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07

06

2009

Direct - Elections européennes 2009 - Résultats sur Grenoble et la région Sud-Est - Ambiance

europe election sud est Article maj le 08/06/09, 9h20.

Dimanche 7 juin 2009, les citoyens français de l'Union européenne sont invités à voter pour choisir les 72 députés représentant la France au Parlement européen au suffrage universel direct et au scrutin proportionnel plurinominal à un tour.

Le seuil de répartition des sièges entre les listes étant de 5 % des suffrages exprimés, selon la méthode de la plus forte moyenne..

Grenoble faisant partie de la région Rhône-Alpes, nous sommes amenés à élire 13 députés européens dans la région Sud-est (Corse, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes) pour cinq ans, soit autant que pour la région Ile-de-France.

Dans la région Sud-Est, pas moins de 21 listes ont été déposées.

Comme à chaque élection, GreBlog MonGrenoble vous invite à suivre les résultats des élections européennes de 2009 pour Grenoble et la région Sud-Est... en direct de la Mairie de Grenoble !


Deux solutions en ligne, en direct


1ère solution :

Rendez-vous sur le micro-site web habituel (cliquez ici) pour suivre pas à pas le déroulement de la soirée.

2ème solution :

Restez sur cette page pour visualiser un condensé succinct des résultats sous forme graphique ci-dessous (feuilles widgets live local + région + twitts).


En espérant que le serveur GreBlog MonGrenoble n'explose pas comme les précédentes initiatives de ce type en ligne, suite aux multiples tentatives de connexion des internautes :-)






Ambiance dans les bureaux de vote


Dimanche 7 juin 2009, comme à l'accoutumée, je décide d'aller voter vers 10h30 au bureau de vote se trouvant juste en face du Musée de Grenoble.

En arrivant sur les lieux, je fus tout d'abord très surpris par le nombre de citoyens présents sur place et par la présence opportune d'élu(e)s de tous bords de la municipalité de Grenoble derrière chaque urne en plexiglas. Les bureaux de vote ne désemplissaient pas et certaines personnes durent faire la queue et patienter parfois quelques minutes devant certains bureaux pour pouvoir déposer leur bulletin de vote.

A l'intérieur du gymnase, certains citoyens s'étonnent de constater l'absence de bulletins de vote concernant une demi-douzaine de listes déclarées.

"Mais c'est quoi ce bordel, faut imprimer nous-mêmes des bulletins c'est ça ? (...) C'est quand même incroyable, ils peuvent pas nous en filer ou quoi ? (...) Pourquoi ils mettent pas une imprimante alors dans un coin pour récupérer les papiers alors qu'on les voit là bas avec des bouts de scotch sur le panneau de l'entrée ? (...) Elles servent à quoi ces listes bidons si elles ont pas les moyens de mettre du papier là, dans les blocs ?" s'interroge ouvertement un votant en attendant le retour de sa femme et de ses enfants.

A l'extérieur, les discussions s'enchaînent de plus belle autour des conditions météo, de vote et des rencontres familiales liées à la Fête des Mères entre les participants. Sur ce dernier point, nul doute que la "Fêtes des mamans" a incité les gens à sortir pour aller voter. Nombreux sont les couples qui tenaient un bouquet de fleur à la main.

Même engouement perçu au niveau des bureaux de vote près de la gare basse du téléphérique de Grenoble et du Jardin de Ville. Du monde pour aller voter ce matin là. Du monde sur les marchés du centre-ville de Grenoble. Du monde également au terrasse des cafés...


Ambiance de la soirée à la Mairie de Grenoble


Muni de mon matériel habituel (Pc portable + mobile), je décide de me rendre en salle presse de la Mairie de Grenoble pour suivre en direct l'arrivée pas à pas des résultats des élections européennes 2009 au niveau des différents secteurs et cantons de la Ville de Grenoble [1].

Comme à l'accoutumée, les personnes présentes et les différentes personnalités politiques de passage ont pu se "ravitailler" durant la soirée électorale autour d'un buffet (plats préparés, fruits, vin et petits gâteaux à volonté) . Un Pc récupérant en temps réel l'ensemble des résultats qui nous parvenaient était mis à notre disposition ainsi qu'un vidéo projecteur chargé de transmettre les résultats au public au rez-de-chaussée du bâtiment.

Surprise de taille : aucun journaliste présent en salle presse à la Mairie de Grenoble entre 20h30 et 23h45. Egalement peu de monde à la Préfecture de l'Isère.

Quelques personnalités politiques de la majorité municipale ont fait une courte apparition. Parmi elles, Geneviève Fioraso, Céline Deslattes, Pascal Garcia, Gildas Laeron ou Denis Pinot...

Peu de discussions et d'enthousiasme à la vue des résultats tombant les uns après les autres. Regards serrés, crispés. Sans l'avouer ouvertement, face aux chiffres sur les différents cantons, l'inquiétude politique et l'incompréhension se lisaient fortement sur les visages...

Dans un sursaut, Denis Pinot, Conseiller Général PS sur Grenoble 3 analyse la situation et déclare "Ça c'est la première phase des régionales 2010 qui nous attend (...) Il y en a beaucoup qui ont du voter écolo après avoir regardé le film Home à la télé vendredi soir".

Durant la soirée, le choc : vers 22h50, on apprend que le gymnase de La Piste situé dans le quartier de la Villeneuve a été incendié et dévasté.

A 23h54, dans un communiqué de presse "express", Michel Destot fait officiellement part de son désarroi :

"Nous sommes tous très secoués par ce sinistre (...) Je veux dire la solidarité et la mobilisation de notre équipe municipale aux habitants, aux associations et aux clubs du quartier qui seront les premières victimes de cet incendie. Ce soir, les personnes qui participaient au dépouillement du scrutin des Européennes à l'intérieur de l'équipement, ont pu être évacuées. Le pire a été évité. Si la piste probable de l'incendie criminel venait à être confirmée, il s'agirait là d'un acte inqualifiable que je condamne avec la plus grande fermeté (...) Je resterai personnellement attentif aux conclusions de l'enquête qui sera menée."

Vers 00h40 du matin ce lundi, les derniers bureaux de vote délivrent les derniers résultats sur la commune publiés sur GreBlog MonGrenoble.

Drôle d'ambiance. Drôle de soirée électorale.


Une fois de plus, comme à chaque élection, vous étiez très très nombreux à suivre en temps réel les résultats sur ce blog. Suite aux multiples tentatives de connexion, le serveur GreBlog MonGrenoble a littéralement explosé sous la demande. Veuillez m'excuser pour ce vilain désagrément :-).

Notes

[1] toujours pas publiés officiellement sur le site de la ville au moment où je publie une maj de cet article


27

04

2009

Grenoble, Isère. Le Parti de Gauche veut "construire quelque chose de nouveau"

parti de gauche grenoble Vendredi 24 avril 2009, les représentant(e)s du Parti de Gauche en Isère (PG) [1] tenaient une conférence de presse au Café de la Table Ronde à Grenoble, Place Saint-André.

Les membres du nouveau parti récemment fondé le 1er février 2009 sous l'impulsion de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez respectivement Sénateur de l'Essonne et Député du Nord ont souhaité aborder la création de leur formation politique.

Dans une salle tamisée couverte d'affiches et de slogans incitant à rejoindre leur formation, ces derniers ont exprimé leur intention face à la crise et souligné leur implication dans le Front de Gauche [2] notamment dans le cadre des élections européennes de 2009.


Une rupture consommée avec le PS ?


"On est maintenant présent sur toutes les circonscriptions (...) sur une surface géographique relativement large" souligne en introduction Elisa Martin, Adjointe au maire à Saint-Martin-d'Hères chargée de l'Enfance et la Petite Enfance et Présidente du groupe Parti de Gauche et apparentés sur la région Rhône-Alpes (PGA).

Actuellement, le Parti de Gauche compte un peu plus de 250 adhérents en Isère et environ 5000 en France. Depuis son lancement au lendemain du congrès de Reims du PS en novembre 2008, le PG a organisé une trentaine de réunions d'"éducation populaire" de présentation sur ses objectifs et sa démarche en Isère.

Selon la Conseillère régionale Rhône-Alpes, le PG est actuellement composé d'environ "50% d'anciens socialistes et 50% de membres d'organisations politiques à une époque de leur vie et d'autres parfois issus du milieu associatif qui ont pris leur carte dans un parti pour la première fois (...) On a la vocation d'être un parti de gouvernement".

Elisa Martin est persuadée que le mouvement ne peut que s'amplifier dans les mois à venir.

"Il y a des gens comme moi qui ont quitté le PS depuis 15 ans et qui sont revenus depuis dans le Parti de Gauche" souligne un des adhérents. "Pour moi, ça faisait 25 ans que j'étais au PS et petit à petit ce parti s'est éloigné de mes problèmes (...) Le Non Français au Traité constitutionnel a été le déclencheur et a été une rupture pour nous" explique une autre militante du PG.


Des crises "au pluriel"... au bouclier social


"Ce qui caractérise la période, ce sont les crises au pluriel, économiques, sociales, financières, écologiques, démocratiques qui pour nous trouvent toute leur origine dans la crise que connait le capitalisme (...) de fait par sa structure, complètement contradictoire avec la répartition des richesses à tous les niveaux (...) Et cette crise bien sûr, n'est pas la même pour tout le monde (...) Les salariés ont le sentiment réel de payer eux cette crise" souligne avec vigueur Elisa Martin.

A ces constatations, le Parti de Gauche oppose un "bouclier social", une série de mesures telles que l'augmentation des salaires pour les minimas sociaux et les pensions, le renforcement de la protection sociale à travers la taxation des mouvements de capitaux, l'arrêt de la libéralisation et de la marchandisation des services publiques..., un droit suspensif exercé par les salariés au moment des plans de délocalisations et autres...

Le PG préconise également un contrôle administratif renforcé des licenciements, une interdiction des licenciements boursiers et un droit suspensif exercé par les salariés au moment des plans de délocalisations.

Concernant l'économie réelle, Elisa Martin souligne le besoin d'une transition et d'une "planification écologiste" pour aller vers un autre type de développement "qui ne soit pas capitaliste", différent de notre économie productiviste.


Pour une autre construction européenne


Le Parti de Gauche se veut profondément européen.

Sur la question européenne, Alain Dontaine, Professeur d'économie et Docteur en sciences politiques, soumet sa formule. "Alors qu'on attendait que l'Europe soit une solution à la crise, on s'aperçoit qu'elle fait partie de la crise et qu'elle fait partie du problème (...) Au niveau des décision, on a l'impression qu'ils veulent surtout continuer comme avant avec les mêmes recettes (...) La France est un volcan et il est en train de se réveiller" .

Selon lui, la logique de la construction européenne repose essentiellement sur un modèle de concurrence. Elle devrait au contraire se baser sur un système de coopération prenant davantage en compte la répartition des richesses. Le PG préconise la création d'un "pôle financier public et citoyen" chargé de remettre la main sur le système bancaire et d'encadrer les moyens de financement.

"Le seul outil, la seule nouveauté que vous allez voir dans cette campagne européenne, c'est le Front de gauche (...) un rassemblement de la gauche unitaire, PC, PG, minoritaires, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et les associations et regroupements politiques qui nous rejoignent et ça se passe partout" explique Alain Dontaine qui au passage, reconnaît que la tache n'est pas facile. Pour être durable, le Front de Gauche doit créer un grand nombre de comités permettant de réunir et mobiliser l'ensemble des acteurs.


La question du "vote utile"


Lors du récent point presse à Grenoble en compagnie de Vincent Peillon (lire mon article ici), celui-ci faisait part de son inquiétude face au Front de Gauche au niveau des votes du 7 juin prochain et appelait à "voter utile" pour le Parti Socialiste. Un vote contesté par le PG.

"Voter pour le PS, c'est voter pour le traité de Lisbonne (...) C'est voter pour la cogestion du Parlement européen avec les libéraux, c'est voter pour la promotion des anciennes recettes qui nous ont mené dans le mur (...) c'est voter inutile" explique la Présidente du Parti de Gauche de la région. "Il ne s'agit pas de dire que le PS est notre adversaire mais nous pensons que le PS ne tire pas les leçons de 20 ou 30 ans de politique" ajoute le professeur d'économie.


Divergences de vue avec le NPA d'Olivier Besancenot


"Nos rapports sont cordiaux avec le NPA (...) Dans les luttes, on peut se retrouver mais sur les questions de stratégie, on ne se retrouve pas avec eux (...) On n'a pas la même logique et on ne poursuit pas les mêmes objectifs" souligne Elisa Martin.

Selon le représentant du PG, le NPA attend tout du mouvement social, des grèves, des manifestations. Contrairement au mouvement d'Olivier Besancenot, le Parti de Gauche a une démarche institutionnelle mettant l'élection au cœur des moyens permettant la construction d'une alternative politique.

"On pense qu'il font une énorme erreur (...) La main est tendue (...) On pense qu'ils finiront par nous rejoindre (...) Si on y allait ensemble, on a la certitude qu'on pourrait changer profondément la politique française et européenne" explique Alain Dontaine.


Le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon tente de se faire une place sur l'échiquier politique. Pour y parvenir, il doit démontrer qu'il est capable de "récolter" bon nombre d'adhérents sur le terrain.

A terme, l'un des objectifs inavoués du PG ne serait-il pas d'être en mesure de pouvoir "négocier" avec le PS... le moment venu ?

Notes

[1] voir le site du PG38

[2] voir le site FG


05

11

2008

Bertrand Delanoë à Grenoble, devant les militants et sympathisants socialistes (PS) : vidéo

delanoe grenoble Lundi 3 novembre 2008, dans le cadre du prochain congrès du PS qui se tiendra du 14 au 16 novembre prochain à Reims, Bertrand Delanoë était de passage à Grenoble.

Face à la presse puis devant les militants et sympathisants locaux du PS, l'actuel maire de Paris est venu présenter et défendre sa motion A "Clarté, Courage, Créativité, pour un grand congrès du Parti Socialiste" pour le congrès, en présence notamment de Michel Destot, Bernard Soulage et André Vallini... en attendant le vote des militants sur les motions ce jeudi 6.

Dès son arrivé devant la Maison des Associations de Grenoble, Bertrand Delanoë a l'air un peu perdu, comme s'il ne s'attendait pas à venir sur le lieu. A l'extérieur, ses premiers mots soulignent cette première impression. "Bon... ça va bien… Qu'est ce qu'on fait ?". Puis, d'un air amusé, il regarde l'heure à sa montre et s'adresse directement à Michel Destot "Ah Michel... c'est pas des heures ça pour inviter les militants à 4h de l'après-midi (...) Allez, on y va".

Dès son entrée dans le bâtiment, le maire de Paris est ovationné par les militants venus nombreux, en masse. La grande salle est pleine à craquer, pas une chaise de libre, la chaleur est pesante. Beaucoup sont obligés de rester debout dans le couloir et l'entrée.


Le positionnement d’un leader


En commençant par rappeler son attachement à ceux qui ont précédemment contribuer à bâtir le PS, Bertrand Delanoë s'adresse directement aux Grenoblois et se positionne en leader de courant. "Quand je vous vois, je comprends mieux pourquoi je suis venu (...) Je vois devant moi le Parti Socialiste (...) C'est ce Parti Socialiste là que je veux servir et je voudrais lui apporter un mouvement qui le remette à sa place" explique t'il.

Selon lui, le congrès de Reims est l’occasion de porter une alternative à la droite et d’énoncer de nouvelles perspectives à gauche à travers la motion A.

Sur l’image actuelle du PS, le maire de Paris avoue "C’est vrai que parfois on nous a dit… oui, vous n’êtes pas assez sexy (…) il faut faire un peu plus de bruit et séduire un peu plus" tout en rassurant le public sur le sérieux de ces analyses.

Sur ses convictions, Bertrand Delanoë souhaite fermement associer les militants à la modernisation du PS en associant leur réflexion et leur créativité au mouvement, considérant qu'il est temps de retrouver un peu de franchise au sein du PS. "Oui, il faut changer, on ne mérite pas d’assurer le présent et l’avenir si on n’est pas respectueux du passé" argumente ce dernier.

Critique à l’égard des dirigeants du PS, il revient sur leur comportement en manifestant une certaine autorité en la matière "On ne peut pas critiquer en permanence la direction du parti et ne pas aller aux réunions de travail (…) C’est inadmissible que des dirigeants du parti ne fassent rien entre deux congrès (…) Ils doivent rendre des comptes (…) S’ils font pas le boulot, on les remplace".


A propos de la crise financière sur le plan national


Partant de la crise financière actuelle, tout en rappelant la nécessiter de la réguler, Bertrand Delanoë explique qu’il est prêt à baisser les impôts sur les bénéfices réinvestis au service de l’emploi et à les augmenter sur les bénéfices redistribués aux actionnaires. "La crise doit nous conforter dans la volonté d’être dans le socialisme réformiste (...) dans une économie de marché qui est la seule à créer des richesses (...)" souligne l’initiateur de la motion, tout en soulignant au passage que l’Euro a protégé l’Europe dans cette histoire.

En matière fiscale, Bertrand Delanoë est pour une imposition progressive. "Si vous dites que les caisses sont vides et que personne n’a aucun effort à faire, nous sommes des démagogues (...) Il faut donc demander des efforts à ceux qui ont été très gâtés depuis 6 ans et demi".


Le congrès et la présidentielle de 2012


Pour le maire de Paris, se préoccuper des prochaines échéances présidentielles de 2012 en 2008 n’a aucun sens au moment où se profile le congrès du PS. "En revanche, si nous ratons le congrès, nous perdons trois ans (…) Si nous perdons trois ans, nous perdrons 2012 (…) Le ou la candidate ne pourra pas gagner si le PS n’a pas été bon pendant trois ans et si les Français ne s’en sont pas aperçus" affirme avec ferveur l’animateur de la motion.

Face aux militants, Bertrand Delanoë conclu son discours en soulignant les avantages et intérêts de sa contribution en souhaitant que les autres motions en lice n’obtiennent pas un score homogène, sous peine d’imbroglio politique majeur au sein du PS. "Le congrès de Reims, c’est pas un congrès pour le nombril des socialistes".

En vidéo, quelques extraits choisis de Bertrand Delanoë devant les militants et sympathisants PS :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



En l’espace d’une demi-heure, face aux Grenoblois, le candidat au poste de Secrétaire général du Parti Socialiste s’est finalement exprimé de manière assez décousue, rebondissant sur plusieurs sujets consécutifs, passant facilement d’une idée à une autre. Toutefois, sa force réside dans sa capacité à argumenter sur ses choix, prérogatives et priorités, avec force et conviction.

Côté logistique, vu le nombre de militants et sympathisants présents, on peut toutefois regretter le choix de cette salle pour accueillir cette personnalité de premier plan. Même s'ils avaient été partiellement prévenus à l'avance, on peut regretter le fait que le public présent n'ai pas eu l'occasion de débattre quelques instants en direct avec Bertrand Delanoë.

Drôle de fonctionnement tout de même... à quelques heures du vote des militants socialistes.


17

03

2008

Municipales Cantonales 2008 : Michel Destot réélu à la Mairie de Grenoble, la gauche remporte les trois cantons Grenoblois

michel destot grenoble Dimanche 16 mars 2008, sur les coups de 19h30, je décide de me rendre à la mairie de Grenoble pour suivre en direct l'arrivée des premières estimations et résultats du second tour des cantonales et municipales 2008.

Arrivée en salle de presse, un PC Extranet est mis à ma disposition [1] par le service informatique de la ville de Grenoble. Tout au long de cette soirée, je me sers de mon Médiaphone pour livebloguer quelques photos et microbloguer quelques informations supplémentaires. L'ensemble des estimations et résultats centralisés par l'Intranet de la ville de Grenoble était automatiquement porté sur le micro-site GreBlog spécialement conçu pour l'occasion afin d'éviter une saturation du serveur GreBlog comme ce fut le cas dimanche dernier lors du premier tour.

Je ne crois pas que l'on puisse faire mieux en terme de rapidité de publication des résultats concernant Grenoble qui plus est... sur la toile. Vous étiez très très nombreux [2] à vous connecter durant la soirée électorale sur GreBlog MonGrenoble pour suivre pas à pas l'arrivée des tendances, estimations, informations, photos et résultats.

Une fois de plus, je tiens particulièrement à vous remercier pour votre fidélité.


Michel Destot exprime sa joie


Arrivé aux alentours de 21h 45 en salle presse à la mairie de Grenoble, dans une ambiance électrique tenue en haleine par l'attente des derniers résultats, Michel Destot apporte un premier témoignage en revenant sur le score des écologistes. "Ils ont réussi un score qui agglomère les voix d'extrême gauche avec les voix qu'ils avaient fait au premier tour (...) Je lis dans ce vote aussi un vote de protestation notamment sur la Rocade Nord (...) Ce sera à nous à être suffisamment pédago pour pouvoir expliquer, expliquer, expliquer ce que doit être cette Rocade Nord" déclare le maire de la ville.

A ses côtés, notons l'enthousiasme de Geneviève Fioraso, d'Alain Pilaud et la relative discrétion de participation de Bernard Betto sur la vidéo.


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus



L'ensemble des résultats définitifs sur Grenoble


Ci-dessous, les résultats définitifs de soirée de second tour des municipales et cantonales sur Grenoble (cantons 2,4 et 5) :

Cliquer sur l'un des onglets en bas de tableau pour obtenir les feuilles de résultats.




Les gagnants des municipales à Grenoble


Michel Destot est réélu pour un troisième mandat à la mairie de Grenoble.

Mais les grands "gagnants" de cette élection sur Grenoble sont à coup sûr l'abstention... et la liste "Grenoble Solidarité en actes" conduite par Maryvonne Boileau.

Durant la soirée électorale, on pouvait aisément observer de nombreux visages crispés à la lecture des premiers résultats de la liste écologiste. Voici ce qu'on pouvait noter au cours des discussions : "Non mais tu as vu, ils font déjà plus de 20 et il reste encore 60 bureaux (...) A tous les coups, c'est l'histoire de la Rocade (...) Tu vas voir, Destot passera pas les 50 et à peine 45 sièges".

Au final, la liste "Grenoble, l'avenir ensemble" conduite par Michel Destot obtient 44 sièges au Conseil municipal, 9 pour la liste "Grenoble, c'est vous !" conduite par Fabien de Sans Nicolas, 6 pour la liste "Ecologie et Solidarité en actes" conduite par Maryvonne Boileau.


Les gagnants des cantonales à Grenoble


Cette année, les électeurs Grenoblois étaient conviés au renouvellement des cantons 2, 4 et 5.

En début de soirée sur le canton 2, les deux premiers bureaux de vote indiquaient une percée de Charles Descours face à Alain Pilaud. Tenu par la droite, ce canton paraissait maintenir sa couleur politique habituelle. Mais au fur et à mesure, la tendance s'inversait, tenant en haleine l'ensemble des invités, et la victoire d'Alain Pilaud, actuel Adjoint aux sports et à l'animation était acquise en fin de soirée.

A chaque instant, le duel tant attendu se portait sur le canton 4. Même ambiance à l'arrivée des premiers résultats des bureaux de vote sur ce territoire. En fin de parcours, Max Micoud perdait son siège à l'assemblée départementale de... 32 voix d'écart en faveur de Jacques Chiron, actuel Adjoint aux déplacements et espaces publics.

Concernant le canton 5, Christine Crifo confortait son avance dans une triangulaire serrée avec plus de 1356 voix d'écart face à Alain Bonnet. Avec plus de 28% des voix, les Verts sont la deuxième force politique sur le grand territoire de la presqu’île scientifique.

Au final, la majorité au Conseil Général de l'Isère se renforce à gauche (37 sièges) ne perdant qu'un seul canton tout en reprenant cinq territoires à la droite (21 sièges).

Notes

[1] je tiens une nouvelle fois à les remercier

[2] jusqu'à plus de 275 connectés en même temps vers 21h45 et encore 24 aux alentours de 00h15


14

03

2008

Grenoble Municipales 2008 : Bernard Laporte apporte son soutien à Fabien de Sans Nicolas

de sans nicolas laporte Jeudi 13 mars 2008, je me suis rendu à la Maison des associations de Grenoble où avait lieu l'une des dernières grandes réunions publiques de campagne de la liste "Grenoble c'est vous !" conduite par Fabien de Sans Nicolas.

Dans une ambiance festive et très animée, plus de 300 personnes sont venues soutenir le jeune candidat à la Mairie de Grenoble avant la dernière ligne droite du second tour des municipales 2008. La salle était pleine à craquer et des sympathisants sont restés dans le couloir. De nombreuses personnalités et élus locaux de l'UMP avaient fait le déplacement.


Une étoile montante


Parmi elles, Bernard Laporte [1], Secrétaire d'État chargé des Sports et ancien entraîneur du XV de France, venu encourager Fabien de Sans Nicolas et ses colistiers.

Avant de faire son entrée dans la grande salle, le Secrétaire d'État explique les raisons de son soutien au chef de file "Fabien de Sans Nicolas est un espoir de la politique, il a du talent, il a envie que ça bouge". Evoquant le score du candidat au premier tour, Bernard Laporte souligne "Un match n'est jamais perdu (...) il livre son premier combat, il a tout l'avenir devant lui, il est une étoile montante (...) Il est ambitieux et il aime sa ville".

En vidéo, l'ambiance du meeting et extraits de discours de Max Micoud, FDSN et Bernard Laporte :


Vidéo plein écran : un clic sur la flèche ci-dessus


Alliances et mobilisation


Concernant la liste "Grenoble, l'avenir ensemble" conduite par l'actuel maire de Grenoble, Fabien de Sans Nicolas souligne "Avec une très forte abstention au premier tour, il faut impérativement se mobiliser pour le second (...) Un autre Grenoble est possible (...) Grenoble risque de devenir ingouvernable avec la majorité qui est proposée par Michel Destot (...) Une majorité encore plus hétéroclite nous est proposée avec 4 ou 5 groupes, avec une plus grande instabilité et ça deviendra encore plus ingouvernable".

Le jeune candidat évoque sa différence avec l'actuel maire de Grenoble "Nous avons fait des alliances avec des personnalités qui sont venues autour d'un projet d'avenir et non pas dans le but de conserver le pouvoir (...) C'est une démarche de conquête autour d'un projet et non pas une démarche de refus que le pouvoir soit partagé".


Une alliance avec les Verts ?


A la question d'une éventuelle alliance avec les Verts pour le second tour, Fabien de Sans Nicolas explique sur un ton ironique "Non mais attendez... l'écologie n'appartient pas à un parti politique (...) Je veux faire de l'écologie loin de tous les dogmes, loin de toutes les idéologies (...) l'écologie appartient à cette nouvelle génération, à tous".

Revenant sur sa vision de la mairie de Grenoble et de la ville, FDSN souligne "Grenoble a besoins d'un maire à plein temps, ça veut dire refuser le cumul des mandats mais il y a surtout, le cumul des fonctions (...) Aujourd'hui, ce qui importe au élus à la tête des différentes structures locales, c'est de cumuler les fonctions au détriments des grand projets (...) avec l'embauche de 350 cadres en l'espace de 13 ans et malheureusement une revendication commune avec la nôtre puisque la CGT dit à Michel Destot depuis longtemps qu'il n'y a pas assez de monde sur le terrain et trop de cadres à la ville de Grenoble (...) Vous avez vu tous les projets, aucun n'a été maîtrisé en terme de coût (...) Nous proposons d'autres dispositifs pour une nouvelle solidarité réelle et non pas virtuelle parce que je n'accepte pas qu'il y ait des Grenoblois à part entière et des Grenoblois entièrement à part".


Un match à disputer


A son tour, Bernard Laporte prend la parole et "J'ai vécu à Grenoble pendant un an entre 1986 et 1987 et il faisait froid quand je m'entraînais au stade Bachelard (...) A cette époque là, quand je disais que je vivais à Grenoble, c'était quelque chose et l'on pouvait faire le malin... comme lorsqu'on vient du sud ouest comme moi (...) Maintenant, Grenoble n'a plus la notoriété qu'elle avait".

Le Secrétaire d'Etat chargé des Sports fait un parallèle avec le match de Cardiff lors de la précédente Coupe du Monde de rugby en soulignant qu'il ne faut jamais s'avouer vaincu pendant la mi-temps d'un match important.

En fin de meeting, devant une salle continuellement surchauffée, le Ministre reconnaît avec humour qu'il n'a jamais gagné à Grenoble lorsqu'il jouait au rugby.

Notes

[1] portant de longues chaussures pointues à la mode


09

03

2008

Grenoble Municipales Cantonales 2008 : soirée de 1er tour

vote grenoble Dimanche 9 mars 2008 à 19h35, vous étiez 42 à vous connecter en temps réel sur GreBlog MonGrenoble.

A 20h10, vous étiez 78.

A 20h38, 124.

Plus tard dans la soirée, vous étiez près de 242 lecteurs internautes en train d'attendre l'arrivée des premières estimations du premier tour des cantonales et des municipales.

Quelques instants plus tard, le serveur sur lequel GreBlog MonGrenoble est hébergé était "saturé" en raison d'un nombre encore plus élevé de tentatives d'accès sur le blog.

Durant cette période d'inaccessibilité temporaire, je continuais tranquillement de mon côté à saisir en temps réel sur une feuille de calcul en ligne l'ensemble des résultats en provenance du central d'annonce des résultats de chaque bureau de vote et de la salle de presse de la Mairie de Grenoble. En plus de mon matériel (Pc portable, médiaphone...), le service informatique de la ville avait mis à ma disposition un poste de saisie dédié [1].

Dimanche prochain, je prendrais de nouvelles dispositions afin de continuer à vous permettre de suivre en live les résultats des seconds tours des cantonales et municipales à Grenoble.

Malgré ce problème technique de dernière minute durant cette soirée de premier tour, fort de ce succès inattendu lié aux nombreuses tentatives de connexion, je tiens à vous remercier pour votre fidélité.

Cantonales Grenoble 2 : taux de participation à 20h : 51.58%
Cantonales Grenoble 4: taux de participation à 20h : 52.04 %
Cantonales Grenoble 5 : taux de participation à 20h : 53.13%


Cliquez sur l'un des onglets pour visualiser les résultats Municipales | Cantonales en bas de tableau



En comparaison avec la précédente enquête réalisée sur GreBlog


Premières réactions à chaud :

la proximité du résultat obtenu par la liste conduite par Michel Destot avec celui de l'enquête GreBlog (40.43%, résultat définitif obtenu : 42.73), le pourcentage élevé de la liste conduite par Maryvonne Boileau issu de l'enquête GreBlog (23.95%) qui pressentait l'obtention d'un résultat définitif assez conséquent (15.56%).

Phase 3 des municipales 2008 sur Grenoble (février > mars 2007), avant 1er tour :

Si le premier tour de l'élection municipale à Grenoble avait lieu aujourd'hui, pour qui voteriez-vous :

1056 personnes ont voté

40.43% : Liste M. Destot (PS, PC, PRG, MODEM, Soc. Civ...)
22.15% : Liste F. de Sans Nicolas (UMP, Centre, PR, Soc. Civ...)
23.95% : Liste M. Boileau (LES VERTS, ADES, Alternatifs...)
10.93% : Liste J.P. Motte (GO Citoyenneté)
0.66% : Liste C. Brun (Lutte Ouvrière)
2.55% : Liste M. Kafaï (LCR)
0.09% : Liste J.P. Doujon (Ouvrière et laïque...)

Notes

[1] en photo


06

03

2008

Grenoble Municipales 2008 : dernières impressions de campagne avant le premier tour

vote municipale Il reste quatre jours avant que les Grenoblois se mettent en quête de retrouver leur carte d'électeur pour exprimer leurs intentions, opinions et choix politiques dans le cadre des élections municipales et cantonales.

Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, les premières entrevues de courtoisie et de circonstance faisant suite au décryptage des résultats des précédentes élections législatives entre des responsables politiques locaux ont débuté dès la fin du mois d'août 2007.


Retour sur les premières phases de campagne


Les premières "esquisses" de campagne ont vu le jour dès le début du mois d'octobre 2007 pour se prolonger en novembre et se concrétiser officieusement en décembre par l'adoption des stratégies de campagne et la rédaction de feuilles de route à tenir. La période du mois de janvier et février est celle des organisations en interne et du casse-tête politique lié aux opportunités de regroupement des forces politiques, à la difficulté de présenter un programme et de valider les noms des colistiers sur les différentes listes.

En marge de l'ensemble des préparatifs, les Grenoblois s'intéressent finalement peu aux rouages de la campagne.

Comme à l'accoutumée, les citoyens attendent sagement le relais des médias qui continuent, dans la plus grande tradition, à déployer l'ensemble des dispositifs et les principaux enjeux de ces élections. En parallèle, ils doivent désormais compter sur une production d'information en provenance des blogs ou sites tenus par de nombreuses personnalités politiques, par les fédérations ou permanents qui trouvent au passage le moyen et l'opportunité de maîtriser le message délivré.


Les Grenoblois aiment la politique


Une fois la campagne activée et lancée, l'engouement des Grenoblois pour la politique est surprenant.

Je ne compte plus le nombre de fois où, dans les méandres d'une conversation soutenue, des voisins, parents d'élèves, étudiants ou personnes âgées ont ouvertement exprimé leurs idées, dressé globalement un bilan, porté un regard sur un projet local tout en prenant soin de maquiller partiellement ou grossièrement leur appartenance ou leurs sympathies politiques.

La manière de s'exprimer a changé : le Grenoblois aime tendre une perche à son interlocuteur pour l'inviter à deviner et découvrir ses intentions en la matière.

Pour autant, cette façon d'exprimer ouvertement ses idées cache une difficulté à s'engager au niveau local sur le terrain politique.

Alors qu'ils sont les champions de l'engagement dans les milieux associatifs, force est de constater que les Français sont souvent réticents à le faire au sein des structures politiques souvent considérées comme la vitrine décalée du pouvoir, des petits arrangements ou simple "panier de crabes".

Par expérience et par tradition dans la vallée, le Grenoblois tient à sa liberté d'expression politique, se méfie des rouages partisans et par dessus tout n'aime pas qu'un "non Grenoblois" juge sa ville en lui rappelant le marquage indélébile des "années Carignon".


La responsabilité des médias


Le déploiement des cantonales n'intéresse guère les grands médias nationaux.

Les médias locaux traditionnels portent la responsabilité de couvrir et faire découvrir les coulisses de campagne des municipales aux électeurs dans la mesure où ils doivent tenir compte de leurs intérêts. Si le grand public n'est pas intéressé par ces échéances, la couverture médiatique locale sera moindre ou allégée. Du coup, les grands médias nationaux n'ont aucun intérêt à relayer une élection municipale sans véritable enjeux majeurs.

Et pourtant, de l'avis de nombreuses rédactions nationales, plus portées à rédiger des dossiers représentatifs sur la tenue de l'élection Grenobloise, la campagne des municipales sur Grenoble n'a pas décollé.

D'un autre coté, peu de blogs personnels ont cherché à porter leur attention sur les rouages des municipales sur le terrain alors qu'ils avaient amplement réussi à donner de la voix et à construire sur la toile la campagne des dernières élections présidentielles de 2007. Il est en effet plus aisé de publier une opinion construite à partir d'une information largement médiatisée sur le plan national que de chercher à relayer ou produire une information locale. Certains experts bien connus de la blogosphère s'inquiètent par ailleurs de ce manque d'expression personnelle dans une dimension hyperlocale. Et ils ont raison de le souligner.


Points de convergence dans les programmes


Après une lecture alléchante des programmes présentés aux Grenoblois dans le cadre de ces municipales, je me suis amusé à trouver des propositions communes sur lesquelles les principales listes seraient susceptibles de s'accorder. A ma connaissance, il en existe deux.

Apparemment, tout le monde s'accorde sur la nécessite d'une part, de requalification les berges de l'Isère et d'autre part, sur le déploiement d'un système de transport en mode doux de type VELIB ou VELOV à Grenoble.

Même si les moyens de mise en œuvre peuvent diverger sur un plan purement politique, on peut donc s'attendre à ce que la prochaine équipe municipale concrétise la mise en place de ces deux projets lors de son prochain mandat... sans trop de difficultés.


Une campagne des municipales belle et bien animée


Pour finir, la campagne des municipales 2008 à Grenoble, c'est également... pêle-mêle :

le vandalisme d'une permanence de campagne d'un candidat aux municipales, la destruction partielle du local professionnel d'un candidat sur les cantonales, le refus de colistiers de serrer la main à d'autres sur une même liste et à maintes reprises, un tract diffamatoire acerbe distribué dans les quartiers sud à l'encontre d'une personnalité de premier plan ces derniers jours, un adjoint qui ne parle pratiquement plus à son maire depuis des mois, un ancien ministre venu soutenir un candidat et qui arrive en mini cooper hyper branchée avant de faire son entrée dans un bar du centre-ville, une engueulade et des mots peu recommandables échangés en pleine rue entre un colistier et un chef de file, deux colistiers sur une même liste municipale qui s'affrontent localement aux cantonales, les propos acerbes d'une personnalité à l'encontre d'une liste publiés dans un article et qui décide de la rejoindre quelques jours après en tant que colistier, la diffusion d'un tract d'un colistier à l'encontre d'une liste adverse qui, exclu de son parti durant la campagne continue de mentionner les références de sa formation et son appartenance à son ancien parti...

Je préfère m'arrêter là : la liste est encore longue...

... et il est vrai qu'on ne s'ennuie pas lorsqu'on tente de couvrir à sa manière une campagne très intéressante sur tous points de vue !

J'ai retrouvé dans mes papiers ma carte d'électeur. Je compte bien naturellement m'en servir et encourage tout le monde à faire de même dimanche prochain.

Comme à l'accoutumée, à la veille du scrutin, les enquêtes d'opinion et dépôts de contributions seront temporairement suspendus sur GreBlog MonGrenoble.

Dimanche soir, équipé d'un médiaphone et d'un portable, j'aurai certainement l'opportunité de faire des allers-retours entre la Mairie et la Préfecture pour publier en live les premières estimations des résultats sur ce blog.


03

03

2008

Grenoble Municipales 2008 : quand l'un des principaux candidats d'une grande ville de France colle lui-même ses affiches électorales

affiche municipale Samedi 1er mars 2008, sur les coups de 17h, je prends mon véhicule personnel pour aller faire quelques courses en famille dans un grand centre commerciale au sud de Grenoble.

Je décide d'emprunter le boulevard Jean Pain au niveau du stade des Alpes, de passer devant la mairie de Grenoble et de prendre la direction des boulevards. En cette fin d'après-midi, la circulation est assez fluide. De loin, au niveau du complexe cinéma Nef Chavant, le feu passe au rouge. Je ralentis progressivement mon allure et me positionne derrière un premier groupe de véhicules.

En attendant que le feu passe au vert, je profite de quelques instants pour trier quelques CD musicaux. Brièvement, je me retourne et observe de loin deux individus positionnés devant un panneau "affichage libre" de la ville de Grenoble siégeant sur le trottoir du boulevard.

Faisant face au panneau, l'un deux est un homme de grande taille, le dos courbé en direction du sol, tenant un large pinceau dans une main et un sceau rempli de colle dans l'autre. A coté de lui, une autre personne vêtue de noir, aide ce premier à coller une affiche de campagne électorale.

J'ai pris le temps de prendre cette photo en baissant rapidement la vitre passager avant.

L'homme qui est en train de coller une affiche de campagne des municipales... à 66 ans.

Il s'agit de Jean-Philippe Motte, Sociologue, Adjoint au Conseil municipal de Grenoble en charge de la Coordination des secteurs et Politique de la ville et... actuel candidat et numéro 1 de la liste "Grenoble Objectif Citoyenneté" (GO) à la mairie de Grenoble.

L'homme vêtu de noir n'est autre que Gilles Escala, 59 ans, Responsable associatif, 5ème colistier sur sa liste.


Un acte peu banal dans une grande ville de 155 000 habitants


De nos jours, il est plutôt rare d'observer dans une grande ville un candidat à la mairie de Grenoble, chef de file d'une formation actuellement créditée d'environ 7 ou 10% des voix selon certains sondages [1], en train de coller lui-même l'affiche électorale officielle de son mouvement politique.

Par principe, ce sont habituellement de jeunes sympathisants ou militants qui s'occupent de cette tache en période électorale.

Notons au passage que le candidat était en train de coller l'affiche de son mouvement GO Citoyenneté sur celle préalablement collée de la liste "Grenoble, l'avenir ensemble" conduite par l'actuel maire, Michel Destot.


Le mérite et la volonté


La campagne des municipales réservent toujours quelques surprises.

Il me semble opportun de relever le mérite et la volonté du candidat âgé de 66 ans, dans son agissement. Doit-on pour autant supposer un éventuel manque de moyen, d'organisation ou de main d'œuvre au sein de son mouvement et dans l'organisation de sa campagne d'affichage ? S'agit-il au fond d'un acte isolé, volontaire, personnel ?

En parallèle, à titre d'exemple et pour ne citer qu'eux, a t'ont déjà vu Michel Destot ou Fabien de Sans Nicolas placarder personnellement l'affiche de leur liste respective sur un panneau en ville ?

Rien n'est moins sur :-)

Notes

[1] données proches de l'opinion des lecteurs, colonne de gauche


14

02

2008

Grenoble Municipales 2008 : la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" expose son projet pour Grenoble 2008-2014

les verts grenoble Mardi 12 février 2008, je me suis rendu à la permanence de campagne des Verts, de l'ADES et des Alternatifs réunis sur la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" conduite par Maryvonne Boileau dans le cadre de l'élection municipale de 2008 à Grenoble.

Exposé sous la forme d'un document de 41 pages [1], les Verts présentaient leur "Projet pour Grenoble, une ville à taille humaine, soutenable, solidaire et conviviale" autour d'un café, dans une ambiance habituellement décontractée [2].

Un document qui, dès la première lecture et un premier survol, dépasse le cadre d'un programme généraliste de campagne. S'appuyant sur l'existant tout en dressant un bilan de Grenoble, il s'apparente à un rapport détaillé rempli de suggestions, de solutions et de propositions chiffrées.


Maryvonne Boileau introduit le programme des Ecologistes


Maryvonne Boileau, chef de file de la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" expose ses premières intentions.

"Nous voulons construire et agir dans une ville écologique et nous souhaitons tout orienter pour que nos modes de vie aillent vers plus de solidarité en améliorant l'environnement (...) Modestement, notre rôle est de laisser une planète vivable à nos futures générations (...) Pour nous, Grenoble ne peut pas être dissociée de l'agglomération" souligne-t-elle.


Une ville "soutenable", à taille humaine


Maryvonne Boileau déclare "Il nous faut de vraies alternatives à la politique de déplacement actuelle (...) La Rocade Nord pour nous, c'est chimérique (...) Nous le savons, les études le démontrent, ça ne permettra pas d'améliorer les déplacements dans la ville, ou peut être un tout petit peu dans l'hypercentre Grenoblois (...) Il nous faut diminuer notre empreinte écologique dans toutes les politiques publiques qui pourront être menées (...) Il faut agir sur la politique des déchets, de tri, faire des économies d'énergie dans les bâtiments publics et continuer les aides à la réhabilitations dans les copropriétés publiques ...et privées (...) Les bâtiments sont pour 40% de taux de pollution dans la ville".


Une ville "solidaire"


La candidate fait un tour d'horizon en matière de solidarité. "La solidarité pour nous a encore un sens (...) La crise sociale s'accroît pour ceux qui sont touchés et les filets de sécurité, c'est la puissance publique qui peut les apporter (...) Nous savons que l'Etat va se désengager (...) Il nous faut soutenir l'ouverture des places en crèche, une politique des logements sociaux de qualité mais non essentiellement réservée aux catégories sociales très défavorisées (...) Nous proposons la tenue d"un "Forum sanitaire et social" chaque année pour répondre à toutes ces questions avec les Grenoblois" avance-t-elle.

Sur la question de la jeunesse, Christine Garnier ajoute "Il faut une alimentation scolaire équilibrée et de qualité pour nos enfants (...) Il y a 25% d'enfants obèses en CM2 dans certains quartiers de Grenoble (...) Notre objectif est d'arriver à passer en tout Bio local d'ici la fin du mandat (...) C'est possible sans faire beaucoup plus cher, il y a des villes qui l'ont fait et c'est créateur d'emplois".

Les Verts signalent qu'il faut tout faire pour éviter les délocalisations d'entreprises. Selon eux, ils convient de renforcer les services publics nécessairement "créateurs de richesse", d'améliorer l'aide aux personnes âgées et de permettre à tous d'accéder à l'ensemble des équipements culturels de la ville.

Au passage, Olivier Bertrand signale que "93% des Grenoblois ne fréquentent pas la MC2 (...) le Summum est sous dimensionné, le Palais des Sports ne répond plus à la demande et le Stade des Alpes n'est pas réellement fait pour accueillir des spectacles (...) En plus, le dossier du cinéma Le Méliès n'est toujours pas réglé sur le quartier de Bonne (...) Sur l'Agglo, on a un véritable problème, on a énormément de salles de taille équivalente (...) En réalité, chaque maire veut sa salle et il manque à la communauté la compétence culturelle pour avoir une vision coordonnée".


Une ville "conviviale"


Les Verts souhaitent développer une "vraie démarche participative", notamment sur la question du budget en amenant le débat publique. "Ce n'est pas un chèque en blanc qu'on signe tous les six ans" souligne Maryvonne Boileau. Les écologistes proposent que les Grenoblois puissent saisir le Conseil municipal pour ouvrir un débat à partir de 2500 signatures sous la forme d'une pétition.

En matière de sécurité, les Verts souhaitent avant tout faire de la prévention. Ils regrettent l'absence de la Police de proximité. Raymond Avriller ajoute avec un brin de nostalgie [3] "Il y a aussi surtout le travail de prévention contre la corruption qui nécessite d'éviter des arrangements entre gauche - droite et le reste pour essayer de défendre l'intérêt général".

La conseillère municipale déléguée au logement social et présidente d'Actis explique que bon nombre de propositions sont "réalistes et innovantes (...) demandant une gestion des budgets extrêmement rigoureuse pour pouvoir passer aux actes". En matière d'économie budgétaire, Gilles Kuntz ajoute "Il va falloir assainir la situation de l'association du Palais des Sports (...) une association qui reçoit 1,5 millions d'euros chaque année de la ville de Grenoble et qui n'a pas d'adhérents, c'est assez étonnant".

Raymond Avriller profite de l'occasion pour lancer son nouveau slogan à l'assistance en jouant sur les mots "Il faut savoir que... voter Boileau, voter Ecolo, c'est faire des économies par dizaines de millions d'euros (...) Voter Boileau, voter Ecolo, c'est éviter de nouveaux impôts (...) Voter Boileau, voter Ecolo, c'est éviter un nouvel impôt Métro".

Concernant le programme écologiste, Olivier Bertrand souligne à son tour "On a des idées mais on a pas la science infuse et surtout, on regarde ce qui se passe dans d'autres villes en Europe et on essaye d'appliquer ce qui se fait ailleurs pour Grenoble (...) On a une bonne vision de l'économie et des marchés publics (...) Notre objectif est que Grenoble devienne la première ville écologique de France, une ville verte".


Un appel aux citoyens Grenoblois


Dans le même élan, Maryvonne Boileau affirme "Il est plus que nécessaire que le maire de Grenoble soit à temps plein dans une ville de plus de 100 000 habitants". Elle part du principe que la ville de Grenoble doit "rester de gauche et écologiste".

A ce propos, une pétition en ligne vient de voir le jour : Bruno Détrie, Olivier Bertrand, Jean Caune et Cecil Guitart sont à l'initiative du lancement d'un "appel aux citoyens Grenoblois" sur www.pourgrenoble.org. Ce dernier a pour "objectif de donner à l’élection municipale un sens fondé sur un projet politique et non sur une allégeance à une personne". En une semaine, près de 180 Grenoblois ont signé cette pétition qui tente d'analyser l'attitude politique de Michel Destot dans le cadre de l'élection municipale de 2008.

En attendant, les écologistes proposent aux Grenoblois d'écouter leurs "mesures phares" en podcasts audio et de découvrir une présentation individuelle des colistiers en vidéo sur leur site de campagne. Leur projet est désormais téléchargeable. Par ailleurs, les Verts assurent que la liste "Ecologie et Solidarité en actes !" sera définitivement complétée et présentée dans les prochains jours.

Notes

[1] présenté sur papier recyclé :-)

[2] lire mon billet à ce sujet

[3] l'assistance rigole


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