal doit être efficace et de proximité, au service des citoyens (...) Nous avons plus de 200 métiers à la Ville de Grenoble, des métiers qui ne touchent parfois qu'un ou deux salariés (...) On a par exemple au Muséum un taxidermiste, c'est important" explique avec fierté et précision Marie-Josée Salat, Adjointe chargée du Personnel, d'un ton déterminé.

Fin 2009, les effectifs de la Ville de Grenoble comptaient 3050 agents, titulaires, équivalent temps plein !

La ville imprime 4000 fiches de paie (intermittents, vacataires, contractuels, intérimaires, étudiants, accompagnateurs... en complément) !

En 1995, il y a eu un réajustement important des effectifs de la ville dès le premier mandat de Michel Destot. A l'époque, la municipalité avait estimé qu'il manquait près de 500 emplois dans les services publics municipaux. Depuis cette date, il y a eu globalement un maintien de ces effectifs (à quelques dizaines près) selon la 2ème Adjointe. Par ailleurs, sentant le sujet sensible, elle tient à ajuster ses propos en précisant qu'il n'y a pas eu "d'explosion" en terme d'emplois publics.

"L'opposition nous reproche de dépenser beaucoup trop en matière de personnel et d'avoir trop de Catégorie A (...) Il est vrai qu'on est à 17% (...) Mais à la Ville de Grenoble, on est dans des logiques de conception, d'expériences particulières avec un taux d'encadrement qu'on souhaite le plus efficace possible" explique sans détour Marie-Josée Salat.

Il y a actuellement 84 policiers municipaux à la Ville de Grenoble. "En fonction des réformes à venir, on envisagerait éventuellement de passer aux alentours de 90 (...) La Police municipale a une Police dédiée sur Villeneuve et sur le Village Olympique que nous conserverons (...) A effectif réel, c'est l'une des polices municipales les plus importantes de France rapportée au nombre de policiers et d'habitants" explique Jérôme Safar, qui tient tout particulièrement à rappeler les missions de prévention, de tranquillité et de sécurisation des bâtiments de la Police municipale.

Pour Stéphane Siebert, Adjoint au Développement durable, l'efficacité de la Police municipale dépend de l'effectif. Pour Marie-Josée Salat, qualité et effectif dans les services municipaux sont étroitement liés.


Vers une nouvelle augmentation des impôts à Grenoble ?


"Le Maire a été clair (...) Sauf changement majeur... et de périmètre et désengagement violent de la part de l'Etat, on a pris un engagement (...) Ceci dit, je vous renvois aux années précédentes, on n'a pas augmenté les impôts pendant 10 ans dans cette ville (...) On a un travail d'explication à faire (...) Sur les 10 dernières années, on a été l'une des grandes villes qui a le moins augmenté les impôts en France (...) C'est vrai qu'on les a augmenté et que ce n'était pas prévu et on s'en serait passé" explique avec pragmatisme l'Adjoint aux Finance, un brin agacé de devoir réexpliquer le positionnement de la Mairie sur le sujet.

Dans son élan de justification, Jérôme Safar estime que nous vivons dans un pays où la fiscalité fonctionne "à l'envers". D'une part, la suppression de la TP (taxe professionnelle) donnera plus de fiscalité pour les ménages. D'autre part, d'ici peu, toutes les politiques publiques seront suspendues à la loi portant sur la réforme des collectivités territoriales.

Pour le groupe PS de la Ville de Grenoble, l'engagement de ne pas augmenter les impôts locaux dans les prochaines années n'est pas scellé dans le marbre. Il dépendrait donc principalement, de facteurs inhérents à l'environnement fiscal et politique.


Le logement, les économies d'énergie et la biodiversité


Le groupe PS, par l'intermédiaire de Stéphane Siebert, rappelle qu'il est impossible de s'opposer aux prix du marché en matière de logement.

Pour tenter de contenir les prix, de rééquilibrer l'offre et la demande sur le marché de l'immobilier Grenoblois, la ville souhaite porter ses efforts sur les économies d'énergie pour les ménages "moyens" dans les logements neufs (aide fiscale, opération d'investissement supplémentaire récupéré par les ménages au bout de 2 ans...).

Concernant le logement dans l'ancien, une campagne d'isolation auprès des co-propriétés a été lancée auprès des "classes moyennes" (notamment sur les Grands Boulevards) dans le cadre du plan Climat. Objectifs recherchés : 30 à 50% d'économie d'énergie sur la facture de ces ménages !

Autre projection à court et moyen terme : en partenariat avec GEG, la Ville de Grenoble souhaite s'attaquer à l'éclairage public. Elle annonce vouloir faire entre 30 et 50% d'économie sur l'éclairage public tout en tenant compte de la pollution lumineuse actuellement produite par les matériels actuels.

Un objectif pour le moins... très ambitieux qui naturellement, engendrera de nouvelles dépenses et de nouveaux investissements pour la Ville de Grenoble.

Autres intentions à venir dans le cadre de la biodiversité en milieu urbain : les projets de création de toitures végétalisées, de jardins surélevés et l'implantation de ruches pour lutter contre les moustiques... sur le toit de la Mairie de Grenoble !

La Ville de Grenoble va-t-elle imprimer une nouvelle fiche de paie pour un "apiculteur urbain" ? :-)

Notes

[1] Le DL + GreBlog présents...

[2] voir ma photo


25

12

2008

Premier bilan politique et projets du groupe PS-PRG-MRG et société civile de la majorité municipale à Grenoble

bilan ps mrg prg grenoble Vendredi 19 décembre 2008, le groupe PS-PRG-MRG et société civile de la majorité municipale à Grenoble tenait à présenter [1] un premier bilan de son travail depuis la réélection de Michel Destot, député maire de Grenoble.

Autour d’Abderrahmane Djellal, président du groupe (adjoint à l'Insertion et à la Formation Professionnelle), Sylvie Drulhon (adjointe aux Sports), Geneviève Fioraso (adjointe à l’Economie, à l’Emploi), Olivier Noblecourt (adjoint à l’Action sociale et familiale), Jacques Chiron (adjoint aux Déplacements et à l’Embellissement de la ville) et Serge Nocodie (Conseiller à l’Urbanisme réglementaire).

Profitant de cette fin d'année, le groupe justifie l'opportunité de dresser un premier bilan politique en s'appuyant sur le récent vote du budget 2009 [2]. Il profite de l'occasion pour dévoiler quelques engagements et priorités pour 2009.

En début de réunion, le ton est donné.

"Nous souhaitons surtout aborder la question de l’opposition de droite et des Verts en ce début de troisième mandat (...) On a rien dit jusqu’à maintenant sur ce que dit l’opposition mais maintenant, on souhaite s’exprimer sur certains sujets parce qu’on estime qu’il faut dire la vérité sur ce qui peut être dit" explique Abderrahmane Djellal.


Premier bilan, après 9 mois de mandat municipal


Le président du groupe PS-PRG-MRG et société civile de la majorité municipale se réjouir de son équipe et évoque une cohésion de groupes. "On a vraiment travaillé de façon intéressante les uns avec les autres dans un climat serein, on s’entend bien (…) Un vrai consensus pour partager fortement un projet politique commun (…) Et puis, ça fait plaisir de travailler sans suspicion avec un sens de l’intérêt général qui prime et sur lequel on est très attaché".

Face à la crise économique et financière actuelle, Abderrahmane Djellal souligne plus que jamais l’intérêt d’investir sur des projets porteurs. Par ailleurs, il évoque l’augmentation des impôts locaux prévue... dès l’an prochain. "On est dans une nouvelle donne (…) Comme vous le savez, l’Etat n’est plus au rendez-vous (…) Tout le monde a pris conscience qu’il fallait corriger le budget 2009 en fonction du contexte, d’où cette augmentation de 9% des impôts qui pour nous, n’est pas une décision facile à prendre".

Il dresse une liste de priorités fortes pour Grenoble et insiste sur l’importance du développement économique, principale ressource de financement. "On s’est emparé de dossiers très importants comme celui du CCAS et on n’a pas réduit la voilure (…) Le déplacement reste une politique forte (…) Sur le logement, l’énergie, sur la santé, notre politique est ambitieuse (…) Sur la question du renouvellement urbain, Teisseire est devenu exemplaire sans oublier l’ensemble des projets sur Mistral, la Villeneuve (…) On souhaite faire de Grenoble une ville innovante et on a le sentiment que les Grenoblois y tiennent fortement" explique l'adjoint à l'Insertion et à la Formation Professionnelle".

Sylvie Drulhon évoque le travail accompli sur le secteur 5 de la Ville de Grenoble. "C’est un secteur riche en qualité humaine, nous rencontrons beaucoup de gens, nous faisons du lien et ce travail là est très important (…) L’évolution du paysage urbain a changé et nous voulons que ça circule dans les différents secteurs".

Olivier Noblecourt revient sur l’économie locale et l’investissement sur le plan social. "Revenir sur l’investissement et l’emploi économique serait complètement déraisonnable (…) Notre logique est une logique de redistribution de l’économie locale (…) Concrètement, on est sur de l’investissement sur du Service Public (…) La masse d’investissement est majeure, jamais le budget du CCAS n’aura atteint un tel niveau" [3].


Objectifs et projets en perspective


Selon Abderrahmane Djellal, il n’y a pas une ville en France qui consacre autant de moyens sur la politique sociale. Il souligne que Grenoble "est certainement la ville la plus exemplaire en matière d’accompagnement des SDF".

Parmi les projets et mesures sociales annoncés, 0.24M€ vont être dépensés pour une "allocation municipale d’aide au logement" pour les Grenoblois les plus en difficulté dans le parc privé. Une augmentation de l’aide alimentaire quotidienne aux plus fragiles est retenue. La création d’un "micro crédit social" de 5% avec la possibilité de racheter des crédits à la consommation : l'objectif est de donner du pouvoir d’achat aux familles endettées. Une "garde itinérante de nuit" pour les personnes dépendantes devrait voir le jour à la fin du premier trimestre 2009. La mise en place de "l’auto école social" labellisé devrait permettre à un jeune de passer son permis dont une partie du coût serait supporté par les collectivités et l’organisme de formation.

Par ailleurs, le groupe vient tout juste de voter le principe des "paniers solidaires". Il s’agit de produits locaux de qualité qui seront mis à la disposition des familles à des prix au quotient familiale dans les centres sociaux.

De son côté, Jacques Chiron souligne qu’il est nécessaire de transformer des investissements prévus dans le logement privé vers des projets locatifs et sociaux. "C’est les collectivités et les subventions qui nous permettent aussi de le faire (…) Des apports qui nous permettent de porter de l’investissement, d’acheter du foncier moins cher pour faire du social" explique l’adjoint aux Déplacements.

Pour Abderrahmane Djellal, la majorité municipale a fait de bons choix. "En mars 2008, la situation financière de Grenoble étaient globalement saine (...) De nombreux projets n’auraient pas pu se faire si on avait du écouter tout ceux qui étaient contre (...) Maintenant regardez un peu, Grenoble est sur le podium dans plusieurs domaines".


Retour sur la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018


Tour à tour, les membres du groupe reviennent sur la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018. L’un des principaux axes est d’en faire les jeux les plus propres en terme de durabilité.

"On souhaite aller sur les JO parce qu’on sait ce que ça a produit pour Grenoble en 68 notamment en matière de logement et d’investissement (…) Les JO, c’est un accélérateur de projets (…) Il n’y a pas de risque puisque ça mobilisent les acteurs économiques et que plus de 50% du budget dans la préparation est apporté par des partenaires privés au regard du cahier des charges du CIO (…) Pour la ville de Grenoble, c’est 0.8M€ chaque année sur trois ans investis utilement qui rapporte au territoire et c’est pas pour faire du papier ou que de la com" explique le président du groupe.

Pour les élus, les Jeux de neige de 2008 ont permis de mobiliser de nombreux Grenoblois et de toucher avant tout un public qui n’a pas la possibilité "de toucher aux Jeux et à la neige" et qui ne voient les montagnes "qu’en carte postale".

Serge Nocodie conclut la discussion en expliquant qu'à Grenoble, il y a une jeunesse qui ne demande qu’à vibrer pour un grand évènement".


Un point aiguisé sur l’opposition municipale


Pour les élus, l'occasion est choisie pour apporter quelques précisions affûtées sur l’opposition municipale. Globalement, le groupe insiste sur le manque d’alternatives et de propositions très concrètes de la droite municipale et des Verts". En ligne de mire... l’attitude et le comportement de l’ADES (Association Démocratie Ecologie Solidarité).

"On est un peu surpris par les Verts depuis les dernières élections (...) On les a peu entendu critiquer ce qui peut se faire à l’échelle nationale (…) En dehors de nous parler de ça mais de notre politique de prestige ou de petits fours, en dehors d’être contre tout ce qui relève de l’investissement dans le domaine économique qui est une constante chez eux" explique Abderrahmane Djellal.

Geneviève Fioraso insiste sur le suivi des dossiers en cours. "Ca sert à rien de s’épuiser sur des oppositions à des projets qui ont déjà été portés ou réalisés (…) La meilleure réponse qu’on puisse faire finalement, c’est de continuer à les développer (…) J’insiste sur le fait qu’on a jamais fait autant de développement durable depuis 9 mois (...) On peut pas jouer avec des gens qui sont toujours dans le négatif".

Olivier Noblecourt souligne le manque de discours fiable et crédible de l’opposition de droite trop souvent portée sur les chiffres, se bornant à reprendre celui de l’Etat. "De la part de l’ADES le discours est grave, démagogique, irresponsable et il faut le dénoncer (…) parce qu’il remet en cause l’investissement public dans le développement économique et dans les leviers qui pèsent aujourd’hui sur le moyen et le long terme sur la qualité de vie des habitants de l’agglomération" explique l'adjoint à l’Action sociale et familiale.

Quant à Jacques Chiron, il explique d’une phrase sa position sur l'opposition municipale : "Que ceux qui donnent des leçons aient une rigueur intellectuelle".


Au delà du bilan, des engagements, des annonces faites et des priorités, le groupe PS-PRG-MRG et société civile de la majorité municipale de Grenoble reconnaît n'avoir pas toujours su communiquer avec clarté ses intentions sur des projets que de nombreux Grenoblois ont du mal à saisir et à appréhender.

Il va de soi qu'un groupe politique se doit de donner... la meilleure image de lui-même.

Notes

[1] bizarre, nous n’étions que… deux médias intéressés par cette réunion

[2] voir les recettes et dépenses du budget 2009

[3] 67 M€


07

10

2008

Conseil municipal extraordinaire pour la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018 : ambiance et petites phrases

jo 2018 grenoble Lundi 6 octobre 2008, la Ville de Grenoble tenait un Conseil municipal extraordinaire à la Halle Clémenceau afin de délibérer et d'entériner la candidature de Grenoble à l'organisation des XXIIIe Jeux Olympiques et paralympiques d'Hiver de 2018 (lire mon précédent billet sur le sujet).

Cette séance exceptionnelle s'est déroulée en présence notamment d'invités de marque, tels que David Smétanine , médaillé olympique, Jacques Guillot, Président de l'Association des stations de l'Isère, Gilles Dumolard, Président de la CCI de Grenoble, Géo Perli, Président du COLJOG, Guy Margotton, Président du CDOS, Didier Rambaud, Vice-Président du CG38, Didier Migaud, Président de la Métro.


Objectifs affichés : sensibiliser le public, les médias et le comité Olympique


L'objectif principal de cette séance "délocalisée" était d'attirer l'attention des médias et des instances du CNOSF sur la capacité des collectivités à s'engager dans le processus de candidature aux JO et de révéler la réelle motivation cohésion des acteurs sur le dossier.

L'objectif secondaire était de sensibiliser le public Grenoblois sur la teneur du dispositif de candidature, de lui permettre d'assister en direct à la délibération [1] et d'écouter les discours des différentes orateurs et chefs de file des formations et groupes politiques locaux.

Habituellement à la mairie, le Conseil municipal de Grenoble n'attire pas le public. A peine plus d'une vingtaine ou une trentaine de curieux : souvent, toujours les mêmes, en grande majorité des seniors. Cette séance exceptionnelle a attiré plus de 600 personnes à la Halle Clémenceau. Une variable significative, quand on sait que la Mairie a cherché à communiquer sur l'événement que très récemment.


Ambiance à la Halle Clémenceau


A 19h25, à pied et à vive allure, le maire de Grenoble traverse seul le parc Paul Mistral et rejoint ses collèges de groupe. A l'entrée de la Halle, le service d'ordre laisse entrer le public sous un oeil vigilant. A l'extérieur, les opposants au principe de la candidature sont nombreux et organisés pour distribuer des tracts au public.

A l'intérieur de l'ancienne patinoire de Grenoble , la salle du Conseil se présente en "triangle". Un écran géant projette les images du Conseil. Au sommet et au centre, le maire et ses proches collaborateurs. De chaque côté, les membres du Conseil sont répartis par groupe. En face et en frontal, une grande table réservée aux médias. Je rejoins le pôle presse.

A 19h42, un opposant réussi à se faufiler avec entrain sur la scène, interpelle de vive voix les premiers élus qu'il rencontre et commence à leur distribuer des tracts tout azimut. Le service d'ordre intervient en douceur. Sur le coup, l'individu se met à jeter en l'air sa collection de tracts. Sitôt, il est maîtrisé par les agents qui l'évacue immédiatement du plateau central. Le public siffle... ou applaudit.

La séance débute. Il est environ 19h50.


Le principe de la candidature


En 2007, les villes d'Annecy, Gap et Grenoble se réunissait au sein de l'association "La montagne pour 2018" présidée par Pierre Mazeaud pour tenter de propulser une candidature française unique aux JO de 2018 et de "calmer le jeu" entre les villes concurrentes (voir quelques villes candidates).

Le 24 septembre 2008, le CNOSF a officiellement acté le principe d'un appel pour une candidature française aux Jeux Olympiques d'Hiver de 2018. Le 29, le projet de délibération en séance était soumis à la Conférence des Présidents.

Le temps est précieux. La dynamique est portée par le temps. Le temps, c'est de l'argent...

Pour Michel Destot, député maire de Grenoble, "La candidature est issue de trois constats (...) celui de l'attachement des Grenoblois à l'histoire olympique de notre ville (...) celui de l'adéquation entre les valeurs de l'olympisme et l'identité même de Grenoble (...) celui de l'exceptionnelle opportunité pour faciliter le développement de notre région et répondre plus rapidement aux grands défis que sont la crise du logement et le désenclavement de Grenoble et de son agglomération (...) Les soutiens de Département de l'Isère et de Grenoble Alpes Métropole sont acquis (...) des stations de montage, des maires, des sportifs, des entreprises avec la création de l'association Pro JO Grenoble 2018 [2] à l'initiative de la CCI de Grenoble".

Le slogan : "Grenoble 2018, l'Isère Olympique".


Discours des intervenants en séance...


Tour à tour, les différents élus, porteurs et opposants issus des différents groupes politiques s'expriment avant de passer au vote final. Durant les exposés, une partie du public s'agite, n'hésitant pas à couper la parole des orateurs à maintes reprises.

Michel Destot intervient : "Qu'on soit pour ou contre, je vous demande de respecter les orateurs". La majorité du public applaudi.

Stéphane Sieberg, Adjoint au Developpement durable et aux Jeux Olympiques expose les atouts de la candidature de Grenoble. "Notre candidature est la meilleure (...) Nous bénéficions de la ferveur olympique de 1968 (...) d'un site extraordinaire (...) d'une densité exceptionnelle de notre tissu économique".

David Smétanine , médaillé paralympique de Pékin 2008, très ému par la solennité du dispositif, ajoute "Le message est simple, on a perdu la candidature des JO de 2012, on doit présenter celle de 2018 (...) Vous n'imaginez pas à quel point le pari en vaut la peine".

Gilles Dumollard, Président de la CCI clarifie la situation "C'est un bon en avant de 20 ans (...) Ne croyez pas ce qu'on peut entendre (...) Je ne m'associe pas à Michel Destot pour avoir un accord sur la Rocade Nord (...) La candidature aux JO dépasse tous les clivages politiques".

Fabien de Sans Nicolas, nouveau Secrétaire national de l'UMP chargé de l'Animation explique sa position. "Notre devoir d'élu est d'assurer en permanence une vigilance citoyenne et démocratique (...) Ces jeux sont justement un moyen pour nous de faire aboutir nos idées qui sont parfois,disons-le, caricaturées ou dévoyées par ceux là même qui se les réapproprie au gré des opportunités politiques (...) Je souhaite qu'il soit ceux de la maîtrise des coûts sans augmentation de la fiscalité locale (...) Il n'est pas question d'assommer encore plus les Grenoblois (...) Peut-être pourrions-nous demander aux Grenoblois de se prononcer par un référendum local".

Matthieu Chamussy, Président du groupe Majorité Présidentielle au Conseil municipal ajoute "Le CNOSF veut un dossier de candidature qui s'inscrive dans une démarche de développement durable et d'aménagement du territoire (...) Nous voulons faire de cette obligation une ambition (...) Nous n'accepterons pas - d'impôts JO -".

Gwendoline Delbos-Corfield, membre du groupe Ecologie et Solidarité argumente "L'envie de créer un événement fédérateur et durable est très séduisant (...) Il n'y a pas besoin de payer pour sa candidature, ni d'attendre le résultat d'un concours de lobbying (...) Nous n'avons pas d'informations pour délibérer, ni de budget, ne de dossiers sur les équipements et sites olympiques (...) Munich annonce qu'ils ont un budget de 35 M€ pour cette candidature (...) On trouve le chiffre de 24M€ à se répartir entre les 4 collectivités locales (...) On parle aussi de 20M€ avec la moitié venant du privé. C'est inquiétant ce flou sur l'argent, à l'heure d'une crise financière grave (...) Sur les 30 villes mondiales qui seront sélectionnées, quelles sont sérieusement les chances de Grenoble ?"

A son tour, Philippe de Longevialle, Président du MODEM en Isère expose son point de vue et répond "On peut être contre les JO mais Je trouve que 20 M€ pour un évènement aussi exceptionnel, ce n'est pas grand chose (...) On peut parler de la fonte des glaces dans les Alpes, je ne vois pas en quoi les JO y participe (...) Grenoble est l'olympisme (...) La ferveur populaire fera la différence, ce sont des Jeux qui nous transcence, qui nous ressemble, qui nous rassemble (...) Plus vite, plus haut, plus fort (...) des Jeux plus près, tout prêt, ici à Grenoble, tous ensemble".

D'autres orateurs sont venus exprimer leur inquiétude, compléter ou soutenir l'idée de candidature. Pêle-mêle, Pascale Modelski (UMP SC), Hakim Sabri (ADES), Stéphane Gemmani (MODEM), Patrice Voir (PC), Abderrahmane Djellal (PS), Georges Lachcar (RDG), Hakima Necib (GO)...


... et quelques petites phrases du public


Durant les exposés des personnalités, certaines personnes du public n'ont pas hésité à couper la parole aux orateurs dans le but de contrecarrer certaines propositions ou revendiquer leur totale désapprobation au sujet de la candidature de Grenoble pour les JO de 2018.

Extraits, tout azimut :

"Et qui c'est qui va payer ? Toujours les mêmes comme d'habitude Monsieur Destot (...) Grenoble, c'est pas la Silicon Valley, votre truc, c'est un scandale et c'est dans vos rêves (...) Et les impôts et les taxes alors, vous allez voir, ça va quadrupler comme en 68 (...) Vaut mieux que les Grenoblois ouvrent bien grand leurs oreilles parce que ça va leur retomber dessus tout bas (...) Allez... arrêtez vos discours, vous êtes tous des guignols vous tous assis"


22h03 : vote d'un amendement sur la notion de "projet fédérateur" lié au soutien des collectivités : adopté.

22h04 : vote du Conseil sur le dépôt de la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques et Paralympiques d'Hiver de 2018 auprès du Conseil national olympique et sportif français. Autorisation du Maire de Grenoble à engager toute démarche relative à ce dépôt de candidature...

... 53 voix pour, 6 contre : adopté.

Fin de séance.

Notes

[1] également retransmis sur TéléGrenoble

[2] jamais vu un weblogo aussi nul :-)


26

03

2008

Le nouveau Conseil municipal de Grenoble

conseil municipal grenoble Vendredi 21 mars 2008 à 17h, je me suis rendu à la Mairie de Grenoble pour suivre l'installation du nouveau Conseil municipal de Grenoble.

A 17h, la salle du Conseil municipal est comble. Seuls les journalistes ou apparentés passent encore la porte. Je dois parlementer afin d'accéder à la salle mais au nom de GreBlog, on finit par me faire entrer. Le public lui, est dirigé vers la salle des cérémonies équipée pour l'occasion d'un écran géant permettant une retransmission en direct de la séance.

Avec tout juste dix minutes de retard, la première séance du Conseil municipal de Grenoble peut commencer. C'est l'appel. Un à un, les Conseillers répondent présent. Pas un ne manque pour ce premier Conseil. Après la nomination du Secrétaire de séance, l'appel à candidature est lancé.

Et curieusement, c'est le silence...


L'élection du Maire de Grenoble


Quelques "réactions de surprise" s'échappent avant que Geneviève Fioraso ne prenne la parole pour proposer la candidature de Michel Destot au fauteuil de premier Magistrat de la ville de Grenoble. Puis, c'est au tour de l'opposition de proposer la candidature de Fabien de Sans Nicolas.

Chacun des Conseillers municipaux est amené à inscrire le nom de son candidat sur papier blanc, avant de le glisser dans l'urne qui circule parmi eux. Chaque liste a nommé un scrutateur pour participer au dépouillement et les résultats reflètent l'exacte composition du Conseil Municipal : 44 voix pour Michel Destot, 9 voix pour Fabien de Sans Nicolas et 6 voix pour Maryvonne Boileau. Faisant suite au vote, tout le monde se lève pour applaudir Michel Destot, à l'exception des Conseillers de l'opposition et de la liste écologiste.

Celui-ci entame son discours par un vibrant hommage à ses parents récemment décédés. Il poursuit son discours en évoquant son bilan, ses réalisations et ses fiertés avant d'enchainer sur ses vœux pour la ville, sa vision de l'avenir et son souhait de voir Grenoble à nouveau ville olympique 50 ans après sa précédente expérience.

Son discours est ponctué de plusieurs hommages à des proches venus le soutenir dans la tribune. En guise de conclusion, Michel Destot engage tous les Conseillers municipaux à œuvrer avec lui pour le rayonnement de la ville.

En vidéo, extraits du discours introductif de Michel Destot, prises de position de Fabien de Sans Nicolas et de Maryvonne Boileau au nom de l'opposition :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


La nomination des Adjoints à la ville de Grenoble


La séance se poursuit par la nomination des Adjoints.

Une liste de 22 personnes est présentée, élue avec 44 voix pour et 6 voix contre.

Le Maire de Grenoble révèle au public et à l'assistance les responsabilités et attributions des Adjoints avant de laisser la parole aux deux autres chefs de file de l'opposition. Fabien de Sans Nicolas, qui semble résigné, affirme son positionnement en soulignant la "force de proposition" de l'opposition au détriment d'une logique purement partisane.

Maryvonne Boileau, plus remontée et incisive, fustige une majorité qui "fait le grand écart", composée à la fois de sensibilités de gauche... comme de droite. Elle se positionne en "minorité de gauche et écologiste représentant 22,5% des électeurs" tout en soulignant avec regret la prédominance du pouvoir du Maire institué par les règles institutionnelles.

Michel Destot choisit de ne pas répondre à cette diatribe, préférant poursuivre la cérémonie par la remise des écharpes aux Adjoints. Puis il lève la séance en annonçant l'ordre du jour de la suivante [1] avant d'inviter les nouveaux Conseillers municipaux à se rendre à l'extérieur pour la traditionnelle photo du Conseil municipal.

Au final, en sortie de séance du nouveau Conseil municipal, par son côté traditionnel et son formalisme, on reste partiellement dubitatif et sur sa faim en ayant l'impression de n'avoir vu que la face émergente de l'iceberg. On est en droit de s'interroger sur les différents rouages et nombreuses tractations qui s'opèrent tout simplement... dans l'ombre du Conseil municipal.


Liste des Adjoints et leurs attributions


1. Jérôme SAFAR (PS) : Finances, Contrôle de gestion, Prévention, Sécurité
2. Marie José SALAT (PS) : Personnel & Secteur 1
3. Philippe DE LONGEVIALLE (MODEM) : Urbanisme
4. Florence HANFF (GO) : Politiques intergénérationnelles & Personnes âgées
5. Marie France MONERY (PC) : Patrimoine municipal
6. Alain PILAUD (PS) : Animation & Secteur 2
7. Geneviève FIORASO (PS) : Economie, Université, Recherche
8. Monique VUILLAT (SC): Logement, Habitat
9. Jacques CHIRON (PS) : Déplacements, Embellissement de la ville
10. Eliane BARACETTI (SC) : Culture
11. Patrice VOIR (PC) : Santé
12. Marie-Claude NEPI (MODEM) : Secteur 3
13. Paul BRON (GO) : Education
14. Georges LACHCAR (SC) : Tourisme et Promotion de la ville
15. Olivier NOBLECOURT (PS) : Action sociale & familiale, CCAS
16. Abderrhamane DJELLAL (PS) : Insertion, Formation professionnelle
17. Sylvie DRULHON (SC) : Sports & Secteur 5
18. Laure MASSON (PS) : Démocratie locale, Coordination des secteurs
19. Bernard BETTO (D) : Europe
20. Hélène VINCENT (PS) : Jeunesse & Secteur 6
21. Stéphane SIEBERT (PS) : Développement durable & Jeux Olympiques
22. Béatrice DOUTRIAUX (MODEM) : Administration générale

Notes

[1] la désignation des délégations et des représentants au sein des différents organismes liés à la Municipalité


17

03

2008

Municipales Cantonales 2008 : Michel Destot réélu à la Mairie de Grenoble, la gauche remporte les trois cantons Grenoblois

michel destot grenoble Dimanche 16 mars 2008, sur les coups de 19h30, je décide de me rendre à la mairie de Grenoble pour suivre en direct l'arrivée des premières estimations et résultats du second tour des cantonales et municipales 2008.

Arrivée en salle de presse, un PC Extranet est mis à ma disposition [1] par le service informatique de la ville de Grenoble. Tout au long de cette soirée, je me sers de mon Médiaphone pour livebloguer quelques photos et microbloguer quelques informations supplémentaires. L'ensemble des estimations et résultats centralisés par l'Intranet de la ville de Grenoble était automatiquement porté sur le micro-site GreBlog spécialement conçu pour l'occasion afin d'éviter une saturation du serveur GreBlog comme ce fut le cas dimanche dernier lors du premier tour.

Je ne crois pas que l'on puisse faire mieux en terme de rapidité de publication des résultats concernant Grenoble qui plus est... sur la toile. Vous étiez très très nombreux [2] à vous connecter durant la soirée électorale sur GreBlog MonGrenoble pour suivre pas à pas l'arrivée des tendances, estimations, informations, photos et résultats.

Une fois de plus, je tiens particulièrement à vous remercier pour votre fidélité.


Michel Destot exprime sa joie


Arrivé aux alentours de 21h 45 en salle presse à la mairie de Grenoble, dans une ambiance électrique tenue en haleine par l'attente des derniers résultats, Michel Destot apporte un premier témoignage en revenant sur le score des écologistes. "Ils ont réussi un score qui agglomère les voix d'extrême gauche avec les voix qu'ils avaient fait au premier tour (...) Je lis dans ce vote aussi un vote de protestation notamment sur la Rocade Nord (...) Ce sera à nous à être suffisamment pédago pour pouvoir expliquer, expliquer, expliquer ce que doit être cette Rocade Nord" déclare le maire de la ville.

A ses côtés, notons l'enthousiasme de Geneviève Fioraso, d'Alain Pilaud et la relative discrétion de participation de Bernard Betto sur la vidéo.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



L'ensemble des résultats définitifs sur Grenoble


Ci-dessous, les résultats définitifs de soirée de second tour des municipales et cantonales sur Grenoble (cantons 2,4 et 5) :

Cliquer sur l'un des onglets en bas de tableau pour obtenir les feuilles de résultats.




Les gagnants des municipales à Grenoble


Michel Destot est réélu pour un troisième mandat à la mairie de Grenoble.

Mais les grands "gagnants" de cette élection sur Grenoble sont à coup sûr l'abstention... et la liste "Grenoble Solidarité en actes" conduite par Maryvonne Boileau.

Durant la soirée électorale, on pouvait aisément observer de nombreux visages crispés à la lecture des premiers résultats de la liste écologiste. Voici ce qu'on pouvait noter au cours des discussions : "Non mais tu as vu, ils font déjà plus de 20 et il reste encore 60 bureaux (...) A tous les coups, c'est l'histoire de la Rocade (...) Tu vas voir, Destot passera pas les 50 et à peine 45 sièges".

Au final, la liste "Grenoble, l'avenir ensemble" conduite par Michel Destot obtient 44 sièges au Conseil municipal, 9 pour la liste "Grenoble, c'est vous !" conduite par Fabien de Sans Nicolas, 6 pour la liste "Ecologie et Solidarité en actes" conduite par Maryvonne Boileau.


Les gagnants des cantonales à Grenoble


Cette année, les électeurs Grenoblois étaient conviés au renouvellement des cantons 2, 4 et 5.

En début de soirée sur le canton 2, les deux premiers bureaux de vote indiquaient une percée de Charles Descours face à Alain Pilaud. Tenu par la droite, ce canton paraissait maintenir sa couleur politique habituelle. Mais au fur et à mesure, la tendance s'inversait, tenant en haleine l'ensemble des invités, et la victoire d'Alain Pilaud, actuel Adjoint aux sports et à l'animation était acquise en fin de soirée.

A chaque instant, le duel tant attendu se portait sur le canton 4. Même ambiance à l'arrivée des premiers résultats des bureaux de vote sur ce territoire. En fin de parcours, Max Micoud perdait son siège à l'assemblée départementale de... 32 voix d'écart en faveur de Jacques Chiron, actuel Adjoint aux déplacements et espaces publics.

Concernant le canton 5, Christine Crifo confortait son avance dans une triangulaire serrée avec plus de 1356 voix d'écart face à Alain Bonnet. Avec plus de 28% des voix, les Verts sont la deuxième force politique sur le grand territoire de la presqu’île scientifique.

Au final, la majorité au Conseil Général de l'Isère se renforce à gauche (37 sièges) ne perdant qu'un seul canton tout en reprenant cinq territoires à la droite (21 sièges).

Notes

[1] je tiens une nouvelle fois à les remercier

[2] jusqu'à plus de 275 connectés en même temps vers 21h45 et encore 24 aux alentours de 00h15


18

01

2008

Grenoble Municipales 2008 : le mouvement GO Citoyenneté présente sa liste et ses orientations

go citoyennete Mercredi 9 janvier 2007, je me suis rendu à la Cour des Miracles, place Paul Vallier où avait lieu une présentation officielle de la liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" et ses candidats dans le cadre des municipales de 2008 à Grenoble.

Autour d'un apéritif convivial, le "mouvement politique local Grenoblois" présentait ses principales orientations et ses premières propositions de programme devant plus de 150 personnes réunies pour l'occasion.

GO Citoyenneté est une formation ancrée dans une gauche pluraliste, agissant pour consolider la citoyenneté et la démocratie, notamment participative, à Grenoble. Avec ses 7 élus, elle est présente au sein de la majorité municipale conduite par Michel Destot et ce, depuis 1995. En 2001, le mouvement avait fait cause commune avec les Verts et l'ADES sur une liste obtenant près de 20% des voix dès le premier tour des municipales de 2001 à Grenoble.


Jean-Philippe Motte, tête de liste "GO Citoyenneté


Jean-Philippe Motte, [1] Adjoint à la maire de Grenoble, en charge de la coordination des secteurs et de la politique de la ville, présente au public les premières personnalités de sa liste [2] et signale les premières ligne d'orientations du mouvement.

Dans une première introduction, le candidat déclare "Il faut porter à l'échelle de la ville et du Grand Grenoble des lignes de force qui rassemblent, qui fédèrent les valeurs de solidarité sociale, de diversité culturelle, d'hospitalité, de laïcité et d'innovation sociale et politique (...) On a des montées incontestables de précarité, de pauvreté (...) On a des responsables nationaux complètement à côté de la plaque (...) On ne peut pas au plan local, remédier à l'insuffisance des politiques publiques sur le plan national mais il est possible de développer des actions si nous étions en responsabilité".


Quelques propositions de campagne évoquées


Sur sa lancée, le candidat dévoile quelques propositions du mouvement au public.

GO Citoyenneté propose la mise en place de budgets participatifs de secteurs soumis aux débats des Conseils Consultatifs de Secteur (6 CCS à Grenoble, 200 000 euros par secteur, pour les travaux de proximité, pour les actions sociales, éducatives, sportives et culturelles).

Le mouvement préconise la création de lieux ouverts le soir et les jours fériés pour faciliter les échanges et les rencontres entre citoyens, mais aussi la possibilité d'offrir un "Service civique volontaire" au Grenoblois de 18 à 25 ans d'une durée de 6 à 9 mois pour les aider à participer à un projet collectif.

D'autres propositions sont évoquées en direction des générations. Concernant la jeunesse, "50 000 étudiants, 50 000 tuteurs ?" se base sur la mobilité des étudiants pour accompagner les enfants et adolescents dans leur parcours, leur apprentissage éducatif et citoyen. Dans cette continuité, une autre proposition est émise sur la volonté de solliciter les personnes âgées dans des fonctions de transmissions intergénérationnelles.


Convergences et divergences


Pour Jean-Philippe Motte, le bilan du mandat municipal qui s'achève est positif.

Une réunion publique du mouvement a eu lieu le 14 janvier 2007 avec l'équipe qui se rassemble autour du maire de Grenoble pour évaluer les possibilités de rapprochement. Mais le mouvement se réserve le droit d'éclairer les convergences ou divergences de propositions et de projets avec l'équipe de Michel Destot. Certaines interrogations continuent d'être soulevées par GO Citoyenneté vis à vis de ses partenaires, notamment sur la question du cumul des mandats et les méthodologies employées en matière de démocratie participative [3].

Se sentant la force de partir seule pour les municipales 2008, GO Citoyenneté souhaite à présent voler de ses propres ailes. Il est possible que GO Citoyenneté s'associe avec le PS dès le premier tour ou envisage une alliance pour le second tour des municipales 2008 à Grenoble. Le mouvement décidera le 22 janvier 2007 de son action et d'une éventuelle alliance pour les municipales de 2008 à Grenoble. En attendant, il multiplie les réunions publiques à la rencontre des habitants.


Amalgame et identité


La liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" souhaite idéologiquement se démarquer de l'appareillage politique actuel du PS qui selon elle, au niveau local, a oublié un grand nombre de valeurs de gauche traditionnelle qui ont fait la renommée politique de Grenoble. La formation se sent l'héritière du mouvement des Groupes d'Action Municipales (GAM) initié à l'époque par l'ancien maire de Grenoble, Hubert Dubedout.

GO Citoyenneté a parfois du mal à affirmer son identité, entre démarcation et union avec la gauche. Pour beaucoup, il semblerait qu'un amalgame soit fait avec le PS et la liste "Grenoble 2008" conduite par Michel Destot.

Il en ressort, après une discussion avec des membres du mouvement, que ce dernier serait pour beaucoup, une simple émanation logique de la gauche municipale.

Notes

[1] en arrière plan, au centre, sur ma photo

[2] voir la photo

[3] l'un des principaux chevaux de bataille de GO


13

11

2007

Geneviève Fioraso inaugure sa permanence parlementaire

fioraso permanence Vendredi 9 novembre 2007, j'étais invité à une conférence de presse à l'occasion de l'inauguration de la permanence parlementaire de Geneviève Fioraso, députée de la 1ère circonscription de l'Isère .

Arrivée en Clio bleue [1] au local de sa "nouvelle" permanence située au 7 rue Voltaire à Grenoble , Geneviève Fioraso souhaite faire le point sur les quatre premiers mois de son activité parlementaire à l'Assemblée nationale et en circonscription.


Une permanence parlementaire très "hype"


Arrivé sur place, je découvre un local immense d'une superficie d'environ 115 m2. Une déco moderne, très "hype", tendance 70 revisitée, murs blancs, couleurs orange, bordeaux, pastels. Des tables laquées, du matériel informatique flambant neuf. Un local repris tel quel coté déco, qui précédemment, était une boutique de vente d'objets d'art.

Coté organisation, la députée de l'Isère s'est entourée de trois collaborateurs à mi-temps. Deux permanents sur Grenoble, un à Paris. "Je cherchais un local dans la circonscription qui soit proche du tram pour que l'on puisse y venir facilement (...) Je n'ai pas besoin de chauffeur pour me déplacer (...) Je préfère mettre le paquet sur des collaborateurs compétents issus de sensibilités différentes, certains sont proches de DSK, d'autres, de Fabius, j'aime bien mélanger les genres" souligne l'Adjointe à la mairie de Grenoble.


Un point sur son activité parlementaire


Geneviève Fioraso monte à Paris les mardis et mercredis. Elle consacre le reste de son temps à suivre ses dossiers à la mairie de Grenoble, à la Métro, Minatec et sur le terrain. La députée est membre de la commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire, membre de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques.

"J'ai une circonscription très urbaine que je dois conforter (...) j'ai choisi de me concentrer sur les dossiers que je connais, c'est à dire l'emploi, l'innovation, l'économie, le logement et l'environnement et les pôles energétiques" affirme t'elle. Concernant le dernier point, elle ajoute "Le Grenelle de l'environnement, c'est une très bonne chose, Borloo a sû tirer son épingle du jeu en réussissant à réunir autant d'acteurs sur un même sujet".

Par ailleurs, Geneviève Fioraso, ocupant a place 568 dans l'hémicycle [2] déclare être surpris par le rythme de travail des parlementaires. "Les projets de loi tombent trop vite, on a à peine le temps de travailler les dossiers et on bâcle le boulot des parlementaires". Elle affiche néanmoins sa déception et constate le manque d'intérëts des parlementaires sur les questions économiques "A droite comme à gauche, beaucoup d'élus à l'Assemblée ont une méconnaissance de l'économie, beaucoup sont assez loin de la réalité (...) Je ne vois personne proposer des solutions concrètes dans le domaine de la croissance et de l'investissement".


"Je ne suis pas candidate aux municipales"


La députée considère l'importance de sa charge de travail à l'Assemblée nationale. Elle prend à coeur son nouveau mandat et envisage de revoir une partie de ses attributions. "Après les municipales de 2008, je vais certainement dégager du temps et réaménager mes missions au niveau local (...) j'ai un boulot passionnant, c'est chouette d'être députée" ajoute t'elle.

Concernant les prochaines municipales et une éventuelle candidature dans la région, Geneviève Fioraso déclare "Je veux simplement faire taire les rumeurs (...) je ne suis pas candidate ou tête de liste aux municipales, ni à Meylan , ni ailleurs (...) Si Michel [3] me le demande, je ferai parti de sa liste (...) Je suis beaucoup plus à l'aise dans les dossiers et dans les contacts (...) pour être Maire, il faut aimer le protocole, c'est un métier différent (...) on passe plus de temps à fédérer les équipes et on passe moins de temps sur les dossiers qu'on aime dans son champs d'intervention (...) J'ai besoin de rencontrer des syndicalistes, des chefs d'entreprises, des apporteurs de projets chaque semaine, sinon, ça me manque".

Au delà des choix et des ambitions, en dehors du contexte des prochaines échéances électorales à venir, on peut naturellement s'interroger : quelle personnalité politique au sein de la majorité municipale est la meilleure pour succéder un jour à Michel Destot. En tant que femme, Geneviève Fioraso aura certainement une nouvelle carte à jouer... dans les années à venir.

Notes

[1] oubliant un instant de régler l'horodateur, chose faite ensuite :-)

[2] voir sa fiche

[3] Michel Destot


01

10

2007

Michel Destot envisagerait-il de ne pas se représenter pour un troisième mandat municipal ?

michel destot grenoble Michel Destot, député maire de Grenoble, laisse t'il volontairement planer le doute sur son éventuelle intention de se représenter pour un troisième mandat municipal [1] à la tête de la Mairie de Grenoble ?

Oui, pour le moment... à en croire l'écoute de l'une de ses nombreuses interventions lors du précédent Conseil municipal de la ville de Grenoble qui s'est tenu ce lundi 24 septembre.

Lors des débats, l'un des principaux dossiers importants évoqués concerne le devenir de la piscine Jean Bron et la nouvelle piscine des Dauphins à Grenoble. En séance, les discussions vont bon train. L'ensemble du Conseil municipal est plutôt studieux, attentif, bien que l'on puisse aisément lire la fatigue de la rentrée sur le visage de certains Conseillers municipaux.


Michel Destot évoque son éventuelle candidature pour les municipales 2008


Vers 19h30, quelques orateurs relèvent la "proximité" de la gestion de certains dossiers en cours avec le calendrier électoral à venir, notamment l'approche des municipales 2008. Le député maire de Grenoble tient à faire un point, prend la parole et rejette toute corrélation sur le sujet. Ce qui n'empêche pas certains membres de l'opposition municipale de "glousser" avec légèreté dans l'assistance sur le sujet.

En écoute, Michel Destot, à propos de son éventuelle candidature :


Il y a t'il une stratégie derrière le doute ?


Le Maire de Grenoble souhaite-t'il volontairement faire monter la pression sur son intention "d'y aller" une troisième fois ? S'agit-il simplement de lancer une pierre dans la mare, de poser un ultimatum, de rappeler simplement les conditions d'exercice de mandat de certains membres du Conseil, de les mettre en garde en les invitant à travailler jusqu'au bout de leur mission ?

La candidature de Michel Destot pour une troisième mandat municipal [2] est un secret de polichinelle pour tout le monde. Qui peut escompter remplacer au sein de la majorité municipale l'actuel Maire de Grenoble ? Qui en a la posture, l'énergie, la volonté et la détermination dans son propre entourage ou dans les sphères du PS au niveau local et ce, quelques soient les procédures de désignation en cours ? Il y aurait-il un "poulain" prédestiné, mis en avant ?

Faisons le tour des personnalités proches de Michel Destot susceptibles de se positionner. Il se dit que Geneviève Fioraso, député de la 1ère circonscription se présenterait sur Meylan ou une commune du nord de l'agglomération. Jérôme Safar, Christine Crifo, Olivier Noblecourt, Alain Pilaud, Jacques Chiron,... ? ... qui d'autres en vue ?

A mon sens, il n'y a pas grand monde, ou... personne.

Comme à l'accoutumée, de nombreuses personnalités politiques laissent volontairement planer le suspens sur leurs intentions. Au cas où Michel Destot serait réélu et reconduit par les grenoblois en mars 2008, quelque chose me dit que son prochain premier adjoint devrait se préparer à assurer un passage de relais. Mais quand ?

Notes

[1] Voir également le résultat du sondage GreBlog en cours sur le sujet

[2] municipales : les 9 et 16 mars 2008