Vendredi 27 février 2009, l'UMP Isère (UMP 38 ) [1] organisait un Comité départemental et une réunion publique à Crémieu, ville médiévale dans le nord du département.
Xavier Bertrand, actuel Secrétaire général de l'UMP, ancien ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité avait fait le déplacement au côté d'Axel Poniatowski, Secrétaire général adjoint du mouvement populaire.
En fin de journée, un point presse [2] a permis de recueillir quelques informations juste avant la réunion du Comité départemental de l'UMP qui s'est tenue à huis clos durant plus d'une heure à la mairie de Crémieu. Parmi les personnalités réunies autour de Xavier Bertrand et d'Axel Poniatowski (voir la vidéo), notons la présence d'Alain Carignon, Michel Savin, Alain Moyne-Bressand, Georges Colombier, Bernard Saugey, Fabien de Sans Nicolas...
Une logique de reconquête
Lors du point presse, Xavier Bertrand, visiblement très décontracté, annonce la couleur et ses objectifs pour le département de l'Isère.
"Nous sommes ici dans une logique de reconquête très clairement (...) Il nous faut de la sérénité et du rassemblement, deux conditions indispensables pour être dans cette logique (...) Si je suis ici, ce n'est pas le fait du hasard, c'est une fédération importante" souligne le patron de l'UMP.
Xavier Bertrand est à la tête du parti depuis deux mois et a pour ambition de consolider, dynamiser le mouvement et de doubler le nombre d'adhérents au sein de l'UMP. "Les militants aujourd'hui veulent être acteur de la politique, plus spectateur, ce qui nous amène à revoir l'organisation du mouvement et à être davantage sur le terrain (...) c'est à dire deux à trois déplacements par semaine, surtout ne pas s'enfermer dans un bureau" explique le Secrétaire général.
Pour Michel Savin, l'objectif est de préparer, de gagner les prochaines élections, de soutenir les réformes engagées par le gouvernement, d'écouter les militants. "Il faut faire remonter au niveau national ce qu'on entend sur le terrain (...) Il faut qu'on fasse des choix pour gagner, plus des choix sur de l'affectif" souligne le Président de l'UMP Isère.
A propos d'Alain Carignon et de Jacques Remiller
Lors du point presse, la participation d'Alain Carignon est évoquée au sein de l'UMP.
"Si vous me posez la question, moi je ne rentrerai pas dans les questions d'hier (...) Il n'y a pas de sujet, il n'y a pas de question de personne (...) On a un Président [3] qui a une légitimité, il faut qu'on rassemble (...) Moi, les querelles du passé, c'est du passé et c'est dépassé" répond explicitement l'ancien Ministre du Travail.
Alain Carignon est arrivé peu avant la réunion du Comité départemental et s'est joint au point presse. Face aux médias, un brin tendu, l'ancien Président de l'UMP 38 évoque son "rôle" et sa volonté de rester au sein de l'UMP (voir la vidéo).
"J'entends rester à l'UMP, c'est ma famille politique depuis toujours (...) Je joue un rôle, j'ai toujours joué un rôle (...) Il y a des fois où on est militant élu, il y a des fois où on est militant pas élu, mais on est toujours militant (...) Vous savez quand on a des convictions comme moi depuis l'âge de 18 ans, on les conserve jusqu'au bout... un évidence" explique Alain Carignon.
Xavier Bertrand revient sur la récente décision prise par Jacques Remiller, député-maire de Vienne. Début février, ce dernier a choisi de se mettre en congés de l'UMP pour une durée indéterminée (explication sur son blog). Un "départ" lié au dossier du TGI de Vienne au cœur de la nouvelle carte judiciaire.
Ma première vidéo, extraits du point presse : Xavier Bertrand, Michel Savin, Alain Carignon...
Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus
Xavier Bertrand devant près de 700 militants UMP
Après la réunion départementale, une rencontre-débat était organisée avec les militants de l'UMP 38.
Plus de 700 personnes sont venues écouter les Secrétaires généraux et départementaux du mouvement populaire dans la grande salle des fêtes de Crémieu, non loin de la mairie. Des militants Lyonnais, Grenoblois et du département arrivés en cars, des sympathisants ont pu débattre ensemble et interpeller les intervenants (synthèse de questions communes de militants principalement posées à Xavier Bertrand et à Alex Poniatowski).
A 19h25, Xavier Bertrand arrive dans la grande salle sous une salve d'applaudissement. L'ancien ministre, tout sourire, en toute décontraction, se prête au jeu des photographes avant de monter sur scène. The show must go on.
Face au public, un micro à la main, debout, sans lecture de note, le Secrétaire général de l'UMP répond à chacune des interventions dans la salle associées à des projections de clips vidéos présentant le "projet de société" du mouvement.
Discours critiques envers l'opposition
Dans son discours, Xavier Bertrand ne ménage pas l'opposition lorsqu'il s'agit de présenter selon lui un projet, un texte. "Nos adversaires tirent à vue dès qu'on commence à parler du texte (...) Nous on se donne toujours le temps de faire de la pédagogie mais eux pour la démagogie, ils n'attendent pas (...) Ils décident de jouer à autres choses, la confusion et l'agitation".
A maintes reprises, il s'en prend au leader d'extrême gauche, chef de file du NPA, Nouveau Parti Capitaliste. "Monsieur Besancenot ne s'est pas trompé de siècle médiatique et il ringardise les idées du PS (...) C'est un Monsieur qui s'est trompé de siècle idéologique et se sont ses idées qui sont ringardent les amis" déclare t-il en s'adressant au public.
Enjeux et projets de société
Parmi les nombreux sujets évoqués, pêle-mêle (voir la vidéo) : la crise économique, le congé parental, l'autonomie des universités, les aides publiques, la participation dans les entreprises, le militantisme et l'Internet, le positionnement de l'opposition sur l'échiquier politique ou la nomination de François Pérol à la tête du groupe Caisse d'Epargne - Banque Populaire.
Le Secrétaire général de l'UMP revient sur le congé parental. S'appuyant sur les récentes propositions de réflexion de Nicolas Sarkozy sur le sujet, il propose un congé parental plus court et mieux rémunéré ou un congé parental plus long si le mari prenait une partie de celui-ci. "Si le congé parental est trop long, pendant ce temps là dans l'entreprise, les promotions et les déroulements de carrières n'ont pas attendu la femme qui a pris un congé parental" argumente le patron de l'UMP.
Au niveau économique et social, si une entreprise à besoin de licencier, Xavier Bertrand estime qu'il ne faut pas lui interdire de le faire pour éviter que "tout le monde se retrouve au tapis". Une entreprise qui reçoit de l'argent public doit en informer le Comité d'entreprise. Si elle décide de délocaliser, elle doit rembourser cette aide publique.
"Ma propre banque, qui est capable de fermer les yeux sur le fait qu'on détourne dans ses murs 4,9 milliards d'euros et qui refuse de prêter 49 000 euros à une entreprise, je ne peux pas l'accepter et le supporter (...) Monsieur Besancenot est devenu le chef d'orchestre de toute l'opposition au Président de la République (...) Il se trompe complètement, il ne s'agit pas de jeter le capitalisme, il s'agit simplement de remettre sur ses jambes un capitalisme qui a marché sur la tête (...) Si vous voulez répartir des richesses il faut avoir créer des richesses et c'est le capitalisme d'entrepreneurs qui permet de créer des richesses" explique Xavier Bertrand.
Ce dernier revient sur la polémique entourant la nomination de François Pérol à la tête du groupe Caisse d'Epargne - Banque Populaire. S'il était client d'une des deux banques, il préférerait avoir le meilleur à sa tête "plutôt qu'un guignol" selon ses termes.
Avant même la parution de l'interview du principal intéressé dans le JDD dimanche 1er mars 2009, le patron de l'UMP soulignait dès ce vendredi aux adhérents que François Pérol avait lui-même demandé l'avis du Président de la commission de déontologie sur la possibilité d'exercer sa mission.
Ma seconde vidéo, extraits de la rencontre-débat avec le public...
Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus
Avant de quitter les adhérents, les sympathisants et les curieux qu'il qualifie de "majorité silencieuse", Xavier Bertrand s'est mis à chanter la Marseillaise avec les différents responsables de l'UMP et son public en fin de réunion.
Celui que beaucoup présentent en coulisse comme le prochain futur? Premier Ministre de Nicolas Sarkozy rappelle à son entourage les valeurs fondamentales de l'UMP : le travail, le mérite, l'effort, la justice et la famille... avant de conclure en soulignant que la consommation tient en France et qu'il ne s'agit pas de faire une relance par la consommation mais une relance sur l'emploi.



Mercredi 24 septembre 2008, le Premier ministre
Cette année une fois encore, je me suis organisé pour me rendre au
S'il y a bien un dossier que je suis depuis quelques mois en diagonal depuis que j'ai goûté aux joies de la paternité et qui m'interpelle en raison des récentes agitations qu'il suscite au sein de la communauté Grenobloise, c'est bien celui du logiciel "
Je n'ai pas pour habitude de prendre régulièrement le train dans mes déplacements extra-muros.
Lundi 26 novembre 2007, je décide de me rendre à la
Ils étaient quelques dizaines à braver le froid devant le
Ce matin, je décide d’aller écouter un ténor de la politique et un philosophe de renom.
Nous y sommes. Le débat le plus attendu du Forum Libération entre Rachida Dati et André Vallini va commencer. Le public est bien là.
Un débat qui s’annonce intéressant et passionnant entre deux avocats.


