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04

02

2010

Budget 2010, impôts locaux, conso, densification, logement, effectifs de la ville... vus par le groupe PS-PRG-MRG et société civile de la Ville de Grenoble

ps grenoble Vendredi 29 janvier 2010, les élus du groupe PS-PRG-MRC et société civile de la Ville de Grenoble conviaient la presse [1] à la Mairie pour faire un point sur les dossiers en cours et l'actualité municipale.

Un "exercice de style" que le Président du groupe Abderrahmane Djellal souhaite reconduire plusieurs fois dans l'année pour communiquer sur les choix politiques, rebondir sur les dossiers en cours, souligner les divergences de vue avec l'opposition municipale tout en s'appuyant sur le fond sur l'actualité locale et nationale. Sur la forme, l'objectif est d'associer différentes personnalités élues lors de chaque rencontre avec les médias.

Au menu de cette réunion de rentrée 2010 du groupe PS et associés [2] : un point sur la construction du budget 2010 de la Ville de Grenoble, une vision sur le rôle de l'Etat, un regard porté vers l'opposition municipale, l'emploi public, les effectifs de la ville, la Police municipale, le logement, les transports, le développement durable et... les impôts locaux.


L'Etat, au coeur de la construction du budget 2010 ?


"On a construit un budget 2010 qui nous permet de continuer à mener les politiques que nous menons en matière de logement, de développement durable, autour du dynamisme et de la cohésion sociale (...) pour être un amortisseur de crise (...) Ce budget 2010, tel qu'on l'évalue au quotidien, prouve que nous avons eu raison de le bâtir de cette manière" souligne Abderrahmane Djellal, avec une certaine fierté.

En arrière plan du dispositif, l'Adjoint à l'Insertion et la Formation Professionnelle revient de façon récurrente sur le désengagement direct et indirect du gouvernement et le déficit de la fonction régalienne de l'Etat pour expliquer en partie les difficultés "qui retombent sur les épaules du Maire et des collectivités locales" notamment en matière de santé, d'éducation, de prévention et de sécurité.

"On peut comprendre qu'on réforme (...) Nous aussi, on veut moderniser le service public (...) On réaffirme nos politiques de solidarité, pas d'assistanat (...) L'idée, c'est d'apporter de la respiration aux gens, c'est d'essayer de les rendre autonomes" souligne l'Adjoint, visiblement très critique à l'égard du gouvernement.


La majorité municipale, une équipe "plurielle"


Au niveau local, le groupe réaffirme ce qui fait sa force et sa richesse au niveau politique.

"Avec nos amis de GO Citoyenneté, du Parti Communiste, du MoDem et de la société civile, on est une équipe plurielle en ordre de marche (...) On ne veut surtout pas uniformiser notre schéma de penser" rappelle Abderrahmane Djellal, soucieux de faire passer le message à la presse sur le fond et la forme, dans un contexte électoral où les divergences des écuries politiques et de personnes s'affirment de part et d'autre(s) sur la place publique.


L'opposition municipale et la bétonisation de la ville


Pour souligner le travail accompli et appuyer les priorités de sa majorité, le groupe PS revient sur l'un des thèmes de prédilection de la droite locale : la densification de la Ville de Grenoble.

"On a une droite locale, aujourd'hui, son discours est de deux niveaux (...) Ils prennent prétexte de la bétonisation de notre ville pour masquer leur rejet du logement social (...) Les mêmes qui nous expliquent qu'on betonerait la ville, ce sont les premiers défenseurs de la Tour Perret en nous disant que c'est la priorité des priorités" explique le Président du groupe.

En parallèle, une réflexion sur la hauteur des bâtiments est actuellement menée, associant élus et architectes concernés. De son côté, Jérôme Safar, 1er Adjoint aux Finances, au contrôle de gestion externe, à la Prévention et Sécurité explique qu'il est parfois nécessaire de bâtir des immeubles un peu plus hauts en ville afin de pouvoir alléger l'impression de densité et dégager de l'espace au sol. Le projet de presqu'île scientifique est l'occasion d'amener cette réflexion sur le terrain, de développer l'opportunité de maintenir les innovations sociales, urbaines, économiques et environnementales de la ville.

"C'est un moyen de garder l'avance (...) Ceux qui luttent contre ça... seulement pour lutter contre ça prennent un risque énorme" ajoute le 1er Adjoint.

Au delà des perspectives, l'un des enjeux politiques majeurs au niveau local porte sur la nature de l'investissement, plus que sur leur montant.


L'emploi public municipal... et les effectifs de la municipalité


Le parti pris du Maire concernant l'emploi et les services publics va à contre courant de ce qui est proposé au niveau de l'Etat. Le gouvernement actuel considère que l'emploi public pèse trop sur le budget de l'Etat, jugeant parfois nécessaire de supprimer des postes par différents moyens.

De son côté, la municipalité considère que les services publics et l'emploi public sont des leviers qui oeuvrent à la cohésion sociale, à la solidarité et au développement économique... en situation de crise.

"Nous maintenons l'emploi public et le service public municipal (...) Non seulement nous le maintenons mais nous souhaitons le développer pour porter les politiques et les priorités que nous avons défini (...) Le service public municipal doit être efficace et de proximité, au service des citoyens (...) Nous avons plus de 200 métiers à la Ville de Grenoble, des métiers qui ne touchent parfois qu'un ou deux salariés (...) On a par exemple au Muséum un taxidermiste, c'est important" explique avec fierté et précision Marie-Josée Salat, Adjointe chargée du Personnel, d'un ton déterminé.

Fin 2009, les effectifs de la Ville de Grenoble comptaient 3050 agents, titulaires, équivalent temps plein !

La ville imprime 4000 fiches de paie (intermittents, vacataires, contractuels, intérimaires, étudiants, accompagnateurs... en complément) !

En 1995, il y a eu un réajustement important des effectifs de la ville dès le premier mandat de Michel Destot. A l'époque, la municipalité avait estimé qu'il manquait près de 500 emplois dans les services publics municipaux. Depuis cette date, il y a eu globalement un maintien de ces effectifs (à quelques dizaines près) selon la 2ème Adjointe. Par ailleurs, sentant le sujet sensible, elle tient à ajuster ses propos en précisant qu'il n'y a pas eu "d'explosion" en terme d'emplois publics.

"L'opposition nous reproche de dépenser beaucoup trop en matière de personnel et d'avoir trop de Catégorie A (...) Il est vrai qu'on est à 17% (...) Mais à la Ville de Grenoble, on est dans des logiques de conception, d'expériences particulières avec un taux d'encadrement qu'on souhaite le plus efficace possible" explique sans détour Marie-Josée Salat.

Il y a actuellement 84 policiers municipaux à la Ville de Grenoble. "En fonction des réformes à venir, on envisagerait éventuellement de passer aux alentours de 90 (...) La Police municipale a une Police dédiée sur Villeneuve et sur le Village Olympique que nous conserverons (...) A effectif réel, c'est l'une des polices municipales les plus importantes de France rapportée au nombre de policiers et d'habitants" explique Jérôme Safar, qui tient tout particulièrement à rappeler les missions de prévention, de tranquillité et de sécurisation des bâtiments de la Police municipale.

Pour Stéphane Siebert, Adjoint au Développement durable, l'efficacité de la Police municipale dépend de l'effectif. Pour Marie-Josée Salat, qualité et effectif dans les services municipaux sont étroitement liés.


Vers une nouvelle augmentation des impôts à Grenoble ?


"Le Maire a été clair (...) Sauf changement majeur... et de périmètre et désengagement violent de la part de l'Etat, on a pris un engagement (...) Ceci dit, je vous renvois aux années précédentes, on n'a pas augmenté les impôts pendant 10 ans dans cette ville (...) On a un travail d'explication à faire (...) Sur les 10 dernières années, on a été l'une des grandes villes qui a le moins augmenté les impôts en France (...) C'est vrai qu'on les a augmenté et que ce n'était pas prévu et on s'en serait passé" explique avec pragmatisme l'Adjoint aux Finance, un brin agacé de devoir réexpliquer le positionnement de la Mairie sur le sujet.

Dans son élan de justification, Jérôme Safar estime que nous vivons dans un pays où la fiscalité fonctionne "à l'envers". D'une part, la suppression de la TP (taxe professionnelle) donnera plus de fiscalité pour les ménages. D'autre part, d'ici peu, toutes les politiques publiques seront suspendues à la loi portant sur la réforme des collectivités territoriales.

Pour le groupe PS de la Ville de Grenoble, l'engagement de ne pas augmenter les impôts locaux dans les prochaines années n'est pas scellé dans le marbre. Il dépendrait donc principalement, de facteurs inhérents à l'environnement fiscal et politique.


Le logement, les économies d'énergie et la biodiversité


Le groupe PS, par l'intermédiaire de Stéphane Siebert, rappelle qu'il est impossible de s'opposer aux prix du marché en matière de logement.

Pour tenter de contenir les prix, de rééquilibrer l'offre et la demande sur le marché de l'immobilier Grenoblois, la ville souhaite porter ses efforts sur les économies d'énergie pour les ménages "moyens" dans les logements neufs (aide fiscale, opération d'investissement supplémentaire récupéré par les ménages au bout de 2 ans...).

Concernant le logement dans l'ancien, une campagne d'isolation auprès des co-propriétés a été lancée auprès des "classes moyennes" (notamment sur les Grands Boulevards) dans le cadre du plan Climat. Objectifs recherchés : 30 à 50% d'économie d'énergie sur la facture de ces ménages !

Autre projection à court et moyen terme : en partenariat avec GEG, la Ville de Grenoble souhaite s'attaquer à l'éclairage public. Elle annonce vouloir faire entre 30 et 50% d'économie sur l'éclairage public tout en tenant compte de la pollution lumineuse actuellement produite par les matériels actuels.

Un objectif pour le moins... très ambitieux qui naturellement, engendrera de nouvelles dépenses et de nouveaux investissements pour la Ville de Grenoble.

Autres intentions à venir dans le cadre de la biodiversité en milieu urbain : les projets de création de toitures végétalisées, de jardins surélevés et l'implantation de ruches pour lutter contre les moustiques... sur le toit de la Mairie de Grenoble !

La Ville de Grenoble va-t-elle imprimer une nouvelle fiche de paie pour un "apiculteur urbain" ? :-)

Notes

[1] Le DL + GreBlog présents...

[2] voir ma photo


07

04

2008

TER Grenoble - Lyon : un confort supérieur au TGV Lyon - Paris

ter grenoble lyon Je n'ai pas pour habitude de prendre régulièrement le train dans mes déplacements extra-muros.

Pourtant, j'ai de plus en plus tendance à privilégier ce moyen de transport, quitte à effectuer plusieurs correspondances intermodales sur plusieurs centaines de kilomètres d'une région à une autre, au détriment de mon véhicule personnel.

A Grenoble, tout le monde rêve d'une ligne TGV directe entre Grenoble et Paris. Un rêve récemment évoqué à maintes reprises et inscrit à l'ordre du jour dans le programme de certains candidats en lice lors des dernières élections municipales 2008 à Grenoble.


Une ligne TER Grenoble - Lyon sans confort apparent...


Sortie du rêve, revenons sur terre.

Tout le monde ou presque s'accorde à dire que la ligne TER entre Grenoble et Lyon n'est pas la plus idéale en matière de transport. Une ligne vieillotte, qui désert habituellement les petites gares du département et qui prive souvent les voyageurs d'un trajet direct sans arrêt. Un TER qui parfois s'arrête à maintes reprises en plein milieu de la voie et qui repart quelques minutes après sans explication apparente aux usagers. Le confort du passager "client" laissent à désirer : le summum est sans aucun doute les nuisances sonores produites à l'intérieur du train entre le bruit des essieux, des rames et des moteurs lorsqu'on n'a pas l'opportunité de monter dans les derniers modèles de rames du TER. Notons par ailleurs que le prix du billet aller simple hors réduction est passé de 13 euros à 18 euros ces dernières années.

Grenoble - Lyon Perrache, 1h51.
Grenoble - Lyon Part Dieu, 1h16, avec l'opportunité de voyager en trajet direct.
En voiture par l'autoroute, le trajet entre Grenoble et Lyon est souvent plus confortable... et plus rapide.


...mais des rames plus confortables que celles du TGV Lyon - Paris


En tant que passager, Je n'ai jamais véritablement trouvé de confort apparent en seconde classe dans les rames du TGV Lyon - Paris. Le TGV "orange" n'en avaient pas. Celui à la couleur "bleu" en a un peu plus, notamment lorsqu'on a l'opportunité de monter dans l'un des derniers TGV "Duplex" récents.

Malgré tout, il est toujours aussi difficile de trouver le moyen de se détendre dans les rames du TGV entre Lyon et Paris. Le confort et la place accordée au passager en seconde classe restent limités. Prenons un simple exemple : bouger ses jambes devient une opération délicate lorsqu'un passager est assis à côté de soi et certains accoudoirs fixés au siège ne peuvent se relever. Tout ceci n'est pas aisé pour le voyageur embarqué pour un trajet d'environ deux heures.

A contrario, si on a la chance de monter dans un TER Grenoble - Lyon récemment mis en service par la SNCF ces quatre dernières années, la sensation change du tout au tout.

En me rendant à Lyon ces jours derniers, je suis monté dans l'une de ces rames [1]. Les Z 24500 (TER 2N) sont des automotrices électriques de nouvelle génération à deux niveaux, "duplex". J'ai vraiment été surpris par le grand confort de ces nouvelles rames.

Des allées espacées et colorées pour circuler agréablement à l'intérieur sans encombre d'une rame à une autre. Des sièges vraiment confortables. Un véritable espace pour allonger et détendre ses jambes entre les fauteuils. Des prises électriques à portée de main pour brancher son portable ou recharger son mobile durant le trajet. Des porte manteaux d'appoints pour accrocher ses vêtements. Une bonne aération et circulation de l'air au niveau des jambes et non au niveau des vitres. Une lumière non agressive par compartiment passager. De vrais reposes magazines et non des filets comme dans le TGV . Des tablettes bien étudiées pour lire, déposer son matériel ou sa nourriture. Des accoudoirs non fixés. Des coins assis "à quatre" comme dans le TGV...

...et surtout, quelque chose qui m'a bluffé : aucune nuisance sonore apparente, un roulement du TER extrêmement silencieux au contact de la voie (impression de roulements à billes), aucun grincement d'essieux gênant, un bruit de moteur camouflé identique à celui des véhicules récents circulant sur la chaussée.


Un confort à "deux vitesses"


Pour des questions économiques et stratégiques, il est vrai que beaucoup de gens ont l'impression que la SNCF a tendance à trop miser sur le TGV (ou le futur AGV) au détriment des trains circulant sur des petites et moyennes lignes.

Quand on achète son billet de TGV, on à l'opportunité de choisir le type de rame dans laquelle on souhaite monter (simple, duplex, couchette, avec récemment l'arrivée du wifi et de rames "discothèque" sur des longs trajets de nuit...etc.). Mais lorsqu'on prend un ticket-billet TER, il est rare de pouvoir connaître à l'avance le genre de rame que l'on va prendre pour voyager.

Ceci est d'autant plus dommageable que certaines lignes TER offrent désormais un confort supérieur à celui des TGV accessibles dans notre région. Quoi qu'il en soit, mieux vaut tomber sur une rame de Transport Express Régional récente sous peine de crispation, de fatigue et d'énervement.

Notes

[1] en photo, l'intérieur d'un compartiment


08

07

2007

Hors série du journal d'informations de la ville "Les Nouvelles de Grenoble" : numéro spécial qualité de vie ou campagne des municipales 2008 ?

La municipalité vient de sortir un hors-série - été 2007 - du journal d'informations de la ville "Les Nouvelles de Grenoble" intitulé :

"Si on parlait qualité de vie".

Voilà un titre qui fleure bon - ou qui flirte avec - les prochaines municipales de 2008 à Grenoble.

Dans son édito, Michel Destot annonce la couleur. "Ce hors série des Nouvelles de Grenoble vise précisément à vous faire mieux connaître notre ville et à vous présenter les moyens que nous mettons en oeuvre pour rendre Grenoble toujours plus agréable à vivre". Quelques titres de paragraphes explicites, aseptisés et enrobés témoignent de l'idéal grenoblois :

  • - Quand Grenoble jardine sa qualité de vie
  • - Parc Paul Mistral : plus grand, plus beau et pour tous
  • - Un parc emblématique d'une gestion innovante
  • - Grenoble s'aligne derrière ses arbres
  • - Plus de tram = plus de parcs
  • - Les transports collectifs font gagner la ville
  • - Une politique environnementale cohérente et pour tous
  • - Rendre la ville à ses habitants
  • - Une ville reconquise par les habitants
  • - Un entretien écologique et socialement juste
  • - Des avantages à tous les niveaux
  • - La culture c'est la vie

48 pages pour rabibocher, si besoin en était, les grenoblois avec leur ville et leur faire prendre conscience de leur chance d'y vivre. Le magazine L'Express ne titrait-il pas en avril 2007 "Le bonheur d'être Grenoblois" ? L'hebdomadaire n'était pas le premier à mettre en avant notre agglomération récemment distinguée par de nombreux prix et labels dans des domaines très variés.

Pôle de compétitivité européen, ville 4 fleurs, ville Internet 4 arobases, 6ème au classement BMJ Urbi Valor 2006 dans son évaluation "développement durable" pour le développement de l'énergie hydraulique, plan climat local et renouvellement urbain, ville choisie par l'Europe pour l'application du programme Concerto...

Un palmarès dont s'enorgueillent l'équipe municipale, qui bien avant le lancement officiel de la campagne des municipales 2008, nous fait voir la ville... ...en rose.