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2010

Régionales 2010 en Rhône-Alpes pour les Nuls, les newbies et les abstentionnistes.

regionales 2010 Juste avant d'aller voter ce dimanche 14 mars 2010 [1], j'ai décidé d'en remettre une couche et d'accentuer la visibilité de ces élections régionales en région Rhône-Alpes principalement en direction des lecteurs internautes qui ont la chance de pouvoir voter et de...

...ceux qui n'ont que faire de la politique, ceux qui pensent en être éloignés, ceux qui ont le don de marteler que la politique ne change rien dans leur vie, ceux qui ne font pas l'effort de comprendre ou qui sous-estiment les principales prérogatives de la région, ceux qui ont déjà décidé de s'abstenir d'aller voter, ceux qui ont toujours une bonne excuse pour ne pas se déplacer le jour du scrutin, ceux qui n'osent pas déclarer à leur entourage qu'ils n'iront pas voter, ceux qui estiment être au dessus des autres, de la politique et qui pensent que "ça fait bien de dire à autrui qu'on n'est pas allé voter", ceux qui mélangent un peu tout, les enjeux politiques nationaux, locaux et régionaux...

La liste peut être encore plus longue... alors mieux vaut entrer directement dans le vif du sujet.

Il suffit parfois d'un clic de souris, d'un lien pertinent inséré dans cet article pour mieux comprendre ces élections.

Et pourquoi pas... changer d'avis !


Elections Régionales 2010 en Rhône-Alpes, quelques chiffres pour comprendre


La région Rhône-Alpes est la deuxième région économique de France.

C'est 43 698 Km2 de superficie, 8 départements, 6 millions d'habitants, 137 habitants par Km2 en densité, 25 arrondissements, 335 cantons, 2 879 communes [2].

L’élection des Conseillers régionaux de la région Rhône-Alpes a lieu les dimanches 14 mars et 21 mars 2010 (si un second tour est nécessaire !).

Les dernières élections régionales ont eu lieu il y a 6 ans, les 21 et 28 mars 2004.

Par décret, les électeurs sont convoqués [3] 5 semaines avant la date du 1er tour de scrutin pour renouveler l'ensemble des Conseillers régionaux qui seront élus cette-fois-ci pour 4 ans et non 6 ans ! (en raison principalement de la réforme des collectivités territoriales à venir et du chevauchement du renouvèlement des Conseillers régionaux et des Conseillers généraux la même année, en 2014 [4].

Il y a 8 sections départementales puisqu'il y a 8 départements en région Rhône-Alpes.

Pour chaque liste, le nombre de sièges à pourvoir est calculé puis réparti entre les sections départementales en fonction du nombre de suffrages obtenus dans chacune d'elles.

Cette fois-ci, face aux électeurs, 1551 candidats au poste de Conseiller régional Rhône-Alpes se répartissent sur 9 listes.

L'effectif du Conseil régional Rhône-Alpes est fixé à 157.

Mais le total des candidats par section départementale est fixé à 173 !

Au cas où un ou plusieurs Conseillers ne pourraient exercer leur fonction, il est initialement prévu que chaque section départementale présente 2 candidats supplémentaires.

Au total en Isère, nous obtenons 31 candidats pour la section départementale.

Une fois les listes déposées, il n'est pas possible de modifier, ajouter, supprimer ou remanier l'ordre de présentation des noms des candidats inscrits (voir la liste officielle des candidats en Rhône-Alpes).

Initialement, les candidats avaient jusqu'au 15 février 2010 à 12h pour se déclarer pour le 1er tour. Ils auront jusqu'au 16 mars 2010 pour le faire pour le second tour.

Entre les deux tours, le titre et l'ordre de présentation des candidats peuvent être modifiés ainsi que le premier des candidats ou tête de liste notamment en cas de fusion de liste.

C'est bon, vous suivez ? Alors on continue...


Elections Régionales 2010 en Rhône-Alpes, le mode de désignation


Le mode de désignation repose sur un scrutin de liste à deux tours.

Le dimanche 14 mars 2010 dès le premier tour, si une liste obtient plus de 50% des suffrages exprimés (soit la majorité du premier coup, ça m'étonnerait mais bon...), elle obtient directement 1/4 quart des sièges à pourvoir. Du coup, les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu au minimum 5 % des suffrages exprimés.

Si aucune liste présentée n’obtient cette utopique majorité des suffrages exprimés au premier tour, on revote la semaine suivante.

Le dimanche 21 mars 2010 lors du second tour, les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au 1er tour peuvent se maintenir en lice et choisir de fusionner avec les listes ayant obtenu au minimum 5 % des suffrages exprimés.

Au final, la liste qui arrive en tête obtient 1/4 des sièges au Conseil régional. Les autres sièges restants sont répartis à la représentation proportionnelle entre les listes ayant obtenu au minimum 5 % des suffrages exprimés ce jour là.

La parité est exigée au niveau des listes de candidats. Un homme, une femme et/ou inversement... "en alternance".


Elections Régionales 2010 en Rhône-Alpes, la campagne électorale


A partir du dimanche 28 février 2010 à minuit, la campagne électorale pour le 1er tour peut commencer. Elle se termine le samedi 13 mars 2010 à minuit.

A partir du dimanche 14 mars 2010 à minuit, la campagne électorale pour le 2ème tour peut (re)commencer. Elle se termine le samedi 20 mars 2010 à minuit.


Les Conseillers régionaux en Rhône-Alpes, ils font quoi au juste ?


"Ben... ils sont tous Vices-Présidents de quelque chose et ils font rien...".

Non, je déconne... Bien au contraire !

Voici un aperçu global de l'ensemble des compétences de la région Rhône-Alpes. Et quand on y regarde de plus près, on s'aperçoit très rapidement que les attributions et compétences du Conseil régional sont au coeur de nos usages et de notre vie quotidienne !

Aménagement du territoire

La région s'occupe du développement durable de son territoire, de la protection de l'environnement, du progrès social, de développement économique...

Les Transports Collectifs Régionaux

Aménagement des gares, investissement dans les transports collectifs tels que les trains, les TER, bus et autres moyens de déplacement connexes dont elle a la charge...

L'emploi et le développement économique

Les mesures stratégiques visant à déployer des pôles de compétitivité. Les politiques de développement permettant de regrouper, aider, soutenir les entreprises (notamment les PME-PMI). La mise en place de dispositifs permettant de propulser des initiatives dans les économies régionales...

La formation professionnelle, l'apprentissage, les lycées

L'entretien, la construction, le financement, les budgets de fonctionnement, les matériels des établissements de formation et d'apprentissage tels que les lycées publics et privés d’enseignement général, professionnel, technologique, agricole...

Les mesures d'accès à l'emploi et aux changement professionnels. Le financement des formations continues. Le développement des modes de validation de compétences professionnelles...

Voir tous les pouvoirs des collectivités territoriales.


Les Conseillers régionaux en Rhône-Alpes, ils sont payés combien ?


Les Conseillers régionaux perçoivent des "indemnités" [5].

Depuis 2008, l'indemnité maximale du Président du Conseil régional est fixée à 5441,10€/mois.

Les indemnités des Conseillers régionaux varient en fonction... du nombre d'habitants. Et pour plus de 3 millions d'habitants, c'est 2626,74€/mois.


Des sites web pertinents qui traitent des élections Régionales 2010


Vous avez tout compris ?

Alors pour aller encore plus loin, voici quelques liens web sélectionnés pour étoffer votre culture publique et politique sur le sujet :

NetPolitique - Election politique - Délits d'Opinion - CEVIPOF - Admi.net - Elections régionales 2010

Et pour en savoir encore plus au niveau régional, voici un très bon condensé de la NetCampagne des élections Régionales de 2010 en Rhône-Alpes :

Les artisans-Politologues (excellente initiative locale) pour mieux comprendre la sociologie et l'histoire électorale des territoires et des redécoupages en France.

Points d'actu, Lyon dans lequel GreBlog est le seul "blog local citoyen" (+ article) cité qui suit ces régionales 2010 pour le département de l'Isère [6].


Voilà !

En espérant que ces quelques informations complémentaires ont pu vous éclairer sur les rouages et les enjeux de cette élection.

Dans une certaine "mesure", on dit toujours que les abstentionnistes ne devraient pas se plaindre du résultat de ces élections car ils ont décidé de ne pas se déplacer pour aller voter. Personnellement, comme vous l'aurez compris, j'encourage tous les électeurs, lecteurs et internautes à aller voter !

Rendez-vous dimanche 14 mars à partir de 18h-20h sur GreBlog.net pour suivre comme d'habitude l'arrivée des résultats au niveau local... et en direct [7] !

En espérant que mon serveur web tienne le coup et ne saute pas comme d'habitude des vos premières requêtes.

Notes

[1] parce que j'y tiens, parce que c'est un droit, un devoir et un mode d'expression précieux...

[2] via Wikipedia

[3] dès le 5 février 2010

[4] via BM Lyon

[5] lire la circulaire indemnités de 2008

[6] c'est plutôt marrant

[7] dans la mesure du possible


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01

2010

GEG - Gaz Electricité de Grenoble pense à notre belle sérénité

geg grenoble En début de semaine dernière, j'ai reçu dans ma boîte aux lettres postale [1] un courrier en bonne et due forme de la société d'économie mixte locale GEG - Gaz Electricité de Grenoble.

En principe, lorsque la relation entre le client particulier et cette entité est saine et que l'on reçoit chez soi une correspondance du distributeur et fournisseur de gaz et d'électricité de Grenoble, on se dit à priori qu'il s'agit tout bonnement en ce début d'année d'une facture annuelle ou d'un échéancier prévisionnel de mensualisation.

GEG est une société qui se définie comme "une entreprise originale dans le paysage électrique français" [2]. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le courrier reçu est tout aussi original que son émetteur.

Il ne s'agissait pas d'une facture ou d'un courrier de voeux de l'entreprise "verte" à ses fidèles clients pour la nouvelle année mais bel et bien d'une publicité commerciale pour le moins... surprenante.


"Sérénité Electrique" : l'assurance tranquillité de GEG


Une panne de courant arrive toujours au dernier moment... c'est bien connu.

La SEM au capital de 24,7M€ a "tout prévu pour simplifier la vie" des consommateurs comme elle tend à le souligner.

Voici le détail de la lettre d'une nouvelle campagne de prospection GEG auprès de sa clientèle particulier.

"Chère cliente, Cher client (...) Votre installation intérieure disjoncte toujours au mauvais moment ? (...) Pour savoir qui appeler en cas de panne électrique - défaillance de votre installation électrique intérieure - dans votre logement, GEG a créé pour vous le service Sérénité Electrique (...) C'est votre assurance tranquillité".

"Votre technicien se déplace chez vous dans l'heure qui suit votre appel, assure la mise en sécurité de votre installation et le rétablissement du courant dans votre logement (...) Grâce à votre abonnement, tous les déplacements sont gratuits ! (...) Profitez d'un numéro de téléphone dédié pour joindre votre technicien 24h/24 et 7j/7".

"Pour 2€ par mois : un seul appel et votre technicien s'occupe de tout (...) Profitez de 3 mois d'abonnement gratuit (...) Contactez-nous au 04.76.84.20.00 ou renvoyez le coupon ci-joint".

Sur la brochure qui accompagne le courrier publicitaire, il est mentionné que l'abonnement inclut également un prédiagnostic de votre installation par téléphone et l'intervention d'un technicien à votre domicile à n'importe qu'elle heure du jour et de la nuit y compris les jours fériés (selon des conditions générales disponibles comme par enchantement... sur simple demande) [3].

Quant au coupon réponse et d'abonnement, il est naturellement affranchi en mode T - lettre prioritaire -.


Votre disjoncteur... disjoncte t-il souvent ?


A partir du moment où le contrat d'abonnement électrique est initialement calibré pour permettre à l'ensemble des appareils domestiques électriques d'un foyer de fonctionner (ex : Domestique - Simple Tarif - 6Kva), pour quelles raisons une installation électrique intérieure serait-elle amenée à disjoncter régulièrement ou "disjoncterait-elle toujours au dernier moment" ?

Si l'on observe le tableau de bord de la qualité de fourniture de l'électricité du GRD (Gestionnaire de Réseau de Distribution : exploitation, entretien et développement des réseaux dans le "respect de la qualité et la sécurité"), on s'aperçoit que le temps de coupure annuel moyen par client hors incidents ne cesse de baisser chaque année. En 2008, il n'était que de 14mn/an en moyenne par client, soit environ 70sec/mois. Autant dire que la possibilité d'une coupure électrique volontaire est infime au domicile d'un particulier.

De plus, lors d'une éventuelle interruption électrique chez soi, il est souvent difficile de savoir sur l'instant s'il s'agit d'une coupure volontaire momentanée de l'opérateur ou d'un problème électrique isolé chez soi. De quoi s'interroger sur l'opportunité d'appeler ou non GEG en priorité dans l'un des cas précités.

En prenant un abonnement "Sérénité Electrique", nul doute que le client aura généralement le réflexe de considérer que l'entreprise qui compte environ 100 000 abonnés sera responsable de la moindre coupure ou du moindre dysfonctionnement en interne. "Je paye 2€/mois donc vous devez intervenir...".


Agir pour une mise en sécurité intérieure ?


Dans le coupon réponse, il est précisé "qu'à tout moment, un technicien GEG intervient à mon domicile sur simple appel de ma part, pour le rétablissement et la mise en sécurité de mon installation électrique intérieure".

Ce qui, sans aucune mention particulière détaillée, sous-entend que le technicien non seulement est chargé de rétablir l'électricité une fois sur place mais se doit également de sécuriser l'installation électrique à l'intérieur du domicile. Cette dernière mission laisse planer le doute sur la mission d'intervention du 6ème distributeur français d'électricité.

Doit-on comprendre que GEG, par l'intermédiaire de son technicien sur site, se doit de prendre entièrement à sa charge les frais de travaux éventuels, de pose, d'installation et/ou de remplacement d'équipements défectueux ou non conforme dans le cadre d'une mise en sécurité nécessaire d'une installation intérieure ?

A première vue, le coupon laisse supposer cette possibilité. Sans davantage d'explication complémentaire annotée, l'énoncé de l'offre reste équivoque.

"L'intervention de notre technicien s'arrête en amont du disjoncteur (...) Normalement, on ne va pas plus loin" m'expliquait un sympathique et jeune conseiller clientèle GEG joint par téléphone au numéro indiqué dans le courrier. Une réponse qui a le mérite de remettre les compteurs à zéro, c'est le cas de le dire...

La publicité de GEG serait-elle volontairement peu explicite et trompeuse, suffisamment ambigüe pour allécher le chaland ?


Votre téléphone est-il alimenté sur secteur ?


L'abonnement prévoit d'appeler un technicien GEG pour qu'il puisse intervenir rapidement. Autrefois, les téléphones fixes n'étaient pas branchés sur secteur. De nos jours, la très grande majorité des foyers disposent d'un téléphone fixe... fonctionnant sur le secteur 220v.

Comment peut-on appeler un technicien pour rétablir l'électricité via une ligne fixe (04.76...) alors que le téléphone fixe ne peut fonctionner en raison d'une coupure de courant ?

"Là, c'est vrai, il y a comme un problème (..) Vous avez trouvé je dirais...une faille (...) Disons que l'abonné à notre offre Sérénité Electrique doit se débrouiller pour nous appeler pour une intervention" me répond le conseiller qui reconnait un léger couac procédural dans les rouages de ce dispositif client-fournisseur.

Le cas échéant, il est toutefois possible d'utiliser un mobile pour contacter un technicien. Force et de constater par exemple que bon nombre de personnes âgées n'en disposent pas et sont attachées de longue date à leur téléphone fixe. Si l'on pousse le vice un peu plus loin, pour fonctionner, un mobile doit être alimenté... ou chargé via un adaptateur secteur. Dans la pratique, au moment d'un dysfonctionnement, appeler un numéro d'appel d'urgence dédié pour entrer en contact avec un technicien n'est peut être pas aussi simple que laisse le présager le contenu de l'offre.


Maintenant, si votre disjoncteur "disjoncte toujours au dernier moment", il est peut-être souhaitable de réviser votre contrat initial d'abonnement électrique avec GEG ou d'envisager une bonne fois pour toute l'intervention d'un tiers à votre domicile plutôt que de s'abonner à une offre aussi peu alléchante, à la limite de l'artifice ou de l'enfumage.

Notes

[1] entre le courrier classique, le courriel, l'office box... il est dorénavant utile de préciser

[2] sur son web

[3] Alors on se dit qu'en cas d'intervention, l'abonné ne payera pas des heures d'astreintes..."


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12

2007

Marché de Noël et illuminations de fin d'année à Grenoble

Au moment où beaucoup de Grenoblois considèrent en cette période préélectorale que la ville de Grenoble ne met pas assez en valeur et en lumière son patrimoine, ses monuments, son coeur de ville et se demandent parfois "s'il existe un ingénieur lumière pour la ville de Grenoble ?" (lire le billet), force est de constater que Noël est une période propice pour tenter d'améliorer ce contexte et de corriger le tir.

Depuis le 1er décembre 2007, le centre-ville de Grenoble vit au rythme des illuminations de fêtes de fin d'année et du marché de noël. Un moment privilégié pour tous les Grenoblois mais aussi la mairie, Grenoble Tourisme et Congrès (Office du tourisme) et ses partenaires pour mettre en valeur le coeur de Grenoble.


Illuminations de fin d'année à Grenoble


En 2006, je déplorais le manque de simplicité de la ville de Grenoble et la volonté de véhiculer une symbolique culturelle et artistique complexe et décalée en matière d'illumination et de jeux de lumière. Il y a un an, on pouvait lire dans "Les nouvelles de Grenoble" cette justification partiellement incompréhensible : "A l'aval cascades englacées de la passerelle, des glaçons accrochés aux branches des arbres de la place de la Cymaise, le quai scintille de myriades de gouttelettes d'azur, de menu reflets évanescents de mouvants courant sur la nuit de l'Isère...".

En matière de teintes, de gaieté et de couleurs vives, la ville jouait la carte de la discrétion et de l'intimité [1].

En 2007, la ville de Grenoble s'illumine en choisissant un éclairage plus émoussé, reposant sur des couleurs simples à identifier, beaucoup plus vives et multicolores, dont la simplicité des teintes témoignent d'une meilleure convivialité. Cette année, de nouveaux éclairages font leur apparition sur certaines places et carrefours de Grenoble, notamment de nouvelles décorations sur des arbres. De plus, la ville apporte son soutien à des associations de commerçants afin d'embellir et d'accentuer l'éclairage de certaines rues piétonnes.

Globalement, il semblerait que des efforts soient entrepris en matière développement durable en envisageant de diminuer la consommation électrique de certains éclairages sur différentes zones : en 2005, 470 000 kw/h étaient dépensés pour environ 300 heures d'illumination. Pour 2007, la ville prévoie de consommer 250 000 Kw/h et de dépasser le cap des 300 heures notamment par un changement d'équipements et d'ampoules moins gourmandes [2] en dépense d'énergie.

Fin avril 2007, je relevais dans un précédent billet la présence d'ampoules électriques accrochées à un cordon, trempées par le jaillissement d'eau récurrent de la fontaine de la place Grenette. Elles furent enlevées cinq jours plus tard.

Souhaitons que la ville de Grenoble fasse un effort cette année pour enlever les équipements d'illumination temporairement accrochés qui n'ont plus besoin de s'y trouver après les festivités. Finalement, il s'agit aussi d'un critère de développement durable.


Le marché de Noël à Grenoble


marche de noel Grenoble Au cours du mois de décembre, je me suis promené plusieurs fois au marché de Noël de la place Victor Hugo et Grenette.

Le décallage est flagrant. D'un côté, la place Grenette n'expose que des chalets en bois traditionnels tenus par des commerçants qui peinent à vendre et promouvoir leurs produits artisanaux : une place très peu animée, essentiellement commerciale, en marge d'un manège enchanté. De l'autre, la place Victor Hugo, beaucoup plus attrayante et animée, qui fait la joie des promeneurs de tous âges.

Cette année, les choses ont évolué place Victor Hugo. Les vilaines oeuvres présentées l'an passé par l'école ARIES font place à un charmant village occupé certains jours de la semaine par le Père Noël [3] qui ne vous prend pas quelques euros pour permettre à vos enfants d'être photographié à ses côtés . Les lutins ont fait place à d'autres personnages sympathiques déambulants pour la plus grande joie des enfants. Comme chaque année, la sono du podium est toujours aussi mal réglée. Le vin chaud et les chocolats sont toujours aussi délicieux chez des commerçants qui ont beaucoup plus le sourire que ceux de la place Grenette.

Hier, j'en ai profité pour discuter avec l'un des sympathiques responsables de Grenoble Tourisme et Congrès, chargé de la logistique sur Victor Hugo. Ce dernier m'informe que l'accueil et la sécurité des promeneurs ont été améliorées et que les opérations logistiques entre les acteurs sur site (pompier, police,...) ont été renforcées cette année. A contrario, il m'explique que globalement, le ramassage des déchets n'est pas optimal et pose quelques problèmes à l'organisation.

Du 1er au 24 décembre 2007, la location d'une tente blanche pour un commerçant est d'environ 1700 euros. Celle d'un chalet avoisine les 4600 euros. La location prend en compte les services et les équipements adéquates liés au confort de l'exposant. Il y en a 63, et en moyenne, 70% d'entre eux renouvellent leur location d'une année à l'autre. Je vous laisse compter...


Quelques remarques complémentaires


En dehors de l'aspect locatif et mercantile, je m'interroge sur l'utilité du marché de Noël de la place Grenette. Il serait plus pertinent de proposer aux Grenoblois de patiner de nouveau sur la glace (mini-patinoire), de profiter d'un vrai podium d'animation ou de proposer des sculptures sur glaces, une initiation au ski sur de la neige artificielle ou tout autre exemple d'animations connexes.

Cette année, les illuminations sont plus en adéquation avec les festivités. Le marché de Noël est plus relevé et le calendrier des animations est plus étoffé que l'an passé. La ville a certainement fait plus d'effort pour éclairer certaines rues piétonnes. Notons au passage qu'il y a quelques mois, certains collectifs de commerçants du centre-ville se plaignaient d'une baisse de leur CA et revendiquaient un certain ras le bol auprès de la mairie... en matière de déplacement et de stationnement.

Rien d'étonnant à constater, à la veille d'élections locales majeures que le budget alloué, la parade, l'intendance et la logistique sont bien évidemment.. ...au rendez-vous.

En attendant, je vous souhaite à tous de passer d'excellentes fêtes de Noël !

Notes

[1] beurk...

[2] dont le prix est à prendre en compte, bien évidemment

[3] mes enfants ont adoré


30

11

2007

Lampe allumée en ville, à n'importe quelle heure de la journée, qui paye ?

ecole allumée Il y a un an, je signalais dans un billet que la ville de Grenoble n'était pas l'une des villes de France les plus remarquables en matière d'illumination et d'éclairage tout au long de l'année.

Force est de constater que la commune ne jouie pas d'un embellissement lumineux réfléchi et approprié, notamment en liaison avec son patrimoine. L'arrivée des fêtes de Noël n'est qu'un vecteur d'illumination temporaire pour une ville qui a bien besoin d'être illuminée par un ensemble de jeux de lumière.

En parallèle de cette constatation, le sujet de l'éclairage public et privé à Grenoble m'interpelle depuis un petit moment.

Volontairement, je décide de donner un titre évocateur à ce billet qui correspond à l'une de mes photos prises en ville il y a quelques temps, rue Hébert à Grenoble , à proximité d'une école. Apparemment, Je constate que je ne suis pas le seul à m'insurger contre le gaspillage d'énergie.

En cette fin d'automne, la lumière du jour diminue rapidement en fin de journée dans la vallée. De nombreuses boutiques sont obligées d'allumer leur intérieur pour recevoir leurs clients dans de bonnes conditions.


Des lieux allumés en permanence la nuit


Je ne compte plus le nombre de fois où, durant mes promenades en ville, le soir, sortant tard d'une conférence, d'un débat ou de chez des amis je comptabilise les nombreuses devantures commerciales allumées en permanence à une heure où les Grenoblois sont à deux doigts d'aller se coucher. Souvent, ces dernière sont allumées pour indiquer une éventuel présence ou activité humaine ou tout simplement pour achalander le passant.

Même constatation concernant quelques lieux emblématiques de la ville. Lorsqu'il m'arrive de circuler ou de marcher le long du boulevard Jean Pain . Plusieurs bureaux ou salles en mairie restent partiellement éclairés à mi-hauteur du bâtiment. Ce fût le cas il y a deux semaines et lundi dernier vers 23h35.

A Grenoble, certaines ruelles très étroites restent également éclairées en permanence toute la nuit alors qu'il n'y a jamais personne qui s'y aventure. Juste en face de chez moi, il y en a une, près du gymnase : le faisceau de lumière projeté n'éclaire que le mur où il est positionné.

Du côté des établissements publics, la palme revient certainement aux écoles primaires et secondaires. Il n'est pas rare que le personnel d'entretien oublie certains soirs d'éteindre les lumières des classes et des toilettes des enfants. Je n'ai qu'à fermer le soir les volets de ma chambre pour juger de la situation.


Des lieux éclairés en permanence le jour


lumiere en ville Il arrive parfois que certains lieux restent éclairés en plein jour pour une raison que j'ignore.

Comme nous pouvons le voir sur ma photo, deux gros spots de lumière éclairent en plein jour la cour et l'entrée de la salle Olivier Messiaen , rue du Vieux Temple à Grenoble. Il s'agit-il probablement d'un problème de synchronisation de la cellule du capteur entre les variations de lumière du jour et de la nuit.

A moins qu'une personne ait simplement oublié d'appuyer sur l'interrupteur pour éteindre une fois de plus la lumière.

Toutefois, J'en doute.


Deux poids, deux mesures


A l'heure où chacun tente de se mobiliser à sa manière pour lutter plus ou moins contre le gaspillage d'énergie, de s'impliquer dans le processus des discussions prometteuses issues du "Grenelle de l'environnement", on peut aisément s'interroger sur l'ampleur de ce gaspillage d'énergie au quotidien.

Malheureusement, j'ai bien peur que les efforts accomplis par une minorité de la population en matière de gain et de maîtrise de consommation d'énergie ne soient qu'une simple compensation du gaspillage récurrent d'une fraction de la population qui manquent de visibilité et de bon sens dans son quotidien personnel et professionnel.


19

11

2007

Jardin de Ville de Grenoble : éclairage public à revoir

jardin de ville Dimanche dernier, je suis parti en fin d'après-midi me balader en ville avec mes enfants au parc du Jardin de Ville à Grenoble.

Arrivé sur les lieux à 17h10, je constate avec enthousiasme un nombre élevé d'enfants jouant dans l'air de jeux du parc du Jardin de Ville en compagnie de leurs parents. Parkas, bonnets, moufles, vêtements chauds pour tout le monde. En cette période de l'année, la baisse progressive et régulière des températures du soir et le récent changement d'heure il y a quelques semaines n'incitent pas pour autant les enfants et leurs parents à rester chez eux.

Bien au contraire...


La nuit tombe vite sous les arbres


Vers 17h20, la nuit commence nettement à tomber. En quelques minutes, les feuillages des grands arbres du parc cachent la lumière du jour et la visibilité extérieure s'estompe rapidement sur l'aire de jeux du centre-ville.

Vers 17h25, les lampadaires commencent petit à petit à s'éclairer. Au bout de quelques minutes, il est aisé de constater qu'ils n'éclairent qu'eux-mêmes... et l'allée principale traversant le parc du Jardin de Ville.

L'éclairage de l'aire de jeux est aussi discret et minimaliste que celui d'une exposition en vitrine d'une galerie d'art la nuit tombante.


Parents et enfants jouent dans une obscurité relative


Au moment de partir, vers 18h40, nombreux sont les parents et enfants présents qui restent jouer sur les balançoires, montent sur les toboggans et pont suspendu dans une obscurité relative.

Pour le confort de tous, pour des questions évidentes de sécurité, il serait pourtant judicieux d'ajouter en ces lieux un projecteur de lumière supplémentaire ou apparenté afin d'améliorer sensiblement le confort de jeux et la visibilité des lieux sous la surveillance des parents jusqu'à une certaine heure résonnable.

Pour y remédier, il serait opportun que les services de la ville puissent faire le nécessaire en dégageant par exemple, une toute petite dépense supplémentaire planifiée dans son budget alloué chaque année pour éclairer le centre-ville de Grenoble en ce début de période de fêtes de fin d'année !