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Mot clé :: [ ecologie ] - Tag associé à 2 billet(s)

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2010

Régionales 2010 : Philippe Meirieu, tête de liste Europe Ecologie cible la Vice-présidence des Transports

philippe meirieu grenoble Philippe Meirieu, tête de liste Europe Ecologie en région Rhône-Alpes était à Grenoble ce Vendredi 12 février 2010.

Une journée marathon durant laquelle il devait rencontrer tour à tour les acteurs du logement social dans l'agglomération Grenobloise, les signataires de l'appel d'Europe Ecologie Rhône-Alpes et présenter à la presse le projet et la liste des écologistes en Isère.

Pour l'occasion, un repas était organisé avec les médias locaux au restaurant "Le 5" jouxtant le Musée de Grenoble. Parmi les convives, Marie-Odile Novelli, tête de liste Europe Ecologie (EE) en Isère, Vice-présidente de la région chargée des solidarités, de la politique de la ville et du logement, entourée des premiers candidats sur la liste Isèroise.


Europe Ecologie : dépoussiérer la région et changer de logiciel politique


Après les bons scores obtenus lors des dernières élections européennes, notamment dans notre région, Europe Ecologie n'entend pas baisser la garde et s'organise depuis des mois à travers des séminaires de travail. La campagne des Verts pour les Régionales de 2010 a débuté dès la deuxième semaine de janvier. Hors "tractage", une quinzaine d'actions (sur 30 prévues dans le département) ont déjà été menées par les écologistes sur le terrain.

Les Verts insistent sur la composition de leur liste pour une société "plus juste, plus inventive, plus écologiste et plus solidaire".

"En fait c'est simple, sur notre liste, les candidats sont tous différents, tous professionnellement différents, tous complémentaires (...) tous engagés dans la vie civile, dans la transformation de la société, militants de quelque chose (...) Ils partagent tous la même vision (...) Sortir de la compétitivité à outrance et d'un mode de production qui a atteint ses limites" explique Marie-Odile Novelli.

"Sur la liste, beaucoup ne sont pas des Verts (...) J'aime cette capacité à rassembler et à faire travailler des gens dans leur différence" ajoute Philippe Meirieu soucieux d'évoquer les raisons de son engagement politique avec Europe Ecologie. Un mouvement qui selon lui, n'est plus à la marge de notre société.

Le chercheur de renom, professeur en Sciences de l'Education à l'Université Lumière-Lyon 2 souhaite "un dépoussiérage nécessaire de l'administration régionale". Il souligne la nécessité de changer de logiciel politique en raison d'un essoufflement des organisations politiques traditionnelles et la volonté de ré-articuler la politique avec le social, l'associatif et notre rapport avec les citoyens.


Un engagement politique ciblé


Philippe Meirieu ne cherche pas à faire carrière en politique. Simplement, il ne se reconnaît plus dans le Parti Socialiste . Un parti qu'il a pourtant jadis, soutenu.

Pour sa première campagne [1], l'écrivain et pédagogue ne cache pas ses principales motivations.

"Au sein d'Europe Ecologie, je ne conçois pas mon rôle comme un rôle de patron (...) Je veux jouer collectif et rassembler les intelligences collectives (...) A titre personnel, je me suis aussi investi pour la région car ses prérogatives sont les plus massivement proches de mes domaines de compétence professionnels". Rappelons simplement qu'environ 60% du budget de la région Rhône-Alpes est actuellement consacré à la formation et à l'éducation.

Un domaine d'activité que Philippe Meirieu connaît bien.

Au passage, rappelons que l'Adjoint à l'Education [2] à la Ville de Grenoble avait "embarqué" il y a un an un clip vidéo de Philippe Meirieu dans une "campagne municipale" visant à engager une réflexion avec les Grenoblois sur le passage à une semaine de 4,5 jours d'école à Grenoble. Un dossier du Projet Educatif Grenoblois (PEG) sur le rythme de l'enfant et de la famille qui s'était soldé par un échec cuisant (lire mon article sur le sujet).


Un bilan du PS et de Jean-Jack Queyranne


Pour Marie-Odile Novelli, les élites administratives et politiques savent depuis longtemps qu'elles ont du mal à écouter les idées, à répondre aux projets, aux initiatives portées sur le territoire. Les écologistes se veulent plus ambitieux et souhaitent "casser" cette barrière administrative. "A la région, on a tendance à aller là où tout le monde va (...) On ne met pas l'argent là où il faudrait pour faciliter par exemple, l'innovation" explique la tête de liste en Isère.

Pour Gérard Leras, président du groupe des Conseillers régionaux Verts, il existe des ruptures fondamentales avec la politique menée par Jean-Jack Queyranne au niveau régional en matière économique, au niveau du logement, de l'international, de la croissance. "Aujourd'hui, les mécanismes de la région ne sont que de l'accompagnement de l'existant" ajoute ce dernier.

"Le PS ne réfléchit plus (...) Les gens en ont marre du professionnalisme politique des élus (...) On est là pour prendre des responsabilités politiques, on n'est pas là pour faire carrière en politique" explique Philippe Meirieu lorsqu'il évoque le bilan de Jean-Jack Queyranne, actuel Président du Conseil Régional Rhône-Alpes.

"On part seul sans le PS pour ne pas être noyé dans ce parti (...) En étant aux manettes, on peut infléchir les choses (...) Le PS est un parti de barons locaux gestionnaires (...) Ils sont cumulards et ils trouvent leurs avantages dans les baronnies régionales" ajoute Eric Piolle, l'un des candidats de la liste Europe Ecologie.


Décloisonner les Vices-présidences régionales


Les écologistes souhaitent décloisonner les Vices-présidences de région.

Ils considèrent qu'elles doivent être beaucoup plus transversales, moins concentrées dans une gestion "en réservoir" et une vision "en tube" ou "en silo". Les Vice-présidences doivent désormais correspondre à une logique "de territoire".

Lors du repas, sans détour, Philippe Meirieu franchit le pas, ne cache pas son intention de relier les pôles Santé et Environnement à la région.... et de prendre des bastions politiques ciblés.

"On vise la Vice-présidence des Transports (...) on vise la Vice-présidence Education Formation initiale Formation continue..." souligne Philippe Meirieu avant d'être rattrapé par Marie-Odile Novelli qui tient avant tout à rappeler qu'Europe Ecologie dans son ensemble, vise tout simplement la Présidence de la Région Rhône-Alpes.

L'argumentation est posée autrement. "Il faudrait poser la question aux socialistes et leur demander quelles Vices-présidences ils voudraient si nous étions Président de la région" ironise à demi-mot le pédagogue, tête de liste Europe Ecologie pour les régionales de 2010.


Un optimisme de circonstance (dé)mesuré ?


En attendant les 14 et 21 mars 2010, Europe Ecologie tente de mobiliser principalement les abstentionnistes.

Selon une récente enquête, 74% des jeunes et 64% des femmes auraient décidé de s'abstenir aux prochaines élections régionales. Les cadres et militants écologistes restent confiants et optimistes quant à l'issue du scrutin.

Sur le parvis du Musée de Grenoble, Philippe Meirieu [3], toujours aussi avenant et communicant tient à relativiser les choses et à rappeler que le Parti Socialiste n'est pas un adversaire politique... mais bel et bien un concurrent.

Après Daniel Cohn-Bendit , Eva Joly et consorts, la nouvelle personnalité politique entrante chez les Verts depuis novembre 2009, tête de liste en région, est convaincue qu'il y aura "des surprises de taille" en terme de résultats lors des prochaines élections régionales de 2010 en région Rhône-Alpes.

Notes

[1] et sa dernière campagne comme le souligne Philippe Meirieu à table

[2] Paul Bron

[3] voir ma photo


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01

2008

Grenoble Municipales 2008 : Maryvonne Boileau, tête de liste "Ecologie Solidarité en actes"

verts grenoble Mardi 8 janvier 2007, dans le cadre des municipales 2008 à Grenoble, je me suis rendu à la permanence du groupe des élu(e)s écologistes, militants et citoyens du groupe ADES, des Verts et des Alternatifs réunis ensemble sur la liste "Grenoble 2008 - 2014, Ecologie et Solidarité en actes" [1].

A cette occasion, Denis Baupin, fondateur de l'association Agir Pour l'Environnement, vice-président du Syndicat des Transports d'Ile-de-France, président du comité de promotion du vélo, Conseiller général et Adjoint au maire de Paris chargé des transports, tête de liste des Verts pour les municipales 2008 à Paris, est venu apporter son soutien à la liste grenobloise [2].

Dans une ambiance détendue, "entre copains" [3], les Verts ont présenté leur objectifs de campagne.



Denis Baupin soutient les écologistes Grenoblois


En premier lieu, le chef de file des Verts pour les municipales 2008 à Paris signale que les Verts Grenoblois et Parisiens connaissent les mêmes difficultés. "On essaye de trouver des compromis pour avancer, ce qui se fait à Grenoble est un bon exemple de ces rapports de force (...) les partis majoritaires ont du mal à accepter la diversité et le pluralisme politique (...) Les écologistes Grenoblois sont connus comme ceux de Paris pour avoir été parmi les plus turbulents".

Sur le front des idées, Denis Baupin estime que "si on écoutait certains, tout le monde serait écolo (...) pendant des années, nous étions des doux rêveurs et des catastrophistes et maintenant ils se revendiquent comme tel (...) il vaut mieux de méfier des contrefaçons (...) les copains à Grenoble font des choses extrêmement importantes (...) En ce début du 21ème siècle, il ne faut pas se contenter de simples changements de surface mais d'un changement structurel (...) Il faut aller encore plus loin en dépassant par exemple le sujet emblématique de la Rocade Nord".


Maryvonne Boileau, désignée tête de liste "Ecologie et Solidarité en actes"


Lors de ce point presse, les Verts annoncent les 6 premiers noms de la liste "Ecologie et Solidarité en actes" pour 2008. Maryvonne Boileau, Conseillère municipale au logement social, présidente d'Actis est désignée chef de file.

Olivier Bertrand, Conseiller général du canton 1 de Grenoble est le second de la liste. Viennent ensuite Gwendoline Delbos-Corfield, Marina Girod de l'Ain, Gilles Kuntz, Hakim Sabri. Pierre Kermen et Raymond Avriller sont présents "plus loin" sur la liste. Tous deux, ayant préféré "encadrer" la liste, faire un "passage d'équipe" en laissant la place à d'autres personnalités.


Objectif de campagne et satisfaction des Verts


Maryvonne Boileau estime que les écologistes ont fait la preuve de résistance en traitant le dossier de la remunicipalisation de l'eau il y a quelques années. "C'est faire des politiques sociales quand on fait des politiques écologiques et publiques (...) Etre politique, ce n'est pas simplement ajouter des priorités les une derrière les autres, c'est au moment des contradictions que ce font actuellement les décisions politiques (...) c'est là où les écologistes ont une démarche qui n'a rien à voir avec celle de nos partenaires (...) la différence, c'est la rupture sur les pratiques pour donner le goût à la politique publique et et là, les partis traditionnels ont vraiment du mal" signale tour à tour le rassemblement des Verts.

En matière de transport, la candidate argumente "la Rocade, c'est 30 km de tram, vous imaginez (...) nous ne souhaitons pas faire campagne uniquement pour ou contre la Rocade Nord, mais sur l'écologie politique, le social, la santé et tout ce qui concerne les Grenoblois".

Le rassemblement affiche clairement sa sérénité au sujet des municipales 2008 à Grenoble.

Olivier Bertrand déclare "Là, pour cette année, on fait réellement une campagne pour gagner la mairie de Grenoble, je sais que ça paraît présomptueux, mais il y a un contexte politique différent, on a une base solide, même si on est plus avec Go Citoyenneté (...) On pense réellement être en tête de la gauche au 1er tour".

Pierre Kermen ajoute avec un brin d'humour "En fin de compte, on est une liste socialiste et écologiste, voilà".


L'écart avec la municipalité actuelle


Les écologistes témoignent de leur désarroi avec la majorité municipale actuelle. "La question du Stade des Alpes à été la rupture démocratique, une facture, une fracture sur le mode de décisions et qui s'est poursuivie sur les grands enjeux, les aides économiques, la question sociale, le logement, les technologies (...) Il y a un fossé qui s'est crée pour cette gauche qui oublie ce point centrale sur lequel elle s'est appuyée, le social" déclare Marina Girod de l'Ain.

Pierre Kermen signale "Aujourd'hui, il a une culture municipale écolo (...) Notre dynamique, c'est toujours notre idéal mais depuis quelques années, on a une expérience et une évaluation concrète".

Raymond Avriller ajoute "Nous ne sommes pas totalitaires, nous sommes utiles (...) On porte le débat et on prend nos responsabilités (...) Qu'est-ce que serait le débat politique à Grenoble si nous n'étions pas là ?".


Durant les semaines à venir, la liste "Ecologie Solidarité en actes" prévoit sur son agenda des évènements festifs, des réunions d'appartements, des rencontres dans la rue, une distribution de tracts, une nouvelle illustrée "Grenoble 2038", un comité de soutien et au moins une réunion publique par semaine pour aller à la rencontre des Grenoblois.

Notes

[1] Je vais raccourcir, en parlant des "Verts" tout au long du billet :-)

[2] photo : au centre, mes bras croisés

[3] Raymond Avriller et Denis Baupin signalent qu'ils se nomment ainsi, entre groupes...