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01

06

2010

Le quotidien 20 Minutes débarque en grande pompe sur Grenoble : explications

20 minutes grenoble Depuis quelques mois, dans la sphère médiatique locale, un bruit n'en finissait plus de courir concernant l'arrivée possible, certaine ou imminente sur Grenoble du numéro 1 de la presse quotidienne nationale.

Rumeurs confirmées de mon côté depuis quelques semaines déjà par un intermédiaire bien placé.

Le quotidien 20 Minutes (papier + web) a commencé à être distribué gratuitement ce lundi 31 mai à Grenoble.

Invité au lancement du journal ce même jour, j'ai pu échanger avec des responsables du quotidien, appréhender leur stratégie et mieux déceler une partie de leurs ambitions sur Grenoble.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que 20 Minutes n'arrive pas les mains vides. Le quotidien a visiblement pris l'habitude de se déployer... avec une certaine agilité sur le terrain.


L'armada 20 Minutes, en chiffres


Déploiement : 105 journalistes travaillent pour le titre. Le 29 mars dernier, 20 Minutes ouvrait sa 9ème édition locale à Nice. Aujourd'hui, la 10ème édition se déploie sur Grenoble. Deux nouvelles éditions devraient être propulsées ultérieurement. Selon mes sources, la 11ème pourrait arriver sur Montpellier à partir de 2011.

Positionnement : 20 Minutes, c'est le n°1 de la presse quotidienne nationale sur les 25-49 ans (50% du lectorat), les femmes (48% de lectrices) et les actifs (69% du lectorat). C'est également le 4ème site web d'information en France (hors agrégateurs) avec 4,38 Millions de visiteurs uniques en avril 2010.

Répartition : Selon les chiffres communiqués par le journal, 2,7 millions de lecteurs lisent chaque jour le quotidien en France (dont 1,34 millions de 25-49 ans). En répartition, 69% d'actifs, 20% d'étudiants et 11% d'inactifs/retraités. Le gratuit 20 Minutes attire 27% des 15-24 ans (contre 15% au total dans la Presse Quotidienne Régionale), 23% des 25-34 ans (15% PQN), 27% des 35-49 ans (25% PQN), 23% des + de 50 ans (45% PQN).

Rapporté à la PQN, 20 Minutes réussit à attirer chaque tranche d'âge de manière équilibrée.


Ligne éditoriale : la nécessité et le plaisir


Yvon Mézou, Directeur de la rédaction (ex-Secrétaire général de la rédaction du Progrès de Lyon, ex-Rédacteur en chef du Parisien - Aujourd'hui en France) et Pierre-Jean Bozo, Président et Directeur de la publication de 20 Minutes ont exposé leur démarche d'introduction du journal gratuit sur Grenoble.

"Compte tenu de la population grenobloise, il était logique que nous venions à Grenoble (...) Nous sommes dans une logique d'apport d'une autre information (...) 20 Minutes n'est pas un quotidien d'opinion, nous sommes un quotidien d'information, notre ligne est non partisane (...) Nous avons une ligne éditoriale pour le print, une pour le web (...) Nous répondons à un double appel (...) L'appel de la nécessité, ce que doit savoir le lecteur en début de journée pour intégrer une vie sociale, tisser du lien social et la réponse du plaisir pour relever les choses" explique avec soin Pierre-Jean Bozo.

"On veut être plus un journal local qu'un journal national qui arrive (...) Et je sais ce qui se passe ici à Grenoble" ajoute Yvon Mézou, originaire de Chambéry.

Sur le papier, la ligne éditoriale de 20 Minutes est tournée vers l'information essentielle (ce que doit savoir le lecteur chaque matin avec un zeste d'information "people") et l'information servicielle (fournir le plus d'information pratique et le plus de services possibles). Au niveau local, le journal souhaite développer du contenu de proximité, économique, culturel et sportif. Une double accessibilité à l'information à la fois géographique et intellectuelle.

Sur le web, la philosophie du quotidien est de retransmettre en continu une information certifiée le plus rapidement possible. "Nous ne sommes pas un site de presse sur Internet, nous sommes un site de radio (...) Nous avons des dispositifs techniques qui nous permettent d'incruster en temps réel du contenu média sur le web" tient à préciser le Président de 20 Minutes.


L'édition 20 Minutes sur Grenoble


Le quotidien compte rapidement tirer 20000 à 25000 exemplaires sur Grenoble avant de monter progressivement en charge (35000 selon InterMédia).

Pour des questions budgétaires et de positionnement, 20 Minutes s'appuie sur l'agence de presse lyonnaise Pleins Titres en matière éditoriale. Comme sur Lyon, la régie est assurée par Cojecom.

L'équipe locale est composée de 4 journalistes permanents sur Grenoble "pilotés" de Lyon (chacun étant spécialisé dans un domaine rédactionnel) sous la responsabilité d'un Rédacteur en chef en charge des régions - et de quelques pigistes (2 pour commencer).

Côté exploitation, 20 Minutes s'appuie sur près de 50 points de distribution sur Grenoble (points de colportage, lignes de bus et de tramway, sites universitaires et d'entreprises...).

La grille du premier numéro de 20 Minutes sur Grenoble est la même que celle des autres éditions locales. Elle est composée de 24 pages dont une vingtaine réservée aux contenus : 3 ou 4 pages Grand Grenoble et Grenoble Sport, 4 pages France, 2 pages Monde, 1 page Economie, 1 page Pause (jeux, horoscope...), 1 page High-Tech, 1 page Culture, 2 pages TV-Médias, programme TV de la soirée et 2 pages Sport.

En fonction de l'actualité grenobloise, Pierre-Jean Bozo confirme la possibilité d'étendre le contenu local dans l'édition papier. Sans compter la publication hebdomadaire de suppléments ou dossiers nationaux (prévue dès cet automne sur Grenoble).


Une arrivée attendue pour certains, redoutée pour d'autres


Dans une salle comble du très chic restaurant gastronomique Fantin Latour [1] à Grenoble, de nombreux institutionnels, communicants et journalistes invités pour l'occasion avaient fait le déplacement. Tantôt pour "faire bonne figure" ou pour répondre à leurs préoccupations liées à l'arrivée du quotidien. Tantôt pour accueillir sans modestie à bras ouverts le lancement du quotidien et échanger de nombreux contacts professionnels.

L'arrivée plus ou moins inattendue de Michel Destot et de Michel Issindou, respectivement Député-Maire de Grenoble et de Gières lors de ce petit-déjeuner fut particulièrement remarquée par la direction du journal.

"Je reste assez perplexe sur l'arrivée à Grenoble mais bon, on attend de voir" me disait récemment un Maître de conférences spécialisé dans le domaine des médias. "Pour nous, c'est une bonne chose l'arrivée de 20 Minutes (...) On va pouvoir communiquer davantage sur Grenoble sur nos sujets et en même temps faire remonter notre info locale par leur canal national" m'expliquait l'une des responsables Presse d'une grande école. "Ça va enfin faire bouger le microcosme médiatique Grenoblois qui se regarde le nombril et changer la donne, je l'espère" me confiait également sur place une amie journaliste.

Comme je le disais en introduction, le quotidien gratuit 20 Minutes n'arrive pas les mains vides.

D'une part, l'agence Cojecom qui travaille avec le quotidien connait bien le marché de la presse grenobloise puisque c'est elle qui s'est occupée jusqu'en décembre 2009 de l'édition papier du titre Grenoble&Moi (actuellement recentré sur le web). D'autre part, l'arrivée "anticipée" du quotidien sur Grenoble coïncide avec une volonté de prendre ses marques durant la période estivale durant laquelle de nombreux médias locaux sont en "stand by".

Une nouvelle rivalité s'annonce entre les médias locaux.

Elle ne fait que commencer. Elle a déjà commencé...

Notes

[1] pas assez de chaises pour tout le monde


12

03

2010

Régionales 2010 en Rhône-Alpes pour les Nuls, les newbies et les abstentionnistes.

regionales 2010 Juste avant d'aller voter ce dimanche 14 mars 2010 [1], j'ai décidé d'en remettre une couche et d'accentuer la visibilité de ces élections régionales en région Rhône-Alpes principalement en direction des lecteurs internautes qui ont la chance de pouvoir voter et de...

...ceux qui n'ont que faire de la politique, ceux qui pensent en être éloignés, ceux qui ont le don de marteler que la politique ne change rien dans leur vie, ceux qui ne font pas l'effort de comprendre ou qui sous-estiment les principales prérogatives de la région, ceux qui ont déjà décidé de s'abstenir d'aller voter, ceux qui ont toujours une bonne excuse pour ne pas se déplacer le jour du scrutin, ceux qui n'osent pas déclarer à leur entourage qu'ils n'iront pas voter, ceux qui estiment être au dessus des autres, de la politique et qui pensent que "ça fait bien de dire à autrui qu'on n'est pas allé voter", ceux qui mélangent un peu tout, les enjeux politiques nationaux, locaux et régionaux...

La liste peut être encore plus longue... alors mieux vaut entrer directement dans le vif du sujet.

Il suffit parfois d'un clic de souris, d'un lien pertinent inséré dans cet article pour mieux comprendre ces élections.

Et pourquoi pas... changer d'avis !


Elections Régionales 2010 en Rhône-Alpes, quelques chiffres pour comprendre


La région Rhône-Alpes est la deuxième région économique de France.

C'est 43 698 Km2 de superficie, 8 départements, 6 millions d'habitants, 137 habitants par Km2 en densité, 25 arrondissements, 335 cantons, 2 879 communes [2].

L’élection des Conseillers régionaux de la région Rhône-Alpes a lieu les dimanches 14 mars et 21 mars 2010 (si un second tour est nécessaire !).

Les dernières élections régionales ont eu lieu il y a 6 ans, les 21 et 28 mars 2004.

Par décret, les électeurs sont convoqués [3] 5 semaines avant la date du 1er tour de scrutin pour renouveler l'ensemble des Conseillers régionaux qui seront élus cette-fois-ci pour 4 ans et non 6 ans ! (en raison principalement de la réforme des collectivités territoriales à venir et du chevauchement du renouvèlement des Conseillers régionaux et des Conseillers généraux la même année, en 2014 [4].

Il y a 8 sections départementales puisqu'il y a 8 départements en région Rhône-Alpes.

Pour chaque liste, le nombre de sièges à pourvoir est calculé puis réparti entre les sections départementales en fonction du nombre de suffrages obtenus dans chacune d'elles.

Cette fois-ci, face aux électeurs, 1551 candidats au poste de Conseiller régional Rhône-Alpes se répartissent sur 9 listes.

L'effectif du Conseil régional Rhône-Alpes est fixé à 157.

Mais le total des candidats par section départementale est fixé à 173 !

Au cas où un ou plusieurs Conseillers ne pourraient exercer leur fonction, il est initialement prévu que chaque section départementale présente 2 candidats supplémentaires.

Au total en Isère, nous obtenons 31 candidats pour la section départementale.

Une fois les listes déposées, il n'est pas possible de modifier, ajouter, supprimer ou remanier l'ordre de présentation des noms des candidats inscrits (voir la liste officielle des candidats en Rhône-Alpes).

Initialement, les candidats avaient jusqu'au 15 février 2010 à 12h pour se déclarer pour le 1er tour. Ils auront jusqu'au 16 mars 2010 pour le faire pour le second tour.

Entre les deux tours, le titre et l'ordre de présentation des candidats peuvent être modifiés ainsi que le premier des candidats ou tête de liste notamment en cas de fusion de liste.

C'est bon, vous suivez ? Alors on continue...


Elections Régionales 2010 en Rhône-Alpes, le mode de désignation


Le mode de désignation repose sur un scrutin de liste à deux tours.

Le dimanche 14 mars 2010 dès le premier tour, si une liste obtient plus de 50% des suffrages exprimés (soit la majorité du premier coup, ça m'étonnerait mais bon...), elle obtient directement 1/4 quart des sièges à pourvoir. Du coup, les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu au minimum 5 % des suffrages exprimés.

Si aucune liste présentée n’obtient cette utopique majorité des suffrages exprimés au premier tour, on revote la semaine suivante.

Le dimanche 21 mars 2010 lors du second tour, les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au 1er tour peuvent se maintenir en lice et choisir de fusionner avec les listes ayant obtenu au minimum 5 % des suffrages exprimés.

Au final, la liste qui arrive en tête obtient 1/4 des sièges au Conseil régional. Les autres sièges restants sont répartis à la représentation proportionnelle entre les listes ayant obtenu au minimum 5 % des suffrages exprimés ce jour là.

La parité est exigée au niveau des listes de candidats. Un homme, une femme et/ou inversement... "en alternance".


Elections Régionales 2010 en Rhône-Alpes, la campagne électorale


A partir du dimanche 28 février 2010 à minuit, la campagne électorale pour le 1er tour peut commencer. Elle se termine le samedi 13 mars 2010 à minuit.

A partir du dimanche 14 mars 2010 à minuit, la campagne électorale pour le 2ème tour peut (re)commencer. Elle se termine le samedi 20 mars 2010 à minuit.


Les Conseillers régionaux en Rhône-Alpes, ils font quoi au juste ?


"Ben... ils sont tous Vices-Présidents de quelque chose et ils font rien...".

Non, je déconne... Bien au contraire !

Voici un aperçu global de l'ensemble des compétences de la région Rhône-Alpes. Et quand on y regarde de plus près, on s'aperçoit très rapidement que les attributions et compétences du Conseil régional sont au coeur de nos usages et de notre vie quotidienne !

Aménagement du territoire

La région s'occupe du développement durable de son territoire, de la protection de l'environnement, du progrès social, de développement économique...

Les Transports Collectifs Régionaux

Aménagement des gares, investissement dans les transports collectifs tels que les trains, les TER, bus et autres moyens de déplacement connexes dont elle a la charge...

L'emploi et le développement économique

Les mesures stratégiques visant à déployer des pôles de compétitivité. Les politiques de développement permettant de regrouper, aider, soutenir les entreprises (notamment les PME-PMI). La mise en place de dispositifs permettant de propulser des initiatives dans les économies régionales...

La formation professionnelle, l'apprentissage, les lycées

L'entretien, la construction, le financement, les budgets de fonctionnement, les matériels des établissements de formation et d'apprentissage tels que les lycées publics et privés d’enseignement général, professionnel, technologique, agricole...

Les mesures d'accès à l'emploi et aux changement professionnels. Le financement des formations continues. Le développement des modes de validation de compétences professionnelles...

Voir tous les pouvoirs des collectivités territoriales.


Les Conseillers régionaux en Rhône-Alpes, ils sont payés combien ?


Les Conseillers régionaux perçoivent des "indemnités" [5].

Depuis 2008, l'indemnité maximale du Président du Conseil régional est fixée à 5441,10€/mois.

Les indemnités des Conseillers régionaux varient en fonction... du nombre d'habitants. Et pour plus de 3 millions d'habitants, c'est 2626,74€/mois.


Des sites web pertinents qui traitent des élections Régionales 2010


Vous avez tout compris ?

Alors pour aller encore plus loin, voici quelques liens web sélectionnés pour étoffer votre culture publique et politique sur le sujet :

NetPolitique - Election politique - Délits d'Opinion - CEVIPOF - Admi.net - Elections régionales 2010

Et pour en savoir encore plus au niveau régional, voici un très bon condensé de la NetCampagne des élections Régionales de 2010 en Rhône-Alpes :

Les artisans-Politologues (excellente initiative locale) pour mieux comprendre la sociologie et l'histoire électorale des territoires et des redécoupages en France.

Points d'actu, Lyon dans lequel GreBlog est le seul "blog local citoyen" (+ article) cité qui suit ces régionales 2010 pour le département de l'Isère [6].


Voilà !

En espérant que ces quelques informations complémentaires ont pu vous éclairer sur les rouages et les enjeux de cette élection.

Dans une certaine "mesure", on dit toujours que les abstentionnistes ne devraient pas se plaindre du résultat de ces élections car ils ont décidé de ne pas se déplacer pour aller voter. Personnellement, comme vous l'aurez compris, j'encourage tous les électeurs, lecteurs et internautes à aller voter !

Rendez-vous dimanche 14 mars à partir de 18h-20h sur GreBlog.net pour suivre comme d'habitude l'arrivée des résultats au niveau local... et en direct [7] !

En espérant que mon serveur web tienne le coup et ne saute pas comme d'habitude des vos premières requêtes.

Notes

[1] parce que j'y tiens, parce que c'est un droit, un devoir et un mode d'expression précieux...

[2] via Wikipedia

[3] dès le 5 février 2010

[4] via BM Lyon

[5] lire la circulaire indemnités de 2008

[6] c'est plutôt marrant

[7] dans la mesure du possible


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08

2008

Google Street View et Google Car dans les rues de Grenoble

google car street view grenoble Depuis le printemps 2008, des véhicules particuliers arborant les logos "Google" et "Google Maps" sur leurs portières sillonnent discrètement les routes des grandes villes aux Etats-Unis et des capitales européennes.

Aperçues au Royaume-Uni, au Canada, aux Etats-Unis, en Australie... mais également en France à Paris et dans certaines villes du pays, les "Google Cars" sont des voitures spécialement équipées pour capturer des images de rues.

Google entend ainsi compléter son système de vues panoramiques "Google Street View" adossé aux services Google Maps et Google Earth.


"Google Street View" : les Google Cars sillonnent la France


Grâce à Google Street View (ou Google StreetView) , les internautes ont pu pas à pas suivre le parcours du Tour de France 2008 et ainsi découvrir sur la toile les photos des rues empruntées par les coureurs (immersion panoramique 360°). Ce qui explique l'engouement et l'intéressement de nombreux internautes focalisés sur le passage à priori inattendu des Google Cars dans certaines petites villes en France depuis le début du mois de mai 2008.

On repère aisément une Google Car : elle dispose d'un "périscope" épais noir, attaché verticalement sur son toit et d'une batterie de caméras photos capable de prendre à tout moment des clichés balayés sur 180°-360°.

En France, après Paris, Grenoble est l'une des toutes premières villes choisies par Google pour enrichir ses solutions de cartographie en ligne. Des Google Cars auraient été aperçues à Saint-Martin d'Hères début juin, à Montbonnot-Saint-Martin, à Corenc...


Une "Google Car" à Grenoble


Après une recherche rapide sur la toile, nombreux sont ceux qui n'ont pas eu l'opportunité de prendre un cliché du véhicule en activité dans les rues de la capitale des Alpes ou dans la région.

Jeudi 31 juillet 2008 à 12h47, j'ai eu la chance de prendre en photo une "Google Car" à Grenoble, (Ile Verte), à quelques mètres de l'une des 3 tours de Grenoble. J'ai eu 6 secondes pour activer mon N95.

Le cliché est pris de loin : conformément à ce que l'on peut constater habituellement dans d'autres villes européennes, il s'agit vraisemblablement d'une Opel Astra noire (et non grise) entièrement équipée (une vingtaine de véhicules de ce type sont en stationnement dans un parking près de Rungis, Val-de-Marne).

Après avoir lancé les vues panoramiques en France à l'occasion du Tour de France, Google Street View continue sa tournée à Grenoble.

Une "Google Car" en plein été dans les rues de Grenoble, circulant très très lentement sur le boulevard Maréchal Leclerc, au moment où de nombreuses personnes sont en vacances ou finissent tranquillement leur déjeuner le midi : pour le géant américain, il s'agit d'un moment idéal pour prendre tranquillement des clichés de nos rues peu encombrées avec... une certaine discrétion !


14

04

2008

Lancement de l'OFIPOPU à Grenoble : Observatoire des Finances et des Politiques Publiques

ofipopu grenoble Jeudi 10 avril 2008, je me suis rendu à la Boutique Citoyenne de Grenoble.

Habituellement animée par Vincent Comparat, chargé de conseiller gratuitement les personnes physiques et morales à la recherche de renseignements sur l'action publique, politique et locale, la Boutique Citoyenne [1] organisait une conférence de presse [2] pour évoquer le lancement de l'OFIPOPU, l'Observatoire des Finances et des Politiques Publiques à Grenoble.

Raymond Avriller (ADES) était également présent pour soutenir la création de cet observatoire et souligner l'importance de l'initiative dans la région.

Partant des articles 13, 14 et 15 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 donnant notamment le droit de demander des comptes à tout agent public de son administration, l'OFIPOPU se constitue en association de fait et se dote d'un Conseil d'orientation composé d'une dizaine de personnes.


Fonctionnement


Le fonctionnement de cette nouvelle entité repose sur le bénévolat et l'organisation d'un réseau de correspondants sur le terrain. Afin de garantir son indépendance, l'OFIPOPU n'envisage pas de demande de subvention. Le groupe entend rendre compte de ses travaux en publiant plusieurs bilans annuels auprès du grand public : un premier en début d'année axé sur la communication des budgets prévisionnels, un second à la rentrée relevant les comptes administratifs des collectivités.

l'OFIPOPU [3] se donne quelques mois pour porter notamment l'ensemble de ses travaux sur Internet [4].

Dans un premier temps, l'observatoire à l'intention d'envoyer des courriers aux organismes publics afin de pouvoir collecter des informations financières. Le cas échéant, les demandes de renseignements non obtenues seront portées à la connaissance du public.

Dans un second temps, celui-ci propose de rendre accessible au public des documents officiels sous une forme synthétique accompagnés si besoin, de commentaires, de copies ou d'extraits de documents scannés. Une publication d'éléments calibrée sur le modèle de la DGCL ou sur la présentation de données ministérielles.

Dans un troisième temps, celui-ci entend répondre aux questions posées par le grand public, les associations, élus ou responsables sur un sujet en particulier et ce, en dehors de toute prérogative de nature politique.


Missions et objectifs


En lançant son initiative, l'OFIPOPU souhaite porter un premier regard sur les comptes publics depuis 2001 calqué sur le modèle de l'Observatoire de la Dépense Communal piloté par le CLUQ qui proposait dans les années 90 d'analyser la gestion des collectivités entre 1983 et 1995.

Pour l'heure, la mission de ce groupe se limite à l'examen des finances locales et des services publics locaux de la ville de Grenoble, de la Métro, du CG38, de la région Rhône Alpes et d'autres collectivités rattachées.

Les premiers objectifs de l'OFIPOPU :

porter des informations financières synthétiques aux habitants, élus ou associations ; vérifier la portabilité et l'accès à ses informations en provenance des collectivités ; comparer les promesses électorales aux actes et aux délibérations des organismes ; former si nécessaire les citoyens aux rouages des services publics et des collectivités ; alerter les habitants en cas de dépenses onéreuses ou de dérives financières...

Les premieres préoccupations de l'OFIPOPU :

vérifier et évaluer l'accès aux informations financières sur les sites Internet publics ; relever les méthodes et les moyens d'accès aux informations ; mesurer l'évolution de la fiscalité locale ou réaliser des expertises de situation ; comparer à titre indicatif la situation financière d'une ville par rapport à une autre...


Publier et synthétiser des informations parfois difficiles à obtenir...


Vincent Comparat, directeur de publication du journal de l'ADES souligne "Nous souhaitons donner une liberté d'appréciation des données financières au public (...) On se limitera uniquement à donner des infos tout en effectuant une analyse pluraliste des données accessibles à tous (...) Il y a beaucoup d'éléments à publier qui ne le sont pas ou ne le sont jamais alors que légalement, de nombreuses collectivités devraient les donner de leur propre chef sans qu'on leur demande (...) En priorité, on va surtout surveiller de très près la Métro, c'est l'une des collectivités les plus fragiles, le Conseil général n'a pas de dette à proprement parlé, la Région est en train de s'endetter normalement et la ville de Grenoble est stable et plutôt saine pour le moment".

Raymond Avriller explique à son tour "On a une assez grande confiance dans les chiffres fournis par les services (...) On ne veut pas que notre initiative devienne un moyen permettant à la population de réclamer moins d'impôts par exemple (...) Une chose essentielle aussi, on va aussi publier les vrais tarifs des services publics parfois difficilement accessibles aux usagers (...) Qui connaît vraiment les tarifs des transports, du SMTC et de la SEMITAG, du chauffage urbain, de GEG, d'EDF, de la restauration scolaire, de l'eau, de l'assainissement et des stationnements ? (...) On s'appuiera sur les Service de Contrôle de Gestion (...) On s'occupera aussi de relever la fiscalité mixte et on préviendra si nécessaire l'arrivée de nouveaux impôts".


Le site de la ville de Grenoble distinguée pour sa transparence


Juste au moment où le site web de la Ville de Grenoble se voit distinguer pour la seconde fois pour sa transparence en matière de communication budgétaire sur les 490 collectivités locales examinées (lire l'étude), l'OFIPOPU se donne pour mission en parallèle de renforcer l'accès aux données financières en toute indépendance. Selon l'observatoire, il reste encore des efforts pour expliquer clairement certaines délibérations du Conseil municipal.

Partant du simple Collectif en passant par les Associations et Unions de quartier puis les Comités les regroupant, les Conseils consultatifs de secteur, la Mairie, la Communauté de communes, le Département en passant par son Conseil général et la Préfecture, la Région, l'Etat et l'Europe...

...difficile pour le citoyen d'y voir clair, d'agir, de s'orienter et de s'intercaler dans ces rouages.

Reste à engager ce dernier dans une phase d'approche de lecture des informations financières en provenance des collectivités et à l'intéresser davantage à la chose publique dans un système qu'il considère de plus en plus complexe et opaque dans lequel il ne trouve plus sa place... depuis longtemps.

En annexe, ci-dessous à télécharger, l'un des premiers documents et tableau de l'OFIPOPU : l'évolution de la fiscalité locale à Grenoble entre 2001 et 2007.

Extraits du document de l'OFIPOPU sur le sujet : "De novembre 2001 à novembre 2007, la taxe d’habitation a augmenté de 15,6 %. L’inflation n’a été que de 11% durant la même période" - "D’octobre 2001 à octobre 2007, la taxe foncière a augmenté de 24,6 %. L’inflation n’a été que de 10 % durant cette période" - "Au total, ces deux impôts ont augmenté de 20,4 % sur la période, soit le double de l’augmentation des prix".

Notes

[1] lire mon précédent billet sur le sujet

[2] étonné, peu de journalistes présents...

[3] La Boutique Citoyenne, 12 rue Voltaire à Grenoble

[4] probablement en ligne dès l'été 2008


21

12

2007

Mémoires de Grenoble

memoires de grenoble Je n'ai pas pour habitude de faire la promotion d'un produit ou d'un service sur ce blog.

Mais là, j'ai découvert une pépite locale pour ceux qui aiment se plonger dans notre passé et ou (re)découvrir l'actualité de Grenoble et de notre région à un moment crucial de notre histoire.

Une série de documentaires poignants vient de sortir en DVD sur le rôle de la Résistance grenobloise, l'impact de l'occupant et le courage de personnalités grenobloises durant la seconde guerre mondiale, période 1939 et 1945.


Un tour d'horizon exceptionnel sur Grenoble durant l'occupation


Réalisé par Lionel Landru, réalisateur indépendant, ce film documentaire propose de nous plonger au coeur de l'histoire de Grenoble durant les années d'occupation. Un tour d'horizon exceptionnel s'appuyant sur des images d'archives, des films d'époque, des témoignages de résistants [1] reconnus en passant par une recomposition des lieux où ont eu lieu de nombreuses exactions.

En introduction, l'auteur explique : "Sous la forme de courtes vidéos compilées en un seul film [2], Mémoires de Grenoble n'a pas l'ambition d'un livre d'histoire. C'est un premier pas, quelques pistes dans l'exploration de l'histoire de la ville et ses massifs pendant la seconde guerre mondiale. Le Grenoble occupé et martyr. Le Grenoble Résistant. Ce film est aussi la redécouverte de ces hommes et femmes d'hier qui donnèrent leurs noms aux rues d'aujourd'hui."


Le boulevard Gambetta était le boulevard du Maréchal Pétain


En marge des hostilités de l'époque, on y apprend par exemple qu'à Grenoble, le boulevard Gambetta s'appelait le boulevard Maréchal Pétain [3], que l'un des sièges d'un groupe de Résistants Grenoblois jouxtait le mur de la cellule de la Gestapo cours Berriat ou que le nombre de Résistants Grenoblois se comptaient au début des hostilités... sur les doigts d'une main...

D'autres sujets sont traités et abordés : l'occupation italienne et allemande, le rôle du PC, de Merlin Gerin, de la Viscose, les réseaux clandestins, la caserne de Bonne, Vassieux en Vercors, les maquisards, la Saint Bathélémy Grenobloise, la compagnie Stéphane... sans compter les suppléments sur le support.

Un DVD [4]à conseiller aux professeurs d'Histoire et à tout ceux qui souhaitent découvrir Grenoble durant l'une des période les plus troubles de notre Histoire. Tout simplement excellent !

Notes

[1] Entre autre, Pierre Fugain, le père de Michel... en photo

[2] 1h21

[3] (sic !)

[4] On peut se le procurer pour 10€ à l'A.N.A.C.R, 64 rue Ampère, 38000 Grenoble, 04.76.47.04.49


17

09

2007

TéléGrenoble, en phase de transition, fait sa rentrée sur la TNT

telegrenoble tnt La semaine dernière, j'ai rencontré Thibault Leduc, Pauline Alleau et Jérémie Joubert respectivement rédacteur en chef et présentateur, journaliste et chargé de production de la chaîne locale TéleGrenoble.

Alors que beaucoup pensaient que les soubresauts de la chaîne en fin de première saison l'entraîneraient dans sa chute, TéléGrenoble fait sa rentrée et entame déjà sa 3ème saison. Il me semblait intéressant et pertinent d'en savoir plus sur le fonctionnement et la grille des programmes de la chaîne.

Jérémie Joubert [1] est chargé de production auprès de la rédaction de Télégrenoble. Au quotidien, cet "homme de l'ombre" est le bras droit de Thibault Leduc. Il l'assiste au quotidien notamment sur les plateaux mobiles. Il supervise les rouages de production et s'emploie à négocier en amont avec les partenaires de la chaîne dans le cadre de ses déplacements.


TéléGrenoble arrive sur la TNT locale


TéléGrenoble ne pouvait pas rêver mieux que d'émettre dès à présent sur la TNT en cette rentrée 2007/2008.

En effet, la chaîne a obtenu plus tôt que prévu une autorisation du CSA de diffusion sur le bouquet locale de Télévision Numérique Terrestre. Depuis le 15 septembre, il vous est possible de la regarder sur le canal 20 de votre téléviseur. Il suffit de lancer une nouvelle mémorisation automatique de son décodeur TNT pour retrouver TéléGrenoble en qualité numérique. Et La qualité de l'image est au rendez-vous !

En région, le canal 20 est réservé aux locales et TéléGrenoble est l'une des toutes premières chaînes locales privées à diffuser ses programmes sur la TNT.


Un changement de cap et une période de réflexion pour TéléGrenoble


Du côté de son fonctionnement, la chaîne est actuellement en période de "gestation", de "transition", en phase "hors saison".

TéléGrenoble et Paru Vendu déménagent progressivement dans de nouveaux locaux situés au Rondot Rondeau. La chaîne a besoin de se redéployer, de changer ses méthodes de fonctionnement, d'accroître son périmètre et potentiel professionnel. Un nouveau studio "fixe" est en cours de montage et va permettre à la locale de produire d'autres émissions et de décupler ses capacités techniques.

TéléGrenoble se donne également de nouveaux objectifs en matière de programmation. Un grille remaniée, moins de déplacements pour les directs, plus de synergie en matière de production. Ainsi, le plateau mobile habituel se déplacera uniquement pour les évènements de grande importance. "Pour nous, la saison 3 de TéléGrenoble commencera vraiment en décembre janvier 2008" affirme Jérémie.

Signe et témoin de grands changements au sein de la locale, Pauline Alleau signale au conditionnel "Il est probable que TéléGrenoble change de nom dans les mois à venir". De son côté, Thibault Leduc se réjouit de l'arrivée de la chaîne sur la TNT. "Avec son arrivée sur la TNT, TéléGrenoble est susceptible de drainer près de 100 000 nouveaux téléspectateurs dans le voironnais" ajoute le rédacteur en chef.

Hormis la qualité indéniable du son et de l'image, la TNT est aussi le moyen de "refidèliser" un certain nombre de téléspectateurs qui, à force de zapper en avant et en arrière, trouveront une nouvelle opportunité de regarder TéléGrenoble sans changer de bouquet.

Notes

[1] l'homme aux nouvelles lunettes de premier de la classe... non, je plaisante :-)