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2008

Réaménagement des quais de l'Isère : première réunion publique et réactions des Grenoblois

isere grenoble Lundi 15 septembre 2008, une première réunion publique s'est tenue à l'auditorium du Musée de Grenoble dans le cadre de la concertation engagée sur le réaménagement des quais de l'Isère.

Ce réaménagement des quais de l'Isère est inséré dans le projet de requalification du centre ville, "Coeur de ville, coeur d'agglo" initié il y a 2 ans par la Ville de Grenoble (lire un billet sur le sujet) dont le budget prévisionnel pour rappel, avoisine les 55 millions d'euros sur 10 ans.

Face au public venu nombreux [1], Jacques Chiron (Adjoint aux Déplacements et à l'Embellissement de la Ville), Laure Masson (Adjointe à la Démocratie locale et à la Coordination des secteurs) et Philippe de Longevialle ( Adjoint à l'Urbanisme) ont présenté le calendrier et les modalités de lancement de la concertation.


Démarche de concertation


Cette première réunion publique avait pour ambition de présenter les enjeux du réaménagement. Mais également, établir un premier diagnostic et alimenter les travaux des trois équipes d'architectes paysagistes en compétition désignées dans le cadre de l'attribution du marché de définition des quais (Alfred Peter Paysagiste - Atelier des paysages, Marguerit - HYL, Christophe Laforge).

En amont cet été, les Grenoblois ont été invités à fournir des photos illustrant leur perception actuelle des quais de l'Isère.

Au final, seulement 17 contributeurs (associations réunies, habitants isolés...) ont participé à la démarche et 178 photos ont été préalablement sélectionnées par les rapporteurs de la Ville de Grenoble. Une sélection de ces clichés et un film retraçant une partie de l'histoire des quais fut projeté au public pour étayer les premières constatations sur le terrain.

Au point de vue chronologique, la démarche de concertation va s'étendre sur une année : comité de suivi en octobre, exposition au 1er trimestre 2009, seconde réunion publique et bilan au 3ème.

Concernant le marché de définition : programme et fin des proposition d'aménagement d'automne à fin 2008, désignation du cabinet d'architecte au printemps 2009. Études de maîtrise d'ouvrages, appel d'offres entre 2009 et 2010. 1ère phase d'aménagement prévue vers 2012 - 2013 (incluant le remplacement du pont provisoire "Massena" (lire mon billet sur le sujet), puis 2ème tranche vers 2014 (vision Rocade Nord...).

Pile poil... horizon... prochaines élections municipales.


Une requalification nécessaire et attendue


Au passage, rappelons que 81% des Grenoblois estiment que l'Isère n'est pas suffisamment mis en valeur et que 66% aimeraient faire visiter les quais à leurs amis s'ils étaient mieux aménagés [2].

Mais qu'entend-on vraiment par "aménagement" requalification restructuration ?

Premier élément de réponse : durant la réunion, l'un des rapporteurs analyse un série de photos projetées à l'écran face à un public... complètement hilare. Il faut dire que ses explications sont peu pertinentes.

Extrait audio :



Réaménagement des quais : le point de vue du public Grenoblois


Pour le public Grenoblois, les préoccupations sont nombreuses, claires et limpides.

Extraits : perceptions et réactions de la salle au fil des échanges au cours de la soirée.

"Les quais, il faut leur attribuer un rôle et il ne faudrait pas que les aménagements futurs oublient les raisons pour lesquelles ils ont été réalisés à l'origine (...) Ce projet doit être à la hauteur de la représentation de la ville (...) On fait souvent référence à ce que fait la ville de Lyon mais notre contexte est différent (...) Il faut aussi être ambitieux et réfléchir au plan de circulation de la ville, ça va être à mon avis extrêmement difficile (...) Il risque d'y avoir conflit entre les piétons, la circulation" souligne pêle-mêle les premiers intervenants.

"Réglons d'abord les problèmes de stationnement (...) Les deux rives sont à double voies, il faut qu'elles perdent leur statut d'artère qui invitent les automobilistes à rouler vite" explique un habitant.

Un autre met en garde la municipalité. "Les conséquences de la réduction de la circulation automobile peuvent devenir extrêmement grave et déporter les engorgements ailleurs (...) Les études à venir ne remplaceront jamais la réalité des choses, il est fondamental de faire un essai et des tests de circulation un temps, en grandeur nature".

C'est au tour d'une Grenobloise d'exprimer sa vision : "J'ai relativement peu entendu des questionnements sur les modifications concernant les modes de vie des Grenoblois et les conséquences sur les familles, les personnes âgées qui ont besoin de ce rapport charnelle avec la rivière (...) Ceci va au delà des problèmes de circulation".

"Il y a un quand même un problème crucial, c'est que si nous ne connaissons pas le schéma de circulation automobile prévu par la Mairie, on ne pourra jamais percevoir le travail des paysagistes (...) En plus, on a une arrivée d'autoroute à la Porte de France, c'est invraisemblable, c'est aussi toute la partie vers l'Espanade qui doit faire partie de vos plans de requalification (...) Planter des arbres ou des fleurs, tout le monde sera d'accord (...) Si vous commencez à planter des arbres et des ponts un peu partout, je crois que le résultat sera médiocre" argumente un habitant du quartier Saint-Laurent.

"Le long de l'Isère, il faut mettre des activités (...) Si on veut supprimer les voitures, à part les sportifs, tout le monde ne va pas monter à Chamrousse en petit vélo (...) Il y a un autre endroit aménageable sur l'Isère, regardez sur la carte [3], il y a une grosse tache blanche, c'est le Cimetière et là, le foncier, ça coûte pas cher (...) Le Cimetière, on en fait un lac avec des activités, et là, tout le monde est content" rétorque un Grenoblois. Le public est conquis par la stupidité des propos.

Pour répondre aux inquiétudes partagées dans l'ensemble par les Grenoblois, Jacques Chiron, Adjoint aux Déplacements et à l'Embellissement de la Ville déclare en guise de conclusion "N'ayons non plus pas peur (...) Si on avait écouté les craintes, on n'aurait jamais fait la 3ème ligne du tram (...) Sachons aussi regarder les choses de manière plus globale et voir les évolutions actuelles".


Comme on l'aura compris, les habitants sont à la fois soucieux et déterminés par principe. En matière de requalification, la grande majorité considère que l'axe principal de réflexion doit se porter sur les questions de circulation. Cycles, piétons et automobilistes compris.

Cette première réunion publique a également fait ressortir les inquiétudes des habitants concernant le devenir du Palais du Parlement et l'intégration de la Rocade Nord (sortie du tunnel) au sein du projet de requalification des quais de l'Isère.

Etrangement, très peu d'échanges se sont portés sur... les transports en commun.

A méditer.

Notes

[1] souvent, toujours le même

[2] extrait de l'enquête CSA, sept. 2008

[3] voir photo


16

09

2008

Exceptionnel : une visite virtuelle panoramique et intéractive de Grenoble sur le web, "full 360°", plein écran, en haute définition

grenoble virtuel panoramique Avez-vous déjà eu l'opportunité de découvrir Grenoble, en images haute définition, dans une immersion panoramique totale évolutive " full 360° " sur le web ?

En juin 2008, dans ces colonnes, j'interviewais une des collaboratrices des PagesJaunes au sujet du pré lancement de Grenoble en 3D sur Internet "Ville en 3D".

Grenoble , quasi entièrement modélisée en 3D. Grenoble, photographiée sous différentes facettes. "Ville en 3D" est un sur service de navigation virtuelle associé à un système de recherche de contenus sur la toile (lire le billet).

Début septembre 2008 : un photographe professionnel nous fait découvrir Grenoble autrement.


Une visite virtuelle panoramique de Grenoble en haute définition


Cette fois-ci, sur un registre similaire mais différent d'un point de vue technologique, un photographe professionnel spécialisé dans la réalisation de photos panoramiques haute définition (HD), propose de nous faire visiter Grenoble sur le web, sous plusieurs angles en " full 360° ".

Immersion visuelle garantie.


Une technique professionnelle particulière


Techniquement, le photographe dispose d'un excellent appareil professionnel placé sur un trépied. Il réalise plusieurs dizaines de photos prises en haute résolution (HD) avec des sensibilités différentes [1] sur une surface de 360 degrés (rotation complète de l'appareil sur l'axe du support).

A priori, prendre des photos "sans trop bouger" autour d'un axe de 360° est une tache qui s'avère peu compliquée (j'arrive à faire la même chose avec mon Nokia N95 - 8go 5 Mpx - sur son mini-trépied nomade).

Mais là ou les choses se compliquent, c'est au moment où il faut juxtaposer et corréler les photos entre elles. Il ne s'agit pas de réaliser une simple bande rectangulaire sur laquelle on viendrait placer des photos contiguës. Plusieurs techniques et logiciels dédiés sont nécessaires [2] pour parvenir à traiter, accorder puis associer les images au pixel près au sein d'un "moteur" panoramique spécialement développé pour produire l'effet visuel escompté.

Compatibles en lecture sur tous les navigateurs Internet dernière génération [3] disposant de la dernière version du lecteur Flash (Adobe), ces vues panoramiques interactives suscitent l'intérêt et la curiosité. Le poids de chargement en ligne d'un seul panorama virtuel varie selon la définition des images (HD ou SD) : en moyenne, entre 3 et 8 Mo. Bien entendu, il convient de disposer au minimum d'une connexion de type ADSL pour apprécier le résultat et naviguer entre les vues.


Immersion totale au dessus... et dans Grenoble


En déplacement dans la région, le photographe a accepté de réaliser une visite virtuelle de Grenoble - à ma demande -.

Suivant mes conseils, le professionnel s'est rendu à la Bastille et plus précisément, sur le toit du restaurant du "Téléférique" pour immortaliser une première vue plongeante sur la ville. Le temps est au beau fixe. Après avoir finalisé cette réalisation, il décide de s'accorder du temps supplémentaire et rejoint le cœur du centre-ville de Grenoble . A sa façon, le photographe découvre ainsi d'autres lieux et souhaite ajouter d'autres panoramas virtuels à son catalogue professionnel.

D'une part, une vue panoramique " full 360° " de Grenoble à partir de la Bastille.

D'autre part, des visites virtuelles supplémentaires devant le Musée de Grenoble, la place Saint-André, la place Victor Hugo et la place de Gordes.

Tout simplement magique et magnifique !


Pour le moment, à ma connaissance et sur Grenoble, il s'agit d'une exclusivité sur le web tant au niveau du rendu, du support et des choix techniques embarqués. En accord avec le professionnel de l'image, GreBlog MonGrenoble est heureux de vous présenter cette visite virtuelle de Grenoble.

Visites virtuelles de Grenoble " full 360° " en plein écran à partir de photos panoramiques haute définition.


Rendez-vous sur :

http://www.greblog.net/grenoble360/


Utilisez la molette et les boutons de votre souris... maintenez, cliquez, orientez... passez en mode plein écran navigateur... découvrez le menu interactif présentant d'autres lieux de Grenoble... à vous de jouer !


Autres exemples de visites virtuelles réalisées par le professionnel en France, à l'étranger. Rendez-vous sur :

http://www.visitea.com/



Notes

[1] certains trépieds disposent d'un moteur pour automatiser les prises de vue

[2] je ne rentrerai pas dans les détails...

[3] également sur le dernier en date, "Google Chrome"


02

09

2008

Grenoble, vue par des touristes, des provinciaux, des européens... en vacances

grenoble en france Les vacances d'été 2008 s'achèvent presque pour tout le monde ou du moins, pour ceux qui ont eu l'opportunité la chance de partir cette année à la découverte d'autres horizons.

Ne nous cachons pas derrière les mots mais analysons plutôt l'effet les faits.

Cette année, les Français sont effectivement moins partis en vacances. Cette sensation fait place à une situation palpée sur le terrain. Une constatation d'autant plus évidente qu'elle témoigne des difficultés à aborder la rentrée scolaire pour de nombreuses personnes.

Plus de temps passé dans les magasins à éplucher les étiquettes. Vérification des prix à la pompe, restrictions des animations estivales. Le calcul l'emporte : c'est le porte-monnaie qui fut le fidèle compagnon de voyage du vacancier.


Le porte-monnaie, fidèle compagnon du vacancier


Les Français qui ont eu la chance décidé de partir cette année ont principalement privilégié l'hexagone. Par nécessité, des séjours plutôt courts, décalés ou écourtés dans le temps. Si possible, près de ses proches, dans sa famille, à seulement quelques centaines de kilomètres de chez soi ou dans sa région.

Un constat établi sur le terrain après avoir discuté avec de nombreux vacanciers ou professionnels du tourisme durant le rush estival.

Sur le terrain, l'hôtellerie et la restauration ont été partiellement boudées au profit des campings (bungalows toile, tentes, plutôt que mobile home...) et de la restauration rapide (sandwicheries rapides sur autoroute et aux abords des plages plutôt que carte de restaurants...).

Jamais, en cette période dite de "haute-saison", je n'ai vu autant d'emplacements vides et de locations vacantes dans les campings dans le Sud de la France (région Centre, Aquitaine...). Même constat dans les terres, à seulement une vingtaine de kilomètres des plages.

Dès la fin du printemps 2008, face à un climat social particulièrement tendu lié à la notion de "pouvoir d'achat" [1] au sein des ménages, j'appréhendais globalement la baisse de fréquentation touristique qui se profilait cette été.


Des vacances sans reservation


Cette année, nous avons opté pour une plus grande amplitude et liberté dans nos mouvements et déplacements [2].

Plus d'aléas, d'"itinérance" au jour le jour [3], de lieux à visiter, selon notre humeur et nos envies. Moins de contraintes sur le terrain . Aucune série de réservation systématique liée à l'hébergement ou à l'animation. Les enfants étant plus grands (4 et 6 ans), nous avons choisi avec ma femme le camping sous tente avec tout l'équipement sympa : réchaud, glacière électrique, smartphones [4], mini lecteur DVD, matelas, cerfs-volants, chaussures de randos, polaires...

Chose surprenante : alors qu'il est indispensable de réserver à l'avance une maison, un chalet, un mobile home ou tout autre location similaire en versant habituellement un acompte ou des arrhes, il a fallu parfois parlementer par téléphone avec des propriétaires de camping pour obtenir une place la veille de nos déplacements pour une ou plusieurs nuits sous tente. Alors même que tous les campings "visités" étaient loin d'être complets, force est de constater que l'objectif est de sous-tirer au maximum des frais de dossier annexes ou de réservation supposée auprès de la clientèle potentielle pour combler le manque à gagner au niveau du chiffre d'affaires de la saison. Une mesure commerciale pour ma part, difficile à admettre.

En famille, nous avons choisi de nous rendre dans le sud de la France.

La campagne (Saint Nectaire, les volcans du centre, l'Auvergne...). La mer (Hossegor, Saint-Jean-de-Luz, le pays Basque et l'Espagne...). La montagne (randos, Villard de Lans...).

Durant nos courts séjours, comme beaucoup, j'ai eu l'opportunité de discuter durant nos séjours avec quelques touristes, provinciaux et européens. Dès que l'occasion se présentait, je leur demandais comment voyaient-ils Grenoble, sous quel angle, et quelles représentations ou images gardaient-ils de notre ville, de notre région.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que Grenoble est vue sous des angles assez surprenants. De quoi réfléchir, de quoi s'inquiéter parfois face aux diverses réactions recueillies sur le terrain.

Morceaux choisis :


Grenoble, vue par les vacanciers ou habitants de tous horizons


Commençons par la destination la plus proche :

Villard-de-Lans, Isère, Alpes

En terrasse de café, sur la place de l'Ours du village, quelques réactions en provenance d'une discussion anodine.

Un Tourangeau (Tours) : "Ici, c'est beau, on respire bien mais il me semble que chez vous en bas à Grenoble, vous avez toujours beaucoup de pollution non..? (...) Vous avez une équipe pas mal en foot cette année je crois et un nouveau stade (...) Il n'y avait pas eu une histoire de fou avec des gars qui dormaient dans les arbres à la place de votre stade ? (...) Alors, il y a toujours des règlements de compte de truands à Grenoble ? Ca donne pas envie de venir sauf sur vos montagnes"

Un couple d'Anglais en location chalet : "Chez nous, en Angleterre , on a aucun sommet supérieur à 1000m (...) quand on est sur le balcon ici, on est déjà plus haut, c'est fantastique (...) Avant d'arriver, on croyais qu'on faisait du ski à Grenoble, mais en fait, il faut monter dans les montagnes, ce n'est donc pas une station de ski en bas comme on nous avait dit mais une grande ville de passage, il me semble".

Saint-Nectaire, Puy-de-Dôme, Auvergne

La boulangère en bas de l'Eglise : "Ah ben oui, chez vous, y a le ski, il fait froid tout le temps, y a pas beaucoup de soleil dans votre patelin (...) j'irai pas vivre chez vous moi, je suis bien ici (...) Nous, on a des volcans, des châteaux du Moyen-Age pas loin, un casino pour jouer et du bon fromage (...) Chez vous, y a de la noix hein c'est bien ça... mais vous en faites quoi, c'est quoi ce que vous mangez ?".

Un Montpelliérain (Montpellier) m'accompagnant dans la queue pour une animation au parc Vulcania : "C'est marrant parce que Grenoble pour moi, c'est pas une ville dite de culture, c'est une ville de labos, de chercheurs... vous devez pas trop faire la fête, je me trompe ? (...) C'est plutôt Montpellier la ville de culture en France, on a le soleil et la mer, on est des fêtards (...) Pour moi Grenoble, on y va pour le ski (...) Et vous, dites-moi ce qu'ils font les Grenoblois ? Ça bouge ou pas chez vous ?".

Marmande, Lot-et-Garonne, Aquitaine

Le propriétaire d'un camping : "Fait pas souvent beau chez vous à Grenoble (...) Paraît que y a plus de neige en station pour faire du ski avec le réchauffement climatique (...) Vous savez, mon truc c'est le vélo et je dis je dis chapeau à la Longo, c'est complètement fou ce qu'elle fait (...) Ma fille a passé 6 mois en stage là-bas à la fin de ses études, elle s'y plaisait bien mais y avait pas de boulot pour elle à Grenoble à la sortie d'après ce qu'elle m'a dit, elle cherchait un poste dans le social et le culturel, elle m'a dit que c'était verrouillé. Là, elle a trouvé un bon job à Toulouse ".

Hossegor, Landes, Aquitaine, Côte d'Argent

Un pizzaiolo dans son camion pizza ayant travaillé 5 ans comme pâtissier à Saint-Ismier : "Ah bonjour Grenoble, alors... c'est bon, il est enfin fini le nouveau tram des boulevards ? C'était la chianli tous ces travaux, fallait voir (...) C'est qui maintenant le Maire, c'est Carignon ou Destot ? Non je déconne (...) Celui là alors, c'est un requin moi je vous le dis, il a fait ce qui a voulu et vous vous rappelez l'histoire du nuage de Tchernobyl ? Bah, c'est du passé maintenant (...) Ça chauffe toujours ou pas à Teisseire ? C'est pas là qu'il y a eu des meutres y a pas longtemps ? (...) Par contre, le foot, là... ca y va, hein... le stade tout neuf et la montée de Grenoble en Ligue 1... doit y avoir des petites enveloppes qui circulent (...) Sur le coup, j'ai jamais compris pourquoi ils ont choisi de faire ce foutu stade en pleine ville ?".


Si on s'amuse à faire un petit bilan non exhaustif...

A Grenoble, il fait souvent froid, il y a bientôt plus de neige, on manque de spécialité gastronomique, on s'entretue de temps en temps, il doit toujours y avoir Alain Carignon, il n'y a que des chercheurs, pas beaucoup de culture... au final, on ne doit pas beaucoup s'éclater dans notre contrée. Un seul trait, un seul angle de vue revient sans cesse : le ski.

Quelles belles images, n'est-ce pas ?

Notes

[1] pour ma part, une notion tout à fait relative

[2] voir la carte, en photo

[3] merci au GPS sur mobile

[4] web, actu, micro-blogging...


27

06

2008

Ville en direct, ville en 3D : lancement de Grenoble en 3D sur Internet

grenoble 3d N'avez-vous jamais rêvé de visualiser en trois dimensions la ville de Grenoble, de survoler la Mairie, le nouveau Stade des Alpes, les Grands Boulevards, de vous promener au dessus du centre-ville, de redécouvrir les angles du site de la Bastille ou tout simplement observer votre quartier vu du ciel ?

Ouvert le 18 juin 2008, lancé officiellement le 26, Grenoble en 3D, "Ville en 3D" n'est plus un rêve mais devient réalité... sur Internet.

Après être parti depuis quelques années à la découverte des différents services bien connus de géolocalisation, de visualisation de panoramiques, de reliefs, de cartographies ou de mondes virtuels sur Internet grâce à Second Life, Google Maps, Google Earth, Via Michelin, Mappy ou l'excellent Géoportail et consorts, voici que les pagesjaunes proposent une expérience virtuelle unique sur la toile.


Grenoble en 3D, une nouvelle expérience virtuelle sur le web


Après le lancement dans les villes d’Aix-en-Provence, Bordeaux, Issy-les-Moulineaux, Lyon, Marseille, Montpellier, Paris, Rennes, Toulouse et Versailles, Grenoble bénéficie à son tour d'un service de navigation virtuelle exclusif sur Internet.

Grenoble entièrement modélisée en 3D, Grenoble visitée et photographiée sous des angles différents.

C'est le pari que s'est fixé la filiale du groupe PajesJaunes, 1er éditeur européen d'annuaires sur Internet qui fin 2006, lança en priorité une première architecture expérimentale en 3D sur Rennes, puis sur Paris. Un pari relevé avec succès puisque le service d'une part est entièrement gratuit, d'autre part d'une grande qualité et qu'il promet chaque jour d'évoluer techniquement et d'embarquer de nouveaux contenus.

Grenoble en 3D. Le survol est une invitation au voyage.

Chaque pixel de l'écran représente une surface aérienne de 25 cm en qualité haute résolution. La modélisation 3D de Grenoble repose essentiellement sur une association et une juxtaposition d'images et de clichés retravaillés. Plus de 200 types de façades de bâtiments et plus de 30 monuments principaux ont été entièrement modélisés "à la main" pour accentuer la lisibilité des lieux et refléter les spécificités architecturales locales de la ville de Grenoble. Pour valoriser les vues et panoramiques d'ensemble, plus de 50 000 arbres de la ville ont été implantés et redessinés.


Grenoble "Ville en 3D", associée à un moteur de recherche


La prouesse technologique ne s'arrête pas là.

Il est également possible d'effectuer des recherches par ce biais et de localiser des professionnels et des particuliers... en 3D.

En passant par les bases de données et les services initiaux proposés habituellement par le site des pagesjaunes, il suffit de saisir l'activité d'un professionnel ou de préciser le nom d'une enseigne, d'une entreprise, d'un artisan ou d'un particulier pour visualiser son emplacement ou sa domiciliation. Le choix de la zone de recherche est étendu grâce à l'option de "recherche à proximité" qui répertorie les points clés et centres d'intérêt de Grenoble.

Visuellement, les "marqueurs" de géolocalisation issus de vos recherches sont symbolisés par des petits cubes animés de couleurs différentes. Le jaune, pour une information simple relative aux coordonnées ou activités : le rouge, pour des informations relatives aux professionnels ayant choisi de diffuser une publicité.

Sans compter le triptyque "navigation et vues en 3D - plan et carte en 2D - photographie des lieux" permettant à chaque instant de visualiser l'endroit où l'on se trouve.


Exemple de recherche : tous les magasins de sports à Grenoble


Je clique sur "Quoi" en haut à droite pour rechercher un professionnel. Je saisi au clavier "sports". Un choix complémentaire de rubriques s'affiche : j'affine ma recherche en sélectionnant "Article de sports > magasins de sports" et je valide.

Apparaît automatiquement en 3D une vue générale des "pointeurs" ou "marqueurs" affichant l'ensemble des enseignes de sports. Si je veux en trouver une proche d'un lieu, j'utilise la carte 3D. Si je veux cibler en priorité un magasin, je clique plusieurs fois sur son nom dans la liste pour révéler pas à pas sa position sur la carte.

Après avoir choisi le commerçant, je désire m'y rendre : je clique sur un cube jaune ou rouge et ses coordonnées s'affichent. Puis, je clique en bas sur "photo de ville" pour afficher les images précises de la rue du magasin sur trois volets. Enfin, en cliquant sur l'un des volets, j'ai la possibilité de naviguer de photos en photos pour visualiser le quartier et les rues adjacentes.

Cerise sur la gâteau : dès que je sélectionne une photo (d'une rue), un petit bonhomme jaune indique l'orientation de la vue en temps réel sur une navigation 3D auto déroulante.


Objectif et perspectives en vue


Pour en savoir plus sur la plateforme, j'ai pris contact cette semaine avec l'une des collaboratrices du pôle Presse des PagesJaunes à Paris.

"Notre objectif n'est pas de proposer des services en accès payants mais on vit aussi de la publicité de nos annonceurs (...) On peaufine le service, on fait tout pour que le rendu soit fluide et on veut vraiment voir jusqu'où on peut aller dans ce domaine (...) Il faut souligner que le service est franco-français, on est associé depuis le début avec Archi Vidéo, avec l'IGN et des mairies (...) Le service 3D s'inscrit dans le module Ville en Direct ou l'on peut déjà observer la météo des villes, visualiser des webcams ou des bons plans (...) Notre objectif à terme est de couvrir toute la France" souligne Orith Tabeur, chargée des Relations Presse.

L'une de mes questions s'oriente sur une éventuelle portabilité du système sur plateforme mobile. "On est en train d'optimiser le système pour le porter sur Iphone, voire sur des mobiles haut de gamme" explique t'elle.

S'agissant de savoir quelles seront les prochaines villes qui bénéficieront d'une visite virtuelle en 3D, l'interlocutrice garde précieusement le secret.


Principaux avantages du système


La principale force du dispositif repose sur une visite virtuelle ludique en 3D de la ville de Grenoble , sans forcément avoir besoin de rechercher du contenu ou des coordonnées précises. Le second point fort est sans aucun doute la charnière entre les modules "navigation et vues en 3D - plan et carte en 2D - photographie des lieux" : à partir d'une cible choisie et localisée, de nombreuses informations complémentaires et de proximités viennent agrémenter notre recherche.

Sans compter la pertinence visuelle, la modélisation et la retouche des éléments permettant de valoriser les ensembles visités.

Le chargement des données est assez rapide. La navigation reste fluide et assez précise. Le déplacement de la souris et l'utilisation de sa molette permettent de naviguer en toute simplicité en s'affranchissant des boutons directionnels. L'application est capable de se mettre en veille pour minimiser les ressources prises par le système.


Principaux inconvénients du système


Pour pouvoir naviguer et vous rendre sur Grenoble "Ville en 3D", il vous faut en premier lieu disposer d'une configuration machine plutôt musclée (avec ADSL, un bon processeur, une bonne carte graphique 3D et de la mémoire vidéo conséquente, JS activé, au moins 1 à 2 Go de mémoire RAM : plus on navigue, plus elle se remplie).

Il faut également télécharger le plugin "Shockwave Player" (technologie Shockwave Director) [1] sur lequel a été portée l'application en ligne. Mieux vaut être patient et respecter la procédure d'installation.


Pour conclure, une chose amusante : en ouverture de l'application, la première vue ou pointage 3D sur Grenoble s'effectue directement sur le bureau du Maire de Grenoble [2].

Ville en 3D, vue 3D de Grenoble,
c'est sur http://v3d.pagesjaunes.fr/grenoble/ en accès direct.

Notes

[1] ne pas confondre avec Flash Player

[2] non, je déconne... mais presque :-)


14

04

2008

Lancement de l'OFIPOPU à Grenoble : Observatoire des Finances et des Politiques Publiques

ofipopu grenoble Jeudi 10 avril 2008, je me suis rendu à la Boutique Citoyenne de Grenoble.

Habituellement animée par Vincent Comparat, chargé de conseiller gratuitement les personnes physiques et morales à la recherche de renseignements sur l'action publique, politique et locale, la Boutique Citoyenne [1] organisait une conférence de presse [2] pour évoquer le lancement de l'OFIPOPU, l'Observatoire des Finances et des Politiques Publiques à Grenoble.

Raymond Avriller (ADES) était également présent pour soutenir la création de cet observatoire et souligner l'importance de l'initiative dans la région.

Partant des articles 13, 14 et 15 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 donnant notamment le droit de demander des comptes à tout agent public de son administration, l'OFIPOPU se constitue en association de fait et se dote d'un Conseil d'orientation composé d'une dizaine de personnes.


Fonctionnement


Le fonctionnement de cette nouvelle entité repose sur le bénévolat et l'organisation d'un réseau de correspondants sur le terrain. Afin de garantir son indépendance, l'OFIPOPU n'envisage pas de demande de subvention. Le groupe entend rendre compte de ses travaux en publiant plusieurs bilans annuels auprès du grand public : un premier en début d'année axé sur la communication des budgets prévisionnels, un second à la rentrée relevant les comptes administratifs des collectivités.

l'OFIPOPU [3] se donne quelques mois pour porter notamment l'ensemble de ses travaux sur Internet [4].

Dans un premier temps, l'observatoire à l'intention d'envoyer des courriers aux organismes publics afin de pouvoir collecter des informations financières. Le cas échéant, les demandes de renseignements non obtenues seront portées à la connaissance du public.

Dans un second temps, celui-ci propose de rendre accessible au public des documents officiels sous une forme synthétique accompagnés si besoin, de commentaires, de copies ou d'extraits de documents scannés. Une publication d'éléments calibrée sur le modèle de la DGCL ou sur la présentation de données ministérielles.

Dans un troisième temps, celui-ci entend répondre aux questions posées par le grand public, les associations, élus ou responsables sur un sujet en particulier et ce, en dehors de toute prérogative de nature politique.


Missions et objectifs


En lançant son initiative, l'OFIPOPU souhaite porter un premier regard sur les comptes publics depuis 2001 calqué sur le modèle de l'Observatoire de la Dépense Communal piloté par le CLUQ qui proposait dans les années 90 d'analyser la gestion des collectivités entre 1983 et 1995.

Pour l'heure, la mission de ce groupe se limite à l'examen des finances locales et des services publics locaux de la ville de Grenoble, de la Métro, du CG38, de la région Rhône Alpes et d'autres collectivités rattachées.

Les premiers objectifs de l'OFIPOPU :

porter des informations financières synthétiques aux habitants, élus ou associations ; vérifier la portabilité et l'accès à ses informations en provenance des collectivités ; comparer les promesses électorales aux actes et aux délibérations des organismes ; former si nécessaire les citoyens aux rouages des services publics et des collectivités ; alerter les habitants en cas de dépenses onéreuses ou de dérives financières...

Les premieres préoccupations de l'OFIPOPU :

vérifier et évaluer l'accès aux informations financières sur les sites Internet publics ; relever les méthodes et les moyens d'accès aux informations ; mesurer l'évolution de la fiscalité locale ou réaliser des expertises de situation ; comparer à titre indicatif la situation financière d'une ville par rapport à une autre...


Publier et synthétiser des informations parfois difficiles à obtenir...


Vincent Comparat, directeur de publication du journal de l'ADES souligne "Nous souhaitons donner une liberté d'appréciation des données financières au public (...) On se limitera uniquement à donner des infos tout en effectuant une analyse pluraliste des données accessibles à tous (...) Il y a beaucoup d'éléments à publier qui ne le sont pas ou ne le sont jamais alors que légalement, de nombreuses collectivités devraient les donner de leur propre chef sans qu'on leur demande (...) En priorité, on va surtout surveiller de très près la Métro, c'est l'une des collectivités les plus fragiles, le Conseil général n'a pas de dette à proprement parlé, la Région est en train de s'endetter normalement et la ville de Grenoble est stable et plutôt saine pour le moment".

Raymond Avriller explique à son tour "On a une assez grande confiance dans les chiffres fournis par les services (...) On ne veut pas que notre initiative devienne un moyen permettant à la population de réclamer moins d'impôts par exemple (...) Une chose essentielle aussi, on va aussi publier les vrais tarifs des services publics parfois difficilement accessibles aux usagers (...) Qui connaît vraiment les tarifs des transports, du SMTC et de la SEMITAG, du chauffage urbain, de GEG, d'EDF, de la restauration scolaire, de l'eau, de l'assainissement et des stationnements ? (...) On s'appuiera sur les Service de Contrôle de Gestion (...) On s'occupera aussi de relever la fiscalité mixte et on préviendra si nécessaire l'arrivée de nouveaux impôts".


Le site de la ville de Grenoble distinguée pour sa transparence


Juste au moment où le site web de la Ville de Grenoble se voit distinguer pour la seconde fois pour sa transparence en matière de communication budgétaire sur les 490 collectivités locales examinées (lire l'étude), l'OFIPOPU se donne pour mission en parallèle de renforcer l'accès aux données financières en toute indépendance. Selon l'observatoire, il reste encore des efforts pour expliquer clairement certaines délibérations du Conseil municipal.

Partant du simple Collectif en passant par les Associations et Unions de quartier puis les Comités les regroupant, les Conseils consultatifs de secteur, la Mairie, la Communauté de communes, le Département en passant par son Conseil général et la Préfecture, la Région, l'Etat et l'Europe...

...difficile pour le citoyen d'y voir clair, d'agir, de s'orienter et de s'intercaler dans ces rouages.

Reste à engager ce dernier dans une phase d'approche de lecture des informations financières en provenance des collectivités et à l'intéresser davantage à la chose publique dans un système qu'il considère de plus en plus complexe et opaque dans lequel il ne trouve plus sa place... depuis longtemps.

En annexe, ci-dessous à télécharger, l'un des premiers documents et tableau de l'OFIPOPU : l'évolution de la fiscalité locale à Grenoble entre 2001 et 2007.

Extraits du document de l'OFIPOPU sur le sujet : "De novembre 2001 à novembre 2007, la taxe d’habitation a augmenté de 15,6 %. L’inflation n’a été que de 11% durant la même période" - "D’octobre 2001 à octobre 2007, la taxe foncière a augmenté de 24,6 %. L’inflation n’a été que de 10 % durant cette période" - "Au total, ces deux impôts ont augmenté de 20,4 % sur la période, soit le double de l’augmentation des prix".

Notes

[1] lire mon précédent billet sur le sujet

[2] étonné, peu de journalistes présents...

[3] La Boutique Citoyenne, 12 rue Voltaire à Grenoble

[4] probablement en ligne dès l'été 2008


01

11

2007

Le point sur la qualité de l'air à Grenoble (1/2)

air grenoble ascoparg Lundi 22 octobre 2007, je me suis rendu à la Maison des Association à Grenoble. Le CLUQ (Comité de Liaison des Unions de Quartier de Grenoble) invitait les grenoblois à débattre sur la qualité de l’air à Grenoble. Avec clarté et objectivité, Nicolas Vigier, responsable Communication pour l'ASCOPARG (Association pour la Contrôle et la Prévention de l'Air dans la Région Grenobloise) dressait un bilan exhaustif des polluants et de la qualité de l'air sur Grenoble.

A première vue, le sujet fâche. Pour beaucoup, moins on en parle et mieux on se porte. Très peu de personnes ou de personnalités politiques [1] étaient présentes dans la salle pour débattre d’un sujet qui nous préoccupe tous.

Quel air respirons-nous [2] ?


Un point sur les principales sources de pollutions à Grenoble


Sans trop rentrer dans les détails, il existe trois principales sources de pollution à Grenoble.

Le trafic automobile (57% des émissions d’Oxydes d’azote NOx en Rhône-Alpes), l'industrie (66% des émission de Dioxyde de soufre SO2 en Rhône-Alpes) et le résidentiel - tertiaire (42% des émissions de particules solides en suspension PM10 en Rhône-Alpes ). Il faut bien évidemment ajouter ou inclure l'Ozone (COV) et... les petits nouveaux, trop peu mentionnés ou détectés… les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP ) que nous aborderons dans un prochain billet.


Qualité de l'air du grand Grenoble sur le plan national


Nicolas Vigier souligne "Globalement, la situation grenobloise n’est pas si mauvaise que ça (...) Il y a un gradient est-ouest qui montre une séparation des indices (...) On constate que la façade ouest est généralement moins touchée par les polluants classiques que la façade est, mais cela cache des disparités (...) La région Rhône-Alpes est très touchée par la pollution urbaine (...) Il vaut mieux par exemple, habiter en Bretagne, mais il faut signaler que dans cette région, peu de laboratoires ont travaillé sur les pesticides et les premiers travaux étendus sur les polluants de cette catégorie montrent qu’à l’ouest, les résultats ne sont pas du tout satisfaisants (...) Nous ne sommes pas au bout de nos surprises".

La région Rhône-Alpes est particulièrement touchée par l’Ozone entre avril et octobre. A Grenoble , il y a du vent. Mais nos vents ne sont pas des vents "généraux". Ces derniers pénètrent rarement dans l’agglomération grenobloise pour disperser les polluants. L’air polluée circule généralement simplement d’une vallée à l’autre par des vents "thermiques" dont la vitesse de progression est inférieure à 2m/s.

L'un des intervenants ajoute "En matière de substitution énergétique, notre région n'est pas prête d'accueillir une armée d'éoliennes (...) Finalement, on se demande si le nucléaire n'est pas de toute évidence la solution pérenne". D'un regard amusé, Nicolas Vigier répond avec le sourire "Et bien, si vous le permettez, je préfère de pas me prononcer sur ce point".


Pics de pollution


Contrairement à ce que l'on peut imaginer, les pics élevés de pollution sont rares à Grenoble et les polluants se trouvant à l'extérieur ne sont pas les plus dangereux pour notre santé.

En 2006, sur Grenoble, la qualité de l’air fut très mauvaise durant 2 jours (1% du temps - indice 8), moyenne ou médiocre durant 106 jours (29% - indice 5 à 7) et bonne durant 257 jours (70% - indice 2 à 4). Aucun jour où la qualité de l'air fut excellente (indice 1). Voir le schéma ci-dessus.

Contrairement à 2003, 2006 fut "une année assez préservée en terme de qualité de l’air mais les indices ne prennent en compte que les sites de fond et ne prennent pas en compte les conditions les plus défavorables, notamment lorsqu’on est près des principaux axes routiers ou sites industriels (...) Il y a de grosses disparités (...) Ca fait des années que l’on milite auprès du Ministère de l’écologie pour faire évoluer ces indices et pour prendre en compte tous les points noirs d’exposition" souligne Nicolas Vigier.

Prenant exemple sur deux stations de surveillance (boulevard Foch et Rondeau), ce dernier signale "On dépasse déjà les valeurs limites qui sont préconisées (...) Dès qu’on s’éloigne de quelques dizaines de mètres des bordures immédiates des voies de circulation, les valeurs retombent nettement et le danger est moindre".

Sur les boulevards, il y a eu une amélioration. Bien qu’il y ai eu un rétrécissement des voies depuis quelques années et une diminution relative de la circulation, les mesures restent au dessus des valeurs limites préconisées par la réglementation en vigueur dans certains secteurs de la ville.


Concernant la Rocade Sud et la Rocade Nord


L’ASCORPAG travaille en étroite collaboration avec la METRO et le SMTC dans le cadre du PDU .

Alors que de nombreuses études sur la faisabilité du projet de Rocade Nord ont été réalisées avant la fameuse consultation publique controversée de l'été 2007, l'Association signale qu'elle vient juste seulement d'être sollicitée par le Conseil Général de l'Isère.

"Jusqu'à maintenant, on ne nous avait jamais demandé d’étudier au préalable l’impact réel des polluants dans le cadre du projet Rocade Nord (…) L’enjeux déterminant, c'est de nous fournir des données trafics qui soient fiables, réalistes et qui tiennent la route sur un ouvrage qui n’existe pas (…) Si elles sont discutables, nos résultats le seront aussi" assure Nicolas Vigier.

Aucune sollicitation concernant les autres projets proposés pour la Rocade Nord. Concernant le contournement routier actuel, ce dernier ajoute avec ironie "Partant du principe qu'il y a moins de circulation en ville, sur la Rocade Sud autour de Grenoble, le trafic arrive même encore à augmenter un petit peu".

En définitive, tout est fait pour qu'on circule de moins en moins en ville intra-muros... et de plus en plus sur les grands axes extra-urbains.

En définitive, lutter contre la pollution, c'est tenter de la déplacer.

Notes

[1] Philippe de Longevialle, Stéphane Gemmani...

[2] >>> 1er document : télécharger et lire le document complet de Nicolas Vigier


06

09

2007

Ne dites plus "Stade d'agglo" mais "Stade des Alpes"

stade des alpes Ca y est ! Le "verdict" est tombé.

La communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole (La Métro, 26 communes, 396 000 habitants) vient de rendre public le nom du nouveau stade d'agglomération qui fait tant parler de lui depuis le début des premières études de faisabilité.

Pour rappel, du 13 juillet au 24 août 2007, la Métro organisait un concours en direction des citoyens intitulé "A ce stade, un nom" destiné à récolter les propositions de chacun et trouver un nom au Stade d'Agglo. A la clé, de nombreux lots à gagner.

Au final, un Jury (composé de personnalités sportives, représentant des médias, responsables politiques) décidait d'adopter un nom en "prenant en compte" les propositions soulevées par les habitants du grand Grenoble.

Un nom sans surprise, peu original, générique et sans ambigüité

Le nouveau nom choisi pour le stade d'agglomération est "Stade des Alpes".

L'évocation du choix n'est pas une surprise. Loin de là. Beaucoup s'attendaient à ce nom. L'écart de votes entre ce choix de nom et le deuxième cité dans la liste de préférence du public est conséquent. Sur 2085 bulletins-réponses, 375 pour le "Stade des Alpes". Tout de même 23 votes pour "Stade Raymond Avriller". Le nom "Stade des Alpes" s'apparente toutefois à celui du stade de Turin "Stadio Delle Alpi" à seulement... 235 Km de Grenoble, dont l'unique club résident est la Juventus de Turin !

De nombreuses propositions ont été faites. Au final, il fallait certainement choisir entre l'adoption d'un nom propre ou patronymique, notamment celui d'une personnalités marquante ou non de la région. A fortiori, l'adoption d'un nom patronymique suscite aisément la critique et les acteurs du projet ne pouvait s'en prévaloir. Le jury -et le public- s'est contenté de choisir un nom "générique", peu original, sans ambigüité, dont la portée symbolique ne suscite guère l'enthousiasme des foules, notamment dans mon entourage. La valeur "classique" l'a emporté. Ce nom n'a pas été attribué pour se démarquer mais pour rassurer.

Une consultation publique et des noms de domaine déjà déposés

Il apparaît que la Métro a enregistré... et renouvelé plusieurs noms de domaines jusqu'à maintenant : stadedesalpes.fr (mai 2004), stadedesalpes.org (mai 2004), stadedesalpes.com (décembre 2006).

La corrélation entre le lancement d'une consultation publique et le dépôts de noms de domaine est ambigüe. On est en droit de s'interroger sur l'intérêt et la valeur d'une telle consultation. La légitimité d'un plan de communication destiné à redorer l'image du "Stade des Alpes" et à "réhabiliter" la relation qu'entretiennent les habitants avec le projet du stade peut se justifier en raison des nombreux soubresauts juridiques. Quoi qu'il en soit, l'adoption de ce nom "passe-partout" similaire et proche de celui du "Stade de France" n'est peu être pas un si mauvais choix au regard des personnes ne connaissant ou n'habitant pas l'agglomération grenobloise. Tout le monde sait à priori situer nos montagnes et saura localiser à fortiori... le nouveau stade. Le nom "Stade des Alpes" devient un "marker" géographique et non un symbole lié à notre patrimoine culturel, sportif ou artistique.

Pour ma part, j'avais choisi le "GS2" (Grenoble Stadium 2) en liaison avec le marker culturel "MC2". Quand à ma femme, elle avait signalé "L'agglosphère" :-)


28

08

2007

Rocade Nord : résultat de la consultation publique du Conseil Général de l'Isère sur les déplacements

Rocade Nord Le résultat de la consultation publique du Conseil Général de l'Isère sur les déplacements dans le cadre du PDU (2007 - 2012) est désormais connu.

Plus de 492 000 électeurs de l'agglomération grenobloise (261 communes sur les 533 de l'Isère) étaient invités cet été à répondre au fameux questionnaire "Rocade Nord", accompagné d'une brochure explicative du CG38 intitulée "Rocade Nord, un projet pour mieux circuler, une nouvelle façon de se déplacer", d'une enveloppe T et d'une notice explicative.

André Vallini, Président du Conseil Général de l'Isère, communique les résultats suivants : sur les 492 000 habitants concernés, 169 000 ont répondu soit un taux de réponse de 34,35%.

Concernant les chiffres de la consultation "Rocade Nord" :

  • Pensez vous qu'améliorer les conditions de déplacement dans la grande région urbaine grenobloise soit :

- indispensable : 82,1 %
- utile : 16,4 %
- inutile : 1,5 %

  • Pensez-vous que l'amélioration des conditions de déplacement passe :

- par des aménagements routiers : 14,8 %
- par le développement des transports collectifs : 16,1 %
- par un ensemble comprenant à la fois des aménagements routiers et l'amélioration des transports collectifs : 69,1 %

  • Pensez-vous que la réalisation de la rocade-Nord de Grenoble, pour réduire les "bouchons" et diminuer le trafic urbain, soit :

- indispensable : 58,7 %
- utile : 24,7 %
- inutile : 16,6 %

  • Pensez-vous que le développement des trains régionaux, du réseau de tramway et des lignes de bus express soit :

- indispensable : 62,7 %
- utile : 34,2 %
- inutile : 3,1 %


Le document du CG38 en ligne mentionne (en rouge) un groupement des résultats obtenus en mettant en évidence la connivence des réponses possibles proposées dont je faisais précédemment écho dans ce billet.

Par ailleurs, le taux de réponse est conséquent. Il démontre l'intérêt et la primauté du sujet pour l'ensemble des habitants concernés. Au regard des résultats obtenus, l'ensemble des procédures juridiques, études de faisabilité et autres réalisations connexes dans le cadre du PDU devraient suivre son cours (écouter ou voir la vidéo de présentation).

De toute évidence, le CG38 marque quatre points.

Le premier, sur un plan exécutif, lui permet de conforter sa charge de maître d'ouvrage. Le second, sur un plan opérationnel, démontre que le projet peut devenir réalité, après des décennies de transitudes et de tergiversations. Le troisième, sur un plan politique, permet d'éviter une éventuelle opulence du débat au sujet de la "Rocade Nord" lors des prochaines élections municipales puisque qu'une partie des isérois concernés vient de s'exprimer. Le quatrième, sur un plan de communication, lui permet d'éviter de donner les résultats détaillés obtenus par ville ou par secteur, puisque celui-ci n'avait pas prévu initialement de les communiquer.

Sur ce dernier point, il est dommageable que le CG38 ne communique pas les chiffres détaillés définitifs obtenus par ville alors même que le fichier principal ayant servi à l'envoi des questionnaires par voie postale mentionnant les noms et adresses des destinataires a été détruit. Pour le moment, la globalité du résultat et les pourcentages annoncés sont nettement moins intéressants que l'éventuelle pertinence de disparité des réponses obtenus... secteurs par secteurs !

En parallèle, GreBlog MonGrenoble mettait en ligne début juillet 2007 un sondage sans prétention avec une question simple. A ce jour, 346 personnes ont participé et répondu sur ce blog (une réponse possible par IP).

  • Etes-vous pour ou contre la réalisation du projet de Rocade Nord ?

- Je suis Pour : 43.9%
- Je suis Contre : 56.1%

Il est vrai que la manière de poser une ou plusieurs questions dans le cadre d'une consultation populaire sur papier ou sur la toile prend... toute son importance... au regard des résultats obtenus !


02

08

2007

La Métro organise un concours pour trouver le "nouveau" nom du Stade d'Agglomération

Les travaux du stade d'agglomération avancent à grands pas.

Depuis le lancement des premières études de faisabilité d'un grand stade d'agglo en mars 2000, date à laquelle la livraison du stade était planifiée pour le 1er trimestre 2006, de nombreux soubresauts juridiques ont entachés le projet et le déroulement du chantier. Entre l'historique des annulations ou prorogations de permis de construire, les déclarations d'avocats, les décisions de justice et de poursuite des travaux, les manifestations, actions et campagnes de communication en tous genres...

...Il est parfois difficile d'y voir clair [1] ! Une seule certitude : le temps est la clé.

Quelques soient les décisions en cours, il apparaît clairement que le déroulement des opérations sur le chantier mènera à une livraison ouverture inauguration du stade d'agglomération fin 2007.

En attendant, la communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole (Métro, 26 communes, 396 000 habitants) organise cet été un concours pour trouver un nom au Stade d'Agglo du 13 juillet au 24 août 2007 avec de nombreux lots à gagner (jouer en ligne à "A ce stade, un nom") [2] Le nom du stade sera choisi parmi les propositions issues de la consultation et validé par un jury de représentants locaux au plus tard le 3 septembre 2007.

Mais il apparaît que la Métro a enregistré... et renouvelé plusieurs noms de domaines jusqu'à maintenant : stadedesalpes.fr (mai 2004), stadedesalpes.org (mai 2004), stadedesalpes.com (décembre 2006) selon Vinz. Les noms stadedesalpes.net et stadedesalpes.eu sont... disponibles.

Signalons que ce nom est celui du stade de Turin "Stadio Delle Alpi" à 235 Km de Grenoble, dont l'unique club résident est la Juventus de Turin !

On peut donc s'interroger sur l'ensemble des données. A ma connaissance, il n'y a que le stade d'agglo en cours de finalisation sur la communauté de communes susceptible d'être nommé de la sorte. Il serait étonnant que le nom soit réservé et attribué à un autre complexe sportif existant ou à venir.

L'intercommunalité consulte les habitants de l'agglomération grenobloise pour nommer le stade d'agglo : le choix du nom est-il déjà fait à priori par la Métro ? Serait-il déplacé ou incongru que les membres du jury choisissent finalement le nom de "Stade des Alpes" au regard de la consultation et des éléments cités ?

Notes

[1] Merci à Weetabix pour son apport

[2] Le webmaster de la Métro est apparemment en vacances... jugez-vous même en remplissant tous les champs du formulaire en ligne puis en le validant...


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