verts grenoble Mardi 8 janvier 2007, dans le cadre des municipales 2008 à Grenoble, je me suis rendu à la permanence du groupe des élu(e)s écologistes, militants et citoyens du groupe ADES, des Verts et des Alternatifs réunis ensemble sur la liste "Grenoble 2008 - 2014, Ecologie et Solidarité en actes" [1].

A cette occasion, Denis Baupin, fondateur de l'association Agir Pour l'Environnement, vice-président du Syndicat des Transports d'Ile-de-France, président du comité de promotion du vélo, Conseiller général et Adjoint au maire de Paris chargé des transports, tête de liste des Verts pour les municipales 2008 à Paris, est venu apporter son soutien à la liste grenobloise [2].

Dans une ambiance détendue, "entre copains" [3], les Verts ont présenté leur objectifs de campagne.



Denis Baupin soutient les écologistes Grenoblois


En premier lieu, le chef de file des Verts pour les municipales 2008 à Paris signale que les Verts Grenoblois et Parisiens connaissent les mêmes difficultés. "On essaye de trouver des compromis pour avancer, ce qui se fait à Grenoble est un bon exemple de ces rapports de force (...) les partis majoritaires ont du mal à accepter la diversité et le pluralisme politique (...) Les écologistes Grenoblois sont connus comme ceux de Paris pour avoir été parmi les plus turbulents".

Sur le front des idées, Denis Baupin estime que "si on écoutait certains, tout le monde serait écolo (...) pendant des années, nous étions des doux rêveurs et des catastrophistes et maintenant ils se revendiquent comme tel (...) il vaut mieux de méfier des contrefaçons (...) les copains à Grenoble font des choses extrêmement importantes (...) En ce début du 21ème siècle, il ne faut pas se contenter de simples changements de surface mais d'un changement structurel (...) Il faut aller encore plus loin en dépassant par exemple le sujet emblématique de la Rocade Nord".


Maryvonne Boileau, désignée tête de liste "Ecologie et Solidarité en actes"


Lors de ce point presse, les Verts annoncent les 6 premiers noms de la liste "Ecologie et Solidarité en actes" pour 2008. Maryvonne Boileau, Conseillère municipale au logement social, présidente d'Actis est désignée chef de file.

Olivier Bertrand, Conseiller général du canton 1 de Grenoble est le second de la liste. Viennent ensuite Gwendoline Delbos-Corfield, Marina Girod de l'Ain, Gilles Kuntz, Hakim Sabri. Pierre Kermen et Raymond Avriller sont présents "plus loin" sur la liste. Tous deux, ayant préféré "encadrer" la liste, faire un "passage d'équipe" en laissant la place à d'autres personnalités.


Objectif de campagne et satisfaction des Verts


Maryvonne Boileau estime que les écologistes ont fait la preuve de résistance en traitant le dossier de la remunicipalisation de l'eau il y a quelques années. "C'est faire des politiques sociales quand on fait des politiques écologiques et publiques (...) Etre politique, ce n'est pas simplement ajouter des priorités les une derrière les autres, c'est au moment des contradictions que ce font actuellement les décisions politiques (...) c'est là où les écologistes ont une démarche qui n'a rien à voir avec celle de nos partenaires (...) la différence, c'est la rupture sur les pratiques pour donner le goût à la politique publique et et là, les partis traditionnels ont vraiment du mal" signale tour à tour le rassemblement des Verts.

En matière de transport, la candidate argumente "la Rocade, c'est 30 km de tram, vous imaginez (...) nous ne souhaitons pas faire campagne uniquement pour ou contre la Rocade Nord, mais sur l'écologie politique, le social, la santé et tout ce qui concerne les Grenoblois".

Le rassemblement affiche clairement sa sérénité au sujet des municipales 2008 à Grenoble.

Olivier Bertrand déclare "Là, pour cette année, on fait réellement une campagne pour gagner la mairie de Grenoble, je sais que ça paraît présomptueux, mais il y a un contexte politique différent, on a une base solide, même si on est plus avec Go Citoyenneté (...) On pense réellement être en tête de la gauche au 1er tour".

Pierre Kermen ajoute avec un brin d'humour "En fin de compte, on est une liste socialiste et écologiste, voilà".


L'écart avec la municipalité actuelle


Les écologistes témoignent de leur désarroi avec la majorité municipale actuelle. "La question du Stade des Alpes à été la rupture démocratique, une facture, une fracture sur le mode de décisions et qui s'est poursuivie sur les grands enjeux, les aides économiques, la question sociale, le logement, les technologies (...) Il y a un fossé qui s'est crée pour cette gauche qui oublie ce point centrale sur lequel elle s'est appuyée, le social" déclare Marina Girod de l'Ain.

Pierre Kermen signale "Aujourd'hui, il a une culture municipale écolo (...) Notre dynamique, c'est toujours notre idéal mais depuis quelques années, on a une expérience et une évaluation concrète".

Raymond Avriller ajoute "Nous ne sommes pas totalitaires, nous sommes utiles (...) On porte le débat et on prend nos responsabilités (...) Qu'est-ce que serait le débat politique à Grenoble si nous n'étions pas là ?".


Durant les semaines à venir, la liste "Ecologie Solidarité en actes" prévoit sur son agenda des évènements festifs, des réunions d'appartements, des rencontres dans la rue, une distribution de tracts, une nouvelle illustrée "Grenoble 2038", un comité de soutien et au moins une réunion publique par semaine pour aller à la rencontre des Grenoblois.

Notes

[1] Je vais raccourcir, en parlant des "Verts" tout au long du billet :-)

[2] photo : au centre, mes bras croisés

[3] Raymond Avriller et Denis Baupin signalent qu'ils se nomment ainsi, entre groupes...